DECOUVREZ EN EXCLUSIVITE LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, C’EST CE QU’IL SE DIT EXACTEMENT ENTRE CHASSEURS QUAND UNE ASSEMBLEE GENERALE LEUR PERMET DE PARLER LIBREMENT DES PROBLEMES DE LA  CHASSE QUI PREOCCUPENT LEURS ACCA

 

Adhésion obligatoire

La nouvelle équipe dirigeante de l’Interdépartementale souligne une différence qui la distingue des fédérations : si l’Inter Chasse 26-07 ne compte « que » 200 ACCA s’acquittant d’une cotisation sur les 700 ACCA qui existent en Drôme- Ardèche, il s’agit d’une adhésion volontaire tandis que l’adhésion des ACCA à leur fédération est non seulement payante mais obligatoire.

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Le petit observateur drômardéchois

 

POURQUOI LE SANGLIER EST EN TRAIN D’INQIETER SERIEUSEMENT LA FEDERATION DE LA DRÔME DONT LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER BONDIT DE 75 % ! …

 

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EN EXCLUSIVITE

LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

 

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Ambiance

Parmi les représentants des ACCA adhérentes de l’Interdépartementale, les vrais chasseurs de gibier d’eau, exclusivement gibier d’eau, se font de plus en plus rares. Jamais bien nombreux dans nos départements à très forte dominante sanglier, hyper spécialisés, maintenant plutôt âgés, ils voient leur nombre diminuer d’année en année. Les épisodes répétés de grippe aviaire avec interdictions totales ou partielles des appelants n’arrangent pas les choses ; les niveaux d’eau du Rhône régulièrement impactés par la sécheresse, non plus ; les silures de 100 Kg gros consommateurs de colverts jeunes ou adultes, pas davantage. Pour les chasseurs de gibier d’eau, le combat pour la survie cynégétique est ancien. Vu de l’extérieur, serait-il déjà terminé ? Certains ont pu le penser avec gourmandise et s’en réjouir par anticipation … En se trompant peut-être sur la capacité de résistance des derniers huttiers Drôme-Ardèche.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Malgré quelques bâtons mis dans les roues sans grande subtilité, CNR aura renouvelé dans deux ans les homologations de huttes de chasse sur le DPF Rhône et Isère en concertation étroite avec ses interlocuteurs habituels : l’ANCGE, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, la fédération territorialement compétente. Tout propriétaire de hutte de chasse ancien ou nouveau souhaitant faire valoir son droit de hutte pour la période 2019-2025 mais également tout chasseur utilisateur permanent ou occasionnel d’une hutte doit contacter directement l’Interdépartementale. Avant la prochaine ouverture de la chasse, le partenariat triennal CNR-Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, volontiers cité en exemple par la Présidente du Directoire, Présidente- Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, Elisabeth Eyrault, sera reconduit.

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Serge Roux – Chabeuil)

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« Face à la grippe aviaire qui revient chaque année, nous proposons l’écouvillonnage des appelants en début et fin de saison pour analyses en laboratoire avec en contrepartie transport et utilisation libres des appelants pendant toute la saison de chasse ».

 

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Vol de milouins :
En Drôme-Ardèche, sur les bords du Rhône comme de l’Isère, aucun oiseau
n’a encore jamais été trouvé mort de grippe aviaire

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Ambiance

A Beauchastel, les chasseurs de grive des 535 ACCA toujours arbitrairement privées de dix jours de chasse n’étaient guère plus nombreux que les chasseurs de gibier d’eau. Dépités, résignés, ils semblent avoir abandonné la partie.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Tant qu’il y a partout du « cochon », les grives, finalement tout le monde s’en fout un peu, surtout qu’on n’en voit plus beaucoup, ce n’est pas comme avant … ». Tous ceux que nous avons pu contacter après les Tables Rondes du 24 février ne cachaient pas leur amertume : « Là où il y a eu des grives cette année, (dans le sud de nos départements – NDLR), beaucoup de chasseurs ont pris leurs responsabilités. Ils n’ont pas regardé dans quelle commune ils se trouvaient pour les tirer jusqu’au 20 février ! C’est quand même lamentable d’être obligés d’en arriver là mais à part l’Interdépartementale, qui nous défend ?». « Les fédés n’ont pas eu un mot cette année pour aider les chasseurs de grives. C’est comme si on n’existait pas. Elles avaient pourtant promis de faire intervenir la FNC ». « La grive ? Les politiques s’en foutent complètement, il n’y a plus que le sanglier qui compte ». Quelle solution alors ? « Il nous reste encore le bulletin de vote pour bien les remercier ». « 20 février mais pas pour tous ! La Ségolène, elle a gagné » constatait avec amertume un président d’ACCA représentatif de ces 535 communes injustement interdites de chasse entre le 10 et le 20 février. « Pour les vieux chasseurs qui ont du mal à se déplacer, pouvoir tirer quelques grives en hiver dans les lierres, c’était parfois leur seul plaisir, leur seule motivation à reprendre le permis. Ils ne les ont pas respectés ». Si le sud voit encore épisodiquement quelques beaux passages de grives en février, la disparition progressive mais inéluctable en moyenne Vallée du Rhône des dernières plantations de pommiers, des vieux arbres à lierre et autres biotopes favorables aux turdidés a considérablement tari la source.

 

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Albert Zecchini – Valence)

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« C’est clair, on a voulu faire disparaitre une catégorie de chasseurs. C’est exactement ce qui est en train de se passer ! »

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Chasse à la grive : la « repasse de février ».
Tradition cynégétique ancestrale en voie de disparition en Drôme-Ardèche ?

 

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Ambiance

Le bruit courrait deux, trois jours avant la réunion ; l’Inter avait été prévenue par les amis, des anciens du CDCAR : les chasseurs de pigeon ramier ne viendraient pas à Beauchastel : « Une absence pour protester ». Effectivement, très peu sont venus. K.O. après la volte-face du préfet concernant son arrêté, ils n’ont pas voulu se déplacer : « Venir ? Pour quoi faire ?! On s’est encore fait enfler. Cette fois, c’est terminé ! ». « On n’a rien contre l’équipe de Christian, bien au contraire mais nous on a assez donné, ça sert à quoi maintenant ? ». Autour de la grande table-ronde (bien trop grande) qui était réservée aux chasseurs de « ramiers », les plus anciens se souviennent qu’à certaines assemblées de Beauchastel, « dans les années 80-90 », chasseurs de pigeon et de canards remplissaient la salle des fêtes de Beauchastel à eux seuls, que les seuls chasseurs de pigeon étaient jusqu’à 450-500 aux réunions du CDCAR animées par Bernard Brottes, Alain Roure, Marie-Christine et Claude Git, Gérard Bulliod, plus de 4000 même, une fois, à manifester à l’Escrinet autour de Jean Saint Josse (CPNT) ! Mais ça, c’était le siècle passé.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Comme d’habitude, on s’est fait avoir en beauté » mais « cette fois, c’est la dernière ». De guerre lasse, comme un seul homme, ils laissent tous tomber … « Définitivement ». « Sacré gâchis, putain ! ». Beaucoup auraient voulu « y croire encore », surtout parmi les jeunes. Les plus optimistes avaient même « déjà acheté les cartouches » à l’annonce du classement « nuisible » par « l’ami » préfet. D’autres ne se privent pas de rappeler la position « prudente » et « sage » (l’expérience instruit) du président de l’Interdépartementale lors de la préparation de la manifestation du 10 septembre 2016 : « Cette fois, c’est vrai, pour le pigeon nous avons plus de chances d’y arriver mais attention ! Quand Bernard Brottes nous dit qu’il ne faut pas manifester parce qu’il est certain d’obtenir du préfet la signature d’un arrêté favorable, la fédération oublie qu’un arrêté signé n’est pas encore un arrêté appliqué » … Quant aux jeunes manifestants du 10 septembre, ils sont « furieux » que les fédérations se soient servies de ce prétexte, de ce « chantage » disent-ils, pour « dissuader ceux qui voulaient venir manifester à Privas de le faire ». « On a manipulé les chasseurs pour obéir au pouvoir politique, c’est grave ! ». « Les chasseurs de pigeon qu’on a trompé une fois de plus voient aujourd’hui le résultat. Il est brillant ! A la fédération, ils peuvent être fiers de leur communiqué (recommandant de ne pas manifester – NDLR) ». Dépit, écoeurement, colère résument le sentiment général. Un Président d’ACCA de la région d’Aubenas, lui-même passionné de pigeon ramier même s’il chasse surtout le sanglier : « Pour le pigeon, cette fois, c’est mort. Les ACCA peuvent remercier la fédération qui peut remercier le préfet, lui envoyer ses amitiés et quand on y est le champagne payé par les chasseurs mais le 13 mai (Assemblée Générale annuelle d’Aubenas – NDLR) qu’Aurange et Brottes ne viennent pas encore nous parler du pigeon, parce que dans la salle ça pourrait chauffer grave ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Alain Pialet – Loriol)

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« Pour plusieurs générations de chasseurs, c’est une grosse déception. Les anciens espéraient pouvoir y revenir un jour, les plus jeunes pouvoir découvrir enfin cette chasse qu’ils ne connaissent pas mais qui les fait rêver parce qu’ils en ont souvent entendu parler. Ségolène Royal a tranché en faveur des écolos. Une solution encore possible avec les prochaines élections ? Personne n’y croit vraiment : les changements de majorité, il y en a déjà eu, avec des promesses mais sans jamais régler le problème du pigeon. Compter encore, malgré tout, sur les fédérations ? Elles disent vouloir rester dans le dialogue mais en réalité elles sont aux ordres des préfets. Nous n’avons plus le choix, ce qui nous arrive avec le pigeon le montre : si nous voulons sauver la chasse ou ce qu’il en reste, nous avons besoin de plus de solidarité entre chasseurs, tous modes de chasse confondus ».

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Pigeon en mars : l’espoir définitivement envolé ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Ambiance

« Ça parle beaucoup dans les ACCA en ce moment, surtout dans les équipes sanglier ». « Les chasseurs se demandent où l’on va, où l’on nous mène » … En Ardèche, cette année, les réunions de secteur ont révélé un « malaise entre la fédération et les ACCA ». Dans quatre secteurs au moins, des Présidents d’ACCA n’ont pas apprécié – et l’ont fait savoir – que le représentant de la fédération minimise systématiquement tous les problèmes, « comme si ces problèmes n’existaient pas », au point « d’oublier parfois d’en parler » : les fortes présomptions de manipulations génétiques sur le sanglier s’appuyant sur la publication par l’Interdépartementale de rapports officiels et de données scientifiques ? « Pour le moment, seulement des rumeurs propagées par certains. On connaitra peut-être la vérité d’ici dix ou quinze ans » ; la revendication officielle de stériliser la bête noire en Ardèche ? « Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas encore fait ! ». Ce qui passe encore plus mal, c’est que « la FDC 07 qui vient d’échouer encore une fois sur le pigeon ramier n’assume pas sa responsabilité ». Elle tente de se défausser sur l’Interdépartementale « quand on entend dire que Ségolène Royal a surement mal pris d’être sifflée au congrès et qu’il n’aurait peut-être pas fallu le faire ». Un chasseur de pigeon rétorque à la fédération que « personne n’avait sifflé la ministre en 2015, ce qui ne l’a pas empêchée de nous interdire le pigeon ramier en mars après nous avoir pondu sa grive communale en février ». Dans plusieurs secteurs, le délégué fédéral a été pris à parti par les représentants des ACCA sur la position des fédérations « qui ont désavoué la manifestation des ACCA de l’Interdépartementale » (10 septembre 2016) et s’en sont publiquement désolidarisées : « On pourra nous dire ce qu’on veut, ce n’est pas le rôle d’une fédération de chasseurs de s’en prendre à ceux qui défendent la chasse ! ».

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Pour les Présidents d’ACCA, ça devient compliqué. Il nous faut régler trois ou quatre problèmes à la fois, appliquer les décisions de l’administration, faire plaisir à nos chasseurs, ne pas se mettre à dos les agriculteurs, etc. Nous sommes que des bénévoles avec de tout petits moyens. On y passe beaucoup de temps et encore on se fait critiquer ». D’autres se disent préoccupés par la montée des conflits internes aux ACCA. « C’est un peu le bordel. Il y a de plus en plus de Présidents d’ACCA qui finissent maintenant devant un tribunal. Et quand on demande un conseil à notre fédération, il faut attendre un mois avant d’avoir la réponse … si on l’a ». Plusieurs Présidents d’ACCA s’indignent de voir plaider contre leur ACCA « un avocat payé par les fédérations, c’est-à-dire par les ACCA ». « N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ? ». « L’argent mis sur la table par des personnes extérieures au département (pour constituer une chasse privée sanglier – NDLR), cela fait monter les enchères, constate un autre. Nos équipes d’ACCA ont de plus en plus de mal à suivre. Elles perdent des territoires, souvent les meilleurs pour le sanglier ». « La moyenne d’âge des Présidents d’ACCA est élevée, heureusement que des jeunes s’y mettent ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Sébastien Riou – Boffres)

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« La FDC 07 est de plus en plus montrée du doigt dans les ACCA. Un soutien aux ACCA, notamment juridique, est attendu de l’Interdépartementale pour pallier aux insuffisances de la fédération ardéchoise. Nous  déplorons tous, Ardéchois comme Drômois, la mauvaise entente entre chasseurs, le manque de solidarité flagrant qui nous affaibli »

 

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L’appel à plus de solidarité des ACCA pour défendre la chasse

 

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Ambiance

Des cinq Tables Rondes organisées par l’Interdépartementale le 24 février 2017, celle du sanglier était la plus fournie en participants et … en réactions. Un sujet a occupé toutes les conversations : les chasseurs de sanglier sont-ils à la veille d’un « désastre annoncé », d’une « éradication du sanglier » qui se prépare méthodiquement et que l’on essaie encore de leur cacher ? Remontées de terrain : les révélations fracassantes de  l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sont actuellement reprises et discutées dans de nombreuses ACCA. Plus personne ne prend à la légère les publications argumentées de l’Interdépartementale qui font chauffer le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche : prétendue « maladie » du sanglier qui se promène de l’Ardèche aux Pyrénées sans contaminer un seul sanglier dans les autres départements traversés, stérilisation de masse du sanglier qui a déjà commencé dans la nature ici et là « à titre expérimental », officiellement en Catalogne et dont les Espagnols ne se cachent même plus, conférencière officielle prise en flagrant délit de mensonge (de son propre chef ou sur recommandation pressante de l’autorité supérieure ?) dans une réunion d’information d’ACCA organisée par une fédération, discours pommade d’une autre fédération consistant à nier en bloc, contre toute évidence, sans aucun argument scientifique à faire valoir en contre, l’hypothèse de plus en plus étayée d’une probable manipulation génétique sur le sanglier qui serait en cours d’expérimentation en Ardèche, dans les Pyrénées Orientales, dans le massif des Albères, versant espagnol.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Trois points de vue s’affrontent. Il y a d’abord ces chasseurs qui continuent à se rassurer – ce qui est leur droit – en faisant plutôt confiance au discours officiel relayé par les fédérations : « C’est vrai que nous aussi on se pose pas mal de questions mais quand l’Interdépartementale parle de scandale pour le sanglier, il n’y a pas de preuve, seulement des suppositions ». Il y a ensuite les chasseurs qui doutent sérieusement de la version officielle : « Comme tout le monde, au départ j’ai cru ce qu’on nous disait. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette maladie (de l’oedème du porc – NDLR), si c’était vraiment celle-là comme on nous le dit, fasse mourir les sangliers mais pas les porcs, qu’elle arrive tout d’un coup en Ardèche mais pas ailleurs puis maintenant dans les Pyrénées ». Il y a enfin tous ces chasseurs dont la conviction est faite depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui les plus nombreux : « Depuis le début, on nous prend pour des cons. C’est la « myxo » du sanglier qu’ils nous ont foutue ! ». « Il y en a qui savent, c’est sûr ; maintenant, ils doivent commencer à « baliser » si on découvre un jour la vérité ». « Au niveau politique, c’est décidé depuis longtemps : ils cherchent comment faire disparaitre le sanglier sans laisser de traces mais ça ils ne vont pas nous le dire ». Ces chasseurs estiment que l’argument scientifique penche de leur côté même s’il s’agit plus, pour le moment, de fortes probabilités que de réelles certitudes : « Quand des spécialistes invités par les fédérations n’hésitent pas à mentir pour essayer de convaincre, il faut quand même se demander pourquoi, non ? ». « Puisque notre fédération (Ardèche – NDLR) parle de rumeurs à propos de ce que l’Interdépartementale a publié sur le sanglier, que les chasseurs aillent donc voir eux-mêmes sur le site, ils sauront pourquoi il ne s’agit pas de rumeurs mais de travaux scientifiques que personne jusqu’à présent n’a pu contester, ni la fédération, ni la préfecture, ni le ministère de l’Ecologie ».  « Sûr que si l’Interdépartementale n’était pas là, on en serait encore à tout ignorer … comme des cons ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Jordan Laude – La Motte Chalencon)

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« Quel avenir pour la chasse au sanglier ? Les jeunes chasseurs sont inquiets. « Maladie » ou … tout autre chose, empoisonnements, stérilisation : les ACCA regrettent le manque d’information venant des fédérations. Que deviennent les résultats des analyses scientifiques effectuées depuis plusieurs années ? Que fait le ministère de l’Environnement pour lutter contre la pyrale du buis qui est en train de faire disparaitre une partie du biotope dans nos massifs à sanglier ? Il faut repenser la question de la maîtrise des dégâts de sanglier par rapport aux territoires dont le contrôle échappe de plus en plus aux ACCA. Là où il y a surpopulation de sangliers, pour éviter qu’on nous impose en secret des mesures catastrophiques, nous devons imaginer de nouvelles formes d’utilisation de nos équipes sanglier sur le terrain, par exemple en mobilisant quand il le faut, de façon  coordonnée, l’ensemble des ACCA d’un même secteur, en allant au besoin jusqu’à penser « massif » plutôt que « commune ».

 

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Il n’a pas fini de faire parler de lui ! …

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Une ACCA de l’Ardèche condamnée pour « désastre écologique »

L’INTERDEPARTEMENTALE QUI REJETTE « TOUT AMALGAME DESTINE A JETER LE DISCREDIT SUR L’ENSEMBLE DES ACCA » ESTIME QUE « LES CHASSEURS ONT UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE DANS LA PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT »

 

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Communiqué du Bureau Interdépartemental

 

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Beauchastel, le 15 avril 2017.

« C’est par le journal qu’un délit environnemental pour lequel une ACCA de l’Ardèche vient d’être condamnée a été porté à la connaissance des dirigeants de l’Interdépartementale.

« Le Bureau Interdépartemental prend acte de la décision de justice, l’ACCA déclarée coupable ne contestant pas les faits qui lui sont reprochés.

« L’Interdépartementale rejette tout amalgame destiné à jeter le discrédit sur l’ensemble des ACCA mais rappelle aux chasseurs la responsabilité particulière qui est la leur dans le respect de la nature, la préservation de l’environnement, l’image de la chasse donnée aux autres utilisateurs de la nature.

« Ainsi, par l’entretien permanent d’un millier de kilomètres de chemins à travers les massifs boisés, l’ensemble des ACCA de l’Ardèche participent efficacement à la lutte contre les incendies de forêts.

« Conceptrice et organisatrice des Printemps du Rhône, concept novateur aujourd’hui mis en pratique au niveau des autres fleuves français, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est depuis toujours très attachée à la préservation des milieux aquatiques.

« Au-delà du fait divers, de ce cas particulier qui ne manquera pas d’être monté en épingle et exploité contre les chasseurs, l’Interdépartementale est bien consciente du problème plus large qui est aujourd’hui soulevé.

« C’est pourquoi, elle invite les fédérations de chasseurs à lancer sans tarder une concertation générale avec leurs adhérents obligatoires, ACCA et chasses privées.

« Les fédérations pourront ainsi leur apporter des réponses précises, des moyens juridiques, techniques, financiers que les chasseurs attendent et réclament pour que les équipes grand gibier soient en situation de mettre en oeuvre dès la prochaine ouverture de la chasse des solutions concrètes, réalistes, applicables, progressives, financièrement supportables.

« L’Interdépartementale, qui prend acte qu’une enquête diligentée par la Gendarmerie Nationale et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage puisse se conclure en un an par la tenue d’un procès et la condamnation d’une ACCA, regrette qu’une ACCA du même département, ayant saisi la justice voici cinq ans pour empoisonnement chimique volontaire de la faune sauvage et mise en danger de la vie d’autrui  (bromadiolone), fait avéré, ait vue sa plainte classée sans suite, les coupables restant impunis à ce jour ».

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’AUDE PASSE LE BAC

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« Passe d’abord ton bac, tu chasseras après ! »

Ce reproche parental, aucun lycéen de l’Institut Saint-Joseph de Limoux dans l’Aude ne l’entend cette année. Car, pour réussir leur bac pro, les élèves de cet établissement ont passé l’option … « chasse ».

Pour gagner de précieux points au bac, ces jeunes ont suivi pendant leur année de terminale une formation au permis de chasser avec agrément piégeur et brevet de chasse à l’arc.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Cette grande première en France, une option « chasse » au bac validée par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Agriculture, on la doit à un partenariat exemplaire entre la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude et l’Institut agricole Saint-Joseph de Limoux.

Bravo, la « fédé » !

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … LA LPO DE BOUGRAIN-DUBOURG DIT LA MÊME CHOSE QUE NOUS !

 

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H5N8

Couplet antichasse imposé, « La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage d’appelants malgré la grippe aviaire ». Elle le dit mais sans insister plus que ça. A la LPO d’Allain Bougrain-Dubourg, la vraie nouveauté est ailleurs : c’est lorsque la LPO dit la même chose que l’Interdépartementale, à savoir que les oiseaux migrateurs ne sont ni responsables, ni coupables des épisodes de grippe aviaire, seulement victimes :

« Les oiseaux sauvages, constate la LPO, sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus. Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus ».

L’oiseau migrateur subit, il n’est pas à l’origine ; telle est la réponse de la LPO qui argumente en ce sens :

« Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du Sud-Est et la France. La seule espèce « long courrier » est la sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique ».

Et a LPO de conclure :

« Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

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Echos de campagne. Propos philosophiques sur la ruralité

 

  • Il y a la campagne, la leur (11 d’abord, 2 ensuite) et la campagne, la nôtre (celle où nous vivons)

Alain Finkielkraut, philosophe français contemporain :

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- « Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions ».

Michel Onfray, philosophe français contemporain :

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- « Chaque fois que je me trouve dans un village de France, je le vois meurtri, blessé, abandonné, délaissé, oublié par les villes dans lesquelles on décide pour eux (les ruraux – NDLR) de ce qu’ils ont le droit de faire, voire le devoir de faire pour se mettre en conformité avec les normes françaises, donc européennes ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2016

PARCE QUE NOUS FAISONS CE QUE NOUS DISONS, CEUX QUI VOULAIENT TEMOIGNER EN MANIFESTANT ONT PU S’EXPRIMER LIBREMENT DANS LA SECURITE, LA LEGALITE, LA SERENITE. LES JEUNES ETAIENT LA, ILS SONT L’AVENIR DE LA CHASSE. AU MÊME MOMENT, NOS IDEES SONT ENFIN MISES EN PRATIQUE A LA REGION. QUE CELA PLAISE OU NON, NOTRE ACTION FAIT AVANCER LA CHASSE !

 

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La chasse en marche
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

80 tout rond.

 

« En dessous de 40-50, ce serait un échec. Entre 80 et 100, on commencerait vraiment à peser dans les décisions à prendre » avaient estimé les organisateurs. Selon le chiffre rigoureusement identique fourni par l’Interdépartementale Chasse 26-07, le service information de la préfecture, la presse quotidienne régionale, ils étaient 80 ; 80 à avoir été comptés méthodiquement, un par un, ce qui n’a pas été le cas lors d’une récente manifestation contre la chasse à Valence où ont été inclus d’office dans le nombre de manifestants les visiteurs de la fête de la gastronomie arrêtés sur les trottoirs pour les regarder défiler : 80, pas un de plus, pas un de moins, à manifester non pas contre mais « pour la chasse, pour la ruralité ». C’était il y a un mois dans les rues de Privas, le 10 septembre 2016, veille d’ouverture générale de la chasse.

A titre de comparaison, les deux dernières manifestations de l’été contre la loi travail n’ont pas fait mieux devant la préfecture de l’Ardèche pourtant à l’appel de plusieurs organisations syndicales nationales (« 65-70 manifestants » le 5 juillet, puis des syndicats préférant carrément renoncer au défilé prévu en ville le 15 septembre à cause d’une participation jugée insuffisante). Le 29 septembre, à l’appel de 9 organisations syndicales, les retraités étaient eux aussi dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat. Une soixantaine se sont rassemblés devant
la préfecture de l’Ardèche. Les agriculteurs avaient fait nettement moins bien le 2 août avec à peine une vingtaine de protestataires. Pourtant, il y a eu pire. Les professeurs de collèges et lycées de la Drôme, autrefois par centaines à investir les boulevards de Valence, n’étaient plus qu’« une vingtaine » à descendre dans la rue le 8 septembre (dixit Le Dauphiné) à l’appel d’un syndicat national. Cela se passait pourtant dans la ville préfecture de la Drôme.

Enfin, comparaison la plus parlante pour des chasseurs, le 24 septembre dernier, à l’appel d’un vaste collectif national « rassemblant 71 associations », les opposants Drôme-Ardèche à la chasse se sont rassemblés devant la préfecture de Valence après un défilé en ville aussi bariolé que bruyant, faisant sortir des cafés et restaurants les consommateurs venus en nombre fêter la gastronomie, cette tradition française se mariant si bien avec la chasse et ses gibiers cuisinés. « Entre 21 et 34 participants selon le moment et l’endroit de la manifestation », nous a signalé un observateur présent qui les a suivis en prenant des photos.

Au bout du compte, 80 manifestants à Privas, 80 réellement sans avoir besoin d’en rajouter pour gonfler artificiellement le résultat, ce n’est finalement pas si mal pour « les chasseurs qui ne se résignent pas », surtout en raison du contexte général si peu propice aux manifestations mais également au regard des moyens déployés contre eux.

 

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Le petit observateur drômardéchois

 

Dans les coulisses du théâtre

 

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. Organisation

 

« Fini le théâtre, place au sérieux ! ». On se souvient de ce dérapage malheureux de Jacques Aurange en fin de congrès pour faire taire les sifflets de la salle adressés par les ACCA non à lui mais à Ségolène Royal et pour annoncer solennellement la prise de parole du préfet … Lequel n’avait rien à dire aux chasseurs, aucune réponse n’ayant été apportée, ni ce jour-là, ni depuis, aux questions très précises qui lui ont été posées. Clin d’oeil amusé en prolongement du congrès fédéral sifflant d’Aubenas, c’est … le théâtre que les chasseurs manifestant avaient choisi comme point de ralliement. Banderoles déployées, gilets fluo, casquettes, sifflets, trompes et cornes (« pour se faire entendre d’un gouvernement de sourds »), eau fraîche à volonté dans la voiture d’organisation, toilettes du théâtre municipal obligeamment mises à disposition des manifestants, mugs « A la chasse, je suis nature ! » proposés au tarif solidaire ACCA (plus d’une centaine vendus), service d’ordre interne composé d’un responsable principal (un rural non chasseur), deux adjoints (un ardéchois, un drômois), douze membres (à égalité Ardèche, Drôme) en lien direct avec les services publics de sécurité police-gendarmerie, lecture de consignes strictes au mégaphone : « La manifestation était très organisée, rien n’avait été laissé au hasard » ainsi que l’écrira la journaliste envoyée par le Dauphiné pour couvrir l’évènement.

 

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. Terrorisme

 

« Ça peut arriver n’importe où, n’importe quand, n’importe comment », entend-on fréquemment. Le 10 septembre, inévitablement, c’était dans toutes les têtes. « Merci d’être là aujourd’hui, d’avoir eu le courage d’y être malgré le risque du terrorisme ». C’est par ces mots que les organisateurs ont accueilli les participants. Deux jours plutôt, la peur avait été lourdement réactivée et fortement médiatisée par la découverte du projet d’attentat des femmes djihadistes aux bombonnes de gaz. Une bonne soixantaine de manifestants annoncés qui s’étaient déclarés « sûrs et certains de venir » par l’intermédiaire de leurs Présidents d’ACCA ont renoncé au tout dernier moment (sans prévenir personne, merci pour les organisateurs !), invoquant après coup dans les discussions « un risque trop grand » qu’ils n’ont pas voulu prendre. Les chasseurs présents, des hommes seuls presqu’exclusivement, ne sont pas venus en famille non plus comme c’était massivement le cas dans le passé : aucun enfant, un seul ado, des femmes se comptant sur les doigts d’une main. Michel Onfray aurait-il raison lorsqu’il ne craint pas de provoquer chacun d’entre nous en affirmant depuis l’horrible attentat de Nice et le prêtre égorgé dans son église : « Maintenant, quiconque dit ne pas avoir peur est un menteur » ?

 

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. Silence

 

Avant le départ du cortège pour la préfecture, une minute de silence a été demandée par Christian Pialet à la mémoire de « deux grands défenseurs de la chasse ardéchoise » avec lesquels il avait personnellement oeuvré des années durant, appréciant leur parfait dévouement et leurs compétences : Pierre Lebrou, ancien Administrateur et Trésorier de la FDC 07 ; Michel Burine, Vice-Président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche et Président de l’ACCA de Beauchastel.

 

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. Comptage

 

Par souci de transparence et de qualité de l’information donnée, les organisateurs ont proposé un comptage conjoint des participants à la préfecture, suggestion qui a été intelligemment acceptée. Ainsi, le nombre officiel qui a pu être annoncé à l’unité près – « 80 manifestants » – a évité les habituelles polémiques aussi inutiles que parfois à la limite du ridicule.

 

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. Remerciements

 

Le théâtre étant resté ouvert toute la durée de la manifestation à la demande des organisateurs, les personnes présentes ont apprécié cet élément de confort mis à leur disposition. Des remerciements ont été adressés à la direction du théâtre ainsi qu’à la municipalité de Privas. Pour sécuriser au maximum le cortège et le rassemblement, plusieurs contacts et réunions de travail avait eu lieu en amont entre organisateurs du Rassemblement, préfecture, hôtel de ville, police municipale, police nationale, gendarmerie nationale. Le parcours proposé par les organisateurs, accepté sans aucune difficulté par la préfecture, avait été choisi prioritairement sur le critère d’une sécurisation maximum des participants. Sur le chemin du retour, les forces de l’ordre ont été applaudies par une partie des manifestants. Présence appréciée également, celle des élus présents : deux ou trois élus municipaux de gauche venus en tant que chasseurs, quelques élus de Debout la France chasseurs et non chasseurs, la Conseillère Régionale Auvergne-Rhône-Alpes du Front National. Ces nouveaux soutiens venant après l’engagement à nos côtés des élus PS du département de l’Ardèche et de l’exécutif Auvergne-Rhône-Alpes LR, la ministre et ses préfets doivent se sentir un peu seuls aujourd’hui s’ils veulent continuer leur guerre de tranchées contre les chasseurs Drôme-Ardèche.

 

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. Polémique

 

Alors que la décision de manifester avait été arrêtée par vote unanime des représentants des ACCA présents à Beauchastel le 26 février 2016 sous l’oeil approbateur des élus de la Région et du Département ainsi que du représentant du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche et tandis que le Rassemblement du 10 septembre avait été annoncé deux mois à l’avance, nos fédérations agréées et contrôlées par l’Etat ont attendu la toute dernière semaine pour ouvrir une polémique publique sur l’air du « Surtout, n’y allez pas ! ». En donnant le plus large écho à leur polémique, la conséquence recherchée était – mais sans oser le dire – de semer le trouble pour diviser au maximum les chasseurs et les affaiblir le plus possible. Cela, au moment précis où la ministre de l’Ecologie et son préfet de l’Ardèche, empêtrés comme jamais dans les dossier sanglier, pigeon, grive, ruralité cherchaient le moyen d’éteindre l’incendie que le gouvernement a lui-même allumé puis entretenu par pure idéologie, loin de toute approche scientifique, technique et juridique sérieuses.

 

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. Reportages

 

A Privas, ceux qui y étaient ont vu le reporter photographe du Rassemblement : Léo Lespets, jeune photographe professionnel de Loriol, diplômé d’Etat (formation Claude Fougeirol, Meilleur Ouvrier de France, Prix Européen). Ils ont vu la représentante de la presse écrite : une jeune journaliste du Dauphiné qui ne nous a pas lâché d’une semelle du début à la fin. Ainsi, rien ne lui a échappé. Avec précision et exactitude, elle a rendu compte fidèlement de la réalité. Plusieurs articles sur le Rassemblement, sa préparation, sa contestation, son déroulement, ses prolongements ont fourni aux lecteurs du quotidien régional une information complète et honnête. A l’inverse, personne n’a vu ceux qui en ont parlé le lendemain … sans y être la veille. Ainsi, cette radio « indépendante » qui a cru pouvoir annoncer après coup « une cinquantaine » de manifestants. A vouloir faire simple, 80, c’est plus près de la « centaine » et c’est toujours plus professionnel d’y être quand on veut en informer les autres. Personne n’a vu non plus ces professionnels annoncés qui se sont subitement décommandés. Pour venir à Privas le 10 septembre, radios et TV publiques se sont perdues dans la nature. Par exemple, la rédactrice en chef d’une radio Drôme-Ardèche de service public avait appelé elle-même les organisateurs pour les informer que ce serait « de façon certaine, soit une interview pour annoncer le Rassemblement, soit de la prise de son sur place ». Ce fut … Ni l’un ni l’autre. De même, nous avons connu la TV régionale publique plus disponible chaque fois que des chasseurs manifestaient. Une consigne de « service public », sinon de « salut public » aurait-elle été donnée d’en haut pour que radios et TV publiques se taisent ?

 

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. Motion

 

Elle a été lue devant la préfecture mais pas devant le préfet. Adoptée à l’unanimité par vote à main levée, il était prévu que la motion des manifestants soit remise au représentant du gouvernement. Celui-ci ne s’est pas montré. « Les portes du dialogue constructif », rideau de fer baissé, sont restées obstinément fermées. Le bruit a couru que « la demande d’audience n’aurait pas été formalisée ». Nous sommes en mesure d’affirmer catégoriquement le contraire : le 22 août, les organisateurs ont informé explicitement les services du préfet que la motion, si elle était adoptée, serait remise au représentant de l’Etat lui-même au nom des manifestants. A la question qui nous a alors été posée le 22 août : « Et si le préfet vous fait recevoir par quelqu’un d’autre ? », notre réponse a été claire : « La motion sera remise au préfet en mains propres et à personne d’autre ». Pourquoi chercher à biaiser la vérité ? Il reste que le préfet de l’Ardèche n’ignore rien de ce que les manifestants réclament à ce gouvernement depuis quatre ans avec le soutien de l’Interdépartementale, de l’ANCGE, d’ACCA des deux départements, de ruraux non chasseurs, d’élus PS, LR, DLF, FN, SE.

 

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. Pare-brise

 

Perplexité des responsables en découvrant la double rangée de voitures étonnamment garées dans la rue Pierre Filliat jusque devant les portes de la préfecture un jour de manifestation déclarée, en période d’état d’urgence, Vigipirate à son maximum. Dans une manif aujourd’hui, un pare-brise de voiture cassé c’est si vite arrivé, n’est-ce pas, si vite photographié aussi sous le drapeau tricolore flottant au vent (parmi les membres des services d’information de l’Etat, l’un d’entre eux était en mission photographique), si vite exploité ensuite avec les conséquences qu’on imagine pour l’image de la chasse, pour la responsabilité des organisateurs. Avec d’autres que nous, moins bien intentionnés ou moins bien organisés, ça aurait pu arriver en effet, surtout que l’ordre public devient un équilibre fragile pour peu que l’on pousse insidieusement des manifestants à l’exaspération, ce qui aurait pu être le cas quand un gouvernement les maintient à distance derrière des grilles fermées, fermées au nom du « dialogue constructif » après les avoir déjà provoqué pendant plusieurs années à coups de mesures ressenties comme discriminatoires, arbitraires, incohérentes, injustes. L’organisation et l’encadrement de la manifestation jugés irréprochables (ainsi que la presse l’a soulignée) ont néanmoins permis d’éviter tout incident, tout débordement qui aurait bien-sûr été fatal à la suite du mouvement. Au grand soulagement des organisateurs ! De Monsieur le Préfet et Madame la Ministre aussi, on suppose ?

 

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. Pourquoi ?

 

Une question courrait les rangs des manifestants : pourquoi cette obstination, ces moyens déployés pour essayer de décourager la seule association indépendante qui défend encore librement la chasse au niveau de l’Ardèche et de la Drôme ? Pourquoi en 2016 (ce n’était jamais arrivé avant) le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche a-t-il été trois fois bloqué de l’extérieur et une fois relancé à l’envers ? Pourquoi en 2016 (jamais arrivé avant non plus) ce double piratage du compte en ligne de l’Interdépartementale avec plainte classée sans suite par le Procureur de la République ? Pourquoi cette polémique publique lancée par un communiqué politique, très orienté et visiblement « inspiré », signé par nos Présidents de fédérations à la veille du 10 septembre ? Pourquoi cette censure assumée par le site officiel d’une fédération de chasse (censée représenter et défendre les chasseurs avec l’argent des chasseurs) d’une affiche plutôt sympa, neutre, sans agressivité aucune, appelant simplement à se rassembler « pour la chasse, pour la ruralité » ? Pourquoi ce vilain chantage exercé sur ceux qui voulaient manifester, ces tentatives de débauchage par appels téléphoniques, ces petites provocations en direction des organisateurs, cette désinformation auprès des chasseurs (« pas d’arguments scientifiques, ni techniques »), autant de faits que l’on peut prouver s’il le faut ? Pourquoi donc cet acharnement à vouloir empêcher l’exercice pourtant parfaitement légal et légitime en démocratie de la liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté d’association, liberté de manifestation ? Pourquoi et surtout : à la demande pressante de qui ? A Paris et Privas, les politiciens responsables de la situation désastreuse faite à la chasse et à la ruralité ont voulu faire taire ceux qui sont encore libres en utilisant contre eux ceux qui ne le sont plus. C’est l’effet inverse qui va se produire.

 

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. Présence

 

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche ne fait pas de politique. Elle défend la chasse avec les chasseurs qui n’acceptent pas les doigts sur la couture du pantalon de subir la politique antichasse d’un gouvernement quel qu’il soit. Ainsi que les organisateurs s’y étaient engagés afin de respecter le choix des ACCA représentées, aucun parti politique n’a défilé à nos côtés, les seules banderoles autorisées du cortège étant « la chasse et la ruralité ». L’unique prise de parole du Rassemblement a été la lecture devant la préfecture de la motion approuvée par les manifestants. Si quelques élus étaient présents dans le cortège, c’est parce que les ACCA manifestantes avaient souhaité que les élus soient invités. Ils l’ont tous été effectivement, sans exception. Les élus présents ont été remerciés pour leur soutien comme nous l’avions fait à Beauchastel avec les représentants du département de l’Ardèche (PS) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (LR). C’est en tant qu’élue de la République que Céline Porquet était là. Evidemment, la présence de la Conseillère Régionale n’est pas passée inaperçue, d’autant plus que la Secrétaire Départementale pour l’Ardèche du Front National ne se montre que rarement dans les manifestations.

 

Les jeunes ne se sont pas dégonflés !

 

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La moitié des manifestants étaient des jeunes
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

. Ce fut la belle surprise de ce Rassemblement : la moitié des manifestants étaient des jeunes. A l’avenir, ceux-là seront certainement moins dociles, moins faciles à manoeuvrer que leurs aînés : pas du genre à se laisser intimider ni endormir. Il faudra apprendre à repenser la chasse avec eux.

L’Interdépartementale fait et fera à ces jeunes toute la place qu’ils méritent. Que tous ceux qui étaient à Privas et veulent continuer à se faire entendre reprennent contact avec nous dès que possible !

Entre jeunes, dans le langage très direct qui est le leur, ils ont dit pourquoi ils y étaient (libres propos entendus par des responsables et librement reproduits ici, la censure n’ayant pas cours chez nous et personne n’étant en mesure de nous l’imposer) :

- « Moi, c’est la première fois que je manifeste » … « Trop bien cette manif, depuis le temps qu’on l’attendait ! » … « Il est où ce préfet ? » … « Super, une fédération de chasse qui bave sur ses chasseurs ! » … « La prochaine, on va la faire là-haut (NDLR : à l’Escrinet), c’est nous qui avons payé le panoramique du bazar fédéral avec vue au chaud en mars sur les vols de pigeons qu’à cause d’eux on ne peut plus tirer ! » … « Leur politique, les embrouilles sur le sanglier, les trucs pas clairs sur la grive, le pigeon, on s’en fout, nous on veut juste pouvoir chasser et on ira sans leur permission ! » … « Ces fédés qui nous font mal, c’est quand même avec l’argent qu’on leur donne qu’elles peuvent tourner, on les paye cher pour aider les chasseurs, pas pour nous enfoncer ! » … « Tirer contre son camp comme ils l’ont fait, ça personne ne l’oubliera. ».

Quand les manifestants ont tourné le dos à la préfecture sans avoir été reçus, un groupe de jeunes en colère a commencé à scander un slogan – manière stade de foot – pour interpeller le représentant du gouvernement en termes assez peu diplomatiques. Il a fallu toute l’autorité du Président Pialet pour les stopper net.

Mais ceux qu’on a voulu humilier une nouvelle fois en refusant de les recevoir (Christian Pialet avait prévu de se faire accompagner chez le préfet par deux jeunes manifestants) pourraient ne pas en rester là. Il se pourrait aussi qu’ils soient bientôt rejoints par d’autres de la même génération, cette génération qui n’acceptera pas tout et n’importe quoi sans rien dire.

Avis à tous ceux qui ont beaucoup promis et jusqu’à présent si souvent déçu ! S’il est encore temps pour eux, ils vont vite devoir changer leur fusil d’épaule.

 

 

AVEC L’INTERDEPARTEMENTALE, LES CHASSEURS SONT PEUT-ÊTRE EN TRAIN DE GAGNER LA BATAILLE DES IDEES

 

Ce qui hier paraissait encore impossible devient réalité aujourd’hui : comme à la Région où les 120 000 chasseurs de nos 12 départements sont désormais entendus

 

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Nos idées enfin mises en pratique à la Région
Photos Inter/JMS/Capture d’écran/Région Auvergne-Rhône-Alpes

Lyon, 22 septembre 2016.

 

 

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Un travail d’information en profondeur qui commence à porter ses fruits
Photos Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

En 2015, pendant la campagne pour les élections régionales, c’est nous, à l’Interdépartementale, qui avons contacté directement le Président Jean-Jack Queyranne (PS), lequel nous a reçu aussitôt et le candidat Laurent Wauquiez (LR) qui nous a promis de nous faire recevoir s’il était élu. Un article de notre site, particulièrement lu et commenté, a fait le tour de la Région Auvergne-Rhône-Alpes quelques jours avant les élections : plus de 120 000 chasseurs (auxquels il faut ajouter leurs familles et amis) ont pu voter en toute connaissance de cause. 111 000 voix ont manqué à Jean-Jack Queyranne pour sa réélection. Son successeur, Laurent Wauquiez sait que l’électorat chasseur a pesé dans ce scrutin et qu’il pèsera encore dans les scrutins à venir. Pour le moment, il ne l’a pas oublié ; le Président Wauquiez fait avec les ruraux et les chasseurs ce qu’il a dit qu’il ferait.

Dès la mise en place de la nouvelle majorité régionale issue des urnes, Christian Pialet, le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a été reçu à Lyon comme promis par Laurent Wauquiez en compagnie du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange. C’est le Vice-Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la chasse, le Député (LR) Philippe Meunier qui a présidé la réunion de travail à l’Hôtel de Région. Y assistaient également plusieurs élus ardéchois dont Olivier Amrane, Conseiller Régional Délégué à la ruralité, Bernard Brottes, Maire de La Voulte.

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Depuis l’Assemblée Générale 2016, quel chemin parcouru !
Photo Inter/JMS

 

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Photo Inter/JMS

 

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Succès populaire pour cette 7ième édition du Rhôdanien
Photos Inter/Alain Pialet

 

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Excellent accueil, celui qui fut réservé aux huit équipes de l’Inter qui ont parcouru les marchés. N’étant pas prisonniers d’un bureau de fonction et donc pas coupés des réalités, les dirigeants de l’Interdépartementale sont partis sur le terrain à la rencontre des non chasseurs. But ? Engager le dialogue avec les gens sur la base de la ruralité. Quoi de mieux que nos marchés de l’Ardèche et de la Drôme pour y rencontrer tout le monde dans les senteurs des produits du terroir ? Cette initiative originale (une idée gratuite pour les fédérations sans passer par les coûteuses agences de communication ?) a été menée avec succès sur les marchés de La Voulte, Beauchastel, Charmes, Vernoux, Aubenas, Privas, Livron, Montélimar. Elle s’est prolongée par une opération similaire lors de la journée chasse Décathlon à Valence. Dans le cadre de notre partenariat avec l’enseigne, ce sont 7 drômoises et drômois de l’équipe de l’Inter qui ont tenu un stand d’information toute la journée après avoir installé en extérieur une mini-mare aux appelants (vivants) pour le régal des petits et des grands. Au total, en plus du dialogue direct avec la population, ce sont 2 500 tracts qui ont été distribués avant le Rassemblement du 10 septembre afin de mieux sensibiliser les ruraux non chasseurs à notre loisir, la chasse, car il s’inscrit dans le cadre plus large de la ruralité.

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En partenariat avec Décathlon Valence
Photos Inter/JC

 

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La veille de l’ouverture générale de la chasse
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

 

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76 000 €, C’EST CE QUE COÛTE EN REALITE LA PROTECTION DE CHAQUE LOUP VIVANT EN FRANCE EN UNE SEULE ANNEE : CINQ FOIS PLUS CHER QUE LA RETRAITE D’UN OUVRIER !

 

  • Le délire écologiste urbain nous coûte cher. Très cher. Mais ce n’est pas aux écolos que l’Etat présente la facture. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche lève le voile sur ce que l’on a caché jusqu’à présent …

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Un loup en activité reçoit cinq fois plus pour vivre qu’un ouvrier à la retraite

En 2015 (il y a des statistiques qui mettent du temps à sortir), la facture loup a encore – et inévitablement – augmenté. Selon le ministère de l’Agriculture, le loup aura coûté 19 millions d’euros « à l’Etat » en aides et indemnisations. Pour « 250 animaux vivant en France » (d’après le ministère de l’Ecologie), la protection de chaque loup coûte donc par an … 76 000 €, évidemment pas à l’Etat qui n’a plus d’argent mais en réalité au contribuable mis à toutes les sauces, y compris la sauce au poivre vert. Un seul loup vivant dix ans dans la nature coûte à la collectivité 760 000 €, excusez du peu. Un petit calcul rapide que nous avons fait permet cette comparaison soigneusement passée sous silence par les politiques car elle en dit long sur notre échelle de valeurs actuelle, sur les choix prioritaires que nos élus et gouvernants font dans notre dos :

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C’est simplement scandaleux mais cela, personne ne vous l’avait dit !

Autre aspect passé sous silence par ceux qui craignent de déplaire – toujours le « politiquement correct » ! – : pour ce qui est des dégâts occasionnés par le sanglier (animal sauvage, donc propriété de personne), c’est nous les méchants chasseurs qui payons seuls l’addition en indemnisant 100 % des dégâts du grand gibier (sangliers, cerfs, chevreuils) aux agriculteurs et sylviculteurs concernés.

Grâce aux seuls chasseurs, la facture sanglier, c’est par conséquent 0 % à la charge du contribuable.

Tandis que les gentils écolos pro-loups, généreux en bonnes paroles et en bons sentiments, indemnisent … 0 % des dégâts du loup aux éleveurs et bergers sinistrés.

Grâce aux seuls écolos, bien aidés en cela par un gouvernement et des élus qui arbitrent financièrement en leur faveur, la facture loup, c’est donc 100 % à la charge du contribuable !



Enorme, tout ça, non ?! … Et pourtant, mis à part nous, qui vous l’avait dit ?

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- Willy Schraen, nouveau Président des fédérations de chasseurs (FNC) -
Photo Inter/Capture d’écran/FNC

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ON SE MOBILISE, ILS S’AFFOLENT

INTER FLASH INFO
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NOS ACCA SE MOBILISENT

 

  • Tout indique que nos ACCA se mobilisent, que des ruraux non chasseurs, des élus de sensibilités différentes seront présents le 10 septembre à Privas. Les fédérations de chasse en tant que telles n’y seront pas. Elles n’y seront pas parce que les FDC ne peuvent pas y être, chacun sait pourquoi : exerçant depuis la loi Voynet des missions de service public, les « fédés » agissent pour le compte de l’Etat, au nom de l’Etat, sous contrôle de l’Etat. Elles ne peuvent donc pas s’opposer à la politique de la chasse conduite par les représentants de l’Etat … Y compris – et c’est bien le problème – lorsque cette politique va à l’encontre des intérêts des chasseurs, ce qui est aujourd’hui le cas.

Après avoir consulté comme elle s’y était engagée les 700 ACCA de la Drôme et de l’Ardèche, si l’Interdépartementale accepte de prendre en charge seule la responsabilité, l’organisation, le financement du grand Rassemblement 26-07 Chasse-Ruralité du 10 septembre, ce n’est pas pour se mettre en avant. C’est uniquement parce que si l’Inter ne le fait pas, personne ne le fera.

 

200LA MANIFESTATION DE TOUS CEUX QUI Y SERONT

 

  • Nous l’avons expliqué depuis longtemps aux fédérations, aux ACCA : la manifestation du 10 septembre ne sera pas la manifestation de l’Interdépartementale mais le Rassemblement des chasseurs qui ne se résignent pas, des ACCA qui ne renonceront pas sans avoir essayé au moins une fois, des élus qui se sont publiquement engagés à nous soutenir, des ruraux non chasseurs qui n’en peuvent plus du mépris avec lequel Paris les traite.

C’est parce que les fédérations de chasse n’ont même plus le droit d’appeler les chasseurs à manifester que l’Interdépartementale, qui bénéficie encore de cette liberté, le fait. Certes, quelques moyens ont bien été mis en oeuvre pour nous dissuader d’y aller, freiner et entraver notre communication, minimiser la portée de notre action. C’était sous-estimer le ras-le-bol général face aux promesses jamais tenues. C’était sous-estimer aussi la force d’une équipe soudée, solidaire, déterminée – l’Interdépartementale – qui n’agit ni pour l’argent, ni pour le pouvoir fédéral ou politique mais par la conviction de servir une cause juste. Notre force est de pouvoir dire librement et faire librement ce que les fédérations ne peuvent plus
dire, ni faire. Cela cristallise évidemment contre l’Interdépartementale toutes les critiques et manoeuvres du système en place, de ceux qui, depuis Paris, veulent mettre à genoux ces chasseurs qui ne plient pas, de ceux – encore les mêmes – qui, par les décisions incohérentes, injustes, arbitraires qu’ils nous imposent, méprisent ouvertement les gens des campagnes.

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POURQUOI MANIFESTER ? POURQUOI MAINTENANT ?

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  • Nous les ruraux, à Paris qui s’en soucie ? Survoler l’Ardèche en hélicoptère ministériel une fois tous les 5 ans, est-ce bien la réponse qu’attendent nos campagnes délaissées, nos villages en souffrance, nos communes rurales appauvries, tous ces hommes et ces femmes de nos territoires oubliés qui vivent ici dignement mais de plus en plus difficilement avec un sentiment profond d’abandon ?

Nous, chasseurs ardéchois et drômois, qu’avons-nous gagné, qu’avons-nous obtenu chaque fois qu’il nous a été demandé d’attendre encore un peu, encore une année de plus avant de manifester, cela pour ne pas gêner, nous disait-on, les négociations fédérales en cours avec le préfet ?

Que nos fédérations continuent à monter des dossiers, à se réunir avec les préfets, à solliciter les élus : c’est leur rôle. Nous les soutenons à fond dans leurs démarches. Ce n’est un secret pour personne que le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se concerte régulièrement avec le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. C’est ensemble qu’ils ont dit « non merci » à l’invitation-alibi du Premier Ministre débarquant d’hélicoptère à Privas avec 10 autres membres du gouvernement (mais, ainsi que nous l’avions décidé en assemblée générale de l’Interdépartementale … sans la ministre de tutelle de la chasse). Cette concertation Fédérations-ACCA-Interdépartementale continuera et même s’amplifiera après le 10 septembre car unis les chasseurs sont plus forts. Après le 10 septembre, chacun connaîtra dans le détail le travail en profondeur que l’ancien Président du CDCAR est en train de faire en tant qu’Administrateur fédéral chargé du gibier migrateur, agissant sous l’autorité du Président de la fédération, pour relancer sur des bases nouvelles le dossier pigeon ramier. Dans 6 mois, le 1er mars 2017 exactement, les chasseurs de pigeon ramier ardéchois de l’ensemble des communes du département pourront en mesurer concrètement le résultat pour eux. En attendant, restons mobilisés.

Aux représentants de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de l’Ardèche qui ont apporté ensemble aux chasseurs un soutien officiel le 26 février 2016 à Beauchastel, aux autres élus qui seront pour la première fois à nos côtés le 10 septembre, nous saurons répondre avec gratitude le moment venu surtout s’ils obtiennent pour la saison 2016-2017 ce que nous réclamons sans résultat depuis longtemps.

Quant à celles et ceux qui se demandent encore en conscience s’ils doivent y aller ou pas le 10 septembre, qu’ils répondent eux-mêmes, avant d’assumer leur choix
définitif, à cette simple question : serions-nous fidèles aux engagement pris devant nos ACCA le 26 février si nous demandions aujourd’hui aux chasseurs d’être une fois encore accommodants et dociles avec un pouvoir qui les maltraite, si l’Interdépartementale conseillait aux chasseurs de rester chez eux le 10 septembre afin qu’ils se taisent une fois de plus face à une politique gouvernementale qui n’a jamais été aussi dure avec le peuple des campagnes, aussi incohérente pour la chasse à la grive, aussi injuste pour la chasse au pigeon, aussi arbitraire pour la chasse au sanglier ?

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FACE A LA MOBILISATION QUI S’ANNONCE, LES RESPONSABLES DE LA SITUATION S’AFFOLENT

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  • Chacun le sait, la situation n’est pas brillante. C’est même de pire en pire :

A la veille de l’ouverture générale de la chasse, c’est tout de même un peu énorme de ne rien nous dire (y aurait-il quelque chose à cacher ?) sur la toujours inédite et toujours mystérieuse « maladie » ardéchoise du sanglier, précisément au moment où l’Espagne expérimente officiellement dans la nature, et pour la première fois en Europe, un étrange « vaccin » destiné à stériliser en masse le sanglier. C’est faire peu de cas des interrogations légitimes des chasseurs, de leurs inquiétudes réelles.

Nous laisser entendre, à quelques jours d’une manifestation initiée par les chasseurs, que le gouvernement serait « peut-être » prêt à débloquer le dossier grive, c’est faire semblant de découvrir maintenant une situation absurde (les chasseurs de 535 communes Drôme-Ardèche privés sans raison de 10 jours de chasse), situation dont le ministère de l’Ecologie est seul responsable et qu’il
impose autoritairement aux fédérations depuis bientôt 10 ans uniquement dans le but de nous humilier et nous diviser.

Tenter de faire croire à des élus, à un Président fédéral, que venir manifester en nombre mais dans le calme devant la préfecture le 10 septembre pourrait « compromettre » l’aboutissement possible d’un dossier pigeon ramier avec lequel le pouvoir politique promène sans vergogne les chasseurs depuis 20 ans est un chantage usé … Usé à force d’avoir tant servi ces dernières années pour faire taire tous ceux qui voulaient manifester dans le but – jusque-là parfaitement atteint – de démobiliser les chasseurs et par conséquent de nous affaiblir.

En réalité, c’est exactement le contraire qui va se produire. En étant suffisamment nombreux le 10 septembre devant la préfecture, déterminés à nous faire entendre dans le calme avec un argumentaire sérieux mais sans concession, nous aurons enfin (et pour la première fois depuis bien longtemps) une chance réelle d’obtenir gain de cause : parce que cette fois le pouvoir en place n’aura pas vraiment d’autre solution en février et mars, à quelques semaines d’élections présidentielles et législatives annoncées calamiteuses. Voilà pourquoi il faut y aller maintenant et surtout y aller nombreux. Voilà pourquoi, face à la mobilisation qui s’annonce, les politiques entièrement responsables de la situation s’affolent.  Ces politiques aux abois mais encore aux commandes pour quelques mois nous reprochent, par l’intermédiaire d’un Président de fédération complaisant et contraint, de ne pas utiliser d’arguments techniques et scientifiques, ce qui est faux. Cela prouve qu’ils n’ont jamais lu, par exemple, l’argumentaire de l’Interdépartementale sur le dossier grive pourtant qualifié par les deux fédérations d’arguments “justes et légitimes”. Dans un réflexe de panique face à la mobilisation des ACCA qui s’amplifie de jour en jour, ils viennent de dicter à une fédération (“Les chasseurs parlent aux chasseurs”) l’appel à la soumission des chasseurs, au renoncement à nos combats pour la défense de la chasse, à la “collaboration”. Le 10 septembre, opposons-leur ensemble notre résistance tranquille.

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PAS DANS 10 ANS, PAS DANS 1 AN. MAINTENANT.

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  • Oui ! Maintenant. En effet, si le Rassemblement du 10 septembre est une réussite pour tous ceux qui y seront (« les absents, dit le dicton populaire, ont toujours tort »), alors, tous ces politiques responsables de la situation devront arrêter de nous prendre pour des pigeons, arrêter leurs promesses sans lendemain, arrêter leurs manoeuvres de diversion et nous apporter enfin des solutions. Au mépris de Paris pour les ruraux, aux promesses toujours répétées mais jamais tenues, la ruralité délaissée et la chasse cadenassée ont une occasion unique de répondre ensemble :

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… Pour être enfin entendus de ce gouvernement de sourds.

Pour une fois depuis si longtemps, place à la mobilisation de tous ceux qui ne se résignent pas ! Pour obtenir enfin des solutions concrètes :

… Pas dans 20 ans, ni dans 10.

… Pas dans 1 an.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

PRIVAS, 20 MAI 2016 : PREMIERE VICTOIRE EN DOUBLE !

L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE INVITEE AU COMITE INTERMINISTERIEL PAR LE PREMIER MINISTRE TANDIS QUE SEGOLENE ROYAL QUI N’ETAIT PAS LA BIENVENUE N’EST PAS VENUE

 

Capture

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Privas, 20 mai 2016 : première victoire à déguster sans modération
Photos Inter/Captures d’écran
Photos non retouchées

“L’Ardèche, département où la population a parfois le sentiment d’être méprisée”.

Tiens donc ! Méprisée mais par qui ? Cela, Manuel Valls n’a pas eu besoin de le dire. Il a fait mieux. Il l’a montré : en débarquant à Privas entouré d’une partie de son gouvernement avec des ministres de poids tels Emmanuel Macron ou Najat Vallaud-Belkacem mais, au dernier moment, sans Ségolène Royal …

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Privas – Autour de Manuel Valls, les 10 ministres annoncés sont là …
Mais pas la 11ième. Ségolène Royal était pourtant attendue
Photos Inter/Captures d’écran
Photos non retouchées


24 heures avant son départ de Paris, Manuel Valls a décidé d’inviter le représentant de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche au « comité interministériel aux ruralités ». Le Président de l’Interdépartementale a été informé de la décision du Premier Ministre à 21 heures la veille, 19 mai, par le Directeur de cabinet du préfet de l’Ardèche. Celui-ci lui a également indiqué que Ségolène Royal ne viendrait pas en Ardèche le lendemain.

Christian Pialet, après avoir précisé qu’il transmettrait aussi l’invitation au Président de la fédération, en a aussitôt averti Jacques Aurange.

Les deux responsables en ont discuté ensemble. S’agissait-il d’être reçu quelques minutes ce 20 mai 2016 par le Premier Ministre en l’absence de sa ministre de tutelle de la chasse ? « Non, pas par lui », leur a-t-il été répondu. Ce qui a été refusé aux syndicats de salariés ne pouvait être accordé aux chasseurs. Alors, devions-nous accepter, l’Interdépartementale et la fédération, un tabouret en bout de table pour les quelques 13 000 chasseurs ardéchois ainsi réduits au rôle de figurants ?

La réponse concertée du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a été transmise au gouvernement par Christian PIALET : “non merci”.

Finalement, les deux représentants de la chasse ardéchoise ont été bien avisés de décliner l’invitation : si le geste d’inviter les chasseurs n’est pas négligeable et doit être apprécié comme tel, Manuel Valls n’avait pourtant rien à leur dire. Parmi les 37 annonces faites en Ardèche, pas une seule ne concerne la chasse.

VOILA CEPENDANT UNE PREMIERE VICTOIRE A DEGUSTER SANS MODERATION : CHASSEURS INVITES, SEGOLENE ROYAL EVITEE

Finalement, elle n’est pas venue. Comment cela a-t-il été possible ? Il a fallu que les chasseurs ardéchois soient mobilisés par l’Interdépartementale, qu’un nombre suffisant d’entre-eux se tiennent prêts à l’action un jour de semaine et au final la ministre de tutelle de la chasse qui était attendue n’est pas venue. Quelques jours avant, l’Interdépartementale avait fait savoir directement à Manuel Valls que Ségolène Royal n’étant pas la bienvenue en Drôme-Ardèche jusqu’à nouvel ordre, un accueil particulier lui serait réservé si elle venait quand même.

Visiblement, le Chef du gouvernement, qui fut aussi ministre de l’Intérieur, a bien compris le message et en a tenu compte. Nos deux objectifs prioritaires du moment ont donc été atteints : 1°). Etablir un contact directement avec le Premier Ministre. 2°). Faire en sorte que la ministre de l’Ecologie ne vienne pas en Ardèche lors du comité interministériel aux ruralités et cela malgré ce qui était apparemment prévu de longue date (coup d’envoi solennel, depuis l’Ardèche, du « Chèque énergie », opération expérimentale nationale pilotée par la ministre en charge de l’Energie : Ségolène Royal).

Quelques jours avant à Aubenas en présence d’un millier de chasseurs, Christian Pialet avait prévenu le préfet de l’Ardèche :

« Une ministre qui se croit tout permis a voulu humilier les Ardéchois, les Drômois. Elle a voulu mettre à genoux nos chasseurs, nos fédérations, nos ACCA. Elle a aujourd’hui face à elle les chasseurs : les chasseurs debout ! ».

Un avertissement qui a été pris au sérieux par le Chef du gouvernement.

 

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

 

QUAND LE COMPTEUR ELECTRONIQUE DE NOTRE SITE, REPUTE INVIOLABLE, SE MET A TOURNER … A L’ENVERS

 

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le compte en ligne de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche par un hacker, fait vider nos 67 fichiers de leurs 1 368 adresses (plainte déposée sans illusion et classée sans suite), fait bloquer à trois reprises le compteur de notre site internet, l’Inter a toutes les raisons de penser que les chasseurs ont à nouveau été victimes d’une intrusion informatique le 13 mai 2016, peu après 19 heures.
C’est généralement en soirée et parfois très tard que le compteur chauffe le plus. Voici un exemple récent du nombre de nouveaux visiteurs arrivant sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche le 15 mai dernier vers 23h30 :

 

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En 5 minutes, 65 nouveaux visiteurs ce 15 mai :
Votre même adresse IP n’est enregistrée qu’une seule fois par 24 heures
quel que soit le nombre de visites effectuées depuis votre ordinateur ou smartphone

Deux jours avant, le 13 mai 2016, de 19h à 19h34, le compteur reste anormalement bloqué sur 206 599 visiteurs pendant une grosse demi-heure. 0 visiteur en soirée pendant plus de 30 minutes, c’est quasiment impossible.

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Le meilleur est pourtant à venir : entre 19h34 et 19h54 , le compteur tourne à nouveau mais … A l’envers : de 206 599, il repasse à 206 555 !

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44 visiteurs en moins en 10 minutes! Disparus, subtilisés, soustraits à la statistique informatique par le hacker de service …

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Depuis l’ouverture du site, combien le compteur électronique aurait-il enregistré de visiteurs sans les manipulations intervenues pour le bloquer ou l’inverser ? 250 000, 300 000 ? Peu importe, nous on s’en fout. Car ceux qui tentent par des moyens sophistiqués, coûteux, illégaux de minimiser artificiellement l’intérêt que nos informations et notre action suscitent se trompent : qu’ils ramènent le compteur à zéro s’ils le peuvent, qu’ils bloquent ou ferment le site s’ils l’osent. Ce ne sont pas alors 213 ACCA qui adhéreront à l’Interdépartementale en 2016 mais 100 ou 150 de plus.

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Manuel Valls, Premier Ministre
Comité interministériel aux ruralités
Privas, le 20 mai 2016
Photo Inter/LCP/Capture d’écran

 

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A bientôt, Chers visiteurs, Lecteurs fidèles,

A bientôt … S’ils ne nous ferment pas le site,
Moyen d’information indépendant
Qu’ils ne contrôlent pas encore

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

ROYAL CHAHUT CONTRE LA MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT AU CONGRES DES CHASSEURS DE L’ARDECHE, DISCOURS OFFENSIF ET DYNAMISANT DU PRESIDENT HURTEVENT DANS LA DRÔME

A AUBENAS, EN PRESENCE DES REPRESENTANTS D’ACCA DONT CERTAINS SOUHAITENT DESCENDRE DANS LA RUE, LA MINISTRE DE LA GRIVE COMMUNALE A ETE COPIEUSEMENT SIFFLEE DEVANT UN PREFET IMPASSIBLE EN MISSION IMPOSSIBLE

 

Ségolène Royal.

Parmi les chasseurs qui s’étaient déplacés en nombre à Aubenas le 30 avril, plusieurs ont remarqué qu’au cours de sa prise de parole le président de l’Interdépartementale n’a pas cité une fois le nom de Ségolène Royal. Il ne s’est pourtant pas privé de faire référence à la ministre de l’Environnement dans sa longue intervention (« trop longue, bien trop longue », reconnait-il lui-même car « parler au moment de l’apéro à ceux qui ont déjà avalé 4 h de discours, il fallait vraiment se cramponner dans la salle pour avoir envie de m’écouter »).

Pourquoi ce choix ? Christian Pialet s’en explique volontiers :

« Personnellement, je n’ai absolument rien contre Madame Royal que je ne connais pas, qui ne me connait pas et que je respecte évidemment en tant que personne, en tant que femme ».

« C’est une personnalité qui a sans-doute beaucoup de qualités : de la ténacité, du courage, de la persévérance. Je ne serai jamais irrévérencieux envers sa personne. Ségolène Royal a droit au respect comme tout le monde. Idem pour ce qui est de son engagement au PS. Ça ne me regarde pas. Elle a ses partisans politiques. C’est bien leur droit, c’est tout à fait respectable. Elle aurait d’ailleurs pu être Présidente de la République. Absolument rien à redire là-dessus. Les chasseurs, moi pour le premier, n’ont pas à se situer sur ce plan-là. A chacun son domaine. ».

« Quand on a dit ça, la ministre de l’Ecologie, la ministre de tutelle de la chasse, les partis-pris inacceptables de son ministère contre les chasseurs, évidemment c’est tout autre chose pour l’associatif bénévole que je suis », conclue le représentant de l’Interdépartementale. Précision inutile : de cela, on s’en doutait …

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Le petit observateur drômardéchois

 

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Photo Inter/Capture d’écran/C Politique/France 5
Photo non retouchée

APRES LE CONGRES D’AUBENAS, UN COMPTE-RENDU ORIENTE CONTINUE A FAIRE DES VAGUES PARMI LES ACCA PRESENTES

 
Faut-il que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche dérange pour enarriver là !

L’article paru la veille du congrès fédéral de l’Ardèche annonçant des sifflets pour la ministre de l’écologie aurait fortement déplu à Sa-Majesté-de-Poitou-Charentes, ce qui n’est pas anormal. Le cabinet du ministre l’aurait-il fait savoir au préfet de l’Ardèche qui l’aurait dit vertement au président de la fédération ? Toujours est-il que celui-ci s’en est inquiété auprès du président de l’Interdépartementale qui n’en a pas tenu compte, mettant alors en émoi les autorités qui, etc. Il fallait donc vite compenser. Ce qui fut fait.

Ceux qui étaient au congrès fédéral des chasseurs de l’Ardèche à Aubenas le 30 avril (ils étaient encore plus nombreux que d’habitude) se sont frottés les yeux en lisant un certain compte-rendu après s’être frotté les oreilles l’avant-veille sous cinq salves de sifflets :

« Quelques sifflets », « la ministre de l’Ecologie (un peu) sifflée » peut-on lire. « Un peu ». Et même un peu beaucoup comme aurait dit l’autre.

Plus fort encore ! Lorsque le président de l’Interdépartementale appelle à manifester sous condition, voilà, nous dit-on « un message qui n’a pas du tout convaincu l’assemblée ». A une nuance près mais de taille. C’est qu’il n’y a pas eu vote pour le dire. Un vote que personne d’ailleurs n’a demandé : ni la fédération, ni l’Interdépartementale, ni les ACCA.

Voilà donc une personne totalement extérieure au monde de la chasse qui s’autorise à parler (et écrire dans un journal) au nom d’une assemblée fédérale statutaire de 1000 chasseurs représentant l’ensemble des ACCA du département ! Où a-t-elle donc bien pu pêcher ces « informations », nous serions curieux de connaître sa réponse (que nous attendons d’ailleurs toujours) même si les chasseurs ont déjà une petite idée ?

A l’inverse, lorsque le président de l’Interdépartementale a précisé qu’une consultation était en cours auprès des 700 ACCA Drôme-Ardèche avec questionnaire à retourner avant le 31 mai pour manifester, cela semble avoir complétement échappé à cette personne …

Comme lui a totalement échappé le fait que les 1000 participants au congrès fédéral sont tous restés assis, vissés sur leur chaise, dans la salle comme en tribune, lorsque le représentant de l’Inter à réalisé un sondage grandeur nature en demandant à ceux qui étaient heureux du ministère de l’écologie de se lever pour le montrer et le dire. Tant d’imagination d’un côté, tant d’oublis de l’autre mais toujours à sens unique, pourraient passer au mieux pour de la mauvaise foi, du parti-pris, sinon pour une faute déontologique. Pas étonnant que ce compte-rendu orienté continue à faire des vagues dans nos ACCA.

Si avec une supportrice aussi zélée de la ministre, le préfet n’est pas consolé de ce que les 132 ACCA ardéchoises de l’Interdépartementale lui ont poliment infligé un jour de weekend, c’est vraiment un ingrat.

 

SONDAGE GRANDEUR NATURE : « QUE LE CHASSEUR QUI EST HEUREUX DU MINISTERE DE L’ECOLOGIE SE LEVE POUR LE DIRE ! »

 

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Toutes compétitions sportives confondues, 1000 à 0, c’est plutôt un joli score.

« Franchement, qui peut dire ici que sa vie de chasseur est rendue heureuse par un ministère dont nos présidents de fédérations, Alain Hurtevent pour la Drôme, Jacques Aurange pour l’Ardèche, dénoncent ensemble des procédés « choquants » ? Que celui qui est heureux de la situation faite aux chasseurs par le ministère de l’écologie se lève pour le dire ! … ».

Dans l’Espace Lienhart encore rempli malgré l’heure tardive et les estomacs impatients, pas un chasseur ne bouge de sa chaise sur le petit millier présent. Ni dans la salle, ni à la tribune. Le tout dans un silence éloquent. L’équipe de Christian Pialet peut savourer ce moment intense et jubilatoire. Du geste et du regard, le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche s’interrompt pour faire constater au préfet, moins souriant à ce moment-là, le résultat.

 

LA BRONCA DES « CHASSEURS DEBOUT » QUI SIFFLENT « LA FIN DE LA RECREATION » A LA MINISTRE

 

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Photo Inter/Capture d’écran
Photo non retouchée

Des femmes, des jeunes, de vieux chasseurs à 40 ou 50 permis, des présidents d’ACCA, des chasseurs venus de tout le département qui sifflent ensemble, copieusement et à plusieurs reprises « ce ministère de sourds », « ces experts délirants qui font voler les grives à l’envers », « ce trio de l’impensable Royal-Aubel-Pompili », « cette ministre de l’écologie qui se croit tout permis » … Et 200 à 250 personnes (sur près de 1000 il est vrai, ce qui n’est déjà pas si mal pour une opération annoncée seulement la veille dans la presse) qui leur sifflent en bouquet final « la fin de la récréation ».

« Sifflons une dernière fois ici – mais demain à nouveau dans la rue »
- ceux qui entravent notre chasse et nous privent de notre liberté. Nous, Ardéchois et fiers de l’être, nous, chasseurs unis de Drôme-Ardèche, nous, ACCA Drôme-Ardèche – fédérations Drôme-Ardèche – Inter Chasse Drôme-Ardèche réunies,

« Nous tous, chasseurs debout :

Sifflons-leur la fin de la récréation ! »

 

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Avec près de 1000 représentants d’ACCA présents,
les présidents Pialet et Aurange
ont réussi ensemble le congrès fédéral 2016
Photo Inter retouchée

« AVEC LES FEDERATIONS, NOUS PENSONS SOUVENT LA MÊME CHOSE MAIS NOUS L’EXPRIMONS DIFFEREMMENT EN ETANT COMPLEMENTAIRES »

 

Avant la tenue du congrès fédéral de l’Ardèche, le président de la fédération Jacques Aurange avait longuement reçu à l’Escrinet le président de
l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. « Tu verras, Jacques, pour la première fois en 35 ans, nous arriverons aux 1000 participants » avait pronostiqué Christian Pialet à Jacques Aurange. Pronostic qui s’est avéré exact selon le comptage précis effectué dans l’Espace Lienhart d’Aubenas le 30 avril par les services départementaux du renseignement territorial et de l’information générale. Pronostic facile puisque sur la base des 800-850 participants des années précédentes, l’Interdépartementale pensait qu’elle en ferait bouger 150 à 200 supplémentaires. L’organisation du congrès s’en est trouvée gentiment débordée, une centaine de participants n’ayant pu trouver de chaises dans la grande salle et ayant du s’exhiler dans la pièce d’à côté pour y suivre les débats avec le son (il y en a eu !) mais sans l’image, la buvette de proximité compensant toutefois le petit désagrément.

La mobilisation des ACCA de l’Interdépartementale (132 ACCA adhérentes pour la seule Ardéche) est évidemment pour quelque chose dans cette affluence exceptionnelle.

A elle seule, la présence massive des chasseurs ardéchois a assuré la réussite d’un congrès 2016 rehaussé par la participation d’une bonne douzaine d’élus (Sénat, région, département, communes), ce qui prouve que la dynamique enclenchée à Beauchastel le 26 février (d’ailleurs soulignée par le président fédéral lui-même mais aussi par le représentant du président de la Région Rhône-Alpes-Auvergne) commence à porter ses fruits.

L’autre enseignement de ce congrès est que la complémentarité fédérations- Interdépartementale fonctionne plutôt bien même si des deux côtés il y aura toujours quelques attentes et déceptions.

« Avec les fédérations, nous pensons souvent la même chose mais nous l’exprimons différemment en étant complémentaires ».

Chez les chasseurs, cette complémentarité assumée plait à la majorité d’entre-eux. Elle se confirme à travers deux stratégies pourtant assez différentes.

Tout le monde le sait : réunies dans le même orchestre, « l’Inter » et les « fédés » jouent la même musique mais ne jouent pas du même instrument.

En Ardèche, en particulier, autant le président Aurange se montre attentionné dans ses rapports avec l’administration d’Etat, prévenant à l’égard des pouvoirs publics, soucieux de ne pas déplaire au préfet, autant le président Pialet ne mâche pas ses mots quand il décide de venir s’adresser directement au représentant de la ministre.

Un fait mineur intervenu en fin de congrès a souligné cette différence qui ne tient pas qu’aux tempéraments différents des hommes mais davantage aux choix stratégiques des équipes. Alors que la dernière partie du congrès venait de se dérouler sur un ton nettement plus combatif grâce à la douzaine d’interventions en tribune et dans la salle, toutes très applaudies (Jacques Genest, Olivier Amrane, Max Chaze, Bernard Brottes, Alain Roure, des Présidents d’ACCA, des représentants de l’Interdépartementale), le président fédéral a légèrement dérapé en reprenant la parole à la fin des débats avec la salle, juste après le concert de sifflets ne visant pourtant que la ministre.

« Fini le théâtre, passons au sérieux ! », lançait Jacques Aurange en tendant le micro en tribune au préfet de l’Ardèche, Alain Triolle, le président de la fédération se mettant ainsi en position d’obligé ; ce qui contraignait le président de l’Interdépartementale à revenir prestement au micro de la salle pour recadrer les choses :

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Pour l’Interdépartementale, un congrès fédéral sera toujours le congrès des chasseurs, de leurs ACCA. Pas la salle annexe de la préfecture, ni le congrès à faire valoir les liquidateurs de la chasse qui rejetent en bloc les demandes légitimes des chasseurs depuis des années.

Si elle a pu décevoir ou même choquer des représentants d’ACCA qui s’en sont plaint ouvertement et décontenancer quelques élus qui nous l’ont dit, cette fausse note fédérale finale n’aura pourtant pas de conséquence. Elle n’enlève rien ni à la volonté d’union des chasseurs à travers leurs différentes composantes, ni à la solidarité active des élus qui nous soutiennent, ni (et c’est bien là l’essentiel) à la détermination de tous ceux qui, de plus en plus nombreux, ne se résignent pas.

 

CHASSEURS « TENUS EN LAISSE » OU « CHASSEURS DEBOUT » ?

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Allusion clin d’oeil au cadeau-partenariat FDC 07-Dauphiné remis à chaque président d’ACCA (une laisse pour chien), Christian Pialet donne le ton de son interpellation en direction du préfet :

« Dans l’exercice de la chasse, ce ne sont pas les chasseurs qui doivent être tenus en laisse ». Message sans équivoque à « ceux qui entravent notre chasse et nous privent de notre liberté ».

Celui qui a rappelé ironiquement au préfet qu’il avait été lui-même dans ce ministère de l’Environnement « chargé de mission au cabinet du ministre », qu’il lui était arrivé de « représenter le gouvernement de la République, y compris dans la Drôme en présence de délégations étrangères », de « donner des ordres à un préfet en lieu et place de deux ministres à la fois : l’Agriculture et l’Environnement », a, par ce rappel amusé, voulu témoigner qu’ en trente ans, « le ministère de l’impossible » est devenu, pour les chasseurs, « le ministère de l’impensable » : « Impensable, la désinvolture avec laquelle les chasseurs sont aujourd’hui traités ».

Constat du représentant de l’Interdépartementale : « Une ministre qui se croit tout permis a voulu humilier les Ardéchois, les Drômois. Elle a voulu mettre à genoux nos chasseurs, nos fédérations, nos ACCA. Elle a aujourd’hui face à elle les chasseurs » …

« Les chasseurs debout ».

« Madame la ministre, vous venez d’échouer. Remballez votre panoplie de la provocation. Elle a trop servi. Elle est usée. A vous seule, vous symbolisez la vieille France de l’antichasse militante, celle du rassemblement des opposants à la chasse que vous osez promouvoir au sommet de l’Etat à la tête d’une agence nationale, comme vous osez confier la police de la chasse à celle qui présidait hier encore à l’Assemblée Nationale le groupe parlementaire Europe-Ecologie-Les Verts, parti politique qui veut fermer la chasse le dimanche, interdire le piégeage. En osant cela, vous avez commis la provocation de trop. Vous venez de rejoindre, dans le camp des provocateurs antichasse du passé, votre modèle : Dominique Voynet ».

 

PREFET IMPASSIBLE EN MISSION IMPOSSIBLE

 

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Photo Inter/Capture d’écran
Photo non retouchée

Jusque-là, l’absence d’explication aux chasseurs (Pourquoi maintenir à tout prix les inégalités criantes sur la grive, le pigeon ? Pourquoi cette mystérieuse maladie du sanglier ici mais pas ailleurs ?) tenait de « la posture de l’huitre qui nous toise et nous nargue du haut de son rocher ».

En fait, la coquille d’huitre est vide : vide de réponse, vide d’argument.

Comme la plupart des autres intervenants l’ayant précédé dans le débat, le président de l’Interdépartementale a vite compris qu’il ne recevrait aucune réponse de la part d’un préfet impassible en mission impossible.

  • « Je suis persuadé, M. le Préfet, que vous êtes finalement aussi troublé que moi par tant d’incohérence. Une incohérence qui, je crois en avoir fait la démonstration, a gagné les sommets de l’Etat dans un ministère qui gère avec autant de légèreté les oiseaux migrateurs qu’il met peu d’empressement à percer le grand mystère de la maladie ardéchoise du sanglier. Mais cela, M. le Préfet, même si vous êtes troublé, je doute que vous soyez autorisé à nous le dire ».

« Le grand mystère de la maladie ardéchoise du sanglier »

  • « (…) De sinistre mémoire, la myxomatose, sortie d’un laboratoire, continue aujourd’hui encore d’empoisonner ce qui fut jadis le gibier N° 1 des chasseurs, le lapin de garenne. Ce n’est que plus tard qu’on appris que l’Etat s’était livré à des expériences d’éradication pour cause de dégâts excessifs aux cultures. Sur le sanglier, l’Etat nous cacherait-il quelque chose ? Franchement, je n’en sais rien (…). Depuis qu’elle est ministre de la faune sauvage, celle que vous représentez ici, M. le Préfet, n’a encore jamais dit un mot sur ce dossier pourtant unique en France, en Europe, dans le monde. Pourquoi ce silence assourdissant ? »

La « provocation d’Etat » de la grive communale (décision ministérielle 2015)

  • « Coup bas mesquin du ministère » disent nos fédérations (…) Où est la cohérence, où est l’Egalité républicaine, M. le Préfet ? »

« Pendant que d’autres chassent les pigeons ramiers en mars, avril, août, les ardéchois les regardent passer »

  • « (…) Où est la cohérence, où est la justice, M. le Préfet ? »

 

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Pour les chasseurs, tout va très bien, Madame la marquise, du moment qu’on vous le dit. Tout va très bien dans le meilleur des mondes du moment que préfecture et fédération « gèrent » ensemble la chasse avec une si belle harmonie. Seuls « quelques » rustres, « quelques » lourdeaux, se laissant aller à « quelques » sifflets ne peuvent pas comprendre que le Camp du Bien est forcément de ce côté-là, autrement dit, du côté de la ministre de l’Ecologie qui ne veut que le bonheur des chasseurs.

Oh ! Il y a bien ces « quelques » questions qui ne se règlent pas forcément ici (on n’a pas su lesquelles) ou ces « quelques » petits problèmes de grive, de pigeon, de sanglier. Des broutilles ! Ne pas trop y toucher quand même lorsque les montages juridiques sont « fragiles » (comme à Félines ?) et les dossiers « juridiquement pas mûrs » … Plus de 20 ans pour le pigeon, bientôt 10 pour la grive : c’est sûr que le dossier chasse mûrit moins vite que le citron vert au ministère de l’écologie.

Félines ? « Je recommencerai ailleurs s’il le faut ! ». Et toc, voilà pour l’administrateur fédéral Bernard Brottes autant que pour le président d’ACCA Sébastien Riou. Là, au moins, c’est du direct, du spontané, et diablement précis. Et le-préfet-tout-sourire l’est un petit moins avec ceux qui n’auraient pas bien compris la leçon :

« Le pouvoir qui est donné aux ACCA s’exerce sous ma tutelle ». Donné ?! … Ce sont surtout les présidents d’ACCA bénévoles qui donnent : de leur temps, de leur énergie, toute l’année !

Après ça, Mesdames, Messieurs les Présidents d’ACCA, rhabillez-vous, circulez, y’a plus rien à voir jusqu’au prochain congrès. On espère que le menu vous a plu.

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Photomontage Inter/JMS

 

BERNARD BROTTES, REELU ADMINISTRATEUR FEDERAL. IL CONTINUERA DE SUIVRE LE DOSSIER MIGRATEURS : PIGEON, GRIVES …

 

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Photo Inter/JMS

Etrange. De tous les administrateurs sortants soumis à renouvellement, Bernard Brottes était le seul de la FDC 07 à se voir opposer quelqu’un. Cette personne a d’ailleurs bénéficié du temps de parole le plus long accordé aux candidats. Cela n’a pas privé l’ancien président du CDCAR et actuel maire de La Voulte d’une belle réélection avec 67 % des voix. L’Inter avait appelé ses 132 ACCA 07 à voter pour celui qui n’a plus à faire ses preuves. L’expérience et le rayonnement de Bernard Brottes seront les meilleurs atouts pour espérer reconquérir enfin cette chasse injustement confisquée du pigeon ramier en mars dans le nouveau contexte d’une Région engagée aux côtés des chasseurs.

 

SANS LE PREFET MAIS AVEC L’INTERDEPARTEMENTALE, LE CONGRES FEDERAL DE LA DRÔME S’EST DEROULE DANS LA SERENITE, TIRE VERS LE HAUT PAR L’INTERVENTION DU PRESIDENT HURTEVENT REELU AVEC 99 % DES VOIX

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Serge Roux (Chabeuil)
Photo Inter/JMS

 

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Gérard Avenas (Saint-Paul-les-Romans), Denis Péatier (Pont-de-l’Isère)
Photo Inter/JMS

Le préfet de la Drôme, Eric Spitz, a tenu parole. Longtemps à l’avance, il avait fait savoir au président de l’Interdépartementale qu’il n’assisterait pas au congrès fédéral mais qu’il serait représenté par le sous-préfet de Die, Clara Thomas. C’est effectivement comme cela que ça s’est passé le 30 avril à Crest.

A l’entrée de l’espace Soubeyran, sans que cela pose le moindre problème à la fédération qui en avait été avisée, une délégation drômoise du conseil interdépartemental accueillait les quelques 700 présidents et membres de bureaux d’ACCA. Serge Roux, Gérard Avenas, Denis Péatier ont ainsi informé les acteurs de la chasse drômoise de la réalité de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme de l’action qu’elle mène : exercice utile à un moment où les autorités extérieures à la chasse s’efforcent de décrédibiliser une association de bénévoles qui les gêne énormément quand elle dénonce les coups bas du ministère et qui les inquiète au plus haut point quand cette association appelle les chasseurs à ne plus subir mais à manifester.

Très bien accueillis eux-mêmes par les chasseurs ainsi que par le personnel administratif de la fédération, Serge Roux, Gérard Avenas et Denis Péatier ont reçu les encouragements de la plupart des présidents d’ACCA et de plusieurs administrateurs fédéraux.

La sérénité était d’ailleurs la marque de ce congrès 2016. En présence du président départemental Patrick Labaune, du député-maire et ancien ministre, Hervé Mariton, du sénateur Gilbert Bouchet et du sous-préfet, le président des chasseurs drômois, Alain Hurtevent, s’est taillé un franc succès par une réélection triomphale à la quasi-unanimité (99 % des voix) venant dans le prolongement d’un discours longuement applaudi. D’après nos Présidents d’ACCA Membres Associés présents (l’Inter en compte aujourd’hui 81 en Drôme), qui ont tous voté pour lui, le président Hurtevent a su trouver le ton et les mots justes pour dynamiser la salle, redonner espoir aux chasseurs, montrer aux représentants des ACCA que là où il y a une volonté, il y a toujours un chemin :

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C’est dit.

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Le flyer de l’Inter a été distribué aux 700 participants à l’entrée du congrès

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« (…) Cette manifestation ne sera pas la manifestation d’une association, fut-elle la mienne. Elle sera la manifestation des chasseurs Drôme-Ardèche, de leurs ACCA soutenues par leurs fédérations, des acteurs de la ruralité, chasseurs ou non, qui ne supportent plus le mépris avec lequel Paris nous traite (…). Celui qui se
risquerait à marquer contre son camp abîmerait la chasse et trahirait les chasseurs »

 

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Questionnaire ACCA à retourner avant le 31 mai pour manifester

- « Manifester en couleurs, tenues fluo, pancartes et banderoles parce que nous n’avons pas à nous excuser d’être chasseurs
- « Manifester avec du son, sifflets, trompes, trompettes
- « Manifester dans le calme. Chasseurs oui, casseurs non.

Attention à l’intox ! Les grandes manœuvres sont lancées pour décrédibiliser notre action et nous empêcher de manifester. Parce que nous dérangeons ceux qui nous imposent les interdictions.

ACCA, à vous d’en décider librement.

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Une association entièrement bénévole dont la forte progression inquiète de plus en plus les liquidateurs officiels de la chasse populaire de nos ACCA
Photo Inter/JMS

 

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Christian Pialet, Président de
L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Congrès fédéral des chasseurs
Aubenas, le 30 avril 2016
Photomontage Inter/JMS

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. 35 ans de bénévolat au service de la chasse et des chasseurs
. 213 ACCA adhérentes volontaires dont 42 nouvelles
. Comité d’Honneur de 51 personnalités européennes, nationales, régionales
. Club Partenaires Officiels de 78 membres
. 21 responsables élus par 100 représentants d’ACCA
. 5 jeunes dirigeants sur 13 au Bureau Interdépartemental
. 2 soutiens officiels le 26 février 2016 à Beauchastel : la 2ième région de France et le département de l’Ardèche

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE