ESTIVALES 2019 (2)

SAISON DE CHASSE 2019-2020 : LA CHUTE OBSERVEE DU NOMBRE DE SANGLIERS VA-T-ELLE SE POURSUIVRE ?

 

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Tableaux noirs

.   Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, il ne sera pas question ici de rentrée scolaire mais bien de tableaux de chasse, au sanglier pour être précis. La saison de chasse 2018-2019 aura été marquée par une baisse importante des tableaux sangliers. Le constat a été fait un peu partout en France, principalement dans les départements du sud-est. Pourtant, les chasseurs ont chassé autant.

En Drôme-Ardèche, avec le même nombre de jours de chasse, des ACCA ont eu des prélèvements diminués de moitié, parfois jusqu’à 75 ou 80 % en moins. Il y avait donc moins de sangliers dans les bois. Si les agriculteurs pour les dégâts et les chasseurs pour la facture voient plutôt d’un bon œil cette évolution, on s’interroge : quelles sont les causes de cette régression de l’espèce dans de telles proportions une année par rapport à l’autre ?  

La saison qui s’ouvre sera-t-elle celle du rééquilibrage ou la tendance à la baisse va-t-elle encore s’accentuer ?

 

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LES INCENDIAIRES DE L’ESCRINET ANNONCENT QU’ILS VONT CONTINUER

Face à un extrémisme agissant hors des lois de la République, l’Inter Chasse 2607 s’étonne du silence des plus hautes autorités de l’Etat

 

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« Bien-sûr les chasseurs trouveront d’autres locaux (…). Bien-sûr nous serons là, sabotant leurs dispositifs, détruisant véhicules et bâtiments, libérant futur gibier et chiens maltraités ».

Non contents d’avoir réussi leur coup, les « antispécistes » de l’Escrinet annoncent qu’ils vont continuer.  

Sur le site « anarchiste » qui héberge leurs revendications, ils s’offrent même le plaisir de détailler les actions à venir qu’ils promettent aux chasseurs ardéchois comme cela s’est déjà produit ailleurs. Lisons entre les lignes : grillages cisaillés dans les élevages de faisans et perdrix pour les faire s’envoler, opérations commandos sur des 4 x 4 en stationnement pour faire sauver les chiens laissés à l’intérieur ou dans les remorques lors des battues au sanglier.  

Faut-il les croire ? Nous pensons qu’on aurait tort de ne pas prendre la menace au sérieux. Dans plusieurs régions de France, de fâcheux précédents indiquent que ces jeunes-gens ne plaisantent pas. L’action « antispéciste » militante n’est en rien l’œuvre d’un illuminé ou d’individus isolés. Il s’agit d’un mouvement importé en France par quelques intellectuels puis relayé par des médias. Implanté dans plusieurs régions, fort de quelques dizaines de personnes généralement jeunes et assez souvent diplômées, le mouvement a son noyau dur constitué d’étudiants. Communiquant principalement à partir des réseaux sociaux qu’ils maitrisent parfaitement bien, porteurs d’une idéologie totalisante théorisée dans des milieux universitaires, les « antispécistes » défient depuis plusieurs années déjà les lois et les autorités de la République en utilisant la violence contre les biens et quelquefois les personnes. Avec une préférence marquée pour s’en prendre aux bouchers et charcutiers, ils attaquent aussi les poissonniers. Ils ont placé sous haute surveillance les corridas et les abattoirs professionnels, relayés en cela par d’autres associations qui tout en partageant à peu près la même cause refusent d’endosser la responsabilité de l’action illégale et violente pouvant conduire en prison. A l’occasion, les « antispécistes » ne dédaignent pas défier des chasseurs en s’en prenant à leur siège social comme en Ardèche ou dans l’Oise, en sciant les pieds des miradors de chasse comme dans la Drôme, en provoquant la chute d’un cavalier lors d’une chasse à courre comme dans la Loire Atlantique, etc.

Alors, les croire quand ils disent qu’ils vont continuer ? Oui. On peut aussi les en empêcher. Sans parler de ce que l’on entend dire sur des comités d’accueil particuliers en train de se constituer, de rondes nocturnes déjà régulièrement effectuées, de pièges photographiques ou autres technologies de pointe mis en place pas nécessairement pour filmer la faune sauvage, etc., oui on peut les en empêcher à condition que le pouvoir exécutif, garant de l’application des lois, fasse maintenant arrêter les responsables de ces actions criminelles avant qu’ils n’aient le temps et l’envie de recommencer …  

… Et que ça finisse un jour vraiment mal si des attaquants se trouvent soudain nez à nez avec des attaqués.

 

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DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 7 H

 

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Photos Inter/CC BY/ Pxhere/Pxhere/Flickr/Own Work-Rizzo

 

 

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Photos Inter/Capture/Site ONCFS

 

 

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« Assez de ces donneurs de leçons hypocrites qui font de l’avenir de la planète la référence obligée de tous leurs discours, culpabilisent sans cesse les pauvres gens qui roulent encore au diesel tandis qu’eux, dans le même même temps, se goinfrent, polluent et gaspillent en cédant à tous les excès d’une vie trop facile ! Quand Meghan Markle interdit au prince Harry de chasser parce que ce serait contraire à l’hygiène écologique, elle l’oblige en même temps à rejoindre Ibiza en jet privé juste après que le prince ait fait un discours sur … l’impérieuse nécessité de préserver la planète. Plus que quiconque dans notre pays, nous les chasseurs français, nous avons reçu pendant des décennies les leçons de morale et de savoir-vivre de cette bienpensance écologiste. Que reste-t-il du chemin parcouru depuis ? …  

« Si les chasseurs ne sont pas exempts de reproches, s’ils ont encore beaucoup à apprendre pour progresser, moi pour le premier, afin de mériter complètement le beau titre de « premiers écologistes de France », certains parmi nous auront plus fait en réalité pour l’environnement, l’écologie et la biodiversité que nombre d’écolos labellisés et politisés. Voulant changer la vie, l’ancien monde avait enfanté la gauche caviar ; voulant sauver la planète, le nouveau monde, celui des beaux quartiers et des belles âmes, nous sert sur plateau doré l’écologie homard.

 

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« C’est pour ne pas se couper de la vraie vie que nous organisons ces dîners » a cru pertinent de répondre Madame Séverine Servat de Rugy pour tenter désespérément – mais en vain – de sauver du naufrage politique son mari de ministre, l’ex leader d’Ecologie Les Verts, repeint en rose le temps d’une primaire, finissant LREM. « La vraie vie », au temps du vert et vertueux président de l’assemblée nationale, c’était donc de réveillonner sur place entre amis, au bon cœur des contribuables, caviar tout droit tombé de la louche, homard tout frais sorti de l’océan, Château Mouton Rothschild à 550 euros la bouteille tout droit remonté des caves du Palais-Bourbon ! Pas belle, la vie ?

 

 « Nous n’héritons pas de la terre »

 

« La palme de l’humour involontaire revient néanmoins aux collègues députés priés d’être solidaires, les honorables parlementaires auteurs d’un impérissable rapport de blanchisserie. Sans rire, ils jugent « conforme » le niveau de ces conviviales agapes parisiennes : « conforme aux normes habituelles » (sic) ! Selon les perspicaces et désintéressés enquêteurs d’un jour, « aucun produit de luxe n’a été utilisé ». « Aucun » ? Ah bon !

« Jusque-là, le bon peuple de province croyait dans sa naïveté que, même pour un député macronien ou assimilé, caviar, homard, Mouton Rothschild restaient tout de même des « produits de luxe ». Eh bien non, vous n’y êtes plus du tout ! Sans aller jusqu’à les répertorier en produits de consommation courante façon Banque Alimentaire ou Restos du cœur, les voilà politiquement recyclés dans la banalité quotidienne de toute cantine qui se respecte en utilisation « habituelle » des fonds publics d’un pays s’approchant joyeusement et sûrement des 2 500 milliards de dette publique annoncés (en réalité, 6 600 milliards en comptant la dette hors bilan de l’Etat).

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». Belle formule. Pour ce qui est de la dette publique colossale léguée en héritage à nos enfants (et petits enfants), jetons par-dessus l’amère réalité le voile pudique du silence : « Couvrez cette dette que je ne saurais voir » …

« Que le lecteur de cette chronique me permette ici un simple témoignage personnel. Dans ma jeunesse, Chargé de mission au cabinet du ministre de l’Ecologie (on disait alors l’Environnement), la seule dépense incompressible que j’avais remarqué es-qualités pendant près de trois ans dans les locaux du ministère, 45 Avenue Georges Mandel, consistait à renouveler chaque jour sur la table du salon d’honneur le très beau bouquet de fleurs naturelles qui s’y trouvait : concession obligée – à prix modeste – à la visibilité de l’Ecologie pour nos visiteurs de marque. A l’inverse, pas de pluie de pétales de roses façon Ancien Régime sur la table ministérielle.  

« Je n’ai jamais vu non plus au cours de cette période quiconque se faire servir caviar, homard ou Mouton Rothschild. Souvent en surchauffe en raison d’un
énorme travail quotidien, l’équipe ministérielle, ministre en tête, se contentait d’un déjeuner simple et ultra rapide, parfois même d’un unique sandwich. En temps normal, le repas pris au ministère ou à l’extérieur était correct mais n’avait rien d’extraordinaire. Il ne serait venu à l’idée de personne parmi nous de passer le réveillon de Noël et celui de la Saint-Sylvestre dans les bâtiments de la République, à plus forte raison aux frais des contribuables. Je n’ai pas souvenir que l’avenir de la planète en ait été défendu par nous avec moins de conviction, de compétence ou d’énergie.

 

 Le prolongement inattendu de « l’affaire de Rugy »  

 « Tant que cela concernait les autres, M. de Rugy trouvait Médiapart très bien. N’ayant tué personne, ni même jusqu’à preuve du contraire enfreint des lois plutôt accommandantes pour ceux qui les font, l’homme François de Rugy ne méritait sans doute pas l’excès d’indignité qui l’a frappé, les coups les plus durs contre sa personne ayant été portés par ses anciens nouveaux « amis » de la majorité. Mais l’homme politique qu’il a choisi d’être, de notoriété et d’envergure au départ plutôt moyennes si l’on en croit les écologistes eux-mêmes, ne méritait probablement pas davantage d’être propulsé si vite aux rangs successifs de président de l’assemblée nationale puis de ministre d’Etat, sauf à surligner le service rendu d’avoir par deux fois déserté son camp pour passer dans celui d’en face. A propos de camps, le médiatique homard de l’affaire aura eu un inattendu prolongement :

« Dans la vision habituellement clivante qui est la leur, pour certain-(e)-s porteparoles officiel-(le)-s de l’élite nationale mondialisée, la ligne de démarcation du manger-vrai français diviserait désormais la Gaule en deux camps gastronomiquement et culinairement opposés : « le homard ou les kebabs ».

 

 « Le homard pour les uns, les kebabs pour les autres », sinon rien !

 

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« A l’évidence, son absence de culture brandie comme étendard pour mieux ringardiser la tradition, la France du nouveau monde veut ignorer jusqu’à la caricature l’existence – et la résistance, Mesdames, Messieurs ! – de la laitue en vinaigrette dont les végans n’ont pas le monopole, de la salade de tomates, du gratin d’aubergine, du saucisson pur porc sans vouloir offenser personne ni manquer de respect à quelque religion que ce soit, du jambon-beurre, du pâté de campagne, de l’omelette, de la sardine en boîtes, du cabillaud, du steak-frites n’en déplaise aux antispécistes de l’Escrinet et d’ailleurs, du poulet rôti, des œufs au plat, des pâtes, du riz, de la pizza, etc. Et ne leur parlez surtout pas du gibier que vous ramenez, du poisson que vous pêchez, des champignons que vous ramassez, ils pourraient vous astreindre à résidence surveillée au fin fond de la Grotte Chauvet afin de vous y faire visiter, captif, par les touristes.

 

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« Pour eux, c’est sûr, entre homard et kebabs, entre XVIe arrondissement et 93, il n’y a rien. La France périphérique et rurale des villes moyennes et des classes populaires de Christophe Guilluy n’existe pas. La France aux 35 000 villes, villages et clochers, celle des splendides vues aériennes du Tour de France, n’existe pas. La France invisible des ronds-points soudain éclatant de jaune n’existe pas. La France des terroirs et des talents, notamment littéraires, cette France-là connue et aimée du monde entier, la France des Guy de Maupassant et Alphonse Daudet en passant par Paul Vialar, Marcel Pagnol, Maurice Genevoix et cent autres, pour eux, c’est sûr, cette France-là n’existe pas, n’existe plus, ne devrait plus exister.

 

 Place à la « modernité » ! 

 

« Du passé faisons table rase, place à la « modernité » ! A la droite du Maître jupitérien des horloges, voici venu l’homme nouveau, produit marketing de l’éblouissante galaxie sans frontière techno-écolo. De Rugy, Ecologie, pardi ! Avec de tels chevaliers blancs de la moralité et de la transparence élevés au rang de Ministres d’Etat, non seulement la planète reverdie sera sauvée des sots mais la morale publique du nouveau monde très haut se hissera, nous hissera, hissera le combat planétaire pour le climat. « Hissez haut l’Ecolo ! ».  

« Ça, dans la France de l’après-Hulot, c’est ce qu’à grands coups de trompettes médiatiques on nous avait vendu depuis l’Olympe, à nous simples mortels, chasseurs ou pas …

« La suite fut très légèrement différente, vous ne trouvez pas ? »

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LES « OISEAUX » DE LA LPO

 

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En vrai politique qu’il est devenu grâce aux médias nationaux relayant avec complaisance son infatigable combat, le président de la LPO, M. Allain BongrainDubourg est en train de ratisser large. Très large. La Ligue pour la Protection des Oiseaux s’occupe désormais de chauves-souris, hérissons et loups. Drôles d’oiseaux !  
Les emblématiques macareux moines n’y retrouvent plus leurs petits.
Bougrain-Dubourg prochain ministre de l’Ecologie ?! …

 

 

SOLIDARITE DRÔMOISE

 

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Suite à l’incendie revendiqué qui a ravagé son siège social (un million d’euros de dégâts, un an de travaux !), la FDC 07 a reçu beaucoup de messages de sympathie et de soutien. Si un grand nombre provient naturellement de l’Ardèche, des personnes et des associations extérieures au département se sont aussi manifestées. Jusqu’à présent, rares sont toutefois les personnalités politiques à avoir osé une condamnation publique de cet acte criminel. A notre connaissance, un député ardéchois l’a fait, d’ailleurs immédiatement : Fabrice Brun (LR). Côté chasse, la FNC a évidemment apporté un soutien appuyé aux chasseurs ardéchois, à leur fédération, dénonçant publiquement la montée de cet extrémisme et demandant aux pouvoirs publics d’agir. Parmi les associations écologistes, la FRAPNA Ardèche a condamné publiquement, sans aucune ambiguïté, « l’injustifiable ».

Chez nos voisins, la solidarité drômoise s’est exprimée par la députée Emmanuelle Antoine (LR). Dans un courriel de soutien aux chasseurs adressé au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’élue déclare : « Symboliquement, s’attaquer à votre siège social, c’est s’attaquer non seulement aux chasseurs ardéchois mais également aux chasseurs dans son ensemble ». Elle précise : « De tels actes, vu leur gravité, ne doivent pas rester impunis. J’interviendrai auprès de l’Etat sur la nécessité que Justice soit rendue au plus vite dans cette affaire ».

 

 

 

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Photo Inter/CC BY

 

L’INTERDEPARTEMENTALE