HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018 (2)

LE 9 SEPTEMBRE, OUVERTURE GENERALE DE LA CHASSE EN DRÔME-ARDECHE

 

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Photo Inter/CC BY-SA

C’est (re)parti !

 

.  Dimanche matin 9 septembre, quel que soit leur âge, leur mode de chasse, ils y seront tous.

Les chasseurs de sanglier sont déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines. A la  demande de l’autorité préfectorale et de leur fédération, ils ont organisé des battues là où la bête noire commençait à faire des dégâts aux cultures.

Quelques chasseurs de gibier d’eau ont aussi posé deux ou trois fois leurs appelants dans l’espoir de voir un vol de sarcelles d’été à défaut de colverts dont les nichées sont devenues le casse-croûte préféré des silures du Rhône. De moins en moins nombreux, ces chasseurs spécialisés perpétuent la tradition. L’ouverture spécifique gibier d’eau fin août bénéficie aux Drômois et aux Ardéchois depuis bientôt trente ans. On se souvient – peut-être – que le dossier avait été plaidé avec succès directement auprès du ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, par le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui l’avait rencontré spécialement pour cela en étant mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, l’ANCGE, l’Interdépartementale.

 

Le message de l’Inter aux amis chasseurs :

 

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Photo Inter/FNC

Soyez prudents !

 

Votre sécurité comme celle des autres ont mille fois plus d’importance qu’un gibier manqué ou pas tiré. Revenir bredouille d’une partie de chasse n’a jamais empêché de dormir que les « viandards ». Le chasseur d’aujourd’hui, le vrai chasseur, apprécie avant tout sa liberté dans la nature. Une liberté qui rime avec responsabilité.

Si vous chassez, si vous accompagnez, à chacune et chacun,
Bonne saison de chasse 2018-2019 !

 

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Photo Inter/CC BY-SA

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE A ETE REÇUE PAR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME

 

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FDC 26 – Crest. De gauche à droite : Denis Péatier (Pont de l’Isère), Noël Chautard (Livron), Serge Roux (Chabeuil), Claude Talon (La Motte Chalencon), Serge Girard (Crest),  Marie-Agnès Pialet (Conseillère scientifique) Photo Inter/CP

Crest – 29 juin 2018. Comme annoncée, la rencontre entre les deux structures cynégétiques a bien eu lieu. 

.   Le Conseil d’Administration de la FDC 26, présidé par Rémy Gandy, a reçu, en présence du directeur de la fédération, une délégation du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Cinq responsables drômois dont trois vice-présidents entouraient le président Pialet. Celui-ci était également accompagné du président de l’ACCA de Beauchastel co-organisateur de la battue aux renards du 3 février et de la conseillère scientifique, membre du bureau interdépartemental, qui s’est chargée pour l’Inter de la prise de notes. Les modalités de la rencontre avaient été définies au préalable d’un commun accord entre le président fédéral et le directeur de la FDC 26 d’une part, le président de l’Inter Chasse 26-07 d’autre part. La réunion s’est déroulée comme prévu, sans chaleur excessive entre les représentants des deux structures cynégétiques mais dans un climat d’écoute toujours respectueux.

Après la présentation individuelle des participants et les mots de bienvenue du président fédéral, la parole est donnée au président de l’Inter Chasse 26-07. Celui-ci remercie le président Gandy et son Conseil d’Administration de l’avoir invité et de recevoir l’Interdépartementale pour la première fois « dans ce haut lieu de la chasse drômoise ». Son intervention est articulée en deux points : 1. A l’Interdépartementale, ce que nous sommes aujourd’hui. 2. A l’Interdépartementale, ce que nous vous proposons pour demain.

 

. « A l’Inter, ce que nous sommes aujourd’hui »

 

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Noël Chautard et Denis Péatier, Vice-Présidents, membres du Bureau Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Association déclarée loi 1901- Statuts publiés au Journal Officiel de la République (1981), modifiés en 2004

. « D’association spécialisée (gibier d’eau, grive, pigeon ramier), l’Inter Chasse 26-07 est devenue généraliste, le sanglier aujourd’hui sujet N°1

. « Objectifs : participer à la défense de la chasse, à l’information des chasseurs

. « Adhérents : les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA). Si l’adhésion à une FDC est obligatoire, l’adhésion collective d’une ACCA à l’Inter se fait sur la base du volontariat, d’un libre choix d’où le nombre forcément limité d’ACCA adhérentes (entre 150 et 200 selon l’année)

. « Dirigeants (tous bénévoles) : Conseil Interdépartemental de 24 membres élus en assemblée générale (11 Drômois, 13 Ardéchois, 3 femmes, 7 jeunes, 17 communes représentées, 8 pour l’Ardèche, 9 pour la Drôme), Bureau Interdépartemental de 12 membres (dont 1 femme, 5 jeunes)

Pour résumer 37 années d’actions collectives réussies en faveur de la chasse, un flyer est distribué aux élus fédéraux. En complément, autorisation est demandée au président fédéral de pouvoir faire parvenir en interne par mail à chaque administrateur de la FDC 26 l’article du JDC (Journal du Chasseur N° 183) qui présente de façon assez complète l’Interdépartementale. Accord de principe est donné à la délégation par le président fédéral pour que son directeur donne suite

. Conclusion :

 . « A l’Interdépartementale, nous sommes collectivement fiers de ce que nous avons accompli en 37 ans en faveur des chasseurs. Nous est-il arrivé de nous tromper ? M’estil arrivé de me tromper ? Certainement ! Que ceux qui ont 37 ans de bénévolat associatif derrière eux me disent qu’ils n’ont jamais commis d’erreur : je serai heureux d’en parler avec eux parce que j’apprendrai alors beaucoup.  Merci – je le dis de façon amusée mais sincère -, merci à ceux qui aident en permanence le président de l’Interdépartementale à s’améliorer, à se corriger. Il y en a dans mon équipe autour de moi mais il m’arrive parfois aussi d’en trouver dans les fédérations ! ». 

 

. « A l’Inter, ce que nous vous proposons pour demain »

 

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Serge Roux, Vice-Président, membre du Bureau Interdépartemental,  Claude Talon, Serge Girard, membres du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Tourner la page du passé pour préparer l’avenir avec les jeunes, ensemble mais chacun à sa place, chacun en son espace. Ni rivalité, ni concurrence mais complémentarité. Vous avez des missions de service public, nous avons la liberté d’expression et d’action. Vous gérez la chasse, nous contribuons à la défendre

. « Vous tenez à votre indépendance de décision, nous aussi. Vous attendez que nous nous inscrivions clairement dans un rapport hiérarchique. Nous le faisons aujourd’hui : nous sommes aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations … Derrière.

. « Oui, le sanglier a complètement changé la donne. Pour la première fois depuis que les fédérations existent, les chasseurs de Drôme-Ardèche doivent maintenant sortir de leurs poches plus d’un million d’euros par an pour indemniser les dégâts. Ne pas en tenir compte serait irresponsable. Arrêtons à l’avenir de nous disperser en querelles subalternes. Quand la maison brûle, on ne demande pas aux pompiers qui arrivent pour qui ils votent ou s’ils préfèrent le foot ou le rugby !

« Nous proposons à nos fédérations des relations d’avenir constructives, positives, apaisées. Cela passera par un dialogue normalisé, permanent, banalisé, confiant

« Parlons-nous comme nous le faisons en ce moment. Dites-nous exactement ce que vous, fédération, attendez de nous, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas 

« Arrêtons d’écrire ! Disons-nous les choses directement. En face. Parlons-nous

. Conclusion :

« Qu’attendons-nous pour l’avenir de nos fédérations, nous, les bénévoles de l’Interdépartementale qui défendons la chasse avec persévérance et conviction ? De la confiance, de la bienveillance … De la bienveillance ».

 

. « Avec mon ACCA, je viens de rejoindre l’Inter Chasse 26-07 »

 

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Claude Talon, Président d’ACCA de La Motte Chalencon, membre du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

Le président de la FDC 26, Rémi Gandy, demande à Claude Talon d’expliquer pourquoi avec les chasseurs de son ACCA il soutient l’Inter Chasse 26-07

Réponse du président de La Motte Chalencon :

« Avec mon ACCA, je suis adhérent à l’Interdépartementale depuis peu. Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, dans la Drôme, il y a désormais autant de chasses privées que d’ACCA et que les ACCA ont bien besoin d’être défendues »

Celui qui a une longue expérience des ACCA drômoises mais qui est, en effet, depuis pas très longtemps membre du Conseil Interdépartemental, donnera sans doute à réfléchir à ses collègues drômois présidents d’ACCA lorsqu’il ajoute :

« Si j’ai adhéré à l’Interdépartementale, c’est avant tout pour défendre la chasse populaire, la chasse des ACCA »

 

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Les représentants drômois des chasseurs de gibier d’eau reçus par leur fédération : la revue nationale La Sauvagine s’en fait l’écho

 

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN PHASE AVEC LE PRESIDENT DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS

Nicolas Hulot claque la porte !

 

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Photos Inter/BFM TV 2017/FNC 2018

 

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Photo Inter/France Inter 28 août 2018

Entretien réussi, départ raté  

 

Nous avions écrit ici (à propos des oies de février) que lors de la saison de chasse 2018-2019 (qui débute officiellement ce 9 septembre), Nicolas Hulot ne serait plus ministre. Et nous avions dit qu’Hulot le militant choisirait, pour soigner son image, de « tomber » sur le dossier chasse.

Le 27 août 2018, à quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a été reçu par Emmanuel Macron. Le Président de la République lui a redit toute l’importance qu’il accorde au monde de la chasse. Une chasse raisonnable, encadrée que le Chef de l’Etat souhaite lui-même « contribuer à développer ». Sans se faire prier, M. Macron a réaffirmé son soutien enthousiaste aux initiatives des chasseurs en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Tous les dossiers d’actualité ont été abordés, des engagements ont été pris ou réaffirmés. Le Président de la FNC pouvait ressortir de l’entretien le sourire aux lèvres. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises. Ce n’est un secret pour personne que le locataire de l’Elysée, qui ne chasse pas lui-même, est séduit par ce loisir, qu’il est en phase avec le patron des chasseurs français … D’autant plus peut-être que « le Président des riches », « le Président des villes » a politiquement grand besoin de trouver quelques soutiens de poids dans les territoires de la ruralité.

Juste après l’entretien, le ministre d’Etat Chargé de la Transition écologique et solidaire prenait la décision de démissionner, puis l’annonçait à la radio le lendemain matin sans avoir prévenu personne. Au risque pour Nicolas Hulot qui voulait être le grand ministre des grandes causes de sortir par la petite porte lors d’un grand départ porteur d’un gros
dépit. Avalant depuis plus d’un an beaucoup de couleuvres, le ministre Hulot savait qu’il partirait bientôt. Tomber au champ d’honneur de l’antichasse militante était, a-t-il pensé, le meilleur signal à envoyer à ses « copains », histoire de se faire pardonner tout le reste face à un si maigre bilan. Pourtant, partir avec éclat – à condition d’avoir des arguments convaincants que l’on défend, « lobby » en face ou pas – sur un dossier majeur tel que le nucléaire, le glyphosate ou mieux encore, le réchauffement de la planète aurait eu du panache. Tirer sa révérence par une moue d’enfant gâté et déçu parce qu’à l’Elysée on parle aussi avec les chasseurs n’est pas vraiment à la hauteur : sortie ratée d’un ministre qui reconnait lui-même avoir échoué.

 

Après la rencontre de Crest, la fdc 26 relance (encore) la polémique qu’elle a elle-même ouverte. Les dirigeants fédéraux drômois insistent pour rendre publics de nouveaux courriers visant l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … Qui ne les commentera pas, voici pourquoi :

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Est-ce une conséquence de la montée en température de la canicule estivale ? Toujours est-il que, côté drômois, les esprits se sont à nouveau échauffés. Après avoir reçu, certes sans chaleur excessive mais plutôt courtoisement une délégation officielle de l’Interdépartementale à Crest le 29 juin, écouté attentivement sans l’interrompre l’intervention structurée et argumentée de son président, posé à celui-ci quelques questions auxquelles il a répondu avec précision, interrogé autant qu’ils l’ont voulu les autres membres de la délégation, les représentants de la fdc 26 ont jugé utile d’adresser ensuite aux responsables cynégétiques qu’ils venaient de recevoir trois (!) nouveaux courriers, ce qui porte le total fédéral expédié à Beauchastel depuis le 4 avril 2018 à … onze pages.
 
Lorsque le président des chasseurs drômois écrit au vice-président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Sébastien Riou, que « la brièveté n’est en rien contradictoire avec la vérité », l’ironie pourrait être facile … Mais à l’Interdépartementale, nous préférons nous en tenir à la précision des faits plutôt qu’à l’approximation des commentaires. Dans le respect de la ligne de conduite choisie à l’unanimité le 13 octobre 2017 par les 24 dirigeants élus de l’Inter Chasse 26-07, personne à l’Interdépartementale n’alimentera une polémique que beaucoup de chasseurs jugent artificielle et qu’ils ont de plus en plus de mal à comprendre venant d’une instance officielle dont les statuts lui font obligation de « fédérer » ; une polémique à sens unique qui s’est enclenchée toute seule au printemps puis emballée toute seule au cœur de l’été.

 

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Photo Inter/CC BY-NC-SA

Comme la plupart de nos ACCA adhérentes drômoises, nous estimons depuis le début que cette polémique, tant par ses motifs que par sa durée, est « inutile et malvenue pour la chasse », surtout dans un contexte « sanglier » tendu que nul n’ignore et qui devrait inciter davantage les chasseurs à se serrer les coudes, à commencer par leurs différents responsables qui doivent donner l’exemple.

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Même si les critiques adressées à l’Interdépartementale sont parfois très injustes, sinon incompréhensibles, nous ne répondrons pas. Nous préférons rester dans l’esprit ouvert, conciliant et constructif qui a conduit notre Conseil Interdépartemental à se rendre à l’invitation fédérale de Crest le 29 juin pour y faire « en toute sérénité et clarté » des « propositions d’avenir » à la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme : des propositions en tous points identiques à celles que nous avons faites à la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche qui les a accueillies positivement et nous le témoigne à l’occasion depuis. En résumé, la position de l’Interdépartementale est d’une clarté limpide : être derrière nos fédérations, aux côtés de nos ACCA pour défendre et promouvoir la chasse, chacun à sa place, chacun en son espace mais tous ensemble plutôt que séparément.

 

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« NOUS SOMMES HEUREUX DE POUVOIR METTRE NOTRE EXPERIENCE AU SERVICE DE TOUS »

 

La publication du Rapport annuel CNR est toujours en soi un évènement. Il est lu par les principaux décideurs de la nation : représentants de l’Etat, élus représentant les collectivités locales et territoriales, entreprises, etc.  

. « Vous avez accepté d’apporter votre vision sur ce monde en mouvement »,

 

Écrit Elisabeth Ayrault, PDG de CNR à Christian Pialet, Président d’Inter Chasse Drôme-Ardèche, à l’occasion de la publication du Rapport d’activité annuel 2017 de la Compagnie Nationale du Rhône.

Pour élaborer son document de référence, CNR a choisi cette fois de donner la parole aux chasseurs. S’appuyant sur l’expertise reconnue au niveau national et régional d’un responsable cynégétique, la Compagnie a sollicité pour une interview exclusive celui qui se définit avant tout comme « un enfant du Rhône » :

 

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Et maintenant, les cigales !

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Parmi la petite cohorte des citadins-grincheux-pleurnichards-en-vacances-à-la campagne, il y avait déjà dans les alpages les farouches opposants aux tintements des cloches de vaches, dans les Dombes les anti-coassements des grenouilles des mares et étangs et ailleurs les insomniaques ennemis déclarés du chant du coq !

La ligue des EPA (Emmerdeurs Publics Agréés) recrute large. En Provence, ils viennent de demander au maire d’un village de répandre des pesticides sur les arbres pour ne plus être dérangés par … le chant des cigales.

La solution immédiate aux problèmes de ces zigotos est pourtant à portée de leur intelligence : quand on est si mal chez les autres, on arrête d’emmerder le monde et on retourne chez soi.

 

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Elisabeth Ayrault à Beauchastel pour les 50 ans de la centrale hydroélectrique
Photo Inter/JMS

 

 

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Photo Inter/CC BY-SA

L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018

L’INTER CHASSE 26-07 SE REND A L’INVITATION DE LA FDC 26 « POUR PARLER ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE »

 

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. Le 25 mai, c’est à un Conseil Interdépartemental d’une grande intensité qu’ont assisté deux observateurs invités dans une salle des fêtes de Beauchastel promise à rénovation.

Les délibérations ont été longues, animées. L’unanimité à 24 n’était pas gagnée d’avance. Elle s’est finalement faite sans grande difficulté face aux enjeux essentiels pour la chasse, dans le respect des points de vue différents exprimés avec conviction, sérénité, liberté.
Presque tous les membres du Conseil Interdépartemental présents ont tenu à prendre la parole. Les absents représentés par procurations ont pu livrer leur message par personnes interposées. Si les présidents d’ACCA de l’équipe ont naturellement donné un éclairage apprécié aux débats, les jeunes en responsabilités au sein du Bureau Interdépartemental, l’instance principale de décision, ont longuement pris la parole, s’affirmant sans complexe comme des responsables à part entière (3 drômois, deux Ardéchois) avec lesquels il va falloir compter. Les deux interventions féminines, très argumentées, assez inattendues et particulièrement écoutées, ont marqué les esprits. Leurs arguments ont orienté le ton de la réponse du collectif en direction de la fédération drômoise.  
Volontairement extérieur depuis le début à une polémique qui l’a placé malgré lui au centre des discussions, le président est sorti de son silence. Incisif, déterminé, n’éludant aucune question, jugé d’une « redoutable précision » dans chacune de ses réponses aux critiques injustes qu’il a subies, il a manifestement convaincu.
➢ Alors qu’il n’a pas voulu faire acte de candidature, sa 36ième réélection à la présidence, par approbation unanime des 23 autres membres du Conseil, est probablement la meilleure réponse à « certains » qui croyaient pouvoir facilement diviser et affaiblir une équipe de bénévoles qui défendent la chasse en opposant artificiellement « la personne » de leur président à « l’association » qu’il préside.  

 

BÊTE NOIRE … DANS LE ROUGE

 

222Photo Inter/CC BY-SA

 

« Sanglier : Tous les feux sont au rouge ! »

C’est par un titre sans ambiguïté que Jean-François Guerbert signe l’éditorial de Plaisirs de la Chasse dans son numéro de Juin-Juillet 2018.

« Ce fut, lors des assemblées générales, « le » sujet commun à quasiment toutes les FDC », écrit-il.

« Pic du montant des dégâts », « exaspération du monde agricole », « fuite en avant » : son constat rejoint en tous points le nôtre. Sa conclusion aussi :
« Après les doses considérables de stérilisants distribués aux USA et les expérimentations en cours en Espagne, une autre catastrophe nous menace. La peste porcine (…) ».

➢ En 2018, l’union des chasseurs n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Il semblerait que tout le monde l’ait enfin compris.

Par courrier de son président, Rémi Gandy, en date du 30 mai 2018, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme invite l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin prochain

 

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. Fait rarissime : en deux numéros mensuels successifs (mai 2018, juin 2018), la revue cynégétique nationale Nos Chasses (NC) consacre deux « éditos » à un même sujet traité en double signature, excusez du peu, par le directeur de la publication en personne, Charles-Henri Bachelier et son rédacteur en chef, Benjamin Basset.

Véganisme et antispécisme sont des théories philosophiques nées en Angleterre et aux Etats-Unis au milieu du siècle dernier.

En France, le nombre d’adeptes progresse comme dans d’autres pays européens et occidentaux, trouvant dans les médias des relais complaisants.  

Véganisme et antispécisme (sujet au cœur d’une de nos Tables Rondes de la Chasse 2018) sont aujourd’hui dénoncés par Nos Chasses comme étant « une nouvelle idéologie totalitaire », un « fascisme vert ».

Le directeur de publication de NC s’alarme de la montée en puissance d’un « totalitarisme » de la cause animale qui, « en voulant faire de l’animal l’égal de l’homme », en reconnaissant à l’animal « des droits » mais pas « des devoirs », nous mènerait tout droit vers une inquiétante société où « seul l’homme aura des devoirs et beaucoup moins de droits ».

Charles-Henri Bachelier s’indigne que des animalistes aient pu se réjouir, de façon « ignoble » souligne-t-il, de l’assassinat de Christian Medves par un terroriste islamiste, le responsable du rayon boucherie au Super U de Trèbes n’étant pour certains végans des réseaux sociaux qu’« un assassin tué par un terroriste ».

Le rédacteur en Chef de NC revient quant à lui sur un fait divers récent : « la boucherie lilloise vandalisée en mai dernier par un groupe de militants végans » qui ont cru bon de signer leur forfait en taguant sur la devanture de l’établissement : « Stop au spécisme ! ». Un méfait de plus parmi d’autres du même genre car une poissonnerie a suivi ; en mai 2015, c’est la FDC de l’Oise qui avait subi l’attaque en règle des furieux de la cause animale (tags injurieux, portes forcées, matériel de travail vandalisé, gaz ouvert dans l’espoir démentiel de provoquer l’explosion du bâtiment à l’arrivée du personnel). « D’antispéciste à meurtrier, je pense sincèrement qu’il n’y a plus qu’un pas et que certains sont conditionnés pour le franchir », n’hésite-il pas à écrire. Et Benjamin Basset d’en conclure avec pessimisme :

« Vouloir imposer une philosophie de vie et prêcher le principe d’une pensée unique en traumatisant les hommes qui y résistent n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire contemporaine ».

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2018

EXCLUSIVITE – LA SYNTHESE INTEGRALE DES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018, LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

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La synthèse complète des Tables Rondes de la Chasse avait été communiquée aux fédérations avant leurs AG

 

EN EXCLUSIVITE POUR NOS LECTEURS, LA SYNTHESE INTEGRALE DES TRC 2018

 

 

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Comme on pouvait s’y attendre, la discussion a beaucoup tourné autour des dégâts de sangliers et notamment sur les causes des dégâts et les débuts de solutions à y apporter.

Indemnisations des dégâts de sanglier  

  • Montant : Est-ce normal que les montants des indemnisations soient encore en totalité pris en charge par les chasseurs … Alors que, notamment, les dégâts du loup sont intégralement pris en charge par l’Etat et non par les associations pro-loup ?
  • Expertises : Il semblerait que des expertises en Ardèche soient plus ou moins contestables. Les détenteurs du droit de chasse pourraient être davantage associés à ces expertises (transparence) : en étant prévenus plus tôt pour s’organiser et y être présents
  • Opposition de conscience : Là où la chasse est interdite au nom de convictions personnelles philosophiques contre la chasse, les dégâts commis sur des parcelles de ces territoires ne devraient pas être indemnisés compte tenu que les chasseurs ne peuvent pas y réguler les populations de sangliers. Pour les mêmes raisons, les dégâts constatés à proximité de ces territoires déclarés en opposition de conscience devraient être pris pour partie en charge par l’opposant
  • Refus de clôture : Le refus par un propriétaire de la pose d’une clôture de protection devrait donner lieu à abattement important des indemnisations, voire pas d’indemnisation du tout

 

Surabondance des sangliers, explosion des dégâts

  • En Ardèche : Il semblerait que la DDT refuse qu’une ACCA limite le nombre d’équipes sur son territoire. De ce fait, des petites équipes se sont créées en marge des équipes officielles. Ces petites équipes n’apportent aucun concours à la protection des cultures. Par manque de cohésion, la multiplication des équipes favorise les surpopulations de sangliers. La mauvaise entente entre équipes n’est bonne pour personne
  • En Drôme : Depuis plusieurs années, les ACCA peuvent, par décision prise en AG et pour des raisons de sécurité, limiter le nombre d’équipes. La DDT 26 a toujours approuvé ces décisions
  • Territoires non chassables : Autour des maisons d’habitation (150 m), les sangliers se rapprochent de plus en plus des lieux habités pour trouver leur nourriture, notamment les années marquées par la sécheresse, la nourriture se raréfiant dans les bois, comme cette dernière saison. La présence de maisons interdit aux chasseurs d’y intervenir. Ces lieux deviennent des réserves à sanglier avec les problèmes de dégâts qui en découlent. Ne pourrait-il y avoir un chasseur par équipe autorisé à pénétrer avec les chiens (avec ou sans arme) dans ces périmètres pour y déloger les sangliers ?
  • Piégeage en zone urbaine : Il peut être utile et autorisé sous conditions
  • Opposition cynégétique : Pour pouvoir mettre un territoire en opposition cynégétique, la surface minimum légale est aujourd’hui de 20 hectares. Cette surface minimum était adaptée lors de la constitution des ACCA (loi Verdeille,1964) de par les modes de chasse les plus pratiqués alors, essentiellement, le petit gibier. Ce n’est plus du tout adapté aux modes de chasse de ces dernières années et … des prochaines. Certaines chasses privées posent des problèmes pour la chasse au sanglier sur les secteurs attenants. Si des chasses privées résultant du droit d’opposition cynégétique du propriétaire sont chassables pour le sanglier de par leurs surfaces et surtout de par leurs formes et configurations (pans de montagne, vallons indépendants, etc.), la plupart ne sont pas réellement chassables pour le sanglier. Or, aujourd’hui, quel que soit le type de chasse privée, un cahier de battue leur est attribué. Une commission Adhoc départementale devrait pouvoir décider de l’attribution ou pas du cahier de battue. Si la chasse privée n’est pas chassée pour le sanglier, son territoire devrait être soumis à l’action de chasse de l’ACCA (sanglier uniquement). La surface minimum pour mettre un territoire en opposition cynégétique devrait être portée à 60 hectares, voire plus en zone de montagne
  • Petites communes : Les membres de droit de l’ACCA y sont très peu nombreux, les membres extérieurs y sont parfois rejetés. La pression de chasse au sanglier y est très limitée de par l’effectif faible de chasseurs participant aux battues. Il en résulte que des secteurs entiers de ces communes ne sont pas chassés
  • Communes de très grande superficie : de grands secteurs sont soumis à de très faibles pression de chasse ou même parfois aucune. Sur ces territoires, les sangliers s’y retirent quand la pression de chasse est forte sur les pourtours et réapparaissent en fin de saison avec les dégâts qui les accompagnent. Une réflexion sur la limite territoriale des ACCA qui, aujourd’hui se confond administrativement avec celle des communes, serait la bienvenue. La délimitation des territoires d’ACCA devrait pouvoir mieux prendre en compte la topographie du terrain et la réalité des pressions de chasse

4 questions auxquelles notre TRC n’a pu répondre

Depuis quand les chasseurs paient-ils en France les dégâts du (grand) gibier ? 
La chasse au sanglier ne risque-t-elle pas de subir un jour le même sort que la chasse au lapin de garenne ? 
Les sommes perçues par les agriculteurs au titre des indemnisations des dégâts du gibier sont-elles imposables ? 
La maladie de l’œdème a-t-elle une origine naturelle ?  

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L’anthropologie ne contredit pas que l’Homme reste un animal (tout de même si particulier), une espèce parmi beaucoup d’autres ni que l’Homme soit destructeur de nombreuses espèces. Néanmoins, l’Homme, cet omnivore, reste génétiquement un prédateur. Il est faux de faire croire le contraire.
Biodiversité : l’impact très limité de la chasse

  • Crise de la biodiversité : Dans le déséquilibre actuel des écosystèmes ou leur disparition, la chasse n’a qu’un impact négatif très limité au regard de l’industrialisation, de l’urbanisation, de l’élevage intensif, de l’utilisation encore massive dans la nature des produits chimiques. Si l’hirondelle disparait, la chasse n’y est pour rien. Les chasseurs, au contraire, par les actions qu’ils mènent tout au long de l’année, apparaissent de plus en plus comme des acteurs essentiels de la biodiversité, rôle qui leur est reconnu par les pouvoirs publics et les élus
  • Bonne conscience urbaine : Le citadin se donne volontiers bonne conscience sur le dos du chasseur, ce méchant qui tue. Il ne faut pas craindre de rappeler que partout dans le monde la construction des villes et leur développement sont à l’origine de la destruction de beaucoup d’écosystèmes. Ce que reproche au chasseur le citadin est moins l’acte de mort que le plaisir de tuer oubliant en cela que l’acte final n’est qu’un long aboutissement (entretien permanent du territoire, gestion des populations gibiers, dressage du chien, choix et quête de l’animal convoité, difficultés de l’approche et du tir, résultat aléatoire, etc.). Le plaisir de la table (du chasseur, de sa famille, de ses amis) prolongeant la liberté de choisir son loisir n’est qu’hypocritement pris en compte par le citadin antichasse, tout responsable cynégétique connaissant au moins un militant écologiste qui se régale à Noël d’un civet de lièvre ou d’un cuissot de sanglier ! Quant à la mort de l’animal (vidéo du gazage des oies diffusée sur le site de l’Interdépartementale, vidéo d’un abattoir de viande hallal fournie par un membre de la Table-Ronde et qui soulève le cœur), elle est traitée différemment avec la conscience sélective de politiques, d’intellectuels ou de médias selon qu’il s’agit de chasse … ou pas
  • Solidarités rurales : Avec 80 % de citadins, 80 % de fonds publics affectés à la ville, la ruralité suffoque par asphyxie. Chasseurs, agriculteurs, pêcheurs, citoyens ruraux en général devraient s’affirmer comme acteurs essentiels de la gestion des territoires : avec le soutien actif de leurs élus
    … En rappelant davantage que leurs activités au cœur de la nature (personnelles, professionnelles, associatives) sont facteurs de cohésion sociale, d’équilibre humain dans des sociétés globalisées mais fragmentées, urbanisées et numérisées, en mal d’identité, à la recherche des racines perdues et de l’équilibre introuvable

Tendances, modes, nouveaux snobismes 

  • Antispécisme, végétalisme, véganisme : Chacun vit comme il veut. Cependant, l’espèce humaine a une histoire. Depuis des millions d’années qu’il existe, l’Homme consomme des fruits, des légumes, du poisson, de la viande parce que l’Homme est génétiquement omnivore
  • Exagération, déformation : Un accident de chasse – toujours de trop – fait la une des journaux ; 150 morts par noyade l’été donnent lieu à une brève en fin de journal, en fin de saison. Dans la chasse à courre hyper médiatisée, l’acte final occulte tout le reste : aspects culturels et socioéconomiques importants mais négligés, tradition aristocratique mise en évidence mais pratiques populaires passées sous silence (suiveurs en vélos, petite vénerie), immersion dans la nature, dressage et complicité des chiens, gestion rigoureuse, régulation sélective et sanitaire de la faune sauvage, etc.
  • Oubli : Si les randonneurs des villes qui arpentent les territoires des campagnes sur des chemins aménagés par les chasseurs peuvent s’émerveiller encore de rencontrer chevreuils ou lapins mais aussi nombre d’espèces protégées, ils le doivent largement aux efforts de gestion des ACCA (agréées par l’Etat comme leur nom l’indique), des associations spécialisées comme l’ANCGE (agréée au titre de la protection de l’environnement), des Fédérations Départementale des Chasseurs (agréées au titre de la protection de la nature)

Au banc d’essai 

  • A noter : Parmi les usagers de la nature, chasseurs et pêcheurs paient (plutôt cher) pour chasser, pêcher. Comme l’automobiliste, le chasseur doit réussir l’examen du permis.
  • Fluo : pour renforcer la sécurité, la tenue fluo est devenue obligatoire pour chasser le grand gibier. Après les réticences sont venus les résultats. Pourquoi les pouvoirs publics, toujours très imaginatifs pour améliorer la sécurité sur les routes, ne lanceraient-ils pas, en concertation étroite avec la FNC, une campagne de communication bienveillante vis-à-vis des chasseurs tout en incitant les randonneurs à porter des tenues bien visibles en période de chasse ? Du genre : « La sécurité aussi, ça se partage »
  • Ecole : la coopération judicieuse entre l’institution scolaire et l’institution cynégétique, encouragée par le ministère de l’Education Nationale, doit se développer grâce aux compétences des techniciens cynégétiques en poste dans les FDC

 

 

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Vue de l’extérieur, la chasse resitue l’Homme dans son rapport  profond à la nature mais aussi à la souffrance, la vie, la mort. Le non chasseur peut être rebuté à priori par la chasse, parfois très jeune, comme le non pêcheur par la pêche, tel l’enfant qui découvre l’halieutique en voyant saigner la bouche d’un poisson. 
Le chasseur : quelle image ?

  • L’image qu’on lui donne : alors que chaque année les loisirs d’été et d’hiver sont responsables en France de la mort accidentelle de plusieurs centaines de personnes, que la voiture endeuille des milliers de familles, sans parler des méfaits de l’alcool, du tabac, de la drogue, l’accident mortel de chasse, drame que personne ne nie, fait l’objet d’un traitement médiatique particulier en faisant surréagir une partie de la société
  • L’image que les chasseurs se donnent : des manifestations « nature », pédagogiques et populaires, organisées par les chasseurs, tels que les trois Printemps du Rhône de l’Interdépartementale ou des actions au quotidien tel que le ramassage par chaque chasseur de ses étuis de cartouches font peut-être plus pour l’image de la chasse que certaines campagnes de communication passées, plus ou moins réussies et mille fois plus coûteuses

Petits gestes pour grande cause

  • 30 mètres avant : les non chasseurs apprécient, lorsqu’ils se promènent dans la nature, de croiser des chasseurs polis, courtois avec lesquels ils peuvent éventuellement échanger, questionner, apprendre. Si le geste consistant à casser le fusil puis à le garder ouvert sur l’épaule est obligatoire pour la sécurité lors de la rencontre avec un promeneur, celui-ci appréciera encore plus que le chasseur n’attende pas le dernier moment pour le faire. 30 mètres avant, ça ne coûte rien. Il suffit juste d’y penser …
  • Sécurité, toujours et encore : les efforts d’information et de formation déployés par les FDC, les associations spécialisées, les ACCA pour améliorer la sécurité est un travail permanent. Aucun relâchement n’est permis 

Si les ACCA venaient à disparaître …

  • … Qui serait alors sur le terrain le gestionnaire des espaces naturels dans nos villages ? A moins de laisser complètement à l’abandon, aux ronces et… aux sangliers des milliers d’hectares de territoires, seul l’Etat aurait encore les moyens financiers, administratifs et juridiques d’intervenir dans chaque territoire communal. Les chasseurs ayant disparu, l’Etat ferait prioritairement plaisir aux contemplateurs venus des villes visiter les vestiges des réserves d’indiens : ceux qui rêvent d’une nature sans l’homme, d’une nature aseptisée, sous cloche, sous vitre et sous vide. L’Etat imposerait alors à tous, depuis Paris, ce qu’il est possible, bon et bien de voir et de faire dans des campagnes sans école, sans gare, sans train ni bureau de poste, sans pompier, sans gendarme ni maire, sans maternité ni médecin, sans boulanger ni épicier, sans moteur diesel ni feu de cheminée … sans chasseur, évidemment ! L’Etat en déciderait souverainement pour tous, pour le plus grand bonheur de tous, en disant dans la loi – sa loi – où, quand et comment. Ce jour-là, c’est sûr, nous aurions changé de société …

 

 

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Notre Table Ronde était composée d’un agriculteur et de représentants de chasseurs (ACCA de Mirmande, Condillac, Ardoix, Satillieu, Vernoux, Baix, Beauchastel, St Michel de Chabrillanoux).
Bonnes relations en général mais cas particuliers

  • Mauvaise foi : si les remontées de terrain font apparaitre des situations localement plutôt bonnes entre chasseurs et agriculteurs, la mauvaise foi rend parfois les relations compliquées, sinon tendues
  • Pyrale :  la pyrale du buis et l’absence de traitement en milieu naturel provoque le décantonnement des sangliers qui se rapprochent des vergers, des jardins, des pelouses
  • Clôtures : leur pose avant semis paraît nécessaire

Message à usage interne

  • Déclarations de dégâts :  faisant état de faits « confirmés », la Table Ronde adresse directement à « Monsieur le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche & Monsieur le président de la FDC 07 » une « information qui nous semble extrêmement importante ». Considérant que les faits incriminés peuvent être ressentis comme « une provocation vis-àvis du monde de la chasse », la Table Ronde affirme que « plusieurs agriculteurs seraient capables de témoigner » si nécessaire. S’agissant, selon les membres de la Table Ronde, d’« appeler à harceler s’il le faut, les responsables d’ACCA », l’intégralité du message ne serait rendue publique que « si le président fédéral, qui en a été avisé, le jugeait utile »

 

 

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LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2018

 

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➢ Le 5 mai, 3 responsables de l’Inter étaient dans l’Aude, 2 à Crest : Serge Roux, Noël Chautard et Michel Héritier, membres du Conseil Interdépartemental, ont participé à l’AG nationale de l’ANCGE dans l’Aude. L’administrateur national chargé des relations avec CNR y était représenté par les deux délégués départementaux. Invitée au même moment dans les locaux de la FDC 26 par l’Association des Chasseurs à l’Arc de la Drôme (ACA DRÔME) qui tenait son AG annuelle, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné d’un membre drômois du Conseil Interdépartemental, Serge Girard. Très bien accueilli par les responsables drômois, le président de l’Inter a été invité en clôture à prendre la parole pour présenter l’Interdépartementale à l’assemblée, ce qu’il a fait volontiers en quelques mots, soulignant la complémentarité des différentes structures Drôme-Ardèche de la chasse et la nécessité pour les chasseurs drômardéchois de s’unir face aux difficultés du dossier sanglier-dégâts-financement 

➢ Par délibération du 25 mai, l’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE a préparé une réponse point par point au courrier du 4 avril envoyé par la FDC 26. La réponse est collective. Elle est transmise à la fédération, au nom du Conseil Interdépartemental, par courrier du vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC. Dans un souci de clarté et de transparence, 24 membres du Conseil Interdépartemental sur 24 ont donné leur accord pour que cette réponse soit publiée sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche

➢ Par courrier du 30 mai, le président FDC 26 invite l’INTER CHASSE 26-07 à Crest pour rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin. D’accord sur le principe, le président de l’Inter s’entretiendra auparavant des modalités de la rencontre avec le président FDC 26

 

 

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

DES PAGES SE TOURNENT. LES 6 ET 14 AVRIL 2018, UNE ETAPE VIENT D’ÊTRE FRANCHIE VERS UN RAPPROCHEMENT ENTRE L’INTER ET LES FEDERATIONS

LES ASSEMBLEES GENERALES FEDERALES ONT CONFIRME LA NECESSITE DE S’UNIR FACE A LA MONTEE DU « PERIL NOIR »

 

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Invités

 

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Accueil des personnalités (région, département, municipalités, fédération des chasseurs)
Photos Inter/Léo Lespets

Hommage

 

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Un hommage émouvant leur a été rendu
En présence du président FDC 07 et du maire de Beauchastel
Photos Inter/Léo Lespets/JMS

Surprises

 

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Diplômes d’Honneur pour l’Ardéchois Jean Nicolas et le Drômois Claude Talon
Photos Inter/Léo Lespets

. C’est le drômois Jean-Christophe Chastang qui a remis le bon du trio de faisans reproducteurs que son entreprise commerciale avait l’occasion  d’offrir chaque année.   

Gagnant 2018 : AICA de Charmes – St Georges (07)

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Super Tombola AG 2018 : 20 heureux gagnants au lieu de 10 … 
Grâce à Maëlys-la-Chance !
Photos Inter/Léo Lespets

Quelques surprises étaient réservées … A ceux qui y étaient  

La Région Auvergnes-Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche étaient officiellement représentés … La municipalité de Beauchastel aussi … Le maire de La Voulte, administrateur fédéral, était présent … Le président de la fédération des chasseurs du département était bien là … Dans la salle, la représentation des ACCA, numériquement faible (Ah ! Dès que la chasse est fermée …) était cependant géographiquement intéressante avec un panel assez représentatif de la diversité de la Chasse Drôme-Ardèche. Les discussions ont permis des échanges fructueux et constructifs entre chasseurs venus de Beauchastel, La Voulte, Satillieu, Annonay, St Julien le Roux, Monestier, Boffres, Vernoux, Charmes S/Rhône, St Georges les Bains, St Michel de Chabrillanoux, Baix, Ardoix, etc., côté Ardèche ; de La Motte Chalencon, Etoile S/Rhône, Crest, Bourg-les-Valence, Châteauneuf S/l’Isère, Loriol, Chabeuil, Condillac, Mirmande, Livron, St Bonnet de Valclérieux, etc., côté Drôme.

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Des représentants d’ACCA venaient de loin : 
En sortant du travail, ils ont apprécié !
Photo Inter/Léo Lespets

Un buffet offert à tous accueillait dans la simplicité et la convivialité les participants … 20 numéros gagnants de tombola étaient tirés au lieu des 10 annoncés avec finalement 280 lots offerts par nos 97 Partenaires Officiels 2018 (liste complète et remerciements nominatifs à nos généreux sponsors affichés en salle) : photos-portrait de 148 €, crêpière, kit bricolage, kit jardinier, des vidanges auto, des repas resto, 11 Kg de jambon et saucisson, des chèques cadeaux et bons d’achat par dizaines, etc.  

Pour sa première participation à une réunion de l’Inter, c’est un jeune drômois, Gabriel, qui repart avec l’un des dix gros cartons de lots estampillés Super Tombola AG 2018. En plus, il gagne un jambon d’Aoste à l’os de 7, 5 kg. Sûr que Gabriel reviendra !

« Discussions constructives »

 

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3 heures de discussions animées, argumentées, conviviales et jugées « constructives »
Pour 1 heure d’informations et décisions importantes
Photos Inter/Léo Lespets

Au final, comme annoncé, 1 heure d’informations et de décisions pour 3 heures de discussions …   

Avec 10 minutes d’indulgence accordées aux retardataires, l’assemblée statutaire débutait à 19 h 40, faisant suite aux libres discussions entre représentants d’ACCA 26 et 07, élus, président de fédération, équipe dirigeante de l’Inter. A 22 h 15, les Tables Rondes étaient terminées, les synthèses restituées en assemblée plénière par les co-animateurs ; à 22 h 40, le président levait la séance une fois les 20 numéros gagnants tirés et chaque prix distribué (les paquets cadeaux étaient prêts, la liste officielle affichée, consultable par les participants).

On le voit, le « timing » a été scrupuleusement respecté. Nous l’avions annoncé. Nous l’avons fait.

« Polémique inutile »

 

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Courrier FDC 26 du 4 avril 2018
Photos Inter/CC BY-SA

C’est par une lettre polémique de 3 pages, normalement destinée au président de l’Inter Chasse 26-07 mais rendue publique le 4 avril par la FDC 26, que les ACCA drômoises ont appris que leur président fédéral ne serait finalement pas à Beauchastel aux côtés de son homologue ardéchois.  

Parmi les présidents d’ACCA drômois destinataires de la lettre fédérale, plusieurs ont dit aux membres de notre équipe ce qu’ils en pensaient. Ces présidents jugent « inutile et malvenue » la polémique ouverte. « Inutile » : polémiquer n’apporte rien aux chasseurs, rien à la chasse. « Malvenue » : avec l’explosion du financement des dégâts sanglier, quelle fédération pourrait se croire à l’abri des difficultés au point d’imaginer faire cavalier seul ?

 

Drôme

 

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Alice Thourot, Députée de la Drôme
Photo Inter/Assemblée Nationale

 

Votes

 

. Le rapport financier est adopté

 

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Joël Mounier annonce un 37ème exercice excédentaire pour l’Inter Chasse 26-07
Photos Inter/Léo Lespets

La diminution des dépenses traduit une gestion de trésorerie rigoureuse. L’exercice 2017 est excédentaire … pour la 37ème année consécutive !  

Comme on le voit, l’argent des chasseurs (cotisations volontaires d’ACCA) et des Partenaires Officiels (principaux partenariats renouvelés en 2017) est toujours aussi bien géré.  

Le poste principal des dépenses reste la communication externe (essentiellement, en direction des ACCA) impacté par la nouvelle hausse annuelle des tarifs postaux.

 

. Unanimité pour le vote d’orientation

 

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Des Présidents d’ACCA membres du Conseil font adopter le rapprochement avec les fédés
Photo Inter/Léo Lespets

 . L’équipe 2018 élue sans opposition

 

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Synthèse

 

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Remerciements

 

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Saint-Cyr (Ardèche), 14 avril 2018.
Le rendez-vous annuel des chasseurs ardéchois 
Photo Inter/FDC 07

.   En moins de dix jours, c’est par le tir groupé de trois assemblées générales cynégétiques (Inter Chasse Drôme-Ardèche le 6 avril, FDC Drôme et Ardèche le 14) que s’est soldée la saison de chasse 2017-2018 et … déjà amorcée la prochaine. A Saint-Cyr, devant 900 représentants d’ACCA (selon les chiffres du Service Départemental de l’Information Territoriale, « 700 » d’après la journaliste présente), Jacques Aurange et Christian Pialet ont tourné la page des désaccords passés, permettant ainsi aux chasseurs ardéchois de retrouver les chemins de l’unité. Les difficultés sans précédent qui s’accumulent obligent les responsables de la chasse à se serrer fermement les coudes : la « bête noire » est passée par là. 

 

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Salle comble et unité retrouvée pour l’assemblée générale des chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

Million €

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En Drôme-Ardèche, les dégâts de sanglier mettent à mal les finances fédérales
Photo Inter/CC BY-NC-SA

Tandis qu’en Ardèche un nouveau plafond de verre vient d’exploser sous la boutée des dégâts de sanglier (nouveau record historique à plus de 700 000 € en 2017-2018, soit une augmentation annuelle de 30 %), la FDC 26 est nettement plus épargnée … pour le moment. 

Avec une facture de dégâts sanglier deux fois moins importante, les amis drômois ne doivent pas sombrer pour autant dans un « optimisme béat ». Sous forme d’avertissement, le trésorier de la FDC 26 l’a rappelé à Montélimar le 14 avril devant les adhérents obligatoires de la fédération (ACCA, chasses privées), en présence de la sous-préfète de Nyons, Christine Bonnard, représentant le préfet de la Drôme :

« 2017 a été une année de déficit. Les dégâts ont été multipliés par 4 en 4 ans ».  

700 000 € de dégâts en Ardèche, 360 000 en Drôme … Pour la première fois dans l’histoire des FDC, le million d’euros de dégâts à charge des chasseurs drômardéchois vient d’être dépassé. Ne pas voir que c’est la priorité des priorités serait une erreur. Le voir mais ne pas en tirer toutes les conséquences serait une faute.

Les assemblées générales fédérales 2018 viennent de confirmer aux chasseurs la nécessité de s’unir face à la montée du « péril noir ». Cela ne sera peut-être pas suffisant mais c’est indispensable.

Parole tenue

 

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Face aux difficultés, Jacques Aurange en a appelé à la cohésion et l’unité des chasseurs
Photos Inter/FDC 07

Jacques Aurange, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, a tenu parole. Soucieux de la cohésion du monde cynégétique, il s’était personnellement engagé le 13 décembre 2017, lors de la rencontre de Beauchastel avec Christian Pialet et Rémi Gandy, à faire avancer concrètement l’union des chasseurs dans son département par un rapprochement « solide et durable » avec l’Interdépartementale et son président. Par sa présence symboliquement forte et réellement appréciée à Beauchastel le 6 avril, Jacques Aurange a pu lancer le 14 à Saint-Cyr un appel crédible, convaincant à « la cohésion et l’unité des chasseurs ». Donnant lui-même l’exemple de la cohérence, le président fédéral n’a pas manqué de multiplier les signes positifs lors de son assemblée générale :   

. En soulignant « le rôle positif des associations spécialisées » sur lesquelles la fédération entend « continuer à s’appuyer »

. En « remerciant l’Interdépartementale Chasse de ne pas avoir brouillé le message fédéral lors de l’assemblée générale extraordinaire de décembre » consacrée au délicat dossier du financement des dégâts sanglier    

. En soulignant l’intérêt de la FDC 07 pour les travaux des Tables Rondes de la Chasse 2018, lorsqu’il a repris à son compte dans son intervention l’une des quatre thématiques de Beauchastel : « Agriculteurs et chasseurs, nous sommes condamnés à nous entendre ! »

. En « remerciant » Christian Pialet parmi « les personnalités présentes invitées par la fédération », puis à nouveau lorsque celui-ci eu terminé son intervention de 3 minutes (lire en fin de compte-rendu la prise de parole du président de l’Inter). 

Absence remarquée

 

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Bernard Brottes était à Beauchastel le 6 avril mais pas à Saint-Cyr le 14 
« Retenu à La Voulte par la célébration d’un mariage »
Photo Inter/Léo Lespets

Garde rapprochée  

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Les élus et les présidents
Photo Inter/Léo Lespets

Le conseiller régional délégué à la ruralité, Olivier Amrane, est aux petits soins avec ses amis chasseurs ardéchois. A leurs côtés à Beauchastel le 6 avril, le revoilà à nouveau à Saint-Cyr le 14. Il a même offert à l’Inter une dotation en lots de la région Auvergne Rhône-Alpes pour la Super Tombola AG 2018. Le vice-président du département de l’Ardèche, Christian Féroussier, également présent à Beauchastel pour y représenter officiellement le président du département, Laurent Ughetto, a lui aussi fourni en lots la tombola de la Chasse Drôme-Ardèche : des présences et des gestes appréciés par les chasseurs qui savent renvoyer l’ascenseur.

Lecteur attentif

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Le Dauphiné-Libéré commenté
Photo Inter/Capture/France 3

Après l’intervention de Christian Pialet, une personnalité assise au premier rang des invités de la fédération a sorti de sa serviette en cuir le Dauphiné Libéré du 28 mars. (Re)lisant l’article qui annonce la volonté de rapprochement de l’Inter avec les fédérations, il en a fait le commentaire à ses voisins.   

Ce leader attentif aux évolutions du monde de la chasse n’est autre que Jean-Claude Flaugère, le président de la Chambre d’Agriculture Régionale.

Nouveau préfet

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Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, s’adressait pour la première fois aux chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

. Les représentants des chasseurs présents à Saint-Cyr ont remarqué le changement de ton du représentant de l’Etat aussi bien à l’égard de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche que des ACCA en difficultés sur le sanglier.  

Visiblement, Philippe Court, nouveau préfet de l’Ardèche, a décidé, lui aussi, de tourner la page. D’abord, celle de l’ostracisme et de la marginalisation dont se plaignaient à juste titre dirigeants et présidents d’ACCA membres associés de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche pendant les trois années précédentes : un message clair en direction de Beauchastel a ainsi été délivré par le représentant de l’Etat lorsqu’il a cité, à un moment de son discours, l’intervention précédente de Christian Pialet.

Maîtrisant bien le sujet chasse, le nouveau préfet a pu obtenir sans difficulté le silence attentif de l’auditoire. Assistant à l’assemblée générale fédérale du début à la fin, il a pris soin de charpenter son discours de clôture à partir de notes prises tout au long des interventions en tribune et dans la salle : preuve de l’intérêt du représentant des pouvoirs publics pour ce qui a été exprimé devant lui par l’ensemble de la représentation cynégétique ardéchoise. Sans complaisance ni démagogie, parlant clair et net sur la situation explosive du sanglier, M. Court n’a rien éludé. 

Face à la progression continue des dégâts, face au niveau toujours plus élevé de leur financement, le préfet considère lui aussi que la situation n’est plus tenable en l’état. Le représentant du gouvernement a clairement laissé entendre que 2017-2018 pourrait bien être la saison de la dernière chance et que, faute pour les chasseurs d’arriver – au minimum – à stabiliser une situation très dégradée, l’Etat serait contraint de passer à « autre chose ». Le préfet veut proposer un contrat d’objectif aux ACCA répertoriées en « points noirs ». Il s’agit des 28 communes ardéchoises qui représentent plus de 70 % des dégâts en euros du département. A mi-parcours de la saison, la diminution sensible des dégâts (il serait question d’un objectif de 20 %) devra être effective. Pour cela et si nécessaire, ouverture anticipée du sanglier à partir du 1er mai : du jamais vu ! En cas d’échec (et c’est un ton auquel les ACCA n’étaient plus habituées), Philippe Court ne montrera pas du doigt les mauvais élèves de la classe, il ne punira pas les vilains chasseurs. Il fera « accompagner » par les services de l’Etat l’ACCA en difficulté en mobilisant tous les moyens légaux à sa disposition pour que l’on se rapproche le plus possible de l’objectif fixé.

Certes, ce discours officiel ne fait pas dans la facilité ; il n’annonce en rien à la fédération, ni aux ACCA, des lendemains qui chantent ! Certains chasseurs s’en plaindront ou s’en inquiéteront. Des questions, il est vrai, restent encore sans réponse. Par exemple, comment le recours plus systématique (et prévisible) aux lieutenants de louvèterie sera-t-il organisé alors que les bras armés du préfet sont déjà extrêmement sollicités toute l’année au point d’arriver presque à saturation ? Ces interrogations sont légitimes, le préfet Philippe Court ne peut pas les ignorer. Mais tartiner un congrès fédéral de propos mielleux pour mieux interdire arbitrairement ensuite de chasser à toute une ACCA (Félines) ou encore, faire semblant d’autoriser magiquement un mode de chasse ancestral (pigeon ramier) pour mieux permettre à sa ministre de l’écologie de l’interdire définitivement huit jours après était une autre méthode qui n’aura pas laissé en Ardèche que de bons souvenirs …

Des représentants cynégétiques se sentant enfin compris, écoutés et respectés par le plus haut dépositaire de l’autorité publique dans le département, un discours gouvernemental assumant ses responsabilités sans mépriser qui que ce soit, le ton était bel et bien nouveau.

. « Cela nous change des années précédentes », faisait remarquer à la sortie, sourire aux lèvres, un président d’ACCA de l’Interdépartementale.    

« …Beauchastel »

 

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Philippe Meunier a rappelé « l’effort sans précédent » de la Région en faveur des chasseurs
Photo Inter/FDC 07

Avant de quitter Saint-Cyr, le président de l’Inter Chasse 26-07 est aller saluer le président de la FDC 07, ce qui était la moindre des choses mais aussi le viceprésident de la région Auvergne Rhône-Alpes, Philippe Meunier, représentant du président Laurent Wauquiez. C’est en effet le député du Rhône, cela, le président de l’Inter ne l’a pas oublié, qui avait reçu ensemble Jacques Aurange, Christian Pialet et Bernard Brottes à Lyon au siège de la région, aussitôt le nouvel exécutif d’AuvergneRhône-Alpes installé.  

Dans son intervention avec clin d’œil appuyé à ses origines familiales ardéchoises, Philippe Meunier n’a pas manqué de rappeler devant l’assemblée ardéchoise ce qu’il avait raconté ce jour-là à Lyon au représentant de la Chasse Drôme-Ardèche amusé :

« Comme vous, mon grand-père habitait … Beauchastel ».  

Le monde est petit.

Après s’être entretenu en aparté avec Jacques Aurange puis avoir remercié son président de fédération, Christian Pialet a tenu, avant de prendre congé, à faire le tour des administrateurs fédéraux. Il les a salués un par un, sans oublier le personnel technique et le personnel administratif de la FDC 07.

 

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Nicolas Hulot : le grand bleu

 

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Photos Inter/Capture/BFMTV/CC BY-SA

Adepte de la plongée sous-marine, M. Hulot découvre la plongée sondagière.  
En 6 mois, le ministre de l’Ecologie (et de la chasse) voit sa cote de popularité dévisser de 11 points. Même si ce n’est pas encore la plongée vers les abysses, c’est la plus forte baisse d’un membre du gouvernement.

 

La Frapna 07 aurait-elle, à son tour, tourné la page ?

 

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Le hérisson ardéchois a-t-il fait peau neuve ?
Photo Inter/CC BY-NC-SA

. Voici quelques années, la survie de la Frapna 07 était une question posée. Bien qu’adversaires, nous avions dit pourquoi sa disparition possible en tant qu’association ne nous réjouissait pas.

Certes, la Frapna 07 a pu compter à une autre époque plus d’anti-chasses souvent sectaires que de réels bienfaiteurs de la planète et de l’humanité. Certes, elle ne s’est jamais privée d’entraver la chasse en Ardèche, ni de combattre l’action de l’Interdépartementale dans sa défense de la chasse au gibier d’eau ou au pigeon ramier, ni même d’égratigner à l’occasion son président-fondateur. Mais, en tant que personnes, nous avons toujours respecté nos adversaires car si l’engagement associatif nous a parfois séparés, il se trouve à la Frapna comme ailleurs des hommes et des femmes de qualité.   

Certes, trop de permanents ont pu profiter pendant trop longtemps, à la Frapna comme à la LPO, d’un système exagérément biberonné aux subventions publiques. Nous avons dénoncé cette dérive. Par notre action permanente d’information de l’opinion publique en général et des familles de chasseurs en particulier, par nos démarches tenaces auprès de l’exécutif régional (l’ancien président de région comme le nouveau), nous avons contribué – et nous nous en félicitons – à obtenir de la région Auvergne-Rhône-Alpes que les chasseurs y soient enfin reconnus en tant qu’acteurs du territoire et acteurs de la biodiversité, à obtenir aussi qu’un rééquilibrage des subventions publiques soit désormais plus conforme à l’équité. 

Cela ne nous empêche pas de reconnaitre que des bénévoles et des adhérents de la Frapna ou de la LPO puissent être portés eux aussi dans leur engagement associatif par des convictions environnementales sincères et respectables.    

C’est pourquoi nous constatons aujourd’hui avec un intérêt particulier que la Frapna 07 parait avoir franchi un cap : en tournant la page, semble-t-il, d’une forme d’antichasse primaire qui fut longtemps sa marque de fabrique … Et l’obstacle majeur à son développement.    

Progressivement, une nouvelle génération semble prendre le relai et s’attacher à recentrer l’association sur des fondamentaux environnementalistes qui parlent davantage d’avenir et s’adressent donc davantage aux jeunes :  en 2018, forêts et rivières à préserver ou à restaurer sont devenues les combats prioritaires de la Frapna Ardèche. La faune et la flore font désormais l’objet d’approches plus scientifiques que militantes au service de projets concrets d’intérêt général susceptibles de susciter davantage qu’avant l’adhésion de tous.   

Si cette orientation nouvelle se confirmait, elle pourrait devenir vraiment intéressante. 

 

 

La FDC 26 reçoit l’ANCGE

   

. Les délégués départementaux ANCGE Drôme, Serge Roux (Chabeuil) et Noël Chautard (Livron) étaient conviés le 16 avril 2018 à Crest au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs. Les représentants drômois de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau ont été reçus à leur demande par le président FDC 26, Rémi Gandy et son Conseil d’Administration : un oubli réparé qui permet à l’ANCGE 26 de rejoindre les 12 associations spécialisées consultées par la FDC 26.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE