HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE