ESTIVALES 2020

Après le confinement

LA CHASSE REPREND SES DROITS MAIS L’ANTICHASSE RETROUVE SES MAROTTES, ENCOURAGEE PAR 62 PARLEMENTAIRES ET … LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE

 

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PENDANT QUE LE PRESIDENT NATIONAL DES CHASSEURS EST PLACE AVEC SA FAMILLE SOUS PROTECTION POLICIERE, 62 PARLEMENTAIRES S’ATTAQUENT AUX CHASSES TRADITIONNELLES ET « NOTRE » MINISTRE EN RAJOUTE !

. Il a bon dos, le chat, pour ceux qui veulent s’en prendre à la chasse et à ses représentants …

 

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.   Lorsqu’en Australie une étude scientifique vient confirmer la forte prédation des chats sur les oiseaux, ce constat faisant suite à une étude similaire réalisée en Grande-Bretagne qui estimait la prédation par les chats à plusieurs millions d’oiseaux par an, en France personne ne dit rien. Lorsque les ornithologues de la LPO s’appuient sur ces études pour demander aux pouvoirs publics la stérilisation obligatoire des chats divagants, en France les « amis des animaux » trouvent ça très bien au point de relayer la demande auprès des municipalités. Une campagne sur les réseaux sociaux est orchestrée par eux, pétitions à l’appui …

Mais que Willy Schraen, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), dise exactement la même chose, le voilà alors submergé par un torrent d’insultes, débilités, propos haineux qui se déversent sur les réseaux sociaux. L’hystérisation collective gagne les pétitionnaires.

En soulignant que la gestion des chats errants dans la nature n’est pas de la responsabilité particulière des chasseurs mais de tous ceux qui ont en charge le maintien de la biodiversité, Willy Schraen n’a jamais dit qu’il fallait tuer les chats mais simplement capturer ceux qui errent en pleine nature, loin des habitations, pour les confier à la SPA en vue de stérilisation.  

Mais n’y a-t-il pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ? …

 

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MENACES DE MORT 

 

Pour le remercier de prendre la défense des rouges-gorges, mésanges, musaraignes, écureuils, lézards et autres petites proies habituelles des chats errants, le président de la FNC – mais aussi les membres de sa famille ! – ont reçu « des centaines de menaces de mort » suffisamment prises au sérieux pour qu’ils soient placés « sous protection policière » :

Parfaitement déplorable.

Les vrais écologistes, les vrais naturalistes, les vrais ornithologues, les vrais amis des animaux auraient beaucoup gagné, pensons-nous, à se démarquer publiquement, comme l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche le fait, de cette stupide campagne de dénigrement aussi injuste que discriminatoire dont les chats ne sont évidemment que les prétextes et les chasseurs, à travers leur plus éminent représentant odieusement pris pour cible, les victimes.  

 

PAS UN MOT DE LA MINISTRE POURTANT CENSEE REPRESENTER ET DEFENDRE LES CHASSEURS ! 

 

Voilà que nous sommes à nouveau plongés dans un contexte de grandes tensions s’exerçant contre la chasse mais tout se passe désormais dans un cadre national et mondial beaucoup plus large. Cela va des modes véganes (dont certaines sont respectables) aux ultra-antispécistes militants qui veulent imposer aux autres l’idée d’un animal égal de l’Homme en passant par toutes les facettes des délires animalistes. Le dernier en date est rapporté par le site d’Orange : « Des militantes seins nus dénoncent à Paris le « calvaire » des … vaches laitières ». Slogan : « Lait = cruauté ». Moralité de l’histoire : une poitrine peut-elle durablement tenir lieu de cerveau ? Or, dans ce contexte où tout semble permis, que dit la ministre de la chasse quand le président national des chasseurs se trouve menacé de mort par des centaines de personnes ? …

 

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Rien. Elle ne dit rien. Elisabeth Borne se tait. Honteusement. « Qui ne dit mot consent » ?  On n’ose tout de même pas imaginer qu’un ministre de la République puisse, même intellectuellement, se ranger dans le camp de l’ignoble, cautionner de son autorité et de son silence des méthodes radicalement abjectes, même par penchant idéologique antichasse prononcé, par démagogie politique « moderniste ». Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire quand on est une ministre encartée LREM, est-ce aider le président de la République ?

Toujours est-il que Willy Schraen n’a que modérément apprécié la méthode. Au point d’écrire ce qu’il en pense à la ministre en question. Il lui demande de le recevoir sans tarder … Pour une franche explication :

« Des centaines de menaces de mort parfaitement identifiées et transmises à la justice me valent encore aujourd’hui d’être sous protection policière. Durant cette période, j’ai reçu de nombreux soutiens mais pas un message, pas un appel et encore moins une condamnation publique de votre part ».

 

 . Au nom de la « modernité », des politiciens hors-sols enhardis par une ministre de l’Ecologie « qui n’aime pas les chasseurs », réclament la fin des « chasses traditionnelles » et l’interdiction de réguler les blaireaux. En pleine crise, il ne manquait plus que ça au tableau !

 

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.   A peine sorti du confinement mais évidemment pas de la Crise, le monde politique de l’après Covid ressemble déjà furieusement au monde politique d’avant. Autant que le nouveau monde promis ressemblait déjà pas mal, avant la Crise, à l’ancien tant décrié ? Sous la pression de minorités activistes opposées à la chasse et d’ailleurs opposées à tout, revoilà en effet les vieux réflexes politiciens démagos de l’antichasse politique qui avance masquée, drapée de « modernité » !

 

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Ainsi, 62 députés et sénateurs sortent du bois pour réclamer à cors et à cris la fin de nos « chasses traditionnelles ». Fin « progressive » … Tu parles ! Traduisez : « Fin définitive prochaine ». Pour faire bonne mesure, les 62 s’emploient à obtenir dès cette saison de la ministre de l’Ecologie, Elisabeth Borne, l’interdiction de réguler les blaireaux qui serait immanquablement suivie de l’interdiction de réguler les renards : façon habile de priver les chasseurs d’un petit gibier alors voué à une disparition certaine et par ce moyen sournois de se débarrasser de ces chasseurs là sans avoir à payer le prix politique de leur fermer la chasse. Parmi les 62, des Verts bien sûrs, quelques élus de gauche, de droite et d’on ne sait où mais aussi et avant tout des macronistes (légitimistes ou dissidents mais provisoirement réconciliés contre la chasse). Tout ce beau monde, généralement des beaux quartiers, est emmené par Loïc Dombreval (LREM), le président du groupe d’études sur la condition animale à l’Assemblée Nationale, fer de lance de l’antichasse parlementaire.

 

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Les pratiques cynégétiques actuelles appelées « chasses traditionnelles » que les 62 condamnent également à une disparition certaine sont pourtant très sélectives, rigoureusement encadrées et absolument insignifiantes en impact sur la biodiversité par le nombre infime d’oiseaux choisis et prélevés. Alors, où est vraiment leur problème ? Ces pratiques ancestrales, qui ne concernent d’ailleurs plus qu’un petit nombre de chasseurs souvent âgés (tenderie aux grives ou prélèvement à la glu, filets des palombières, etc.) sont jugées par eux « archaïques ». Dans leur bouche, « tradition » a toujours été un gros-mot. A « l’archaïsme » cynégétique, ces 62 parlementaires hors-sols qui n’ont jamais mis les pieds dans une palombière, ni suivi dans la rosée du matin un tendeur de grives, veulent substituer une chasse « modernisée », c’est-à-dire bientôt interdite. On se croirait revenu à la grande époque de l’Escrinet. 

 

Les montagnards ont leurs marmottes, les écolos des villes ont leurs marottes !

 

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Paraître « moderne » aux yeux de leurs électeurs, voilà l’obsession de ceux qui jettent dans les poubelles de l’histoire des pans entiers de notre culture dont la chasse, qu’ils l’ignorent ou font semblant, fait partie : le nouveau monde ayant fait table rase du passé contre le vieux monde qui résiste ; des mondialistes sachants, confinés permanents des métropoles polluées contre des chasseurs ignorants, rendus arriérés par l’air pur des campagnes ; des citadins modernes contre des ruraux archaïques ; Jupitériens romains contre « Gaulois réfractaires ». N’en jetez plus, on a compris.

 

Alors que dans notre pays des gens meurent encore chaque jour du covid-19 et qu’un violent choc économique et social s’annonce, des parlementaires se demandent en France quelle sera la meilleure façon … d’attraper une brochette de grives et surtout d’emmerder quelques chasseurs !

 

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Quelle serait donc la motivation profonde de ces élus de la République qui les pousserait, selon eux, à alerter la nation ? Être en phase, répondent-ils, avec « les enjeux actuels ». Vous avez bien lu ! Les bras nous en tombent. Nous, on croyait naïvement qu’avec une pandémie faisant en France 30 000 morts, un effondrement économique et social sans précédent désormais en marche, « les enjeux actuels » pour les élus de la nation étaient de mobiliser toute leur leur énergie pour éviter aux Français de trop souffrir trop longtemps et surtout pour que pareille catastrophe ne se reproduise pas à la prochaine épidémie. Eh bien non ! Pour ces distingués parlementaires, « les enjeux actuels » consistent à lancer un grand bla-bla national sur la question prodigieusement vitale pour les 67 millions de personnes vivant en France :

« Dans une centaine de communes, faut-il continuer ou non d’attraper quelques dizaines de grives par an avec de la glu ? » …  

La République française en marche vers le monde nouveau réinventé ? ! …

 

. Au niveau régional, selon nos informations, à l’exception notable de Madame Alice Thourot, Député (LREM) de la Drôme en recherche désespérée de voix écolo-bobos après son échec au premier tour des municipales à Montélimar, aucun Député, aucun Sénateur, ni de la Drôme, ni de l’Ardèche n’a voulu prendre le risque de se fourvoyer en s’engageant dans ce douteux combat d’écolos-bobos-parisiens et assimilés. 

C’est tout à l’honneur de nos élus.

 

 

Le jeu trouble de Madame Borne

LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE N’EST-ELLE JAMAIS SORTIE DE SON BUREAU ?  

 

« Quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites », disait le Président Pompidou.

 

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Un ministre de la République ne devrait pas dire ça. 

 

A écouter le cri d’alarme et du cœur d’Elisabeth Borne, on s’interroge. Qui est donc ce pauvre M. Rigaux, témoin malheureux et direct d’une « démocratie » qui vacille ? S’agit-il d’un paisible promeneur pris en tenaille entre mortiers d’émeutiers manifestants et grenades de désencerclement de CRS un jour ordinaire de manif dans Paris ? Non. Peut-être alors cet habitant rentrant chez lui le soir, sidéré, choqué de se retrouver soudain au milieu de 200 furieux armés jusqu’aux dents, voiture folle en vol plané, parades de guerre entre Tchétchènes et Maghrébins, non pas au Liban ou en Syrie mais à Dijon, ville de province française ? Non plus ! Sans-doute alors et c’est bien le plus probable un proche de la famille de Willy Schraen depuis que le président national des chasseurs et sa famille sont placés « sous protection policière » pour avoir reçu « des centaines de menaces de mort » ? Dans ce cas, il est bien naturel, n’est-ce pas, que la ministre en charge de la chasse et des chasseurs témoigne aussitôt son soutien au président de la FNC, à ses proches et fasse part publiquement de son indignation face à « ces pratiques intolérables ». Eh bien, les amis, vous n’y êtes pas du tout.

M. Rigaux, militant antichasse notoire est l’auteur de « Pas de fusils dans la nature ! ». Or, c’est à lui et à lui seul que la ministre de la chasse Elisabeth Borne réserve sa compassion et lui dédie ses lamentations. Mais pas un mot jusque-là au président national des chasseurs pourtant menacé de mort !  Quand on est ministre et qu’on se montre d’ordinaire aussi avare de commentaires, aussi pudique en compassion, rompre avec son habitude pour en appeler publiquement – à ce moment précis – à « la démocratie », pour dénoncer sur les réseaux sociaux un « acte d’intimidation et de violence absolument inacceptable », pour s’appesantir sur « des pratiques intolérables » ne peut logiquement s’appuyer que sur la réalité d’un crime abominable, d’un évènement inouï dont l’infortuné M. Rigaux aurait été la malencontreuse victime collatérale.

Eh bien, vous n’y êtes toujours pas. Aux dernières nouvelles, M. Rigaux va bien et nous en sommes heureux pour lui. Alors ? Alors, ce monsieur aurait trouvé un renard mort sur sa voiture. Il dit lui-même ne pas savoir qui l’a mis mais suggère quand même que « les chasseurs » … Et ? … Et rien de plus.  Ah ! Ces histoires de renard, quelles proportions insoupçonnées peuvent-elles prendre parfois, vous n’avez pas idée. Bon ! Accordons à ce monsieur qu’il dit vrai et qu’il ait pu être logiquement contrarié par le procédé. Supposons-même, car rien ne le prouve et personne ne le dit, qu’un chasseur en soit à l’origine. A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous n’avons jamais eu recours, ni encouragé ce genre de pratiques contre nos adversaires même à une époque lointaine où certains d’entre-eux n’avaient pas les mêmes scrupules. Aux agissements de l’ombre, nous préférerons toujours face à nos
adversaires la confrontation des idées, arguments contre arguments exposés au grand jour.

Qu’un antichasse fasse monter la pression, surtout si on lui en fourni le prétexte, au moment précis où la chasse est à nouveau attaquée de toute part et devient la cible de 62 parlementaires, pas de quoi s’émouvoir, il est dans son rôle. En répondant aux 62 élus antichasse, nous sommes dans le nôtre. C’est une explication normale entre grandes personnes. Mais que la ministre de l’Ecologie saute grossièrement sur l’occasion pour en appeler aussi risiblement à « la démocratie » menacée, dénoncer aussi théâtralement un « acte d’intimidation et de violence absolument inacceptable », s’appesantir aussi grotesquement, la larme à l’œil, sur « des pratiques intolérables » rappelle caricaturalement à tous l’insincérité politique flagrante de cet ancien monde dont un jeune président de la République prétendait débarrasser les Français.

Il faut vraiment que Madame Borne n’ouvre jamais un journal, ne regarde jamais la TV, ne soit jamais sortie de son bureau, n’ait jamais quitté sa voiture de fonction avec chauffeur pour se promener dans la rue, sinon elle saurait comme tout le monde que des antispécistes et des animalistes, pas tous heureusement, pratiquent l’intimidation et l’action violente contre les chasseurs. La Fédération des chasseurs de l’Ardèche privée de siège social en sait quelque chose tout comme les jeunes veneurs envoyés à l’hôpital. Confinée permanente dans son bureau parisien, Madame Borne ne peut pas savoir que si « la démocratie » est aujourd’hui effectivement en grande souffrance, que si tous les jours et toutes les nuits, dans toutes les régions de France sans exception, des « actes d’intimidation et de violence absolument inacceptables » sont effectivement commis, les chasseurs n’y sont évidemment pour rien.

Laisser supposer si peu que ce soit le contraire en choisissant ces mots-là à ce moment-là, lorsqu’on est en charge de la chasse dans le gouvernement, en s’adressant ostensiblement au représentant des opposants à la chasse indisposé par un renard « et en même temps » en opposant un silence méprisant au représentant des chasseurs victime d’une campagne nationale d’intimidation a toutes les apparences d’un jeu trouble que nous condamnons.

 
Parce qu’un ministre de la République ne devrait pas dire ça.

Mais si Madame Borne a une autre version des choses, qu’elle nous l’envoie, nous la publierons.

Le Président de la FNC, Willy Schraen, lui, s’est dit « très choqué » et on le serait à moins, que, emboîtant le pas aux 62 parlementaires « modernistes », la ministre de l’Ecologie, Elisabeth Borne, en rajoute une couche, donnant la désagréable impression de vouloir « mettre de l’huile sur le feu » entre chasseurs et opposants à la chasse. Il vient vertement de rappeler à la dame Borne que si c’est son droit de « ne pas aimer la chasse et encore moins les chasseurs », en tant que membre du gouvernement c’est aussi son devoir de ne pas oublier qu’elle est le ministre de tutelle « de la chasse » :

« Votre mission n’est pas de mettre de l’huile sur le feu, en essayant de monter les gens les uns contre les autres, mais au contraire de trouver des solutions pour mettre un terme à la violence gratuite que subissent aujourd’hui les ruraux et leurs familles. Votre devoir est de veiller à ce que nous puissions tous vivre les uns à côté des autres avec nos différences et nos passions. Notre activité est légale, comme notre droit de pouvoir la pratiquer en toute liberté ».

 

. Aujourd’hui, nous souhaitons “bonne chance” à Barbara Pompili. Mais la nouvelle ministre de l’Ecologie ne devra faire avec les chasseurs ni les mêmes oublis, ni les mêmes erreurs que Mme Borne. EELV, LREM, la tutelle de Ségolène Royal “ministre de la grive communale”, c’était hier, passons. Aujourd’hui, Mme Pompili devient ministre à part entière. Qu’elle soit digne du titre et de la fonction ! La “ministre de la chasse” ne peut pas être ministre contre la chasse. S’il s’agit de sauver la planète, nous l’aiderons. S’il s’agit d’entraver la chasse qui est un droit, une liberté, un loisir, nous combattrons Mme Pompili avec les armes de la démocratie : bulletins, revues, pétitions, sites internet, réseaux sociaux, manifestations et … bulletins de vote.  

 

 

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<Extraits>

 « (…) Outre la possibilité d’instituer l’obligation de remise des armes, le préfet pourrait interdire tout transport d’armes au regard des circonstances. « (…) Un plan de prévention des risques, par le biais d’une réquisition des armes est prévu dans la constitution. Cette démarche s’impose aujourd’hui.

« (…) Vu le caractère irascible et imprévisible du chasseur, son impunité outrancière, sa dangerosité (400 morts en 30 ans), son agressivité envers les promeneurs, les militants écologistes. Agressions physiques et verbales, intimidation par des tirs etc., vu le nombre d’animaux de compagnie, surtout les chats, considérés comme membre de la famille par beaucoup de personnes, victimes de tirs d’arbalète ou de fusil de chasse, voire des pièges à mâchoires
 
« (…) Attendez-vous que les gens se fassent justice eux-mêmes ? Qu’ils répondent aux armes par les armes ?
 
« (…) Refondons les armes »

Elle n’est pas chouette, cette fable de « fondus » servie au président de la République ? Les deux « kalachs » à la colombe qui illustrent le titre de la pétition ? Prenez-les toutes, Monsieur le Président, en plus on vous les donne ! Vous allez, c’est sûr, nous faire de la peine parce que nous, à la chasse, c’est tous les jours que nous nous servons de nos kalachnikovs pour tirer l’alouette.

 

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« Interdisez », « réquisitionnez » et « fondez » aussi, si vous voulez, nos colts 45 pour la grive, nos P 38 pour la palombe, nos pistolets-mitrailleurs Scorpio pour le faisan, sans oublier bien sûr nos lance-roquettes antichar M 72 Law pour le chevreuil, soit autant de catégories d’armes de guerre, kalachnikovs comprises (et non d’armes de chasse, mesdames et messieurs les pétitionnaires distraits) que l’on trouve, hélas, réellement, de plus en plus souvent en France. Mais habituellement, pareil arsenal ne se cache (ou s’exhibe !) que dans les sous-sols des villes et banlieues, rarement dans les jardins de nos villages ; douaniers, policiers et gendarmes les trouvent plutôt dans les mains expertes en trafics, braquages et crimes en tous genres que dans les armoires fortes obligatoires du paisible chasseur français.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE