ESTIVALES 2019

LE COUP DE CHAUD DU PRESIDENT DE LA FNC, PAS CONTENT DU TOUT … DE SES CHASSEURS

 

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Photo Inter/JMS

Hommage
 
Lors de sa dernière séance, le conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche a rendu hommage à la mémoire de Madame Monique Chave, décédée à l’âge de 58 ans des suites d’une longue maladie. Agricultrice au sein de l’exploitation familiale, domiciliée à Livron, l’ancienne présidente des Huttiers du Rhône Sud avait fait partie durant plusieurs années de ce même conseil et reçu le diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse.

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Homologations CNR des huttes de chasse (DPF Rhône-Isère) : les chasseurs pouvaient espérer 9 ans au lieu de 6. Ce sera … 4

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.   Déception chez les chasseurs de gibier d’eau à la hutte avec appelants pratiquant sur le Rhône ou l’Isère :  

 

La durée des autorisations ne coïncide plus avec la durée des baux du DPF. Elle est ramenée à 4 ans.

Dans le passé, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, soutenue par l’ANCGE et la Fédération Départementale des Chasseurs territorialement compétente, avait pu obtenir de CNR le prolongement de la durée d’homologation des huttes de chasse de 3 à 6 ans, décision qui satisfaisait tout le monde puisque la nouvelle périodicité était désormais calquée sur la durée légale des baux du Domaine Public Fluvial (DPF) …  

… Mais la concession de CNR arrive à échéance en 2023

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Les nouvelles autorisations délivrées cette année ne portent que sur une période de 4 ans : du 1er juillet 2019 au 30 juin 2023.  

 

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Malgré toute la bonne volonté de la Direction Territoriale CNR, aucune dérogation n’est possible en raison même de la loi. En effet :

La concession d’aménagement et d’exploitation du Rhône détenue par Compagnie Nationale du Rhône arrive à échéance en 2023. Sa prolongation jusqu’en 2041 doit prendre la forme d’un avenant au contrat de concession acté par un décret en Conseil d’Etat, raison pour laquelle CNR ne peut juridiquement s’engager au-delà de 2023.

La règle s’impose évidemment à tous les partenaires de CNR, les chasseurs comme les autres.

 

 

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QUAND LE PATRON DES CHASSEURS TANCE SES PROPRES TROUPES …

 

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Photo Inter/Capture

 

« Qui aime bien châtie bien ».

 

Coup de chaud caniculaire ? Coup de sang estival ? En tous cas, coup de gueule évident.

Constatant le (trop) faible nombre de réponses de chasseurs à la consultation publique du ministère de l’Ecologie fixant pour la période 2019/2022 la liste des espèces susceptibles d’occasionner des (gros) dégâts aux populations gibiers et devant être par conséquent régulées (objet du projet d’arrêté ministériel soumis à consultation publique), le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) ne fait pas dans la nuance :

« Je passe mon temps personnel à me battre chaque jour bénévolement pour que la chasse garde son rang et son avenir, au détriment de ma vie de famille et de mon travail, pour constater que tout le monde s’en fout complètement ! »

Willy Schraen se dit « déçu » …

 « Quand on connaît l’état de notre petit gibier en France, sans cette liste des nuisibles, ce sera la fin des haricots ! »

« Déçu », « vexé », il parle d’un « échec cuisant », allant même jusqu’à féliciter … les adversaires :

« Bravo aux écolos qui savent s’unir beaucoup mieux que nous dans l’adversité des rendez-vous à ne jamais manquer ! »

Dans nos départements 26-07, face à « l’adversité », « s’unir », « se mobiliser » est devenu une nécessité de mieux en mieux comprise et partagée.

 

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Tant qu’il y aura des coqs …

« Monsieur le Président de la République, de toute urgence il vous faut décorer cet homme :

Le maire de Gajac, petit village girondin de quatre cents âmes situé à vol de palombe à quelques dizaines de minutes de l’opulente cité bordelaise post-juppéiste, est aujourd’hui un personnage connu à l’international. L’élu demande que soient inscrits à l’Unesco les bruits habituels dans nos villages : « La cloche de l’église, l’aboiement familier du chien, le meuglement des vaches, le pépiement des oiseaux, le chant du coq ».

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Emblème sportif national, symbole religieux millénaire, le coq est partout. En plus, il chante!
Photos Inter/CC BY-SA

 Il était temps   

« Vouloir faire figurer au patrimoine immatériel de l’humanité ces « émetteurs de bruit qui font partie du paysage rural afin de les protéger et qu’aucun procès ne puisse leur être intenté » est une idée géniale. M. Bruno Dionis de Séjour, le bien nommé, transforme un constat de simple bon sens, un mouvement d’irritation largement partagé en un acte civique hautement symbolique et puissamment médiatique. Son coup de gueule, sonore bien que distingué, fait du bruit. Il s’agit de faire respecter enfin les ruraux en ne cédant ni aux excès, ni aux caprices de tel citadin-m’as-tu-vu ou néo-rural-me voilà. Sa défense des bruits coutumiers de nos campagnes lui vaut le soutien unanime des 31 maires de sa communauté de communes. Bravo les élus !

« Partout en France, d’autres maires lui emboîtent le pas, prennent des initiatives similaires. Des parlementaires étudient même la possibilité, pour commencer, d’inscrire les bruits familiers de nos campagnes dans le patrimoine national à travers un projet de loi à venir. On pourra ajouter à la liste du maire de Gajac le tintement des cloches de vaches, le coassement des grenouilles, le chant des cigales, etc. Si elle voit le jour, cette loi en vaudra bien d’autres, n’en déplaise aux ricaneurs. Quand, en pleine crise caniculaire hospitalière des Urgences, nos députés et sénateurs trouvent le temps de débattre et légiférer sur … la fessée, l’idée me vient que nos aïeux auraient eu la réponse appropriée face aux sommations citadines procédurières grotesques visant à faire taire coqs, grenouilles et cigales : « Des coups de pied au cul qui se perdent ! ».

 

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Que ceux qui n’aiment pas les bruits de la campagne restent donc en ville !
Photos Inter/CC BY-SA/CC BY-NC/CC BY

« On aimerait bien d’ailleurs que d’autres élus silencieux sur le sujet fassent entendre leur voix … A commencer par ces politiciens des villes et banlieues qui passent leur temps à claironner sur les plateaux de télé qu’il faut plus de considération pour les questions « sociétales » (en voilà une !), qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser » certaines catégories de population (les ruraux en sont une), qu’il faut encourager la « diversité » (le droit à la différence, c’est aussi le choix de ne pas vouloir vivre à la campagne de la même façon qu’on vit en ville), de favoriser le « vivre ensemble » (recommandation louable qui vaut tout autant pour les gens des villes débarquant à la campagne). Que ces politiciens donneurs de leçons appliquent donc leurs beaux principes avec la même énergie aux territoires ruraux oubliés de la République, à leurs habitants trop longtemps délaissés sinon méprisés !

 

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Marre de vos procès débiles ! Laissez-lui sa mare
Photo Inter/CC BY-SA

« Autres donneurs de leçons (ceux-là carrément à la terre entière), les parlementaires Verts, nationaux ou européens. Que les nouveaux chouchous des électeurs et des commentateurs commencent par donner l’exemple de la cohérence. Qu’ils nous disent, au moins une fois, ne serait-ce que du bout des lèvres, qu’au nom de la biodiversité on ne peut pas décemment dépenser des millions d’euros d’argent public pour que des crapauds traversent la route sans se faire écraser et ne rien dire en même temps quand un couple  est victime depuis des années – au prétexte de « bruit insupportable » – d’un acharnement procédurier par voisin citadin occasionnel parce que les pauvres gens refusent de combler leur mare à grenouilles … dont certaines sont justement classées « espèces protégées » !  Les Verts n’auraient-ils d’oreilles que pour les urbains ?

« Quitter la torpeur de la ville aux mille bruits pour venir passer quinze jours de vacances au village mais prétendre dès qu’on s’y trouve y faire taire les bruits millénaires qui rythment les heures, les jours et les saisons à la campagne, bruits de toujours qui participent à l’identité même des habitants, est une prétention exorbitante. Car au nom de quoi, sinon de leur égoïsme, deux ou trois énergumènes étrangers à la communauté villageoise imposeraient-ils leur façon de voir et de vivre à l’ensemble de ceux qui travaillent là ou y vivent toute l’année, parfois depuis toujours ? Céder à cette mode urbaine qui veut s’imposer au culot, tendance heureusement encore très marginale, serait peut-être dans l’air du temps de la « modernité ». Pour nous les ruraux, ce serait surtout démissionner face à la dictature des minorités qui commence à prospérer ici et là dès lors qu’on oublie de rappeler qu’en démocratie la loi reste celle de la majorité.

 

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Maurice, le coq : fier et libre, il a sa pétition en ligne, son comité de soutien
Photo Inter/CC BY-SA

« Depuis le néolithique et l’apparition de l’élevage, soit la bagatelle de 10 000 ans, les coqs ont toujours chanté dans les campagnes. Que je sache, cela n’a encore jamais tué personne ; le ridicule non plus, il est vrai ! Les ruraux nés à la campagne, tout comme l’immense majorité de ceux qui choisissent à un moment de quitter la ville pour venir respirer un autre air, celui de la campagne, ne veulent surtout pas que la campagne commence à ressembler à la ville, que la campagne devienne la ville.  

 

Tant qu’il y aura des coqs qui chantent, nos campagnes de France ne seront pas des villes ».

 

 

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❖ Le permis national à 200 € entre en vigueur. L’opinion publique n’aura retenu qu’une chose : « Avec Macron, les chasseurs paient deux fois moins cher le droit de chasser ».  

PAS SI SIMPLE ! … 

 

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Pour vendre aux chasseurs la réforme du permis de chasser, la FNC a mis en avant qu’un permis national à 200 € serait attractif pour les jeunes plus aptes à la mobilité géographique que leurs aînés. C’est loin d’être faux mais ce n’est pas ce qui a été retenu.

Avant les élections européennes, les Verts ont réussi à faire croire aux Français que la réforme macronienne de la chasse avait divisé par deux le prix du permis pour l’ensemble des chasseurs (« Le cadeau de Macron aux chasseurs ») et sous-entendu malicieusement que la différence serait payée par les contribuables. Non ! Pas si simple et même carrément faux. D’abord, dans le rapport contribuables-chasseurs, ce sont toujours les chasseurs qui payent : par exemple, les 50 000 000 € sortis de nos poches en fin de saison pour indemniser les dégâts aux cultures occasionnés par le grand gibier. Ce serait bien que d’autres en fassent autant pour les dégâts du loup. En réalité, seule une minorité de chasseurs qui pouvaient se payer chaque année un permis national à 400 € a effectivement vu son prix divisé par deux par rapport à l’année précédente. Pour les autres – 9 chasseurs sur 10 – passer du permis départemental au national, (la nouvelle loi supprime le bi-départemental), c’est autour de 50 € de plus à trouver … 50 € qui s’ajoutent au reste. En plus de la validation nationale sur laquelle l’Etat n’oublie pas de prendre sa part, il faut payer aussi l’assurance obligatoire, la cotisation d’ACCA ou l’action de chasse privée et bien-sûr financer toutes les dépenses incontournables dans la vie d’un chasseur : habillement, équipement, armes, munitions, chiens, etc.

LA FIN DES COMMUNES LIMITROPHES … ET DE LA CHASSE POPULAIRE ?

Bien perçue dans les milieux aisés, la réforme de la chasse fait tousser plus d’un chasseur de condition modeste. Il y en a beaucoup en Drôme-Ardèche et nous ne craignons pas à l’Interdépartementale de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend pas. Jusqu’à présent, le simple permis départemental, logiquement moins coûteux que le national, donnait le droit de chasser non seulement dans tout le département mais « en même temps » dans les communes limitrophes des départements voisins.

Or, à l’initiative des députés de la majorité (LREM-MODEM), les parlementaires ont supprimé ce droit d’un trait de stylo, rendant du même coup inopérant le permis départemental pour des centaines de milliers de petits chasseurs obligés par conséquent d’opter pour le permis national. Cette mesure radicale, qui fait du nouveau permis national la carte forcée pour beaucoup d’entre-nous, est passée complètement inaperçue de l’opinion publique … Et parfois des chasseurs eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils soient mis devant le fait accompli. C’est pourtant là une mesure lourde de conséquences et de sens.  

En résumé, s’il est exact que le national coûte deux fois moins cher à ceux qui le prenaient déjà (une minorité de chasseurs aisés), il devient une dépense obligatoire supplémentaire et significative pour le pouvoir d’achat modeste de la grande majorité des chasseurs. En tous cas, pour tous ceux d’entre nous qui voulons pouvoir continuer à chasser comme avant sur les communes limitrophes au département.

 

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Voulue par le président de la République Emmanuel Macron, portée par le gouvernement et sa majorité parlementaire LREM-MODEM, soutenue par la FNC et de nombreuses fédérations, la réforme plaira évidemment à certains. Mais la vérité oblige à dire qu’elle ne respecte pas l’esprit de la loi Verdeille. Jusqu’à présent, la loi du sénateur socialiste garantissait à tous, dans nos ACCA, le droit de chasser dans son département sans grande distinction d’origine sociale, de proprieté foncière ni de pouvoir d’achat tout en bénéficiant de ce même droit dans les communes limitrophes des départements voisins. C’est à cela qu’il vient d’être mis fin brutalement.

LE TUBE DE L’ETE DES CABANONS

 

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L’épisode en cours signe-t-il le début de la fin pour la chasse populaire ? On peut se le demander. Après l’arrêt du Conseil d’Etat reconnaissant aux propriétaires de moins de 20 hectares le droit de se regrouper pour interdire la chasse, c’est un coup de plus porté à la chasse populaire, en particulier celle des ACCA.

A quelques semaines de l’ouverture de la saison de chasse 2019-2020, les chasseurs français de condition modeste se demandent s’ils ne seraient pas en train de payer la facture d’une réforme de la chasse, séduisante par certains aspects mais qui peut leur donner le sentiment, à tort ou à raison, d’avoir été faite d’abord pour plaire aux riches ? Dans les cabanons de chasse, lors des permanences de remises de cartes de sociétaires, c’est la petite musique aigrelette reprise en chœur qu’on entend monter des territoires.  

Elle est en train de devenir le tube de l’été.

Délit d’entrave à la pratique de la chasse : l’extrême frilosité des députés de La République En Marche (LREM)

 

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En avril 2019, lors de son examen au Sénat, le projet de loi portant création de l’Office français de la biodiversité et modifiant les missions des fédérations de chasseurs avait judicieusement inclus quelques mesures assez favorables aux chasseurs, en particulier l’instauration d’un « délit d’obstruction à la chasse, puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».  

Jusqu’à présent, le fait d’empêcher, d’entraver ou de gêner le déroulement d’une chasse était sanctionné d’une simple contravention.  

 

« LA MISE EN DANGER DES HOMMES ET DES ANIMAUX »

 

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« Depuis des années, les entraves à la chasse se multiplient. Elles vont jusqu’à mettre en danger les hommes et les animaux. Des antispécistes perturbent les chasses à courre ; en Bretagne, ils ont fait tomber un homme à cheval : deux membres fracturés, des mois d’hôpital ! (…). D’autres sabotent les miradors qui servent à la chasse » déplore le sénateur LR Jean-Noël Cardoux, auteur de l’amendement reprenant sa proposition de loi déposée en octobre 2018.

« PLUS TARD »

Mais lorsque le Sénat a voulu tirer toutes les conséquences de cette situation, devenue inacceptable parce qu’en France chasser est un droit et que la loi doit garantir le droit, les députés de la majorité (LREM) ont dit non. Eux qui répètent pourtant partout depuis huit mois à propos des Gilets Jaunes que « La France est un Etat de droit » ont dit non avec des arguments spécieux défendus par Mme Barbara Pompili, députée, présidente de commission LREM. Pour s’opposer à la reconnaissance du délit d’entrave à la pratique de la chasse, la transfuge des Verts, cela n’étonnera nullement les chasseurs, s’est lancée dans un tortueux et bien peu convainquant amalgame en associant pêle mêle l’opposition à la chasse, la violence sociétale, l’action militante, les agriculteurs et … Le saccage de l’Arc de Triomphe !  Le pire, c’est que dans ce méli-mélo verdâtre destiné à noyer le poisson et masquer leurs responsabilités dans l’absence de décision, les députés LREM ont trouvé leur bonheur en votant en rangs serrés contre la proposition de loi sénatoriale.  

Mais c’est promis, juré ! Selon une méthode bien rodée, les députés de la majorité l’ont assuré à leurs collègues sénateurs de la commission mixte : ne vous inquiétez pas, on se reverra « plus tard » pour … en « débattre ». Quand ? Ils ne l’ont pas dit.

En attendant, l’extrême antichasse pourra continuer à défier la loi … Au risque d’une simple contravention.

 

❖ LA FRAPNA ARDECHE POURSUIT SUR LA VOIE DE LA PRESERVATION DES MILIEUX ET SE SITUE DANS UNE APPROCHE GLOBALE DE LA NATURE

 

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. « Il faut s’attaquer aux causes profondes qui mettent en danger notre espèce ».  

Cette « profondeur » recherchée sous-tend l’analyse du président de la FRAPNA Ardèche, M. Frédéric Jacquemart. C’est sans doute ce qui donne force et cohérence à la ligne suivie par ce Docteur en biologie. En allant à l’essentiel dans le discours comme dans l’action, dirigeants, salariés et bénévoles de l’association trouvent aujourd’hui des échos favorables au-delà des adhérents. Pour preuve, l’écoute réservée à la FRAPNA Ardèche par les élus du Département.

Quand le président départemental de la FRAPNA met la priorité sur « les milieux menacés », se situe dans « une approche globale de la nature », ne veut rien ignorer des contraintes d’un « système dominant et mondialisé », il prend de la hauteur et en fait prendre à son association ; il serait inconséquent de ne pas le reconnaître. Car il faut de la lucidité mais également un certain courage aux dirigeants actuels de la FRAPNA Ardèche, eu égard les situations passées et les modes présentes, pour chercher à « dialoguer » plutôt que s’opposer, pour prôner la « concertation » avec « les autres acteurs de la nature » (Tous, sans exclusive ? Faisons le pari que oui), pour s’écarter de l’écologie punitive en préférant convaincre plutôt que contraindre :  

« Nous souhaitons rendre compatibles les activités humaines avec la nature. Si on va au conflit, c’est l’échec », estime Frédéric Jacquemart.

 

 

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100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France par leurs propriétaires.

 
Dénonçant à juste titre ces « abandons massifs » qui connaissent un pic lors des départs en vacances d’été, 240 parlementaires de tous bords (dont la députée drômoise LREM Alice Thourot et le sénateur ardéchois LR Mathieu Darnaud) signent une tribune et envisagent de déposer un projet de loi contre ces pratiques « indignes ».  

 

INCENDIE CRIMINEL DE L’ESCRINET  
 L’INTERDEPARTEMENTALE EXPRIME « SON SOUTIEN ET SA SOLIDARITE » A LA FEDERATION. ELLE SE TOURNE VERS LE PREFET DE L’ARDECHE POUR « UNE SANCTION JUDICIAIRE EXEMPLAIRE »

 

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Inter Flash Info Spécial du 26 juillet 2019

« . Dès qu’il en a été prévenu, le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, a appelé dans la journée d’hier le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange pour lui exprimer son total soutien et sa solidarité complète. C’est l’ensemble des chasseurs ardéchois qui sont aujourd’hui plongés dans la consternation, l’amertume et pour beaucoup d’entre eux, ne le dissimulons pas, la colère.

 

LA BÊTISE ET LA MECHANCETE

Que chaque administrateur fédéral, dont le travail bénévole au service des chasseurs est quotidien, soit assuré de notre chaleureux soutien. Une pensée particulière va aux membres du personnel technique et administratif dont l’outil de travail vient d’être saccagé ainsi qu’aux artistes exposants dont les œuvres originales ont été détruites ou souillées en quelques secondes par la bêtise et la méchanceté.

 

LES MOYENS DE L’ETAT

Face à un incendie volontaire dont la portée symbolique en Ardèche est grande et qui trouve un large écho bien au-delà du monde cynégétique, l’Inter Chasse DrômeArdèche fait confiance à Madame le Préfet pour mettre en œuvre tous les moyens de l’Etat dont elle dispose afin que la responsabilité de cet acte criminel soit rapidement et clairement identifiée et qu’une sanction judiciaire exemplaire soit prise »

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

PRINTANIERES 2019 (2)

CHASSE DRÔME – ARDECHE : LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ( 26 RESPONSABLES DONT 11 NOUVEAUX) A ELU LE BUREAU (5 ARDECHOIS, 6 DRÔMOIS)

 

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FAKE NEWS

 

En français, « une information mensongère ou délibérément biaisée », la « fake news », sert à « semer le trouble pour défavoriser une institution, une organisation », par exemple une association. Cette pratique ancienne de la rumeur propagée pour nuire est amplifiée à notre époque par les réseaux sociaux. L’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’y a pas échappé. Il y a eu la rumeur « l’Interdépartementale, c’est fini » … En réalité, une nouvelle trésorière ainsi qu’une nouvelle équipe dirigeante de 26 membres. Il y a eu la rumeur « leur partenaire principal les a lâchés » … En réalité, la poursuite d’un partenariat officiel à montant identique renouvelé pour trois ans après arbitrage de la PDG du groupe sponsor. Il y a eu la rumeur « leur président va démissionner pour raison de santé » … En réalité, l’empêchement de tenir une conférence de presse après une intervention chirurgicale. Il y a eu la rumeur « leur vice-président sera pris à parti au congrès fédéral » … En réalité, un vice-président nommément cité, remercié es-qualités, invité comme les autres personnalités à rester déjeuner.

 

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LE CRI D’ALARME DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE :
« LA CHASSE POPULAIRE EST SACRIFIEE ! »

➢ Le président Jacques Aurange lance un appel à
« préserver les ACCA »

 

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Aubenas, 27 avril 2019 : L’AG annuelle des chasseurs ardéchois engage le combat pour la défense des ACCA
Photo Inter/FDC 07

 

.   Dans son discours aux chasseurs ardéchois, leur président Jacques Aurange ne pouvait être plus clair. Pour satisfaire des intérêts économiques et financiers qu’il n’a pas hésité à nommer, en particulier le lobby forestier, « la chasse populaire des ACCA a été sacrifiée ».  

S’adressant aux élus présents (président du département, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires), le président de la FDC 07 les implore d’intervenir pour aider les chasseurs à « préserver les ACCA » aujourd’hui menacées.
« Un absent à la présence remarquée »  

« Un absent à la présence remarquée », la formule est d’un élu parlant de Christian Pialet. Empêché pour raison familiale, le beauchastellois s’était fait représenter.
 
Jacques Aurange a d’abord excusé le président de l’Inter en ouverture de l’assemblée générale des chasseurs ardéchois. Il a ensuite accueilli son représentant, Sébastien Riou, qu’il a remercié au titre de « vice-président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC ». Enfin, il n’est pas passé inaperçu que ce soit le président fédéral en personne qui lise le message de Christian Pialet adressé aux chasseurs ardéchois :  
 
Un message d’union et d’avenir auquel le président de la fédération fera directement écho dans son intervention.

 

 

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C’est le vice-président de l’Inter, Sébastien Riou, qui représentait Christian Pialet
Photo Inter/Image d’archives/JMS/FDC 07

.   En présence de son homologue drômois venu en voisin invité, le président de la fédération a tenu à retransmettre lui-même aux chasseurs le message d’unité du président de l’Inter Chasse 26-07 :

- « J’envoie à tous nos amis chasseurs ardéchois le message de l’unité retrouvée, renforcée, résolument porteuse d’avenir. Chacune à leur place mais ensemble, l’Interdépartementale, notre fédération, nos ACCA œuvrent concrètement chaque jour à la défense de la chasse. Malgré les difficultés, je crois que la chasse ardéchoise peut avoir encore un bel avenir aussi longtemps que le sens de l’intérêt général sera la priorité partagée de ses différents responsables »  

Un message d’union reçu cinq sur cinq par l’assemblée fédérale statutaire 2019.

 « Faire le jeu des anti-chasses »  

Oh ! Il y eu bien dans la salle quatre ou cinq sourires narquois et chuchotements. Impossible de savoir si cela concernait le président de l’Inter ou visait la présence du président de la FDC 26. Peu importe, l’important, c’est que personne, parmi les 700 personnes présentes à Aubenas, n’ait jugé utile de se lever pour venir contester au micro l’union complètement retrouvée depuis décembre 2017.

Au contraire, plusieurs délégués et pas des moindres se disaient ravis à la sortie que la vision d’avenir portée par l’Inter Chasse Drôme-Ardèche relègue « plusieurs années en arrière » les désaccords passés connus de tous. Avant de partir se restaurer, un petit groupe de représentants d’ACCA ne se cachait pas pour donner raison à Christian Pialet et Jacques Aurange qui, « en hommes, ont su se parler, puis prendre leurs responsabilités », qui ont « ravalé leur amour-propre » en acceptant de « tourner la page des divergences qui ne s’oublient pas mais qu’il est bon de dépasser », qui ont « réussi à convaincre leurs troupes » que « la division des chasseurs », face aux « énormes difficultés » du moment, serait « juste suicidaire pour la chasse ». Un président d’ACCA, chasseur de sanglier :

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Il est clair que les chasseurs nostalgiques des bisbilles passées, amateurs de polémiques à l’ancienne, jusqu’auboutistes dans l’action, excessifs (pour le dire gentiment !) dans leurs prises de paroles publiques devant des élus et un représentant du préfet sont devenus ultra minoritaires dans cette fédération. Ils n’ont ni le soutien de la Fédération, ni le soutien des ACCA. Et pas davantage celui de l’Interdépartementale.

S’impose donc aujourd’hui l’évidence : quand on connait les problèmes gravissimes du sanglier auxquels sont confrontés nos fédérations, la situation de plus en plus préoccupante de nos ACCA devenues très minoritaires en France et de plus en plus fragilisées, l’union dans nos départements n’est pas une option, c’est l’impérieuse nécessité qui s’impose à tous les chasseurs …

… A commencer par leurs représentants élus, fédéraux ou associatifs, qui se doivent de donner l’exemple. C’est ce que le congrès fédéral 2019 vient de démontrer avec éclat.

 

« Rassemblés » derrière leur fédération, « unis » comme jamais, les chasseurs ardéchois sont prêts pour les « combats » à venir, prêts pour la « reconquête », déterminés à « préserver leurs ACCA »

 

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« Rassemblés », « unis », « combats », « reconquête », « préserver les ACCA ». Ces paroles mobilisatrices, consensuelles, le patron des chasseurs ardéchois les a prononcées avec force. Elles tracent pour tous la ligne à suivre en 2019-2020.  

Fidèle depuis bientôt 40 ans à son « combat déterminé en faveur de la chasse populaire, celle des ACCA », l’Inter Chasse Drôme-Ardèche « se félicite de l’orientation prise à Aubenas ce 27 avril 2019 ».  

Le président de l’ACCA de Boffres qui y représentait officiellement l’Inter se réjouit du « rapprochement réussi Interdépartementale-Fédération » : une avancée décisive, obtenue par étapes, à laquelle certains n’ont d’abord pas cru mais que tout le monde peut vérifier aujourd’hui et qui bénéficiera maintenant à tous les chasseurs. Sébastien Riou dit apprécier « l’accueil reçu », l’appel « à la mobilisation et à l’union » lancé par Jacques Aurange et bien sûr la priorité donnée par la fédération au « combat » en faveur de « la chasse populaire » pour la sauvegarde « des ACCA » ; sans oublier, insiste-t-il, « la qualité des rapports techniques présentés », séquence fédérale que Sébastien Riou dit avoir « particulièrement aimée ».

 

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AVEC LE SOUTIEN DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS (FNC), L’ANCGE SE PREPARE AU RENOUVELLEMENT DES BAUX DU DPF

 

 

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Le 30 juin 2019 va avoir lieu le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial), l’ANCGE s’y prépare

Par arrêté du 13 mars 2019, la durée des baux du DPF est portée à 9 ans au lieu de 6, couvrant ainsi la période « du 1er juillet 2019 au 30 juin 2028 ». Depuis 1951, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) est représentée en Drôme-Ardèche, son premier délégué officiel ayant été Pierre Pialet, le père du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, le grand-père du Secrétaire Interdépartemental, Alain Pialet. Aujourd’hui, l’ANCGE a pour représentants Philippe Platet (Baix) côté Ardèche, Noël Chautard (Livron) côté Drôme, les deux délégués départementaux faisant partie de l’équipe dirigeante de l’Inter.

Depuis le 13 mars, l’ANCGE peut se féliciter d’avoir obtenu satisfaction sur la durée des baux de la part du ministère de l’Ecologie. Il est vrai que pendant deux ans et demi, l’équipe nationale du président Didier Vergy, en particulier la commission nationale du DPF présidée par le Dr Jean-Michel François, n’a pas ménagé ses efforts pour préparer ce dossier. Autre motif de satisfaction : la voix des ACCA, portée à Paris avec force et détermination par l’Ardéchois Christian Pialet, a été cette fois encore entendue. Le nouveau Cahier des charges du DPF stipule en effet (Article 14) que les amodiations se font prioritairement « sans adjudications préalables aux ACCA ».

 

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Les associations communales de chasse agréées de la Vallée du Rhône et de la Vallée de l’Isère peuvent donc dire « Merci, l’ANCGE ! ». Car les ACCA échappent ainsi une nouvelle fois (la dernière ?) aux enchères verbales et aux soumissions cachetées prévues dans l’arrêté, dispositions réglementaires qui leur auraient été fatales. Ce n’est un secret pour personne qu’aucune ACCA ardéchoise ou drômoise n’aurait été en capacité financière, surtout en ce moment, de se mesurer à une association comme l’ASPAS. S’appuyant sur une expérience de plus de soixante ans, utilisant ses compétences, son savoir-faire et ses réseaux, l’ANCGE a su éviter aux ACCA un écueil qui leur aurait été fatal. Le soutien précieux apporté à l’ANCGE tout au long des négociations avec l’Etat par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), son président Willy Schraen, a été très apprécié de l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau de France :  

Quand les dirigeants de la chasse acceptent de dépasser leurs différences pour jouer la carte de la complémentarité, ce sont les chasseurs qui gagnent !  

 

PPA : ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !

 

 

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C’est officiel, la Peste Porcine Africaine a disparu de la République Tchèque.

Sévissant sur un territoire très limité affectant par conséquent un tout petit nombre de sangliers, l’épidémie de PPA a pu être enrayée par l’éradication quasi-totale de la population de suidés qui se trouvait à l’intérieur d’un périmètre à haut risque.

Voilà un résultat qui redonne espoir à nos voisins belges et … Aux chasseurs français.

 

 

 

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EXTRÊME-VEGANISME 

PREMIERES CONDAMNATIONS A DE LA PRISON FERME

 

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Trois femmes, un homme, jusque-là inconnus des services de police. Ils ont entre 23 et 39 ans. Au nom d’un véganisme radical, ces extrémistes de la cause animale ont harcelé une quinzaine de commerçants, bouchers, restaurateurs en vandalisant leur vitrine, parfois à plusieurs reprises. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné deux des militants antispécistes à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres s’en tirent avec six mois de sursis.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

HIVERNALES 2019 (2)

SANGLIER : L’INTER CHASSE 26 – 07 REÇUE PAR LE PREFET

 

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.   Le 12 février 2019 à Privas, Françoise SOULIMAN, préfet de l’Ardèche, a reçu une délégation d’ACCA adhérentes de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Objet : les problématiques du sanglier et sa chasse.

La délégation conduite par le président Christian PIALET était composée de :
• M. Sébastien RIOU, vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, président de l’ACCA de Boffres
• M. Mickaël FELIX, vice-président chargé du grand gibier, président de l’ACCA de Vernoux
• M. Jean FANGET, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Monestier
• M. Serge GAY, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Satillieu représenté par M. Jean NICOLAS, doyen d’âge du conseil 
• M. Sylvain JOBERT, président d’ACCA membre associé, président de l’ACCA de St Julien le Roux

C’est le préfet précédent, M. Philippe COURT, qui avait proposé la rencontre. Celui-ci ayant été appelé à diriger un cabinet ministériel, c’est dans le cadre de la continuité de l’État que son successeur, Mme Françoise SOULIMAN, a volontiers accepté de concrétiser le projet. Informé en son temps de la démarche par Christian PIALET, M. Jacques AURANGE, président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a fait part de son plein accord et « entier soutien ». Le président FDC 07 l’a fait en ces termes :

« Monsieur le Président, Cher Christian,
 
(…) Aucune objection de ma part et très satisfait que M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) vous accueille pour une entrevue. Je sais pouvoir compter sur toi en tant que président de l’Interdépartementale et ta délégation pour attirer l’attention de M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) sur les problèmes départementaux en matière de chasse qui nous préoccupent tous. (…) Avec mon entier soutien (…) »

C’est tout naturellement que le président AURANGE a été le premier informé par Christian PIALET du déroulé de la rencontre.

Le préfet a beaucoup écouté. Françoise SOULIMAN a laissé s’exprimer sans filtre les remontées de terrain en provenance de nos ACCA adhérentes. Les membres de la délégation se sont tous exprimés. Ils l’ont fait longuement, sans langue de bois, sans précaution oratoire inutile, toujours à partir de cas concrets. C’est du vécu !  
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Des remontées de terrain, il ressort, du Nord au Sud, des tableaux sangliers souvent en chute, la bête noire se faisant rare ici et là. En un an, c’est même brutal. Autre sujet de préoccupations : les présidents d’ACCA ont été confrontés à des situations conflictuelles avec quelques propriétaires, « pas nombreux, toujours les mêmes », obéissant parfois à « des consignes ». C’est violent dans les paroles, les comportements, à la limite de la violence physique. « On a frôlé le drame » témoignent deux présidents. Des antichasses croisés sur les routes et chemins font preuve d’un sectarisme de plus en plus inquiétant, outrancièrement provocateur.

La chasse est pourtant « au cœur de la ruralité » comme le souligne le doyen d’âge du conseil interdépartemental : « Nous n’avons pas Roland Garros, nous avons la chasse ». Des situations conflictuelles, explosives et répétitives interpellent les présidents d’ACCA sur l’action et même la neutralité de l’administration. Face au représentant présent de l’administration compétente, un président d’ACCA membre associé lui objecte sans ménagement : « Il vous faudrait écouter un peu plus les chasseurs, leurs présidents d’ACCA. Sortez de vos bureaux, venez voir ce qui se passe vraiment dans nos communes ! ».  

L’administration prône « l’équilibre » entre agriculteurs et chasseurs. En fonction des fortes diminutions constatées des populations sangliers dont on peut au moins espérer un recul significatif des dégâts, des ajustements seront possibles, « y compris pour certaines ACCA s’étant mises dans le rouge mais ayant fait des efforts supplémentaires cette année ».

 Le péril rapproché de la peste porcine africaine pouvant atteindre la France dès cette année nourrit une même « inquiétude » partagée par le préfet et le président de l’Interdépartementale.

 

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Celui-ci intervient en fin de réunion pour évoquer l’autre maladie : l’œdème du porc devenu « cause toujours inexpliquée de mortalité du sanglier ». Rappelant que « depuis six ans, le service scientifique de l’Office (ONCFS – NDLR) dispose d’une masse de données à travers les prélèvements analysés dans des laboratoires agréés par l’Etat ». Se tournant vers le préfet, le président de l’Inter Chasse DrômeArdèche se fait plus précis. Il parle clair selon son habitude :

« S’il y a eu mutation génétique, il faut le dire aux chasseurs. Et dire pourquoi. Sinon, il faut nous le dire aussi ».

Le mot de la fin lui reviendra :

« Au nom de la transparence, je demande que l’Etat, sans s’abriter derrière un travail de recherche universitaire qui a ses mérites mais également ses limites, publie lui-même l’ensemble des données scientifiques dont il dispose ».

 

.   De cet entretien jugé « utile » par celui qui conduisait la délégation, un entretien « qui aura peut-être des prolongements positifs dans la gestion de la chasse au sanglier », les membres de la délégation se montraient unanimes à la sortie : ils ont dit avoir apprécié « la disponibilité, la qualité d’écoute de Madame le Préfet ». Ils sont reconnaissants au représentant de l’Etat d’avoir « accueilli favorablement certaines de leurs propositions »

 

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3 tables rondes, 1 cahier jaune
CHASSEURS ET ELUS ONT DEBATTU ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE

 

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Une partie des participants au débat
Photo Inter/CP

 

C’est dans des conditions particulières, un peu difficiles, qu’a été préparée la réunion du 22 février regroupant en une soirée, comme les deux années précédentes, une brève partie statutaire et un temps long réservé au débat de la 3ème édition des Tables Rondes de la Chasse. En effet, suite à une intervention chirurgicale, le président Christian Pialet a dû décrocher une quinzaine de jours, ce qui n’était pas prévu :  

« Pour la première fois en 38 ans, je n’ai pas pu tenir la traditionnelle conférence de presse au Dauphiné Libéré annonçant notre assemblée. Beaucoup de chasseurs qui lisent le journal mais ne vont pas sur internet ou ne consultent pas régulièrement le site de l’association n’auront pas eu connaissance à temps de la réunion de ce soir, j’en suis désolé ».

 

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LE PRESIDENT DE LA FEDERATION AUSSI

 

Comme disent les statisticiens, c’est la loi des séries ! Pour les mêmes raisons de santé, le président de la fédération départementale des chasseurs, Jacques Aurange, n’était pas en situation de pouvoir venir … A son grand regret exprimé dans un message sans équivoque :

 

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- « (…) Christian, je souhaitais être présent parmi vous. Hélas ! Tu t’en doutes, je ne pense pas être tout à fait rétabli et je ne veux pas brûler les étapes. Je te charge de m’excuser et d’assurer tes adhérents de mon entier et total soutien, et de façon durable. Nos structures sont complémentaires et non concurrentes. Elles ont un seul but : la défense de la chasse, des modes de chasse, des territoires. (…) Merci de me faire parvenir si vous le souhaitez une synthèse de vos travaux. A très bientôt, j’espère, pour se parler de vive voix »  

LES RELATIONS TRES POSITIVES ENTRE FEDERATION ET  INTERDEPARTEMENTALE

 

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Des fédérations, il en a été question. Le rapprochement entre l’Interdépartementale et les structures fédérales a fait l’objet d’une communication : en 2018 et pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue par la FDC 26. La délégation de l’Inter a proposé d’établir concrètement et durablement des relations « constructives, apaisées, confiantes, bienveillantes » avec la Drôme fédérale.

En Ardèche, les relations très positives entre fédération et Interdépartementale sont la réalité. Face aux difficultés que connait la chasse en général et la chasse au sanglier en particulier, c’est cela que les chasseurs attendent de leurs responsables. Le président de la FDC 07 continue à faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, aussi. Qui s’en plaint ?

 

LE CHASSEUR EST ASSURE DE PERDRE DEMAIN CE QU’IL N’AURA PAS DEFENDU AUJOURD’HUI

 

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Les droits réels ou supposés de l’animal, les différentes problématiques du sanglier ont alimenté des discussions riches en arguments et points de vue. Le temps a manqué tant ces sujets passionnent. Face aux menaces qui pèsent sur la chasse au sanglier, les exemples d’autres modes de chasse ayant subi la tourmente ont servi de points d’appui : la myxomatose a décimé durablement les populations de lapins de garenne, gibier numéro un du chasseur français pendant des générations (1 million de chasseurs ont alors raccroché définitivement le fusil au clou). La chasse au pigeon ramier sur les cols d’Ardèche a été interdite après avoir résisté pendant vingt ans grâce à la ténacité du CDCAR, de son président Bernard Brottes, avec le soutien de la fédération et de l’Inter Chasse 26-07. La chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants aurait disparu en DrômeArdèche sur le Rhône et l’Isère sans l’action déterminante de l’Interdépartementale et le soutien de l’ANCGE.  

De ces situations emblématiques, chacun pourrait tirer lui-même quelque enseignement utile pour l’avenir mais l’engagement collectif qui a fait la force des chasseurs est en net recul partout ; nous risquons de le payer très cher. Elus, responsables de l’Inter, présidents d’ACCA ont abouti aux mêmes conclusions : dans la vie, il y a des hauts et des bas auxquels le monde de la chasse n’échappe pas ; dans tous les domaines de la société, l’individualisme triomphant plombe le bénévolat. L’effondrement possible de la chasse au sanglier mettrait à terre le système fédéral. Il signifierait la mort des ACCA, nos adversaires en rêvent. Beaucoup d’ACCA ne tournent plus qu’avec une poignée de volontaires ; pour combien de temps encore ? Ici et là, des jeunes s’engagent, tant mieux ! Internet, les réseaux sociaux, les chaînes de TV, les matchs en direct meublent les soirées, faisant le vide d’adhérents dans les assemblées générales d’associations.

 

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L’Interdépartementale n’échappe pas à la règle. Il serait préjudiciable à l’ensemble des chasseurs qu’une association qui les défend depuis 38 ans, qui a fait ses preuves, disparaisse faute de soutiens suffisants. Le CDCAR qui a pu rassembler jusqu’à 4 500 chasseurs à l’Escrinet a arrêté le combat quand les chasseurs de pigeon eux-mêmes n’ont plus fait l’effort en nombre suffisant de se mobiliser derrière l’association qui pourtant les défendait. La chasse ne disparaitra pas en France mais les ACCA, déjà en perte de vitesse partout, risquent de disparaitre à leur tour plus vite qu’on ne le croit au profit des seules chasses privées. C’est pour cette raison que 200 ACCA ont choisi d’adhérer à l’Interdépartementale.

C’est aujourd’hui le constat d’urgence pour la chasse que ces ACCA voudraient faire partager aux autres.

 

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LE RISQUE DE DISSOLUTION, BIEN REEL, EST EVOQUE PAR LE PRÉSIDENT LUI-MÊME

 

L’Interdépartementale à un tournant de son histoire

A l’exception d’un président d’ACCA de la Drôme qui a soudain changé son fusil d’épaule, les participants à la soirée du 22 février (présidents d’ACCA, dirigeants, élus) ont été unanimes à considérer que l’Interdépartementale « sert toujours à quelque chose », que s’en priver reviendrait à « affaiblir collectivement les chasseurs dans nos deux départements », ce qu’aucun responsable de la chasse digne de ce nom ne peut évidemment souhaiter.

Lorsque cela a été demandé, il ne s’est d’ailleurs trouvé personne dans la salle pour proposer mieux, ni une autre équipe, ni un autre projet.  

Un gros bémol a toutefois été mis par le président lui-même. Celui-ci n’écarte pas l’idée, « si les chasseurs ne se bougent pas plus, si les ACCA n’adhérent pas en plus grand nombre » que l’Interdépartementale puisse disparaitre … « avant la prochaine ouverture de la chasse ». Et d’en préciser les raisons :

« Pour pouvoir continuer, l’équipe dirigeante doit être absolument renforcée. Un nouveau trésorier doit être impérativement trouvé ainsi que quelques personnes supplémentaires acceptant de participer aux trois réunions annuelles du Conseil Interdépartemental. Sinon, la dissolution de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera à l’ordre du jour d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra avant le 31 mai ».   

La décision collective sera prise en Conseil Interdépartemental du 22 mars prochain. Se rangeant finalement à l’avis du président, tous les membres actuels du Conseil Interdépartemental 2019 se considèrent donc en charge de responsabilités « provisoires ».

 

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Il est des exemples qui, pour le monde de la chasse, se passent de commentaire

Lui qui n’est pas chasseur, qui n’a aucun membre de sa famille pratiquant la chasse, aura apporté pendant quatre ans un concours actif à l’Inter comme trésorier bénévole : pour son engagement associatif exemplaire, Joël Mounier a reçu les remerciements chaleureux de ses amis chasseurs au moment où des priorités personnelles l’obligent à ce choix. Ses idées, son sens critique ont beaucoup apporté aux discussions de l’équipe. Son travail sérieux de gestion, méticuleux même, sa bonne humeur communicative, son sens du service et de la convivialité sont unanimement salués. A l’écouter lire le rapport financier pour la dernière fois, l’émotion se lisait sur les visages, surtout au moment de sa conclusion :

« A titre personnel, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien pour la gestion de la comptabilité de l’Inter Chasse 26-07 pendant ces quatre années et je vous souhaite de pouvoir continuer à profiter librement de votre passion ».

 

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« Massacre programmé »

 

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. Pour la première fois, un pays de l’Union Européenne s’apprête à mettre en œuvre un plan d’éradication d’une espèce de la faune sauvage : le sanglier  

Touchée par la peste porcine africaine, la Pologne aurait décidé d’employer les grands moyens : en éradiquant l’espèce sanglier. Tout au plus, les autorités accepteraient-elles peut-être de laisser aux chasseurs polonais complètement désemparés un contingent symbolique et minuscule de 10 à 20 000 sangliers (hypothèse la plus favorable), soit, à l’échelle de tout un pays, même pas ce qui se  trouve chaque année dans un seul département français comme l’Ardèche ou la Drôme !

Le Chasseur Français qui confirme l’information parle de « massacre programmé ».  

 

Après la chasse, la pêche ?

 

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Pour les oies, chasseur, tu repasseras … Comme elles … S’ils ne te les ont pas gazées avant !

 

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Emmanuel Macron, le président de la République, l’avait pourtant promis : « Avec moi, vous chasserez les oies jusqu’au 28 février ». Pour une fois, les instances européennes étaient même d’accord. Alors ? … Alors, les juges du Conseil d’Etat ont dit NON : chasse interdite partout et pour tous … le 6 février. Conséquence de la décision prise par la plus haute juridiction française ? Il semblera désormais définitivement acquis à beaucoup de chasseurs que, pour nos grands décideurs politiques et autres acteurs institutionnels, mieux vaut continuer en conscience – et en droit – de laisser gazer les oies sauvages en grand nombre plutôt que de les laisser chasser en petite quantité.  

C’est ainsi que d’année en année, d’illusions entretenues en promesses non tenues, d’arrêtés signés en arrêtés cassés, des milliers de chasseurs français trompés, floués pour les oies, bernés pour les pigeons, grugés pour les grives, rejoignent à leur tour les bataillons de citoyens désabusés et légitimement en colère. Mais qui s’en soucie vraiment ?

 

 Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, la lutte contre la pollution, c’est … l’affaire des autres

 

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Il était une fois une souriante secrétaire d’Etat à l’Ecologie …
 
Depuis 1975, date de création du ministère de l’Ecologie, combien de fois les chasseurs français ont-ils subi de la part de leur ministère de tutelle l’injustice de mesures absurdes, incohérentes, arbitraires et de surcroit totalement inefficaces au regard de l’objectif énoncé, la sauvegarde de la faune sauvage ? Ce site en regorge d’exemples. Le meilleur d’entre eux (ou le pire, c’est selon), reste à ce jour le régime d’exception dont « bénéficient » deux départements français, l’Ardèche et la Drôme, victimes d’une débile gestion « communale » des grives, oiseaux migrateurs dont l’aire de distribution n’est pourtant pas à l’échelle du village mais … du Paléarctique Occidental.

 

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Rares ont été les ministres en charge de l’Ecologie – pour l’honneur de la fonction, il y en eu heureusement quelques-uns – qui n’ont pas cédé au discours démago, sirupeusement moralisateur, des donneurs de leçons chiens de garde d’une nature Bisounours qui, en weekend à la campagne, voient en chaque chasseur une brute épaisse massacrant à tout-va les petits oiseaux.  

Mais quand le moralisateur donneur de leçons se trouve être le ministre lui-même, le citoyen ordinaire est sur ses gardes … Il a bien raison, car si l’exemple vient de haut, ce n’est pas forcément le bon exemple comme en témoigne jusqu’à la caricature une histoire récente. Non ! Il ne s’agit pas de « fake news » (fausses nouvelles, en français) sorties de l’imaginaire des dirigeants de l’Inter mais d’une histoire vraie, tellement vraie qui, si elle ne l’était pas, exposerait le responsable juridique de ce site à des poursuites en diffamation :

 

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Membre du gouvernement actuel, une secrétaire d’Etat circule en voiture de fonction avec chauffeur. Pressée par le président de la République de porter aux quatre coins de France la bonne parole gouvernementale dans le grand débat national qu’elle encadre, la dame est effectivement très « pressée » … au point d’être flashée à 150 Km/h. Délit de vitesse constaté. Pour un gouvernement qui impose sans discussion aux ruraux le 80 Km/h, c’est déjà plus que … limite.

 

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C’est vrai que le chef du gouvernement auquel appartient la ministre fut jadis luimême verbalisé en voiture pour … excès de vitesse avant de devenir le champion du 80 Km/h imposé aux autres. Mais alors que la vitesse maximale autorisée est de 110 Km/h en raison d’un « pic de pollution », il est juste scandaleux que notre secrétaire d’Etat en infraction ce jour-là soit précisément en charge de l’Ecologie et par conséquent responsable au gouvernement de « la lutte contre la pollution » !

 

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« Nous n’étions pas au courant » a cru malin de répliquer pour sa défense la souriante protégée, toujours en fonction actuellement, du souriant président de la République.  

Les grands débats, les grands sourires, les grands discours, c’est bien beau à condition de ne pas se payer de mots. Et davantage encore, de ne pas trop se payer la tête de ceux qui vous écoutent.

 

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Mettre d’abord en pratique soi-même ce que l’on exige des autres, c’est toujours plus convaincant, n’est-ce pas Madame la souriante secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pollution ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018 (2)

LE 9 SEPTEMBRE, OUVERTURE GENERALE DE LA CHASSE EN DRÔME-ARDECHE

 

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Photo Inter/CC BY-SA

C’est (re)parti !

 

.  Dimanche matin 9 septembre, quel que soit leur âge, leur mode de chasse, ils y seront tous.

Les chasseurs de sanglier sont déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines. A la  demande de l’autorité préfectorale et de leur fédération, ils ont organisé des battues là où la bête noire commençait à faire des dégâts aux cultures.

Quelques chasseurs de gibier d’eau ont aussi posé deux ou trois fois leurs appelants dans l’espoir de voir un vol de sarcelles d’été à défaut de colverts dont les nichées sont devenues le casse-croûte préféré des silures du Rhône. De moins en moins nombreux, ces chasseurs spécialisés perpétuent la tradition. L’ouverture spécifique gibier d’eau fin août bénéficie aux Drômois et aux Ardéchois depuis bientôt trente ans. On se souvient – peut-être – que le dossier avait été plaidé avec succès directement auprès du ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, par le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui l’avait rencontré spécialement pour cela en étant mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, l’ANCGE, l’Interdépartementale.

 

Le message de l’Inter aux amis chasseurs :

 

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Photo Inter/FNC

Soyez prudents !

 

Votre sécurité comme celle des autres ont mille fois plus d’importance qu’un gibier manqué ou pas tiré. Revenir bredouille d’une partie de chasse n’a jamais empêché de dormir que les « viandards ». Le chasseur d’aujourd’hui, le vrai chasseur, apprécie avant tout sa liberté dans la nature. Une liberté qui rime avec responsabilité.

Si vous chassez, si vous accompagnez, à chacune et chacun,
Bonne saison de chasse 2018-2019 !

 

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Photo Inter/CC BY-SA

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE A ETE REÇUE PAR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME

 

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FDC 26 – Crest. De gauche à droite : Denis Péatier (Pont de l’Isère), Noël Chautard (Livron), Serge Roux (Chabeuil), Claude Talon (La Motte Chalencon), Serge Girard (Crest),  Marie-Agnès Pialet (Conseillère scientifique) Photo Inter/CP

Crest – 29 juin 2018. Comme annoncée, la rencontre entre les deux structures cynégétiques a bien eu lieu. 

.   Le Conseil d’Administration de la FDC 26, présidé par Rémy Gandy, a reçu, en présence du directeur de la fédération, une délégation du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Cinq responsables drômois dont trois vice-présidents entouraient le président Pialet. Celui-ci était également accompagné du président de l’ACCA de Beauchastel co-organisateur de la battue aux renards du 3 février et de la conseillère scientifique, membre du bureau interdépartemental, qui s’est chargée pour l’Inter de la prise de notes. Les modalités de la rencontre avaient été définies au préalable d’un commun accord entre le président fédéral et le directeur de la FDC 26 d’une part, le président de l’Inter Chasse 26-07 d’autre part. La réunion s’est déroulée comme prévu, sans chaleur excessive entre les représentants des deux structures cynégétiques mais dans un climat d’écoute toujours respectueux.

Après la présentation individuelle des participants et les mots de bienvenue du président fédéral, la parole est donnée au président de l’Inter Chasse 26-07. Celui-ci remercie le président Gandy et son Conseil d’Administration de l’avoir invité et de recevoir l’Interdépartementale pour la première fois « dans ce haut lieu de la chasse drômoise ». Son intervention est articulée en deux points : 1. A l’Interdépartementale, ce que nous sommes aujourd’hui. 2. A l’Interdépartementale, ce que nous vous proposons pour demain.

 

. « A l’Inter, ce que nous sommes aujourd’hui »

 

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Noël Chautard et Denis Péatier, Vice-Présidents, membres du Bureau Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Association déclarée loi 1901- Statuts publiés au Journal Officiel de la République (1981), modifiés en 2004

. « D’association spécialisée (gibier d’eau, grive, pigeon ramier), l’Inter Chasse 26-07 est devenue généraliste, le sanglier aujourd’hui sujet N°1

. « Objectifs : participer à la défense de la chasse, à l’information des chasseurs

. « Adhérents : les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA). Si l’adhésion à une FDC est obligatoire, l’adhésion collective d’une ACCA à l’Inter se fait sur la base du volontariat, d’un libre choix d’où le nombre forcément limité d’ACCA adhérentes (entre 150 et 200 selon l’année)

. « Dirigeants (tous bénévoles) : Conseil Interdépartemental de 24 membres élus en assemblée générale (11 Drômois, 13 Ardéchois, 3 femmes, 7 jeunes, 17 communes représentées, 8 pour l’Ardèche, 9 pour la Drôme), Bureau Interdépartemental de 12 membres (dont 1 femme, 5 jeunes)

Pour résumer 37 années d’actions collectives réussies en faveur de la chasse, un flyer est distribué aux élus fédéraux. En complément, autorisation est demandée au président fédéral de pouvoir faire parvenir en interne par mail à chaque administrateur de la FDC 26 l’article du JDC (Journal du Chasseur N° 183) qui présente de façon assez complète l’Interdépartementale. Accord de principe est donné à la délégation par le président fédéral pour que son directeur donne suite

. Conclusion :

 . « A l’Interdépartementale, nous sommes collectivement fiers de ce que nous avons accompli en 37 ans en faveur des chasseurs. Nous est-il arrivé de nous tromper ? M’estil arrivé de me tromper ? Certainement ! Que ceux qui ont 37 ans de bénévolat associatif derrière eux me disent qu’ils n’ont jamais commis d’erreur : je serai heureux d’en parler avec eux parce que j’apprendrai alors beaucoup.  Merci – je le dis de façon amusée mais sincère -, merci à ceux qui aident en permanence le président de l’Interdépartementale à s’améliorer, à se corriger. Il y en a dans mon équipe autour de moi mais il m’arrive parfois aussi d’en trouver dans les fédérations ! ». 

 

. « A l’Inter, ce que nous vous proposons pour demain »

 

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Serge Roux, Vice-Président, membre du Bureau Interdépartemental,  Claude Talon, Serge Girard, membres du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Tourner la page du passé pour préparer l’avenir avec les jeunes, ensemble mais chacun à sa place, chacun en son espace. Ni rivalité, ni concurrence mais complémentarité. Vous avez des missions de service public, nous avons la liberté d’expression et d’action. Vous gérez la chasse, nous contribuons à la défendre

. « Vous tenez à votre indépendance de décision, nous aussi. Vous attendez que nous nous inscrivions clairement dans un rapport hiérarchique. Nous le faisons aujourd’hui : nous sommes aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations … Derrière.

. « Oui, le sanglier a complètement changé la donne. Pour la première fois depuis que les fédérations existent, les chasseurs de Drôme-Ardèche doivent maintenant sortir de leurs poches plus d’un million d’euros par an pour indemniser les dégâts. Ne pas en tenir compte serait irresponsable. Arrêtons à l’avenir de nous disperser en querelles subalternes. Quand la maison brûle, on ne demande pas aux pompiers qui arrivent pour qui ils votent ou s’ils préfèrent le foot ou le rugby !

« Nous proposons à nos fédérations des relations d’avenir constructives, positives, apaisées. Cela passera par un dialogue normalisé, permanent, banalisé, confiant

« Parlons-nous comme nous le faisons en ce moment. Dites-nous exactement ce que vous, fédération, attendez de nous, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas 

« Arrêtons d’écrire ! Disons-nous les choses directement. En face. Parlons-nous

. Conclusion :

« Qu’attendons-nous pour l’avenir de nos fédérations, nous, les bénévoles de l’Interdépartementale qui défendons la chasse avec persévérance et conviction ? De la confiance, de la bienveillance … De la bienveillance ».

 

. « Avec mon ACCA, je viens de rejoindre l’Inter Chasse 26-07 »

 

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Claude Talon, Président d’ACCA de La Motte Chalencon, membre du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

Le président de la FDC 26, Rémi Gandy, demande à Claude Talon d’expliquer pourquoi avec les chasseurs de son ACCA il soutient l’Inter Chasse 26-07

Réponse du président de La Motte Chalencon :

« Avec mon ACCA, je suis adhérent à l’Interdépartementale depuis peu. Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, dans la Drôme, il y a désormais autant de chasses privées que d’ACCA et que les ACCA ont bien besoin d’être défendues »

Celui qui a une longue expérience des ACCA drômoises mais qui est, en effet, depuis pas très longtemps membre du Conseil Interdépartemental, donnera sans doute à réfléchir à ses collègues drômois présidents d’ACCA lorsqu’il ajoute :

« Si j’ai adhéré à l’Interdépartementale, c’est avant tout pour défendre la chasse populaire, la chasse des ACCA »

 

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Les représentants drômois des chasseurs de gibier d’eau reçus par leur fédération : la revue nationale La Sauvagine s’en fait l’écho

 

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN PHASE AVEC LE PRESIDENT DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS

Nicolas Hulot claque la porte !

 

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Photos Inter/BFM TV 2017/FNC 2018

 

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Photo Inter/France Inter 28 août 2018

Entretien réussi, départ raté  

 

Nous avions écrit ici (à propos des oies de février) que lors de la saison de chasse 2018-2019 (qui débute officiellement ce 9 septembre), Nicolas Hulot ne serait plus ministre. Et nous avions dit qu’Hulot le militant choisirait, pour soigner son image, de « tomber » sur le dossier chasse.

Le 27 août 2018, à quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a été reçu par Emmanuel Macron. Le Président de la République lui a redit toute l’importance qu’il accorde au monde de la chasse. Une chasse raisonnable, encadrée que le Chef de l’Etat souhaite lui-même « contribuer à développer ». Sans se faire prier, M. Macron a réaffirmé son soutien enthousiaste aux initiatives des chasseurs en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Tous les dossiers d’actualité ont été abordés, des engagements ont été pris ou réaffirmés. Le Président de la FNC pouvait ressortir de l’entretien le sourire aux lèvres. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises. Ce n’est un secret pour personne que le locataire de l’Elysée, qui ne chasse pas lui-même, est séduit par ce loisir, qu’il est en phase avec le patron des chasseurs français … D’autant plus peut-être que « le Président des riches », « le Président des villes » a politiquement grand besoin de trouver quelques soutiens de poids dans les territoires de la ruralité.

Juste après l’entretien, le ministre d’Etat Chargé de la Transition écologique et solidaire prenait la décision de démissionner, puis l’annonçait à la radio le lendemain matin sans avoir prévenu personne. Au risque pour Nicolas Hulot qui voulait être le grand ministre des grandes causes de sortir par la petite porte lors d’un grand départ porteur d’un gros
dépit. Avalant depuis plus d’un an beaucoup de couleuvres, le ministre Hulot savait qu’il partirait bientôt. Tomber au champ d’honneur de l’antichasse militante était, a-t-il pensé, le meilleur signal à envoyer à ses « copains », histoire de se faire pardonner tout le reste face à un si maigre bilan. Pourtant, partir avec éclat – à condition d’avoir des arguments convaincants que l’on défend, « lobby » en face ou pas – sur un dossier majeur tel que le nucléaire, le glyphosate ou mieux encore, le réchauffement de la planète aurait eu du panache. Tirer sa révérence par une moue d’enfant gâté et déçu parce qu’à l’Elysée on parle aussi avec les chasseurs n’est pas vraiment à la hauteur : sortie ratée d’un ministre qui reconnait lui-même avoir échoué.

 

Après la rencontre de Crest, la fdc 26 relance (encore) la polémique qu’elle a elle-même ouverte. Les dirigeants fédéraux drômois insistent pour rendre publics de nouveaux courriers visant l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … Qui ne les commentera pas, voici pourquoi :

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Est-ce une conséquence de la montée en température de la canicule estivale ? Toujours est-il que, côté drômois, les esprits se sont à nouveau échauffés. Après avoir reçu, certes sans chaleur excessive mais plutôt courtoisement une délégation officielle de l’Interdépartementale à Crest le 29 juin, écouté attentivement sans l’interrompre l’intervention structurée et argumentée de son président, posé à celui-ci quelques questions auxquelles il a répondu avec précision, interrogé autant qu’ils l’ont voulu les autres membres de la délégation, les représentants de la fdc 26 ont jugé utile d’adresser ensuite aux responsables cynégétiques qu’ils venaient de recevoir trois (!) nouveaux courriers, ce qui porte le total fédéral expédié à Beauchastel depuis le 4 avril 2018 à … onze pages.
 
Lorsque le président des chasseurs drômois écrit au vice-président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Sébastien Riou, que « la brièveté n’est en rien contradictoire avec la vérité », l’ironie pourrait être facile … Mais à l’Interdépartementale, nous préférons nous en tenir à la précision des faits plutôt qu’à l’approximation des commentaires. Dans le respect de la ligne de conduite choisie à l’unanimité le 13 octobre 2017 par les 24 dirigeants élus de l’Inter Chasse 26-07, personne à l’Interdépartementale n’alimentera une polémique que beaucoup de chasseurs jugent artificielle et qu’ils ont de plus en plus de mal à comprendre venant d’une instance officielle dont les statuts lui font obligation de « fédérer » ; une polémique à sens unique qui s’est enclenchée toute seule au printemps puis emballée toute seule au cœur de l’été.

 

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Photo Inter/CC BY-NC-SA

Comme la plupart de nos ACCA adhérentes drômoises, nous estimons depuis le début que cette polémique, tant par ses motifs que par sa durée, est « inutile et malvenue pour la chasse », surtout dans un contexte « sanglier » tendu que nul n’ignore et qui devrait inciter davantage les chasseurs à se serrer les coudes, à commencer par leurs différents responsables qui doivent donner l’exemple.

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Même si les critiques adressées à l’Interdépartementale sont parfois très injustes, sinon incompréhensibles, nous ne répondrons pas. Nous préférons rester dans l’esprit ouvert, conciliant et constructif qui a conduit notre Conseil Interdépartemental à se rendre à l’invitation fédérale de Crest le 29 juin pour y faire « en toute sérénité et clarté » des « propositions d’avenir » à la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme : des propositions en tous points identiques à celles que nous avons faites à la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche qui les a accueillies positivement et nous le témoigne à l’occasion depuis. En résumé, la position de l’Interdépartementale est d’une clarté limpide : être derrière nos fédérations, aux côtés de nos ACCA pour défendre et promouvoir la chasse, chacun à sa place, chacun en son espace mais tous ensemble plutôt que séparément.

 

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« NOUS SOMMES HEUREUX DE POUVOIR METTRE NOTRE EXPERIENCE AU SERVICE DE TOUS »

 

La publication du Rapport annuel CNR est toujours en soi un évènement. Il est lu par les principaux décideurs de la nation : représentants de l’Etat, élus représentant les collectivités locales et territoriales, entreprises, etc.  

. « Vous avez accepté d’apporter votre vision sur ce monde en mouvement »,

 

Écrit Elisabeth Ayrault, PDG de CNR à Christian Pialet, Président d’Inter Chasse Drôme-Ardèche, à l’occasion de la publication du Rapport d’activité annuel 2017 de la Compagnie Nationale du Rhône.

Pour élaborer son document de référence, CNR a choisi cette fois de donner la parole aux chasseurs. S’appuyant sur l’expertise reconnue au niveau national et régional d’un responsable cynégétique, la Compagnie a sollicité pour une interview exclusive celui qui se définit avant tout comme « un enfant du Rhône » :

 

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Et maintenant, les cigales !

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Parmi la petite cohorte des citadins-grincheux-pleurnichards-en-vacances-à-la campagne, il y avait déjà dans les alpages les farouches opposants aux tintements des cloches de vaches, dans les Dombes les anti-coassements des grenouilles des mares et étangs et ailleurs les insomniaques ennemis déclarés du chant du coq !

La ligue des EPA (Emmerdeurs Publics Agréés) recrute large. En Provence, ils viennent de demander au maire d’un village de répandre des pesticides sur les arbres pour ne plus être dérangés par … le chant des cigales.

La solution immédiate aux problèmes de ces zigotos est pourtant à portée de leur intelligence : quand on est si mal chez les autres, on arrête d’emmerder le monde et on retourne chez soi.

 

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Elisabeth Ayrault à Beauchastel pour les 50 ans de la centrale hydroélectrique
Photo Inter/JMS

 

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

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Photo Inter/CC BY-SA

L’INTERDEPARTEMENTALE