L’OIE, LE RENARD, LE FAISAN


Fin programmée de la vénerie sous terre et mauvais coup pour les chasseurs de petit gibier !

 

LE MINISTRE, L’OIE, LE RENARD, LE FAISAN ET NATURA 2000

 

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Non, ce n’est pas le titre d’une fable mais une brutalité supplémentaire faite aux chasseurs. Et celle-là pourrait nous faire très mal. Face à la révolte des chasseurs de gibier d’eau, le Ministre de l’Ecologie s’apprête à signer en catastrophe l’arrêté prolongeant de 10 jours en Février la chasse à l’oie. La suite est connue : prise sous la pression, dans la précipitation et la confusion, alors que le Ministre avait tout le temps de préparer sérieusement une décision solide, cette fragile mesure de circonstance sera aussitôt attaquée par la LPO et l’ASPAS. Pendant ce temps, oies et canards (responsables aux Pays-Bas de 10 millions d’euros de dégâts aux cultures) seront gazés par dizaines de milliers sans émouvoir si peu que ce soit nos gentils protecteurs. En Février, le même Ministre va signer – si personne ne bouge – un autre arrêté : à la demande des mêmes protecteurs autoproclamés. Il concerne cette fois la vènerie sous terre. Mais aussi, nous allons expliquer pourquoi, tous les chasseurs de petit gibier.

 

L’INTERDICTION DE LA VENERIE SOUS TERRE

L’écran de fumée habituel consiste à faire croire qu’il s’agit de moraliser cette pratique tout en limitant ses excès. En fait, c’est la disparition programmée de la vénerie que l’Etat veut mettre en place. Un article de l’arrêté ministériel en préparation prévoit « l’interdiction du déterrage en cas de présence d’une espèce protégée » : une seule espèce – animale ou végétale – suffira. La vénerie sous terre va donc pouvoir être interdite sur tous les sites Natura 2000, autrement dit, pratiquement partout ! C’est déjà beaucoup mais pas seulement. Car, la mesure est à double détente …

 

L’EFFONDREMENT DES DENSITES DE PETIT GIBIER

En supprimant ce mode efficace de régulation des prédateurs et avant l’interdiction pure et simple du piégeage, l’Etat va ainsi permettre la prolifération des blaireaux et des renards déjà trop nombreux, ce qui se traduira sur le terrain par l’effondrement prévisible des densités de petit gibier : lièvre, lapin, perdrix, faisan … Effet d’écœurement garanti, ce sera alors la diminution accentuée du nombre de chasseurs. Au bout du compte : un affaiblissement mortel de notre capacité à nous défendre.

N’est-ce pas le but ?…

L’INTERDEPARTEMENTALE