DECOUVREZ EN EXCLUSIVITE LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, C’EST CE QU’IL SE DIT EXACTEMENT ENTRE CHASSEURS QUAND UNE ASSEMBLEE GENERALE LEUR PERMET DE PARLER LIBREMENT DES PROBLEMES DE LA  CHASSE QUI PREOCCUPENT LEURS ACCA

 

Adhésion obligatoire

La nouvelle équipe dirigeante de l’Interdépartementale souligne une différence qui la distingue des fédérations : si l’Inter Chasse 26-07 ne compte « que » 200 ACCA s’acquittant d’une cotisation sur les 700 ACCA qui existent en Drôme- Ardèche, il s’agit d’une adhésion volontaire tandis que l’adhésion des ACCA à leur fédération est non seulement payante mais obligatoire.

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Le petit observateur drômardéchois

 

POURQUOI LE SANGLIER EST EN TRAIN D’INQIETER SERIEUSEMENT LA FEDERATION DE LA DRÔME DONT LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER BONDIT DE 75 % ! …

 

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EN EXCLUSIVITE

LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

 

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Ambiance

Parmi les représentants des ACCA adhérentes de l’Interdépartementale, les vrais chasseurs de gibier d’eau, exclusivement gibier d’eau, se font de plus en plus rares. Jamais bien nombreux dans nos départements à très forte dominante sanglier, hyper spécialisés, maintenant plutôt âgés, ils voient leur nombre diminuer d’année en année. Les épisodes répétés de grippe aviaire avec interdictions totales ou partielles des appelants n’arrangent pas les choses ; les niveaux d’eau du Rhône régulièrement impactés par la sécheresse, non plus ; les silures de 100 Kg gros consommateurs de colverts jeunes ou adultes, pas davantage. Pour les chasseurs de gibier d’eau, le combat pour la survie cynégétique est ancien. Vu de l’extérieur, serait-il déjà terminé ? Certains ont pu le penser avec gourmandise et s’en réjouir par anticipation … En se trompant peut-être sur la capacité de résistance des derniers huttiers Drôme-Ardèche.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Malgré quelques bâtons mis dans les roues sans grande subtilité, CNR aura renouvelé dans deux ans les homologations de huttes de chasse sur le DPF Rhône et Isère en concertation étroite avec ses interlocuteurs habituels : l’ANCGE, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, la fédération territorialement compétente. Tout propriétaire de hutte de chasse ancien ou nouveau souhaitant faire valoir son droit de hutte pour la période 2019-2025 mais également tout chasseur utilisateur permanent ou occasionnel d’une hutte doit contacter directement l’Interdépartementale. Avant la prochaine ouverture de la chasse, le partenariat triennal CNR-Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, volontiers cité en exemple par la Présidente du Directoire, Présidente- Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, Elisabeth Eyrault, sera reconduit.

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Serge Roux – Chabeuil)

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« Face à la grippe aviaire qui revient chaque année, nous proposons l’écouvillonnage des appelants en début et fin de saison pour analyses en laboratoire avec en contrepartie transport et utilisation libres des appelants pendant toute la saison de chasse ».

 

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Vol de milouins :
En Drôme-Ardèche, sur les bords du Rhône comme de l’Isère, aucun oiseau
n’a encore jamais été trouvé mort de grippe aviaire

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Ambiance

A Beauchastel, les chasseurs de grive des 535 ACCA toujours arbitrairement privées de dix jours de chasse n’étaient guère plus nombreux que les chasseurs de gibier d’eau. Dépités, résignés, ils semblent avoir abandonné la partie.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Tant qu’il y a partout du « cochon », les grives, finalement tout le monde s’en fout un peu, surtout qu’on n’en voit plus beaucoup, ce n’est pas comme avant … ». Tous ceux que nous avons pu contacter après les Tables Rondes du 24 février ne cachaient pas leur amertume : « Là où il y a eu des grives cette année, (dans le sud de nos départements – NDLR), beaucoup de chasseurs ont pris leurs responsabilités. Ils n’ont pas regardé dans quelle commune ils se trouvaient pour les tirer jusqu’au 20 février ! C’est quand même lamentable d’être obligés d’en arriver là mais à part l’Interdépartementale, qui nous défend ?». « Les fédés n’ont pas eu un mot cette année pour aider les chasseurs de grives. C’est comme si on n’existait pas. Elles avaient pourtant promis de faire intervenir la FNC ». « La grive ? Les politiques s’en foutent complètement, il n’y a plus que le sanglier qui compte ». Quelle solution alors ? « Il nous reste encore le bulletin de vote pour bien les remercier ». « 20 février mais pas pour tous ! La Ségolène, elle a gagné » constatait avec amertume un président d’ACCA représentatif de ces 535 communes injustement interdites de chasse entre le 10 et le 20 février. « Pour les vieux chasseurs qui ont du mal à se déplacer, pouvoir tirer quelques grives en hiver dans les lierres, c’était parfois leur seul plaisir, leur seule motivation à reprendre le permis. Ils ne les ont pas respectés ». Si le sud voit encore épisodiquement quelques beaux passages de grives en février, la disparition progressive mais inéluctable en moyenne Vallée du Rhône des dernières plantations de pommiers, des vieux arbres à lierre et autres biotopes favorables aux turdidés a considérablement tari la source.

 

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Albert Zecchini – Valence)

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« C’est clair, on a voulu faire disparaitre une catégorie de chasseurs. C’est exactement ce qui est en train de se passer ! »

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Chasse à la grive : la « repasse de février ».
Tradition cynégétique ancestrale en voie de disparition en Drôme-Ardèche ?

 

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Ambiance

Le bruit courrait deux, trois jours avant la réunion ; l’Inter avait été prévenue par les amis, des anciens du CDCAR : les chasseurs de pigeon ramier ne viendraient pas à Beauchastel : « Une absence pour protester ». Effectivement, très peu sont venus. K.O. après la volte-face du préfet concernant son arrêté, ils n’ont pas voulu se déplacer : « Venir ? Pour quoi faire ?! On s’est encore fait enfler. Cette fois, c’est terminé ! ». « On n’a rien contre l’équipe de Christian, bien au contraire mais nous on a assez donné, ça sert à quoi maintenant ? ». Autour de la grande table-ronde (bien trop grande) qui était réservée aux chasseurs de « ramiers », les plus anciens se souviennent qu’à certaines assemblées de Beauchastel, « dans les années 80-90 », chasseurs de pigeon et de canards remplissaient la salle des fêtes de Beauchastel à eux seuls, que les seuls chasseurs de pigeon étaient jusqu’à 450-500 aux réunions du CDCAR animées par Bernard Brottes, Alain Roure, Marie-Christine et Claude Git, Gérard Bulliod, plus de 4000 même, une fois, à manifester à l’Escrinet autour de Jean Saint Josse (CPNT) ! Mais ça, c’était le siècle passé.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Comme d’habitude, on s’est fait avoir en beauté » mais « cette fois, c’est la dernière ». De guerre lasse, comme un seul homme, ils laissent tous tomber … « Définitivement ». « Sacré gâchis, putain ! ». Beaucoup auraient voulu « y croire encore », surtout parmi les jeunes. Les plus optimistes avaient même « déjà acheté les cartouches » à l’annonce du classement « nuisible » par « l’ami » préfet. D’autres ne se privent pas de rappeler la position « prudente » et « sage » (l’expérience instruit) du président de l’Interdépartementale lors de la préparation de la manifestation du 10 septembre 2016 : « Cette fois, c’est vrai, pour le pigeon nous avons plus de chances d’y arriver mais attention ! Quand Bernard Brottes nous dit qu’il ne faut pas manifester parce qu’il est certain d’obtenir du préfet la signature d’un arrêté favorable, la fédération oublie qu’un arrêté signé n’est pas encore un arrêté appliqué » … Quant aux jeunes manifestants du 10 septembre, ils sont « furieux » que les fédérations se soient servies de ce prétexte, de ce « chantage » disent-ils, pour « dissuader ceux qui voulaient venir manifester à Privas de le faire ». « On a manipulé les chasseurs pour obéir au pouvoir politique, c’est grave ! ». « Les chasseurs de pigeon qu’on a trompé une fois de plus voient aujourd’hui le résultat. Il est brillant ! A la fédération, ils peuvent être fiers de leur communiqué (recommandant de ne pas manifester – NDLR) ». Dépit, écoeurement, colère résument le sentiment général. Un Président d’ACCA de la région d’Aubenas, lui-même passionné de pigeon ramier même s’il chasse surtout le sanglier : « Pour le pigeon, cette fois, c’est mort. Les ACCA peuvent remercier la fédération qui peut remercier le préfet, lui envoyer ses amitiés et quand on y est le champagne payé par les chasseurs mais le 13 mai (Assemblée Générale annuelle d’Aubenas – NDLR) qu’Aurange et Brottes ne viennent pas encore nous parler du pigeon, parce que dans la salle ça pourrait chauffer grave ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Alain Pialet – Loriol)

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« Pour plusieurs générations de chasseurs, c’est une grosse déception. Les anciens espéraient pouvoir y revenir un jour, les plus jeunes pouvoir découvrir enfin cette chasse qu’ils ne connaissent pas mais qui les fait rêver parce qu’ils en ont souvent entendu parler. Ségolène Royal a tranché en faveur des écolos. Une solution encore possible avec les prochaines élections ? Personne n’y croit vraiment : les changements de majorité, il y en a déjà eu, avec des promesses mais sans jamais régler le problème du pigeon. Compter encore, malgré tout, sur les fédérations ? Elles disent vouloir rester dans le dialogue mais en réalité elles sont aux ordres des préfets. Nous n’avons plus le choix, ce qui nous arrive avec le pigeon le montre : si nous voulons sauver la chasse ou ce qu’il en reste, nous avons besoin de plus de solidarité entre chasseurs, tous modes de chasse confondus ».

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Pigeon en mars : l’espoir définitivement envolé ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Ambiance

« Ça parle beaucoup dans les ACCA en ce moment, surtout dans les équipes sanglier ». « Les chasseurs se demandent où l’on va, où l’on nous mène » … En Ardèche, cette année, les réunions de secteur ont révélé un « malaise entre la fédération et les ACCA ». Dans quatre secteurs au moins, des Présidents d’ACCA n’ont pas apprécié – et l’ont fait savoir – que le représentant de la fédération minimise systématiquement tous les problèmes, « comme si ces problèmes n’existaient pas », au point « d’oublier parfois d’en parler » : les fortes présomptions de manipulations génétiques sur le sanglier s’appuyant sur la publication par l’Interdépartementale de rapports officiels et de données scientifiques ? « Pour le moment, seulement des rumeurs propagées par certains. On connaitra peut-être la vérité d’ici dix ou quinze ans » ; la revendication officielle de stériliser la bête noire en Ardèche ? « Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas encore fait ! ». Ce qui passe encore plus mal, c’est que « la FDC 07 qui vient d’échouer encore une fois sur le pigeon ramier n’assume pas sa responsabilité ». Elle tente de se défausser sur l’Interdépartementale « quand on entend dire que Ségolène Royal a surement mal pris d’être sifflée au congrès et qu’il n’aurait peut-être pas fallu le faire ». Un chasseur de pigeon rétorque à la fédération que « personne n’avait sifflé la ministre en 2015, ce qui ne l’a pas empêchée de nous interdire le pigeon ramier en mars après nous avoir pondu sa grive communale en février ». Dans plusieurs secteurs, le délégué fédéral a été pris à parti par les représentants des ACCA sur la position des fédérations « qui ont désavoué la manifestation des ACCA de l’Interdépartementale » (10 septembre 2016) et s’en sont publiquement désolidarisées : « On pourra nous dire ce qu’on veut, ce n’est pas le rôle d’une fédération de chasseurs de s’en prendre à ceux qui défendent la chasse ! ».

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Pour les Présidents d’ACCA, ça devient compliqué. Il nous faut régler trois ou quatre problèmes à la fois, appliquer les décisions de l’administration, faire plaisir à nos chasseurs, ne pas se mettre à dos les agriculteurs, etc. Nous sommes que des bénévoles avec de tout petits moyens. On y passe beaucoup de temps et encore on se fait critiquer ». D’autres se disent préoccupés par la montée des conflits internes aux ACCA. « C’est un peu le bordel. Il y a de plus en plus de Présidents d’ACCA qui finissent maintenant devant un tribunal. Et quand on demande un conseil à notre fédération, il faut attendre un mois avant d’avoir la réponse … si on l’a ». Plusieurs Présidents d’ACCA s’indignent de voir plaider contre leur ACCA « un avocat payé par les fédérations, c’est-à-dire par les ACCA ». « N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ? ». « L’argent mis sur la table par des personnes extérieures au département (pour constituer une chasse privée sanglier – NDLR), cela fait monter les enchères, constate un autre. Nos équipes d’ACCA ont de plus en plus de mal à suivre. Elles perdent des territoires, souvent les meilleurs pour le sanglier ». « La moyenne d’âge des Présidents d’ACCA est élevée, heureusement que des jeunes s’y mettent ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Sébastien Riou – Boffres)

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« La FDC 07 est de plus en plus montrée du doigt dans les ACCA. Un soutien aux ACCA, notamment juridique, est attendu de l’Interdépartementale pour pallier aux insuffisances de la fédération ardéchoise. Nous  déplorons tous, Ardéchois comme Drômois, la mauvaise entente entre chasseurs, le manque de solidarité flagrant qui nous affaibli »

 

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L’appel à plus de solidarité des ACCA pour défendre la chasse

 

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Ambiance

Des cinq Tables Rondes organisées par l’Interdépartementale le 24 février 2017, celle du sanglier était la plus fournie en participants et … en réactions. Un sujet a occupé toutes les conversations : les chasseurs de sanglier sont-ils à la veille d’un « désastre annoncé », d’une « éradication du sanglier » qui se prépare méthodiquement et que l’on essaie encore de leur cacher ? Remontées de terrain : les révélations fracassantes de  l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sont actuellement reprises et discutées dans de nombreuses ACCA. Plus personne ne prend à la légère les publications argumentées de l’Interdépartementale qui font chauffer le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche : prétendue « maladie » du sanglier qui se promène de l’Ardèche aux Pyrénées sans contaminer un seul sanglier dans les autres départements traversés, stérilisation de masse du sanglier qui a déjà commencé dans la nature ici et là « à titre expérimental », officiellement en Catalogne et dont les Espagnols ne se cachent même plus, conférencière officielle prise en flagrant délit de mensonge (de son propre chef ou sur recommandation pressante de l’autorité supérieure ?) dans une réunion d’information d’ACCA organisée par une fédération, discours pommade d’une autre fédération consistant à nier en bloc, contre toute évidence, sans aucun argument scientifique à faire valoir en contre, l’hypothèse de plus en plus étayée d’une probable manipulation génétique sur le sanglier qui serait en cours d’expérimentation en Ardèche, dans les Pyrénées Orientales, dans le massif des Albères, versant espagnol.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Trois points de vue s’affrontent. Il y a d’abord ces chasseurs qui continuent à se rassurer – ce qui est leur droit – en faisant plutôt confiance au discours officiel relayé par les fédérations : « C’est vrai que nous aussi on se pose pas mal de questions mais quand l’Interdépartementale parle de scandale pour le sanglier, il n’y a pas de preuve, seulement des suppositions ». Il y a ensuite les chasseurs qui doutent sérieusement de la version officielle : « Comme tout le monde, au départ j’ai cru ce qu’on nous disait. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette maladie (de l’oedème du porc – NDLR), si c’était vraiment celle-là comme on nous le dit, fasse mourir les sangliers mais pas les porcs, qu’elle arrive tout d’un coup en Ardèche mais pas ailleurs puis maintenant dans les Pyrénées ». Il y a enfin tous ces chasseurs dont la conviction est faite depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui les plus nombreux : « Depuis le début, on nous prend pour des cons. C’est la « myxo » du sanglier qu’ils nous ont foutue ! ». « Il y en a qui savent, c’est sûr ; maintenant, ils doivent commencer à « baliser » si on découvre un jour la vérité ». « Au niveau politique, c’est décidé depuis longtemps : ils cherchent comment faire disparaitre le sanglier sans laisser de traces mais ça ils ne vont pas nous le dire ». Ces chasseurs estiment que l’argument scientifique penche de leur côté même s’il s’agit plus, pour le moment, de fortes probabilités que de réelles certitudes : « Quand des spécialistes invités par les fédérations n’hésitent pas à mentir pour essayer de convaincre, il faut quand même se demander pourquoi, non ? ». « Puisque notre fédération (Ardèche – NDLR) parle de rumeurs à propos de ce que l’Interdépartementale a publié sur le sanglier, que les chasseurs aillent donc voir eux-mêmes sur le site, ils sauront pourquoi il ne s’agit pas de rumeurs mais de travaux scientifiques que personne jusqu’à présent n’a pu contester, ni la fédération, ni la préfecture, ni le ministère de l’Ecologie ».  « Sûr que si l’Interdépartementale n’était pas là, on en serait encore à tout ignorer … comme des cons ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Jordan Laude – La Motte Chalencon)

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« Quel avenir pour la chasse au sanglier ? Les jeunes chasseurs sont inquiets. « Maladie » ou … tout autre chose, empoisonnements, stérilisation : les ACCA regrettent le manque d’information venant des fédérations. Que deviennent les résultats des analyses scientifiques effectuées depuis plusieurs années ? Que fait le ministère de l’Environnement pour lutter contre la pyrale du buis qui est en train de faire disparaitre une partie du biotope dans nos massifs à sanglier ? Il faut repenser la question de la maîtrise des dégâts de sanglier par rapport aux territoires dont le contrôle échappe de plus en plus aux ACCA. Là où il y a surpopulation de sangliers, pour éviter qu’on nous impose en secret des mesures catastrophiques, nous devons imaginer de nouvelles formes d’utilisation de nos équipes sanglier sur le terrain, par exemple en mobilisant quand il le faut, de façon  coordonnée, l’ensemble des ACCA d’un même secteur, en allant au besoin jusqu’à penser « massif » plutôt que « commune ».

 

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Il n’a pas fini de faire parler de lui ! …

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Une ACCA de l’Ardèche condamnée pour « désastre écologique »

L’INTERDEPARTEMENTALE QUI REJETTE « TOUT AMALGAME DESTINE A JETER LE DISCREDIT SUR L’ENSEMBLE DES ACCA » ESTIME QUE « LES CHASSEURS ONT UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE DANS LA PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT »

 

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Communiqué du Bureau Interdépartemental

 

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Beauchastel, le 15 avril 2017.

« C’est par le journal qu’un délit environnemental pour lequel une ACCA de l’Ardèche vient d’être condamnée a été porté à la connaissance des dirigeants de l’Interdépartementale.

« Le Bureau Interdépartemental prend acte de la décision de justice, l’ACCA déclarée coupable ne contestant pas les faits qui lui sont reprochés.

« L’Interdépartementale rejette tout amalgame destiné à jeter le discrédit sur l’ensemble des ACCA mais rappelle aux chasseurs la responsabilité particulière qui est la leur dans le respect de la nature, la préservation de l’environnement, l’image de la chasse donnée aux autres utilisateurs de la nature.

« Ainsi, par l’entretien permanent d’un millier de kilomètres de chemins à travers les massifs boisés, l’ensemble des ACCA de l’Ardèche participent efficacement à la lutte contre les incendies de forêts.

« Conceptrice et organisatrice des Printemps du Rhône, concept novateur aujourd’hui mis en pratique au niveau des autres fleuves français, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est depuis toujours très attachée à la préservation des milieux aquatiques.

« Au-delà du fait divers, de ce cas particulier qui ne manquera pas d’être monté en épingle et exploité contre les chasseurs, l’Interdépartementale est bien consciente du problème plus large qui est aujourd’hui soulevé.

« C’est pourquoi, elle invite les fédérations de chasseurs à lancer sans tarder une concertation générale avec leurs adhérents obligatoires, ACCA et chasses privées.

« Les fédérations pourront ainsi leur apporter des réponses précises, des moyens juridiques, techniques, financiers que les chasseurs attendent et réclament pour que les équipes grand gibier soient en situation de mettre en oeuvre dès la prochaine ouverture de la chasse des solutions concrètes, réalistes, applicables, progressives, financièrement supportables.

« L’Interdépartementale, qui prend acte qu’une enquête diligentée par la Gendarmerie Nationale et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage puisse se conclure en un an par la tenue d’un procès et la condamnation d’une ACCA, regrette qu’une ACCA du même département, ayant saisi la justice voici cinq ans pour empoisonnement chimique volontaire de la faune sauvage et mise en danger de la vie d’autrui  (bromadiolone), fait avéré, ait vue sa plainte classée sans suite, les coupables restant impunis à ce jour ».

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’AUDE PASSE LE BAC

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« Passe d’abord ton bac, tu chasseras après ! »

Ce reproche parental, aucun lycéen de l’Institut Saint-Joseph de Limoux dans l’Aude ne l’entend cette année. Car, pour réussir leur bac pro, les élèves de cet établissement ont passé l’option … « chasse ».

Pour gagner de précieux points au bac, ces jeunes ont suivi pendant leur année de terminale une formation au permis de chasser avec agrément piégeur et brevet de chasse à l’arc.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Cette grande première en France, une option « chasse » au bac validée par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Agriculture, on la doit à un partenariat exemplaire entre la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude et l’Institut agricole Saint-Joseph de Limoux.

Bravo, la « fédé » !

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … LA LPO DE BOUGRAIN-DUBOURG DIT LA MÊME CHOSE QUE NOUS !

 

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H5N8

Couplet antichasse imposé, « La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage d’appelants malgré la grippe aviaire ». Elle le dit mais sans insister plus que ça. A la LPO d’Allain Bougrain-Dubourg, la vraie nouveauté est ailleurs : c’est lorsque la LPO dit la même chose que l’Interdépartementale, à savoir que les oiseaux migrateurs ne sont ni responsables, ni coupables des épisodes de grippe aviaire, seulement victimes :

« Les oiseaux sauvages, constate la LPO, sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus. Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus ».

L’oiseau migrateur subit, il n’est pas à l’origine ; telle est la réponse de la LPO qui argumente en ce sens :

« Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du Sud-Est et la France. La seule espèce « long courrier » est la sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique ».

Et a LPO de conclure :

« Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

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Echos de campagne. Propos philosophiques sur la ruralité

 

  • Il y a la campagne, la leur (11 d’abord, 2 ensuite) et la campagne, la nôtre (celle où nous vivons)

Alain Finkielkraut, philosophe français contemporain :

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- « Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions ».

Michel Onfray, philosophe français contemporain :

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- « Chaque fois que je me trouve dans un village de France, je le vois meurtri, blessé, abandonné, délaissé, oublié par les villes dans lesquelles on décide pour eux (les ruraux – NDLR) de ce qu’ils ont le droit de faire, voire le devoir de faire pour se mettre en conformité avec les normes françaises, donc européennes ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

CHRISTIAN PIALET VA PRESIDER LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE LA CHASSE DRÔME – ARDECHE : 3 FEMMES, 3 NON CHASSEURS, 23 TITULAIRES DU TIMBRE SANGLIER SUR LES 24 CHASSEURS DU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ELU

LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2017 EST CONSTITUE. PRIORITE DES PRIORITES : LE SANGLIER QUI NOURRIT DES INQUIETUDES. SANS OUBLIER LE RESTE.

 

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Christian Pialet, nouvelle équipe « sanglier » et 36e réélection à l’unanimité
Photo Inter/JMS

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Record absolu.

Quand la loi Verdeille a créé les ACCA en 1964, le tableau national sanglier  annuel correspondait alors au nombre de bêtes noires actuellement prélevées dans le seul département de l’Ardèche : 25 000-26 000.

Selon les statistiques de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), il se prélevait en France entre 35 000 et 40 000 sangliers par an dans les années 1970, ce qui correspond en ordre de grandeur au prélèvement actuel dans les deux départements Ardèche et Drôme.

Vingt ans après, dans les années 90, les chasseurs réalisaient un tableau national de 150 000 bêtes. La progression sera constante de 1970 à 2013. Le pic est atteint lors de la saison de chasse 2012-2013. 604 672 sangliers ont été prélevés cette saison-là, soit une augmentation de 1 650 % en quarante ans !

Après une légère décrue (550 000 en 2013-2014), la courbe repart à la hausse avec 585 000 sangliers prélevés en 2014-2015 ; puis 667 000 en 2015- 2016 :

Nouveau record absolu.

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LA NOUVELLE ÉQUIPE 2017

LE BUREAU INTERDÉPARTEMENTAL

 

Composé du président, des vice-présidents, de la conseillère scientifique, du secrétaire, du trésorier, le Bureau Interdépartemental (13 membres) a été élu le 31 mars 2017 par le Conseil Interdépartemental (27 membres) pour une durée d’un an jusqu’à l’assemblée générale annuelle 2018. Ouvrant le 1e Conseil 2017, le président sortant, Christian Pialet, a souligné : « l’Interdépartementale est forte comme elle ne l’a jamais été ». Toujours élu et réélu en assemblée générale à l’unanimité des votants depuis 1981, ayant déjà effectué pas moins de 36 mandats d’un an à la tête de l’Interdépartementale depuis sa première élection à l’âge de 30 ans, le président-fondateur-bénévole a fait part à ses amis chasseurs de son « interrogation » avant d’envisager un éventuel 37e mandat : « Au moment où une page se tourne pour l’Interdépartementale, je ne suis pas certain d’être le mieux placé pour porter la parole et l’image de cette nouvelle équipe sanglier ». La réponse du Conseil Interdépartemental a pourtant été unanime pour refuser l’interrogation. C’est donc bien l’Ardéchois expérimenté qui va présider aux destinées de la nouvelle équipe dirigeante. Christian Pialet a tenu à en informer personnellement le président de sa fédération, Jacques Aurange, « par courtoisie ». Les deux présidents, parfois opposés dans le cadre de leurs fonctions, ne cachent pas une considération réciproque.

❖ Le Bureau assure le fonctionnement permanent de l’association, les relations avec les pouvoirs publics, les élus, les partenaires officiels, la presse, la FNC, les fédérations, les ACCA, les associations spécialisées
❖ Il diffuse l’information interne et gère la communication externe (site internet, Le lien, courrier, courrier informatique, téléphone, tenue des fichiers, entretiens, réunions)
❖ Le Bureau assure le fonctionnement régulier de la trésorerie et tient à jour la comptabilité en relation avec l’établissement bancaire
❖ Il prépare les réunions du Conseil Interdépartemental et de l’Assemblée Générale annuelle, assure le suivi des projets et décisions


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Le Bureau Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Olivier Sabaton (en incrustation), Jacky Féroussier, Jordan Laude, Franck Chalas, Denis Péatier, Christian Pialet, Anthony Cuoq (en incrustation), Noël Chautard, Serge Roux, Marie-Agnès Pialet, Sébastien Riou, Alain Pialet (en incrustation), Joël Mounier,
Photo Inter/JMS

LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

  • Il fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
  • Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
  • Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
  • Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

 

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Le Conseil Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Fabien Saussac, Jacky Féroussier, Claude Talon, Anthony Cuoq (en incrustation), Vincent Lebelleguic, Jean Nicolas, Charly Chaussinand, Nicolas Morette, Franck Chalas, Marie-Agnès Pialet, Jordan Laude, Cyril Mazade, Denis Péatier, Noël Chautard, Christian Pialet, Serge Roux, Mickaël Félix, Alain Pialet (en incrustation), Chantal Jonac, Jean Fanget, Sébastien Riou, Olivier Sabaton (en incrustation), Joël Mounier, Gérard Avenas (en incrustation), Yolaine Létrange (en incrustation), Michel Hériter (en incrustation), Patrice Ligiot
Photo Inter/JMS

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Parmi les 11 nouveaux élus des 27 membres du Conseil Interdépartemental

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Invité du 1e Conseil Interdépartemental 2017 : Serge Gay, Président de l’ACCA de Satillieu
A la prise de vues … « JMS » -
Photos Inter/JMS … Sauf une, devinez laquelle !

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POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

 

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« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie … »

« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie depuis les années 1990. Mais ces cinq dernières années, cette maîtrise a franchi une nouvelle étape ».

DEPUIS 2012, POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

Il suffit « d’effacer en laboratoire puis de réécrire des lettres isolées ou des morceaux de gènes ».

« C’est facile, rapide, efficace, peu coûteux ».

La technique dont il est question ici renvoie à l’outil scientifique « Crispr-Cas9 », « sorte de combinaison hybride entre le ciseau, le Tipp-Ex et l’encre ».

L’utilisation de cette technologie « se développe dans les laboratoires du monde entier ».

Ce ne sont pas des rumeurs, ni des exagérations, ni de l’imagination. Ce qui est affirmé ici, ce n’est pas l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche qui l’invente.

Ce qui est écrit ci-dessus « entre guillemets » est signé.

Non par un étudiant préparant une thèse avec les éléments qu’on veut bien lui donner mais par trois scientifiques de haut niveau :

Alexandra Henrion-Caude, généticienne, directrice de recherche à l’Inserm, Catherine Bourgain, généticienne, chargée de recherche à l’Inserm, Alain Privat, neurobiologiste, membre correspondant de l’Académie de médecine

 

QU’EN PENSENT LA MINISTRE DE TUTELLE DES FEDERATIONS DE CHASSE, LA RESPONSABLE SCIENTIFIQUE DU RESEAU SAGIR DE L’ONCFS, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE, CELUI DES PYRENEES ORIENTALES ?

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« Facile, rapide, efficace, peu coûteux » …
Direction, l’Ardèche, puis les Pyrénées Orientales et l’Espagne ?

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PRESIDENTIELLE : LA CHASSE AUX VOIX EST OUVERTE

 

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La FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a invité les « principaux » candidats à la Présidentielle (très bien, mais pourquoi ceux-là et pas les autres ?) à venir exposer leurs idées et projets sur la chasse et la nature. Si les chasseurs ont appris à leurs dépens à se méfier des promesses politiques qui n’engagent que ceux qui les croient, l’exercice permet au moins de situer l’intérêt relatif que le monde politique nous porte le temps d’une campagne électorale.

Sur onze candidats à l’élection présidentielle, cinq seulement étaient donc invités. Deux ont jugé utile de se déplacer : François Fillon (LR), Emmanuel Macron (EM). L’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, qui n’a pu s’empêcher de faire une allusion un peu lourde à la tournure particulière prise par sa campagne, a aligné une dizaine de propositions concrètes, en fait celles de CPNT. L’ancien Secrétaire Général adjoint de l’Elysée et Ministre de François Hollande, candidat préféré des calamités de la chasse Ségolène Royal et Barbara Pompili, visiblement peu familiarisé avec le sujet, a estimé plus prudent, afin de ne fâcher personne, de s’en tenir aux généralités.

Marine Le Pen (FN) dont le modèle français, dit-elle, est Brigitte Bardot, comme Jean-Luc Mélenchon (FG), nouveau converti de l’écologie, ont préféré ne pas venir tout en se faisant représenter. Le candidat PS n’est pas venu. Il n’était pas représenté : mission impossible pour un socialiste que d’avoir à défendre devant la représentation nationale des chasseurs le honteux bilan chasse Hollande-Royal-Pompili dont personne, même à gauche, n’ose se réclamer.

 

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Une lettre très commentée que personne n’a lu … A part peut-être le président de la fédération ?

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Le 21 février 2017, le président de la fédération commente la lettre que la ministre de l’Environnement vient d’adresser au préfet de l’Ardèche, courrier « intimant l’ordre » à celui-ci – c’est ce que dit la fédération – d’annuler toute affaire cessante les arrêtés « pigeon ramier nuisible » qu’il vient de signer les 10 et 13 février. Le Préfet, « ami » du président de la fédération, aurait-il simplement oublié de soumettre son 2e projet d’arrêté (13 février) au cabinet de la ministre ? C’est peu vraisemblable. Depuis le 9 mars 2015 que ce préfet est en poste à Privas, M. Triolle a eu tout le temps d’y penser. Alors que s’est-il  réellement passé au cours de cette folle semaine où l’Etat girouette interdit ce qu’il vient d’autoriser ?

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La zone d’ombre volontairement entretenue depuis plus d’un mois maintenant par le président de fédération, c’est le motif exact mis en avant par la ministre pour « intimer » à son préfet et … Obtenir.

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A ce jour, le contenu de la lettre signée par la ministre n’est toujours pas connu des 12 500 chasseurs ardéchois qui sont pourtant les premiers concernés. Si le président de fédération s’est autorisé à commenter publiquement une lettre de sa ministre de tutelle au nom des 12 500 chasseurs adhérents obligatoires de la fédération, on suppose au moins qu’il l’a lue. Si c’est le cas, il est bien le seul.

Des questions sont aujourd’hui sur toutes les lèvres, questions auxquelles la fédération ne pourra pas se dérober face à ses adhérents obligatoires lors de leur assemblée générale d’Aubenas le 13 mai prochain :

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Le préfet signe son arrêté d’interdiction du pigeon ramier le 20 février. Le 21 février, Jacques Aurange qui se dit surpris signe pourtant sans état d’âme un communiqué fédéral d’une page adressant au représentant du gouvernement « remerciements », « soutien » et « amitié ».

Comment le président fédéral peut-il sérieusement prétendre qu’il ne « s’attendait pas à cette décision » (Dauphiné du 22 février 2017) ? N’avait-il jamais entendu parler avant de … Mme Royal ? Comment un président de fédération qui parle et agit au nom de 12 500 chasseurs peut-il s’incliner en 24 heures sans combattre, aussi rapidement, aussi facilement, aussi docilement devant ce coup de force politique (voler aux chasseurs ce qui venait de leur être enfin donné) ?

Comment en 24 heures chrono, le président fédéral, face à une décision à laquelle il prétend « ne pas s’attendre » peut-il trouver le temps de penser, préparer, rédiger un long communiqué, de le faire parvenir à temps au journal pour l’édition du lendemain, de convoquer puis réunir son Conseil d’Administration, de consulter l’ensemble des responsables cynégétiques du département connaissant bien le dossier pigeon (dans et hors fédération), d’alerter la fédération régionale des chasseurs, la fédération nationale (FNC) pour leur demander conseils et soutien, de rechercher avec les services de la fédération et les services de la préfecture toutes les issues honorables possibles, de consulter l’avocat des fédérations sur les différents recours juridiques existant, d’envisager en riposte avec son Conseil d’Administration toutes les formes d’action légales pour mobiliser aussitôt les 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement (il savait s’en prévaloir le 10 septembre 2016 quand c’est le préfet qui le lui demandait !), mobiliser ses adhérents obligatoires détenteurs du droit de chasse (les 300 ACCA 07 et les dizaines de chasses privées), s’assurer du concours actif (il l’aurait eu sans problème) de l’association Drôme-Ardèche qui défend réellement les chasseurs ?

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Pourquoi ne même pas prendre le temps, au strict minimum, de réfuter point par point dans le communiqué fédéral du 21 février chaque « argument technique et scientifique » mis en avant par la ministre dans sa lettre de recadrage du préfet ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à convaincre le gouvernement d’autoriser le pigeon en mars loin de « la critique, des polémiques stériles qui n’ont jamais été très favorables aux intérêts de la chasse et des chasseurs » ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à rendre inutile le droit des chasseurs à manifester ?

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Dans cette triste affaire qui signe probablement la fin de l’épopée pigeon ramier en Ardèche, épopée ancestrale bicentenaire, la fédération de l’Ardèche, par son isolement délibéré et ses choix assumés, s’est placée d’elle-même au pied du mur. La fédération a des comptes à rendre à ses adhérents obligatoires et cotisants : chasseurs, ACCA, chasses privées. Le 10 septembre 2016, le président fédéral faisait la leçon aux ACCA manifestantes. Le 21 février 2017, la FDC 07 enterrait la chasse au pigeon ramier de mars. Un élu nous a dit : « On dirait presque que votre président fédéral est soulagé d’en avoir terminé avec le pigeon ».

La fédération ne pourra pas s’en tirer par le simple communiqué de son président assurant « remerciements », « soutien » et « amitié » au préfet « courageux ». Parce que ce serait se moquer du monde.

Le jour de l’assemblée générale annuelle des chasseurs de l’Ardèche à Aubenas, la fédération va tenter d’éteindre la mèche qu’elle a elle-même allumée. Elle va essayer d’expliquer aux chasseurs les plus naïfs ou les moins informés que pour le pigeon ramier comme pour le sanglier « elle a fait tout ce qu’elle pouvait », que « manifester ne sert à rien ». Avec les interventions à la tribune pendant plus de 3 heures, l’assemblée générale des chasseurs risque de se transformer comme l’an passé en congrès politique. La fédération va encore nous dire qu’il vaut mieux « attendre les prochaines élections pour compter sur des jours meilleurs » (encore la politique). D’ici au 13 mai, la fédération attendra les bras croisés que Mme Royal soit partie dans le seul but de ne pas trop exposer le porte-parole officiel de la ministre, l’« ami » préfet, à la grosse colère des chasseurs ardéchois (toujours la politique !) … d’où cette date très tardive du 13 mai (soit, après l’élection présidentielle) qui a été choisie par le président Aurange alors que l’assemblée générale des chasseurs drômois a été fixée au 8 avril. Rappelons que les assemblées générales des chasseurs ardéchois et drômois avaient eu lieu le même jour l’an passé et déjà l’année d’avant.

Toutes ces subtilités, ces « finasseries » comme disent certains, ces calculs politiques à deux euros, ne trompent plus grand monde. Pas un chasseur digne de ce nom ne conteste que, dès l’interdiction du pigeon annoncée le 21 février, la seule réponse fédérale à la hauteur de cette « scandaleuse situation » (comme dit le président de la commission fédérale migrateurs, Bernard Brottes) était d’appeler solennellement l’ensemble des chasseurs ardéchois à manifester dans le calme et la détermination. Manifester légalement mais manifester fermement une légitime colère, une juste indignation. Au lieu de cela, le président de la chasse ardéchoise a dit merci.

Face à un pouvoir politique pourtant bien affaibli, la fédération des chasseurs n’aurait-elle plus que le droit de se taire ? Au minimum, elle pouvait toujours demander à l’Interdépartementale d’appeler à manifester à sa place, nous on sait faire, on peut faire … Surtout, on ose faire. Sans être paralysés par la peur de déplaire au préfet et à sa ministre.

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« En ma qualité de président fédéral, je ne cautionne en rien cette initiative »
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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A une semaine d’une manifestation de chasseurs d’ACCA qu’il a « courageusement » désavouée (communiqué ci-dessus du 2 septembre 2016), le président de la FDC 07 a mis tout son poids dans la balance non pour aider à lutter contre une situation scandaleuse faite aux chasseurs ardéchois, ce qui était son devoir mais pour s’opposer aux ACCA qui osent dénoncer cette situation dans le seul but de la faire changer.

Avec une fédération qui n’a « besoin de personne, surtout pas de l’Interdépartementale », qui avance bras dessus bras dessous avec « l’ami » préfet, on allait voir ce qu’on allait voir ! Les « arguments techniques et scientifiques de la fédération » allaient balayer « la critique » et « les polémiques stériles » de ces ACCA de l’Interdépartementale qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas. « Les portes du dialogue constructif largement ouvertes » par « M. le Préfet » à Jacques Aurange et Bernard Brottes (mais pas aux autres !) allaient enfin permettre d’obtenir ce que la FDC 07 annonce à ses adhérents obligatoires depuis des années mais que cette même fédération n’a jamais pu obtenir pour eux ni d’un parlementaire, ni d’un ministre, ni d’un préfet alors que les fédérations des départements voisins l’obtiennent sans difficulté. Ah ! On allait voir ce qu’on allait voir …

 

Pour voir, on a vu !

On imagine sans peine que les « arguments techniques et scientifiques » de la ministre doivent être particulièrement convaincants pour que le représentant du gouvernement dans le département abdique en rase campagne comme il l’a fait, pour qu’il lâche sans égard l’« ami » président de fédération au tout dernier moment.

Que contient donc cette lettre de la ministre pour que la fédération qui jouait le quitte ou double de la crédibilité sur ce dossier emblématique du pigeon ramier en soit réduite à sonner piteusement la retraite, à ordonner le sauve qui peut général en s’empressant dans l’heure qui a suivi l’interdiction de signer l’armistice sur un coin de table avec le représentant de l’Etat mandaté par Ségolène Royal, la ministre la plus antichasse de la 5e République depuis Dominique Voynet ?

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Il reste une dernière interrogation à laquelle la fédération de Jacques Aurange a l’obligation d’apporter une réponse précise :

Pour quelle raison le contenu de la lettre de Madame Royal est-il caché aux chasseurs qui ignorent par conséquent quels arguments décisifs ont bien pu balayer « les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ? A partir de quelle grossière erreur du préfet ou du président de la fédération, la ministre de l’Environnement a-t-elle pu se sentir autorisée (avec l’aval de Matignon ?) à rudoyer aussi vertement un préfet se disant pourtant lui-même « très combattif » (sic) sur ce dossier, le rudoyer au point de le faire céder immédiatement ? Enfin et surtout, dans quelles combines politiques inavouables la fédération des chasseurs de l’Ardèche a-t-elle bien pu se laisser entrainer pour que Ségolène Royal puisse s’offrir le plaisir d’humilier une fois de plus, à travers l’affront fait à leur président de fédération, les 12 500 chasseurs ardéchois adhérents obligatoires de cette fédération ?

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Pour l’avenir de la chasse en Ardèche, ce n’est pas seulement regrettable, c’est inquiétant.

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L’INTERDEPARTEMENTALE

APRES LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, NOUVELLE EQUIPE POUR NOUVELLES PRIORITES

LE NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL 2017 A DOMINANTE « SANGLIER » EST INSTALLE

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Relatant l’assemblée générale du 24 février 2017, la presse a évoqué une « mutation en cours ». L’Inter Chasse 26-07, association déclarée au Journal Officiel de la République, à l’existence légale reconnue pour défendre la chasse et représenter ses adhérents volontaires les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées), a été créée en 1981. Son siège social se situe au centre géographique Nord-Sud-Ardèche-Drôme à Beauchastel, « village de caractère » inscrit à l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Ardèche.

« L’Interdépartementale » était née d’une triple volonté : 1er. Sauver en Ardèche et Drôme (fleuve Rhône, affluent Isère) la chasse aux anatidés (canards, oies) à la hutte avec appelants d’une « interdiction ministérielle déjà signée », sauvetage particulièrement compliqué pourtant parfaitement réussi. 2ième.  Sauvegarder dans les deux départements la chasse aux turdidés (grives, merles) interdite en mars puis en février, menacée de fermeture au 31 décembre, combat jalonné de « défaites et succès ». 3ième. Alerter les chasseurs de pigeon ramier de l’époque que s’ils baissaient un jour la garde leur passion serait à son tour « menacée de disparition ».

Quatre décennies plus tard, ce cycle long vient de s’achever. Dans l’histoire déjà bien remplie de l’Interdépartementale, cette association atypique parfois critiquée, souvent jalousée mais toujours plébiscitée depuis trente-six ans, une nouvelle page blanche s’ouvre « avec ceux qui voudront l’écrire » : celle de la « bête noire ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE L’INTERDEPARTEMENTALE ELUE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE SE REUNIRA LE 31 MARS

 

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Photo Inter/JMS

Il n’y a pas eu d’improvisation. Lorsque le Président Pialet est arrivé à l’assemblée générale du 24 février, il avait en poche la liste complète de sa nouvelle équipe de 27 membres. Sans rival déclaré, le vote n’a été pour lui qu’une formalité.

Pour « engager résolument l’Interdépartementale sur la voie de nos nouvelles priorités, le sanglier, nos ACCA, les jeunes », précise Christian Pialet, il fallait d’abord être en mesure de présenter une équipe 2017 « homogène, solidaire, efficace, représentative de ces nouvelles priorités ». Pour y parvenir, le président sortant a retenu plusieurs critères complémentaires : « Expérience, compétence, dynamisme, renouvellement, rajeunissement, représentation géographique de nos ACCA adhérentes, représentation de tous les modes de chasse ».

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C’est une équipe profondément remaniée, nettement renforcée qui a été élue par l’Assemblée Générale le 24 février 2017.

Pour sa prise de fonctions, le Conseil Interdépartemental se réunira le 31 mars pour élire le nouveau Bureau Interdépartemental.

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Après appel de candidatures, le Conseil Interdépartemental 2017 (27 membres) a été élu à l’unanimité.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

• Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
• Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
• Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
• Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

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GRIVE « COMMUNALE » : SUITE A L’INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE, LE PREFET DE LA DRÔME SAISI PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

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Suite à l’entretien qu’il avait accordé le 26 janvier 2017 à Valence au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le président du Conseil Départemental et député de la Drôme (LR), Patrick Labaune, a saisi le 17 février le préfet de la Drôme, Eric Spitz.

Antérieurement, le sénateur (PS) de la Drôme, Didier Guillaume, avait répondu favorablement à l’Interdépartementale en intervenant directement auprès de la ministre de l’Environnement. La demande argumentée du sénateur drômois (alors président du groupe PS au Sénat) de modifier au nom de l’égalité républicaine l’arrêté ministériel de la « grive communale » (535 ACCA de Drôme-Ardèche arbitrairement privées de 10 jours de chasse) avait été alors ignorée par Ségolène Royal.

 

PIGEON RAMIER : DES REMERCIEMENTS MALVENUS

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Petit matin clair de mars, direction l’Ardèche

Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Voilà comment on est en train de refaire l’histoire :

C’est parce que Ségolène Royal aurait été sifflée l’an passé en congrès fédéral après avoir reçu un carton rouge et le prix Citron Vert de l’assemblée générale de l’Interdépartementale puis empêchée par la mobilisation de nos ACCA de participer au Comité interministériel de Privas présidé par le Premier Ministre Manuel Vals qu’elle se serait bassement vengée des chasseurs ardéchois en interdisant cette année le pigeon ramier en mars que le préfet venait d’accorder.

Présenter les choses ainsi, c’est juste se moquer du monde. C’est prendre les chasseurs pour des imbéciles. Les faits en question se sont produits entre février et mai 2016. Et les faits sont têtus.

Ségolène Royal est ministre de tutelle des fédérations de chasseurs depuis le 2 avril 2014. A ce titre, elle nous avait déjà refusé la chasse au pigeon de mars en 2015 sans la moindre pression désobligeante de notre part. Telle est la vérité.

C’est parce que la ministre de l’Ecologie a provoqué les chasseurs ardéchois en leur imposant en février 2015 la fermeture communale de la grive, puis en leur interdisant le pigeon ramier en mars que les ACCA de l’Interdépartementale ont été obligées de réagir, non pas l’inverse. Pourquoi travestir la réalité des faits sinon pour tenter de faire oublier la responsabilité d’un échec ?

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Personne, en tous cas pas nous, ne conteste la qualité du dossier constitué par le président de la commission fédérale gibier migrateurs, Bernard Brottes (concertation avec le monde agricole, soutien des élus, déclarations de dégâts dans 149 communes) : dossier bien ficelé au plan technique.

Le problème que la fédération ne semble pas avoir anticipé c’est que Ségolène Royal n’est pas une ministre technique. C’est une ministre politique. Selon son humeur, ses préférences, ses accointances, Mme Royal autorise ou interdit. Les dossiers techniques, elle s’en moque comme de sa première campagne électorale. L’Interdépartementale en a apporté depuis longtemps la preuve. Nous avons publié sur ce site, sans jamais être démenti, la réponse ministérielle à notre argumentaire grive. On y voit les « experts » de la ministre confondre joyeusement – sur papier à en-tête de la République française – les grives (turdidés) et … les canard (anatidés) ! On y voit la ministre valider cette « expertise ».

Alors, là où Bernard Brottes se trompe, c’est que quand bien même le dossier fédéral qu’il a préparé aurait contenu deux fois plus de déclarations de dégâts aux cultures pour cause de pigeon ramier, trois fois plus de soutiens d’ACCA à la démarche de la fédération, Ségolène Royal aurait quand même fait exactement ce qu’elle a fait, chacun peut en être persuadé. Là-dessus, aucun regret à avoir !

La preuve ? M. Bougrain-Dubourg n’a pas eu besoin d’un gros dossier technique pour convaincre Mme Royal d’interdire. Sa lettre d’une page promettant l’épreuve de force (« des tensions violentes sur le terrain ») a suffi.

Ce que la fédération n’a jamais voulu entendre, ça n’a pourtant pas été faute de le dire à son président Jacques Aurange, c’est qu’une ministre politique ne marche qu’au rapport de force, pas aux arguments techniques.

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Devant la préfecture de l’Ardèche

Malgré les consignes fédérales dictées par le pouvoir politique
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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En affaiblissant volontairement un mouvement de protestation de chasseurs qui prenait de l’ampleur de jour en jour, en cassant cette dynamique de mobilisation sur ordre du pouvoir politique, en expliquant aux chasseurs qu’il ne fallait surtout pas manifester devant la préfecture, en incitant la fédération de la Drôme à démobiliser elle aussi ses chasseurs, en poussant à l’extrême cette stratégie de l’isolement fédéral (communiqué FDC 07 du 2 septembre 2016, repris par la FDC 26 le 7), la fédération de l’Ardèche porte seule devant les chasseurs la lourde responsabilité de l’échec.

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Face à la fédération de l’Ardèche, que risquait-elle ?

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Si la fédération veut retrouver un peu de crédibilité, ce qu’on lui souhaite sincèrement parce qu’elle nous représente, nous ses adhérents obligatoires, agit en notre nom, est censée défendre nos intérêts, elle devra sans tarder modifier une stratégie qui ne peut plus faire illusion : continuer à expliquer comme elle le fait qu’il y a à Privas un gentil préfet sur qui on peut compter, l’« ami » du Président fédéral, l’ami des chasseurs, etc. mais une méchante ministre ennemie des chasseurs à Paris, c’est faire de la politique, pas défendre la chasse.

Non ! Il n’y a pas un gouvernement à Paris, un autre à Privas. Le préfet de l’Ardèche représente officiellement le gouvernement dont il fait appliquer les décisions. Il est même payé pour ça. Alors, arrêtons les arguments de complaisance qui frôlent le ridicule. Personne n’a jamais obligé un préfet à signer un texte contre sa conscience. En privant des milliers de chasseurs ardéchois de pigeon en mars par son arrêté du 21 février 2017, le préfet de l’Ardèche savait ce qu’il faisait. Il a fait le job, un point c’est tout.

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Des remerciements malvenus qui ont enfoncé encore un peu plus les chasseurs de pigeon
Photo montage Inter/Léo Lespets

C’est pourquoi, il était particulièrement malvenu pour ne pas dire inconvenant d’enfoncer encore un peu plus les malheureux chasseurs de pigeon en saluant par communiqué officiel du président fédéral (21 février 2017) le « courage » du représentant officiel en Ardèche de Ségolène Royal, en se croyant obligé de « remercier tout particulièrement M. le préfet », en lui témoignant publiquement « soutien » et « amitié » le jour même où le représentant de la ministre venait d’interdire aux chasseurs ardéchois ce qu’il leur avait fait cruellement miroiter huit jours avant.

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Communiquer ainsi à titre personnel aurait déjà été une singulière maladresse car s’aplatir en permanence devant le pouvoir politique qui fait du mal à la chasse n’est plus acceptable.

Le faire par un communiqué officiel du président fédéral au nom des 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement mais à qui Jacques Aurange n’a pas demandé leur avis est une faute.

Avant son congrès fédéral, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se grandirait à le reconnaitre enfin.

 

DEBORDE PAR SA BASE EN COLERE QUI SE SENT TRAHIE, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE LA SOMME S’ATTEND  POUR SON PROCHAIN CONGRES – OU AVANT – A DES « DEFERLEMENTS DE VIOLENCE »

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Yves Butel, Président de la FDC 80 en grande difficulté

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

Entre une partie des chasseurs de gibier d’eau de la Somme et leur fédération, le torchon brûle.

La gestion politique désinvolte par Ségolène Royal de la fermeture des oies, l’interdiction de transport des appelants mal comprise et mal appliquée mais surtout l’accumulation pendant des années de mesures politiques ressenties par les chasseurs comme des provocations gratuites font aujourd’hui déborder le vase chez ceux qui ne supportent plus le temps du mépris.

La FDC du Président Yves Butel est accusée par une partie des chasseurs du département (fédération côtière à majorité de chasseurs de gibier d’eau) d’être le relais, sinon le bureau d’enregistrement de la politique antichasse du gouvernement. Pour Yves Butel, être attaqué frontalement par les chasseurs de  gibier d’eau de sa fédération est un comble ! Lui qui fait partie depuis toujours des « sauvaginiers » passionnés, a siégé au Conseil d’Administration de l’ANCGE où il était toujours très écouté, a été si souvent à la tête des chasseurs manifestants, le vit comme une épreuve. Sans doute le dirigeant fédéral paie-t-il aujourd’hui au prix fort des amitiés politiques qui, selon certains, l’auraient peu à peu éloigné des dures réalités du terrain et le feraient même passer pour « traitre » aux yeux de plusieurs opposants.

Comme ses collègues présidents de fédération, Yves Butel est surtout, de part sa responsabilité fédérale, « assis le cul entre deux chaises » : comment défendre efficacement les intérêts légitimes de ses chasseurs quand le pouvoir de tutelle à les moyens de vous interdire de le faire et ne s’en prive pas ?

Mais ce que n’acceptent plus les chasseurs de la Somme, c’est ce chantage politique permanent du pouvoir qui tient ce discours aux fédérations : « Une fédération rend des missions de service public au nom de l’Etat pour le compte de l’Etat sous contrôle de l’Etat. Un Président de fédération est là pour faire appliquer les décisions de l’Etat. Il agit sous contrôle du préfet. Il peut être révoqué à tout moment par la ministre ». C’est l’épée de Damoclès de la loi Voynet.

Que la fédération de la Somme, qui fut l’une des plus combatives de France, qui reste l’un des sièges emblématiques des gros bataillons de chasseurs de gibier d’eau en France se montre aujourd’hui « impuissante », « démunie », « sans solution » au point d’être obligée de cautionner dans les faits les mesures antichasse de la calamiteuse ministre de l’Environnement, c’en est trop. Des chasseurs viennent de le faire savoir vertement à Yves Butel : « A quoi sert ta fédération, à quoi sert notre Président fédéral ? Vous êtes là pour défendre les intérêts des chasseurs ou pour défendre la tranquillité du préfet ? ». C’est toute l’ambiguïté de la fonction. C’est la raison principale du malaise que l’on sent monter un peu partout dans les fédérations, le Président Willy Schraen (FNC) ne pouvant l’ignorer. Dans la Somme, des incidents sérieux ont déjà éclaté.

Dans ce climat d’avant congrès jugé « incandescent » par les observateurs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme ne peut que dénoncer « la colère aveugle » de ses propres chasseurs, « les attaques violentes à l’encontre de ses dirigeants bénévoles » (les Administrateurs fédéraux – NDLR).

Dramatisant de façon excessive la situation pour mieux la contrôler ou réellement alerté par des menaces précises, le Président de la FDC 80 confie, l’air angoissé, que sa fédération, en pleine préparation de son congrès annuel du 15 avril prochain, « s’attend à des déferlements de violence » (Picardie Chasse et Pêche – Mars 2017).

Face à la tempête printanière qui s’annonce en Baie de Somme, menaçant de tout emporter sur son passage, Yves Butel, Président fédéral dépité comme jamais, botte en touche :

« L’Etat récolte les fruits de toutes ces années de laxisme : qu’il en gère à présent les conséquences ».

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Qui peut y participer ?

Les adhérents obligatoires cotisants des fédérations, c’est-à-dire chaque chasseur ayant validé son permis dans le département, chaque détenteur du droit de chasse (ACCA, chasse privée)

A quoi sert le congrès fédéral ?

En principe, à donner la parole aux chasseurs sur les questions de chasse

Qui choisit les invités, les orateurs, la répartition des temps de parole, les questions à faire figurer à l’ordre du jour ?

Le Conseil d’Administration de la fédération

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L’INTERDEPARTEMENTALE

POUR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS, LES TABLES RONDES DE LA CHASSE MARQUENT UN TOURNANT. LA SURPRISE DU CHEF : SANGLIER, ACCA, JEUNES, NOUVELLES PRIORITES DE L’INTER !

POUR LA PREMIERE FOIS EN 36 ANS, UNE ASSEMBLEE « SANGLIER » S’EST TENUE A BEAUCHASTEL. PRIORITE DE L’INTER A LA BÊTE NOIRE, AUX ACCA ADHERENTES, AUX JEUNES. NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE RENFORCEE (27 RESPONSABLES AU LIEU DE 21), RENOUVELEE (11 ENTREES AU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL), GEOGRAPHIQUEMENT ELARGIE (NORD-SUD), FORTEMENT RAJEUNIE (LE TIERS DE L’EQUIPE)

 

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Sanglier.

 

En prenant l’initiative des premières « Tables Rondes de la Chasse » dont les plus garnies en participants ont concerné le sanglier et les ACCA, l’Interdépartementale aura donné un petit coup de vieux aux réunions institutionnelles de la chasse, les congrès fédéraux, réputés figés dans le protocole et la routine.

Pour avoir souvent assisté à ces congrès, un fin observateur de la vie cynégétique nous le raconte à sa façon avec un humour piquant :

« Vraiment, combien de chasseurs et de présidents d’ACCA feraient encore l’effort d’assister au congrès fédéral si l’adhésion payante de leur ACCA à la fédération comme la présence de celle-ci au congrès n’était pas  obligatoires ? Rituel annuel imposé pour les ACCA : chacun sait à l’avance ce qui va se dire, qui va le dire, quand il va le dire, comment il va le dire. C’est le déroulement immuable du congrès fédéral. Rien n’a changé depuis le siècle d’avant. Au bout de quatre heures de discours officiels interminables infligés du haut de la tribune aux malheureux représentants d’ACCA assommés, puis de quelques brèves interventions dans la salle, arrive enfin, ponctuée de bâillements mal contenus, la sainte parole officielle de l’Etat laïque portée par le préfet ou son représentant. Prière au bon peuple de faire la révérence : « Fini le théâtre, place au sérieux ! » comme dit le président Aurange. Le discours formaté ENA, soigneusement préparé par le DDT, impitoyablement retoqué par le « dircab » est lu avec plus ou moins de conviction par un préfet aux champs mais en mission ministérielle : le porte-voix de Madame Royal. Le représentant du gouvernement fait alors assaut d’amabilités à l’égard de son obligé, le président de la fédération. Grand classique du discours préfectoral ces dernières années devant les chasseurs : prendre soin de ne jamais répondre aux questions des intervenants de la salle. Elles constituent pourtant le seul moment d’authenticité et de spontanéité dans la parole publique parce qu’elles reposent sur l’expérience de terrain, des exemples concrets, du vécu, raisons pour lesquelles les responsables fédéraux s’en méfient plus que tout, toute vérité n’étant pas forcément bonne à dire en présence de Monsieur le préfet. Ultime précaution, le micro dans la salle n’est ouvert pour les gens d’en bas que sur le coup de midi, heure choisie pour donner la parole aux détenteurs du droit de chasse, les ACCA, adhérents obligatoires de la fédération, quand les congressistes n’ont plus qu’une idée en tête s’ils n’ont pas déjà filé à la buvette : se dégourdir les jambes avant de passer à table. En langage sportif, c’est ce qu’on appelle « jouer la montre ». Point final du congrès : le compte rendu orienté plus ou moins rédigé à l’avance qui fait l’impasse sur les interventions et réactions de la salle ou les déforme dans le sens souhaité par les responsables, compte-rendu qui ignore systématiquement les questions qui fâchent. Normalement, un congrès est censé permettre aux adhérents d’exprimer leur opinion, puis la refléter fidèlement. Mais quand l’adhésion des adhérents (ACCA) est obligatoire (contrat d’affiliation à la fédération), leur présence au congrès elle aussi obligatoire (subventions fédérales aux ACCA), les dirigeants fédéraux se sentent beaucoup moins tenus de prendre en compte l’avis des adhérents. Alors, bonjour le semblant de démocratie participative tel qu’il est encore pratiqué archaïquement dans certaines instances fédérales de la chasse, pas toutes heureusement ! ».

En offrant la parole à l’assistance dès le début d’une réunion où seuls les plus motivés des représentants d’ACCA choisissent d’être présents volontairement , en laissant la parole pendant la moitié de son assemblée générale à ses adhérents volontaires que sont les ACCA Membres Associés, en donnant libre cours à l’expression de chacun, en restituant la parole par groupes thématiques (il y en avait cinq) par l’intermédiaire de rapporteurs librement choisis par les groupes eux-mêmes, l’Inter  Chasse 26-07 a su innover.

C’était risqué mais c’est réussi.

Si les « Tables Rondes de la Chasse » ont ringardisé quelque peu les congrès fédéraux, ce « passage obligé de nos ACCA à qui on ne laisse pas le choix » comme le souligne un vice-président de l’Interdépartementale, elles ont surtout été le révélateur du tournant pris par l’Interdépartementale ce 24 février 2017.

Pour l’observateur assez neutre (non chasseur mais allergique à l’écologie punitive) qui signe ces lignes en bénéficiant de la confiance et des informations que lui donnent les dirigeants, l’Interdépartementale vient de changer de cap même si personne ne l’a dit. Pour la première fois en 36 ans, c’était frappant, le gibier d’eau, le migrateur n’auront pas tenu la vedette à Beauchastel. Pour la première fois, les modes de chasse fondateurs de l’association, son ADN en quelque sorte, ne sont plus le centre de gravité de l’Interdépartementale 2017.

Le sanglier est passé par là.

 

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Le sanglier, les présidents d’ACCA, les jeunes entrent en force dans l’équipe dirigeante élue du président sortant

 

Des jeunes, des présidents d’ACCA, ils sont 11 au total, tous chasseurs de sanglier particulièrement motivés, 11 à avoir franchi le pas pour rejoindre à leur tour l’équipe dirigeante de l’Interdépartementale, parce que, disent-ils, l’Inter, c’est avant tout maintenant :

« La seule association d’envergure qu’il nous reste pour défendre la chasse ; la défendre en ayant les mains libres pour le faire contre ceux qui s’acharnent à sa disparition quand d’autres qui prétendent parler au nom de tous les chasseurs ne peuvent plus faire grand-chose pour nous, ils viennent de le montrer ».

Pourquoi maintenant ? L’un des nouveaux responsables répond :

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« On voit bien que les chasseurs de migrateurs, écoeurés, jettent l’éponge les uns après les autres. Ils se sont bien battus mais ils ont été lâchés, trahis. Pour s’en prendre au sanglier, le terrain est libre, c’est la chasse au sanglier qui vient de passer dans le viseur des politiques.

« Maintenant, c’est notre chasse, la chasse au sanglier qui est menacée et non plus celle des autres.

 

C’est sûr que c’est notre tour qui arrive même si beaucoup de chasseurs de sanglier ne s’en rendent pas compte encore. Ça risque même d’arriver plus vite qu’on le croit ».

Notre interlocuteur fait référence aux propos tenus à la table ronde la plus garnie de la soirée, celle du sanglier : empoisonnements chimiques « sans coupable », manipulations génétiques « sans preuve », stérilisation de masse expérimentale « sans communication » ni sur les méthodes, ni sur les produits utilisés, fédérations « sans pouvoir » car sous tutelle des ministres et préfets, communiqués officiels « sans vérité », tableaux sanglier en baisse « sans explication » dans plusieurs secteurs. Depuis, la Confédération paysanne vient de « jeter un gros pavé dans la marre » : en revendiquant pour l’Ardèche non seulement le « piégeage » du sanglier mais aussi sa « stérilisation ».

« Et qu’est-ce qu’ils vont encore nous sortir demain ? » ajoute le nouveau responsable. « Nous, les jeunes présidents d’ACCA, on va se rencontrer, on va se bouger avant que ce soit trop tard. On ne va pas se laisser piéger par des fédérations aux ordres des préfets. On ne veut pas finir comme la génération de nos aînés chasseurs de canards, grives, pigeons qui ont presque tout perdu ». « C’est sûr qu’avec l’Interdépartementale on va se bouger … »

« Parce que notre chasse au sanglier, on l’aime trop ».

 

Le petit observateur drômardéchois
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24 février 2017 : l’Inter ouvre « Les Tables Rondes de la Chasse »
Avec ses ACCA Membres Associés
Photo Inter/JMS

 

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Débat animé autour des révélations de l’Inter sur la « maladie » du sanglier
Photo Inter/JMS

 

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Le 2 mars 2017 s’est tenue en Ardèche une réunion qui fera date. Ordre du jour : les dégâts de sangliers. Participants : la direction départementale des territoires, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, la chambre d’agriculture, les syndicats agricoles, la FRAPNA. La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche était également présente. L’Interdépartementale n’était pas invitée.

Dans le contexte déjà tendu où les chasseurs de sanglier sont en colère quand ils découvrent qu’on ne leur dit pas tout … Pire ! Qu’on essaie peut être de leur cacher la vérité depuis quatre ans, c’est le moment qu’a choisi la Confédération paysanne pour jeter un gros pavé dans la marre.

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Photo Inter/capture d’écran

L’organisation agricole vient d’abord de réaffirmer publiquement sa demande d’expérimenter le « piégeage » du sanglier en Ardèche, un arrêté permettant cette pratique nouvelle ayant été annoncé par la ministre de l’Environnement fin décembre 2016 pour le département voisin du Gard. Mais surtout, la Confédération paysanne se positionne sans ambiguïté en faveur d’une « expérimentation de stérilisation du sanglier en Ardèche ».

« Stérilisation » ! Nous y voilà …

Sans partager, cela va sans dire, le point de vue de cette organisation, reconnaissons aux responsables de la Confédération le mérite de la clarté et de la franchise.

Dans cette triste affaire d’éradication programmée des surpopulations de sanglier (« pas plus de 3 sangliers aux 100 hectares ») qui commence à prendre des proportions incalculables, tout le monde gagnerait à calmer le jeu au plus vite en jouant cartes sur table pour rechercher ensemble des solutions qui soient acceptables par les uns et les autres. Des solutions durables.

Nous les chasseurs, commençons par reconnaître que nous n’avons pas toujours fait dans le passé tout ce que nous devions faire, que l’esprit « viandard » d’une minorité de profiteurs de la chasse a parfois pris le dessus dans telle ACCA ou telle chasse privée, mettant en péril l’équilibre fragile mais nécessaire entre les intérêts légitimes des chasseurs et les intérêts légitimes des agriculteurs. Reconnaissons que les fédérations n’ont pas toujours tapé du poing sur la table quand il le fallait pour remettre de l’ordre là où il le fallait quand il le fallait. Reconnaissons qu’il n’est pas normal que dans une équipe d’ACCA comprenant 20, 30, 40 sociétaires chasseurs de sanglier, les volontaires se retrouvent à 2 ou 3, la saison de chasse terminée, pour clôturer 2 hectares de maïs, c’est un manque de respect à l’égard du propriétaire, un manque de solidarité à l’égard de son ACCA.

Reconnaissons nos erreurs, ne les nions pas. Cela nous donnera plus de force pour rechercher des solutions raisonnables et durables, plus de force pour refuser l’inacceptable que l’on se prépare dans l’ombre à nous imposer : la disparition pure et simple du sanglier comme à une autre époque celle du lapin de garenne.

La voie est étroite mais continuer à vouloir construire l’avenir de la chasse au sanglier sur le mensonge n’est pas la solution.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

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Autre similitude : malgré les relations satisfaisantes qu’entretient l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avec les principaux élus de tous bords (région Auvergne Rhône-Alpes, départements de l’Ardèche et de la Drôme, municipalités), le choix avait été fait cette année de n’inviter à Beauchastel que des représentants d’ACCA.

La règle étant la même pour tout le monde, lorsque le vice-président du Conseil départemental de l’Ardèche, Christian Féroussier, s’est présenté en cours de réunion accompagné du maire de La Voulte, Bernard Brottes (invité en tant que chasseur), leur arrivée ni applaudie, ni saluée par le président de séance fut accueillie par un silence poli mais glacial de l’assemblée, les micros leur restant fermés.

Toujours courtois vis-à-vis de ceux qui se comportent bien à l’égard de l’Interdépartementale et fidèle en amitié, le président Pialet a néanmoins salué chaleureusement les deux élus en fin de réunion mais le geste est resté personnel, non protocolaire. Pareillement, les Jeunes agriculteurs de la Drôme ont carrément interdit de tribune et de parole élus nationaux et services de l’Etat :

« Parce que chaque année nous entendons les mêmes promesses et que rien ne bouge ».

Ça rappelle quelque chose aux chasseurs habitués des congrès fédéraux, n’est ce pas ?

Le « dialogue constructif » préfectures-fédérations dans l’impasse

 

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Privas, 10 septembre 2016 : « Les portes du dialogue constructif » restent fermées
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo lespets

Avec le scandale d’une « maladie » du sanglier devenue incontrôlable et d’une stérilisation « expérimentale » qui pointe le nez, certains se prépareraient-ils pour tenter d’éteindre le feu qui couve à nous refaire le coup du « dialogue constructif » avec l’Etat ? Personne n’a oublié parmi les chasseurs que cette stratégie politique de l’endormissement imaginée en préfecture ou au ministère pour calmer les impatiences a été mise en musique par la fédération de Jacques Aurange dans le but de dissuader les chasseurs de manifester devant la préfecture le 10 septembre dernier. Ce qui revenait, chacun l’a compris depuis, à priver la chasse du rapport de forces qui lui aurait été favorable.

Le président fédéral est un homme intelligent. Son mandat n’est pas en jeu mais il sait qu’il va devoir s’expliquer très vite, sans attendre le congrès fédéral, sur une stratégie qui vient de sombrer dans l’échec. Personne en effet ne peut considérer que le maintien (et de quelle façon !) des interdictions arbitraires de chasser la grive et le pigeon qui ne s’appliquent en France qu’aux chasseurs de notre région soit à ranger au rayon des bonnes nouvelles de l’année 2017. Ni au rayon des réussites de nos fédérations.

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Dans son appel aux chasseurs à renoncer à leur droit de manifester (communiqué officiel du 7 septembre 2016), la fédération de l’Ardèche avait pu compter sur le soutien de son homologue de la Drôme. En revendiquant ensemble leur stratégie de l’isolement fédéral (« nous seuls et personne d’autre ! »), en privilégiant le « dialogue constructif » avec un gouvernement qui méprise ouvertement les chasseurs, qui s’en prend tout  spécialement aux Ardéchois et Drômois, nos fédérations ont tout misé sur l’option politique. Pourtant, que pouvaient bien attendre Jacques Aurange et Alain Hurtevent d’une ministre de la chasse qui s’appelle Ségolène Royal, d’une secrétaire d’Etat à la police de la chasse nommée Barbara Pompili ?

Préférant aller seuls à la bataille pour n’être redevables à personne, ils ont pris le risque de ne pas mettre toutes les chances du côté des chasseurs.

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Ne pas déplaire au pouvoir de tutelle qui les encadre semble être l’idée directrice de nos fédérations.

Représenter les intérêts des chasseurs leur fait pourtant obligation de défendre la chasse, toute la chasse. Le rôle d’une fédération n’est pas d’entraver les efforts de ceux qui veulent améliorer la chasse dans l’intérêt général mais au contraire de soutenir et coordonner ces efforts. Que vaut le « dialogue constructif » mis en avant par nos fédérations si dans la réalité il affaiblit les chasseurs, si, mode de chasse après mode de chasse, il déconstruit la chasse ?

“Pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère”, dit le dicton populaire.

Dans le rapport de forces avec une ministre entêtée et antichasse, nos fédérations ont fait le choix de se priver du dynamisme et des compétences d’une association légalement reconnue qui garde les mains libres pour défendre la chasse : l’Interdépartementale. Chacun peut constater aujourd’hui que c’était une erreur, les résultats connus concernant la grive et le pigeon en sont la preuve.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la stratégie de nos fédérations si elle reste inchangée risque de conduire à leur tour tout droit dans l’impasse les chasseurs de sanglier (éradication annoncée et programmée des « surpopulations » de sangliers dans « certains » départements !) :

Impasse où se trouvent maintenant plongés, peut-être pour longtemps, sinon pour toujours, chasseurs de grive et chasseurs de pigeon

 

IL N’Y A PAS QUE NOS CHASSEURS QUI PARLENT D’ELLE EN CE MOMENT …

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Ils payent, « Je » profite !

« Madame Royale » d’Ancien Régime (1788 ou déjà 1789 ?) s’amuse comme une folle au carnaval de Dunkerque : entre voyages planétaires, vie de palace et tendance obsessionnelle à faire chier les chasseurs Ardéchois, le carnaval ça repose. Après, il sera toujours temps de reprendre l’avion de la République qui ne coûte rien aux contribuables et dont le kérosène ne pollue pas. Avant d’être débarquée dans deux mois par les électeurs, profitons un max !

Copieusement huée et même parfois carrément insultée par une partie de la foule qui se demandait ce que cette ministre faisait là, Ségolène Première de Poitou-Charentes a failli manger son chapeau puis avaler le hareng qu’elle venait de lancer du balcon quand un facétieux visant juste le lui a renvoyé. On ne sait pas si le préfet de l’Ardèche qui mange aussi son chapeau en ce moment pour d’autres raisons était invité aux festivités par sa ministre. Pour un lâcher de pigeons, peut-être qu’il serait venu ?

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Celle qui n’est plus la bienvenue en Ardèche depuis la décision prise en février 2016 par l’assemblée générale de la chasse Drôme-Ardèche, décision sagement appliquée dans la ville préfecture par le Premier Ministre Manuel Valls lors du comité interministériel du 20 mai 2016 n’a pas que des amis ailleurs, non plus. Morceaux choisis sur le net (nous n’en avons retenu que trois : les plus aimables, les seuls publiables pour un site qui se respecte, parmi les centaines de messages postés sur la toile, pratiquement tous injurieux à l’égard de la ministre de l’Environnement) :

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Partout où elle passe, Ségolène Royal mesure l’étendue de son immense popularité : au Salon de l’Agriculture, un « comité d’accueil » l’attendait aussi … Sans les harengs mais pas pour lui offrir des fleurs !

Réaction courroucée de la ministre de la grive communale moins souriante que sur les plateaux TV :

“Faut les bloquer hein, faut les empêcher, hein ! Ça suffit ! Ils ne vont pas nous emmerder “.

Tel fut le gros caprice parisien de celle qui découvre chaque jour avec effarement que la France d’en bas, celle des campagnes, de la ruralité méprisée n’obéit plus, toutes tendances politiques confondues, à cette France d’en haut, celle de l’arrogance, des privilèges qui, non contente de se gaver, aura pris un malin plaisir à – comment dit-elle la ministre ? … – « Emmerder » le monde.

Courage les amis, plus que quelques semaines à la supporter !

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’INTERDEPARTEMENTALE

DERNIERES REVELATIONS ! LA TABLE RONDE « SANGLIER » DU 24 FEVRIER S’ANNONCE BIEN GARNIE

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ARDECHE, PYRENEES, CATALOGNE : STERILISATION DE MASSE DU SANGLIER EN COURS D’« EXPERIMENTATION », BACTERIE TUEUSE DE SANGLIERS ARRIVANT EN RENFORT DANS LE SUD A POINT NOMME: LA GRANDE OFFENSIVE D’ « ELIMINATION », D’ « ERADICATION » DE LA BÊTE NOIRE A-T-ELLE COMMENCE ? PAR MANIPULATIONS GENETIQUES, C’EST SCIENTIFIQUEMENT POSSIBLE. UN RAPPORT CLASSE « SECRET DEFENSE » LE CONFIRME AUJOURD’HUI.

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

LA GRANDE OFFENSIVE CONTRE SUS SCROFA A-T-ELLE DEJA COMMENCE ? LES CHASSEURS DE SANGLIER VONT-ILS RESTER SPECTATEURS D’UN DESASTRE ANNONCE ?

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Depuis l’arrivée de la bactérie tueuse dans les Pyrénées Orientales et jusqu’en Espagne, la thèse officielle d’une nouvelle maladie « naturelle » mise en place sans intervention humaine ne tient plus.

 

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508Ce qui nous était présenté jusque-là comme un phénomène mystérieux mais naturel localisé à un seul territoire, l’Ardèche, est aujourd’hui complétement dépassé. Un deuxième département français, les Pyrénées Orientales vient de voir mourir au moins 75 sangliers avec « une très forte probabilité » (Sagir) qu’il s’agisse de la maladie ardéchoise de l’oedème. Dans le même massif, celui des Albères, avec le versant espagnol (Sierra de la Albera) contaminé au même moment (au minimum 30 sangliers décimés), c’est un deuxième pays européen après la France qui vient d’être impacté.

La bactérie tueuse de sangliers Escherichia coli 0139K82 vient de s’internationaliser. Or, ce n’est un secret pour personne, la France et l’Espagne, comme les Etats-Unis et le Canada ont un objectif commun en passe de devenir une priorité : l’élimination, l’éradication des surpopulations de sangliers responsables de dégâts insuffisamment maîtrisés.

De plus, quand on demande à un responsable scientifique mandaté par l’administration française s’il y a des contacts sur ce mystérieux mal des Albères entre services vétérinaires français et services vétérinaires espagnols, la réponse est : « Officiellement, non ». Ce qui suggère fortement qu’officieusement c’est le contraire. Ce qui indique aussi que la réponse des scientifiques travaillant sur cette question pour l’Etat n’est pas libre. Parce que la communication officielle est verrouillée à un niveau beaucoup plus élevé : le niveau politique.

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Seulement des coïncidences ? Le hasard ou la nécessité ?

Plusieurs mensonges ne font pas une vérité

 

510Ce qui est également instructif, c’est de comparer ce que les autorités compétentes disent quand elles sont en Ardèche et ce qu’elles disent dans les Pyrénées Orientales. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Depuis novembre 2013, (dès que l’interdiction de consommation de viande de sanglier a été levée dans les 29 communes concernées par l’arrêté préfectoral), il a toujours été expliqué aux chasseurs ardéchois qu’il n’y avait absolument aucun risque à consommer de la viande de sanglier y compris là où est constatée une mortalité par maladie de l’oedème. Ce n’est pas exactement le même discours qui est tenu aux chasseurs pyrénéens :

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Que signifie donc cette mise en garde faite par l’autorité sanitaire des Pyrénées Orientales ?

 

510« En manger ? Je vous le déconseille ! ».

La mise en garde de la scientifique représentant la Direction départementale de la protection des populations (Pyrénées Orientales) a le mérite de la clarté. Surtout qu’elle l’a répétée. Que faut-il en déduire ? S’il ne  viendrait évidemment à l’idée de personne de manger ou faire manger un sanglier trouvé mort après l’avoir vu agoniser et convulser pendant plusieurs minutes (un des signes cliniques probants de la maladie de l’oedème), il en va différemment dans les autres situations : sanglier trouvé mort en bord de route (accidenté ou pas ?), sanglier prélevé à la chasse (malade ou pas ?). Seule une durée d’incubation extrêmement courte pourrait  donner l’assurance que l’animal prélevé à la chasse n’était pas déjà malade. Encore faudrait-il connaître cette durée. La réponse faite aux chasseurs des Pyrénées est catégorique : « Il n’y a pas d’élément sur l’incubation »  (ONCFS-Sagir). Nous, en Ardèche, depuis 2013, on croyait ce qu’on nous disait pour l’avoir lu dans les communiqués officiels préfecture-fédération, tel celui du 15 mars 2016 :

« Aucun risque pour le consommateur … Pas de danger pour l’alimentation humaine … Aucun impact sur la santé publique … »

« Aucune restriction de consommation ».

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Privas, Ardèche,15 mars 2016

Alors, qui ment aux chasseurs ?

« En 2013, en Ardèche, la maladie de l’œdème a touché 2 communes ».
Évidemment, c’est complètement faux mais c’est la représentante des services de l’État qui l’affirme

 

510Le 22 novembre 2016, la personne qui s’exprime devant les chasseurs des Pyrénées Orientales n’est pas n’importe qui. Elle connait parfaitement bien le sujet dont elle parle pour être venue en personne informer les chasseurs ardéchois au début de la crise du sanglier, le 3 septembre 2013, puis avoir suivi au plus haut niveau tous les développements de la maladie de l’oedème chez le sanglier d’Ardèche. Sa parole publique engage l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), établissement public sous double tutelle du ministère de l’Environnement et du ministère de l’Agriculture. L’autorité scientifique de cette  personne est connue et unanimement reconnue. Que dit-elle ?

« Pour vous rassurer un peu, prenons une expérience précédente : l’Ardèche ».

Ce jour-là, étant en mission, elle porte officiellement la parole de l’Etat.

Qui veut-elle non pas seulement informer, ce qui serait son rôle, mais avant tout « rassurer », selon ses propres termes ? Un auditoire fourni de Présidents d’ACCA et d’AICA venus aux nouvelles, de responsables fédéraux, Président de fédération en tête. La représentante des services de l’Etat vient d’affirmer en préambule que, dans l’information donnée, il faut être « le plus transparent possible ». Elle conclue ainsi son exposé : « Nous avons été le plus objectif possible ». Parlons-en !

La représentante des pouvoirs publics, dans le déroulé de sa démonstration, revient longuement, « pour rassurer un peu », sur « l’expérience précédente de l’Ardèche, premier cas au niveau mondial de maladie de  l’oedème chez le sanglier ». En Ardèche en 2013, « ce qu’on a pu voir, dit-elle, c’est que la maladie de l’oedème a touché 2 communes ». « 2 », ce n’est pas un lapsus : « 2 communes », elle le répète très distinctement trois fois, glissant de façon quasi inaudible à un moment donné « pour l’essentiel ». « 2 communes », 1 mensonge, répété 3 fois.

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Pourquoi mentir si les chasseurs n’ont pas lieu de s’inquiéter ?

« Les premiers sangliers que l’on a trouvés (morts de l’oedème) se trouvaient sur la réserve du laboratoire, là où il y a une surpopulation de sangliers »

 

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510Lors d’une réunion qui fera date, cette révélation fracassante faite par un intervenant dans la salle a été complètement passée sous silence par les médias présents. Elle est pourtant parfaitement  assumée le 22 novembre 2016 devant plus de 100 témoins, sous contrôle de 3000 internautes connectés. Le nom de la commune est précisé par l’intervenant : il s’agit d’Argeles. Argeles-sur-Mer se situe dans les Pyrénées  Orientales à proximité de la réserve naturelle nationale de la forêt de la Massane dans le massif des Albères. Sur ce site naturel remarquable a été créée une réserve biologique intégrale sur plus de 9 ha, au coeur du massif  forestier. Le Laboratoire Arago y a participé. De renommée internationale, le Laboratoire Arago est un pôle scientifique prestigieux qui s’appelle à l’international l’Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer. Pour les  catalans, il reste le « Laboratoire Arago ». Les équipes scientifiques du laboratoire des Pyrénées Orientales collaborent avec de multiples partenaires au niveau national, notamment dans le cadre de programmes financés par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

A l’énoncé de cette affirmation qui accuse gravement, les représentants des services de l’Etat se regardent interloqués.

Dans un silence de plomb, la représentante scientifique de l’ONCFS (Réseau Sagir) se lève. Elle prend le micro, visiblement déstabilisée. Non seulement elle ne dément pas mais surtout, elle ne répond pas. L’accusation est pourtant implicite. Et gravissime ! La responsable scientifique nationale du réseau Sagir esquive en parlant d’autre chose. Ce qu’elle répond est hors sujet par rapport à l’affirmation pourtant lourde de sous-entendu (et de sens) qui vient de l’interpeller. Ce qu’elle dit ne fait qu’amplifier le malaise :

« Je pense qu’on ne saura jamais d’où vient cette maladie », dit-elle seulement en guise de réponse.

« Je pense qu’on ne saura jamais » ! Elle le répète avec insistance une seconde fois. Effarante réponse officielle. Le propre de la démarche scientifique n’est-il pas justement de toujours chercher sans aucun apriori ? Dire qu’on ne trouvera pas, n’est-ce pas s’interdire – au moins intellectuellement – de chercher ?

Ou pire ! Vouloir en dissuader les autres ?

La responsable scientifique du réseau Sagir de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage saurait-elle des choses que les autres ne sauraient pas … et ne doivent surtout pas savoir ?

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« On ne saura jamais ».

Venant d’une biologiste expérimentée chargée de superviser au plus haut niveau – qui plus est pour le compte de l’Etat ! – la recherche sur la maladie de l’oedème chez le sanglier en s’appuyant pour cela, depuis 2013, sur un réseau de 75 laboratoires départementaux, voilà une bien curieuse réponse, non ? …

 

Parmi ceux qui ont entendu la réponse faite par la représentante des services de l’Etat, plusieurs y ont vu ce jour-là un inquiétant aveu qui lui aurait échappé.

 

510« On ne trouve que ce que l’on cherche ! ».

Telle est la devise d’un des trois laboratoires d’analyses toxicologiques agréés en France comme experts près la Cour de Cassation (il se situe en Ardèche), laboratoire indépendant spécialisé dans les expertises criminelles.

Or, parmi ceux qui cherchent avec la volonté manifeste de trouver, nombreux sont ceux qui estiment que dans l’affaire de la maladie de l’oedème du porc qui tue les sangliers tout en laissant les porcs indemnes, la  manipulation génétique est non seulement tout à fait plausible mais de plus en plus vraisemblable.

Dans son Bloc-notes du sanglier, Jean-Claude Houssard, consacrant un article à la mystérieuse maladie apparue en Ardèche, signalait dès le début la force de cette hypothèse (« Chut ! On assassine ! » – PLC Novembre 2013) :

- « De nombreux scientifiques, écrivait-il, pensent qu’un neurotoxique de synthèse, à ce jour non décelé, encore moins identifié, est sciemment utilisé ! »

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510 « Neurotoxique de synthèse » ?

Qu’attendent les autorités politiques et celles de la chasse pour orienter prioritairement les recherches dans cette direction ? Ce que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a présenté dès le début comme une piste à ne pas négliger, sinon la piste à privilégier trouve aujourd’hui des prolongements scientifiques inattendus mais décisifs dans la publication le 7 février 2017 d’un rapport classé “Secret Défense” du Conseil National Consultatif pour la Biosécurité (CNCB) sur les risques des manipulations génétiques. Que ce rapport ait pour objet principal le risque terroriste découlant des manipulations génétiques n’enlève rien, bien évidemment, à la démonstration scientifique qu’il contient. Celle-ci apporte, dans sa partie dévoilée au public, un très solide soubassement aux interrogations, suspicions et présomptions que nous mettons sur la table des responsables gouvernementaux et fédéraux depuis 2013 mais jusqu’à présent en pure perte.

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Que dit ce rapport scientifique que nous nous sommes procurés (partie rendue publique) ? CRISPR-Cas 9 est la technique scientifique mise au point par la française Emmanuelle Charpentier et l’américaine Jennifer  Doudna qui permet – pour faire simple – de « recomposer » à coups de « ciseaux génétiques » le génome d’une plante mais aussi celui d’un virus … ou d’une bactérie.

C’est de la biologie de synthèse qui permet, entre  autres, de faire passer une bactérie reconstruite en laboratoire pour une bactérie d’origine naturelle.

Qu’en pensent les scientifiques spécialistes de la question ? Pour Antoine Danchin, membre de l’Académie des Sciences, membre du CNCB ” le naturel est en général bien plus dangereux que l’artificiel. Actuellement, le problème est donc plutôt la reconstruction directe d’organismes existants”. L’accès désormais relativement facile et rapide aux séquençages de génomes “pose la question de la possibilité de recréer de novo des micro- organismes déjà existants dans la nature”. Or, CRISPR-Cas 9 permet le « forçage génétique » qui consiste à introduire dans une espèce animale une modification permanente. « Cette capacité pose de nombreuses  questions éthiques », reconnaît le rapport du 7 février 2017, personne n’ayant encore évalué les conséquences potentielles des manipulations génétiques.

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Des laboratoires ont-ils pu déjà servir à reconstituer des microorganismes pathogènes, y compris de façon détournée ?

Le CNCB s’en inquiète puisqu’il va jusqu’à mettre l’accent dans son rapport sur « la sensibilisation des responsables de laboratoires et des chercheurs » sur ce risque de détournement et préconiser « la limitation de l’accès et le renforcement de la protection des laboratoires », notamment ceux « conservant les micro-organismes pathogènes ».

“Il est devenu très facile d’obtenir des morceaux de génome synthétisés chimiquement et commercialisés”, estime Antoine Danchin.

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L’INTERDEPARTEMENTALE