HIVERNALES 2016

« LE PARADOXE DU CHASSEUR »

 

Changement de ton.

« En 2016, les chasseurs maltraités pourraient bien cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent et passer à l’action. Notre assemblée générale en décidera le 26 février ».

C’est par ces mots que Christian Pialet a résumé l’orientation des débats et décisions du conseil interdépartemental du 15 janvier.

Ce changement de ton ouvre la porte à des « actions » qui auraient déjà été listées par les dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche mais devraient rester « secrètes » jusqu’au 26 février.

La 35ième assemblée générale de l’inter chasse 26-07 « à laquelle tous les chasseurs voulant s’informer et se mobiliser en vue d’actions à venir sont d’ores et déjà invités » pourrait déboucher, si les adhérents le décident, sur un « changement de stratégie ». Nous n’en savons pas plus mais le président Pialet insiste beaucoup sur un point : « Si nos ACCA adhérentes ne sont pas présentes en nombre suffisant le 26 février à Beauchastel, nous ne pourrons rien décider du tout ».

2016 qui commence, c’est l’occasion d’innover.

C’est ce que nous tentons sur le site dès aujourd’hui, vous allez sûrement vous en rendre compte, nous qui constituons la petite équipe bénévole (trois personnes) responsable de la communication en ligne de la chasse Drôme-Ardèche. A travers ces quelques nouveautés, nous espérons que vous apprécierez le fond et la forme.

Bonne année, bonne santé, bonne lecture.

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Le petit observateur drômardéchois

 

DIESEL LE CHIEN VA ÊTRE DECORE

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Photo Inter retouchée/Capture d’écran/BFMTV

Diesel, le chien mort pour que vivent les hommes, va être décoré.

L’histoire de cette chienne du Raid, un berger malinois qui avait été abattu par les terroristes islamistes lors de l’assaut de Saint-Denis, avait provoqué, chacun s’en souvient, une intense émotion dans le monde entier à travers les réseaux sociaux.

Diesel sera bientôt décorée à titre posthume … par les Anglais. La chienne recevra la médaille Dickin, la plus haute distinction récompensant les animaux, a annoncé l’association britannique DPSA qui la décerne.

« La médaille Dickin du DPSA reconnaît l’accomplissement remarquable du sens du devoir sur le théâtre des conflits. Diesel est un récipiendaire particulièrement méritant », a indiqué Jan McLoughlin, directeur de l’association.

Créée en 1943, la médaille Dickin a été remise à des pigeons voyageurs ayant transporté des messages derrière les lignes ennemies lors de la deuxième guerre mondiale ou encore à des chiens de l’armée qui ont détecté des explosifs cachés par les talibans en Afghanistan.

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. UNE SURPRISE, UN BEAU GESTE ET QUATRE BENEFICIAIRES DONT L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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En présence du Maire, Alain Valla, la remise des chèques par Janine Burine aux 4 associations : Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Photo Inter/JMS

Quelques jours avant son décès le mois dernier, le Vice-Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Michel Burine, avait tenu à rendre officielle la dissolution de la Pétanque de l’Eyrieux qu’il présidait. Il a préparé cette ultime étape avec Janine, en accord avec son Conseil d’Administration.

Au bout de 35 ans, la dernière page se tourne aujourd’hui pour cette association beauchastelloise connue. A la Pétanque de l’Eyrieux, la convivialité entre amis se mêlait toujours au plaisir du jeu. Les interclubs très courus dont les réputés « Lundi de Pâques », le concours de pétanque en doublettes des « Printemps du Rhône » et jusqu’à l’an passé toutes les éditions du « Rhôdanien » de l’Interdépartementale organisées en partenariat avec la Pétanque de l’Eyrieux : autant de moments forts qui ont marqué pendant 35 ans la vie de l’association de pétanque.

La gestion rigoureuse de l’association avait permis l’achat de matériel au service des joueurs. Elle se solde aujourd’hui positivement par un beau geste généreux et solidaire. Une surprise ! 4 chèques d’un montant de 775 € chacun, signés de la main de Michel Burine sur son lit d’hôpital, viennent d’être remis par la Vice-Présidente de la Pétanque de l’Eyrieux, Janine Burine, lors d’une petite cérémonie en présence du maire de Beauchastel, Alain Valla, aux représentants présents des 4 associations désignées comme bénéficiaires :

Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche.

Ainsi ont été respectées les dernières décisions associatives voulues et prises par Michel Burine.

 

. LA CHASSE FAIT SON ENTREE A LA REGION

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

Et si les choses commençaient enfin à bouger vraiment pour les chasseurs ?

Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout au cours d’un hiver qui a pris du retard mais quand même … Voici au moins une promesse de campagne qui n’aura pas été oubliée. Et voilà un homme politique qui commence son mandat en assumant ses choix sans complexe. C’est préférable à ceux qui perdent subitement la mémoire dès l’élection passée et font alors le contraire de ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient. C’est plutôt nouveau et assez encourageant. Espérons, pour nous chasseurs, que cela va durer. Prudence quand même ! Des reniements, des trahisons, des abandons, nous en avons connu de toutes les couleurs à l’Interdépartementale, de la part des politiques, depuis 35 ans.

Dès l’élection de sa liste proclamée, avant même que Laurent Wauquiez ne soit installé par le vote des Conseillers Régionaux à la présidence de l’exécutif de notre nouvelle région, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche prenait contact avec le Président de Rhône-Alpes-Auvergne et lui adressait pour information l’analyse publiée sur notre site, analyse depuis très commentée :

« Y a-t-il eu un vote « chasseurs » en Rhône-Alpes-Auvergne ? »

Sans trop y croire, reconnaissons-le, nous espérions quand même un premier geste significatif en direction de ces 136 000 citoyens-chasseurs-électeurs de Rhône-Alpes-Auvergne trop longtemps oubliés sinon délibérément ignorés. La réponse a été immédiate :

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Photo Inter/Alain Pialet

– Philippe Meunier (LR/Rhône) est nommé par Laurent Wauquiez Vice-Président en charge de la chasse (et de la pêche) en plus de la sécurité et des partenariats internationaux.

Pour la première fois, la chasse est officiellement représentée en Rhône-Alpes au niveau de l’exécutif régional. Dans le prolongement des mots d’une campagne électorale, c’est un premier acte. Nous le saluons. D’autres devront suivre évidemment. Nous serons vigilants. Parce que les chasseurs nous le demandent. Parce que nous sommes là pour ça.

 

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- Par ailleurs, c’est Eric Fournier (UDI/Haute-Savoie) qui sera en charge de l’environnement, du développement durable, de l’énergie, des parcs naturels régionaux.

C’est donc lui, en matière de subventions environnementales, qui aura la mission de mettre en cohérence les engagements pris, le choix souverain des électeurs et les décisions à venir. Sur ce plan-là aussi, nous serons vigilants. Parce que l’équité doit redevenir la règle.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

- Fidèle à ses objectifs et ses valeurs

– informer les chasseurs et les défendre, promouvoir une image positive de la chasse, revendiquer l’équité pour tous les chasseurs et la justice dans les décisions prises – l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a déjà pris contact avec les deux Vice-Présidents de la nouvelle région. Il a été décidé de les tenir régulièrement informés des dossiers chasse dont nous avons la compétence et sur lesquels nous sommes engagés.

– Fidèle à ses engagements

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche agira en lien avec les fédérations, en prenant appui sur ses adhérents, nos 200 ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) que nous représentons et qui nous font confiance, socle légitime de notre action.

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Le 7 décembre dernier, Michel Burine nous quittait. En ce début 2016, Michel reste pourtant tellement présent dans l’équipe de l’Interdépartementale ! Comme je l’ai souligné en présence de Janine à l’ouverture de notre Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 – le premier sans Michel -, pour nous ses amis il fera toujours vraiment partie de l’équipe car ce que Michel aurait dit, ce qu’il aurait fait, même s’il n’est plus là pour le dire, pour le faire, continue à inspirer notre action collective et nous donne « l’envie d’avoir envie ». Notre beau travail d’équipe se poursuit.

D’un Michel à l’autre … Le « Gendarme de St Tropez » a tiré sa révérence dans un dernier fou-rire. Le rire et le talent. Quand Michel Galabru jouait du Pagnol, il ne jouait pas, il était. De tout son rire, de tout son accent, de toute sa truculence, de tout son talent, vrai acteur, il était vraiment le boulanger.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Pagnol, c’était lui aussi l’accent chantant du midi aux senteurs ensoleillées de thym et de lavande ; Marcel Pagnol, c’est l’auteur inoubliable de la chasse au perdreau sauvage, la perdrix rouge, ces fameuses « bartavelles » qu’enfant il découvrit vraiment lors de l’émerveillement juvénile d’une mémorable partie de chasse « à la gloire de (son) père » :

« Alors mon coeur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! ».

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… Le Midi, la Méditerranée si chers à Galabru et Pagnol.

Qui n’a jamais fredonné, sifflé ou entendu au moins une fois dans sa vie cette belle chanson populaire de Michel Delpech : « Le chasseur » ?

« Il était cinq heures du matin, on avançait dans les marais couverts de brume. J’avais mon fusil dans les mains … ».

« Un vol de perdreaux, par-dessus les champs, montait dans les nuages, la forêt chantait, le soleil brillait au bout des marécages ».

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A gauche, Moka. Au centre et à droite, Nala
Photos Inter/Alain Pialet

Comme pour tout vrai chasseur digne de ce nom (ne confondons pas chasseurs et « viandards » !), Michel Delpech n’élude pas le paradoxe du chasseur :

« Avec mon fusil dans les mains, au fond de moi je me sentais un peu coupable. Alors, je suis parti tout seul, j’ai emmené mon épagneul en promenade ».

Non ! Le plaisir de chasser ne se résume pas à la caricature que l’on en fait. Ce qu’un « antichasse » peut difficilement comprendre, c’est que le chasseur, le vrai chasseur qui n’a rien vu ou rien tiré ou rien tué, rentre pourtant à la maison généralement satisfait d’avoir accompli sa partie de chasse. Cela va plus loin. Lequel d’entre nous, vrai chasseur, n’a pas choisi, sans doute plusieurs fois, de laisser partir le gibier qu’il visait, d’écourter exprès, un jour de gros passage, une partie de chasse à la grive ou à l’alouette, d’avoir dans la lunette de sa carabine le sanglier ou le chevreuil et finalement de ne pas presser la détente, de contempler une pose de canards à la hutte sans se presser pour tirer au risque (et alors ?) qu’ils s’en aillent, d’être entouré de lapins de garenne au coucher du soleil et se contenter de les regarder ? …

Cela, et c’est heureux, la plupart des chasseurs le comprennent; peu le disent, beaucoup le font.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’auteur de ces lignes pourrait citer des dizaines d’exemples vrais du même genre qui lui ont été rapportés, de la Drôme, de l’Ardèche et d’ailleurs.

Il a lui-même vraiment fait le choix, entre autres, de laisser partir, sans tirer, la première bécasse de sa vie, pourtant levée trois fois, d’abord deux dans des conditions difficiles pour un non spécialiste, ensuite pour finir, parfaitement bloquée à deux mètres du chasseur par sa petite chienne épagneul (c’était aussi ta première bécasse, pardon Nala, toi dont les parents sont des bécassiers confirmés !), bécasse à l’envol droit, haut, à découvert, ce qui est plutôt rare pour l’oiseau mythique si difficile à trouver, à approcher, à tirer. La prochaine fois, si prochaine fois il y a, promis Nala, je tirerai la mordorée … En essayant de ne pas la rater mais ça, avec moi, tu sais que ce n’est jamais gagné d’avance !

Avoir laissé filer exprès la première bécasse que je pouvais vraiment tirer (ces magnifiques oiseaux partent souvent à travers branches, trop bas, à hauteur d’homme et sont alors intirables pour des raisons de sécurité), a valu au père de deux garçons chasseurs quelques gentilles moqueries en famille … Pourtant, j’ai fait ce choix sans hésiter sur le moment, sans le moindre regret après. Le choix de ne pas tirer parce que je l’ai décidé, je l’assume vraiment en toute sérénité. Comme j’assume vraiment en toute sérénité le plaisir de chasser. Comprenne qui pourra ; Comprenne qui voudra.

C’est ce que j’appelle : le paradoxe du chasseur ».

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Le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité :

AUJOURD’HUI, LA REVUE DU PRESTIGIEUX SAINT- HUBERT CLUB DE FRANCE S’ASSOCIE A L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE POUR L’EVOQUER

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L’Ardèche comme on l’aime est de nouveau à l’honneur dans la presse cynégétique nationale. Ainsi que l’avait déjà fait la revue nationale Grand Gibier, c’est au tour d’un autre magazine cynégétique, le Saint-Hubert, de se rapprocher aujourd’hui de l’Interdépartementale à l’occasion de la parution de son premier numéro 2016. Le Saint-Hubert fait découvrir à ses lecteurs le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité. L’espace de restitution, appelé la Caverne du Pont d’Arc a utilisé les technologies les plus innovantes. Depuis son ouverture au public, la réplique parfaite de la Grotte Chauvet voit passer des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier : Ardèche de la modernité qui plonge ses racines jusqu’au coeur de la préhistoire.

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Dans un article-dossier de 4 pages, agrémenté de belles photos, le Saint-Hubert N° 119 (janvier-février-mars 2016) fait découvrir à ses nombreux lecteurs en France et à travers le monde les merveilles de la Grotte Chauvet visibles dans la Caverne de restitution du Pont d’Arc.

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Après quatre questions posées à Jean Clottes, Conservateur général du patrimoine, expert en art rupestre auprès de l’Unesco, Président d’honneur de la Société préhistorique française, le Saint-Hubert s’est tourné vers le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Estimant qu’un Ardéchois, natif de l’Ardèche, chasseur lui-même, était le mieux placé pour faire découvrir aux lecteurs le génie du chasseur-artiste du Pont d’Arc, la Rédaction de la revue du prestigieux Saint-Hubert Club de France donne la parole à Christian Pialet dans un texte intitulé « L’oeil du chasseur », formule-titre à double sens.

Dès le 21 avril 2015, certains se le rappellent, c’est l’Interdépartementale qui avait établi la première auprès des médias nationaux et du grand public ce lien si direct, si essentiel entre le chasseur ardéchois et le premier geste de création artistique reconnu de l’humanité. Cf. sur ce site notre article en Dossiers/Nature :

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http://www.interchasse-dromeardeche.fr/grotte-chauvet-pont-darc-25-avril-2015-jour-de-gloire-du-chasseur-ardechois/

 

Carnet de deuil

  • Gérard Mallen est décédé

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Gérard Mallen (à droite, 3ième rang) parmi les personnalités présentes au Trentenaire de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

Gérard Mallen qui fut longtemps Conseiller Régional, Conseiller Général et pendant 31 ans Maire de Saint-Péray est décédé. Officier de l’ordre national du Mérite, Chevalier des arts et lettres, Gérard Mallen avait accepté de faire partie des 50 personnalités ayant constitué le Comité d’Honneur du 30ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Il y était au titre de Président pour l’Ardèche de l’ordre national du Mérite. Le 25 février 2011, il avait honoré de sa présence l’Assemblée Générale exceptionnelle du Trentenaire. Ce 23 janvier 2016, jour de ses obsèques en l’église de Saint-Péray, Gérard Mallen aurait eu 87 ans. L’Interdépartementale était représentée à la cérémonie par son Président.

 

ANCGE

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE A FAIT PLACE AUX DIFFICULTES DES DERNIERES ANNEES

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Didier Vergy, le Président National de l’ANCGE et Christian Pialet
Photo Inter/ANCGE/Pierrick François

Le Conseil d’Administration de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) qui s’est tenu à Paris le 22 décembre 2015 a permis de vérifier que les difficultés de ces dernières années sont en train de faire place à une nouvelle dynamique.

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Lorsqu’il y avait encore de vrais hivers ! …
Photo Inter

Sous l’impulsion du Président Didier Vergy, l’équipe nationale de bénévoles qui l’entoure a remis l’ANCGE sur les rails. Signe qui ne trompe pas, à nouveau, les portes s’ouvrent : Assemblée Nationale, Sénat, ministères, ONCFS, FNC, etc. Les responsables de l’ANCGE sont maintenant mieux écoutés. Souhaitons qu’ils soient entendus.

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Observations de la migration en Drôme-Ardèche :

CHAQUE MOIS DANS LA SAUVAGINE, LA REVUE NATIONALE DES CHASSEURS DE GIBIER D’EAU

 

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Les lecteurs de La Sauvagine, mensuel national des chasseurs de gibier d’eau, ont remarqué depuis plusieurs mois que l’Interdépartementale communique maintenant, elle aussi, ses observations de la migration dans la page spéciale dirigée par Gilles Péré. L’avifaune migratrice qui emprunte le couloir Rhôdanien (2ième axe migratoire européen du Paléarctique occidental après l’Atlantique) est désormais scrutée dans ses mouvements, décade après décade.

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L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche apporte ainsi sa contribution aux observations nationales qui couvrent une bonne partie de la France. Elle le fait à partir d’un réseau de quatre observateurs expérimentés : Anthony Cuoq et Christian Pialet pour le fleuve Rhône, Gérard Avenas et Serge Roux pour l’affluent Isère.

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De gauche à droite, Serge Roux et Gérard Avenas sur l’Isère
Photo Inter

Pamela Anderson fait des vagues … LPO : « Ligue du Parfait Opportuniste » ? … Nature en cage, façon ASPAS … la FRAPNA contrainte de laisser la place aux chasseurs …

Les deux planètes … Tant qu’il y aura des grives … Sanglier-punition d’ACCA (Félines) : la presse nationale s’empare du dossier …

 

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Alerte à Malibu … et au Palais Bourbon !

Elle a bien choisi son moment, la députée écolo ! En pleine tempête sanitaire (élevages fermés, production interdite pour cause de grippe aviaire) qui déstabilise l’ensemble des producteurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, c’est mettre un peu plus la tête sous l’eau à ceux qui se noient que de demander, dans ce contexte, l’interdiction du foie gras.

C’est pourtant ce qui est fait par une députée écologiste, Laurence Abeille, qui vient de déposer un projet de loi visant à interdire le gavage des oies ou des canards et par conséquent l’interdiction du foie gras.

Doutant peut-être de sa propre force de conviction, la députée a appelé en renfort l’actrice hollywoodienne Pamela Anderson. Celle-ci, armée de platitudes (nous parlons de son discours), a fait des vagues à l’Assemblée nationale, ce qui a valu à Madame Abeille ce commentaire sans miel et plutôt piquant de CPNT :

« Pas de doute, elle préfère les dindes gonflées au silicone aux bonnes oies gavées au maïs des Landes, du Périgord, de Vendée ou d’Alsace … ».

Et d’en retartiner une couche :

« Nous préférons le naturel, l’authenticité et le bon goût des savoir-faire du terroir au mauvais goût des écologistes pour le factice bourré de plastique (…) ».

Plutôt gonflé, l’humour de CPNT et même un peu gras … comme un certain foie.

 

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Photo Inter/Capture d’écran/France 2
09/11/2015

M. Bougrain-Dubourg qui vient de la TV s’y croit encore. Son carnet d’adresses médias-people lui permet de s’entourer de caméras aussi souvent qu’il le veut. Il peut ainsi sauter sur toutes les occasions, quitte, quand il n’y en a pas, à les fabriquer lui-même.

Il sait aussi sauter sur toutes les clôtures, s’invitant là où on ne l’attend pas, rarement là où on le désire. On garde en mémoire, par exemple, ce face à face télévisé entre le patron de la LPO et l’inconnu à la pelle filmé en slip dans son jardin : une image qui a fait le bonheur des internautes … et le tour de la planète.
Un gros coup du pub à la LPO, c’était bien le but, qui a pu, une fois de plus, se dire « agressée » en venant provoquer à domicile le soi-disant « braconnier » !

« Braconnier » ? Sauf, que l’homme en question (il y a peut-être eu erreur sur la personne ?) aurait été parfaitement en règle au regard de la législation sur la chasse en étant titulaire d’une licence attribuée par la préfecture. De plus, il était chez lui. En réalité, ce serait les envahisseurs qui auraient enfreint la loi en ayant fait irruption dans une propriété privée. Mais cela, on ne l’a appris que plus tard et ce n’est pas la LPO qui a rappelé la TV pour le dire.

C’est avec son même sens légendaire de l’opportunisme que « l’ami des oiseaux » vient de manifester à Lyon en faveur … du loup (drôle d’oiseau !) après s’être assuré qu’il pourrait y prendre la parole devant les caméras de télévision. Le loup ? Vous aussi, vous aviez cru que LPO voulait dire : « Ligue pour la Protection des Oiseaux » ? Perdu !

« Ligue du Parfait Opportuniste », serait sans doute plus approprié.

Car, à notre connaissance, le nouvel ami autodésigné des loups et ancien grand protecteur autoproclamé des oiseaux n’a jamais manifesté une seule fois, ni seulement protesté à voix basse contre l’ignoble gazage de 500 000 oies cendrées et canards siffleurs. Ce sont pourtant des oiseaux que l’on extermine massivement en toute légalité européenne. Et sauvages, par-dessus le marché.

Mais quand les chasseurs ne sont pas là, la cause animale, M. Bougrain-Dubourg s’en fout comme de sa première clôture.

 

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Les lecteurs du site ont pu suivre les multiples rebondissements de la crise interne qui secoue depuis des mois l’ASPAS (et ce n’est pas fini, vous pouvez nous croire). Son Vice-Président, Marc Giraud, est un homme intelligent. En bon tacticien, il a peut-être trouvé le moyen de relancer l’ASPAS en pleine tempête : tout simplement en parlant d’autre chose.

L’occasion, il vient de la créer lui-même par l’ouverture en fanfare de sa nouvelle réserve de « vie sauvage » avec participation très médiatisée du cinéaste Jacques Perrin, lequel fait de beaux films nature et aurait gagné à s’en tenir à ça par considération pour son public plus large, heureusement pour M. Perrin, que les adhérents de l’ASPAS.

La nouvelle réserve naturelle, propriété de l’ASPAS, se situe aux Deux lacs de Châteauneuf-du-Rhone : 60 hectares. La Drôme est particulièrement servie puisque la première réserve de l’ASPAS s’y trouve déjà depuis 2014 dans le massif du Grand Barry. D’autres réserves privées de ce type existent ailleurs : dans la Somme (1000 hectares), l’Isère (3000 hectares), etc. Au total, ce sont des milliers d’hectares de nature qui sont en train d’être mis sous cloche, vitrifiés.

Qu’est-ce qu’une « réserve de vie sauvage » ?

Un sanctuaire vert, la nature mise en cage :

– Chasse interdite
– Pêche interdite
– Cueillette interdite
– Exploitation forestière interdite
– Exploitation agricole interdite
– Elevage interdit
– Feux interdits
– Chiens non tenus en laisse interdits
– Voitures interdites
– Motos interdites
– Cyclomoteurs interdits
– Quads interdits
– Caravanes interdites
– Camping interdit

La nature, c’est bien, tout le monde en convient. Pour quelques-uns, la nature sans l’homme, ce serait encore mieux. En une formule, Marc Giraud a tout dit :

- « L’homme, c’est plutôt le problème que la solution ».

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Aux dernières nouvelles, l’interdiction de nourrir les trolls n’était pas (encore) mentionnée ! …

 

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A la FRAPNA, rien ne va plus.

Personne ne devrait se réjouir quand une association qui a inscrit son action dans la durée bat de l’aile car c’est du lien social qui s’effiloche, de la démocratie participative qui recule. Il y a des associations que nous combattons depuis toujours mais toujours loyalement, c’est-à-dire à visage découvert, en respectant les personnes même si le débat est parfois âpre parce que ce sont des bénévoles comme nous, en nous en tenant aux faits. Nous les combattons mais, sincèrement, nous ne souhaitons à aucune sa disparition car, pensons-nous, il faut de tout pour faire un monde et chacun y a sa place. Nos adversaires aussi. Eux autant que nous.

Simple constat : en Ardèche, aujourd’hui, la FRAPNA n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Avec des comptes dans le rouge depuis des mois, un déficit qui approcherait les 75 000 € pour l’exercice 2014 (nous ne connaissons pas encore celui de 2015), des recettes en baisse malgré le robinet toujours ouvert des subventions publiques grâce aux élus verts et associés (plus de la moitié des recettes de la FRAPNA), des pertes de marché dans les expertises éoliennes au profit d’experts indépendants qui ne sont pas juge et partie, des dommages et intérêts à verser, des dépenses qui continueraient d’augmenter, un solde négatif de trésorerie qui serait passé de – 9000 € en début d’exercice à – 35 000 € en fin d’exercice, un emprunt de 19 000 € qui aurait été contracté pour boucler les fins de mois et, pour clore un tableau déjà bien sombre, plusieurs salariés dévoués priés d’aller pointer à Pôle emploi, avec tout cela la délégation ardéchoise de la FRAPNA a connu meilleure forme.

Selon des sources internes crédibles, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature pourrait cumuler à ce jour, à travers ses différentes délégations départementales, un déficit compris entre 300 000 et 400 000 €.

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Ainsi donc, les millions d’euros versés pendant des années et des années au petit hérisson par les contribuables de Rhône-Alpes sur décision de l’ancienne majorité régionale PS-Europe Ecologie-Les Verts n’auront pas suffi à masquer une gestion défectueuse et des gaspillages évitables, ni à sauver la FRAPNA d’un naufrage financier annoncé. Et comme si ça ne suffisait pas, M. Wauquiez, le nouveau Président de région, aurait l’audace de vouloir tenir ses promesses. Cela veut dire que la corne d’abondance des subventions publiques de complaisance devrait fortement se tarir en 2016, ce qui ne manque pas d’affoler, on les comprend, les dirigeants actuels de la FRAPNA.

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Révélateur d’une association en perte de vitesse à peu près partout et aujourd’hui menacée de disparition, la FRAPNA vient de se voir retirer dans la Loire la gestion d’un espace naturel sensible de 40 hectares, la Gravière aux oiseaux, qu’elle gérait depuis plusieurs années. Elle en perd le contrôle au profit des chasseurs (et des pêcheurs).

L’affaire fait du bruit car elle crée un précédent.

Depuis 2008, la gestion du site (bords de Loire, étangs) faisait l’objet d’une délégation de service public confiée à la FRAPNA, puis d’une convention. En 2015, les élus, décideurs et payeurs de Roannais Agglomération ont décidé de ne pas reconduire la convention avec la FRAPNA pour la remplacer par un partenariat avec les fédérations de chasseurs et de pêcheurs de la Loire qui apportent sur le site leur expérience, leur savoir-faire, leurs connaissances de la faune, de la flore, des milieux naturels.

Ce désaveu s’explique par un choix délibéré de la part des élus :

Privilégier désormais l’écologie qui agit plutôt que l’écologie qui punit, en finir avec la vieille conception confiscatoire de la nature pour en faire bénéficier enfin, de façon plus ouverte, plus démocratique, tous les publics.

Dans la Loire, l’homme interdit de nature, c’est peut-être bientôt fini.

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Les chasseurs ne garderont pas un souvenir impérissable du passage de Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), au ministère de l’écologie. NKM la bourgeoise maniérée et capricieuse n’a jamais considéré la chasse populaire comme un sujet digne d’intérêt. NKM la ministre des chasseurs n’a rien fait et a laissé faire les hauts-fonctionnaires de son administration. NKM la parisienne n’a jamais compris grand-chose à la France rurale. NKM l’énarque ne pouvait que décevoir le monde de la chasse. Elle l’a déçu. D’autres ont fait pire depuis.

Depuis l’histoire abracadabrantesque de la fermeture anticipée, sélective et surtout punitive de la chasse à la grive, scandaleusement imposée en France aux seuls chasseurs ardéchois et drômois ayant l’unique tort d’habiter hier dans le canton d’à côté, aujourd’hui dans la commune de la rue d’en face, chacun savait que la plupart des énarques en poste au ministère de l’écologie (Ségolène Royal en tête, pur produit de l’ENA jusqu’au bout des ongles, l’ENA où elle a rencontré le père de ses quatre enfants, François Hollande) habitent sur une autre planète que celle où vivent la très grande majorité des Français, c’est-à-dire les gens normaux.

Parlons donc un peu de certains de ces énarques parisiens, de ceux qui semblent avoir pour mission militante, idéologique et lucrative d’empoisonner le plus possible la vie des gens, ruraux en général, chasseurs de préférence. Leur vie ne sera jamais la nôtre et nous n’envions pas la leur. Car leur vie à eux est tout entière faite d’apparences, de « bling-bling », d’argent facile, de magouilles inavouables, de frénésie du pouvoir, de compromissions quotidiennes, de renoncements, de mensonges, parfois de trahisons … de mépris enfin, de ce mépris distillé à distance mais jamais en face, mépris de cette « France d’en haut » à l’égard des gens du peuple qu’ils traitent généralement de « populistes », croyant ainsi les insulter : hommage du vice à la vertu ?

Un fait d’actualité nous apporte un éclairage finalement assez convainquant de la façon dont fonctionne les cerveaux de la caste de l’autre planète. Peut-être avez-vous entendu parler des confidences faussement navrées de Madame Sall, cette énarque repentante (mais repentante seulement une fois prise la main dans le pot de confiture), énarque accro aux taxis qui se dit aujourd’hui victime et même « symbole » (à tant faire !) de « l’hostilité aux élites » ? Plainte touchante de la Jeanne d’Arc de l’élite nationale traînée sur le bûcher populiste, « symbole » larmoyant de la très brillante « France d’en haut » contre la très ingrate « France d’en bas » …

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La pauvre, en effet ! Patronne de l’Institut National de l’Audiovisuel et percevant donc un salaire de misère auquel s’ajoutaient la voiture de fonction avec chauffeur de l’administration publique et autres petites facilités que l’Etat sait offrir à ceux qui le représentent, Agnès Sall a fait payer par les contribuables ses frais personnels de taxi et même (pourquoi se gêner ?) ceux du fiston pour la somme modique de 40 000 euros. Des broutilles pour qui peut fréquenter les grands couturiers comme les grands de ce monde … Vive la crise !

Face au scandale révélé (un de plus mais pour le contribuable modeste ça commence à faire beaucoup), la caste au pouvoir serre les rangs, recroquevillée sur ses privilèges de fin de règne, arc-boutée plus que jamais aux délicieux abus du pouvoir dont les mesquineries pathologiques faites aux chasseurs de notre région depuis des années ne sont sans doute qu’un infime exemple parmi tant d’autres.

Ceux de l’autre monde ne souffrent de rien, ne se doutent de rien. Ils sont entre gens de bonne compagnie puisqu’entre gens de l’autre monde, donc parfaitement sourds à la souffrance, l’indignation, la colère, la révolte qui montent dans nos campagnes et dans nos villes, sourds aux résultats électoraux qui se suivent, se ressemblent mais qu’ils s’empressent d’oublier, emprisonnés dans leur bulle, loin de tous les « populismes », loin, très loin, surtout de la planète terre ; loin, très, très loin de la terre de nos campagnes de Drôme et d’Ardèche. Là où les gens normaux se lèvent tôt pour travailler dur. Là où leurs enfants attendent tôt le matin leur bus scolaire, pas le taxi offert par la République. Là où ceux qui sont chez eux, en Ardèche et en Drôme, pourraient se distraire au grand air comme avant s’ils sont chasseurs quand passent les pigeons ramiers en mars, quand passent en février les grives … Oui ! Ils pourraient s’il n’y avait pas à Paris des énarques obtus qui se font un devoir et un plaisir de les en empêcher.

Les grives ! Vous savez, ces oiseaux migrateurs que les scientifiques appellent « turdidés » mais que de brillants « experts », énarques sévissant au ministère de l’écologie, semblent avoir confondu dans leur précipitation à nous nuire avec … les canards que les scientifiques appellent « anatidés ». La farce ministérielle écologique étalée pleine page sur papier à en-tête de la République française, beau travail d’« experts ».

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Photo Inter retouchée/JMS

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

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« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois », nous disait avec conviction mais non sans ironie Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, alors encore Vice-Président de la région Rhône-Alpes.

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Le Président Saulignac « n’a pas saisi ». Les chasseurs non plus ! Et encore, en étions-nous alors à ce moment-là « juste » à la fermeture « cantonale », pas encore « communale », des grives, cadeau « royal » généreusement offert aux chasseurs pour fêter Noël et, semble-t-il aussi, à Jean-Jack Queyranne qui n’en demandait pas tant.

En attendant l’inévitable grive « de quartier », puis, en toute logique gouvernementale, la prévisible grive « de rue », l’invention de la grive « communale » ne semble avoir d’autre ambition que le simple régal mesquin de quelques bureaucrates antichasse, antiruraux, antitout.

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Photo A. Bouissou/MEDDE

A un tel niveau actuel de blocage gouvernemental jamais vu parce que voulu, imposé, entretenu (le fait du prince … ou plutôt de la princesse !), pas besoin d’avoir fait l’ENA pour anticiper les conséquences prévisibles sur le terrain d’ici quelques jours s’il passe des grives :

Entre le 10 et le 20 février 2016, si les grives se trompent de chemin pour migrer (n’ayant pas fait l’ENA, elles auront peut-être quelques difficultés à trouver les limites de nos quelques 730 communes Drôme-Ardèche) ou encore, si des chasseurs de grives se trompent de commune pour les chasser (des distraits, il risque d’y en avoir partout tellement cette réglementation est compliquée), personne ne devra s’en étonner. D’ailleurs, se tromper, ça peut arriver à tout le monde, même aux énarques, n’est-ce pas ? Au ministère de l’écologie, il y a bien ceux qui prennent les grives pour des canards … Et « les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » !

Que vaudrait d’ailleurs un étonnement ministériel de la part de celle qui n’aime pas les « 4×4 » de chasseurs et voudrait augmenter encore davantage la taxe du gazole quand les amis « écolo-zadistes » de Notre-Dame-des-Landes ont pu, eux, squatter illégalement pendant trois ans des terrains et des routes qui ne leur appartenaient pas, menacer et voler en toute impunité les habitants, tapisser de tags injurieux l’intérieur des habitations, déverser dans les champs et sur les routes, sans pour autant émouvoir la ministre de l’écologie, des monticules de déchets en tous genres qui n’avaient rien de recyclés ? Bravo l’écologie politique !

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Barbara Pompili
Photo Inter/Capture d’écran/LCP

« L’écologie politique est malade ». Ce sont les écologistes eux-mêmes qui le disent, comme Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Les chasseurs de grives Drôme-Ardèche sont des citoyens respectueux de leurs compatriotes. Ils ne menacent personne, ne volent personne. Ils ne jettent pas leurs déchets dans la nature ni sur la voie publique. Ils ne brûlent pas les voitures. Quand ils portent des cagoules, c’est pour se protéger du froid. Ils revendiquent l’égalité, principe républicain. Ils refusent l’arbitraire et l’injustice. Ils n’acceptent plus, en 2016, d’être traités comme les parias de la République.

En 2016, confrontés à ce qu’un Président de la République, François Mitterrand, appela un jour, pour s’en démarquer avec vigueur, « la force injuste de la loi », les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent.

Or, l’arrêté ministériel du 23 novembre 2015 instaure uniquement en Drôme-Ardèche et nulle part ailleurs dans les territoires ruraux de la République une fermeture « communale » (!) de la chasse aux turdidés en février 2016. Cet arrêté bafoue ouvertement le principe républicain d’égalité sans que certains responsables politiques, habituels donneurs de leçons, ne s’en émeuvent. L’arrêté ministériel de Madame Royal représente pour les citoyens-chasseurs Drôme-Ardèche « la force injuste de la loi » jadis dénoncée par un Président de la République socialiste. La provocation délibérée et permanente que subissent les chasseurs de nos départements rend donc l’épreuve de force inévitable si cette année passent les grives …

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Comme c’est encore pour une pincée de jours la période des voeux et qu’il est question d’un remaniement ministériel possible avant le 10 février (Ségolène Royal quittant alors, peut-être, le ministère de l’écologie), souhaitons-nous bonne chance, restons volontairement optimistes, même au-delà du raisonnable et tentons de faire partager cet optimisme à nos Préfets. Car, dans quelques jours, si les grives passent, ce sont eux qui auront à gérer une situation forcément tendue pouvant vite devenir compliquée sur le terrain si la raison et le bon sens ne se substituent pas, ici chez nous, aux lamentables provocations parisiennes subies par les chasseurs depuis trop longtemps ; d’autant plus, qu’avant les élections régionales et cela aucun chasseur ne l’a oublié, le patron PS du département de l’Ardèche nous annonçait une initiative susceptible de faire avancer les choses, initiative que nous avons publiquement soutenue … et dont nous attendons maintenant la réalisation rapide dans la perspective de résultats concrets.

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La balle est aujourd’hui dans le camp du Président Saulignac, des Parlementaires PS de l’Ardèche et de la Drôme, des Préfets de nos deux départements que le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche rencontrera éventuellement mais seulement si cela peut être réellement utile pour débloquer la situation, évidemment accompagné – sinon, il n’ira pas – des Présidents de fédérations et, ce serait bien qu’ils y soient aussi, du Président du Conseil Départemental de l’Ardèche et des Parlementaires qui nous soutiennent.

Février sera vite là. Les grives et les merles pour tous, aussi. Et s’il y a des grives dans les bois cette année à la faveur d’un coup de froid tardif, alors là ! … Chasser les turdidés jusqu’au 20 février dans la Drôme et l’Ardèche comme dans tous les cantons et toutes les communes des 15 autres départements concernés ?…

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

  • SANGLIER-PUNITION D’ACCA : EMBOITANT LE PAS A L’INTERDEPARTEMENTALE, LA PRESSE CYNEGETIQUE NATIONALE S’ALARME D’UNE SITUATION DEVENUE « UBUESQUE » EN ARDECHE

 

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Nos élus doivent en prendre conscience ! Désormais, pour faire parler de l’Ardèche aux quatre coins de France, il n’y aura pas que la Caverne du Pont d’Arc. Avec la grive et le sanglier, le traitement d’exception réservé à notre département en matière de chasse et par ricochet aux amis de la Drôme commence à faire jaser dans l’hexagone.

A la pitrerie sans fin de la grive cantonale-communale est venu s’ajouter « l’ubuesque » dossier du sanglier-punition d’ACCA. Pour les chasseurs punis de l’ACCA ardéchoise de Félines, la saison de chasse 2015-2016 n’aura, pour le moment, duré que quinze jours.

Déjà connue dans toute la France pour sa maladie extraordinaire du sanglier dont l’Etat ne nous a toujours pas dit par quel miracle elle a pu venir chez nous et rien que chez nous (les « experts » du ministère de l’écologie seraient-ils trop occupés avec la grive ?!), la chasse ardéchoise s’est donc enrichie d’un nouvel épisode, celui-là aussi sans équivalent nulle part ailleurs. La mesure autoritaire prise par le Préfet (à la demande du ministère de l’écologie ?) au sujet du sanglier d’ACCA commence à inquiéter tous ceux qui réalisent que le mauvais coup porté à 62 chasseurs pourrait bien frapper les prochaines saisons n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, y compris à nouveau en Ardèche d’autant plus que la position de la fédération des chasseurs sur le projet d’arrêté avait été tenue pour quantité négligeable par les pouvoirs publics.

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Pour tous les chasseurs, voilà bien en ce début d’année 2016 « un inquiétant précédent » comme s’en alarme à juste titre la Revue Nationale de la Chasse. La RNC n’hésite pas à pointer du doigt « une situation ubuesque » en Ardèche ! …

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C’est une raison supplémentaire qui fait qu’en 2016 les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent. Le 26 février à Beauchastel, ce sera aux ACCA de le dire, aux ACCA d’en décider en toute liberté.

Attention !

Tout ce grand bazar voulu et entretenu en haut lieu risque finalement de n’être bon pour personne. Ni pour les chasseurs qui en sont déjà les victimes, ni pour les élus ardéchois du PS qui, après avoir attendu en vain des réponses, sont maintenant en droit, sinon dans l’obligation, de demander des comptes au gouvernement, ni surtout pour l’image présente et à venir de notre département. Le risque de voir cette belle image abîmée existe. Il dépasse de loin le cadre de la chasse.

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Photo Patrick Aventurier

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Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet,
le 25 novembre 2015 -

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Hivernales 2016 (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE