ESTIVALES 2020 (2)

Etrange ouverture 2020

 

AVEC DES MASQUES ET POUR COMMENCER LA SAISON UNE INTERDICTION PRESIDENTIELLE

 

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. ET REVOILÀ LE SANGLIER !

 

MALADIE DE L’OEDEME : L’INTER AVAIT RAISON

 

S’appuyant sur différentes remontées de terrain, en particulier les observations de ses ACCA adhérentes, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait posté sur site, vous vous en souvenez peut-être, un article documenté concluant à l’improbabilité que les chiffres officiels publiés sur la mortalité du sanglier par l’œdème correspondent à la réalité. Démonstration avait été faite, sans que personne d’ailleurs ne vienne nous contredire, qu’une « sous-estimation » importante de la mortalité sanglier annoncée était quasi certaine.

Le Chasseur Ardéchois du 1er semestre 2020 est venu confirmer notre hypothèse. Rendant compte des travaux scientifiques toujours en cours, le bulletin de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche révèle que « la mortalité du sanglier par la maladie de l’œdème est probablement sous-estimée » car « influencée par la méthode d’observation ». A l’époque, l’Interdépartementale avait listé de façon détaillée les biais introduits par « la méthode d’observation retenue par SAGIR », le réseau de surveillance du pôle scientifique de l’ONCFS.

 

ASPAS : LA FARCE GROTTESQUE POUR EN FINIR SOIDISANT AVEC LES PROBLEMES DU SANGLIER

 

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L’ASPAS tente-t-elle de semer la pagaille entre chasseurs et agriculteurs ?

 

Au moment où les uns et les autres commencent à se rapprocher comme ce fut le cas à Crest le 21 août dernier pour dénoncer ensemble la mainmise sur les espaces naturels effectuée par … l’ASPAS, la question est posée.

Pour en finir avec les problèmes du sanglier (vaste programme !) que tout agriculteur peut légitimement redouter et qu’aucun chasseur ne peut nier, l’ASPAS n’y va pas par quatre chemins. Résumons : pour supprimer les problèmes du sanglier, supprimons … le sanglier. La farce de l’ASPAS se joue en 3 actes :

1. « Beaucoup de bruit » … Pour rien. « Faire du bruit » pour « effaroucher » l’animal … Lequel, pas fou, ira s’installer chez le voisin. Préconiser des nuisances sonores (« avec détonateurs »), voilà qui est original … Pour des écolos pur vert ! …

2. « Davantage de loups ».  Les dégâts de sangliers sont financés à 100 % par les chasseurs. L’ASPAS veut « plus de loups » pour « faire diminuer le nombre de sangliers » … sans dire comment. Evidemment, l’ASPAS se garde bien de se porter volontaire pour payer la facture déjà salée de l’indemnisation des troupeaux décimés par le loup, aberration écologique financée à 100 % par les contribuables. C’est ce que l’ASPAS appelle sans rire « de la bonne gestion » … « Bonne », surtout avec l’argent des autres ! …

3. « Stériliser la bête ». Donc, en trois ou quatre ans, plus aucun sanglier du tout … Et par conséquent plus aucun chasseur non plus mais ça, l’ASPAS oublie de vous le dire … Un peu grosse quand même, la ficelle ! …

Fin des 3 actes. Rideau. On est prié d’applaudir.

 

La petite farce vous a plu ? …

 

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. La nouvelle municipalité de Beauchastel reconduit la subvention communale à l’Interdépartementale

 

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La commission Vie Associative et Sports de la commune de Beauchastel, présidée par l’Adjoint au Maire, M. Rémi Le Corre a reçu l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche le 3 août 2020.

La nouvelle municipalité de Madame karine Takès se dit très attachée à maintenir le tissu associatif du village « qui rassemble petits et grands ». « Vous êtes pour cette nouvelle équipe municipale des acteurs incontournables. Le dynamisme de la vie associative est un facteur essentiel de qualité de vie et de lien social sur la commune ».

Le Conseil Municipal du 7 juillet a voté la délibération reconduisant la subvention de fonctionnement pour 2020 attribuée à chaque association au dossier retenu dont l’Inter Chasse 26-07.

Lors de sa rencontre avec les élus municipaux, Christian Pialet a donné l’assurance à la nouvelle municipalité que, « dans la continuité de ce qui se faisait avant, vous trouverez toujours en notre association la coopération la plus positive pour contribuer au rayonnement de notre village et être un acteur dynamique de la vie associative »

 

. Des crapauds mieux protégés que nos maires ?

 

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Ne voyez aucune irrévérence, provocation où exagération dans la question posée en titre, bien au contraire car la question se pose effectivement, dramatiquement hélas au regard de nos lois, de leur interprétation, de leur application. La preuve :

. D’abord, savez-vous quelle suite vient d’être donnée à l’agissement de trois lâches ayant insulté, menacé puis frappé à la tête et dans le dos un maire de 70 ans dont le seul tort a été de les informer consciencieusement qu’un arrêté municipal interdisait d’installer sa tente sur le parking de la plage et de les alerter civiquement des dangers à faire du feu à proximité d’une pinède ? … Un « rappel à la loi ». Tu parles !

. Maintenant, savez-vous ce que vous risquez en écrasant un crapaud à ventre jaune ? « Trois ans d’emprisonnement, 150 000 € d’amende ». Comparez.

De janvier à juillet 2020, 233 maires ou adjoints ont subi une agression dans l’exercice de leur fonction au service de la collectivité.

 


. Barbara Pompili ou l’ombre d’un doute

 

Sans faire de procès d’intention à Madame Pompili, le choix du président de la République de l’avoir nommée à la tête du ministère de l’Ecologie n’est pas fait pour rassurer les chasseurs … « Une écologiste à l’écologie », c’est pour la FNC trop de « mauvais souvenirs » … Qui pourraient vite se raviver, l’affaire de la glu nous y mène tout droit.

 

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. INTERDICTIONS : ET VOILA QUE ÇA (RE) COMMENCE SOYONS PRÊTS !

 

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. Avis de tempête.

 

Il est bien fini l’heureux temps où entre un futur président de la République et un président de fédérations des chasseurs, ce n’était que sourires complices, convergences de vue affichées sur la ruralité, défense vigoureuse des traditions, image positive de la chasse partagée, affirmée, assumée …

« La guerre est déclarée »

 

. « J’ai beaucoup d’admiration pour cet homme », pouvait confier Willy Schraen au Dauphiné Libéré en parlant d’Emmanuel Macron voici encore quelques jours. Mais c’était juste avant la décision du président de la République de piétiner la « tradition » que le candidat Macron promettait aux chasseurs de « respecter ». Personne ou presque ne savait en France ce qu’était la chasse de la grive à la glu jusqu’à ce que Macron l’interdise lui-même. Voilà donc un mode de chasse spécifique, ultra minoritaire soudainement élevé au rang de dossier national prioritaire par l’Elysée ! A celui qui, reniant ses promesses, vient d’interdire à des chasseurs de chasser, le patron de la FNC redirait-il son « admiration » ? « La guerre est déclarée ! » réplique en privé mais devant témoins un responsable influent de fédération de chasseurs du Sud-Ouest. Beaucoup se sentent trahis. « Macron, dit ce responsable, veut se refaire une santé écolo sur le dos des chasseurs. Il envoie un message fort à l’électorat vert ».

 

 

Chasse : le mensonge fait aux Français

 

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Septembre 2020 : Covid-19 donne à nouveau des sueurs froides au personnel hospitalier dans la crainte d’un automne agressif tandis que la crise économique et sociale s’annonce gigantesque et violente. Le président de la République l’a bien compris : « Vu l’état du pays et vu les défis qui l’attendent », Emmanuel Macron, manches retroussées, s’empare personnellement du dossier N°1 du moment. Assumant courageusement ses responsabilités, il le fait savoir solennellement aux Français inquiets par tant de questions sans réponse, d’insécurité montante, d’« ensauvagement » constaté : « La chasse traditionnelle à la glu est interdite » !!! … La patrie est sauvée. « N’ayant rien de mieux à faire que de s’occuper de ça », le président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Armées, jupitérien par-dessus le marché ordonne lui-même majestueusement « l’interdiction » de cette abominable « chasse traditionnelle ». Ouf ! Au diable Covid, crise, terrorisme islamique, séparatisme, insécurité, nous respirons quand même nettement mieux dans notre beau royaume de France puisqu’enfin débarrassés que nous sommes de l’ennemi public numéro un : l’horrible chasseur traditionnel de grive ! Il faudrait être bien ingrat, gueux ou manant pour ne pas en garder une profonde gratitude à notre très aimé Président.

« Très au clair sur le sujet »

Evidemment, on ne savait pas, on ne pouvait pas savoir à quel point Emmanuel Macron, président de la République, contenait douloureusement en silence depuis trois ans sa détestation, son horreur, sa haine des abominables chasses traditionnelles françaises au premier rang desquelles figure la chasse de la grive à la glu. On ne pouvait pas le savoir puisque le 14 mars 2017 Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, homme de parole et de convictions, déclarait aux chasseurs à propos de ces mêmes chasses traditionnelles :

« Je suis très au clair sur le sujet ! »

Pour être clair, c’est clair car voilà la suite :

« Je ne suis pas pour qu’on les arrête (Les chasses traditionnelles – NDLR) parce que ça fait partie du patrimoine français, de l’art de vivre, parce qu’il faut laisser respirer les gens, arrêter, comme le disait le Président Pompidou d’emmerder les Français, parce qu’il y a des gens qui sont heureux en le faisant, parce que ça n’enlève rien à personne et parce que si vous trouvez des gouvernants, des législateurs, qui pensent qu’ils n’ont rien de mieux à faire que de s’occuper de ça, il faut me les présenter, ils ont beaucoup de chance … »

Que le « vieux monde » de gauche comme de droite « n’ait rien de mieux à faire » que de « s’occuper » des chasses traditionnelles démontre à quel point ce « vieux monde » qui n’a rien compris est fini. Macron, lui qui a tout compris de ce qui est déjà fini, en tire la leçon : s’il est élu Président, il n’ira pas se perdre ni perdre son temps, ni le faire perdre à la France comme le ferait un vulgaire élu de droite ou de gauche empêtré dans les postures politiciennes démagos d’un autre temps :

« Moi, vu l’état du pays et vu les défis qui nous attendent, j’ai beaucoup d’autres choses à faire ! ».

Magnifique déclaration d’hier, parfait reniement d’aujourd’hui. C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle sans doute l’art de « se réinventer ». La trahison de la parole donnée est exemplaire car présidentielle. L’insincérité du propos tenu pour se faire élire à tout prix est révélatrice. L’affirmation de 2017 « Moi, vu l’état du pays et les défis… », retournée comme une veste en 2020, résume à merveille la dialectique macronienne du « Et en même temps » aujourd’hui appliquée aux chasseurs comme elle l’a été déjà à tant d’autres citoyens :

Absolument pas contre les chasses traditionnelles « et en même temps » pour l’interdiction absolue de l’une d’entre elles.

Dans « l’ancien monde », les « gens de peu », les « gens de rien » qui n’avaient pas fait l’ENA appelaient ça mentir. Allez donc savoir, Mesdames, Messieurs les politiques nationaux, pourquoi 7 Français sur 10 ne croient plus aujourd’hui un mot de ceux qui, d’en haut et du haut de leurs mensonges, les gouvernent de cette belle manière …

 

« Macron a tué leurs rêves »

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. Un responsable cynégétique d’Auvergne-Rhône-Alpes qui passe généralement pour assez bon connaisseur de la vie politique livre son analyse :

« La glu ? Le dernier coup politique des communicants de l’Elysée ! Pour tenter d’enlever aux Verts quelques milliers de voix écolos-bobos des grandes villes au premier tour de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron (s’il y va) risque de le payer cher dans les campagnes … La chasse à la glu, je ne la pratique pas moi-même mais par solidarité je la défends comme j’ai toujours défendu toutes les chasses même si celle-là peut être discutable, j’en conviens et ne plaît pas beaucoup ni aux militants de la cause animale, ni aux technocrates de l’Union Européenne. Son interdiction présidentielle en France prend toutefois une portée symbolique que l’Elysée n’a pas mesurée. Attention ! Les chasseurs ont toujours eu de la mémoire avec les politiques qui ne les respectent pas. Pour avoir trop longtemps ignoré cette règle en snobant ses chasseurs tout en dopant aux subventions publiques leurs adversaires, cette Région qui est la mienne a fini par connaître son heure de vérité électorale lorsque l’électorat chasseur s’est mobilisé pour contribuer à faire élire la nouvelle majorité de Laurent Wauquiez. Faut-il rappeler aussi, une nouvelle fois, le résultat de l’élection présidentielle du 21 avril 2002 ? Avec CPNT, les chasseurs et leurs familles récoltent 1. 204. 689 voix au premier tour. Ils punissent Lionel Jospin d’avoir pris l’antichasse Dominique Voynet dans son gouvernement, privant le Premier Ministre socialiste d’un classique second tour gauche-droite contre Jacques Chirac. En même temps, ils sont à l’origine de « la surprise Le Pen » … que les commentateurs politiques parisiens n’ont évidemment pas vu venir. Ce sont ces mêmes commentateurs mal voyants qui ont toujours passé sous silence (et continuent de le faire, à quelques exceptions près) l’historique « vote chasse » de 2002 qui les dérange, eux les bien-pensants faiseurs d’opinion. En effet, ils s’obstinent à attribuer l’échec cinglant de Jospin à des candidatures trop nombreuses à gauche, ce qui est politiquement correct mais mathématiquement faux. Démonstration : sur 1. 200. 000 voix obtenues par le candidat CPNT, il y a entre 400. 000 et 600. 000 voix d’électeurs votant habituellement à gauche. Or, il ne manque même pas 200. 000 voix à Lionel Jospin (194. 600 exactement) pour passer devant Le Pen et donc être qualifié pour le second tour. Voilà la réalité que des commentateurs intéressés s’efforcent encore aujourd’hui de maquiller et de nous cacher ! Pardon de ce rappel historique qui permet néanmoins de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Revenons à l’interdiction de chasse à la glu décidée par le président Macron. J’en connais dans nos rangs qui ne vont pas aimer du tout l’image de ce jeune président de la République plutôt « cool » avec les interdits dont s’affranchissent collectivement depuis des mois des milliers de jeunes, règlementation Covid ou pas, mais qui s’en prend « en même temps » à quelques anciens isolés, les derniers chasseurs de grive pratiquant un mode traditionnel. Je pense que le président de la République s’est laissé embarquer dans cette affaire par des conseillers hors sol et qu’il pourrait amèrement le regretter un jour. Son erreur est d’avoir perdu de vue la dimension psychologique et humaine du problème ; à savoir qu’il ne leur restait plus, à ces vieux chasseurs, que quelques saisons de chasse à vivre mais à vouloir les vivre pleinement avec une passion intense restée intacte ; la passion transmise par leurs ancêtres. Macron a tué leurs rêves ».

 

« La glu, c’est le hors-d’œuvre »

 

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. Un autre président cynégétique, originaire du midi, pronostique : « L’interdiction de la glue, c’est le hors-d’œuvre. Ceux qui viennent de l’obtenir ont de l’appétit. En reniant ses promesses faites aux chasseurs qui l’ont cru, M. Macron a cédé aux ennemis déclarés de la chasse. Sans attendre, ils exigent déjà que le gouvernement interdise aussi le déterrage des blaireaux et des renards ou le piégeage des corvidés. Si on laisse faire, c’est la fin de la chasse du petit gibier au chien d’arrêt et au chien courant. Les antispécistes n’auront bientôt plus besoin de s’en prendre aux éleveurs de faisans, perdrix, lapins et lièvres. Faute de régulation, les prédateurs naturels en surabondance se chargeront de vider nos plaines et montagnes du gibier reproducteur payé par les sociétés de chasse ».

 

Premier trophée … Pas si glorieux que ça !

 

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. Ce serait Barbara Pompili, sous la pression de ses anciens amis d’EELV et surtout d’associations qui militent ouvertement contre la chasse, qui aurait exigé et finalement obtenu de l’Elysée le scalp de ces vieux chasseurs pratiquant encore la chasse à la glu, un mode traditionnel, ancestral, transmis de père en fils dans quelques familles modestes, mode de chasse controversé mais devenu confidentiel car ne concernant plus que quelques passionnés, le plus souvent âgés. Seulement voilà, ces chasseurs à l’ancienne ont le tort de déplaire en haut lieu à quelques jeunes députés du « nouveau monde » invités réguliers de l’Elysée. Ceux-ci jugent ces vieux chasseurs « non sélectifs dans leur pratique », ce qui est largement faux en réalité. Ils n’écoutent plus Willy Schraen qui leur explique que « sur 700 millions de grives recensées en Europe, seulement 0,001 % sont capturées à la glu ». Ils ne l’écoutent pas quand il leur dit que « les chats errants en attrapent mille fois plus ». Ils ne l’écoutent pas quand, soulignant le caractère exceptionnel de la mort d’une espèce protégée capturée par erreur ou d’une grive blessée sans possibilité de retrouver sa liberté, il leur rappelle que « les oiseaux attrapés sont soigneusement décollés puis conservés en bonne santé toute la saison de chasse pour servir d’appelants (qui attirent les grives en migration pour les faire poser – NDLR) et qu’ils seront « relâchés en fin de saison ». Non ! Ils n’écoutent pas, ils n’écoutent plus mais surtout, pas loin de pratiquer à l’encontre de ces chasseurs populaires le « délit de sale gueule », ils les accusent dans les salons parisiens d’être « archaïques », « bornés », « arriérés » et « populistes » : les insultes habituelles de ces distingués « progressistes », « mondialistes », « avant-gardistes » et « modernistes » que comptent l’Assemblée Nationale et le cabinet du président de la République, gens des beaux quartiers qui ne prennent ni le métro, ni le bus, n’ont jamais vu une grive de leur vie et qui, s’il la voyait, ne sauraient pas que c’en est une mais qui s’estiment pourtant, selon leur modestie désormais légendaire … « trop intelligents » (!)

. La chasse à la glu, première chasse traditionnelle interdite en macronie : premier trophée offert par Emmanuel Macron lui-même aux antichasses emmenés par des parlementaires LREM se voulant « modernes » parce que « verts ».

Pas sûr pourtant, au final, que la prise soit si glorieuse que ça. Les stratèges macroniens pourraient un jour le comprendre mais trop tard comme au temps de Dominique Voynet où un certain Lionel Jospin, premier ministre PS, fut tout éberlué d’être écarté dès le premier tour de l’élection présidentielle par le vote CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Tradition) : 1 200 000 voix. Des chasseurs en colère, privés de chasse, de tradition … mais pas de mémoire.

 

. Drôme : pour se verdir, une deuxième députée LREM s’engage contre la chasse

 

Après la Députée macronienne Alice Thourot, c’est au tour de sa collègue drômoise Mireille Clapot, elle aussi Député LREM, de basculer dans le camp de l’antichasse. Elle vient de signer le RIP (référendum d’initiative partagée) demandant notamment l’interdiction de la chasse à courre, la fin de la régulation des nuisibles par déterrage, la disparition des chasses traditionnelles. Au total, 130 parlementaires ont choisi le prétexte général de la cause animale pour torpiller en particulier le loisir de la chasse. Que cache toute cette agitation ? En réalité, la grande offensive politicienne préparant la présidentielle est lancée. Le thème ?

Moins vert que moi, tu meurs !

 

. Mais dans quel monde vivent ces 130 députés et sénateurs (une minorité, heureusement) si occupés à faire la chasse aux chasseurs ? N’ont-ils pas mieux à faire ?

 

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La cause animale est une cause juste si elle est justement défendue. Les chasseurs n’ont pas attendu 2020 pour s’y intéresser, faire un état des lieux, balayer devant leur porte, faire changer les mentalités et les pratiques d’une génération à l’autre quand cela s’imposait. Rien à voir avec les calculs de ces professionnels de la politique signataires du RIP qui découvrent la condition animale en même temps que la courbe des sondages confirmant leur impopularité grandissante et la poussée incontestable du vote écolo aux élections municipales dans les villes ! Autant de temps passé par ces élus, d’électeurs embrigadés pour signer leur RIP, de médias mobilisés, de personnalités impliquées, d’énergie parlementaire dépensée, de communication déployée, d’imagination débordante étalée, tout ça depuis des mois mis au service exclusif de « la cause animale » et surtout de la leur (!) pourquoi pas si c’était sincère ; pourquoi pas, surtout, si ce n’était pas au détriment d’autre chose. Là est le vrai problème d’une démocratie paralysée par la démagogie, d’une République affaiblie par l’impuissance.

Les « 130 » ne pourraient-ils trouver aujourd’hui meilleure cause à défendre ? Une cause qu’ils défendraient avec la même ardeur, la même priorité, la même ténacité – qu’est-ce qui les en empêchent ? -, une cause pour laquelle il serait plus urgent pour des élus efficaces, plus juste, plus indispensable, plus humain aux yeux d’une grande majorité de Français (70 % disent tous les sondages) de mobiliser la nation désunie qui pourrait enfin se rassembler sur l’essentiel :

La cause de l’Homme !

 

. Que des voyous puissent tranquillement massacrer un chauffeur de bus père de famille parce qu’il leur dit que le masque est devenu obligatoire dans les transports publics mériterait peut-être que 130 parlementaires se bougent, non ? …

. Qu’un salaud condamné aux assises à 18 ans de prison en 2005 pour 9 viols, 3 tentatives de viol, 1 agression sexuelle puisse légalement en sortir trois avant pour pouvoir tranquillement préméditer, organiser et commettre son 13e viol sur une fille de 15 ans qu’il va assassiner mériterait peut-être que 130 parlementaires signent un RIP et le fassent signer, non ? …

 

. Un secrétaire d’Etat à contre - emploi ?

 

Cosignataire (encore un !) du très controversé projet de RIP (référendum d’initiative partagée) sur les animaux, texte réclamant notamment de nouvelles interdictions de chasse, Joël Giraud (Député LREM) est en charge de la ruralité dans le nouveau gouvernement de M. Castex. Le Mouvement de la Ruralité (LMR) présidé par Eddie Puyjalon y voit « une erreur de casting » et s’alarme d’un glissement vers « l’antispécisme »

 

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« Un secrétaire d’État à la ruralité qui s’inscrit dans la logique antispéciste n’augure rien de bon » estime le Mouvement de la Ruralité (LMR) qui attend toujours du nouveau secrétaire d’État « qu’il retire sa signature du RIP ».

« Après les 46 députés LREM sous la coupe du député Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles, un secrétaire d’État à la ruralité qui soutient le RIP des antispécistes, cela fait beaucoup contre le monde rural en peu de temps ! », s’inquiète le LMR.

Les 46 députés LREM dont parle le LMR ont pris le risque calculé de remettre en marche la machine à interdire la chasse. Audace folle ? Non, car ils l’ont fait, on le sait aujourd’hui, avec l’accord pas forcément enthousiaste mais pourtant bien réel du premier ministre et surtout, c’est beaucoup plus grave, du président de la République en personne.

Cela explique que, par un prompt renfort de quelques sénateurs macroniens, les 46 se soient rapidement retrouvés 62. La démagogie étant la seconde nature de ceux qui décident en fonction des sondages et non des convictions, ils sont aujourd’hui pas moins de 130 parlementaires signataires du RIP, 130 députés ou sénateurs à œuvrer, pour commencer car ce n’est qu’un début, à la disparition programmée des chasses populaires traditionnelles, notamment la chasse de nuit aux anatidés qui en fait partie et de la chasse au petit gibier par interdiction prochaine de réguler les nuisibles comme le renard ou la corneille.

L’interdiction proclamée de la chasse à courre qu’ils mettent en avant comme un étendard pour faire signer le RIP à des électeurs abusés (600 000 signatures déjà !) est le symbole d’une tradition cynégétique ancestrale menacée dont les caricatures intentionnellement véhiculées par la plupart des médias dénaturent à l’excès la complexe réalité. En jouant en direction du grand public sur les émotions au détriment de toute rationalité, en s’appuyant sur les mensonges les plus grossiers au détriment de la vérité, la chasse à courre, comme la chasse de la grive à la glu, ne sont finalement que le Cheval de Troie de l’antichasse militante.

Dans ce contexte malsain, Giraud, secrétaire d’Etat à la ruralité signataire du RIP serait-il utilisé à contre-emploi comme certains le pensent ? Non, au contraire si le job politique pour lequel il est nommé consiste, sans le dire cela va de soi, à affaiblir un peu plus encore la France des campagnes, des villages, des traditions, cette France qui souffre et voterait mal parce qu’une certaine élite parisienne portant haut l’arrogance l’appelle, en se bouchant le nez, la France des « populistes ». Insulter le peuple, des usines ou des campagnes, n’a jamais connu une fin heureuse.

Que des chasseurs chassent, voilà qui peut déranger les bien-pensants ! Que les promoteurs du RIP sur la condition animale aient pour alliés objectifs les abrutis anonymes capables de badigeonner de nuit la vitrine d’une petite fromagerie parisienne, la couvrant d’inepties telles que « Lait = viol », « Eleveurs = violeurs » semble moins gêner ces bien-pensants que la chasse elle-même qui n’est pourtant qu’un loisir, un droit, une liberté …

… Inquiétante dérive de la pensée.

 

 

. Un million de chasseurs aiment leur chien, leur chat, leur cheval. Pourquoi se priver de leur soutien ?

 

 

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Oui, l’animal est un être sensible. Oui, la maltraitance des animaux existe : chez l’animal abandonné, délaissé, jeté ; chez l’animal persécuté, torturé ; chez l’animal traité comme objet, chose ou marchandise ; chez l’animal laissé agonisant, sans soin ou sans nourriture ; chez l’animal tué sans éviter ou abréger l’inutile souffrance.

Lutter contre la souffrance animale gratuite est en soi une cause tout à fait défendable. La détourner de son objectif au profit d’une idéologie ou d’une ambition politicienne est réducteur.

Si l’on veut vraiment en finir avec les abus dont certains animaux domestiques ou d’élevage sont encore victimes (comme quand des détraqués monstrueux prennent plaisir à ouvrir le ventre des chevaux, à leur couper l’oreille, leur arracher les organes), pourquoi se priver alors du soutien d’un million de chasseurs, de leurs conjoints, de leurs enfants qui, dans leur énorme majorité, aiment eux aussi leur chien, leur chat ou leur cheval, comprennent leur animal de compagnie, le respectent, le soignent, le cajolent, nouent avec lui une véritable complicité, lui procurent sans compter pendant de longues années une vie heureuse auprès de ses maîtres ?

A propos du cheval, « meilleur ami de l’Homme » (après le chien ?), la torture, les sévices infligés méticuleusement depuis plusieurs mois par différentes personnes à ces animaux intelligents et confiants ont provoqué à juste titre l’incrédulité, la stupéfaction, l’écœurement, l’indignation des Français. Parmi les 130 parlementaires promoteurs du RIP, procédure constitutionnelle censée défendre « la cause animale », combien de ces donneurs de leçon ont-ils pris publiquement la parole sur le sujet pendant toute cette période ? La réponse est connue : pratiquement aucun ! Cela confirme, si besoin était, que taper sur la chasse et les chasseurs semble bien être le principal, sinon l’unique moteur de leur action. Au 10 septembre 2020, aucune personne n’avait encore été traduite devant la justice (1 suspect arrêté puis relâché, aucune charge n’étant retenue contre lui) malgré les 153 enquêtes ouvertes par la gendarmerie et la police dans 43 départements.

 

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Leur coq ne chantera plus.

Marcel, 2 ans est mort. « Notre voisin a massacré notre coq » s’insurge Sébastien Verney. « Avec une arme à feu, puis une barre de fer ». Sa femme, ses deux filles et lui en sont encore tout retournés … Comme leur potager dévasté par le même individu.

En Ardèche aussi, la stupidité féroce importée de la ville par quelques hurluberlus à peine arrivés est devenue sans limite.

« Nous sommes en Ardèche, fier territoire rural », dit Sébastien, le prof d’histoire-géo. Et de demander : « Alors, qui sera la prochaine victime : le chant des tourterelles, la moisson du blé, les tomates qui poussent, le braiment de l’âne, le son de nos clochers ou la mise en pâturage de nos vaches ? »

L’association 30 millions d’Amis mais surtout près de 100 000 signataires indignés ont déjà apporté leur soutien à la famille Verney … En attendant le verdict de la justice. Nul ne doute que celle-ci ne manquera pas de s’appuyer sur le texte et l’esprit de la nouvelle loi, celle qui va protéger désormais l’ensemble du patrimoine « sensoriel » rural, chant du coq en tête.

 

 

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Encore une histoire de renard. Décidemment !

« Il y a trop de renards ». C’est la justice qui le dit.

En Seine-Maritime, un magistrat valide l’arrêté du préfet permettant le prélèvement de 1 430 renards. Le recours en référé de l’association protectionniste One Voice a donc été rejeté.

Pour la justice, « la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier », etc. justifient « suffisamment » la décision de limiter la prolifération du renard dans ce département.

Qu’en pensent les parlementaires qui veulent interdire aux chasseurs et aux piégeurs le droit de réguler le renard ?

 

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. « Oui y faut lui faire la peau à cette grosse salope vu sa grosse gueule de porc y a de quoi le faire saigné ». C’est signé (orthographe comprise) : « Nathalie Jeans ». Réponse de « Cindy Larchevesque » : « Nathalie, insulte pour les porcs. Matière fécale me conviendrait ». Voilà un court extrait (ça suffira !) des milliers de messagespoubelles similaires postés sur les réseaux sociaux. Ces ignominies visent une seule et même personne : Willy Schraen, le président national des chasseurs. Harcelé, menacé de mort, Willy Schraen et sa famille ont été placés sous protection policière.

Que n’aurait-on pas entendu sur les plateaux de TV, que n’auraient pas dit les journalistes, les commentateurs, les politiques et que ferait au passage le gouvernement si au lieu de s’en prendre de cette manière odieuse au représentant des chasseurs de France, il s’était agi d’une figure nationale défendant un autre droit que le loisir chasse, par exemple que la victime défende le droit des gens de culture ou du showbiz, des handicapés ou des femmes, des noirs ou des musulmans, des joueurs de pétanque ou des supporters de foot ? Que la comparaison puisse choquer serait infiniment choquant. Car du point de vue de la justice, de l’équité, ou de la morale, le « deux poids, deux mesures » ne peut être que choquant.

« C H A S S O P H O B I E » !

 

Comme trop souvent hélas dans notre démocratie chahutée, le mauvais exemple est venu de haut. Face au déferlement de haine visant M. Schraen insulté, menacé de mort avec sa famille, comment nos gouvernants et nos élus ont-ils publiquement réagi ? C’est instructif. Au silence public éloquent d’une ministre LREM théoriquement concernée par la chasse, est venue s’ajouter la prose ouvertement haineuse, insultante et démago d’un député LR, jusqu’à ce jour illustre inconnu passant d’un coup à la postérité le 14 mai 2020 par son écœurante indécence. Que l’on en juge :

 

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« Le Président des chasseurs, cet abruti … Le con … Je vais le faire courir ce chapon » :

Signé Diard. Diarrhée verbale pour attirer sans vergogne les voix de ce qu’il faut bien appeler désormais la « chassophobie » en inventant le mot qui n’existait pas encore ?

Qu’un parlementaire oubliant sa dignité se vautre au niveau où d’ordinaire se trouve le caniveau n’est pas que son problème. Ni seulement celui du parti (LR) tombé bien bas ici pour garder dans ses rangs pareil client. C’est plus grave que ça. En hurlant avec les loups qui veulent la peau de l’homme fut-il chasseur, cet élu au comportement irresponsable jette le discrédit sur l’institution de la République à laquelle il appartient encore :

Qu’on en prenne la mesure ou pas, l’honneur de l’Assemblée Nationale est entaché par les petits écrits misérablement grossiers et violents du dépité député Diard. La bêtise a sa place au Palais Bourbon, pas la haine.

 

 

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En compensation de l’interdiction prolongée des boîtes de nuit voulue par le gouvernement, par défi vis-à-vis des autorités, un peu partout en France, le phénomène « rave party », « free party » prend de l’ampleur, soulignant de multiples atteintes à la légalité. Certes, il faut que les jeunes s’amusent. Seulement voilà, d’un côté des agriculteurs qui travaillent dur, particulièrement l’été et qui n’en peuvent plus à force de règlementation tatillonne jusqu’à l’absurde, de directives européennes écrasantes de technocratie, de lois, décrets, règlements nationaux bureaucratiques et paralysants … De l’autre, ceux à qui tout semble permis depuis un certain déconfinement. C’est la triste expérience que vient de vivre chez lui en Lozère – un exemple parmi d’autres – le propriétaire d’un terrain agricole. Pardon ! De ce qu’il en reste.

Quelle drôle de surprise pour lui que de découvrir un samedi matin d’août au milieu de son champ 10 000 joyeux fêtards (chiffres de la gendarmerie) avec véhicules, sonos géantes, alcool et stupéfiants ! Le pauvre homme n’avait encore pas tout vu. Deux jours plus tard, 4 500 adeptes de la « rave party » sont toujours là. Les détritus en plus. « Quand on aime, on compte pas », n’est-ce pas ?

Le silence des grandes consciences vertes nationales

Que cela puisse se produire au beau milieu du parc national des Cévennes, dans un site européen hyper protégé où le « piétinement » doit faire l’objet d’une règlementation stricte par le ministère de l’Ecologie en application de la directive européenne Natura 2000 devrait provoquer l’indignation de tous les écologistes sincères mais, bizarrement, on n’a pas entendu les grandes consciences vertes nationales s’emparer du sujet. Trop d’amis sur zone ?

Que cela arrive en pleine règlementation Covid qui interdit notamment à plus de 5000 amateurs de foot ou de rugby de se rendre au stade n’aura fait venir sur les plateaux de TV ni le ministre de la santé, ni les conseillers scientifiques du gouvernement. Que dans une propriété privée où des gens et leurs véhicules sont entrés par effraction sans être délogés, où 20 000 pieds (et combien de roues de voitures, camping-cars et camions ?) auront allègrement « piétiné » pendant plusieurs jours l’outil de travail d’un paysan et sans plus de ménagement le précieux biotope de la nature environnante pose clairement une question : celle de l’autorité de l’Etat.

Garante de l’ordre public et du respect de la loi, la préfecture de Lozère disait faire ce qu’elle pouvait, c’est-à-dire pas grand-chose, à savoir :

Distribuer (gratuitement) aux fêtards quelques centaines de masques, de flacons de gel hydroalcoolique et quand même aussi quelques procès-verbaux pour alcoolémie flagrante et usage massif de produits stupéfiants (mais rien pour les autres délits ?), enfin installer deux centres de dépistage Covid-19 à proximité du site en promettant aux Lozériens qu’ils seraient « opérationnels dès mardi matin ». Mardi, quand tout était fini … Et puis c’est tout.

 

Quand l’Etat veut, l’Etat peut

 

Dans la Drôme, le préfet a été plus réactif.

Scénario identique pour weekend libre en forêt domaniale de Lente au cœur du parc naturel du Vercors ; sauf que là, le représentant des pouvoirs publics n’a pas attendu. Dès samedi, minuit passé, 80 gendarmes appuyés par hélicoptère se constituent en comité d’accueil, cueillant au saut des véhicules les premiers arrivants, confisquant les très coûteux murs de son, conduisant les responsables à la gendarmerie, histoire de leur tenir compagnie pour la nuit. Et en souvenir de la Drôme : plusieurs dizaines de contraventions offertes pour stationnement et circulation interdits avec en prime sur le dos une plainte de l’Office National des Forêts.

Résultat immédiat, tout ce petit monde ne se faisait pas prier pour déguerpir. Moralité de l’histoire : quand l’Etat veut, l’Etat peut.

Mais voilà, la Lozère n’est pas la Drôme. Là-bas, il reste aujourd’hui bien plus qu’un terrain agricole stérilisé pour longtemps, qu’un espace protégé saccagé, qu’un outil de travail dérobé à un malheureux agriculteur. Trois jours et trois nuits où des milliers de personnes auront été livrées à elles-mêmes en dehors de tout cadre légal auront piétiné aussi – et davantage encore – le principe et la loi :

Le principe d’égalité ; la loi républicaine devant laquelle nous sommes, en théorie, tous égaux.  Mais comme le disait déjà Coluche :

« Nous sommes tous égaux mais certains plus que d’autres ».

 

 

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.   Premiers à organiser une manifestation de chasseurs en Drôme-Ardèche, c’était, avec 500 personnes, le 18 juin 1988 à Privas ; premiers aussi à réclamer avec l’ANCGE et à obtenir de la FNC la plus grande manifestation nationale de chasseurs jamais organisée, c’était, avec plus de 200 000 participants, le 14 février 1998 à Paris ; premiers encore  à manifester en préfecture derrière une banderole unique « Chasse-Ruralité », c’était, le 10 septembre 2016, avec 80 courageux se pliant, sans aucun incident à déplorer, aux contraintes réglementaires drastiques liées au risque majeur terroriste alors porté à son niveau maximum. Compris ou pas, suivis ou pas, souvent les hommes et les femmes de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche auront ouvert la voie. C’est déjà ça, non ?

 

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Ce 21 août 2020 à Crest, dans un contexte évidemment très différent, 800 manifestants avec tracteurs, vaches, brebis, chevaux et chiens ont répondu à l’appel à manifester lancé par les éleveurs, bergers, agriculteurs drômois soutenus par leurs fédérations nationales et leurs syndicats, des élus aussi auxquels s’ajoutait, côtés organisateurs, une petite ACCA drômoise, celle de Léoncel. Manifestation déclarée ou interdite (le bruit avait couru) ou « interdite mais tolérée » selon la jurisprudence Castaner ? On ne savait plus trop. Mais à l’arrivée, manifestation réussie, ça on en est sûr !

S’en prenant directement à l’ASPAS et à ses centaines d’hectares de « réserves de vie sauvage » qui, tout particulièrement dans la Drôme, mettent de plus en plus « la nature sous cloche », excluent « la plupart des activités humaines », privatisent « de vastes espaces naturels », laissent au loup « des zones entières d’expansion », le monde paysan a choisi d’élever singulièrement le ton au cœur de l’été pour crier sa révolte, son ras-le-bol … Et se préparer à d’autres actions ?

« Foutez-nous la paix ! Rébellion, désobéissance, résistance, mondes définitivement irréconciliables », mots forts mais propos assumés.

L’un des organisateurs, Franck Reynier, le président de l’association du Vercors Iloupdev, est de ceux qui ne machent pas leurs mots :

« A cause de ces donneurs de leçons qui arrivent des grandes villes, toutes nos pratiques rurales sont en train de disparaître ». Franck Reynier prévient :

« Ce ne sont pas les bobos qui vont nous dicter leur loi ! »

 

 

La réponse du berger à la bergère

 

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Pourquoi manifester à Crest ? Parce que c’est le siège social de l’ASPAS. Mais Crest est aussi le siège social de la Fédération des chasseurs drômois qui soutenait la manif : réponse du berger à la bergère.

Question qui nous a été posée : pourquoi la FDC 26 soutenait-elle sans organiser ?

D’abord parce qu’il s’agissait d’une manifestation voulue par les agriculteurs et les éleveurs. Ensuite et de toute façon parce que, depuis la loi Voynet, les fédérations de chasse n’ont plus le droit d’organiser elles-mêmes des manifestations. Les présidents fédéraux, bien qu’élus, sont astreints au devoir de réserve et placés sous tutelle du ministre de l’Ecologie au motif que l’Etat délègue aux FDC son pouvoir en leur confiant des missions de service public.

Une fédération de chasseurs ne peut donc plus organiser elle-même une manifestation dans son département sans l’accord préalable et explicite du préfet, sauf à enfreindre la loi.

 

Ecologie confiscatoire

 

A contrario, cette précieuse liberté d’action et de manifestation à laquelle les chasseurs, comme tous les citoyens, restent attachés, les associations loi 1901 sans lien avec l’Etat ne l’ont pas (encore) perdue. C’est le cas de nos ACCA mais également de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui soutenait elle aussi le rassemblement de Crest.

Ainsi, nous avons pu en toute légalité, non seulement appeler publiquement nos ACCA adhérentes à manifester contre les excès de l’écologie confiscatoire mais aussi participer directement en tant que structure cynégétique régionale à ce grand rassemblement pour la ruralité.

Si nous avions été sollicités, nous aurions même pu apporter notre expérience au comité d’organisation, ayant d’ailleurs sur place à Crest un membre de l’équipe dirigeante de l’Inter en la personne de Serge Girard, volontiers disponible si on le lui avait demandé. Peut-être la prochaine fois ?

 

Les Ardéchois (aussi) sont là

 

 

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Contacté la veille de la manifestation par Franck Reynier, le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, lui fait part du « soutien de l’Inter » et de « l’appel aux chasseurs à manifester ». Quoi de plus normal si on se souvient que, dès le 28 février 2020, l’Inter a fait de « la défense des territoires » le temps fort de son assemblée générale annuelle et le dossier prioritaire des jeunes chasseurs pour les années à venir ? « La défense des territoires sera le combat de votre génération ! ». L’Ardéchois avait annoncé qu’étant personnellement absent le 21 août pour cause d’engagement antérieur « pris de longue date avec d’autres personnes » (évènement national chasse au gibier d’eau), l’Interdépartementale serait « représentée à Crest par ses ACCA adhérentes présentes », drômoises et ardéchoises.

C’est ça, le travail d’équipe.

Contrairement aux habitudes mais sans que nous en connaissions les raisons, le Dauphiné Libéré a fait le choix éditorial de passer sous silence l’appel de l’Inter aux chasseurs à se joindre à la manifestation (Cf. communiqué de presse ci-dessous), ce qui n’a pas empêché de comptabiliser deux bonnes douzaines au moins d’ACCA adhérentes de l’Inter présentes à Crest avec chacune entre deux et cinq représentants, soit une centaine de manifestants supplémentaires dont une majorité d’Ardéchois à la présence, nous a-t-on dit, « remarquée et appréciée ». Parmi eux, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental qui, bien que plus tout jeune, a fait le trajet depuis Satillieu avec son ACCA.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2019 (2)

SAISON DE CHASSE 2019-2020 : LA CHUTE OBSERVEE DU NOMBRE DE SANGLIERS VA-T-ELLE SE POURSUIVRE ?

 

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Tableaux noirs

.   Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, il ne sera pas question ici de rentrée scolaire mais bien de tableaux de chasse, au sanglier pour être précis. La saison de chasse 2018-2019 aura été marquée par une baisse importante des tableaux sangliers. Le constat a été fait un peu partout en France, principalement dans les départements du sud-est. Pourtant, les chasseurs ont chassé autant.

En Drôme-Ardèche, avec le même nombre de jours de chasse, des ACCA ont eu des prélèvements diminués de moitié, parfois jusqu’à 75 ou 80 % en moins. Il y avait donc moins de sangliers dans les bois. Si les agriculteurs pour les dégâts et les chasseurs pour la facture voient plutôt d’un bon œil cette évolution, on s’interroge : quelles sont les causes de cette régression de l’espèce dans de telles proportions une année par rapport à l’autre ?  

La saison qui s’ouvre sera-t-elle celle du rééquilibrage ou la tendance à la baisse va-t-elle encore s’accentuer ?

 

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LES INCENDIAIRES DE L’ESCRINET ANNONCENT QU’ILS VONT CONTINUER

Face à un extrémisme agissant hors des lois de la République, l’Inter Chasse 2607 s’étonne du silence des plus hautes autorités de l’Etat

 

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« Bien-sûr les chasseurs trouveront d’autres locaux (…). Bien-sûr nous serons là, sabotant leurs dispositifs, détruisant véhicules et bâtiments, libérant futur gibier et chiens maltraités ».

Non contents d’avoir réussi leur coup, les « antispécistes » de l’Escrinet annoncent qu’ils vont continuer.  

Sur le site « anarchiste » qui héberge leurs revendications, ils s’offrent même le plaisir de détailler les actions à venir qu’ils promettent aux chasseurs ardéchois comme cela s’est déjà produit ailleurs. Lisons entre les lignes : grillages cisaillés dans les élevages de faisans et perdrix pour les faire s’envoler, opérations commandos sur des 4 x 4 en stationnement pour faire sauver les chiens laissés à l’intérieur ou dans les remorques lors des battues au sanglier.  

Faut-il les croire ? Nous pensons qu’on aurait tort de ne pas prendre la menace au sérieux. Dans plusieurs régions de France, de fâcheux précédents indiquent que ces jeunes-gens ne plaisantent pas. L’action « antispéciste » militante n’est en rien l’œuvre d’un illuminé ou d’individus isolés. Il s’agit d’un mouvement importé en France par quelques intellectuels puis relayé par des médias. Implanté dans plusieurs régions, fort de quelques dizaines de personnes généralement jeunes et assez souvent diplômées, le mouvement a son noyau dur constitué d’étudiants. Communiquant principalement à partir des réseaux sociaux qu’ils maitrisent parfaitement bien, porteurs d’une idéologie totalisante théorisée dans des milieux universitaires, les « antispécistes » défient depuis plusieurs années déjà les lois et les autorités de la République en utilisant la violence contre les biens et quelquefois les personnes. Avec une préférence marquée pour s’en prendre aux bouchers et charcutiers, ils attaquent aussi les poissonniers. Ils ont placé sous haute surveillance les corridas et les abattoirs professionnels, relayés en cela par d’autres associations qui tout en partageant à peu près la même cause refusent d’endosser la responsabilité de l’action illégale et violente pouvant conduire en prison. A l’occasion, les « antispécistes » ne dédaignent pas défier des chasseurs en s’en prenant à leur siège social comme en Ardèche ou dans l’Oise, en sciant les pieds des miradors de chasse comme dans la Drôme, en provoquant la chute d’un cavalier lors d’une chasse à courre comme dans la Loire Atlantique, etc.

Alors, les croire quand ils disent qu’ils vont continuer ? Oui. On peut aussi les en empêcher. Sans parler de ce que l’on entend dire sur des comités d’accueil particuliers en train de se constituer, de rondes nocturnes déjà régulièrement effectuées, de pièges photographiques ou autres technologies de pointe mis en place pas nécessairement pour filmer la faune sauvage, etc., oui on peut les en empêcher à condition que le pouvoir exécutif, garant de l’application des lois, fasse maintenant arrêter les responsables de ces actions criminelles avant qu’ils n’aient le temps et l’envie de recommencer …  

… Et que ça finisse un jour vraiment mal si des attaquants se trouvent soudain nez à nez avec des attaqués.

 

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DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 7 H

 

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Photos Inter/CC BY/ Pxhere/Pxhere/Flickr/Own Work-Rizzo

 

 

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Photos Inter/Capture/Site ONCFS

 

 

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« Assez de ces donneurs de leçons hypocrites qui font de l’avenir de la planète la référence obligée de tous leurs discours, culpabilisent sans cesse les pauvres gens qui roulent encore au diesel tandis qu’eux, dans le même même temps, se goinfrent, polluent et gaspillent en cédant à tous les excès d’une vie trop facile ! Quand Meghan Markle interdit au prince Harry de chasser parce que ce serait contraire à l’hygiène écologique, elle l’oblige en même temps à rejoindre Ibiza en jet privé juste après que le prince ait fait un discours sur … l’impérieuse nécessité de préserver la planète. Plus que quiconque dans notre pays, nous les chasseurs français, nous avons reçu pendant des décennies les leçons de morale et de savoir-vivre de cette bienpensance écologiste. Que reste-t-il du chemin parcouru depuis ? …  

« Si les chasseurs ne sont pas exempts de reproches, s’ils ont encore beaucoup à apprendre pour progresser, moi pour le premier, afin de mériter complètement le beau titre de « premiers écologistes de France », certains parmi nous auront plus fait en réalité pour l’environnement, l’écologie et la biodiversité que nombre d’écolos labellisés et politisés. Voulant changer la vie, l’ancien monde avait enfanté la gauche caviar ; voulant sauver la planète, le nouveau monde, celui des beaux quartiers et des belles âmes, nous sert sur plateau doré l’écologie homard.

 

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« C’est pour ne pas se couper de la vraie vie que nous organisons ces dîners » a cru pertinent de répondre Madame Séverine Servat de Rugy pour tenter désespérément – mais en vain – de sauver du naufrage politique son mari de ministre, l’ex leader d’Ecologie Les Verts, repeint en rose le temps d’une primaire, finissant LREM. « La vraie vie », au temps du vert et vertueux président de l’assemblée nationale, c’était donc de réveillonner sur place entre amis, au bon cœur des contribuables, caviar tout droit tombé de la louche, homard tout frais sorti de l’océan, Château Mouton Rothschild à 550 euros la bouteille tout droit remonté des caves du Palais-Bourbon ! Pas belle, la vie ?

 

 « Nous n’héritons pas de la terre »

 

« La palme de l’humour involontaire revient néanmoins aux collègues députés priés d’être solidaires, les honorables parlementaires auteurs d’un impérissable rapport de blanchisserie. Sans rire, ils jugent « conforme » le niveau de ces conviviales agapes parisiennes : « conforme aux normes habituelles » (sic) ! Selon les perspicaces et désintéressés enquêteurs d’un jour, « aucun produit de luxe n’a été utilisé ». « Aucun » ? Ah bon !

« Jusque-là, le bon peuple de province croyait dans sa naïveté que, même pour un député macronien ou assimilé, caviar, homard, Mouton Rothschild restaient tout de même des « produits de luxe ». Eh bien non, vous n’y êtes plus du tout ! Sans aller jusqu’à les répertorier en produits de consommation courante façon Banque Alimentaire ou Restos du cœur, les voilà politiquement recyclés dans la banalité quotidienne de toute cantine qui se respecte en utilisation « habituelle » des fonds publics d’un pays s’approchant joyeusement et sûrement des 2 500 milliards de dette publique annoncés (en réalité, 6 600 milliards en comptant la dette hors bilan de l’Etat).

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». Belle formule. Pour ce qui est de la dette publique colossale léguée en héritage à nos enfants (et petits enfants), jetons par-dessus l’amère réalité le voile pudique du silence : « Couvrez cette dette que je ne saurais voir » …

« Que le lecteur de cette chronique me permette ici un simple témoignage personnel. Dans ma jeunesse, Chargé de mission au cabinet du ministre de l’Ecologie (on disait alors l’Environnement), la seule dépense incompressible que j’avais remarqué es-qualités pendant près de trois ans dans les locaux du ministère, 45 Avenue Georges Mandel, consistait à renouveler chaque jour sur la table du salon d’honneur le très beau bouquet de fleurs naturelles qui s’y trouvait : concession obligée – à prix modeste – à la visibilité de l’Ecologie pour nos visiteurs de marque. A l’inverse, pas de pluie de pétales de roses façon Ancien Régime sur la table ministérielle.  

« Je n’ai jamais vu non plus au cours de cette période quiconque se faire servir caviar, homard ou Mouton Rothschild. Souvent en surchauffe en raison d’un
énorme travail quotidien, l’équipe ministérielle, ministre en tête, se contentait d’un déjeuner simple et ultra rapide, parfois même d’un unique sandwich. En temps normal, le repas pris au ministère ou à l’extérieur était correct mais n’avait rien d’extraordinaire. Il ne serait venu à l’idée de personne parmi nous de passer le réveillon de Noël et celui de la Saint-Sylvestre dans les bâtiments de la République, à plus forte raison aux frais des contribuables. Je n’ai pas souvenir que l’avenir de la planète en ait été défendu par nous avec moins de conviction, de compétence ou d’énergie.

 

 Le prolongement inattendu de « l’affaire de Rugy »  

 « Tant que cela concernait les autres, M. de Rugy trouvait Médiapart très bien. N’ayant tué personne, ni même jusqu’à preuve du contraire enfreint des lois plutôt accommandantes pour ceux qui les font, l’homme François de Rugy ne méritait sans doute pas l’excès d’indignité qui l’a frappé, les coups les plus durs contre sa personne ayant été portés par ses anciens nouveaux « amis » de la majorité. Mais l’homme politique qu’il a choisi d’être, de notoriété et d’envergure au départ plutôt moyennes si l’on en croit les écologistes eux-mêmes, ne méritait probablement pas davantage d’être propulsé si vite aux rangs successifs de président de l’assemblée nationale puis de ministre d’Etat, sauf à surligner le service rendu d’avoir par deux fois déserté son camp pour passer dans celui d’en face. A propos de camps, le médiatique homard de l’affaire aura eu un inattendu prolongement :

« Dans la vision habituellement clivante qui est la leur, pour certain-(e)-s porteparoles officiel-(le)-s de l’élite nationale mondialisée, la ligne de démarcation du manger-vrai français diviserait désormais la Gaule en deux camps gastronomiquement et culinairement opposés : « le homard ou les kebabs ».

 

 « Le homard pour les uns, les kebabs pour les autres », sinon rien !

 

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« A l’évidence, son absence de culture brandie comme étendard pour mieux ringardiser la tradition, la France du nouveau monde veut ignorer jusqu’à la caricature l’existence – et la résistance, Mesdames, Messieurs ! – de la laitue en vinaigrette dont les végans n’ont pas le monopole, de la salade de tomates, du gratin d’aubergine, du saucisson pur porc sans vouloir offenser personne ni manquer de respect à quelque religion que ce soit, du jambon-beurre, du pâté de campagne, de l’omelette, de la sardine en boîtes, du cabillaud, du steak-frites n’en déplaise aux antispécistes de l’Escrinet et d’ailleurs, du poulet rôti, des œufs au plat, des pâtes, du riz, de la pizza, etc. Et ne leur parlez surtout pas du gibier que vous ramenez, du poisson que vous pêchez, des champignons que vous ramassez, ils pourraient vous astreindre à résidence surveillée au fin fond de la Grotte Chauvet afin de vous y faire visiter, captif, par les touristes.

 

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« Pour eux, c’est sûr, entre homard et kebabs, entre XVIe arrondissement et 93, il n’y a rien. La France périphérique et rurale des villes moyennes et des classes populaires de Christophe Guilluy n’existe pas. La France aux 35 000 villes, villages et clochers, celle des splendides vues aériennes du Tour de France, n’existe pas. La France invisible des ronds-points soudain éclatant de jaune n’existe pas. La France des terroirs et des talents, notamment littéraires, cette France-là connue et aimée du monde entier, la France des Guy de Maupassant et Alphonse Daudet en passant par Paul Vialar, Marcel Pagnol, Maurice Genevoix et cent autres, pour eux, c’est sûr, cette France-là n’existe pas, n’existe plus, ne devrait plus exister.

 

 Place à la « modernité » ! 

 

« Du passé faisons table rase, place à la « modernité » ! A la droite du Maître jupitérien des horloges, voici venu l’homme nouveau, produit marketing de l’éblouissante galaxie sans frontière techno-écolo. De Rugy, Ecologie, pardi ! Avec de tels chevaliers blancs de la moralité et de la transparence élevés au rang de Ministres d’Etat, non seulement la planète reverdie sera sauvée des sots mais la morale publique du nouveau monde très haut se hissera, nous hissera, hissera le combat planétaire pour le climat. « Hissez haut l’Ecolo ! ».  

« Ça, dans la France de l’après-Hulot, c’est ce qu’à grands coups de trompettes médiatiques on nous avait vendu depuis l’Olympe, à nous simples mortels, chasseurs ou pas …

« La suite fut très légèrement différente, vous ne trouvez pas ? »

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LES « OISEAUX » DE LA LPO

 

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En vrai politique qu’il est devenu grâce aux médias nationaux relayant avec complaisance son infatigable combat, le président de la LPO, M. Allain BongrainDubourg est en train de ratisser large. Très large. La Ligue pour la Protection des Oiseaux s’occupe désormais de chauves-souris, hérissons et loups. Drôles d’oiseaux !  
Les emblématiques macareux moines n’y retrouvent plus leurs petits.
Bougrain-Dubourg prochain ministre de l’Ecologie ?! …

 

 

SOLIDARITE DRÔMOISE

 

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Suite à l’incendie revendiqué qui a ravagé son siège social (un million d’euros de dégâts, un an de travaux !), la FDC 07 a reçu beaucoup de messages de sympathie et de soutien. Si un grand nombre provient naturellement de l’Ardèche, des personnes et des associations extérieures au département se sont aussi manifestées. Jusqu’à présent, rares sont toutefois les personnalités politiques à avoir osé une condamnation publique de cet acte criminel. A notre connaissance, un député ardéchois l’a fait, d’ailleurs immédiatement : Fabrice Brun (LR). Côté chasse, la FNC a évidemment apporté un soutien appuyé aux chasseurs ardéchois, à leur fédération, dénonçant publiquement la montée de cet extrémisme et demandant aux pouvoirs publics d’agir. Parmi les associations écologistes, la FRAPNA Ardèche a condamné publiquement, sans aucune ambiguïté, « l’injustifiable ».

Chez nos voisins, la solidarité drômoise s’est exprimée par la députée Emmanuelle Antoine (LR). Dans un courriel de soutien aux chasseurs adressé au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’élue déclare : « Symboliquement, s’attaquer à votre siège social, c’est s’attaquer non seulement aux chasseurs ardéchois mais également aux chasseurs dans son ensemble ». Elle précise : « De tels actes, vu leur gravité, ne doivent pas rester impunis. J’interviendrai auprès de l’Etat sur la nécessité que Justice soit rendue au plus vite dans cette affaire ».

 

 

 

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Photo Inter/CC BY

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2019 (2)

CHASSE DRÔME – ARDECHE : LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ( 26 RESPONSABLES DONT 11 NOUVEAUX) A ELU LE BUREAU (5 ARDECHOIS, 6 DRÔMOIS)

 

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FAKE NEWS

 

En français, « une information mensongère ou délibérément biaisée », la « fake news », sert à « semer le trouble pour défavoriser une institution, une organisation », par exemple une association. Cette pratique ancienne de la rumeur propagée pour nuire est amplifiée à notre époque par les réseaux sociaux. L’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’y a pas échappé. Il y a eu la rumeur « l’Interdépartementale, c’est fini » … En réalité, une nouvelle trésorière ainsi qu’une nouvelle équipe dirigeante de 26 membres. Il y a eu la rumeur « leur partenaire principal les a lâchés » … En réalité, la poursuite d’un partenariat officiel à montant identique renouvelé pour trois ans après arbitrage de la PDG du groupe sponsor. Il y a eu la rumeur « leur président va démissionner pour raison de santé » … En réalité, l’empêchement de tenir une conférence de presse après une intervention chirurgicale. Il y a eu la rumeur « leur vice-président sera pris à parti au congrès fédéral » … En réalité, un vice-président nommément cité, remercié es-qualités, invité comme les autres personnalités à rester déjeuner.

 

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LE CRI D’ALARME DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE :
« LA CHASSE POPULAIRE EST SACRIFIEE ! »

➢ Le président Jacques Aurange lance un appel à
« préserver les ACCA »

 

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Aubenas, 27 avril 2019 : L’AG annuelle des chasseurs ardéchois engage le combat pour la défense des ACCA
Photo Inter/FDC 07

 

.   Dans son discours aux chasseurs ardéchois, leur président Jacques Aurange ne pouvait être plus clair. Pour satisfaire des intérêts économiques et financiers qu’il n’a pas hésité à nommer, en particulier le lobby forestier, « la chasse populaire des ACCA a été sacrifiée ».  

S’adressant aux élus présents (président du département, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires), le président de la FDC 07 les implore d’intervenir pour aider les chasseurs à « préserver les ACCA » aujourd’hui menacées.
« Un absent à la présence remarquée »  

« Un absent à la présence remarquée », la formule est d’un élu parlant de Christian Pialet. Empêché pour raison familiale, le beauchastellois s’était fait représenter.
 
Jacques Aurange a d’abord excusé le président de l’Inter en ouverture de l’assemblée générale des chasseurs ardéchois. Il a ensuite accueilli son représentant, Sébastien Riou, qu’il a remercié au titre de « vice-président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC ». Enfin, il n’est pas passé inaperçu que ce soit le président fédéral en personne qui lise le message de Christian Pialet adressé aux chasseurs ardéchois :  
 
Un message d’union et d’avenir auquel le président de la fédération fera directement écho dans son intervention.

 

 

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C’est le vice-président de l’Inter, Sébastien Riou, qui représentait Christian Pialet
Photo Inter/Image d’archives/JMS/FDC 07

.   En présence de son homologue drômois venu en voisin invité, le président de la fédération a tenu à retransmettre lui-même aux chasseurs le message d’unité du président de l’Inter Chasse 26-07 :

- « J’envoie à tous nos amis chasseurs ardéchois le message de l’unité retrouvée, renforcée, résolument porteuse d’avenir. Chacune à leur place mais ensemble, l’Interdépartementale, notre fédération, nos ACCA œuvrent concrètement chaque jour à la défense de la chasse. Malgré les difficultés, je crois que la chasse ardéchoise peut avoir encore un bel avenir aussi longtemps que le sens de l’intérêt général sera la priorité partagée de ses différents responsables »  

Un message d’union reçu cinq sur cinq par l’assemblée fédérale statutaire 2019.

 « Faire le jeu des anti-chasses »  

Oh ! Il y eu bien dans la salle quatre ou cinq sourires narquois et chuchotements. Impossible de savoir si cela concernait le président de l’Inter ou visait la présence du président de la FDC 26. Peu importe, l’important, c’est que personne, parmi les 700 personnes présentes à Aubenas, n’ait jugé utile de se lever pour venir contester au micro l’union complètement retrouvée depuis décembre 2017.

Au contraire, plusieurs délégués et pas des moindres se disaient ravis à la sortie que la vision d’avenir portée par l’Inter Chasse Drôme-Ardèche relègue « plusieurs années en arrière » les désaccords passés connus de tous. Avant de partir se restaurer, un petit groupe de représentants d’ACCA ne se cachait pas pour donner raison à Christian Pialet et Jacques Aurange qui, « en hommes, ont su se parler, puis prendre leurs responsabilités », qui ont « ravalé leur amour-propre » en acceptant de « tourner la page des divergences qui ne s’oublient pas mais qu’il est bon de dépasser », qui ont « réussi à convaincre leurs troupes » que « la division des chasseurs », face aux « énormes difficultés » du moment, serait « juste suicidaire pour la chasse ». Un président d’ACCA, chasseur de sanglier :

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Il est clair que les chasseurs nostalgiques des bisbilles passées, amateurs de polémiques à l’ancienne, jusqu’auboutistes dans l’action, excessifs (pour le dire gentiment !) dans leurs prises de paroles publiques devant des élus et un représentant du préfet sont devenus ultra minoritaires dans cette fédération. Ils n’ont ni le soutien de la Fédération, ni le soutien des ACCA. Et pas davantage celui de l’Interdépartementale.

S’impose donc aujourd’hui l’évidence : quand on connait les problèmes gravissimes du sanglier auxquels sont confrontés nos fédérations, la situation de plus en plus préoccupante de nos ACCA devenues très minoritaires en France et de plus en plus fragilisées, l’union dans nos départements n’est pas une option, c’est l’impérieuse nécessité qui s’impose à tous les chasseurs …

… A commencer par leurs représentants élus, fédéraux ou associatifs, qui se doivent de donner l’exemple. C’est ce que le congrès fédéral 2019 vient de démontrer avec éclat.

 

« Rassemblés » derrière leur fédération, « unis » comme jamais, les chasseurs ardéchois sont prêts pour les « combats » à venir, prêts pour la « reconquête », déterminés à « préserver leurs ACCA »

 

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« Rassemblés », « unis », « combats », « reconquête », « préserver les ACCA ». Ces paroles mobilisatrices, consensuelles, le patron des chasseurs ardéchois les a prononcées avec force. Elles tracent pour tous la ligne à suivre en 2019-2020.  

Fidèle depuis bientôt 40 ans à son « combat déterminé en faveur de la chasse populaire, celle des ACCA », l’Inter Chasse Drôme-Ardèche « se félicite de l’orientation prise à Aubenas ce 27 avril 2019 ».  

Le président de l’ACCA de Boffres qui y représentait officiellement l’Inter se réjouit du « rapprochement réussi Interdépartementale-Fédération » : une avancée décisive, obtenue par étapes, à laquelle certains n’ont d’abord pas cru mais que tout le monde peut vérifier aujourd’hui et qui bénéficiera maintenant à tous les chasseurs. Sébastien Riou dit apprécier « l’accueil reçu », l’appel « à la mobilisation et à l’union » lancé par Jacques Aurange et bien sûr la priorité donnée par la fédération au « combat » en faveur de « la chasse populaire » pour la sauvegarde « des ACCA » ; sans oublier, insiste-t-il, « la qualité des rapports techniques présentés », séquence fédérale que Sébastien Riou dit avoir « particulièrement aimée ».

 

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AVEC LE SOUTIEN DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS (FNC), L’ANCGE SE PREPARE AU RENOUVELLEMENT DES BAUX DU DPF

 

 

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Le 30 juin 2019 va avoir lieu le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial), l’ANCGE s’y prépare

Par arrêté du 13 mars 2019, la durée des baux du DPF est portée à 9 ans au lieu de 6, couvrant ainsi la période « du 1er juillet 2019 au 30 juin 2028 ». Depuis 1951, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) est représentée en Drôme-Ardèche, son premier délégué officiel ayant été Pierre Pialet, le père du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, le grand-père du Secrétaire Interdépartemental, Alain Pialet. Aujourd’hui, l’ANCGE a pour représentants Philippe Platet (Baix) côté Ardèche, Noël Chautard (Livron) côté Drôme, les deux délégués départementaux faisant partie de l’équipe dirigeante de l’Inter.

Depuis le 13 mars, l’ANCGE peut se féliciter d’avoir obtenu satisfaction sur la durée des baux de la part du ministère de l’Ecologie. Il est vrai que pendant deux ans et demi, l’équipe nationale du président Didier Vergy, en particulier la commission nationale du DPF présidée par le Dr Jean-Michel François, n’a pas ménagé ses efforts pour préparer ce dossier. Autre motif de satisfaction : la voix des ACCA, portée à Paris avec force et détermination par l’Ardéchois Christian Pialet, a été cette fois encore entendue. Le nouveau Cahier des charges du DPF stipule en effet (Article 14) que les amodiations se font prioritairement « sans adjudications préalables aux ACCA ».

 

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Les associations communales de chasse agréées de la Vallée du Rhône et de la Vallée de l’Isère peuvent donc dire « Merci, l’ANCGE ! ». Car les ACCA échappent ainsi une nouvelle fois (la dernière ?) aux enchères verbales et aux soumissions cachetées prévues dans l’arrêté, dispositions réglementaires qui leur auraient été fatales. Ce n’est un secret pour personne qu’aucune ACCA ardéchoise ou drômoise n’aurait été en capacité financière, surtout en ce moment, de se mesurer à une association comme l’ASPAS. S’appuyant sur une expérience de plus de soixante ans, utilisant ses compétences, son savoir-faire et ses réseaux, l’ANCGE a su éviter aux ACCA un écueil qui leur aurait été fatal. Le soutien précieux apporté à l’ANCGE tout au long des négociations avec l’Etat par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), son président Willy Schraen, a été très apprécié de l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau de France :  

Quand les dirigeants de la chasse acceptent de dépasser leurs différences pour jouer la carte de la complémentarité, ce sont les chasseurs qui gagnent !  

 

PPA : ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !

 

 

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C’est officiel, la Peste Porcine Africaine a disparu de la République Tchèque.

Sévissant sur un territoire très limité affectant par conséquent un tout petit nombre de sangliers, l’épidémie de PPA a pu être enrayée par l’éradication quasi-totale de la population de suidés qui se trouvait à l’intérieur d’un périmètre à haut risque.

Voilà un résultat qui redonne espoir à nos voisins belges et … Aux chasseurs français.

 

 

 

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EXTRÊME-VEGANISME 

PREMIERES CONDAMNATIONS A DE LA PRISON FERME

 

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Trois femmes, un homme, jusque-là inconnus des services de police. Ils ont entre 23 et 39 ans. Au nom d’un véganisme radical, ces extrémistes de la cause animale ont harcelé une quinzaine de commerçants, bouchers, restaurateurs en vandalisant leur vitrine, parfois à plusieurs reprises. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné deux des militants antispécistes à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres s’en tirent avec six mois de sursis.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

HIVERNALES 2019 (2)

SANGLIER : L’INTER CHASSE 26 – 07 REÇUE PAR LE PREFET

 

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.   Le 12 février 2019 à Privas, Françoise SOULIMAN, préfet de l’Ardèche, a reçu une délégation d’ACCA adhérentes de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Objet : les problématiques du sanglier et sa chasse.

La délégation conduite par le président Christian PIALET était composée de :
• M. Sébastien RIOU, vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, président de l’ACCA de Boffres
• M. Mickaël FELIX, vice-président chargé du grand gibier, président de l’ACCA de Vernoux
• M. Jean FANGET, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Monestier
• M. Serge GAY, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Satillieu représenté par M. Jean NICOLAS, doyen d’âge du conseil 
• M. Sylvain JOBERT, président d’ACCA membre associé, président de l’ACCA de St Julien le Roux

C’est le préfet précédent, M. Philippe COURT, qui avait proposé la rencontre. Celui-ci ayant été appelé à diriger un cabinet ministériel, c’est dans le cadre de la continuité de l’État que son successeur, Mme Françoise SOULIMAN, a volontiers accepté de concrétiser le projet. Informé en son temps de la démarche par Christian PIALET, M. Jacques AURANGE, président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a fait part de son plein accord et « entier soutien ». Le président FDC 07 l’a fait en ces termes :

« Monsieur le Président, Cher Christian,
 
(…) Aucune objection de ma part et très satisfait que M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) vous accueille pour une entrevue. Je sais pouvoir compter sur toi en tant que président de l’Interdépartementale et ta délégation pour attirer l’attention de M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) sur les problèmes départementaux en matière de chasse qui nous préoccupent tous. (…) Avec mon entier soutien (…) »

C’est tout naturellement que le président AURANGE a été le premier informé par Christian PIALET du déroulé de la rencontre.

Le préfet a beaucoup écouté. Françoise SOULIMAN a laissé s’exprimer sans filtre les remontées de terrain en provenance de nos ACCA adhérentes. Les membres de la délégation se sont tous exprimés. Ils l’ont fait longuement, sans langue de bois, sans précaution oratoire inutile, toujours à partir de cas concrets. C’est du vécu !  
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Des remontées de terrain, il ressort, du Nord au Sud, des tableaux sangliers souvent en chute, la bête noire se faisant rare ici et là. En un an, c’est même brutal. Autre sujet de préoccupations : les présidents d’ACCA ont été confrontés à des situations conflictuelles avec quelques propriétaires, « pas nombreux, toujours les mêmes », obéissant parfois à « des consignes ». C’est violent dans les paroles, les comportements, à la limite de la violence physique. « On a frôlé le drame » témoignent deux présidents. Des antichasses croisés sur les routes et chemins font preuve d’un sectarisme de plus en plus inquiétant, outrancièrement provocateur.

La chasse est pourtant « au cœur de la ruralité » comme le souligne le doyen d’âge du conseil interdépartemental : « Nous n’avons pas Roland Garros, nous avons la chasse ». Des situations conflictuelles, explosives et répétitives interpellent les présidents d’ACCA sur l’action et même la neutralité de l’administration. Face au représentant présent de l’administration compétente, un président d’ACCA membre associé lui objecte sans ménagement : « Il vous faudrait écouter un peu plus les chasseurs, leurs présidents d’ACCA. Sortez de vos bureaux, venez voir ce qui se passe vraiment dans nos communes ! ».  

L’administration prône « l’équilibre » entre agriculteurs et chasseurs. En fonction des fortes diminutions constatées des populations sangliers dont on peut au moins espérer un recul significatif des dégâts, des ajustements seront possibles, « y compris pour certaines ACCA s’étant mises dans le rouge mais ayant fait des efforts supplémentaires cette année ».

 Le péril rapproché de la peste porcine africaine pouvant atteindre la France dès cette année nourrit une même « inquiétude » partagée par le préfet et le président de l’Interdépartementale.

 

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Celui-ci intervient en fin de réunion pour évoquer l’autre maladie : l’œdème du porc devenu « cause toujours inexpliquée de mortalité du sanglier ». Rappelant que « depuis six ans, le service scientifique de l’Office (ONCFS – NDLR) dispose d’une masse de données à travers les prélèvements analysés dans des laboratoires agréés par l’Etat ». Se tournant vers le préfet, le président de l’Inter Chasse DrômeArdèche se fait plus précis. Il parle clair selon son habitude :

« S’il y a eu mutation génétique, il faut le dire aux chasseurs. Et dire pourquoi. Sinon, il faut nous le dire aussi ».

Le mot de la fin lui reviendra :

« Au nom de la transparence, je demande que l’Etat, sans s’abriter derrière un travail de recherche universitaire qui a ses mérites mais également ses limites, publie lui-même l’ensemble des données scientifiques dont il dispose ».

 

.   De cet entretien jugé « utile » par celui qui conduisait la délégation, un entretien « qui aura peut-être des prolongements positifs dans la gestion de la chasse au sanglier », les membres de la délégation se montraient unanimes à la sortie : ils ont dit avoir apprécié « la disponibilité, la qualité d’écoute de Madame le Préfet ». Ils sont reconnaissants au représentant de l’Etat d’avoir « accueilli favorablement certaines de leurs propositions »

 

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3 tables rondes, 1 cahier jaune
CHASSEURS ET ELUS ONT DEBATTU ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE

 

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Une partie des participants au débat
Photo Inter/CP

 

C’est dans des conditions particulières, un peu difficiles, qu’a été préparée la réunion du 22 février regroupant en une soirée, comme les deux années précédentes, une brève partie statutaire et un temps long réservé au débat de la 3ème édition des Tables Rondes de la Chasse. En effet, suite à une intervention chirurgicale, le président Christian Pialet a dû décrocher une quinzaine de jours, ce qui n’était pas prévu :  

« Pour la première fois en 38 ans, je n’ai pas pu tenir la traditionnelle conférence de presse au Dauphiné Libéré annonçant notre assemblée. Beaucoup de chasseurs qui lisent le journal mais ne vont pas sur internet ou ne consultent pas régulièrement le site de l’association n’auront pas eu connaissance à temps de la réunion de ce soir, j’en suis désolé ».

 

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LE PRESIDENT DE LA FEDERATION AUSSI

 

Comme disent les statisticiens, c’est la loi des séries ! Pour les mêmes raisons de santé, le président de la fédération départementale des chasseurs, Jacques Aurange, n’était pas en situation de pouvoir venir … A son grand regret exprimé dans un message sans équivoque :

 

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- « (…) Christian, je souhaitais être présent parmi vous. Hélas ! Tu t’en doutes, je ne pense pas être tout à fait rétabli et je ne veux pas brûler les étapes. Je te charge de m’excuser et d’assurer tes adhérents de mon entier et total soutien, et de façon durable. Nos structures sont complémentaires et non concurrentes. Elles ont un seul but : la défense de la chasse, des modes de chasse, des territoires. (…) Merci de me faire parvenir si vous le souhaitez une synthèse de vos travaux. A très bientôt, j’espère, pour se parler de vive voix »  

LES RELATIONS TRES POSITIVES ENTRE FEDERATION ET  INTERDEPARTEMENTALE

 

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Des fédérations, il en a été question. Le rapprochement entre l’Interdépartementale et les structures fédérales a fait l’objet d’une communication : en 2018 et pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue par la FDC 26. La délégation de l’Inter a proposé d’établir concrètement et durablement des relations « constructives, apaisées, confiantes, bienveillantes » avec la Drôme fédérale.

En Ardèche, les relations très positives entre fédération et Interdépartementale sont la réalité. Face aux difficultés que connait la chasse en général et la chasse au sanglier en particulier, c’est cela que les chasseurs attendent de leurs responsables. Le président de la FDC 07 continue à faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, aussi. Qui s’en plaint ?

 

LE CHASSEUR EST ASSURE DE PERDRE DEMAIN CE QU’IL N’AURA PAS DEFENDU AUJOURD’HUI

 

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Les droits réels ou supposés de l’animal, les différentes problématiques du sanglier ont alimenté des discussions riches en arguments et points de vue. Le temps a manqué tant ces sujets passionnent. Face aux menaces qui pèsent sur la chasse au sanglier, les exemples d’autres modes de chasse ayant subi la tourmente ont servi de points d’appui : la myxomatose a décimé durablement les populations de lapins de garenne, gibier numéro un du chasseur français pendant des générations (1 million de chasseurs ont alors raccroché définitivement le fusil au clou). La chasse au pigeon ramier sur les cols d’Ardèche a été interdite après avoir résisté pendant vingt ans grâce à la ténacité du CDCAR, de son président Bernard Brottes, avec le soutien de la fédération et de l’Inter Chasse 26-07. La chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants aurait disparu en DrômeArdèche sur le Rhône et l’Isère sans l’action déterminante de l’Interdépartementale et le soutien de l’ANCGE.  

De ces situations emblématiques, chacun pourrait tirer lui-même quelque enseignement utile pour l’avenir mais l’engagement collectif qui a fait la force des chasseurs est en net recul partout ; nous risquons de le payer très cher. Elus, responsables de l’Inter, présidents d’ACCA ont abouti aux mêmes conclusions : dans la vie, il y a des hauts et des bas auxquels le monde de la chasse n’échappe pas ; dans tous les domaines de la société, l’individualisme triomphant plombe le bénévolat. L’effondrement possible de la chasse au sanglier mettrait à terre le système fédéral. Il signifierait la mort des ACCA, nos adversaires en rêvent. Beaucoup d’ACCA ne tournent plus qu’avec une poignée de volontaires ; pour combien de temps encore ? Ici et là, des jeunes s’engagent, tant mieux ! Internet, les réseaux sociaux, les chaînes de TV, les matchs en direct meublent les soirées, faisant le vide d’adhérents dans les assemblées générales d’associations.

 

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L’Interdépartementale n’échappe pas à la règle. Il serait préjudiciable à l’ensemble des chasseurs qu’une association qui les défend depuis 38 ans, qui a fait ses preuves, disparaisse faute de soutiens suffisants. Le CDCAR qui a pu rassembler jusqu’à 4 500 chasseurs à l’Escrinet a arrêté le combat quand les chasseurs de pigeon eux-mêmes n’ont plus fait l’effort en nombre suffisant de se mobiliser derrière l’association qui pourtant les défendait. La chasse ne disparaitra pas en France mais les ACCA, déjà en perte de vitesse partout, risquent de disparaitre à leur tour plus vite qu’on ne le croit au profit des seules chasses privées. C’est pour cette raison que 200 ACCA ont choisi d’adhérer à l’Interdépartementale.

C’est aujourd’hui le constat d’urgence pour la chasse que ces ACCA voudraient faire partager aux autres.

 

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LE RISQUE DE DISSOLUTION, BIEN REEL, EST EVOQUE PAR LE PRÉSIDENT LUI-MÊME

 

L’Interdépartementale à un tournant de son histoire

A l’exception d’un président d’ACCA de la Drôme qui a soudain changé son fusil d’épaule, les participants à la soirée du 22 février (présidents d’ACCA, dirigeants, élus) ont été unanimes à considérer que l’Interdépartementale « sert toujours à quelque chose », que s’en priver reviendrait à « affaiblir collectivement les chasseurs dans nos deux départements », ce qu’aucun responsable de la chasse digne de ce nom ne peut évidemment souhaiter.

Lorsque cela a été demandé, il ne s’est d’ailleurs trouvé personne dans la salle pour proposer mieux, ni une autre équipe, ni un autre projet.  

Un gros bémol a toutefois été mis par le président lui-même. Celui-ci n’écarte pas l’idée, « si les chasseurs ne se bougent pas plus, si les ACCA n’adhérent pas en plus grand nombre » que l’Interdépartementale puisse disparaitre … « avant la prochaine ouverture de la chasse ». Et d’en préciser les raisons :

« Pour pouvoir continuer, l’équipe dirigeante doit être absolument renforcée. Un nouveau trésorier doit être impérativement trouvé ainsi que quelques personnes supplémentaires acceptant de participer aux trois réunions annuelles du Conseil Interdépartemental. Sinon, la dissolution de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera à l’ordre du jour d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra avant le 31 mai ».   

La décision collective sera prise en Conseil Interdépartemental du 22 mars prochain. Se rangeant finalement à l’avis du président, tous les membres actuels du Conseil Interdépartemental 2019 se considèrent donc en charge de responsabilités « provisoires ».

 

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Il est des exemples qui, pour le monde de la chasse, se passent de commentaire

Lui qui n’est pas chasseur, qui n’a aucun membre de sa famille pratiquant la chasse, aura apporté pendant quatre ans un concours actif à l’Inter comme trésorier bénévole : pour son engagement associatif exemplaire, Joël Mounier a reçu les remerciements chaleureux de ses amis chasseurs au moment où des priorités personnelles l’obligent à ce choix. Ses idées, son sens critique ont beaucoup apporté aux discussions de l’équipe. Son travail sérieux de gestion, méticuleux même, sa bonne humeur communicative, son sens du service et de la convivialité sont unanimement salués. A l’écouter lire le rapport financier pour la dernière fois, l’émotion se lisait sur les visages, surtout au moment de sa conclusion :

« A titre personnel, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien pour la gestion de la comptabilité de l’Inter Chasse 26-07 pendant ces quatre années et je vous souhaite de pouvoir continuer à profiter librement de votre passion ».

 

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« Massacre programmé »

 

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. Pour la première fois, un pays de l’Union Européenne s’apprête à mettre en œuvre un plan d’éradication d’une espèce de la faune sauvage : le sanglier  

Touchée par la peste porcine africaine, la Pologne aurait décidé d’employer les grands moyens : en éradiquant l’espèce sanglier. Tout au plus, les autorités accepteraient-elles peut-être de laisser aux chasseurs polonais complètement désemparés un contingent symbolique et minuscule de 10 à 20 000 sangliers (hypothèse la plus favorable), soit, à l’échelle de tout un pays, même pas ce qui se  trouve chaque année dans un seul département français comme l’Ardèche ou la Drôme !

Le Chasseur Français qui confirme l’information parle de « massacre programmé ».  

 

Après la chasse, la pêche ?

 

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Pour les oies, chasseur, tu repasseras … Comme elles … S’ils ne te les ont pas gazées avant !

 

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Emmanuel Macron, le président de la République, l’avait pourtant promis : « Avec moi, vous chasserez les oies jusqu’au 28 février ». Pour une fois, les instances européennes étaient même d’accord. Alors ? … Alors, les juges du Conseil d’Etat ont dit NON : chasse interdite partout et pour tous … le 6 février. Conséquence de la décision prise par la plus haute juridiction française ? Il semblera désormais définitivement acquis à beaucoup de chasseurs que, pour nos grands décideurs politiques et autres acteurs institutionnels, mieux vaut continuer en conscience – et en droit – de laisser gazer les oies sauvages en grand nombre plutôt que de les laisser chasser en petite quantité.  

C’est ainsi que d’année en année, d’illusions entretenues en promesses non tenues, d’arrêtés signés en arrêtés cassés, des milliers de chasseurs français trompés, floués pour les oies, bernés pour les pigeons, grugés pour les grives, rejoignent à leur tour les bataillons de citoyens désabusés et légitimement en colère. Mais qui s’en soucie vraiment ?

 

 Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, la lutte contre la pollution, c’est … l’affaire des autres

 

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Il était une fois une souriante secrétaire d’Etat à l’Ecologie …
 
Depuis 1975, date de création du ministère de l’Ecologie, combien de fois les chasseurs français ont-ils subi de la part de leur ministère de tutelle l’injustice de mesures absurdes, incohérentes, arbitraires et de surcroit totalement inefficaces au regard de l’objectif énoncé, la sauvegarde de la faune sauvage ? Ce site en regorge d’exemples. Le meilleur d’entre eux (ou le pire, c’est selon), reste à ce jour le régime d’exception dont « bénéficient » deux départements français, l’Ardèche et la Drôme, victimes d’une débile gestion « communale » des grives, oiseaux migrateurs dont l’aire de distribution n’est pourtant pas à l’échelle du village mais … du Paléarctique Occidental.

 

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Rares ont été les ministres en charge de l’Ecologie – pour l’honneur de la fonction, il y en eu heureusement quelques-uns – qui n’ont pas cédé au discours démago, sirupeusement moralisateur, des donneurs de leçons chiens de garde d’une nature Bisounours qui, en weekend à la campagne, voient en chaque chasseur une brute épaisse massacrant à tout-va les petits oiseaux.  

Mais quand le moralisateur donneur de leçons se trouve être le ministre lui-même, le citoyen ordinaire est sur ses gardes … Il a bien raison, car si l’exemple vient de haut, ce n’est pas forcément le bon exemple comme en témoigne jusqu’à la caricature une histoire récente. Non ! Il ne s’agit pas de « fake news » (fausses nouvelles, en français) sorties de l’imaginaire des dirigeants de l’Inter mais d’une histoire vraie, tellement vraie qui, si elle ne l’était pas, exposerait le responsable juridique de ce site à des poursuites en diffamation :

 

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Membre du gouvernement actuel, une secrétaire d’Etat circule en voiture de fonction avec chauffeur. Pressée par le président de la République de porter aux quatre coins de France la bonne parole gouvernementale dans le grand débat national qu’elle encadre, la dame est effectivement très « pressée » … au point d’être flashée à 150 Km/h. Délit de vitesse constaté. Pour un gouvernement qui impose sans discussion aux ruraux le 80 Km/h, c’est déjà plus que … limite.

 

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C’est vrai que le chef du gouvernement auquel appartient la ministre fut jadis luimême verbalisé en voiture pour … excès de vitesse avant de devenir le champion du 80 Km/h imposé aux autres. Mais alors que la vitesse maximale autorisée est de 110 Km/h en raison d’un « pic de pollution », il est juste scandaleux que notre secrétaire d’Etat en infraction ce jour-là soit précisément en charge de l’Ecologie et par conséquent responsable au gouvernement de « la lutte contre la pollution » !

 

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« Nous n’étions pas au courant » a cru malin de répliquer pour sa défense la souriante protégée, toujours en fonction actuellement, du souriant président de la République.  

Les grands débats, les grands sourires, les grands discours, c’est bien beau à condition de ne pas se payer de mots. Et davantage encore, de ne pas trop se payer la tête de ceux qui vous écoutent.

 

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Mettre d’abord en pratique soi-même ce que l’on exige des autres, c’est toujours plus convaincant, n’est-ce pas Madame la souriante secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pollution ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE