CHRISTIAN PIALET VA PRESIDER LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE LA CHASSE DRÔME – ARDECHE : 3 FEMMES, 3 NON CHASSEURS, 23 TITULAIRES DU TIMBRE SANGLIER SUR LES 24 CHASSEURS DU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ELU

LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2017 EST CONSTITUE. PRIORITE DES PRIORITES : LE SANGLIER QUI NOURRIT DES INQUIETUDES. SANS OUBLIER LE RESTE.

 

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Christian Pialet, nouvelle équipe « sanglier » et 36e réélection à l’unanimité
Photo Inter/JMS

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Record absolu.

Quand la loi Verdeille a créé les ACCA en 1964, le tableau national sanglier  annuel correspondait alors au nombre de bêtes noires actuellement prélevées dans le seul département de l’Ardèche : 25 000-26 000.

Selon les statistiques de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), il se prélevait en France entre 35 000 et 40 000 sangliers par an dans les années 1970, ce qui correspond en ordre de grandeur au prélèvement actuel dans les deux départements Ardèche et Drôme.

Vingt ans après, dans les années 90, les chasseurs réalisaient un tableau national de 150 000 bêtes. La progression sera constante de 1970 à 2013. Le pic est atteint lors de la saison de chasse 2012-2013. 604 672 sangliers ont été prélevés cette saison-là, soit une augmentation de 1 650 % en quarante ans !

Après une légère décrue (550 000 en 2013-2014), la courbe repart à la hausse avec 585 000 sangliers prélevés en 2014-2015 ; puis 667 000 en 2015- 2016 :

Nouveau record absolu.

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LA NOUVELLE ÉQUIPE 2017

LE BUREAU INTERDÉPARTEMENTAL

 

Composé du président, des vice-présidents, de la conseillère scientifique, du secrétaire, du trésorier, le Bureau Interdépartemental (13 membres) a été élu le 31 mars 2017 par le Conseil Interdépartemental (27 membres) pour une durée d’un an jusqu’à l’assemblée générale annuelle 2018. Ouvrant le 1e Conseil 2017, le président sortant, Christian Pialet, a souligné : « l’Interdépartementale est forte comme elle ne l’a jamais été ». Toujours élu et réélu en assemblée générale à l’unanimité des votants depuis 1981, ayant déjà effectué pas moins de 36 mandats d’un an à la tête de l’Interdépartementale depuis sa première élection à l’âge de 30 ans, le président-fondateur-bénévole a fait part à ses amis chasseurs de son « interrogation » avant d’envisager un éventuel 37e mandat : « Au moment où une page se tourne pour l’Interdépartementale, je ne suis pas certain d’être le mieux placé pour porter la parole et l’image de cette nouvelle équipe sanglier ». La réponse du Conseil Interdépartemental a pourtant été unanime pour refuser l’interrogation. C’est donc bien l’Ardéchois expérimenté qui va présider aux destinées de la nouvelle équipe dirigeante. Christian Pialet a tenu à en informer personnellement le président de sa fédération, Jacques Aurange, « par courtoisie ». Les deux présidents, parfois opposés dans le cadre de leurs fonctions, ne cachent pas une considération réciproque.

❖ Le Bureau assure le fonctionnement permanent de l’association, les relations avec les pouvoirs publics, les élus, les partenaires officiels, la presse, la FNC, les fédérations, les ACCA, les associations spécialisées
❖ Il diffuse l’information interne et gère la communication externe (site internet, Le lien, courrier, courrier informatique, téléphone, tenue des fichiers, entretiens, réunions)
❖ Le Bureau assure le fonctionnement régulier de la trésorerie et tient à jour la comptabilité en relation avec l’établissement bancaire
❖ Il prépare les réunions du Conseil Interdépartemental et de l’Assemblée Générale annuelle, assure le suivi des projets et décisions


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Le Bureau Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Olivier Sabaton (en incrustation), Jacky Féroussier, Jordan Laude, Franck Chalas, Denis Péatier, Christian Pialet, Anthony Cuoq (en incrustation), Noël Chautard, Serge Roux, Marie-Agnès Pialet, Sébastien Riou, Alain Pialet (en incrustation), Joël Mounier,
Photo Inter/JMS

LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

  • Il fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
  • Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
  • Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
  • Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

 

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Le Conseil Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Fabien Saussac, Jacky Féroussier, Claude Talon, Anthony Cuoq (en incrustation), Vincent Lebelleguic, Jean Nicolas, Charly Chaussinand, Nicolas Morette, Franck Chalas, Marie-Agnès Pialet, Jordan Laude, Cyril Mazade, Denis Péatier, Noël Chautard, Christian Pialet, Serge Roux, Mickaël Félix, Alain Pialet (en incrustation), Chantal Jonac, Jean Fanget, Sébastien Riou, Olivier Sabaton (en incrustation), Joël Mounier, Gérard Avenas (en incrustation), Yolaine Létrange (en incrustation), Michel Hériter (en incrustation), Patrice Ligiot
Photo Inter/JMS

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Parmi les 11 nouveaux élus des 27 membres du Conseil Interdépartemental

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Invité du 1e Conseil Interdépartemental 2017 : Serge Gay, Président de l’ACCA de Satillieu
A la prise de vues … « JMS » -
Photos Inter/JMS … Sauf une, devinez laquelle !

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POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

 

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« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie … »

« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie depuis les années 1990. Mais ces cinq dernières années, cette maîtrise a franchi une nouvelle étape ».

DEPUIS 2012, POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

Il suffit « d’effacer en laboratoire puis de réécrire des lettres isolées ou des morceaux de gènes ».

« C’est facile, rapide, efficace, peu coûteux ».

La technique dont il est question ici renvoie à l’outil scientifique « Crispr-Cas9 », « sorte de combinaison hybride entre le ciseau, le Tipp-Ex et l’encre ».

L’utilisation de cette technologie « se développe dans les laboratoires du monde entier ».

Ce ne sont pas des rumeurs, ni des exagérations, ni de l’imagination. Ce qui est affirmé ici, ce n’est pas l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche qui l’invente.

Ce qui est écrit ci-dessus « entre guillemets » est signé.

Non par un étudiant préparant une thèse avec les éléments qu’on veut bien lui donner mais par trois scientifiques de haut niveau :

Alexandra Henrion-Caude, généticienne, directrice de recherche à l’Inserm, Catherine Bourgain, généticienne, chargée de recherche à l’Inserm, Alain Privat, neurobiologiste, membre correspondant de l’Académie de médecine

 

QU’EN PENSENT LA MINISTRE DE TUTELLE DES FEDERATIONS DE CHASSE, LA RESPONSABLE SCIENTIFIQUE DU RESEAU SAGIR DE L’ONCFS, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE, CELUI DES PYRENEES ORIENTALES ?

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« Facile, rapide, efficace, peu coûteux » …
Direction, l’Ardèche, puis les Pyrénées Orientales et l’Espagne ?

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PRESIDENTIELLE : LA CHASSE AUX VOIX EST OUVERTE

 

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La FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a invité les « principaux » candidats à la Présidentielle (très bien, mais pourquoi ceux-là et pas les autres ?) à venir exposer leurs idées et projets sur la chasse et la nature. Si les chasseurs ont appris à leurs dépens à se méfier des promesses politiques qui n’engagent que ceux qui les croient, l’exercice permet au moins de situer l’intérêt relatif que le monde politique nous porte le temps d’une campagne électorale.

Sur onze candidats à l’élection présidentielle, cinq seulement étaient donc invités. Deux ont jugé utile de se déplacer : François Fillon (LR), Emmanuel Macron (EM). L’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, qui n’a pu s’empêcher de faire une allusion un peu lourde à la tournure particulière prise par sa campagne, a aligné une dizaine de propositions concrètes, en fait celles de CPNT. L’ancien Secrétaire Général adjoint de l’Elysée et Ministre de François Hollande, candidat préféré des calamités de la chasse Ségolène Royal et Barbara Pompili, visiblement peu familiarisé avec le sujet, a estimé plus prudent, afin de ne fâcher personne, de s’en tenir aux généralités.

Marine Le Pen (FN) dont le modèle français, dit-elle, est Brigitte Bardot, comme Jean-Luc Mélenchon (FG), nouveau converti de l’écologie, ont préféré ne pas venir tout en se faisant représenter. Le candidat PS n’est pas venu. Il n’était pas représenté : mission impossible pour un socialiste que d’avoir à défendre devant la représentation nationale des chasseurs le honteux bilan chasse Hollande-Royal-Pompili dont personne, même à gauche, n’ose se réclamer.

 

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Une lettre très commentée que personne n’a lu … A part peut-être le président de la fédération ?

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Le 21 février 2017, le président de la fédération commente la lettre que la ministre de l’Environnement vient d’adresser au préfet de l’Ardèche, courrier « intimant l’ordre » à celui-ci – c’est ce que dit la fédération – d’annuler toute affaire cessante les arrêtés « pigeon ramier nuisible » qu’il vient de signer les 10 et 13 février. Le Préfet, « ami » du président de la fédération, aurait-il simplement oublié de soumettre son 2e projet d’arrêté (13 février) au cabinet de la ministre ? C’est peu vraisemblable. Depuis le 9 mars 2015 que ce préfet est en poste à Privas, M. Triolle a eu tout le temps d’y penser. Alors que s’est-il  réellement passé au cours de cette folle semaine où l’Etat girouette interdit ce qu’il vient d’autoriser ?

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La zone d’ombre volontairement entretenue depuis plus d’un mois maintenant par le président de fédération, c’est le motif exact mis en avant par la ministre pour « intimer » à son préfet et … Obtenir.

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A ce jour, le contenu de la lettre signée par la ministre n’est toujours pas connu des 12 500 chasseurs ardéchois qui sont pourtant les premiers concernés. Si le président de fédération s’est autorisé à commenter publiquement une lettre de sa ministre de tutelle au nom des 12 500 chasseurs adhérents obligatoires de la fédération, on suppose au moins qu’il l’a lue. Si c’est le cas, il est bien le seul.

Des questions sont aujourd’hui sur toutes les lèvres, questions auxquelles la fédération ne pourra pas se dérober face à ses adhérents obligatoires lors de leur assemblée générale d’Aubenas le 13 mai prochain :

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Le préfet signe son arrêté d’interdiction du pigeon ramier le 20 février. Le 21 février, Jacques Aurange qui se dit surpris signe pourtant sans état d’âme un communiqué fédéral d’une page adressant au représentant du gouvernement « remerciements », « soutien » et « amitié ».

Comment le président fédéral peut-il sérieusement prétendre qu’il ne « s’attendait pas à cette décision » (Dauphiné du 22 février 2017) ? N’avait-il jamais entendu parler avant de … Mme Royal ? Comment un président de fédération qui parle et agit au nom de 12 500 chasseurs peut-il s’incliner en 24 heures sans combattre, aussi rapidement, aussi facilement, aussi docilement devant ce coup de force politique (voler aux chasseurs ce qui venait de leur être enfin donné) ?

Comment en 24 heures chrono, le président fédéral, face à une décision à laquelle il prétend « ne pas s’attendre » peut-il trouver le temps de penser, préparer, rédiger un long communiqué, de le faire parvenir à temps au journal pour l’édition du lendemain, de convoquer puis réunir son Conseil d’Administration, de consulter l’ensemble des responsables cynégétiques du département connaissant bien le dossier pigeon (dans et hors fédération), d’alerter la fédération régionale des chasseurs, la fédération nationale (FNC) pour leur demander conseils et soutien, de rechercher avec les services de la fédération et les services de la préfecture toutes les issues honorables possibles, de consulter l’avocat des fédérations sur les différents recours juridiques existant, d’envisager en riposte avec son Conseil d’Administration toutes les formes d’action légales pour mobiliser aussitôt les 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement (il savait s’en prévaloir le 10 septembre 2016 quand c’est le préfet qui le lui demandait !), mobiliser ses adhérents obligatoires détenteurs du droit de chasse (les 300 ACCA 07 et les dizaines de chasses privées), s’assurer du concours actif (il l’aurait eu sans problème) de l’association Drôme-Ardèche qui défend réellement les chasseurs ?

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Pourquoi ne même pas prendre le temps, au strict minimum, de réfuter point par point dans le communiqué fédéral du 21 février chaque « argument technique et scientifique » mis en avant par la ministre dans sa lettre de recadrage du préfet ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à convaincre le gouvernement d’autoriser le pigeon en mars loin de « la critique, des polémiques stériles qui n’ont jamais été très favorables aux intérêts de la chasse et des chasseurs » ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à rendre inutile le droit des chasseurs à manifester ?

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Dans cette triste affaire qui signe probablement la fin de l’épopée pigeon ramier en Ardèche, épopée ancestrale bicentenaire, la fédération de l’Ardèche, par son isolement délibéré et ses choix assumés, s’est placée d’elle-même au pied du mur. La fédération a des comptes à rendre à ses adhérents obligatoires et cotisants : chasseurs, ACCA, chasses privées. Le 10 septembre 2016, le président fédéral faisait la leçon aux ACCA manifestantes. Le 21 février 2017, la FDC 07 enterrait la chasse au pigeon ramier de mars. Un élu nous a dit : « On dirait presque que votre président fédéral est soulagé d’en avoir terminé avec le pigeon ».

La fédération ne pourra pas s’en tirer par le simple communiqué de son président assurant « remerciements », « soutien » et « amitié » au préfet « courageux ». Parce que ce serait se moquer du monde.

Le jour de l’assemblée générale annuelle des chasseurs de l’Ardèche à Aubenas, la fédération va tenter d’éteindre la mèche qu’elle a elle-même allumée. Elle va essayer d’expliquer aux chasseurs les plus naïfs ou les moins informés que pour le pigeon ramier comme pour le sanglier « elle a fait tout ce qu’elle pouvait », que « manifester ne sert à rien ». Avec les interventions à la tribune pendant plus de 3 heures, l’assemblée générale des chasseurs risque de se transformer comme l’an passé en congrès politique. La fédération va encore nous dire qu’il vaut mieux « attendre les prochaines élections pour compter sur des jours meilleurs » (encore la politique). D’ici au 13 mai, la fédération attendra les bras croisés que Mme Royal soit partie dans le seul but de ne pas trop exposer le porte-parole officiel de la ministre, l’« ami » préfet, à la grosse colère des chasseurs ardéchois (toujours la politique !) … d’où cette date très tardive du 13 mai (soit, après l’élection présidentielle) qui a été choisie par le président Aurange alors que l’assemblée générale des chasseurs drômois a été fixée au 8 avril. Rappelons que les assemblées générales des chasseurs ardéchois et drômois avaient eu lieu le même jour l’an passé et déjà l’année d’avant.

Toutes ces subtilités, ces « finasseries » comme disent certains, ces calculs politiques à deux euros, ne trompent plus grand monde. Pas un chasseur digne de ce nom ne conteste que, dès l’interdiction du pigeon annoncée le 21 février, la seule réponse fédérale à la hauteur de cette « scandaleuse situation » (comme dit le président de la commission fédérale migrateurs, Bernard Brottes) était d’appeler solennellement l’ensemble des chasseurs ardéchois à manifester dans le calme et la détermination. Manifester légalement mais manifester fermement une légitime colère, une juste indignation. Au lieu de cela, le président de la chasse ardéchoise a dit merci.

Face à un pouvoir politique pourtant bien affaibli, la fédération des chasseurs n’aurait-elle plus que le droit de se taire ? Au minimum, elle pouvait toujours demander à l’Interdépartementale d’appeler à manifester à sa place, nous on sait faire, on peut faire … Surtout, on ose faire. Sans être paralysés par la peur de déplaire au préfet et à sa ministre.

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« En ma qualité de président fédéral, je ne cautionne en rien cette initiative »
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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A une semaine d’une manifestation de chasseurs d’ACCA qu’il a « courageusement » désavouée (communiqué ci-dessus du 2 septembre 2016), le président de la FDC 07 a mis tout son poids dans la balance non pour aider à lutter contre une situation scandaleuse faite aux chasseurs ardéchois, ce qui était son devoir mais pour s’opposer aux ACCA qui osent dénoncer cette situation dans le seul but de la faire changer.

Avec une fédération qui n’a « besoin de personne, surtout pas de l’Interdépartementale », qui avance bras dessus bras dessous avec « l’ami » préfet, on allait voir ce qu’on allait voir ! Les « arguments techniques et scientifiques de la fédération » allaient balayer « la critique » et « les polémiques stériles » de ces ACCA de l’Interdépartementale qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas. « Les portes du dialogue constructif largement ouvertes » par « M. le Préfet » à Jacques Aurange et Bernard Brottes (mais pas aux autres !) allaient enfin permettre d’obtenir ce que la FDC 07 annonce à ses adhérents obligatoires depuis des années mais que cette même fédération n’a jamais pu obtenir pour eux ni d’un parlementaire, ni d’un ministre, ni d’un préfet alors que les fédérations des départements voisins l’obtiennent sans difficulté. Ah ! On allait voir ce qu’on allait voir …

 

Pour voir, on a vu !

On imagine sans peine que les « arguments techniques et scientifiques » de la ministre doivent être particulièrement convaincants pour que le représentant du gouvernement dans le département abdique en rase campagne comme il l’a fait, pour qu’il lâche sans égard l’« ami » président de fédération au tout dernier moment.

Que contient donc cette lettre de la ministre pour que la fédération qui jouait le quitte ou double de la crédibilité sur ce dossier emblématique du pigeon ramier en soit réduite à sonner piteusement la retraite, à ordonner le sauve qui peut général en s’empressant dans l’heure qui a suivi l’interdiction de signer l’armistice sur un coin de table avec le représentant de l’Etat mandaté par Ségolène Royal, la ministre la plus antichasse de la 5e République depuis Dominique Voynet ?

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Il reste une dernière interrogation à laquelle la fédération de Jacques Aurange a l’obligation d’apporter une réponse précise :

Pour quelle raison le contenu de la lettre de Madame Royal est-il caché aux chasseurs qui ignorent par conséquent quels arguments décisifs ont bien pu balayer « les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ? A partir de quelle grossière erreur du préfet ou du président de la fédération, la ministre de l’Environnement a-t-elle pu se sentir autorisée (avec l’aval de Matignon ?) à rudoyer aussi vertement un préfet se disant pourtant lui-même « très combattif » (sic) sur ce dossier, le rudoyer au point de le faire céder immédiatement ? Enfin et surtout, dans quelles combines politiques inavouables la fédération des chasseurs de l’Ardèche a-t-elle bien pu se laisser entrainer pour que Ségolène Royal puisse s’offrir le plaisir d’humilier une fois de plus, à travers l’affront fait à leur président de fédération, les 12 500 chasseurs ardéchois adhérents obligatoires de cette fédération ?

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Pour l’avenir de la chasse en Ardèche, ce n’est pas seulement regrettable, c’est inquiétant.

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L’INTERDEPARTEMENTALE