ESTIVALES 2020

Après le confinement

LA CHASSE REPREND SES DROITS MAIS L’ANTICHASSE RETROUVE SES MAROTTES, ENCOURAGEE PAR 62 PARLEMENTAIRES ET … LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE

 

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PENDANT QUE LE PRESIDENT NATIONAL DES CHASSEURS EST PLACE AVEC SA FAMILLE SOUS PROTECTION POLICIERE, 62 PARLEMENTAIRES S’ATTAQUENT AUX CHASSES TRADITIONNELLES ET « NOTRE » MINISTRE EN RAJOUTE !

. Il a bon dos, le chat, pour ceux qui veulent s’en prendre à la chasse et à ses représentants …

 

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.   Lorsqu’en Australie une étude scientifique vient confirmer la forte prédation des chats sur les oiseaux, ce constat faisant suite à une étude similaire réalisée en Grande-Bretagne qui estimait la prédation par les chats à plusieurs millions d’oiseaux par an, en France personne ne dit rien. Lorsque les ornithologues de la LPO s’appuient sur ces études pour demander aux pouvoirs publics la stérilisation obligatoire des chats divagants, en France les « amis des animaux » trouvent ça très bien au point de relayer la demande auprès des municipalités. Une campagne sur les réseaux sociaux est orchestrée par eux, pétitions à l’appui …

Mais que Willy Schraen, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), dise exactement la même chose, le voilà alors submergé par un torrent d’insultes, débilités, propos haineux qui se déversent sur les réseaux sociaux. L’hystérisation collective gagne les pétitionnaires.

En soulignant que la gestion des chats errants dans la nature n’est pas de la responsabilité particulière des chasseurs mais de tous ceux qui ont en charge le maintien de la biodiversité, Willy Schraen n’a jamais dit qu’il fallait tuer les chats mais simplement capturer ceux qui errent en pleine nature, loin des habitations, pour les confier à la SPA en vue de stérilisation.  

Mais n’y a-t-il pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ? …

 

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MENACES DE MORT 

 

Pour le remercier de prendre la défense des rouges-gorges, mésanges, musaraignes, écureuils, lézards et autres petites proies habituelles des chats errants, le président de la FNC – mais aussi les membres de sa famille ! – ont reçu « des centaines de menaces de mort » suffisamment prises au sérieux pour qu’ils soient placés « sous protection policière » :

Parfaitement déplorable.

Les vrais écologistes, les vrais naturalistes, les vrais ornithologues, les vrais amis des animaux auraient beaucoup gagné, pensons-nous, à se démarquer publiquement, comme l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche le fait, de cette stupide campagne de dénigrement aussi injuste que discriminatoire dont les chats ne sont évidemment que les prétextes et les chasseurs, à travers leur plus éminent représentant odieusement pris pour cible, les victimes.  

 

PAS UN MOT DE LA MINISTRE POURTANT CENSEE REPRESENTER ET DEFENDRE LES CHASSEURS ! 

 

Voilà que nous sommes à nouveau plongés dans un contexte de grandes tensions s’exerçant contre la chasse mais tout se passe désormais dans un cadre national et mondial beaucoup plus large. Cela va des modes véganes (dont certaines sont respectables) aux ultra-antispécistes militants qui veulent imposer aux autres l’idée d’un animal égal de l’Homme en passant par toutes les facettes des délires animalistes. Le dernier en date est rapporté par le site d’Orange : « Des militantes seins nus dénoncent à Paris le « calvaire » des … vaches laitières ». Slogan : « Lait = cruauté ». Moralité de l’histoire : une poitrine peut-elle durablement tenir lieu de cerveau ? Or, dans ce contexte où tout semble permis, que dit la ministre de la chasse quand le président national des chasseurs se trouve menacé de mort par des centaines de personnes ? …

 

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Rien. Elle ne dit rien. Elisabeth Borne se tait. Honteusement. « Qui ne dit mot consent » ?  On n’ose tout de même pas imaginer qu’un ministre de la République puisse, même intellectuellement, se ranger dans le camp de l’ignoble, cautionner de son autorité et de son silence des méthodes radicalement abjectes, même par penchant idéologique antichasse prononcé, par démagogie politique « moderniste ». Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire quand on est une ministre encartée LREM, est-ce aider le président de la République ?

Toujours est-il que Willy Schraen n’a que modérément apprécié la méthode. Au point d’écrire ce qu’il en pense à la ministre en question. Il lui demande de le recevoir sans tarder … Pour une franche explication :

« Des centaines de menaces de mort parfaitement identifiées et transmises à la justice me valent encore aujourd’hui d’être sous protection policière. Durant cette période, j’ai reçu de nombreux soutiens mais pas un message, pas un appel et encore moins une condamnation publique de votre part ».

 

 . Au nom de la « modernité », des politiciens hors-sols enhardis par une ministre de l’Ecologie « qui n’aime pas les chasseurs », réclament la fin des « chasses traditionnelles » et l’interdiction de réguler les blaireaux. En pleine crise, il ne manquait plus que ça au tableau !

 

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.   A peine sorti du confinement mais évidemment pas de la Crise, le monde politique de l’après Covid ressemble déjà furieusement au monde politique d’avant. Autant que le nouveau monde promis ressemblait déjà pas mal, avant la Crise, à l’ancien tant décrié ? Sous la pression de minorités activistes opposées à la chasse et d’ailleurs opposées à tout, revoilà en effet les vieux réflexes politiciens démagos de l’antichasse politique qui avance masquée, drapée de « modernité » !

 

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Ainsi, 62 députés et sénateurs sortent du bois pour réclamer à cors et à cris la fin de nos « chasses traditionnelles ». Fin « progressive » … Tu parles ! Traduisez : « Fin définitive prochaine ». Pour faire bonne mesure, les 62 s’emploient à obtenir dès cette saison de la ministre de l’Ecologie, Elisabeth Borne, l’interdiction de réguler les blaireaux qui serait immanquablement suivie de l’interdiction de réguler les renards : façon habile de priver les chasseurs d’un petit gibier alors voué à une disparition certaine et par ce moyen sournois de se débarrasser de ces chasseurs là sans avoir à payer le prix politique de leur fermer la chasse. Parmi les 62, des Verts bien sûrs, quelques élus de gauche, de droite et d’on ne sait où mais aussi et avant tout des macronistes (légitimistes ou dissidents mais provisoirement réconciliés contre la chasse). Tout ce beau monde, généralement des beaux quartiers, est emmené par Loïc Dombreval (LREM), le président du groupe d’études sur la condition animale à l’Assemblée Nationale, fer de lance de l’antichasse parlementaire.

 

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Les pratiques cynégétiques actuelles appelées « chasses traditionnelles » que les 62 condamnent également à une disparition certaine sont pourtant très sélectives, rigoureusement encadrées et absolument insignifiantes en impact sur la biodiversité par le nombre infime d’oiseaux choisis et prélevés. Alors, où est vraiment leur problème ? Ces pratiques ancestrales, qui ne concernent d’ailleurs plus qu’un petit nombre de chasseurs souvent âgés (tenderie aux grives ou prélèvement à la glu, filets des palombières, etc.) sont jugées par eux « archaïques ». Dans leur bouche, « tradition » a toujours été un gros-mot. A « l’archaïsme » cynégétique, ces 62 parlementaires hors-sols qui n’ont jamais mis les pieds dans une palombière, ni suivi dans la rosée du matin un tendeur de grives, veulent substituer une chasse « modernisée », c’est-à-dire bientôt interdite. On se croirait revenu à la grande époque de l’Escrinet. 

 

Les montagnards ont leurs marmottes, les écolos des villes ont leurs marottes !

 

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Paraître « moderne » aux yeux de leurs électeurs, voilà l’obsession de ceux qui jettent dans les poubelles de l’histoire des pans entiers de notre culture dont la chasse, qu’ils l’ignorent ou font semblant, fait partie : le nouveau monde ayant fait table rase du passé contre le vieux monde qui résiste ; des mondialistes sachants, confinés permanents des métropoles polluées contre des chasseurs ignorants, rendus arriérés par l’air pur des campagnes ; des citadins modernes contre des ruraux archaïques ; Jupitériens romains contre « Gaulois réfractaires ». N’en jetez plus, on a compris.

 

Alors que dans notre pays des gens meurent encore chaque jour du covid-19 et qu’un violent choc économique et social s’annonce, des parlementaires se demandent en France quelle sera la meilleure façon … d’attraper une brochette de grives et surtout d’emmerder quelques chasseurs !

 

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Quelle serait donc la motivation profonde de ces élus de la République qui les pousserait, selon eux, à alerter la nation ? Être en phase, répondent-ils, avec « les enjeux actuels ». Vous avez bien lu ! Les bras nous en tombent. Nous, on croyait naïvement qu’avec une pandémie faisant en France 30 000 morts, un effondrement économique et social sans précédent désormais en marche, « les enjeux actuels » pour les élus de la nation étaient de mobiliser toute leur leur énergie pour éviter aux Français de trop souffrir trop longtemps et surtout pour que pareille catastrophe ne se reproduise pas à la prochaine épidémie. Eh bien non ! Pour ces distingués parlementaires, « les enjeux actuels » consistent à lancer un grand bla-bla national sur la question prodigieusement vitale pour les 67 millions de personnes vivant en France :

« Dans une centaine de communes, faut-il continuer ou non d’attraper quelques dizaines de grives par an avec de la glu ? » …  

La République française en marche vers le monde nouveau réinventé ? ! …

 

. Au niveau régional, selon nos informations, à l’exception notable de Madame Alice Thourot, Député (LREM) de la Drôme en recherche désespérée de voix écolo-bobos après son échec au premier tour des municipales à Montélimar, aucun Député, aucun Sénateur, ni de la Drôme, ni de l’Ardèche n’a voulu prendre le risque de se fourvoyer en s’engageant dans ce douteux combat d’écolos-bobos-parisiens et assimilés. 

C’est tout à l’honneur de nos élus.

 

 

Le jeu trouble de Madame Borne

LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE N’EST-ELLE JAMAIS SORTIE DE SON BUREAU ?  

 

« Quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limites », disait le Président Pompidou.

 

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Un ministre de la République ne devrait pas dire ça. 

 

A écouter le cri d’alarme et du cœur d’Elisabeth Borne, on s’interroge. Qui est donc ce pauvre M. Rigaux, témoin malheureux et direct d’une « démocratie » qui vacille ? S’agit-il d’un paisible promeneur pris en tenaille entre mortiers d’émeutiers manifestants et grenades de désencerclement de CRS un jour ordinaire de manif dans Paris ? Non. Peut-être alors cet habitant rentrant chez lui le soir, sidéré, choqué de se retrouver soudain au milieu de 200 furieux armés jusqu’aux dents, voiture folle en vol plané, parades de guerre entre Tchétchènes et Maghrébins, non pas au Liban ou en Syrie mais à Dijon, ville de province française ? Non plus ! Sans-doute alors et c’est bien le plus probable un proche de la famille de Willy Schraen depuis que le président national des chasseurs et sa famille sont placés « sous protection policière » pour avoir reçu « des centaines de menaces de mort » ? Dans ce cas, il est bien naturel, n’est-ce pas, que la ministre en charge de la chasse et des chasseurs témoigne aussitôt son soutien au président de la FNC, à ses proches et fasse part publiquement de son indignation face à « ces pratiques intolérables ». Eh bien, les amis, vous n’y êtes pas du tout.

M. Rigaux, militant antichasse notoire est l’auteur de « Pas de fusils dans la nature ! ». Or, c’est à lui et à lui seul que la ministre de la chasse Elisabeth Borne réserve sa compassion et lui dédie ses lamentations. Mais pas un mot jusque-là au président national des chasseurs pourtant menacé de mort !  Quand on est ministre et qu’on se montre d’ordinaire aussi avare de commentaires, aussi pudique en compassion, rompre avec son habitude pour en appeler publiquement – à ce moment précis – à « la démocratie », pour dénoncer sur les réseaux sociaux un « acte d’intimidation et de violence absolument inacceptable », pour s’appesantir sur « des pratiques intolérables » ne peut logiquement s’appuyer que sur la réalité d’un crime abominable, d’un évènement inouï dont l’infortuné M. Rigaux aurait été la malencontreuse victime collatérale.

Eh bien, vous n’y êtes toujours pas. Aux dernières nouvelles, M. Rigaux va bien et nous en sommes heureux pour lui. Alors ? Alors, ce monsieur aurait trouvé un renard mort sur sa voiture. Il dit lui-même ne pas savoir qui l’a mis mais suggère quand même que « les chasseurs » … Et ? … Et rien de plus.  Ah ! Ces histoires de renard, quelles proportions insoupçonnées peuvent-elles prendre parfois, vous n’avez pas idée. Bon ! Accordons à ce monsieur qu’il dit vrai et qu’il ait pu être logiquement contrarié par le procédé. Supposons-même, car rien ne le prouve et personne ne le dit, qu’un chasseur en soit à l’origine. A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous n’avons jamais eu recours, ni encouragé ce genre de pratiques contre nos adversaires même à une époque lointaine où certains d’entre-eux n’avaient pas les mêmes scrupules. Aux agissements de l’ombre, nous préférerons toujours face à nos
adversaires la confrontation des idées, arguments contre arguments exposés au grand jour.

Qu’un antichasse fasse monter la pression, surtout si on lui en fourni le prétexte, au moment précis où la chasse est à nouveau attaquée de toute part et devient la cible de 62 parlementaires, pas de quoi s’émouvoir, il est dans son rôle. En répondant aux 62 élus antichasse, nous sommes dans le nôtre. C’est une explication normale entre grandes personnes. Mais que la ministre de l’Ecologie saute grossièrement sur l’occasion pour en appeler aussi risiblement à « la démocratie » menacée, dénoncer aussi théâtralement un « acte d’intimidation et de violence absolument inacceptable », s’appesantir aussi grotesquement, la larme à l’œil, sur « des pratiques intolérables » rappelle caricaturalement à tous l’insincérité politique flagrante de cet ancien monde dont un jeune président de la République prétendait débarrasser les Français.

Il faut vraiment que Madame Borne n’ouvre jamais un journal, ne regarde jamais la TV, ne soit jamais sortie de son bureau, n’ait jamais quitté sa voiture de fonction avec chauffeur pour se promener dans la rue, sinon elle saurait comme tout le monde que des antispécistes et des animalistes, pas tous heureusement, pratiquent l’intimidation et l’action violente contre les chasseurs. La Fédération des chasseurs de l’Ardèche privée de siège social en sait quelque chose tout comme les jeunes veneurs envoyés à l’hôpital. Confinée permanente dans son bureau parisien, Madame Borne ne peut pas savoir que si « la démocratie » est aujourd’hui effectivement en grande souffrance, que si tous les jours et toutes les nuits, dans toutes les régions de France sans exception, des « actes d’intimidation et de violence absolument inacceptables » sont effectivement commis, les chasseurs n’y sont évidemment pour rien.

Laisser supposer si peu que ce soit le contraire en choisissant ces mots-là à ce moment-là, lorsqu’on est en charge de la chasse dans le gouvernement, en s’adressant ostensiblement au représentant des opposants à la chasse indisposé par un renard « et en même temps » en opposant un silence méprisant au représentant des chasseurs victime d’une campagne nationale d’intimidation a toutes les apparences d’un jeu trouble que nous condamnons.

 
Parce qu’un ministre de la République ne devrait pas dire ça.

Mais si Madame Borne a une autre version des choses, qu’elle nous l’envoie, nous la publierons.

Le Président de la FNC, Willy Schraen, lui, s’est dit « très choqué » et on le serait à moins, que, emboîtant le pas aux 62 parlementaires « modernistes », la ministre de l’Ecologie, Elisabeth Borne, en rajoute une couche, donnant la désagréable impression de vouloir « mettre de l’huile sur le feu » entre chasseurs et opposants à la chasse. Il vient vertement de rappeler à la dame Borne que si c’est son droit de « ne pas aimer la chasse et encore moins les chasseurs », en tant que membre du gouvernement c’est aussi son devoir de ne pas oublier qu’elle est le ministre de tutelle « de la chasse » :

« Votre mission n’est pas de mettre de l’huile sur le feu, en essayant de monter les gens les uns contre les autres, mais au contraire de trouver des solutions pour mettre un terme à la violence gratuite que subissent aujourd’hui les ruraux et leurs familles. Votre devoir est de veiller à ce que nous puissions tous vivre les uns à côté des autres avec nos différences et nos passions. Notre activité est légale, comme notre droit de pouvoir la pratiquer en toute liberté ».

 

. Aujourd’hui, nous souhaitons “bonne chance” à Barbara Pompili. Mais la nouvelle ministre de l’Ecologie ne devra faire avec les chasseurs ni les mêmes oublis, ni les mêmes erreurs que Mme Borne. EELV, LREM, la tutelle de Ségolène Royal “ministre de la grive communale”, c’était hier, passons. Aujourd’hui, Mme Pompili devient ministre à part entière. Qu’elle soit digne du titre et de la fonction ! La “ministre de la chasse” ne peut pas être ministre contre la chasse. S’il s’agit de sauver la planète, nous l’aiderons. S’il s’agit d’entraver la chasse qui est un droit, une liberté, un loisir, nous combattrons Mme Pompili avec les armes de la démocratie : bulletins, revues, pétitions, sites internet, réseaux sociaux, manifestations et … bulletins de vote.  

 

 

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<Extraits>

 « (…) Outre la possibilité d’instituer l’obligation de remise des armes, le préfet pourrait interdire tout transport d’armes au regard des circonstances. « (…) Un plan de prévention des risques, par le biais d’une réquisition des armes est prévu dans la constitution. Cette démarche s’impose aujourd’hui.

« (…) Vu le caractère irascible et imprévisible du chasseur, son impunité outrancière, sa dangerosité (400 morts en 30 ans), son agressivité envers les promeneurs, les militants écologistes. Agressions physiques et verbales, intimidation par des tirs etc., vu le nombre d’animaux de compagnie, surtout les chats, considérés comme membre de la famille par beaucoup de personnes, victimes de tirs d’arbalète ou de fusil de chasse, voire des pièges à mâchoires
 
« (…) Attendez-vous que les gens se fassent justice eux-mêmes ? Qu’ils répondent aux armes par les armes ?
 
« (…) Refondons les armes »

Elle n’est pas chouette, cette fable de « fondus » servie au président de la République ? Les deux « kalachs » à la colombe qui illustrent le titre de la pétition ? Prenez-les toutes, Monsieur le Président, en plus on vous les donne ! Vous allez, c’est sûr, nous faire de la peine parce que nous, à la chasse, c’est tous les jours que nous nous servons de nos kalachnikovs pour tirer l’alouette.

 

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« Interdisez », « réquisitionnez » et « fondez » aussi, si vous voulez, nos colts 45 pour la grive, nos P 38 pour la palombe, nos pistolets-mitrailleurs Scorpio pour le faisan, sans oublier bien sûr nos lance-roquettes antichar M 72 Law pour le chevreuil, soit autant de catégories d’armes de guerre, kalachnikovs comprises (et non d’armes de chasse, mesdames et messieurs les pétitionnaires distraits) que l’on trouve, hélas, réellement, de plus en plus souvent en France. Mais habituellement, pareil arsenal ne se cache (ou s’exhibe !) que dans les sous-sols des villes et banlieues, rarement dans les jardins de nos villages ; douaniers, policiers et gendarmes les trouvent plutôt dans les mains expertes en trafics, braquages et crimes en tous genres que dans les armoires fortes obligatoires du paisible chasseur français.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

L’OIE, LE RENARD, LE FAISAN


Fin programmée de la vénerie sous terre et mauvais coup pour les chasseurs de petit gibier !

 

LE MINISTRE, L’OIE, LE RENARD, LE FAISAN ET NATURA 2000

 

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Non, ce n’est pas le titre d’une fable mais une brutalité supplémentaire faite aux chasseurs. Et celle-là pourrait nous faire très mal. Face à la révolte des chasseurs de gibier d’eau, le Ministre de l’Ecologie s’apprête à signer en catastrophe l’arrêté prolongeant de 10 jours en Février la chasse à l’oie. La suite est connue : prise sous la pression, dans la précipitation et la confusion, alors que le Ministre avait tout le temps de préparer sérieusement une décision solide, cette fragile mesure de circonstance sera aussitôt attaquée par la LPO et l’ASPAS. Pendant ce temps, oies et canards (responsables aux Pays-Bas de 10 millions d’euros de dégâts aux cultures) seront gazés par dizaines de milliers sans émouvoir si peu que ce soit nos gentils protecteurs. En Février, le même Ministre va signer – si personne ne bouge – un autre arrêté : à la demande des mêmes protecteurs autoproclamés. Il concerne cette fois la vènerie sous terre. Mais aussi, nous allons expliquer pourquoi, tous les chasseurs de petit gibier.

 

L’INTERDICTION DE LA VENERIE SOUS TERRE

L’écran de fumée habituel consiste à faire croire qu’il s’agit de moraliser cette pratique tout en limitant ses excès. En fait, c’est la disparition programmée de la vénerie que l’Etat veut mettre en place. Un article de l’arrêté ministériel en préparation prévoit « l’interdiction du déterrage en cas de présence d’une espèce protégée » : une seule espèce – animale ou végétale – suffira. La vénerie sous terre va donc pouvoir être interdite sur tous les sites Natura 2000, autrement dit, pratiquement partout ! C’est déjà beaucoup mais pas seulement. Car, la mesure est à double détente …

 

L’EFFONDREMENT DES DENSITES DE PETIT GIBIER

En supprimant ce mode efficace de régulation des prédateurs et avant l’interdiction pure et simple du piégeage, l’Etat va ainsi permettre la prolifération des blaireaux et des renards déjà trop nombreux, ce qui se traduira sur le terrain par l’effondrement prévisible des densités de petit gibier : lièvre, lapin, perdrix, faisan … Effet d’écœurement garanti, ce sera alors la diminution accentuée du nombre de chasseurs. Au bout du compte : un affaiblissement mortel de notre capacité à nous défendre.

N’est-ce pas le but ?…

L’INTERDEPARTEMENTALE