POUR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS, LES TABLES RONDES DE LA CHASSE MARQUENT UN TOURNANT. LA SURPRISE DU CHEF : SANGLIER, ACCA, JEUNES, NOUVELLES PRIORITES DE L’INTER !

POUR LA PREMIERE FOIS EN 36 ANS, UNE ASSEMBLEE « SANGLIER » S’EST TENUE A BEAUCHASTEL. PRIORITE DE L’INTER A LA BÊTE NOIRE, AUX ACCA ADHERENTES, AUX JEUNES. NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE RENFORCEE (27 RESPONSABLES AU LIEU DE 21), RENOUVELEE (11 ENTREES AU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL), GEOGRAPHIQUEMENT ELARGIE (NORD-SUD), FORTEMENT RAJEUNIE (LE TIERS DE L’EQUIPE)

 

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Sanglier.

 

En prenant l’initiative des premières « Tables Rondes de la Chasse » dont les plus garnies en participants ont concerné le sanglier et les ACCA, l’Interdépartementale aura donné un petit coup de vieux aux réunions institutionnelles de la chasse, les congrès fédéraux, réputés figés dans le protocole et la routine.

Pour avoir souvent assisté à ces congrès, un fin observateur de la vie cynégétique nous le raconte à sa façon avec un humour piquant :

« Vraiment, combien de chasseurs et de présidents d’ACCA feraient encore l’effort d’assister au congrès fédéral si l’adhésion payante de leur ACCA à la fédération comme la présence de celle-ci au congrès n’était pas  obligatoires ? Rituel annuel imposé pour les ACCA : chacun sait à l’avance ce qui va se dire, qui va le dire, quand il va le dire, comment il va le dire. C’est le déroulement immuable du congrès fédéral. Rien n’a changé depuis le siècle d’avant. Au bout de quatre heures de discours officiels interminables infligés du haut de la tribune aux malheureux représentants d’ACCA assommés, puis de quelques brèves interventions dans la salle, arrive enfin, ponctuée de bâillements mal contenus, la sainte parole officielle de l’Etat laïque portée par le préfet ou son représentant. Prière au bon peuple de faire la révérence : « Fini le théâtre, place au sérieux ! » comme dit le président Aurange. Le discours formaté ENA, soigneusement préparé par le DDT, impitoyablement retoqué par le « dircab » est lu avec plus ou moins de conviction par un préfet aux champs mais en mission ministérielle : le porte-voix de Madame Royal. Le représentant du gouvernement fait alors assaut d’amabilités à l’égard de son obligé, le président de la fédération. Grand classique du discours préfectoral ces dernières années devant les chasseurs : prendre soin de ne jamais répondre aux questions des intervenants de la salle. Elles constituent pourtant le seul moment d’authenticité et de spontanéité dans la parole publique parce qu’elles reposent sur l’expérience de terrain, des exemples concrets, du vécu, raisons pour lesquelles les responsables fédéraux s’en méfient plus que tout, toute vérité n’étant pas forcément bonne à dire en présence de Monsieur le préfet. Ultime précaution, le micro dans la salle n’est ouvert pour les gens d’en bas que sur le coup de midi, heure choisie pour donner la parole aux détenteurs du droit de chasse, les ACCA, adhérents obligatoires de la fédération, quand les congressistes n’ont plus qu’une idée en tête s’ils n’ont pas déjà filé à la buvette : se dégourdir les jambes avant de passer à table. En langage sportif, c’est ce qu’on appelle « jouer la montre ». Point final du congrès : le compte rendu orienté plus ou moins rédigé à l’avance qui fait l’impasse sur les interventions et réactions de la salle ou les déforme dans le sens souhaité par les responsables, compte-rendu qui ignore systématiquement les questions qui fâchent. Normalement, un congrès est censé permettre aux adhérents d’exprimer leur opinion, puis la refléter fidèlement. Mais quand l’adhésion des adhérents (ACCA) est obligatoire (contrat d’affiliation à la fédération), leur présence au congrès elle aussi obligatoire (subventions fédérales aux ACCA), les dirigeants fédéraux se sentent beaucoup moins tenus de prendre en compte l’avis des adhérents. Alors, bonjour le semblant de démocratie participative tel qu’il est encore pratiqué archaïquement dans certaines instances fédérales de la chasse, pas toutes heureusement ! ».

En offrant la parole à l’assistance dès le début d’une réunion où seuls les plus motivés des représentants d’ACCA choisissent d’être présents volontairement , en laissant la parole pendant la moitié de son assemblée générale à ses adhérents volontaires que sont les ACCA Membres Associés, en donnant libre cours à l’expression de chacun, en restituant la parole par groupes thématiques (il y en avait cinq) par l’intermédiaire de rapporteurs librement choisis par les groupes eux-mêmes, l’Inter  Chasse 26-07 a su innover.

C’était risqué mais c’est réussi.

Si les « Tables Rondes de la Chasse » ont ringardisé quelque peu les congrès fédéraux, ce « passage obligé de nos ACCA à qui on ne laisse pas le choix » comme le souligne un vice-président de l’Interdépartementale, elles ont surtout été le révélateur du tournant pris par l’Interdépartementale ce 24 février 2017.

Pour l’observateur assez neutre (non chasseur mais allergique à l’écologie punitive) qui signe ces lignes en bénéficiant de la confiance et des informations que lui donnent les dirigeants, l’Interdépartementale vient de changer de cap même si personne ne l’a dit. Pour la première fois en 36 ans, c’était frappant, le gibier d’eau, le migrateur n’auront pas tenu la vedette à Beauchastel. Pour la première fois, les modes de chasse fondateurs de l’association, son ADN en quelque sorte, ne sont plus le centre de gravité de l’Interdépartementale 2017.

Le sanglier est passé par là.

 

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Le sanglier, les présidents d’ACCA, les jeunes entrent en force dans l’équipe dirigeante élue du président sortant

 

Des jeunes, des présidents d’ACCA, ils sont 11 au total, tous chasseurs de sanglier particulièrement motivés, 11 à avoir franchi le pas pour rejoindre à leur tour l’équipe dirigeante de l’Interdépartementale, parce que, disent-ils, l’Inter, c’est avant tout maintenant :

« La seule association d’envergure qu’il nous reste pour défendre la chasse ; la défendre en ayant les mains libres pour le faire contre ceux qui s’acharnent à sa disparition quand d’autres qui prétendent parler au nom de tous les chasseurs ne peuvent plus faire grand-chose pour nous, ils viennent de le montrer ».

Pourquoi maintenant ? L’un des nouveaux responsables répond :

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« On voit bien que les chasseurs de migrateurs, écoeurés, jettent l’éponge les uns après les autres. Ils se sont bien battus mais ils ont été lâchés, trahis. Pour s’en prendre au sanglier, le terrain est libre, c’est la chasse au sanglier qui vient de passer dans le viseur des politiques.

« Maintenant, c’est notre chasse, la chasse au sanglier qui est menacée et non plus celle des autres.

 

C’est sûr que c’est notre tour qui arrive même si beaucoup de chasseurs de sanglier ne s’en rendent pas compte encore. Ça risque même d’arriver plus vite qu’on le croit ».

Notre interlocuteur fait référence aux propos tenus à la table ronde la plus garnie de la soirée, celle du sanglier : empoisonnements chimiques « sans coupable », manipulations génétiques « sans preuve », stérilisation de masse expérimentale « sans communication » ni sur les méthodes, ni sur les produits utilisés, fédérations « sans pouvoir » car sous tutelle des ministres et préfets, communiqués officiels « sans vérité », tableaux sanglier en baisse « sans explication » dans plusieurs secteurs. Depuis, la Confédération paysanne vient de « jeter un gros pavé dans la marre » : en revendiquant pour l’Ardèche non seulement le « piégeage » du sanglier mais aussi sa « stérilisation ».

« Et qu’est-ce qu’ils vont encore nous sortir demain ? » ajoute le nouveau responsable. « Nous, les jeunes présidents d’ACCA, on va se rencontrer, on va se bouger avant que ce soit trop tard. On ne va pas se laisser piéger par des fédérations aux ordres des préfets. On ne veut pas finir comme la génération de nos aînés chasseurs de canards, grives, pigeons qui ont presque tout perdu ». « C’est sûr qu’avec l’Interdépartementale on va se bouger … »

« Parce que notre chasse au sanglier, on l’aime trop ».

 

Le petit observateur drômardéchois
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24 février 2017 : l’Inter ouvre « Les Tables Rondes de la Chasse »
Avec ses ACCA Membres Associés
Photo Inter/JMS

 

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Débat animé autour des révélations de l’Inter sur la « maladie » du sanglier
Photo Inter/JMS

 

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Le 2 mars 2017 s’est tenue en Ardèche une réunion qui fera date. Ordre du jour : les dégâts de sangliers. Participants : la direction départementale des territoires, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, la chambre d’agriculture, les syndicats agricoles, la FRAPNA. La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche était également présente. L’Interdépartementale n’était pas invitée.

Dans le contexte déjà tendu où les chasseurs de sanglier sont en colère quand ils découvrent qu’on ne leur dit pas tout … Pire ! Qu’on essaie peut être de leur cacher la vérité depuis quatre ans, c’est le moment qu’a choisi la Confédération paysanne pour jeter un gros pavé dans la marre.

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Photo Inter/capture d’écran

L’organisation agricole vient d’abord de réaffirmer publiquement sa demande d’expérimenter le « piégeage » du sanglier en Ardèche, un arrêté permettant cette pratique nouvelle ayant été annoncé par la ministre de l’Environnement fin décembre 2016 pour le département voisin du Gard. Mais surtout, la Confédération paysanne se positionne sans ambiguïté en faveur d’une « expérimentation de stérilisation du sanglier en Ardèche ».

« Stérilisation » ! Nous y voilà …

Sans partager, cela va sans dire, le point de vue de cette organisation, reconnaissons aux responsables de la Confédération le mérite de la clarté et de la franchise.

Dans cette triste affaire d’éradication programmée des surpopulations de sanglier (« pas plus de 3 sangliers aux 100 hectares ») qui commence à prendre des proportions incalculables, tout le monde gagnerait à calmer le jeu au plus vite en jouant cartes sur table pour rechercher ensemble des solutions qui soient acceptables par les uns et les autres. Des solutions durables.

Nous les chasseurs, commençons par reconnaître que nous n’avons pas toujours fait dans le passé tout ce que nous devions faire, que l’esprit « viandard » d’une minorité de profiteurs de la chasse a parfois pris le dessus dans telle ACCA ou telle chasse privée, mettant en péril l’équilibre fragile mais nécessaire entre les intérêts légitimes des chasseurs et les intérêts légitimes des agriculteurs. Reconnaissons que les fédérations n’ont pas toujours tapé du poing sur la table quand il le fallait pour remettre de l’ordre là où il le fallait quand il le fallait. Reconnaissons qu’il n’est pas normal que dans une équipe d’ACCA comprenant 20, 30, 40 sociétaires chasseurs de sanglier, les volontaires se retrouvent à 2 ou 3, la saison de chasse terminée, pour clôturer 2 hectares de maïs, c’est un manque de respect à l’égard du propriétaire, un manque de solidarité à l’égard de son ACCA.

Reconnaissons nos erreurs, ne les nions pas. Cela nous donnera plus de force pour rechercher des solutions raisonnables et durables, plus de force pour refuser l’inacceptable que l’on se prépare dans l’ombre à nous imposer : la disparition pure et simple du sanglier comme à une autre époque celle du lapin de garenne.

La voie est étroite mais continuer à vouloir construire l’avenir de la chasse au sanglier sur le mensonge n’est pas la solution.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

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Autre similitude : malgré les relations satisfaisantes qu’entretient l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avec les principaux élus de tous bords (région Auvergne Rhône-Alpes, départements de l’Ardèche et de la Drôme, municipalités), le choix avait été fait cette année de n’inviter à Beauchastel que des représentants d’ACCA.

La règle étant la même pour tout le monde, lorsque le vice-président du Conseil départemental de l’Ardèche, Christian Féroussier, s’est présenté en cours de réunion accompagné du maire de La Voulte, Bernard Brottes (invité en tant que chasseur), leur arrivée ni applaudie, ni saluée par le président de séance fut accueillie par un silence poli mais glacial de l’assemblée, les micros leur restant fermés.

Toujours courtois vis-à-vis de ceux qui se comportent bien à l’égard de l’Interdépartementale et fidèle en amitié, le président Pialet a néanmoins salué chaleureusement les deux élus en fin de réunion mais le geste est resté personnel, non protocolaire. Pareillement, les Jeunes agriculteurs de la Drôme ont carrément interdit de tribune et de parole élus nationaux et services de l’Etat :

« Parce que chaque année nous entendons les mêmes promesses et que rien ne bouge ».

Ça rappelle quelque chose aux chasseurs habitués des congrès fédéraux, n’est ce pas ?

Le « dialogue constructif » préfectures-fédérations dans l’impasse

 

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Privas, 10 septembre 2016 : « Les portes du dialogue constructif » restent fermées
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo lespets

Avec le scandale d’une « maladie » du sanglier devenue incontrôlable et d’une stérilisation « expérimentale » qui pointe le nez, certains se prépareraient-ils pour tenter d’éteindre le feu qui couve à nous refaire le coup du « dialogue constructif » avec l’Etat ? Personne n’a oublié parmi les chasseurs que cette stratégie politique de l’endormissement imaginée en préfecture ou au ministère pour calmer les impatiences a été mise en musique par la fédération de Jacques Aurange dans le but de dissuader les chasseurs de manifester devant la préfecture le 10 septembre dernier. Ce qui revenait, chacun l’a compris depuis, à priver la chasse du rapport de forces qui lui aurait été favorable.

Le président fédéral est un homme intelligent. Son mandat n’est pas en jeu mais il sait qu’il va devoir s’expliquer très vite, sans attendre le congrès fédéral, sur une stratégie qui vient de sombrer dans l’échec. Personne en effet ne peut considérer que le maintien (et de quelle façon !) des interdictions arbitraires de chasser la grive et le pigeon qui ne s’appliquent en France qu’aux chasseurs de notre région soit à ranger au rayon des bonnes nouvelles de l’année 2017. Ni au rayon des réussites de nos fédérations.

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Dans son appel aux chasseurs à renoncer à leur droit de manifester (communiqué officiel du 7 septembre 2016), la fédération de l’Ardèche avait pu compter sur le soutien de son homologue de la Drôme. En revendiquant ensemble leur stratégie de l’isolement fédéral (« nous seuls et personne d’autre ! »), en privilégiant le « dialogue constructif » avec un gouvernement qui méprise ouvertement les chasseurs, qui s’en prend tout  spécialement aux Ardéchois et Drômois, nos fédérations ont tout misé sur l’option politique. Pourtant, que pouvaient bien attendre Jacques Aurange et Alain Hurtevent d’une ministre de la chasse qui s’appelle Ségolène Royal, d’une secrétaire d’Etat à la police de la chasse nommée Barbara Pompili ?

Préférant aller seuls à la bataille pour n’être redevables à personne, ils ont pris le risque de ne pas mettre toutes les chances du côté des chasseurs.

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Ne pas déplaire au pouvoir de tutelle qui les encadre semble être l’idée directrice de nos fédérations.

Représenter les intérêts des chasseurs leur fait pourtant obligation de défendre la chasse, toute la chasse. Le rôle d’une fédération n’est pas d’entraver les efforts de ceux qui veulent améliorer la chasse dans l’intérêt général mais au contraire de soutenir et coordonner ces efforts. Que vaut le « dialogue constructif » mis en avant par nos fédérations si dans la réalité il affaiblit les chasseurs, si, mode de chasse après mode de chasse, il déconstruit la chasse ?

“Pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère”, dit le dicton populaire.

Dans le rapport de forces avec une ministre entêtée et antichasse, nos fédérations ont fait le choix de se priver du dynamisme et des compétences d’une association légalement reconnue qui garde les mains libres pour défendre la chasse : l’Interdépartementale. Chacun peut constater aujourd’hui que c’était une erreur, les résultats connus concernant la grive et le pigeon en sont la preuve.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la stratégie de nos fédérations si elle reste inchangée risque de conduire à leur tour tout droit dans l’impasse les chasseurs de sanglier (éradication annoncée et programmée des « surpopulations » de sangliers dans « certains » départements !) :

Impasse où se trouvent maintenant plongés, peut-être pour longtemps, sinon pour toujours, chasseurs de grive et chasseurs de pigeon

 

IL N’Y A PAS QUE NOS CHASSEURS QUI PARLENT D’ELLE EN CE MOMENT …

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Ils payent, « Je » profite !

« Madame Royale » d’Ancien Régime (1788 ou déjà 1789 ?) s’amuse comme une folle au carnaval de Dunkerque : entre voyages planétaires, vie de palace et tendance obsessionnelle à faire chier les chasseurs Ardéchois, le carnaval ça repose. Après, il sera toujours temps de reprendre l’avion de la République qui ne coûte rien aux contribuables et dont le kérosène ne pollue pas. Avant d’être débarquée dans deux mois par les électeurs, profitons un max !

Copieusement huée et même parfois carrément insultée par une partie de la foule qui se demandait ce que cette ministre faisait là, Ségolène Première de Poitou-Charentes a failli manger son chapeau puis avaler le hareng qu’elle venait de lancer du balcon quand un facétieux visant juste le lui a renvoyé. On ne sait pas si le préfet de l’Ardèche qui mange aussi son chapeau en ce moment pour d’autres raisons était invité aux festivités par sa ministre. Pour un lâcher de pigeons, peut-être qu’il serait venu ?

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Celle qui n’est plus la bienvenue en Ardèche depuis la décision prise en février 2016 par l’assemblée générale de la chasse Drôme-Ardèche, décision sagement appliquée dans la ville préfecture par le Premier Ministre Manuel Valls lors du comité interministériel du 20 mai 2016 n’a pas que des amis ailleurs, non plus. Morceaux choisis sur le net (nous n’en avons retenu que trois : les plus aimables, les seuls publiables pour un site qui se respecte, parmi les centaines de messages postés sur la toile, pratiquement tous injurieux à l’égard de la ministre de l’Environnement) :

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Partout où elle passe, Ségolène Royal mesure l’étendue de son immense popularité : au Salon de l’Agriculture, un « comité d’accueil » l’attendait aussi … Sans les harengs mais pas pour lui offrir des fleurs !

Réaction courroucée de la ministre de la grive communale moins souriante que sur les plateaux TV :

“Faut les bloquer hein, faut les empêcher, hein ! Ça suffit ! Ils ne vont pas nous emmerder “.

Tel fut le gros caprice parisien de celle qui découvre chaque jour avec effarement que la France d’en bas, celle des campagnes, de la ruralité méprisée n’obéit plus, toutes tendances politiques confondues, à cette France d’en haut, celle de l’arrogance, des privilèges qui, non contente de se gaver, aura pris un malin plaisir à – comment dit-elle la ministre ? … – « Emmerder » le monde.

Courage les amis, plus que quelques semaines à la supporter !

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’INTERDEPARTEMENTALE