HIVERNALES 2020 (2)

QUEL AVENIR POUR LES TERRITOIRES CHASSABLES DE NOS ACCA DE PLUS EN PLUS MENACES ? LES CHASSEURS DOIVENT-ILS CONTINUER A PAYER SEULS LES DEGÂTS LA OU ILS NE CHASSENT PAS ? ON EN PARLE ENSEMBLE LE 28 FEVRIER A BEAUCHASTEL

 

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Drômardèche, Aspas : le préfet sans filtre 

 
Hugues Moutouh, préfet de la Drôme, dit ce qu’il pense, au risque de cliver, comme lorsqu’il défend l’idée que la Drôme et l’Ardèche « gagneraient à se rapprocher » et « dans dix ou vingt ans », pourquoi pas, fusionner. Les réactions, plutôt vives surtout côté Ardèche voient dans l’idée une utopie. Pourtant, les chasseurs ne contrediront pas le représentant de l’Etat lorsqu’il rappelle que « depuis longtemps déjà, des associations sont drômardéchoises ». C’est en effet l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui a ouvert la voie à l’interdépartementalité « drômardéchoise » sans jamais nier, ni renier bien au contraire les spécificités propres à chacun des deux départements et à leurs habitants.

Selon nos informations que le Dauphiné-Libéré n’a pas semblé avoir, l’Inter Chasse 26-07 fut la toute première entité « drômardèche » a obtenir une existence légale et juridique que son président-fondateur, Christian Pialet, Ardéchois pourtant lui-même profondément attaché à l’identité de son territoire natal, osa imaginer et concrétiser le premier, dès 1981, puis réussir à inscrire dans la longue durée, l’association et son président-fondateur étant toujours là en 2020.

Autre exemple de franc-parler du préfet sans filtre, l’acquisition par l’Aspas de 500 hectares de terrain dans le Vercors pour y créer une « réserve de vie sauvage » à interdictions multiples, notamment celle d’y chasser. Selon le préfet, si l’on avait vraiment voulu faire œuvre utile pour préserver la biodiversité, il y aurait eu mieux à faire et ailleurs que provoquer inutilement les chasseurs, eux-mêmes acteurs reconnus de la biodiversité :

« A l’Aspas, dit le préfet, ces gens-là sont dans une logique d’affrontement pur et simple. Ils sont dans l’écologie en tant qu’idéologie. Pour eux, la main de l’homme est forcément malveillante. Ils se trompent de cible ».  
 
C’est dit.

 

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28 FEVRIER 2020, A BEAUCHASTEL, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE INVITE LES CHASSEURS A SE SAISIR DE LA QUESTION DES TERRITOIRES : « AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD »

 

. Les opposants à la chasse seraient-ils déjà en train de gagner la bataille des territoires ? …

 

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. Les ACCA et les fédérations de chasse doivent-elles continuer à payer seules les dégâts de sangliers sur les territoires où la chasse est interdite ? …

 

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. L’OFB, QU’EST-CE QUE C’EST ?

 

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L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Pierre Dubreuil en est le Directeur général. Ce nouvel établissement public dispose de 2 800 agents (dont entre 15 et 25 « Inspecteurs de l’environnement » par département).

L’OFB est doté d’un budget annuel de 433 millions d’euros. Réforme de la chasse, agences de l’eau, parcs nationaux, nouvelle gestion des personnels administratifs et techniques sont au cœur de cette réorganisation voulue par le gouvernement.

Sous influence militante, l’OFB ne risque-t-il pas de devenir le bras armé d’une écologie punitive volontiers anti chasse ? Certains le craignent. Pierre Dubreuil s’en défend :

 

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« Les chasseurs sont des acteurs à part entière de la biodiversité, souvent les meilleurs connaisseurs de la nature dans bien des endroits ». 

 

On s’en souviendra …

 

. Espèce en voie de disparition : IL FAUT SAUVER LE CHASSEUR D’ACCA ! 

Plus que 34 chasseurs par ACCA ! C’est la moyenne nationale actuelle. Plus que 29 départements – dont l’Ardèche et la Drôme – qui sont encore à ACCA obligatoires pour la totalité de leurs communes ! Dans 41 autres départements, les ACCA peuvent toujours exister dans certaines communes mais plus dans d’autres. Moins d’un chasseur français sur quatre est aujourd’hui encore adhérent d’une ACCA ! Dans les deux tiers des 35 000 communes de France, il n’y a pas (ou plus) une seule ACCA ! Eparpillés à travers 70 départements, ce ne sont plus que 350 000 chasseurs (sur un million) qui sont répartis dans les 10 000 ACCA qui nous restent (10 100 pour être précis).  

. La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 (loi Verdeille) a créé les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) et les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) pour que l’argent-roi ne soit pas l’infranchissable barrière interdisant au plus grand nombre le plaisir de chasser. Allons-nous laisser disparaître nos territoires d’ACCA ? …

 

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Et que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? La réponse est une évidence : il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens. Et la chasse populaire n’existera plus. Ne pas s’impliquer aujourd’hui dans la défense de la chasse populaire menacée interdira de se lamenter demain. Après la bataille des dates finalement perdue par les chasseurs, nos adversaires veulent notre prochaine défaite … et la préparent. Celle-là pourrait bien nous être fatale : la perte de nos territoires chassables. Défaite que l’on peut encore éviter … A condition de le vouloir … Vraiment ! Et de montrer que nous le voulons.

 

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« Prennent acte que le changement de présidence et de méthode intervenu à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur a pour conséquence de rompre le lien avec les ACCA qui adhérent à l’Interdépartementale car si elles sont chez nous, c’est d’abord pour que soit défendue et soutenue la petite chasse populaire et par-delà l’ensemble des acteurs associatifs bénévoles du monde rural dont nous faisons partie en Drôme-Ardèche depuis bientôt 40 ans.

« Au nom des valeurs qui ont toujours été les nôtres :  

« Nous regrettons que 12 ans de partenariat gagnant-gagnant entre l’Inter Chasse 2607 et Groupama, 12 ans de relations confiantes, respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, 12 ans de choix effectués jusque-là par Groupama dans la clarté et la transparence, 12 ans d’un témoignage constant de valeurs partagées sous les présidences précédentes de la fédération ardéchoise de Groupama aient été balayés en une posture rigide étonnante jugée méprisante par nos chasseurs : refus incompréhensible d’un dialogue véritable, d’un minimum de concertation avant décision, d’une explication loyale des choix, de clarté dans les arbitrages effectués ; dédain ressenti par les chasseurs qui nous font confiance et que nous représentons.  

« Vis-à-vis de « Groupama, plus là pour moi ! » :

 « Les présidents, les administrateurs bénévoles, les sociétaires membres de nos ACCA adhérentes, sauront en tirer les conséquences à titre associatif, individuel et familial : comme nous le faisons nous-mêmes aujourd’hui »  

 

. Les participants à l’assemblée générale auront à valider le choix de résilier l’assurance Groupama de l’Inter

 

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La lettre recommandée avec accusé de réception est prête, signée par la trésorière au nom du conseil interdépartemental ayant voté unanimement en ce sens le 31 janvier 2020. Il ne manque plus que la date qui sera vraissemblablement celle du 28 février, l’assemblée générale devant valider, sauf surprise, le choix unanime du conseil de résilier à échéance l’assurance de l’Inter jusque-là toujours prise chez Groupama.

 . « Nous quittons aujourd’hui Groupama à qui nos familles ont fait confiance pendant 57 ans ». Le témoignage choc de plusieurs dirigeants …

 

La réponse négative de l’Interdépartementale à l’offre de partenariat formulée le 25 octobre 2019 par la fédération ardéchoise de Groupama, « nous l’assumons au nom des valeurs que nous portons et des adhérents de nos ACCA que nous représentons », indique le conseil interdépartemental.  

Ni les demandes d’explication de l’Interdépartementale jugées légitimes mais restées sans réponse, ni les remous internes provoqués, semble-t-il, dans plusieurs agences, ni même les remontées du dossier jusqu’au président régional, au directeur général, au président national du groupe n’ont eu raison d’une « volonté manifeste de snober la chasse populaire des ACCA et leur composante, le bénévolat associatif rural ».

A l’évidence, certaines « dames cerises » n’ont pas une sympathie débordante pour les 12 partenariats annuels signés avec l’Inter Chasse Drôme-Ardèche par les différents présidents des fédérations départementales de Groupama, partenariats exemplaires, gagnant-gagnant mais qui auront pris fin, d’abord en Drôme puis en Ardèche sous … les deux présidences féminines qu’ont connu ces fédérations.

 

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Tirant logiquement les conséquences de la situation en les transposant au plan personnel et familial et pour l’un d’entre eux au niveau de son ACCA, plusieurs responsables de l’Inter et pas des moindres, clients de longue date chez Groupama, ont annoncé leur départ : le premier à lancer l’idée d’un départ groupé qui serait porté dans le détail à la connaissance des ACCA adhérentes aura été le vice-président en charge du grand gibier, Mickaël Félix, de St Julien le Roux. Egalement président de l’ACCA de Vernoux, il ne cache pas son amertume. M. Félix souligne que sa famille était depuis toujours à Groupama. Il change aujourd’hui d’assureur. Il va écrire à Montpellier (Siège social de Groupama Méditerranée – NDLR) pour « leur dire comment les choses se sont passées » et ce qu’il en pense.  

Le secrétaire interdépartemental Alain Pialet, habitant Loriol, lui emboîte le pas. Ses grands-parents, ses parents, lui-même ont toujours été clients fidèles de Groupama depuis les origines (Assurances Mutuelles Agricoles en 1963 qui deviennent Groupama et sa filiale Samda en 1986 – NDLR). Groupama, fini : plus là pour lui.  

Même positionnement annoncé par le président de l’ACCA de Boffres, Sébastien Riou. Le vice-président chargé des relations avec les fédérations, les AICA, les ACCA se sépare de Groupama. Sa famille était chez l’assureur depuis le début, il y a … 57 ans !

Président de l’ACCA de Monestier, membre du conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, Jean Fanget, d’Annonay, explique que dans son ACCA, ses amis et lui envisageaient de « changer d’assureur pour … rejoindre Groupama ». Après les informations qu’il a transmises à ses collègues chasseurs, il n’en est « évidemment plus question ». Dans d’autres ACCA, on commence à en parler aussi.

 

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La position du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était attendue. Avec son épouse Marie-Agnès, Christian Pialet a toujours été assuré chez Groupama. Signataire de tous les partenariats de l’Inter avec Groupama, il s’en va à son tour, non sans rendre un hommage appuyé à plusieurs représentants des fédérations Groupama Drôme et Ardèche : « Ceux, dit-il, qui ont longtemps partagé nos valeurs de solidarité rurale entre chasseurs et agriculteurs, de loyauté et d’estime réciproque entre partenaires de longue date, de convivialité dans le bénévolat associatif et qui, pour ces raisons, méritaient notre confiance ».  

Ces personnalités diverses issues du monde agricole et viticole, Christian Pialet dit les avoir côtoyées « avec grand plaisir » durant 12 années. Il cite volontiers « le président drômois Marc Loriol ou les présidents ardéchois Amaury Cornut-Chauvinc, Jean-Pierre Constant ». Il en conclue : « Pendant longtemps, Groupama pouvait s’appuyer dans les campagnes sur des responsables élus de qualité, compétents, à l’écoute, de bonne foi, préférant la franchise du dialogue direct aux décisions arbitraires prises pour plaire aux uns et non assumées devant les autres. Ces représentants de Groupama se sont toujours montrés très respectueux de nos adhérents les présidents d’ACCA membres associés de l’Inter et de leurs sociétaires, bienveillants à l’égard de la petite chasse populaire de nos villages comme de ceux qui la défendent avec constance et dévouement depuis bientôt 40 ans, créant ainsi du lien social en milieu rural en siégeant bénévolement au sein du conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche ».  

Destinataires en copie du courrier que la présidente de Groupama fédération Ardèche a reçu et auquel elle n’a jamais répondu, des présidents d’ACCA adhérentes de l’Inter dans les deux départements, des membres de leur conseil d’administration, des sociétaires de ces ACCA appellent l’Inter pour dire qu’ils sont « déçus », « en colère », « écœurés » par le « parti pris » dont ils se sentent l’objet et qu’ils ne comprennent « absolument pas ». A échéance, ils ne renouvelleront pas chez Groupama leurs contrats d’assurances habitation, chasse, etc. D’autres nous disent que, sans attendre, ils vont demander en agence pour leur assurance voitures (ou l’ont déjà fait) le relevé d’information auquel ils ont droit légalement, faisant ainsi jouer la concurrence.

 

 . La commune de Beauchastel a renouvelé son partenariat avec l’Inter en 2019

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Voilà 39 ans que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a choisi la mairie de Beauchastel comme siège social, la commune ardéchoise étant idéalement située d’un point de vue géographique par sa position centrale quasi parfaite reliant Nord et Sud, Est et Ouest des deux départements. Le rayonnement de l’association à travers des manifestations médiatisées telles que les Printemps du Rhône, le Rhodanien, les assemblées générales, son site internet s’approchant des 1 500 000 visiteurs ont contribué à faire connaitre ce « village de caractère » bien au-delà de la famille DrômeArdèche des chasseurs déjà forte par elle-même de quelques 27 000 membres.

Aussi, c’est tout naturellement que le maire Alain Valla et ses équipes municipales successives ont souhaité apporter leur concours à l’Inter Chasse 26-07, d’autant plus que son président-fondateur est un enfant du village. Alors que ce partenariat a été reconduit une nouvelle fois en 2019 et au moment même où les élus en place s’apprêtent à céder la place en mars prochain à une nouvelle équipe municipale, l’Interdépartementale tient à remercier la commune de Beauchastel et sa municipalité pour les relations de confiance et d’estime réciproques qui ont pu être tissées au fil du temps. 

 

 . Le cri d’alarme du conseil inter de la Chasse Drôme-Ardèche : 

 
« Que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? Il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens !

« Après la bataille perdue des dates, nos adversaires veulent notre prochaine défaite. Celle-là pourrait nous être fatale : la perte de nos territoires chassables …

 

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… « Défaite que l’on pourrait encore éviter si
« … Si toi, l’Ami Chasseur, tu le veux … Vraiment ! Alors ? … »

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Affiche AG 2020 Le lien

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE