HIVERNALES 2020

L’EXTREME MOTIVATION D’UNE MINORITE QUI NE VEUT PLUS ENTENDRE PARLER DE CHASSE CONTRASTE AVEC UNE FORME D’APATHIE GENERALE DE LA GRANDE MASSE DES CHASSEURS. INQUIETANT.

 

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Chasseurs, vos territoires vous filent sous le nez et vous les regardez partir en restant les bras croisés !

 

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.   Et si finalement « ils » gagnaient la partie contre la chasse sans que les chasseurs n’aient joué le match ? KO par simple forfait. Victoire sur tapis vert … L’apathie de la masse des chasseurs qui, en grande majorité, ne font plus grandchose ou ne font rien pour défendre la chasse contre l’extrême détermination d’une petite minorité qui ne veut plus entendre parler de chasse … Ce n’est pas complétement farfelu d’imaginer qu’au bout d’une génération ou deux – peut-être avant – ce soit à la fin la petite minorité très motivée qui gagne.  

 La bataille des territoires va être décisive. Les opposants à la chasse l’ont bien compris mais pas (tous) les chasseurs

 

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En quatre décennies, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura mené – avec d’autres – la grande bataille des dates. La chasse aux oiseaux migrateurs ayant pour caractéristique de pouvoir chasser le gibier quand il passe, les opposants comme M. Bougrain-Dubourg ou Mme Voynet en ont fait le combat prioritaire de leur génération. En 35 ans, « ils » sont arrivés à leur fin. En une génération, le chasseur français a vu la chasse au canard, à la grive, au pigeon se réduire considérablement en passant du 14 juillet – 31 mars au 21 août – 31 janvier. Plus que des jours, des semaines, des mois de chasse en moins, ce que les chasseurs ont d’abord perdu, c’est ce qui faisait le meilleur moment de leur chasse (« la part du rêve ») puisque, selon l’interprétation très restrictive par les tribunaux des termes de la loi française et européenne, la chasse s’arrête quand la migration commence. Autrement dit, le chasseur de migrateur a le droit de chasser à condition que le gibier migrateur ne soit plus là ou pas encore là. Dans la pratique, les prélèvements autorisés sur les anatidés, turdidés, colombidés – quand la chasse n’est pas fermée, quand il ne gèle pas trop fort ni trop longtemps, quand l’espèce n’est pas soumise à quota ou moratoire – se font à la marge, de façon occasionnelle et toujours à minima. En 35 ans, « ils » y sont donc arrivés. 35 ans, à l’échelle de l’espèce humaine, c’est court, très court. Et s’il n’y avait pas eu ici et là une résistance organisée par des associations de terrain rassemblant les chasseurs les plus motivés pour défendre la chasse (ANCGE au niveau national, CDCAR et Inter Chasse Drôme-Ardèche au niveau régional, fédérations de chasseurs au niveau départemental jusqu’à ce que cela leur soit interdit par Dominique Voynet), en 10 ans c’était plié.

 

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« Les chasseurs sont devenus spectateurs. Nos détracteurs peuvent se réjouir »

Aujourd’hui, le contexte a complètement changé. Parce que les opposants à la chasse ont gagné la bataille des dates, ils se jettent avec gourmandise dans la bataille des territoires. Celle-là sera décisive, les opposants à la chasse l’ont bien compris. Mais pas tous les chasseurs, loin s’en faut ! Partout le constat est le même : c’est l’apathie générale, l’endormissement collectif. Chacun râle dans son coin mais ça s’arrête là.  Willy Schraen, le président national des fédérations, pourtant très combatif, constate l’assoupissement du monde de la chasse et le déplore. Des quatre coins de France, nous parviennent les mêmes échos plutôt désabusés de responsables peu, mal ou pas soutenus, à peine encouragés, souvent critiqués. « Les chasseurs sont devenus spectateurs, nos détracteurs peuvent se réjouir de la situation ! » nous écrit Gilles Péré de Saintes (Charente-Maritime), homme de terrain s’il en est, un passionné de l’ANCGE, responsable des observations mensuelles de la migration pour la revue nationale des chasseurs de gibier d’eau La Sauvagine. Ce manque d’implication partout constaté de la masse des chasseurs qui ne défendent plus, autrement qu’en discussions souvent stériles, leur loisir préféré pourrait bien jouer à tous un très vilain tour … Et peut être plus vite qu’on ne le pense. « Spectateurs » … d’un naufrage collectif annoncé ?
Car, à la différence des dates qui n’ont jamais concerné avec le gibier migrateur qu’une minorité de chasseurs certes passionnés mais aujourd’hui bien peu nombreux et vieillissants, la bataille des territoires va progressivement impacter tous les chasseurs – absolument tous ! -, dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes à commencer par les chasseurs de grand gibier, sanglier en tête.  

Et ça va faire mal. Très, très mal.

 

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Chasse et Territoires

Un groupe Chasse et Territoires existe à l’Assemblée Nationale. Qui le sait ? Particulièrement discret sinon muet sur ces questions, il regroupe pourtant 118 députés de sensibilités politiques différentes. Problème : les députés LREM y sont nombreux et pas forcément bienveillants à l’égard des chasseurs. Comme, par exemple, Mme Barbara Pompili, transfuge des Verts. C’est elle qui a fait repousser par ses collègues députés de La République en Marche une proposition de loi sénatoriale créant un délit d’entrave à la chasse sanctionnable par de lourdes amendes et éventuellement de la prison. Que penser également de la présence dans ce groupe Chasse et Territoires de l’Assemblée Nationale de Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon ? Le député LREM se sert d’un accident de chasse mortel, toujours consternant, comme prétexte à dénigrer une activité de loisir rigoureusement encadrée par la loi, choisie en France par près d’un million de personnes mais qui ne lui plait pas. En tant qu’élue de la nation, ne devraitelle pas mettre au moins la même ardeur à plaider la cause d’autres victimes qui n’ont rien à voir avec la chasse mais qui, celles-là, se comptent au total par milliers : les victimes du terrorisme islamiste, d’homicides volontaires, d’accidents de la route, du manque dramatique de moyens dans les hôpitaux publics et les EHPAD, d’accidents de loisirs en montagne et en mer, etc. ?  

Face au manque de combativité des chasseurs qui encourage en fait le silence calculé des députés de la majorité, les opposants à la chasse se sentent pousser des ailes parce que complètement requinqués qu’ils sont par l’amollissement de leurs adversaires. Pendant que des ACCA économisent glorieusement les 35 ou 40 € de cotisation annuelle que leur Bureau ne votera pas pour défendre la chasse, « Ils » sont désormais capables de réunir en une année à peine plusieurs millions d’euros (cotisations, financement participatif, dons de fondations, subventions, etc.), leur permettant d’acheter des forêts entières, des massifs montagneux dans leur totalité : déjà 100 hectares par-ci, 500 hectares par-là, 1000 ou 2000 bientôt. Les acheter pour les soustraire à la chasse ! En quelques années, « Ils » ont déjà réussi à transformer des terrains de chasse en réserves contre la chasse, à l’instar des « réserves de vie sauvage » que des associations comme l’ASPAS (qui a pratiquement le même âge que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche), Forêt vivante ou d’autres encore sont en train d’implanter dans la Drôme, en Haute-Savoie et ailleurs.

En lançant la bataille des territoires, les écologistes anti-chasse voient grand et loin. A chaque nouvelle prise, leur jubilation est partout la même :  

« C’est toujours ça que les chasseurs n’auront pas ou … n’auront plus ! ».

 

 

Avant 2 ans, le tiers du territoire national sera « protégé », promet M. Macron

 

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La société change. « Ils » ont le vent porteur. Si les chasseurs ont été les premiers à créer des réserves de faune sauvage, la multiplication actuelle des retraits de terrain est d’une tout autre nature lorsque des néo-ruraux utilisent à fond la règlementation des 150 m (ils commencent d’ailleurs à revendiquer … 200 m), le droit d’opposition territoriale, le droit d’opposition de conscience, l’arrêt du conseil d’Etat permettant le regroupement de plusieurs petits propriétaires pour atteindre la superficie minimale donnant droit de retrait, etc. « Ils » ont même pu prendre pour encouragement fort le récent objectif annoncé par le président de la République, Emmanuel Macron :

 

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« Avant 2022 », objectif du Président de la République
Inter/Capture/Site FNC/Image d’archives 2017

« Avant 2022, nous devons porter de 20 à 30 % du territoire national les espaces protégés ».  

 Le tacle qui fait mal

2022, ce n’est pas dans 35 ans mais dans 2. On ne saurait reprocher aux néo-rurauxécolos, aux puristes de la biodiversité, ni d’avoir flairé le bon coup à jouer contre la chasse, ni la motivation profonde qui les anime à défendre une cause à laquelle ils croient. Que les chasseurs mille fois plus nombreux qu’eux voient des territoires entiers de chasse leur filer sous le nez tandis qu’ils les regardent partir en restant les bras croisés est une autre histoire. C’est notre histoire, à nous chasseurs ! Se faire tacler par l’adversaire qui marque des buts, gagne des matchs et progresse au classement n’est jamais agréable. Alors ! Arrêtons les lamentations, agissons.  

 Qui veut encore défendre les ACCA ?  

La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 a créé les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) et les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées). Depuis et pendant longtemps, les ACCA étaient la garantie législative absolue que le petit chasseur à faible pouvoir d’achat trouverait toujours près de chez lui un territoire de chasse accueillant et en superficie suffisante. Ce n’est plus tout à fait le cas. Si en droit c’est toujours la règle, dans la réalité les territoires d’ACCA diminuent d’année en année, en nombre et en espaces chassables. Sans parler des déboisements gloutons ! Aux retraits de terrains pour cause lucrative (le sanglier qui fait grimper les prix de la broussaille) ou idéologique (la mode qui est aux droits de l’animal), s’ajoutent les orientations voulues par un pouvoir politique sous haute influence financière qui n’a pas de ce fait une sympathie immense pour les adeptes de la petite chasse populaire. Dernier exemple en date : pour obliger les chasseurs de condition modeste à payer plus cher leur permis (la fameuse validation nationale à 200 €), le gouvernement et sa majorité ont supprimé le droit de chasser dans les communes limitrophes des départements voisins que permettait jusque-là une simple validation départementale moins coûteuse.

 

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. Dans nos ACCA, une question se pose donc : que restera-t-il aux chasseurs dans quelques années lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu sous la pression conjuguée de l’argent-roi et des anti-chasse ? La réponse est simple : il restera les chasses privées. Ce qui veut dire, que la chasse populaire aura disparu. Ne pas vouloir se donner aujourd’hui les moyens d’organiser notre défense – au minimum en soutenant les quelques-uns qui se battent encore – interdira de se lamenter les lendemains de défaites cuisantes. Défaites que nos adversaires nous préparent et nous annoncent mais défaites que l’on peut encore éviter …  

… Si on le veut vraiment. Mais le veut-on encore ?! …

 

 

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.   Conseil Inter du 29 novembre : le choix du renouvellement des sponsors

 

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. Le Conseil Interdépartemental du 29 novembre a fait une large place aux choix du renouvellement des partenariats en cours. Cette question avait déjà fait l’objet d’une première approche le 25 octobre.

 

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Les relations durables et très positives avec Compagnie Nationale du Rhône, Direction Territoriale Rhône-Isère se déroulent dans un climat de confiance, d’écoute et de respect mutuel. La sécurité hydraulique des usagers des bords du Rhône et de l’Isère, les priorités environnementales en lien avec le patrimoine faunistique et floristique rhodanien sont les deux axes majeurs de l’action d’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche dans son partenariat avec CNR.

Un partenariat en tout point satisfaisant reconduit en 2019.

 

 

 

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Douze ans de partenariat gagnant-gagnant …

… entre l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Groupama fédération Drôme (sous la présidence de M. Marc Loriol) et Groupama fédération Ardèche (sous la présidence de MM. Amaury Cornut-Chauvinc, puis Jean-Pierre Constant) ont été rendus possibles par des relations respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, par l’affirmation constante de valeurs partagées. Le changement de présidence et de méthode intervenus depuis deux ans à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur nécessite, selon l’avis exprimé par l’ensemble des membres du Conseil Interdépartemental, « des éclaircissements à l’attention des chasseurs de nos ACCA adhérentes quant aux valeurs aujourd’hui portées par Groupama en direction de la chasse populaire et plus largement des acteurs associatifs bénévoles du monde rural ».

C’est la raison pour laquelle le Conseil Interdépartemental après discussions, tour de table et vote à l’unanimité a décidé de demander des « explications précises » et des « gestes concrets » à la présidente de la fédération départementale des Caisses locales de l’Ardèche de Groupama avant que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ne se prononce définitivement sur un éventuel dépôt de dossier de renouvellement de partenariat pour 2020, demande qui lui a été faite le 25 octobre dernier par la fédération ardéchoise de Groupama.

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Photomontage Inter/Bing/Pixbay/Azazelok/CC BY-SA-NC

 

L’INTERDEPARTEMENTALE