AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2019 (2)

SAISON DE CHASSE 2019-2020 : LA CHUTE OBSERVEE DU NOMBRE DE SANGLIERS VA-T-ELLE SE POURSUIVRE ?

 

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Tableaux noirs

.   Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, il ne sera pas question ici de rentrée scolaire mais bien de tableaux de chasse, au sanglier pour être précis. La saison de chasse 2018-2019 aura été marquée par une baisse importante des tableaux sangliers. Le constat a été fait un peu partout en France, principalement dans les départements du sud-est. Pourtant, les chasseurs ont chassé autant.

En Drôme-Ardèche, avec le même nombre de jours de chasse, des ACCA ont eu des prélèvements diminués de moitié, parfois jusqu’à 75 ou 80 % en moins. Il y avait donc moins de sangliers dans les bois. Si les agriculteurs pour les dégâts et les chasseurs pour la facture voient plutôt d’un bon œil cette évolution, on s’interroge : quelles sont les causes de cette régression de l’espèce dans de telles proportions une année par rapport à l’autre ?  

La saison qui s’ouvre sera-t-elle celle du rééquilibrage ou la tendance à la baisse va-t-elle encore s’accentuer ?

 

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LES INCENDIAIRES DE L’ESCRINET ANNONCENT QU’ILS VONT CONTINUER

Face à un extrémisme agissant hors des lois de la République, l’Inter Chasse 2607 s’étonne du silence des plus hautes autorités de l’Etat

 

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« Bien-sûr les chasseurs trouveront d’autres locaux (…). Bien-sûr nous serons là, sabotant leurs dispositifs, détruisant véhicules et bâtiments, libérant futur gibier et chiens maltraités ».

Non contents d’avoir réussi leur coup, les « antispécistes » de l’Escrinet annoncent qu’ils vont continuer.  

Sur le site « anarchiste » qui héberge leurs revendications, ils s’offrent même le plaisir de détailler les actions à venir qu’ils promettent aux chasseurs ardéchois comme cela s’est déjà produit ailleurs. Lisons entre les lignes : grillages cisaillés dans les élevages de faisans et perdrix pour les faire s’envoler, opérations commandos sur des 4 x 4 en stationnement pour faire sauver les chiens laissés à l’intérieur ou dans les remorques lors des battues au sanglier.  

Faut-il les croire ? Nous pensons qu’on aurait tort de ne pas prendre la menace au sérieux. Dans plusieurs régions de France, de fâcheux précédents indiquent que ces jeunes-gens ne plaisantent pas. L’action « antispéciste » militante n’est en rien l’œuvre d’un illuminé ou d’individus isolés. Il s’agit d’un mouvement importé en France par quelques intellectuels puis relayé par des médias. Implanté dans plusieurs régions, fort de quelques dizaines de personnes généralement jeunes et assez souvent diplômées, le mouvement a son noyau dur constitué d’étudiants. Communiquant principalement à partir des réseaux sociaux qu’ils maitrisent parfaitement bien, porteurs d’une idéologie totalisante théorisée dans des milieux universitaires, les « antispécistes » défient depuis plusieurs années déjà les lois et les autorités de la République en utilisant la violence contre les biens et quelquefois les personnes. Avec une préférence marquée pour s’en prendre aux bouchers et charcutiers, ils attaquent aussi les poissonniers. Ils ont placé sous haute surveillance les corridas et les abattoirs professionnels, relayés en cela par d’autres associations qui tout en partageant à peu près la même cause refusent d’endosser la responsabilité de l’action illégale et violente pouvant conduire en prison. A l’occasion, les « antispécistes » ne dédaignent pas défier des chasseurs en s’en prenant à leur siège social comme en Ardèche ou dans l’Oise, en sciant les pieds des miradors de chasse comme dans la Drôme, en provoquant la chute d’un cavalier lors d’une chasse à courre comme dans la Loire Atlantique, etc.

Alors, les croire quand ils disent qu’ils vont continuer ? Oui. On peut aussi les en empêcher. Sans parler de ce que l’on entend dire sur des comités d’accueil particuliers en train de se constituer, de rondes nocturnes déjà régulièrement effectuées, de pièges photographiques ou autres technologies de pointe mis en place pas nécessairement pour filmer la faune sauvage, etc., oui on peut les en empêcher à condition que le pouvoir exécutif, garant de l’application des lois, fasse maintenant arrêter les responsables de ces actions criminelles avant qu’ils n’aient le temps et l’envie de recommencer …  

… Et que ça finisse un jour vraiment mal si des attaquants se trouvent soudain nez à nez avec des attaqués.

 

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DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 7 H

 

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Photos Inter/CC BY/ Pxhere/Pxhere/Flickr/Own Work-Rizzo

 

 

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Photos Inter/Capture/Site ONCFS

 

 

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« Assez de ces donneurs de leçons hypocrites qui font de l’avenir de la planète la référence obligée de tous leurs discours, culpabilisent sans cesse les pauvres gens qui roulent encore au diesel tandis qu’eux, dans le même même temps, se goinfrent, polluent et gaspillent en cédant à tous les excès d’une vie trop facile ! Quand Meghan Markle interdit au prince Harry de chasser parce que ce serait contraire à l’hygiène écologique, elle l’oblige en même temps à rejoindre Ibiza en jet privé juste après que le prince ait fait un discours sur … l’impérieuse nécessité de préserver la planète. Plus que quiconque dans notre pays, nous les chasseurs français, nous avons reçu pendant des décennies les leçons de morale et de savoir-vivre de cette bienpensance écologiste. Que reste-t-il du chemin parcouru depuis ? …  

« Si les chasseurs ne sont pas exempts de reproches, s’ils ont encore beaucoup à apprendre pour progresser, moi pour le premier, afin de mériter complètement le beau titre de « premiers écologistes de France », certains parmi nous auront plus fait en réalité pour l’environnement, l’écologie et la biodiversité que nombre d’écolos labellisés et politisés. Voulant changer la vie, l’ancien monde avait enfanté la gauche caviar ; voulant sauver la planète, le nouveau monde, celui des beaux quartiers et des belles âmes, nous sert sur plateau doré l’écologie homard.

 

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« C’est pour ne pas se couper de la vraie vie que nous organisons ces dîners » a cru pertinent de répondre Madame Séverine Servat de Rugy pour tenter désespérément – mais en vain – de sauver du naufrage politique son mari de ministre, l’ex leader d’Ecologie Les Verts, repeint en rose le temps d’une primaire, finissant LREM. « La vraie vie », au temps du vert et vertueux président de l’assemblée nationale, c’était donc de réveillonner sur place entre amis, au bon cœur des contribuables, caviar tout droit tombé de la louche, homard tout frais sorti de l’océan, Château Mouton Rothschild à 550 euros la bouteille tout droit remonté des caves du Palais-Bourbon ! Pas belle, la vie ?

 

 « Nous n’héritons pas de la terre »

 

« La palme de l’humour involontaire revient néanmoins aux collègues députés priés d’être solidaires, les honorables parlementaires auteurs d’un impérissable rapport de blanchisserie. Sans rire, ils jugent « conforme » le niveau de ces conviviales agapes parisiennes : « conforme aux normes habituelles » (sic) ! Selon les perspicaces et désintéressés enquêteurs d’un jour, « aucun produit de luxe n’a été utilisé ». « Aucun » ? Ah bon !

« Jusque-là, le bon peuple de province croyait dans sa naïveté que, même pour un député macronien ou assimilé, caviar, homard, Mouton Rothschild restaient tout de même des « produits de luxe ». Eh bien non, vous n’y êtes plus du tout ! Sans aller jusqu’à les répertorier en produits de consommation courante façon Banque Alimentaire ou Restos du cœur, les voilà politiquement recyclés dans la banalité quotidienne de toute cantine qui se respecte en utilisation « habituelle » des fonds publics d’un pays s’approchant joyeusement et sûrement des 2 500 milliards de dette publique annoncés (en réalité, 6 600 milliards en comptant la dette hors bilan de l’Etat).

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ». Belle formule. Pour ce qui est de la dette publique colossale léguée en héritage à nos enfants (et petits enfants), jetons par-dessus l’amère réalité le voile pudique du silence : « Couvrez cette dette que je ne saurais voir » …

« Que le lecteur de cette chronique me permette ici un simple témoignage personnel. Dans ma jeunesse, Chargé de mission au cabinet du ministre de l’Ecologie (on disait alors l’Environnement), la seule dépense incompressible que j’avais remarqué es-qualités pendant près de trois ans dans les locaux du ministère, 45 Avenue Georges Mandel, consistait à renouveler chaque jour sur la table du salon d’honneur le très beau bouquet de fleurs naturelles qui s’y trouvait : concession obligée – à prix modeste – à la visibilité de l’Ecologie pour nos visiteurs de marque. A l’inverse, pas de pluie de pétales de roses façon Ancien Régime sur la table ministérielle.  

« Je n’ai jamais vu non plus au cours de cette période quiconque se faire servir caviar, homard ou Mouton Rothschild. Souvent en surchauffe en raison d’un
énorme travail quotidien, l’équipe ministérielle, ministre en tête, se contentait d’un déjeuner simple et ultra rapide, parfois même d’un unique sandwich. En temps normal, le repas pris au ministère ou à l’extérieur était correct mais n’avait rien d’extraordinaire. Il ne serait venu à l’idée de personne parmi nous de passer le réveillon de Noël et celui de la Saint-Sylvestre dans les bâtiments de la République, à plus forte raison aux frais des contribuables. Je n’ai pas souvenir que l’avenir de la planète en ait été défendu par nous avec moins de conviction, de compétence ou d’énergie.

 

 Le prolongement inattendu de « l’affaire de Rugy »  

 « Tant que cela concernait les autres, M. de Rugy trouvait Médiapart très bien. N’ayant tué personne, ni même jusqu’à preuve du contraire enfreint des lois plutôt accommandantes pour ceux qui les font, l’homme François de Rugy ne méritait sans doute pas l’excès d’indignité qui l’a frappé, les coups les plus durs contre sa personne ayant été portés par ses anciens nouveaux « amis » de la majorité. Mais l’homme politique qu’il a choisi d’être, de notoriété et d’envergure au départ plutôt moyennes si l’on en croit les écologistes eux-mêmes, ne méritait probablement pas davantage d’être propulsé si vite aux rangs successifs de président de l’assemblée nationale puis de ministre d’Etat, sauf à surligner le service rendu d’avoir par deux fois déserté son camp pour passer dans celui d’en face. A propos de camps, le médiatique homard de l’affaire aura eu un inattendu prolongement :

« Dans la vision habituellement clivante qui est la leur, pour certain-(e)-s porteparoles officiel-(le)-s de l’élite nationale mondialisée, la ligne de démarcation du manger-vrai français diviserait désormais la Gaule en deux camps gastronomiquement et culinairement opposés : « le homard ou les kebabs ».

 

 « Le homard pour les uns, les kebabs pour les autres », sinon rien !

 

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« A l’évidence, son absence de culture brandie comme étendard pour mieux ringardiser la tradition, la France du nouveau monde veut ignorer jusqu’à la caricature l’existence – et la résistance, Mesdames, Messieurs ! – de la laitue en vinaigrette dont les végans n’ont pas le monopole, de la salade de tomates, du gratin d’aubergine, du saucisson pur porc sans vouloir offenser personne ni manquer de respect à quelque religion que ce soit, du jambon-beurre, du pâté de campagne, de l’omelette, de la sardine en boîtes, du cabillaud, du steak-frites n’en déplaise aux antispécistes de l’Escrinet et d’ailleurs, du poulet rôti, des œufs au plat, des pâtes, du riz, de la pizza, etc. Et ne leur parlez surtout pas du gibier que vous ramenez, du poisson que vous pêchez, des champignons que vous ramassez, ils pourraient vous astreindre à résidence surveillée au fin fond de la Grotte Chauvet afin de vous y faire visiter, captif, par les touristes.

 

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« Pour eux, c’est sûr, entre homard et kebabs, entre XVIe arrondissement et 93, il n’y a rien. La France périphérique et rurale des villes moyennes et des classes populaires de Christophe Guilluy n’existe pas. La France aux 35 000 villes, villages et clochers, celle des splendides vues aériennes du Tour de France, n’existe pas. La France invisible des ronds-points soudain éclatant de jaune n’existe pas. La France des terroirs et des talents, notamment littéraires, cette France-là connue et aimée du monde entier, la France des Guy de Maupassant et Alphonse Daudet en passant par Paul Vialar, Marcel Pagnol, Maurice Genevoix et cent autres, pour eux, c’est sûr, cette France-là n’existe pas, n’existe plus, ne devrait plus exister.

 

 Place à la « modernité » ! 

 

« Du passé faisons table rase, place à la « modernité » ! A la droite du Maître jupitérien des horloges, voici venu l’homme nouveau, produit marketing de l’éblouissante galaxie sans frontière techno-écolo. De Rugy, Ecologie, pardi ! Avec de tels chevaliers blancs de la moralité et de la transparence élevés au rang de Ministres d’Etat, non seulement la planète reverdie sera sauvée des sots mais la morale publique du nouveau monde très haut se hissera, nous hissera, hissera le combat planétaire pour le climat. « Hissez haut l’Ecolo ! ».  

« Ça, dans la France de l’après-Hulot, c’est ce qu’à grands coups de trompettes médiatiques on nous avait vendu depuis l’Olympe, à nous simples mortels, chasseurs ou pas …

« La suite fut très légèrement différente, vous ne trouvez pas ? »

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LES « OISEAUX » DE LA LPO

 

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En vrai politique qu’il est devenu grâce aux médias nationaux relayant avec complaisance son infatigable combat, le président de la LPO, M. Allain BongrainDubourg est en train de ratisser large. Très large. La Ligue pour la Protection des Oiseaux s’occupe désormais de chauves-souris, hérissons et loups. Drôles d’oiseaux !  
Les emblématiques macareux moines n’y retrouvent plus leurs petits.
Bougrain-Dubourg prochain ministre de l’Ecologie ?! …

 

 

SOLIDARITE DRÔMOISE

 

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Suite à l’incendie revendiqué qui a ravagé son siège social (un million d’euros de dégâts, un an de travaux !), la FDC 07 a reçu beaucoup de messages de sympathie et de soutien. Si un grand nombre provient naturellement de l’Ardèche, des personnes et des associations extérieures au département se sont aussi manifestées. Jusqu’à présent, rares sont toutefois les personnalités politiques à avoir osé une condamnation publique de cet acte criminel. A notre connaissance, un député ardéchois l’a fait, d’ailleurs immédiatement : Fabrice Brun (LR). Côté chasse, la FNC a évidemment apporté un soutien appuyé aux chasseurs ardéchois, à leur fédération, dénonçant publiquement la montée de cet extrémisme et demandant aux pouvoirs publics d’agir. Parmi les associations écologistes, la FRAPNA Ardèche a condamné publiquement, sans aucune ambiguïté, « l’injustifiable ».

Chez nos voisins, la solidarité drômoise s’est exprimée par la députée Emmanuelle Antoine (LR). Dans un courriel de soutien aux chasseurs adressé au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’élue déclare : « Symboliquement, s’attaquer à votre siège social, c’est s’attaquer non seulement aux chasseurs ardéchois mais également aux chasseurs dans son ensemble ». Elle précise : « De tels actes, vu leur gravité, ne doivent pas rester impunis. J’interviendrai auprès de l’Etat sur la nécessité que Justice soit rendue au plus vite dans cette affaire ».

 

 

 

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Photo Inter/CC BY

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2019 (2)

CHASSE DRÔME – ARDECHE : LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ( 26 RESPONSABLES DONT 11 NOUVEAUX) A ELU LE BUREAU (5 ARDECHOIS, 6 DRÔMOIS)

 

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FAKE NEWS

 

En français, « une information mensongère ou délibérément biaisée », la « fake news », sert à « semer le trouble pour défavoriser une institution, une organisation », par exemple une association. Cette pratique ancienne de la rumeur propagée pour nuire est amplifiée à notre époque par les réseaux sociaux. L’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’y a pas échappé. Il y a eu la rumeur « l’Interdépartementale, c’est fini » … En réalité, une nouvelle trésorière ainsi qu’une nouvelle équipe dirigeante de 26 membres. Il y a eu la rumeur « leur partenaire principal les a lâchés » … En réalité, la poursuite d’un partenariat officiel à montant identique renouvelé pour trois ans après arbitrage de la PDG du groupe sponsor. Il y a eu la rumeur « leur président va démissionner pour raison de santé » … En réalité, l’empêchement de tenir une conférence de presse après une intervention chirurgicale. Il y a eu la rumeur « leur vice-président sera pris à parti au congrès fédéral » … En réalité, un vice-président nommément cité, remercié es-qualités, invité comme les autres personnalités à rester déjeuner.

 

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LE CRI D’ALARME DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE :
« LA CHASSE POPULAIRE EST SACRIFIEE ! »

➢ Le président Jacques Aurange lance un appel à
« préserver les ACCA »

 

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Aubenas, 27 avril 2019 : L’AG annuelle des chasseurs ardéchois engage le combat pour la défense des ACCA
Photo Inter/FDC 07

 

.   Dans son discours aux chasseurs ardéchois, leur président Jacques Aurange ne pouvait être plus clair. Pour satisfaire des intérêts économiques et financiers qu’il n’a pas hésité à nommer, en particulier le lobby forestier, « la chasse populaire des ACCA a été sacrifiée ».  

S’adressant aux élus présents (président du département, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires), le président de la FDC 07 les implore d’intervenir pour aider les chasseurs à « préserver les ACCA » aujourd’hui menacées.
« Un absent à la présence remarquée »  

« Un absent à la présence remarquée », la formule est d’un élu parlant de Christian Pialet. Empêché pour raison familiale, le beauchastellois s’était fait représenter.
 
Jacques Aurange a d’abord excusé le président de l’Inter en ouverture de l’assemblée générale des chasseurs ardéchois. Il a ensuite accueilli son représentant, Sébastien Riou, qu’il a remercié au titre de « vice-président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC ». Enfin, il n’est pas passé inaperçu que ce soit le président fédéral en personne qui lise le message de Christian Pialet adressé aux chasseurs ardéchois :  
 
Un message d’union et d’avenir auquel le président de la fédération fera directement écho dans son intervention.

 

 

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C’est le vice-président de l’Inter, Sébastien Riou, qui représentait Christian Pialet
Photo Inter/Image d’archives/JMS/FDC 07

.   En présence de son homologue drômois venu en voisin invité, le président de la fédération a tenu à retransmettre lui-même aux chasseurs le message d’unité du président de l’Inter Chasse 26-07 :

- « J’envoie à tous nos amis chasseurs ardéchois le message de l’unité retrouvée, renforcée, résolument porteuse d’avenir. Chacune à leur place mais ensemble, l’Interdépartementale, notre fédération, nos ACCA œuvrent concrètement chaque jour à la défense de la chasse. Malgré les difficultés, je crois que la chasse ardéchoise peut avoir encore un bel avenir aussi longtemps que le sens de l’intérêt général sera la priorité partagée de ses différents responsables »  

Un message d’union reçu cinq sur cinq par l’assemblée fédérale statutaire 2019.

 « Faire le jeu des anti-chasses »  

Oh ! Il y eu bien dans la salle quatre ou cinq sourires narquois et chuchotements. Impossible de savoir si cela concernait le président de l’Inter ou visait la présence du président de la FDC 26. Peu importe, l’important, c’est que personne, parmi les 700 personnes présentes à Aubenas, n’ait jugé utile de se lever pour venir contester au micro l’union complètement retrouvée depuis décembre 2017.

Au contraire, plusieurs délégués et pas des moindres se disaient ravis à la sortie que la vision d’avenir portée par l’Inter Chasse Drôme-Ardèche relègue « plusieurs années en arrière » les désaccords passés connus de tous. Avant de partir se restaurer, un petit groupe de représentants d’ACCA ne se cachait pas pour donner raison à Christian Pialet et Jacques Aurange qui, « en hommes, ont su se parler, puis prendre leurs responsabilités », qui ont « ravalé leur amour-propre » en acceptant de « tourner la page des divergences qui ne s’oublient pas mais qu’il est bon de dépasser », qui ont « réussi à convaincre leurs troupes » que « la division des chasseurs », face aux « énormes difficultés » du moment, serait « juste suicidaire pour la chasse ». Un président d’ACCA, chasseur de sanglier :

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Il est clair que les chasseurs nostalgiques des bisbilles passées, amateurs de polémiques à l’ancienne, jusqu’auboutistes dans l’action, excessifs (pour le dire gentiment !) dans leurs prises de paroles publiques devant des élus et un représentant du préfet sont devenus ultra minoritaires dans cette fédération. Ils n’ont ni le soutien de la Fédération, ni le soutien des ACCA. Et pas davantage celui de l’Interdépartementale.

S’impose donc aujourd’hui l’évidence : quand on connait les problèmes gravissimes du sanglier auxquels sont confrontés nos fédérations, la situation de plus en plus préoccupante de nos ACCA devenues très minoritaires en France et de plus en plus fragilisées, l’union dans nos départements n’est pas une option, c’est l’impérieuse nécessité qui s’impose à tous les chasseurs …

… A commencer par leurs représentants élus, fédéraux ou associatifs, qui se doivent de donner l’exemple. C’est ce que le congrès fédéral 2019 vient de démontrer avec éclat.

 

« Rassemblés » derrière leur fédération, « unis » comme jamais, les chasseurs ardéchois sont prêts pour les « combats » à venir, prêts pour la « reconquête », déterminés à « préserver leurs ACCA »

 

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« Rassemblés », « unis », « combats », « reconquête », « préserver les ACCA ». Ces paroles mobilisatrices, consensuelles, le patron des chasseurs ardéchois les a prononcées avec force. Elles tracent pour tous la ligne à suivre en 2019-2020.  

Fidèle depuis bientôt 40 ans à son « combat déterminé en faveur de la chasse populaire, celle des ACCA », l’Inter Chasse Drôme-Ardèche « se félicite de l’orientation prise à Aubenas ce 27 avril 2019 ».  

Le président de l’ACCA de Boffres qui y représentait officiellement l’Inter se réjouit du « rapprochement réussi Interdépartementale-Fédération » : une avancée décisive, obtenue par étapes, à laquelle certains n’ont d’abord pas cru mais que tout le monde peut vérifier aujourd’hui et qui bénéficiera maintenant à tous les chasseurs. Sébastien Riou dit apprécier « l’accueil reçu », l’appel « à la mobilisation et à l’union » lancé par Jacques Aurange et bien sûr la priorité donnée par la fédération au « combat » en faveur de « la chasse populaire » pour la sauvegarde « des ACCA » ; sans oublier, insiste-t-il, « la qualité des rapports techniques présentés », séquence fédérale que Sébastien Riou dit avoir « particulièrement aimée ».

 

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AVEC LE SOUTIEN DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS (FNC), L’ANCGE SE PREPARE AU RENOUVELLEMENT DES BAUX DU DPF

 

 

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Le 30 juin 2019 va avoir lieu le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial), l’ANCGE s’y prépare

Par arrêté du 13 mars 2019, la durée des baux du DPF est portée à 9 ans au lieu de 6, couvrant ainsi la période « du 1er juillet 2019 au 30 juin 2028 ». Depuis 1951, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) est représentée en Drôme-Ardèche, son premier délégué officiel ayant été Pierre Pialet, le père du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, le grand-père du Secrétaire Interdépartemental, Alain Pialet. Aujourd’hui, l’ANCGE a pour représentants Philippe Platet (Baix) côté Ardèche, Noël Chautard (Livron) côté Drôme, les deux délégués départementaux faisant partie de l’équipe dirigeante de l’Inter.

Depuis le 13 mars, l’ANCGE peut se féliciter d’avoir obtenu satisfaction sur la durée des baux de la part du ministère de l’Ecologie. Il est vrai que pendant deux ans et demi, l’équipe nationale du président Didier Vergy, en particulier la commission nationale du DPF présidée par le Dr Jean-Michel François, n’a pas ménagé ses efforts pour préparer ce dossier. Autre motif de satisfaction : la voix des ACCA, portée à Paris avec force et détermination par l’Ardéchois Christian Pialet, a été cette fois encore entendue. Le nouveau Cahier des charges du DPF stipule en effet (Article 14) que les amodiations se font prioritairement « sans adjudications préalables aux ACCA ».

 

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Les associations communales de chasse agréées de la Vallée du Rhône et de la Vallée de l’Isère peuvent donc dire « Merci, l’ANCGE ! ». Car les ACCA échappent ainsi une nouvelle fois (la dernière ?) aux enchères verbales et aux soumissions cachetées prévues dans l’arrêté, dispositions réglementaires qui leur auraient été fatales. Ce n’est un secret pour personne qu’aucune ACCA ardéchoise ou drômoise n’aurait été en capacité financière, surtout en ce moment, de se mesurer à une association comme l’ASPAS. S’appuyant sur une expérience de plus de soixante ans, utilisant ses compétences, son savoir-faire et ses réseaux, l’ANCGE a su éviter aux ACCA un écueil qui leur aurait été fatal. Le soutien précieux apporté à l’ANCGE tout au long des négociations avec l’Etat par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), son président Willy Schraen, a été très apprécié de l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau de France :  

Quand les dirigeants de la chasse acceptent de dépasser leurs différences pour jouer la carte de la complémentarité, ce sont les chasseurs qui gagnent !  

 

PPA : ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !

 

 

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C’est officiel, la Peste Porcine Africaine a disparu de la République Tchèque.

Sévissant sur un territoire très limité affectant par conséquent un tout petit nombre de sangliers, l’épidémie de PPA a pu être enrayée par l’éradication quasi-totale de la population de suidés qui se trouvait à l’intérieur d’un périmètre à haut risque.

Voilà un résultat qui redonne espoir à nos voisins belges et … Aux chasseurs français.

 

 

 

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EXTRÊME-VEGANISME 

PREMIERES CONDAMNATIONS A DE LA PRISON FERME

 

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Trois femmes, un homme, jusque-là inconnus des services de police. Ils ont entre 23 et 39 ans. Au nom d’un véganisme radical, ces extrémistes de la cause animale ont harcelé une quinzaine de commerçants, bouchers, restaurateurs en vandalisant leur vitrine, parfois à plusieurs reprises. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné deux des militants antispécistes à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres s’en tirent avec six mois de sursis.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

HIVERNALES 2019 (2)

SANGLIER : L’INTER CHASSE 26 – 07 REÇUE PAR LE PREFET

 

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.   Le 12 février 2019 à Privas, Françoise SOULIMAN, préfet de l’Ardèche, a reçu une délégation d’ACCA adhérentes de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Objet : les problématiques du sanglier et sa chasse.

La délégation conduite par le président Christian PIALET était composée de :
• M. Sébastien RIOU, vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, président de l’ACCA de Boffres
• M. Mickaël FELIX, vice-président chargé du grand gibier, président de l’ACCA de Vernoux
• M. Jean FANGET, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Monestier
• M. Serge GAY, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Satillieu représenté par M. Jean NICOLAS, doyen d’âge du conseil 
• M. Sylvain JOBERT, président d’ACCA membre associé, président de l’ACCA de St Julien le Roux

C’est le préfet précédent, M. Philippe COURT, qui avait proposé la rencontre. Celui-ci ayant été appelé à diriger un cabinet ministériel, c’est dans le cadre de la continuité de l’État que son successeur, Mme Françoise SOULIMAN, a volontiers accepté de concrétiser le projet. Informé en son temps de la démarche par Christian PIALET, M. Jacques AURANGE, président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a fait part de son plein accord et « entier soutien ». Le président FDC 07 l’a fait en ces termes :

« Monsieur le Président, Cher Christian,
 
(…) Aucune objection de ma part et très satisfait que M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) vous accueille pour une entrevue. Je sais pouvoir compter sur toi en tant que président de l’Interdépartementale et ta délégation pour attirer l’attention de M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) sur les problèmes départementaux en matière de chasse qui nous préoccupent tous. (…) Avec mon entier soutien (…) »

C’est tout naturellement que le président AURANGE a été le premier informé par Christian PIALET du déroulé de la rencontre.

Le préfet a beaucoup écouté. Françoise SOULIMAN a laissé s’exprimer sans filtre les remontées de terrain en provenance de nos ACCA adhérentes. Les membres de la délégation se sont tous exprimés. Ils l’ont fait longuement, sans langue de bois, sans précaution oratoire inutile, toujours à partir de cas concrets. C’est du vécu !  
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Des remontées de terrain, il ressort, du Nord au Sud, des tableaux sangliers souvent en chute, la bête noire se faisant rare ici et là. En un an, c’est même brutal. Autre sujet de préoccupations : les présidents d’ACCA ont été confrontés à des situations conflictuelles avec quelques propriétaires, « pas nombreux, toujours les mêmes », obéissant parfois à « des consignes ». C’est violent dans les paroles, les comportements, à la limite de la violence physique. « On a frôlé le drame » témoignent deux présidents. Des antichasses croisés sur les routes et chemins font preuve d’un sectarisme de plus en plus inquiétant, outrancièrement provocateur.

La chasse est pourtant « au cœur de la ruralité » comme le souligne le doyen d’âge du conseil interdépartemental : « Nous n’avons pas Roland Garros, nous avons la chasse ». Des situations conflictuelles, explosives et répétitives interpellent les présidents d’ACCA sur l’action et même la neutralité de l’administration. Face au représentant présent de l’administration compétente, un président d’ACCA membre associé lui objecte sans ménagement : « Il vous faudrait écouter un peu plus les chasseurs, leurs présidents d’ACCA. Sortez de vos bureaux, venez voir ce qui se passe vraiment dans nos communes ! ».  

L’administration prône « l’équilibre » entre agriculteurs et chasseurs. En fonction des fortes diminutions constatées des populations sangliers dont on peut au moins espérer un recul significatif des dégâts, des ajustements seront possibles, « y compris pour certaines ACCA s’étant mises dans le rouge mais ayant fait des efforts supplémentaires cette année ».

 Le péril rapproché de la peste porcine africaine pouvant atteindre la France dès cette année nourrit une même « inquiétude » partagée par le préfet et le président de l’Interdépartementale.

 

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Celui-ci intervient en fin de réunion pour évoquer l’autre maladie : l’œdème du porc devenu « cause toujours inexpliquée de mortalité du sanglier ». Rappelant que « depuis six ans, le service scientifique de l’Office (ONCFS – NDLR) dispose d’une masse de données à travers les prélèvements analysés dans des laboratoires agréés par l’Etat ». Se tournant vers le préfet, le président de l’Inter Chasse DrômeArdèche se fait plus précis. Il parle clair selon son habitude :

« S’il y a eu mutation génétique, il faut le dire aux chasseurs. Et dire pourquoi. Sinon, il faut nous le dire aussi ».

Le mot de la fin lui reviendra :

« Au nom de la transparence, je demande que l’Etat, sans s’abriter derrière un travail de recherche universitaire qui a ses mérites mais également ses limites, publie lui-même l’ensemble des données scientifiques dont il dispose ».

 

.   De cet entretien jugé « utile » par celui qui conduisait la délégation, un entretien « qui aura peut-être des prolongements positifs dans la gestion de la chasse au sanglier », les membres de la délégation se montraient unanimes à la sortie : ils ont dit avoir apprécié « la disponibilité, la qualité d’écoute de Madame le Préfet ». Ils sont reconnaissants au représentant de l’Etat d’avoir « accueilli favorablement certaines de leurs propositions »

 

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3 tables rondes, 1 cahier jaune
CHASSEURS ET ELUS ONT DEBATTU ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE

 

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Une partie des participants au débat
Photo Inter/CP

 

C’est dans des conditions particulières, un peu difficiles, qu’a été préparée la réunion du 22 février regroupant en une soirée, comme les deux années précédentes, une brève partie statutaire et un temps long réservé au débat de la 3ème édition des Tables Rondes de la Chasse. En effet, suite à une intervention chirurgicale, le président Christian Pialet a dû décrocher une quinzaine de jours, ce qui n’était pas prévu :  

« Pour la première fois en 38 ans, je n’ai pas pu tenir la traditionnelle conférence de presse au Dauphiné Libéré annonçant notre assemblée. Beaucoup de chasseurs qui lisent le journal mais ne vont pas sur internet ou ne consultent pas régulièrement le site de l’association n’auront pas eu connaissance à temps de la réunion de ce soir, j’en suis désolé ».

 

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LE PRESIDENT DE LA FEDERATION AUSSI

 

Comme disent les statisticiens, c’est la loi des séries ! Pour les mêmes raisons de santé, le président de la fédération départementale des chasseurs, Jacques Aurange, n’était pas en situation de pouvoir venir … A son grand regret exprimé dans un message sans équivoque :

 

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- « (…) Christian, je souhaitais être présent parmi vous. Hélas ! Tu t’en doutes, je ne pense pas être tout à fait rétabli et je ne veux pas brûler les étapes. Je te charge de m’excuser et d’assurer tes adhérents de mon entier et total soutien, et de façon durable. Nos structures sont complémentaires et non concurrentes. Elles ont un seul but : la défense de la chasse, des modes de chasse, des territoires. (…) Merci de me faire parvenir si vous le souhaitez une synthèse de vos travaux. A très bientôt, j’espère, pour se parler de vive voix »  

LES RELATIONS TRES POSITIVES ENTRE FEDERATION ET  INTERDEPARTEMENTALE

 

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Des fédérations, il en a été question. Le rapprochement entre l’Interdépartementale et les structures fédérales a fait l’objet d’une communication : en 2018 et pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue par la FDC 26. La délégation de l’Inter a proposé d’établir concrètement et durablement des relations « constructives, apaisées, confiantes, bienveillantes » avec la Drôme fédérale.

En Ardèche, les relations très positives entre fédération et Interdépartementale sont la réalité. Face aux difficultés que connait la chasse en général et la chasse au sanglier en particulier, c’est cela que les chasseurs attendent de leurs responsables. Le président de la FDC 07 continue à faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, aussi. Qui s’en plaint ?

 

LE CHASSEUR EST ASSURE DE PERDRE DEMAIN CE QU’IL N’AURA PAS DEFENDU AUJOURD’HUI

 

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Les droits réels ou supposés de l’animal, les différentes problématiques du sanglier ont alimenté des discussions riches en arguments et points de vue. Le temps a manqué tant ces sujets passionnent. Face aux menaces qui pèsent sur la chasse au sanglier, les exemples d’autres modes de chasse ayant subi la tourmente ont servi de points d’appui : la myxomatose a décimé durablement les populations de lapins de garenne, gibier numéro un du chasseur français pendant des générations (1 million de chasseurs ont alors raccroché définitivement le fusil au clou). La chasse au pigeon ramier sur les cols d’Ardèche a été interdite après avoir résisté pendant vingt ans grâce à la ténacité du CDCAR, de son président Bernard Brottes, avec le soutien de la fédération et de l’Inter Chasse 26-07. La chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants aurait disparu en DrômeArdèche sur le Rhône et l’Isère sans l’action déterminante de l’Interdépartementale et le soutien de l’ANCGE.  

De ces situations emblématiques, chacun pourrait tirer lui-même quelque enseignement utile pour l’avenir mais l’engagement collectif qui a fait la force des chasseurs est en net recul partout ; nous risquons de le payer très cher. Elus, responsables de l’Inter, présidents d’ACCA ont abouti aux mêmes conclusions : dans la vie, il y a des hauts et des bas auxquels le monde de la chasse n’échappe pas ; dans tous les domaines de la société, l’individualisme triomphant plombe le bénévolat. L’effondrement possible de la chasse au sanglier mettrait à terre le système fédéral. Il signifierait la mort des ACCA, nos adversaires en rêvent. Beaucoup d’ACCA ne tournent plus qu’avec une poignée de volontaires ; pour combien de temps encore ? Ici et là, des jeunes s’engagent, tant mieux ! Internet, les réseaux sociaux, les chaînes de TV, les matchs en direct meublent les soirées, faisant le vide d’adhérents dans les assemblées générales d’associations.

 

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L’Interdépartementale n’échappe pas à la règle. Il serait préjudiciable à l’ensemble des chasseurs qu’une association qui les défend depuis 38 ans, qui a fait ses preuves, disparaisse faute de soutiens suffisants. Le CDCAR qui a pu rassembler jusqu’à 4 500 chasseurs à l’Escrinet a arrêté le combat quand les chasseurs de pigeon eux-mêmes n’ont plus fait l’effort en nombre suffisant de se mobiliser derrière l’association qui pourtant les défendait. La chasse ne disparaitra pas en France mais les ACCA, déjà en perte de vitesse partout, risquent de disparaitre à leur tour plus vite qu’on ne le croit au profit des seules chasses privées. C’est pour cette raison que 200 ACCA ont choisi d’adhérer à l’Interdépartementale.

C’est aujourd’hui le constat d’urgence pour la chasse que ces ACCA voudraient faire partager aux autres.

 

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LE RISQUE DE DISSOLUTION, BIEN REEL, EST EVOQUE PAR LE PRÉSIDENT LUI-MÊME

 

L’Interdépartementale à un tournant de son histoire

A l’exception d’un président d’ACCA de la Drôme qui a soudain changé son fusil d’épaule, les participants à la soirée du 22 février (présidents d’ACCA, dirigeants, élus) ont été unanimes à considérer que l’Interdépartementale « sert toujours à quelque chose », que s’en priver reviendrait à « affaiblir collectivement les chasseurs dans nos deux départements », ce qu’aucun responsable de la chasse digne de ce nom ne peut évidemment souhaiter.

Lorsque cela a été demandé, il ne s’est d’ailleurs trouvé personne dans la salle pour proposer mieux, ni une autre équipe, ni un autre projet.  

Un gros bémol a toutefois été mis par le président lui-même. Celui-ci n’écarte pas l’idée, « si les chasseurs ne se bougent pas plus, si les ACCA n’adhérent pas en plus grand nombre » que l’Interdépartementale puisse disparaitre … « avant la prochaine ouverture de la chasse ». Et d’en préciser les raisons :

« Pour pouvoir continuer, l’équipe dirigeante doit être absolument renforcée. Un nouveau trésorier doit être impérativement trouvé ainsi que quelques personnes supplémentaires acceptant de participer aux trois réunions annuelles du Conseil Interdépartemental. Sinon, la dissolution de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera à l’ordre du jour d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra avant le 31 mai ».   

La décision collective sera prise en Conseil Interdépartemental du 22 mars prochain. Se rangeant finalement à l’avis du président, tous les membres actuels du Conseil Interdépartemental 2019 se considèrent donc en charge de responsabilités « provisoires ».

 

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Il est des exemples qui, pour le monde de la chasse, se passent de commentaire

Lui qui n’est pas chasseur, qui n’a aucun membre de sa famille pratiquant la chasse, aura apporté pendant quatre ans un concours actif à l’Inter comme trésorier bénévole : pour son engagement associatif exemplaire, Joël Mounier a reçu les remerciements chaleureux de ses amis chasseurs au moment où des priorités personnelles l’obligent à ce choix. Ses idées, son sens critique ont beaucoup apporté aux discussions de l’équipe. Son travail sérieux de gestion, méticuleux même, sa bonne humeur communicative, son sens du service et de la convivialité sont unanimement salués. A l’écouter lire le rapport financier pour la dernière fois, l’émotion se lisait sur les visages, surtout au moment de sa conclusion :

« A titre personnel, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien pour la gestion de la comptabilité de l’Inter Chasse 26-07 pendant ces quatre années et je vous souhaite de pouvoir continuer à profiter librement de votre passion ».

 

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« Massacre programmé »

 

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. Pour la première fois, un pays de l’Union Européenne s’apprête à mettre en œuvre un plan d’éradication d’une espèce de la faune sauvage : le sanglier  

Touchée par la peste porcine africaine, la Pologne aurait décidé d’employer les grands moyens : en éradiquant l’espèce sanglier. Tout au plus, les autorités accepteraient-elles peut-être de laisser aux chasseurs polonais complètement désemparés un contingent symbolique et minuscule de 10 à 20 000 sangliers (hypothèse la plus favorable), soit, à l’échelle de tout un pays, même pas ce qui se  trouve chaque année dans un seul département français comme l’Ardèche ou la Drôme !

Le Chasseur Français qui confirme l’information parle de « massacre programmé ».  

 

Après la chasse, la pêche ?

 

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Pour les oies, chasseur, tu repasseras … Comme elles … S’ils ne te les ont pas gazées avant !

 

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Emmanuel Macron, le président de la République, l’avait pourtant promis : « Avec moi, vous chasserez les oies jusqu’au 28 février ». Pour une fois, les instances européennes étaient même d’accord. Alors ? … Alors, les juges du Conseil d’Etat ont dit NON : chasse interdite partout et pour tous … le 6 février. Conséquence de la décision prise par la plus haute juridiction française ? Il semblera désormais définitivement acquis à beaucoup de chasseurs que, pour nos grands décideurs politiques et autres acteurs institutionnels, mieux vaut continuer en conscience – et en droit – de laisser gazer les oies sauvages en grand nombre plutôt que de les laisser chasser en petite quantité.  

C’est ainsi que d’année en année, d’illusions entretenues en promesses non tenues, d’arrêtés signés en arrêtés cassés, des milliers de chasseurs français trompés, floués pour les oies, bernés pour les pigeons, grugés pour les grives, rejoignent à leur tour les bataillons de citoyens désabusés et légitimement en colère. Mais qui s’en soucie vraiment ?

 

 Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, la lutte contre la pollution, c’est … l’affaire des autres

 

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Il était une fois une souriante secrétaire d’Etat à l’Ecologie …
 
Depuis 1975, date de création du ministère de l’Ecologie, combien de fois les chasseurs français ont-ils subi de la part de leur ministère de tutelle l’injustice de mesures absurdes, incohérentes, arbitraires et de surcroit totalement inefficaces au regard de l’objectif énoncé, la sauvegarde de la faune sauvage ? Ce site en regorge d’exemples. Le meilleur d’entre eux (ou le pire, c’est selon), reste à ce jour le régime d’exception dont « bénéficient » deux départements français, l’Ardèche et la Drôme, victimes d’une débile gestion « communale » des grives, oiseaux migrateurs dont l’aire de distribution n’est pourtant pas à l’échelle du village mais … du Paléarctique Occidental.

 

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Rares ont été les ministres en charge de l’Ecologie – pour l’honneur de la fonction, il y en eu heureusement quelques-uns – qui n’ont pas cédé au discours démago, sirupeusement moralisateur, des donneurs de leçons chiens de garde d’une nature Bisounours qui, en weekend à la campagne, voient en chaque chasseur une brute épaisse massacrant à tout-va les petits oiseaux.  

Mais quand le moralisateur donneur de leçons se trouve être le ministre lui-même, le citoyen ordinaire est sur ses gardes … Il a bien raison, car si l’exemple vient de haut, ce n’est pas forcément le bon exemple comme en témoigne jusqu’à la caricature une histoire récente. Non ! Il ne s’agit pas de « fake news » (fausses nouvelles, en français) sorties de l’imaginaire des dirigeants de l’Inter mais d’une histoire vraie, tellement vraie qui, si elle ne l’était pas, exposerait le responsable juridique de ce site à des poursuites en diffamation :

 

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Membre du gouvernement actuel, une secrétaire d’Etat circule en voiture de fonction avec chauffeur. Pressée par le président de la République de porter aux quatre coins de France la bonne parole gouvernementale dans le grand débat national qu’elle encadre, la dame est effectivement très « pressée » … au point d’être flashée à 150 Km/h. Délit de vitesse constaté. Pour un gouvernement qui impose sans discussion aux ruraux le 80 Km/h, c’est déjà plus que … limite.

 

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C’est vrai que le chef du gouvernement auquel appartient la ministre fut jadis luimême verbalisé en voiture pour … excès de vitesse avant de devenir le champion du 80 Km/h imposé aux autres. Mais alors que la vitesse maximale autorisée est de 110 Km/h en raison d’un « pic de pollution », il est juste scandaleux que notre secrétaire d’Etat en infraction ce jour-là soit précisément en charge de l’Ecologie et par conséquent responsable au gouvernement de « la lutte contre la pollution » !

 

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« Nous n’étions pas au courant » a cru malin de répliquer pour sa défense la souriante protégée, toujours en fonction actuellement, du souriant président de la République.  

Les grands débats, les grands sourires, les grands discours, c’est bien beau à condition de ne pas se payer de mots. Et davantage encore, de ne pas trop se payer la tête de ceux qui vous écoutent.

 

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Mettre d’abord en pratique soi-même ce que l’on exige des autres, c’est toujours plus convaincant, n’est-ce pas Madame la souriante secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pollution ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE