24 FEVRIER : L’INTER OUVRE LES TABLES RONDES DE LA CHASSE

POUVOIR ÊTRE UN CHASSEUR BIEN INFORME, RECHERCHER ENSEMBLE ENTRE ACCA DE L’ARDECHE ET DE LA DRÔME DES SOLUTIONS CONCRETES APPLICABLES, METTRE FIN A LA DISCRIMINATION QUE NOUS IMPOSE LE POUVOIR PARISIEN ? L’INTERDÉPARTEMENTALE OUVRE LES TABLES-RONDES DE LA CHASSE. 24 FÉVRIER 2017, TOUT LE MONDE EN PARLE … EN TOUTE LIBERTÉ : POUR QUE LES RESPONSABLES QUI PRENNENT LES DÉCISIONS AGISSENT VITE ET BIEN !

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SANGLIER : LE SCANDALE EN 2017 ? …

 

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2017 : de nouvelles révélations à venir pourraient mettre à mal la thèse officielle de la « maladie » naturelle d’origine « inconnue »
affectant le sanglier … Affaire à suivre.


ACCA, LE MALAISE : COMMENT GÉRER AU MIEUX LE SANGLIER SI NOUS PERDONS LA MAÎTRISE DES TERRITOIRES ?

 

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Photo Inter/Marie-Christine Git

Les ACCA pourront-elles encore longtemps garder la maîtrise de leurs territoires chassables ? Va-t-on vers une privatisation
rampante de ces territoires ?

 

. Pouvoirs publics et fédérations mettent de plus en plus la pression sur les ACCA : dégâts aux cultures trop importants, nombre de sangliers prélevés insuffisants, etc. Oui mais …

Dans le même temps, les ACCA sont confrontées, beaucoup plus que par le passé, à des problèmes que les responsables locaux des équipes dirigeantes
bénévoles ont parfois du mal à solutionner :

Conflits internes qui surgissent et s’enveniment quand des chasseurs étrangers à la commune, forts de leur droit et de leur argent, veulent faire main basse sur les territoires de l’ACCA en poussant sans ménagement les responsables locaux vers la sortie ; risque de privatisation rampante des territoires d’ACCA ; judiciarisation de ces conflits pour tenter de mettre en porte à faux les dirigeants locaux, les faire démettre de leurs fonction, puis prendre leur place ; intervention discutable d’avocats plaidant contre les ACCA que par ailleurs ils sont sensés défendre agissant ainsi à la limite du conflit d’intérêts ; contradiction entre les objectifs annoncés et les moyens réglementaires donnés aux ACCA ; absence de coordination sinon rivalité entre équipes d’ACCA voisines ; retraits de terrains d’ACCA par la procédure dite « d’opposition de conscience » ; territoires soustraits à la chasse par les opposants et transformés en « réserves de vie sauvage » ; territoires privatisés chassés uniquement une fois par semaine ; territoires de plus en plus mités par l’urbanisation galopante ; textes réglementaires s’imposant en droit aux ACCA mais s’avérant en partie inapplicables sur le terrain ; règlements intérieurs d’ACCA systématiquement refusés au sujet de l’organisation de la chasse aux grands gibiers ; flou artistique entretenu dans les réponses données aux ACCA quand ce n’est pas absence pure et simple de réponse, etc.

Pour enrayer ce phénomène inquiétant, les responsables d’ACCA auraient intérêt à se tenir informés, se concerter, se regrouper … Et agir. Avant que – pour cela aussi – il ne soit trop tard.

 

PIGEON RAMIER CLASSE NUISIBLE DANS LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE : L’ARRÊTE PREFECTORAL ANNONCE COMME CERTAIN DEPUIS SEPTEMBRE 2016 A-T-IL DES CHANCES REELLES D’ÊTRE APPLIQUE DANS TOUTES LES ACCA A PARTIR DU 1er MARS ?

 

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Les chasseurs ardéchois vont bientôt connaître la réponse …

 

 

GRIVE : CHASSER PARTOUT JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE LA NATURE LE PERMET ? OUI, CELA VA SE FAIRE CETTE ANNEE DANS LES 17 DEPARTEMENTS DU SUD, Y COMPRIS EN DRÔMEARDECHE … A MOINS QUE, PAR CAPRICE ROYAL, 8 CHASSEURS SUR 10 SOIENT ENCORE INTERDITS DE CHASSE DANS LES 535 ACCA MISES A L’INDEX PAR PARIS, LES 535 COMMUNES VICTIMES DU MEPRIS DE L’ETAT QUAND LA LOI DE LA REPUBLIQUE N’EST TOUJOURS PAS LA MÊME POUR TOUS

 

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Situation unique – et inique – en France : en Drôme-Ardèche, par décision du gouvernement, la date de fermeture de la chasse à la grive se fait en fonction de la commune ! Depuis 10 ans, les chasseurs de 535 ACCA sont arbitrairement interdits de 10 jours de chasse. En février 2017, dans la pratique, faut-il encore accepter cette bouffonnerie parisienne ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

EN APPELLE SOLENNELLEMENT A L’ENSEMBLE DES ELUS POUR QUE CESSE UNE MESURE DISCRIMINATOIRE, ARBITRAIRE, INJUSTE, PRISE SANS FONDEMENT SCIENTIFIQUE PAR LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE SEUL BUT D’AFFAIBLIR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS EN TENTANT VAINEMENT DE LES DIVISER

 

Depuis bientôt 10 ans, les chasseurs drômois et ardéchois
des 535 communes du centre et du nord (les 56 cantons d’avant le redécoupage cantonal), soit 8 chasseurs sur 10, sont injustement privés de dix jours de chasse à la grive, la fermeture intervenant pour eux de façon totalement discriminatoire et arbitraire le 10 février au lieu du 20 partout ailleurs (les 17 départements du sud de la France)

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  • Nous en appelons à tous les élus au nom de « l’Egalité républicaine ».

 

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  • Eux non plus ne comprennent pas l’acharnement durable déployé par un ministère contre une catégorie de citoyens qui, à redevance cynégétique égale versée à l’Etat, n’ont plus les mêmes droits dans leur département.

 

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GRIPPE AVIAIRE : INTERDIRE LA POSE D’APPELANTS NE SERT A RIEN SINON FAIRE PLAISIR AUX OPPOSANTS A LA CHASSE

 

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H5N1, H5N8 … Les foyers de grippe aviaire sont en Asie mais c’est en France que les éleveurs de canards ou de faisans ainsi que les chasseurs de gibier d’eau avec appelants en font les frais à répétition : prétexte commode trouvé uniquement pour plaire. Loin de toute démagogie, il serait temps de trouver une solution pérenne pour les saisons à venir.

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Photo Inter/Capture d’écran

. Dans sa séance du 9 décembre, le Conseil Interdépartemental a suivi avec un intérêt particulier le compte-rendu de la réunion annuelle qui s’est tenue le 9 novembre avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) en présence du Directeur régional de Valence, Philippe Armand.

La sécurité aux abords du fleuve et des ouvrages hydroélectriques reste une priorité partagée dans le partenariat, plusieurs fois renouvelé et actuellement triennal, qui lie la CNR, l’ANCGE et l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche depuis de nombreuses années, fruit de relations de travail et de confiance mises en place tout au long de plusieurs décennies avec plusieurs directions CNR et équipes régionales successives.

Ce partenariat réussi, cité en exemple de mission locale CNR d’intérêt général lors d’une réunion officielle en Ardèche par Elisabeth Ayrault, Présidente du Directoire et Présidente Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, souligne en un parallèle harmonieux la bidépartementalité du fleuve et l’interdépartementalité de notre association : le Rhône, trait d’union entre la Drôme et l’Ardèche, le fleuve qui relie les hommes.

La priorité de la sécurité pour CNR et les ACCA de l’Interdépartementale riveraines du Rhône ne fait pas oublier pour autant les autres créneaux sur lesquels l’Interdépartementale est positionnée depuis 35 ans : actions de sensibilisation et d’information, mise en valeur du patrimoine naturel rhôdanien, réappropriation des berges du Rhône par ses riverains, protection de l’environnement, préservation de la biodiversité, lutte contre les espèces invasives, entretien des chemins, roselières et abords des huttes de chasse, implantation, entretien, sécurisation et homologations officielles des huttes de chasse au gibier d’eau, partage de la nature avec tous les usagers, libre exercice des activités de loisirs nature au premier rang desquelles par le nombre de pratiquants (mais aussi les plus anciennes dans leur relation au fleuve Rhône) : la chasse et la pêche.

Dans la continuité de ce qui se fait depuis maintenant 35 ans entre CNR et chasseurs des deux rives, le 24 janvier dernier les Fédérations Départementales des Chasseurs de la Drôme et de l’Ardèche ont pu signer à leur tour une convention de partenariat en tous points analogue avec CNR : une première dont l’Interdépartementale se félicite.

 

Le groupe socialiste du Conseil Régional est-il contre la chasse et les chasseurs ?

 

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. Désormais dans l’opposition, le groupe socialiste du conseil régional classe les chasseurs, avec un regret appuyé, parmi les « grands gagnants » de la nouvelle politique de la région Auvergne-Rhône-Alpes initiée par le Président Laurent Wauquiez. Dès le lendemain de leur défaite aux élections régionales à laquelle, il est vrai, beaucoup de chasseurs avaient activement pris part, les socialistes avaient dénoncé le « clientélisme » pratiqué par le nouvel exécutif régional à l’égard des citoyens-chasseurs.

De deux choses l’une : ou les socialistes sont contre la chasse et ceux qui la pratiquent, alors ils doivent avoir le courage de le dire ; ou ils ne sont pas contre, alors pourquoi regretter le temps où seules les associations opposées à la chasse bénéficiaient de l’attention et des largesses de l’exécutif régional PSEurope- Ecologie-Les-Verts ?

Une clarification s’impose.

En Drôme-Ardèche, le réseau de relations tissé patiemment par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et les élus de tous bords permet un dialogue globalement positif avec les élus PS. Nos relations à tous les niveaux avec les élus socialistes (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires) sont plutôt satisfaisantes même si leur pouvoir d’intervention parait aujourd’hui assez limité lorsqu’il s’agit de faire aboutir auprès des ministères les dossiers de la chasse toujours en souffrance, en particulier au menu actuel : grive « communale », sauce royale ; pigeon ramier de mars, soupe à la grimace.

 

Conseil d’Administration ANCGE : grâce à la concertation étroite avec la FNC, le pire a été évité pour les appelants mais c’est une saison abîmée par des interdictions à répétition qui passent mal

 

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. Le 20 décembre 2016, le Conseil d’Administration de l’ANCGE tenu à Paris dans les locaux de l’ONCFS a été largement consacré à l’épisode actuel de grippe aviaire (H5N8) et ses conséquences sur la chasse au petit gibier et au gibier d’eau : interdiction des lâchers de faisans et du transport d’appelants, mesure nationale prise par arrêté ministériel s’appliquant à toute la vallée du Rhône ou presque … En fonction de la commune dans laquelle on se trouve ! Ça ne vous rappelle rien ? Alors, parlez-en aux chasseurs de grives … Christian Pialet était présent à Paris le 20 décembre.

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Dès le début des interdictions, le Président de l’Interdépartementale, par ailleurs Administrateur National de l’ANCGE, a plaidé le dossier du DPF (Domaine Public Fluvial). Il a dénoncé l’aberration de chasseurs interdits de transport d’appelants dans leur propre commune quand dans la commune d’en face c’est autorisé. Il a clairement laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à prendre la tête d’un mouvement national de protestation si l’interdiction n’était pas levée … Ce que le gouvernement s’est tout de même décidé à faire 48 h après.

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Christian Pialet avait adressé un argumentaire au Président National Didier Vergy ainsi qu’à ses collègues administrateurs de l’ANCGE sans oublier le Président de la FNC, Willy Schraen : arguments techniques, scientifiques et politiques dont une indiscrétion laisse à penser qu’ils ont été évoqués et bien pris en compte au ministère de l’agriculture en charge du dossier. Les efforts conjugués de l’ANCGE (le Docteur Jean-Michel François a piloté le dossier avec une compétence reconnue) et de la FNC ont rapidement débouché sur des dérogations permettant le retour des appelants sous conditions … Dont certaines peu satisfaisantes, à l’efficacité douteuse, à la mise en pratique confuse sur le terrain et que l’Etat devra absolument revoir mais en concertation – cette fois ! – avec les représentants des chasseurs.

Epilogue de la crise : Christian Pialet se dit « impressionné » par la détermination et la réactivité du nouveau patron des chasseurs de France dont c’était là la véritable première patate chaude. L’Ardéchois a d’ailleurs tenu à remercier personnellement le Président de la FNC pour sa gestion « délicate mais réussie » de la crise. Alertant celui-ci sur la probabilité que des opposants à la chasse réclament aussi la fermeture anticipée du gibier d’eau pour cause de froid (pour la bécasse, c’était plus justifié), 8 minutes seulement après l’envoi du courriel depuis Beauchastel, la FNC faisait savoir à l’Interdépartementale que le message avait déjà été transmis au Président Schraen.

A la Fédération Nationale des Chasseurs, un vent nouveau porteur d’espoir semble s’être levé.

L’an dernier, l’AG de l’Inter Chasse 26- 07 avait réservé une surprise de taille aux participants par la présence à la tribune de Beauchastel du footballeur professionnel Florent Laville, l’ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais …

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. Au 24 février pour une AG 2017 au déroulement inédit qui va surprendre !

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

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REGION, DEPARTEMENT : DES RENFORTS DE POIDS ARRIVENT. UNANIMITE DES ACCA PRESENTES POUR MANIFESTER MAIS PAS N’IMPORTE QUAND, NI N’IMPORTE COMMENT. CHASSEURS, PARLEZ-EN DANS VOS ACCA, FAITES-NOUS CONNAITRE VOS IDEES !

 

« Bougeons les autres ! ». Comme annoncé, l’assemblée générale 2016 de la chasse 26-07 s’est prononcée par vote :

« Pour se faire entendre, les chasseurs vont manifester ». Là-dessus, tout le monde a été d’accord parmi les chasseurs réunis à Beauchastel. Pour autant, les ACCA représentées n’ont pas voulu céder à la précipitation et risquer, par une improvisation hasardeuse, de gâcher la fête : la manifestation du lendemain, un temps sérieusement envisagé, a été repoussée à l’unanimité après débat moins une voix et trois abstentions.

Les présidents d’ACCA seront particulièrement attentifs aux solutions concrètes qui vont être annoncées par les préfets le 30 avril lors des congrès fédéraux (grive, pigeon, sanglier).

Le préfet de l’Ardèche a fait savoir à Christian Pialet qu’il était prêt à le recevoir avant. De son côté, le vice-président de la région Rhône-Alpes-Auvergne en charge de la chasse a invité le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à venir le rencontrer prochainement à l’Hôtel de la région en se faisant accompagner de plusieurs élus dont le maire de La Voulte, Bernard Brottes. Avant l’assemblée générale du 26 février, Christian Pialet avait été reçu à l’Hôtel du département par le représentant du président Saulignac pour les questions cynégétiques et un vice-président du département.

Que la région et le département s’engagent simultanément et pour la première fois aux côtés des chasseurs Drôme-Ardèche est de nature à redonner espoir à beaucoup de chasseurs qui n’y croyaient plus.

« Ce soir, il a changé de niveau », faisait remarquer un observateur à l’issue de la réunion de Beauchastel en désignant le principal responsable de l’Interdépartementale.

Face à un pouvoir accusé sans détour de bloquer volontairement la situation peu enviable faite aux chasseurs 26-07, la suite dépendra du degré de mobilisation à venir dans les différentes ACCA, ce que résumait ainsi en fin de réunion, autour du buffet campagnard, le responsable de l’une de ces ACCA :

« C’est chacun de mes chasseurs, pas uniquement le président d’ACCA, qui doit dire ce qu’il veut : soit, tout va bien, alors ne faisons rien ; soit, ça commence à bien faire, alors allons-y tous ensemble ! ». Un autre faisait remarquer : « Dans chaque ACCA, il y aura toujours des gens qui trouveront un prétexte pour ne pas aller manifester et tenter de dissuader les autres pour se donner bonne conscience : la date, le temps qu’il fait, le lieu, l’organisateur, etc., rien de bien constructif si on les écoute. Raisonner comme ça ne mène nulle part, c’est même faire le jeu des antichasse. On le sait bien, en face ils se frotteront les mains si les chasseurs renoncent à se faire entendre. Un peu plus tard, c’est sûr, ils nous le feront payer et nous prendrons cher mais il ne faudra pas venir se plaindre si on n’a rien fait avant ».

S’adressant en début de réunion à la centaine de représentants d’ACCA présents dans la salle, le président Pialet n’avait pas dit autre chose sans être contredit par personne :

« Le principal adversaire de la chasse s’est toujours trouvé chez nous : indifférence des uns, division des autres ». Après le diagnostic, le pronostic :

« Bougeons-nous, bougeons-les autres, alors nous serons forts, très forts et personne ne pourra plus nous arrêter ! ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA CHASSE, L’ACTION, LA FÊTE !

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Photo Inter/Alain Pialet

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Buffet campagnard « Spécial Terroir » offert à l’arrivée et au départ pour une rencontre conviviale avec les élus ; billet de tombola gratuit pour chaque participant, donnant droit au tirage « Spécial gros lot 35ième anniversaire » (un prix d’une valeur de 620 €) ; Super tombola de l’AG 2016 (320 lots, 10 prix, valeur 2 950 €), tombola gratuite des ACCA présentes (trio de faisans reproducteurs) ; sympathique mug faïence au logo de l’Inter en cadeau souvenir de cette 35ième assemblée générale réussie de la chasse Drôme-Ardèche … Une assemblée dont les représentants officiels de la région et du département ont souligné l’un et l’autre « la préparation et l’organisation irréprochables », « la tenue en tous points remarquable », « les débats de qualité » .

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Photo Inter/JMS

Pour les responsables, il était normal que la centaine de représentants d’ACCA s’étant déplacés, souvent de loin et venant des quatre coins de nos deux départements (Ruoms, Vassieux en Vercors, La Charce, Coucouron, etc.) soient accueillis chaleureusement. Tout cela étant possible grâce à la générosité des 78 Partenaires Officiels de l’Interdépartementale qui apprécient l’image positive de la chasse que nous donnons et le font ainsi savoir.

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Photo Inter/Alain Pialet

Un écran TV avait même été installé pour qu’aucun amateur de rugby ne puisse manquer le direct du match France-Pays de Galles ; effort sans doute inutile de la part des organisateurs car, à l’évidence, parmi les six millions de téléspectateurs restés chez eux devant leur écran, il y avait aussi quelques Présidents d’ACCA de l’Ardèche et de la Drôme qui n’étaient pas à Beauchastel pour cette unique raison …

Si cela a pu avoir une influence sur le choix de manifester ou non dès le lendemain, ça n’a nullement empêché ni la fête, ni la défense collective de la chasse, ni la nouveauté dans les soutiens en tribune, ni la fermeté des résolutions prises, ni le lancement d’une action d’envergure pour 2016, ni même finalement … le sport lui-même, bien présent sur écran et en tribune comme pouvaient le découvrir, non sans surprise, des participants absolument ravis de leur soirée, ce qui faisait dire à un jeune chasseur enthousiaste : « Hier encore, j’hésitais à venir. Les réunions comme ça, c’est pas trop mon truc. C’est la première fois que je viens. Moi, j’ai trouvé ça super, je vais en parler à d’autres ! »

 

POUR LA PREMIERE FOIS, DES ELUS DE POIDS ET DE SENSIBILITES DIFFERENTES ONT RECU MANDAT D’ENGAGER A NOS CÔTES LA REGION RHÔNE-ALPES-AUVERGNE ET LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE

 

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Olivier Amrane et Christian Féroussier, représentant officiellement les Présidents de la région Rhône-Alpes-Auvergne et du Département de l’Ardèche
Photo Inter/JMS

« Pour la grive et le pigeon, puisque Paris nous ignore, nous demandons aujourd’hui l’intervention de la 2ième région de France ! ».

Cet appel du Président de l’Interdépartementale fait tourner les têtes des personnalités qui l’entourent :

Côte à côte en tribune, des maires de sensibilités politiques différentes, le représentant officiel du Président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez (Les Républicains), le représentant officiel du Président du département de l’Ardèche, Hervé Saulignac (PS) …

Jamais encore, les chasseurs Drôme-Ardèche n’avaient bénéficié à ce niveau d’un tel soutien. La deuxième région de France qui s’engage aux côtés des chasseurs en même temps que le département de l’Ardèche, cela pourrait être l’atout décisif dans les négociations à venir avec l’Etat … A condition, toutefois, que les chasseurs ne laissent pas passer bêtement leur meilleure chance ; ce qui serait pourtant le cas s’ils se perdaient à nouveau, comme l’écrivait récemment un Président d’ACCA, dans « des guéguerres entre équipes pour des histoires d’un autre temps » au lieu d’apporter aux élus qui l’attendent la forte mobilisation de nos ACCA sans laquelle rien ne se fera.

Olivier Amrane et Christian Féroussier, représentant officiellement la région Rhône-Alpes-Auvergne et le Département de l’Ardèche : deux nouveaux élus de poids. A l’écoute de la salle, ils nous ont dit avoir pris la mesure de la discrimination, de l’inégalité dont sont injustement victimes chasseurs ardéchois et drômois.

Des deux Préfets invités, celui de la Drôme avait tenu à se faire excuser, geste symbolique mais officiel qui a été apprécié. Des deux Présidents de fédérations, celui de l’Ardèche, empêché, avait demandé à être représenté en tribune par le Maire de La Voulte, lui-même Administrateur fédéral : dans le contexte, cela parle aussi.

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Jean-Paul de Bernis
Photo Inter/JMS

Parmi les nombreux soutien reçus, le témoignage amical du drômois Jean-Paul de Bernis, Président national et international de l’Académie du Mérite et Dévouement Français (retenu au même moment à Dreux par la réception de deux Ambassadeurs) mais aussi les messages d’élus Drôme-Ardèche excusés : 7 Parlementaires, 5 Conseillers Régionaux, 3 Conseillers Départementaux, 2 Maires.

 

SURPRISE ! LE FOOTBALLEUR VALENTINOIS, FLORENT LAVILLE, DOUBLE CHAMPION DE FRANCE EN LIGUE 1, ANCIEN CAPITAINE DE L’OL, PRESENT A BEAUCHASTEL

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Le footballeur Florent Laville, double champion de France Ligue 1,
Ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, est accueilli par Christian Pialet
Photo Inter/JMS

Le secret avait été bien gardé. Même l’équipe de Christian Pialet n’était pas au courant. L’invité d’honneur de ce 35ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura donc été un grand monsieur du football : Florent Laville, l’ami drômois, footballeur professionnel au palmarès impressionnant :

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– En 2003, Florent Laville, footballeur professionnel de Premier League, le très haut niveau européen du moment, affronte Liverpool avec le Bolton Wanderers Club aux côtés de Youri Djorkaeff, devant plus de 45 000 spectateurs …
– Joueur pro de l’Olympique Lyonnais pendant 9 ans, il participe directement à la saga de l’OL
LA CHASSE, L’ ACTION, LA FÊ TE !
– En 2001, c’est comme capitaine de l’OL qu’il soulève la coupe de la Ligue
– Toujours avec l’OL, Florent Laville est sacré double champion de France de foot de Ligue 1 (2002, 2003)

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– International membre de l’équipe de France olympique qui joue les ¼ de finale aux Jeux d’Atlanta, il est aligné sous maillot tricolore aux côtés des Vieira, Makélélé, Dhorasso, Candéla, Wiltord, Pirès
– Victime de blessures à répétition, il termine sa carrière pro en 2006 – 2007 parmi les joueurs cadres du FC Bastia (Ligue 2)
– Florent Laville a effectué 204 matchs en championnat de France de Ligue 1 et 43 en coupe d’Europe

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Au Bolton (Premier League, 2004) – Au SC Bastia (Ligue 2, 2006)

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Avec l’OL, double champion de France de Ligue 1
Capitaine victorieux de la coupe de la Ligue, toujours avec l’OL
Photos Inter/Florent Laville

« Passer une partie de sa vie à défendre face à ceux qui attaquent, c’est le rôle d’un défenseur central ; inscrire l’effort dans la durée, s’appuyer sur une équipe pour gagner, donner l’exemple du dynamisme et de la volonté, c’est le rôle d’un capitaine », soulignera, sous forme de clin d’oeil appuyé, le Président de l’Interdépartementale qui ajoutera, faisant acclamer le champion par une salle entière debout :

« Comme nous, à la chasse, tu es nature ! …Tu fais aujourd’hui un grand honneur, un immense plaisir aux chasseurs drômois et ardéchois. Merci Florent pour ce beau cadeau d’anniversaire ! »

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Christian Pialet fait également applaudir deux jeunes chasseurs parmi ceux présents dans la salle : la drômoise Laura Rouby-Giraud, l’ardéchois Dimitri Courbis.

Laura, les visiteurs du site de la chasse Drôme-Ardèche la connaissent bien tout comme les lecteurs du Lien : la rafraichissante carte de voeux 2016 de l’Inter, c’est elle ! A 20 ans, pour son deuxième permis, la jeune sociétaire de l’ACCA de Vassieux en Vercors termine une saison de chasse au grand gibier qui fera pâlir d’envie quelques vieux briscards : deux chevreuils, deux cerfs, un sanglier !

Dimitri, lui, vient de l’ACCA de Colombier-le-Jeune. Il entre au Conseil Interdépartemental 2016. Il a 30 ans. C’est précisément l’âge auquel l’actuel Président fondait l’Interdépartementale.

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Pour lancer le débat sur l’actualité de la chasse, Christian Pialet descend de la tribune. Il rejoint la salle pour s’adresser ainsi plus directement à l’Assemblée. Dans un réquisitoire implacable dressé contre « les discriminations, l’arbitraire et l’injustice qui frappent systématiquement les chasseurs ardéchois et drômois », le Président de l’Interdépartementale pose au gouvernement, et tout particulièrement à celle qu’il appelle « la ministre de la grive communale » des questions de simple bon sens auxquelles Ségolène Royal, selon sa façon de faire habituelle de plus en plus visible sur les plateaux de TV, ne répond absolument pas :

. « Sanglier – Combien de centaines de milliers d’euros pris dans la poche des chasseurs, dépensés en études jusqu’à présent inutiles, faudra-t-il pour que le gouvernement nous dise enfin comment une maladie du porc a pu se transmettre au sanglier uniquement en Ardèche, seulement dans une partie de l’Ardèche et nulle part ailleurs ? Pourquoi avoir interdit la chasse pendant toute une saison à tous les chasseurs d’une ACCA alors que la justice n’a désigné aucun coupable, aucun responsable ?

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Photos Inter/Alain Pialet

. « Pigeon – Pourquoi refuser encore cette année aux chasseurs de pigeon ramier ce que la ministre vient d’accorder aux chasseurs d’oie pour la deuxième année consécutive ?

. « Grive – Si les grives de la ministre ne volent pas à l’envers (!), pourquoi ferme-t-elle d’abord la chasse en Drôme-Ardèche dans le nord et le centre avant le sud ? Après le canton, la commune ! A quand le quartier, la rue, le chemin ? … J’avais dit que la fermeture communale des grives était inapplicable et qu’elle ne serait pas appliquée. Elle n’a pas été appliquée. »

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Olivier Amrane, Conseiller Spécial Délégué de la région Rhône-Alpes-Auvergne représentant à la tribune le Président Laurent Wauquiez, Christian Féroussier, Vice-Président du Département de l’Ardèche représentant à ses côtés le Président Hervé Saulignac :

« Avec le soutien officiel de la région et du département désormais à nos côtés, nous apportons aux chasseurs un niveau pour l’action encore jamais atteint », commentait, très satisfait, Christian Pialet.

La presse régionale ne s’y est d’ailleurs pas trompée, faisant largement écho au rassemblement de Beauchastel en lui donnant cette année une résonnance inhabituelle.

Se mobiliser pour l’action, en concertation étroite avec les ACCA, en lien avec les fédérations, en appui visible et sonore des initiatives que prendront pour nous aider les nouveaux élus représentant la région, le département, plusieurs communes, sans oublier les Parlementaires déjà engagés à nos côtés, voilà désormais la priorité de tous ceux qui disent avec nous « Maintenant, ça suffit ! », ne se résignent pas, sont décidés à faire entendre à un ministère de sourds la voix des chasseurs en colère : en application des votes de l’Assemblée.

Avec l’élection du Bureau Interdépartemental 2016, ce sera l’objet principal du Conseil Interdépartemental qui se tiendra le 25 mars prochain.

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Après des débats argumentés auxquels chaque personne présente à la tribune ou dans la salle peut librement participer, le dernier mot revient à l’Assemblée : respect de la démocratie interne.

Ainsi qu’il s’y était engagé, le Président Pialet donne plusieurs fois la parole à tous ceux qui souhaitent s’exprimer, sans limitation de temps, sans interrompre personne. Il fait ensuite la synthèse des interventions puis met au vote chaque décision à prendre.

Si le site de la Chasse Drôme-Ardèche reviendra plus en détail dans un prochain article sur cette partie essentielle de la réunion du 26 février, il est à noter que les deux questions principales ont donné des réponses complètement opposées :

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. « Etes-vous prêts à manifester dès demain 27 février, 10 h, à Privas devant la préfecture de l’Ardèche pour demander à être reçus par le représentant de la ministre de l’Ecologie dans le département ? ». A la quasi-unanimité, la réponse est « NON ».

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Prix « Citron vert de la chasse » décerné à la ministre de l’Ecologie !
« Carton rouge » de l’Assemblée Générale 2016 contre l’acharnement
De la ministre à provoquer les chasseurs ardéchois et drômois
Photomontage Inter/JMS/A.Bouissou/MEDDE

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Souvent individualistes à l’image de la société française, les chasseurs, ont trop souffert de leurs divisions dans le passé pour ne pas applaudir l’union quand elle se réalise devant leurs yeux.

Le 26 février à Beauchastel, l’union des chasseurs était dans les mots mais aussi dans les actes.

Les deux départements représentés par les ACCA de l’Ardèche et de la Drôme, tous les modes de chasse présents, toutes les générations aussi.

Les débats et les votes ont démontré qu’il ne s’agissait pas d’une union de façade car si les avis exprimés ont parfois été très différents, tout cela s’est fait dans le respect des différents points de vue, dans la sérénité de la discussion entre responsables cynégétiques et chasseurs.

Geste fort concrétisant l’union, la remise d’un chèque de soutien du CDCAR (Collectif pour la Défense de la Chasse Ardéchoise) à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche par Bernard Brottes, dernier Président de cette association qui, à l’époque des assauts médiatiques de l’Escrinet par Allain Bougrain-Dubourg et Sophie Marceau, a tout fait pour essayer de maintenir le plus longtemps possible en Ardèche la belle chasse de mars du pigeon ramier, celle des petits matins clairs quand souffle la bise. Un combat qui se réactive aujourd’hui avec espoir dans un cadre complètement nouveau, celui de la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne.

Ensemble à la tribune, c’est ensemble que Bernard Brottes et Christian Pialet seront reçus à la région dans les prochains jours.

Quand les chasseurs donnent eux-mêmes l’exemple de l’union, ils peuvent faire des petits miracles autour d’eux … Par exemple, entendre des élus de gauche et des élus de droite non seulement dire exactement la même chose concernant la rupture de l’égalité républicaine dont sont victimes 27 000 chasseurs ardéchois et drômois mais surtout venir en témoigner ensemble devant les chasseurs. C’est précisément ce qui s’est passé le 26 février à Beauchastel :

Un rassemblement fondateur à bien des égards.

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L’INTERDEPARTEMENTALE

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HIVERNALES 2016 (2)

26 FEVRIER – 35ième ANNIVERSAIRE DE L’INTERDEPARTEMENTALE – DETERMINATION, MOBILISATION, ACTION … SURPRISES ET PETITS CADEAUX … SEULE, SEGOLENE ROYAL RISQUE DE NE PAS ÊTRE A LA FÊTE !

 

26 février.

« L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche n’a rien à cacher. Nos débats en assemblée générale sont publics. Tout chasseur ardéchois ou drômois peut y assister librement, y participer » indique son président.

Selon les organisateurs, « au moins 100 » présidents et représentants des ACCA, associations adhérentes de l’Inter Chasse 26-07 pour la plupart, vont arriver le 26 février en soirée des quatre coins de la Drôme et de l’Ardèche. Point de ralliement : le petit village ardéchois de caractère, Beauchastel, qui, en matière de chasse, résiste toujours.

Des élus qui entretiennent de bonnes relations avec les chasseurs sont annoncés parmi les personnalités qui assisteront à cette assemblée générale du 35ième anniversaire. Les décisions « secrètes » examinées en conseil interdépartemental le 15 janvier planent toujours sur fond de mécontentement accumulé. Avec les chasseurs, il risque d’y avoir « du sport » dans les prochaines semaines ou les prochains mois si ces décisions sont votées par une majorité de chasseurs présents le 26 et si la situation n’évolue toujours pas.

L’assemblée générale 2016 est annoncée ouverte « à tout chasseur voulant s’informer, questionner, débattre, décider, se bouger ».

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Le petit observateur drômardéchois

NOUVEAU GOUVERNEMENT :
POUR LA CHASSE, C’EST « 3 VERTS BONJOUR LES DEGATS ! »

 

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« Un verre ça va … 3 verres bonjour les dégâts ! ». La campagne gouvernementale antialcoolisme de 1984 revisitée aujourd’hui par les chasseurs, c’est :
« 3 Verts au gouvernement : pour la chasse, bonjour les dégâts ! ».

 

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François Hollande
Photo Inter/Capture d’écran/TF1/11 février 2016

« Cosse, la déchéance, c’est maintenant ! », s’étrangle le député vert Sergio Coronado.

François Hollande a réussi son coup : en débauchant Emmanuelle Cosse qui hier encore dirigeait EELV (diriger, c’est beaucoup dire pour un parti aussi ingouvernable qu’Europe Ecologie-Les Verts), l’ancien Premier Secrétaire du PS a fini d’atomiser les derniers vestiges de l’écologie politique. Le Chef de l’Etat s’inspire de François Mitterrand qui avait fait alliance avec les communistes dans le but de mieux les neutraliser pour finir par les réduire.

Le ralliement docile de Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili était acté depuis longtemps, ce qui a permis à François Hollande de s’amuser un peu avec « ses » verts sans risque pour lui. Le Président de la République n’a pu s’empêcher de glisser en direction de ses obligés écolos quelques malicieuses et gentilles vilénies. Jean-Vincent en rêvait. Le voilà enfin … Placé ! S’est-il rendu compte, M. Placé, dans l’euphorie de sa nomination si longtemps attendue, que François Hollande, qui ne manque pas d’humour souvent piquant, a affublé d’un titre ronflant et compliqué son préposé à la … Simplification ? Barbara Pompili, elle, va devoir faire ses premiers pas ministériels sous tutelle royale. Nous souhaitons bien du plaisir à la jeune secrétaire d’Etat !

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L’écologie politique est désormais un champ en friche qui ne sera plus moissonné : le faucheur volontaire de l’Elysée a délibérément saccagé la récolte !

Avec un mouvement écolo plus affaibli que jamais (2% des voix à la Présidentielle divisé par 3, cela donne l’exacte représentativité de chacun des 3 arrivants verts au gouvernement), les chasseurs pourraient à priori se réjouir. Ce n’est pas si simple.

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Dominique Voynet, à l’origine de la fameuse « loi chasse »
Photos Inter/Capture d’écran/Public Sénat/14 octobre 2010

Même ultra minoritaires, les écolos politiques, il faut leur reconnaître ce talent, ont toujours eu dans les différentes instances où ils siègent une capacité de nuisance inversement proportionnelle à leur poids électoral. Dominique Voynet était l’unique verte du gouvernement Jospin.

Cela n’a pas empêché Madame Voynet, seule contre tous ou presque, d’imposer un système pervers (ou … per-vert !) qui interdit aux fédérations départementales des chasseurs de s’opposer en pratique aux décisions d’un gouvernement quel qu’il soit y compris lorsque ces décisions mettent à mal les traditions culturelles françaises, le droit pour tous de chasser (héritage de 1789), les intérêts légitimes des chasseurs.

 

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Barbara Pompili, secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/15 février 2014

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Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat et de la Simplification
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/19 mars 2015

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Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/4 avril 2015

Question chasse, Ségolène Royal toute seule, ce n’était déjà pas mal, on l’a vu ! Voici maintenant la madone de la grive communale promue Ministre de l’Environnement avec rang N°3 au gouvernement et désormais flanquée – provocation supplémentaire à l’égard des chasseurs qu’elle a exigé pour rester à ce poste ! – d’une secrétaire d’Etat écolo (Barbara Pompili), chargée de la biodiversité et par conséquent de la chasse … sans parler du renfort solidaire, chaque fois qu’il s’agira d’être encore un peu plus sournois vis-à-vis des chasseurs, de M. Placé et Mme Cosse.

Les déclarations d’avant-élections régionales de M. Hollande au Chasseur Français sont décidemment déjà bien loin … Et les belles promesses oubliées, comme d’habitude.

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Si les chasseurs de France ne veulent pas finir de perdre le peu de liberté qu’il leur reste, il va leur falloir entrer en résistance.

 

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EN FEVRIER, LES CHASSEURS DE PIGEONS ET GRIVES CHASSENT EN DRÔME-ARDECHE COMME DANS 15 AUTRES DEPARTEMENTS.
PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Dans le parcours-du-combattant-chasseur-de-grives, pour vous poster au bon endroit cette année, suivez la flèche ministérielle ! …

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait prévenu :

Du point de vue du simple bon sens, le montage juridique ministériel d’une fermeture « communale » de la chasse à la grive imaginé par les « experts » verts (les mêmes qui avaient déjà inventé la grive « cantonale ») s’annonce tout simplement inapplicable. En réalité, il ne sera pas appliqué : simple pronostic. En 2016, la réglementation d’exception destinée à brimer encore plus les chasseurs de grives de nos départements (après le canton, la commune !) et tenter une fois encore de les diviser (pari perdu d’avance) devient pour le chasseur, en ce mois de février, un kafkaïen labyrinthe de 730 communes.

Au sud, au centre, au nord, dans tous nos cantons, dans toutes nos communes, dans nos 730 ACCA Drôme-Ardèche, vallées, plaines, collines, montagnes, les chasseurs de migrateurs à poste fixe depuis le 10 février, fusil en main, voient passer grives et pigeons. Et vont continuer de le faire sans se priver jusqu’au 20 février. Comme dans 15 autres départements.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

Aux pigeons ramiers sédentarisés et de plus en plus nombreux partout (appelés palombes dans le Sud-Ouest), commencent à s’ajouter les éclaireurs de la migration remontant de la Péninsule Ibérique. Avec la douceur des températures, quelques beaux vols bleus précoces sont à prévoir pourvu que la « bise » souffle un peu, ce qui est loin d’être certain avec ce temps de Toussaint en plein hiver.

De petits contingents pré-migratoires de grives en déplacements erratiques ont déjà été signalés un peu partout : litornes (fia-fia) et mauvis (quines) en majorité.

Si les coups de fusil entendus ici et là restent encore discrets et les prélèvements connus modestes, c’est d’abord aux conditions météorologiques exceptionnelles d’un hiver qui n’en est pas un qu’on le doit. Avec un froid normal de saison, il en aurait été différemment. Un hiver ou l’autre, cela arrivera forcément. Des grives, il y en a des millions.

N’ayant pas souffert du froid, ayant toujours trouvé en abondance, en raison de l’absence de gel, de la nourriture fortement protéinée (vers de terre), ayant conservé entre 85 et 95 % de leurs réserves de masse graisseuse, ce sont des turdidés (grives et merles) en pleine forme qui volent à travers bois et restent particulièrement méfiants au cours de leurs déplacements. Peu vulnérables, ils sont par conséquent peu impactés par la chasse. Tant mieux pour eux !

Même si le nombre d’oiseaux observés augmente de jour en jour, peu de gibier ramené pour le moment, le temps qu’il fait ne s’y prête pas, peu importe : l’essentiel est que le chasseur puisse y être … Et y revenir l’an prochain.

Et il y est.

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Profitons de l’occasion pour ouvrir un débat auquel chaque chasseur est invité à venir prendre part directement le 26 février à Beauchastel :

 

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Photos Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/Corentin Guérin

26 FEVRIER : REMISE A PLAT DU DOSSIER MIGRATEURS TERRESTRES (PIGEON, GRIVE) ; CLARIFICATION DE LA GESTION DU SANGLIER PAR L’ETAT (NI ERADICATION, NI PUNITION)

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

26 février 2016, le tournant ? Peut-être …

Si l’Assemblée Générale Drôme-Ardèche du 26 février en a la capacité (combien de représentants d’ACCA seront présents ?) et la volonté (la résolution proposée par le Conseil Interdépartemental sera-t-elle votée ?), nous pourrons engager ensemble des actions médiatisées au cours de l’année 2016. Pour nous faire entendre d’un ministère de l’écologie devenu sourd.

Nous pourrons alors intervenir plus efficacement en direction des préfets, du ministre de l’écologie quel qu’il soit, de l’ensemble des élus. Nous pourrons – très important – interpeller chaque candidat à l’élection présidentielle en visite dans nos départements.

Nous pourrons le faire avec le soutien des élus de tous bords qui nous sont favorables, en lien avec la FNC et les fédérations, en prenant appui sur nos ACCA.

Nous le ferons pour obtenir de l’Etat la remise à plat du dossier migrateurs terrestres (grive, pigeon). Nous demanderons à nos préfets une clarification concernant la gestion du sanglier par l’Etat : ni éradication de notre gibier N°1, ni punition pour les chasseurs de nos ACCA.

Le 26 février, si le nombre de représentants d’ACCA présents le permet, si l’Assemblée Générale le décide, nous allons placer l’Etat face à ses responsabilités :

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Alain Pialet

 

  • LA GRIVE POUR TOUS EN DRÔME-ARDECHE JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE L’EGALITE REPUBLICAINE L’EXIGE
    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

 

  • LE PIGEON RAMIER EN ARDECHE PARTOUT JUSQU’AU 21 MARS PARCE QUE CE QUI EST POSSIBLE AILLEURS PENDANT TOUTE L’ANNEE EST POSSIBLE AUSSI EN ARDECHE PENDANT QUATRE SEMAINES

    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

 

  • LE SANGLIER RAISONNABLEMENT GERE SANS PRETEXTE A ERADICATION NI PUNITION PARCE QUE LA JUSTICE L’EXIGE

    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

SI L’ASSEMBLEE DU 26 FEVRIER LE DÉCIDE, LA MINISTRE DE LA GRIVE COMMUNALE NE SERA PLUS LA BIENVENUE EN DRÔME-ARDECHE JUSQU’A NOUVEL ORDRE

 

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Assez du « deux poids, deux mesures » ! Comme en 2015, Ségolène Royal a demandé aux Préfets de « ne pas verbaliser les chasseurs d’oie » pourtant interdits de chasse en février. Alors, Madame la Ministre, on fait pareil pour les chasseurs de pigeon en mars ?! …

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

“J’ai interrogé Ségolène Royal, ministre chargée des questions de la chasse. Elle m’a confirmé que le dispositif de l’année dernière est reconduit pour cette année. Cela signifie que les préfets vont être informés de la décision ministérielle afin que les chasseurs puissent chasser les oies jusqu’au 10 février.”

C’est ce qu’avait pu déclarer le député PS Philippe Plisson à Bernard Baudin, Président de la FNC. Le patron des fédérations de chasseurs relève au passage « la surprenante procédure qui consiste à faire intervenir le président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale comme porte-parole de la ministre ».

L’an passé, la même mesure ministérielle avait été diversement commentée. Il n’existe pas de texte réglementaire permettant de chasser l’oie en février car nos grands « protecteurs » d’oiseaux, genre LPO, s’y opposent. Pour eux, mieux vaut gazer les oies que les chasser. Ségolène Royal avait donc demandé aux préfets – à tous, Ardèche et Drôme compris – de ne pas verbaliser les chasseurs qui continueraient de chasser. Elle a reconduit la mesure cette année. Et les chasseurs d’oie ont pu y aller. Absolument partout.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la nouvelle majorité LR-UDI-MODEM-CPNT-SE de Xavier Bertrand a déposé une motion d’urgence et fait voter un voeu de soutien aux chasseurs pour qu’ils puissent continuer à chasser l’oie non pas jusqu’au 10 mais jusqu’au 20 février.

Seuls, le FN et le gouvernement ont été contre le soutien aux chasseurs.

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L’Interdépartementale attendra de connaître la position du préfet. Que personne ne s’expose inutilement sans information précise. Le 26 février, vous saurez et vous déciderez en toute connaissance de cause.

C’est dans ce contexte tendu que, lors de l’Assemblée Générale du 26 février, chaque participant pourra se prononcer lors du débat suivi d’un vote. Voici la résolution proposée aux chasseurs par le Conseil Interdépartemental :

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Photo A. Bouissou/MEDDE

– « A partir d’aujourd’hui, celle qui s’est illustrée pendant plusieurs années comme ministre des antichasse, ministre de la grive cantonale-communale (une règlementation d’exception absurde n’existant qu’en Drôme-Ardèche mais nulle part ailleurs), ministre du sanglier-punition d’ACCA (une sanction d’Etat exorbitante n’existant qu’en Ardèche mais nulle part ailleurs), ministre de la maladie inexpliquée du sanglier ardéchois (une maladie bien mystérieuse n’existant qu’en Ardèche mais nulle part ailleurs), n’est plus la bienvenue chez nous, en Drôme-Ardèche jusqu’à nouvel ordre.

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– « A l’échelon Drôme-Ardèche, des discussions sérieuses entre représentants des chasseurs (fédérations, Interdépartementale) et préfets (Drôme, Ardèche) portant sur la grive, le pigeon, le sanglier devront s’ouvrir avant les congrès fédéraux du 30 avril. Sinon, les échanges, que l’on peut prévoir vifs et directs, pourraient avoir lieu en congrès fédéral ou après, les chasseurs se réservant le droit d’interpeller comme ils l’entendent le préfet du département.

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– « Nous attendons depuis trop longtemps de la part de l’Etat la clarification qu’il n’a toujours pas faite. Le temps du mépris, c’est fini. Nous demandons aux représentants du gouvernement de venir s’expliquer, au plus tard le 30 avril, devant les représentants élus des chasseurs :

  • Sur les dates de fermeture grive et pigeon qui pénalisent exclusivement et arbitrairement ardéchois et drômois au mépris de l’Egalité
  • Sur une sanction d’Etat qui introduit dangereusement pour tous et partout le principe du sanglier-punition d’ACCA au mépris de la Justice

– « Nous le faisons avec la ferme volonté de protéger à l’avenir les chasseurs de nos ACCA contre toute atteinte à l’Egalité républicaine, contre toute discrimination s’exerçant contre les chasseurs ardéchois et drômois.

– « Nous le faisons avec la même volonté de les protéger à l’avenir contre tout amalgame, toute iniquité, toute sanction autoritaire injuste pénalisant de façon arbitraire, pécuniairement et règlementairement, la totalité des chasseurs d’une ACCA sans aucun discernement, sans responsabilités individuelles dûment établies, sans décision de justice préalablement rendue.

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– « Ils nous disent que ceux qui, depuis Paris, persistent à vouloir transformer le nécessaire dialogue entre l’Etat et les chasseurs Drôme-Ardèche en un permanent « dîner de cons », devraient avoir l’obligation de quitter au moins une fois dans leur vie les palais de la République pour venir voir dans nos campagnes à quoi ressemblent une grive perchée sur un arbre et un canard sauvage posé sur l’eau.

– « Les chasseurs leur expliqueront la différence.

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– « Les choses sont claires. Chacun sait que le blocage actuel est voulu et entretenu. S’il persiste encore le 30 avril, nous déclinons par avance toute responsabilité dans les conséquences qui pourraient en résulter dans nos départements de la Drôme et de l’Ardèche, en particulier dans la tenue et le déroulement de certaines activités et manifestations prévues à l’agenda 2016.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

– « Bien conscients que les problèmes des chasseurs peuvent paraître très secondaires à beaucoup d’Ardéchois et de Drômois confrontés tous les jours aux pires difficultés en raison de la situation économique et sociale du pays, situation encore alourdie par la menace terroriste, nous nous efforcerons, en responsables que nous sommes, de toujours concilier au mieux d’éventuelles actions à venir de la part des chasseurs avec la sécurité des personnes et des biens, l’attrait touristique de nos départements, le respect du travail quotidien des ardéchois et des drômois, le respect de leurs déplacements professionnels et familiaux, le respect de leur cadre de vie et du déroulement de leurs loisirs.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Gérard Romain

 

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Carton plein ! Par leur vote, nos 4 sénateurs Drôme-Ardèche ont soutenu les chasseurs de grives

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S’il est un mode de chasse très sélectif et peu impactant sur le gibier, c’est bien la chasse traditionnelle de la grive à la glu, encore pratiquée en France par quelques dizaines de passionnés : tradition qui remonte à l’Antiquité grecque et romaine, mode sélectif de chasse car les oiseaux étant attrapés vivants, tout ce qui n’est pas grive est relâché. Quant aux grives capturées, elles restent également en vie puisqu’elles deviendront des appelants.
Il s’agit donc d’une chasse idéalement écologiste. Il se trouve pourtant quelques parlementaires pour vouloir supprimer aussi cette tradition : « Du passé, faisons table rase ! ». En ce moment, entre terrorisme et chômage, ces honorables parlementaires n’ont sans doute rien de mieux à faire ?
Appelés à voter l’amendement interdisant ce mode de chasse, les sénateurs, dans leur grande sagesse, l’ont repoussé à une très forte majorité.
Nos quatre sénateurs Drôme-Ardèche ont voté contre ensemble comme un seul homme : Jacques Genest (LR), Mathieu Darnaud (LR) côté Ardèche ; Didier Guillaume (PS), Gilbert Bouchet (LR), côté Drôme.

Merci, Messieurs les Sénateurs, d’avoir soutenu les chasseurs de grive par votre vote sans céder à la pression démago des antitout.

Le bon sens existe encore, tout n’est pas perdu

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Alain Pialet

Dans la crise sévère que traversent les éleveurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, un moment réconfortant de bon sens est intervenu lorsque l’administration a finalement accepté la demande pressante des chasseurs de gibier d’eau relayée par l’ANCGE :

L’abattage des canards appelants, un temps envisagé, n’aura pas lieu.

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Photo Inter/Capture d’écran/Chasseur de France TV

Plus intelligemment, des mesures de confinement et un suivi sanitaire des appelants détenus par des chasseurs référents servent de veille sanitaire.

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Photo Inter/Capture d’écran/Chasseur de France TV

Lutter contre la propagation de l’influenza aviaire en se privant du concours des chasseurs de gibier d’eau sur tout le territoire national aurait été une grosse erreur, évitée de peu mais qui n’aura finalement pas été commise.

 

« Le Rhôdanien-Challenge Michel Burine » 2016

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Photos Inter/JMS

C’est avec enthousiasme et émotion que le Conseil Interdépartemental du 15 janvier a approuvé la proposition du Président. En présence de Janine Burine, il a été décidé de continuer le Rhôdanien, concours Drôme-Ardèche de pétanque en doublettes formées organisé par l’Interdépartementale et dirigé chaque année par le regretté Michel Burine. En souvenir du Vice-Président disparu, le concours, dès sa prochaine édition 2016, s’appellera :

Le Rhôdanien-
Challenge Michel Burine

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Le 26 février à Beauchastel, commune dont il était Conseiller Municipal et où il présidait l’ACCA mais aussi la Pétanque de l’Eyrieux, un ultime hommage sera rendu par les chasseurs ardéchois et drômois à la mémoire du Vice-Président Chargé du grand gibier : les Présidents d’ACCA et tous ceux qui n’ont pas pu s’associer à son départ pourront ainsi le faire tous ensemble en début d’Assemblée Générale.

Jacky Féroussier, nouveau Vice-Président Chargé du grand gibier

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Sur proposition du Président, le Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 a adopté à l’unanimité la décision suivante :

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Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier, membre du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, membre du Conseil d’Administration de l’ACCA de Beauchastel, chasseur de sanglier expérimenté, ayant depuis longtemps une bonne connaissance des dossiers, entre au Bureau Interdépartemental en qualité de Vice-Président Chargé du grand gibier ».

 

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Photo Inter/JMS

Par ailleurs, Franck Chalas, Vice-Président Chargé de l’animation, vient d’être élu Président de l’ACCA de Beauchastel.

 

Du gibier dans l’assiette

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Il parait que notre alimentation moderne entretient un déséquilibre trop important entre oméga-6 et oméga-3. Selon les spécialistes, les populations occidentales ont entre 16 et 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.

Or, le nutritionniste Thierry Souccar fait la démonstration que nos ancêtres chasseurs étaient souvent au top de l’alimentation saine. En consommant beaucoup de gibier, ils avaient autant d’acides gras oméga-6 que d’oméga-3, soit un ratio de 1 pour 1, ratio optimal pour garder la santé.

Bon appétit !

Dans la Drôme, après le sanglier auto-stoppeur sur autoroute, le cerf fugueur sur voie ferrée !

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Dans la Drôme, le grand gibier n’en fait qu’à sa tête ! Après le sanglier ayant provoqué un accident heureusement sans gravité sur l’autoroute, c’est un cerf qui a été percuté par un train entre Crest et Die.

 

Adjudications ONF : c’est parti !

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Ouvrez le porte-monnaie ! Le renouvellement des baux de chasse en forêt domaniale se déroule en ce moment et jusqu’au 31 mars. Les locations (pour une durée de 12 ans) ne concernent que les lots n’ayant pas fait l’objet d’un bail de gré à gré. Les adjudications se font par enchères verbales et montantes.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

1 million d’hectares de bois et forêts sont ainsi proposés à la location par l’Office National des Forêts (ONF), établissement public qui est seul détenteur du droit de chasse en forêt domaniale. Généralement, 100 % des lots domaniaux trouvent preneurs.

L’Etat met ainsi à la disposition des chasseurs, principalement de grand gibier, de magnifiques territoires réputés très giboyeux. Merci l’Etat … L’Etat qui empochera au passage, lors du renouvellement des baux, près de 40 millions d’euros. Merci les chasseurs.

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Tout ça pour ça ?

 

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Que le représentant du gouvernement dans le département applique à la lettre les consignes d’une ministre, rien d’anormal à cela. Mais qu’un arrêté préfectoral interdise la chasse toute une saison à tous les chasseurs d’une ACCA est autre chose : l’affaire de Félines a créé « un inquiétant précédent » comme le souligne la Revue Nationale de la Chasse. Retour d’expérience …

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L’arrêté préfectoral N°2015-272-DDTSE01 portant dissolution du Conseil d’Administration de l’ACCA de Félines, suspension de la chasse sur le territoire de l’ACCA et ordonnant des battues administratives de destruction a été pris le 29 septembre 2015. Il a été constaté dans cette ACCA « la présence d’un nombre conséquent de sangliers et la persistance des dégâts agricoles notables qui leur sont attribués ». Le préfet de l’Ardèche a estimé que les prélèvements de sangliers opérés par l’Association Communale de Chasse Agréée étaient « notablement insuffisants malgré les latitudes réglementaires dont disposent les ACCA pour agir, latitudes qui ont encore été élargies ».

Le représentant du gouvernement a considéré que l’Association Communale de Chasse Agréée de Félines a ainsi « manqué aux obligations qui sont les siennes en matière de maintien de l’équilibre entre la population de sanglier et les cultures agricoles », que « cet équilibre constitue l’objectif majeur du schéma départemental de gestion cynégétique approuvé, qu’il n’a pas été possible de trouver, malgré les réunions successives, de solution à cette situation, qu’il existe des raisons plausibles d’attribuer à la pratique de la chasse les troubles à l’ordre public constatés, que ces troubles s’aggravent ».

Estimant que « l’absence de prélèvements de sangliers sur cette commune conduirait immanquablement à un plus rapide accroissement de l’effectif et une aggravation des dégâts et nuisances causés par ces animaux », le préfet a ordonné « que les sangliers de la commune de Félines fassent l’objet de mesures administratives de destruction diligentées par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage avec le concours des Lieutenants de Louveterie du département de l’Ardèche ».

Le représentant de l’Etat a assorti cette mesure d’une dissolution du Conseil d’Administration de l’ACCA et de la mise sous tutelle administrative de celle-ci.

Pour faire bonne mesure, le représentant de la ministre de l’écologie dans le département a interdit la chasse à compter du 29 septembre 2015 en principe jusqu’au 31 mars 2016 sur l’ensemble du territoire de la commune de Félines, sans aucune indemnisation des chasseurs qui venaient pourtant d’acquitter leur redevance cynégétique à l’Etat pour un montant couvrant normalement l’ensemble d’une saison de chasse. Si la mesure d’interdiction est finalement levée comme l’ont demandé l’Interdépartementale et la fédération, ce ne peut être que symboliquement pour quelques jours de chasse : pas de quoi faire oublier le fond du problème.

La décision prise en septembre 2015 par l’Etat est une mesure extrême d’interdiction de la chasse puisqu’elle s’applique sans distinction à tous les chasseurs, y compris ceux qui n’exerçaient aucune fonction de responsabilité dans l’ACCA et, ce qui est tout de même un comble, jusqu’aux malheureux chasseurs n’ayant jamais chassé le sanglier une seule fois dans leur vie !

Ce dernier aspect, particulièrement choquant, a été suffisamment commenté par les chasseurs eux-mêmes et par la presse cynégétique nationale pour ne pas y revenir.

Je soulignerai simplement trois autres aspects à mes yeux encore plus importants pour l’avenir :

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. Premièrement, l’Etat a voulu faire un exemple.

Il se réserve le droit de prendre à nouveau en Ardèche, s’il le juge utile, des mesures de rétorsion destinées à mettre au pas les ACCA. C’est la porte ouverte à l’arbitraire mais c’est dans le droit fil des instructions nationales données aux préfets ces dernières années comme des préconisations de certains rapports officiels (« 3 sangliers aux 100 hectares »), rapports gouvernementaux qui n’étaient pas destinés à être publiés mais dont l’Interdépartementale s’est quand même fait l’écho.

. Deuxièmement, rien n’empêchera à l’avenir d’autres préfets de tenter dans d’autres départements ce qui a déjà été fait en Ardèche, ce qui contribuera à affaiblir les ACCA.

Toutefois, il manquera à l’Etat de pouvoir s’appuyer sur une base juridique solide pour défier les ACCA car dans l’affaire de Félines, il n’y aura pas de jurisprudence puisque le Tribunal Administratif n’a pas été saisi par les chasseurs.

En effet, ni la FNC, ni la FDC 07, ni aucun chasseur de l’ACCA de Félines n’a voulu saisir la justice pour annulation de l’arrêté préfectoral comme l’arrêté lui-même en mentionnait pourtant la possibilité. Nous devons à la vérité de dire que l’idée nous a traversé l’esprit. Mais l’Interdépartementale, comme la fédération, n’a pas voulu commettre d’erreur d’appréciation, les responsables cynégétiques du département estimant que le risque de perdre devant un Tribunal Administratif était trop élevé. Car, en cas de désaveu par la justice, nous aurions alors contribué, bien malgré nous, à la naissance d’une jurisprudence défavorable aux ACCA et donc directement transposable dans la quarantaine de départements à ACCA. Sans aller jusqu’à dire que c’était peut-être là le piège qui nous était tendu, le risque de perdre ne pouvait être écarté à priori. Dans le passé, les juges ont en effet plus souvent désavoué les chasseurs qu’ils ne leur ont donné gain de cause.

. Troisièmement, le préfet de l’Ardèche s’est peut-être un tout petit peu emballé.

Face à une petite ACCA isolée, se trouvant à l’extrême nord du département, il est probable que le préfet ait été fortement encouragé à faire preuve de zèle, pour ne pas dire obligé, par un ministère de l’écologie qui perd rarement une occasion de nuire aux chasseurs, avec une délectation supplémentaire, chacun a pu s’en rendre compte, s’il s’agit des Ardéchois. Quand je dis emballé, c’est en référence aux moyens déployés et aux résultats espérés.

« Article 6 : Durant la période de suspension de la chasse visée à l’article 4, des mesures administratives de destruction de sangliers, de chevreuil et des espèces nuisibles à l’origine de dégâts ou nuisance sont ordonnées. Le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) est chargé de procéder à ces destructions soit sous forme de battue, soit individuellement, soit par tir à l’affût ou à l’approche, soit par tir de nuit, ou par piégeage sur le territoire communal de Félines. Le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage déterminera le nombre d’opérations nécessaires à exécuter. Ce service pourra se faire assister ou remplacer par un ou plusieurs Lieutenants de Louveterie de l’Ardèche et se fera assister des personnes de son choix. Les destructions seront effectuées au fusil,à la carabine ou à l’arc de chasse. Les opérations de tir de nuit pourront être effectuées à l’aide de véhicules automobiles. L’utilisation de sources lumineuses est autorisée dans le cadre de cette mission particulière ».

Comme on le voit, l’Etat, après avoir fait place nette s’est vraiment donné les moyens, sans regarder à la dépense, pour réussir là où les responsables de l’ACCA de Félines avaient échoué.

La puissance exemplaire de l’Etat en comparaison de l’inefficacité coupable des ACCA ! On allait voir ce qu’on allait voir…

On a vu.

 

. Nombre de sangliers prélevés par les chasseurs de l’ACCA de Félines au cours de la saison de chasse 2014 – 2015 :

24

. Nombre de sangliers prélevés par l’autorité administrative intervenant par décision préfectorale sur le territoire de la commune de Félines au cours de la période 29 septembre 2015 -1er janvier 2016 :

12

 

821

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L’INTERDEPARTEMENTALE

BREVES AUTOMNALES (2)

SI RIEN N’EST OBTENU PAR LES CHASSEURS AVANT LE 6 DECEMBRE AFIN D’EN FINIR AVEC L’INJUSTICE ET LE PARTI PRIS, L’ADDITION POURRAIT S’ANNONCER SALEE POUR LES CANDIDATS DU PARTI DE LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE

 

RHÔNE-ALPES-AUVERGNE : ET SI LES CHASSEURS FAISAIENT LA DIFFERENCE ?

 

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Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – 25 octobre 2015

Plus que 4 semaines, Mesdames, Messieurs les élus et candidats …

Par expérience, tout électeur sait qu’il vaut mieux s’adresser aux élus et aux candidats avant les élections plutôt qu’après. C’est ce que nous faisons.

Parmi les chasseurs, nous rencontrons deux points de vue : ceux qui nous disent que cela ne sert à rien, qu’il n’y a plus rien à attendre des politiques quels qu’ils soient ; ceux qui croient encore qu’il vaut toujours mieux essayer plutôt que se résigner. L’Interdépartementale penche de ce côté.

Résignés ! Surprenant ou pas, c’est l’état d’esprit que nous percevons chez un nombre non négligeable d’élus de la majorité, de sensibilité PS en particulier. Si l’on en croit ce qui nous est dit directement ou rapporté ici et là, peu importe à la limite que les chasseurs mécontents s’ajoutent le 6 décembre à une longue liste de catégories déçues : un peu plus, un peu moins, de toute façon, dans la majorité présidentielle, personne ne se ferait guère d’illusion quant au résultat des régionales des 6 et 13 décembre. Un mauvais moment à passer, en quelque sorte.

Le discours est pourtant assez différent chez les candidats directement engagés aux régionales que nous avons croisés. En Rhône-Alpes-Auvergne, les sondages annoncent un résultat de deuxième tour serré. Pour le Président PS sortant de la région et ses soutiens, rien n’est fait, une voix reste une voix. 27 000 électeurs-chasseurs Drôme-Ardèche, ça compte !

A l’Interdépartementale, nous faisons donc cette analyse : le résultat final de l’élection régionale peut se jouer à quelques milliers de voix qui donneront à la liste arrivée en tête au 2ième tour la majorité absolue en sièges (en raison du mode de scrutin proportionnel avec 25 % des sièges en prime à la liste arrivée en tête).

Et si c’était les chasseurs, en Rhône-Alpes-Auvergne, qui faisaient finalement la différence, dans un sens ou dans l’autre ?

  • Dans la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes, 204 Conseillers Régionaux vont être élus dont 9 pour l’Ardèche, 13 pour la Drôme. Le 6 décembre, le choix de chaque chasseur-électeur comptera : voter ou s’abstenir et s’il vote, voter pour qui il voudra. Un choix en toute connaissance de cause, en toute liberté aussi. L’Interdépartementale ne faisant pas de politique, elle ne donnera ni consigne de vote, ni recommandation particulière aux 27 000 chasseurs-électeurs Drôme-Ardèche que nous tenons régulièrement informés. Mais c’est bien à la majorité politique en place, qui a seule le pouvoir de décision, d’obtenir de la ministre PS de l’Ecologie – avant le 6 décembre – les solutions concrètes attendues impatiemment par des milliers de chasseurs-électeurs :
  • Nouvel arrêté ministériel permettant la chasse à la grive pour tous jusqu’au 20 février 2016 en Drôme-Ardèche
  • Nouvel arrêté préfectoral supprimant sans délai l’interdiction de chasser en 2015-2016 dans l’ACCA de Félines (Ardèche)
  • Ouverture d’une vraie négociation avec le Préfet de l’Ardèche et le ministère de l’Ecologie pour obtenir l’autorisation de tirer le pigeon ramier en Ardèche du 20 février au 20 mars 2016.

 

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LA SANCTION COLLECTIVE D’ETAT POUR ACCA RESTE EN TRAVERS DE LA GORGE DES CHASSEURS

 

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En ACCA, la liberté de chasser le sanglier est un facteur de convivialité qui crée du lien social. L’oublier serait une erreur.
Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

Casseurs de Moirans, chasseurs de Félines

 

Personne ne prétend que la gestion du sanglier dans nos ACCA est toujours parfaite. Loin de là ! Comme dans toute catégorie de citoyens, quelques individus isolés peuvent parfois donner sur le terrain une image peu flatteuse de notre loisir, chacun l’admet et le déplore mais il serait profondément injuste de mettre tous les chasseurs dans le même sac. Injuste et trop facile !

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Dans l’affaire de la gigantesque émeute de Moirans, on nous a expliqué que personne n’avait pu être arrêté parce que certains émeutiers étaient cagoulés (ce qui, au passage, est interdit) et qu’il était donc impossible de distinguer les responsables d’exactions des autres manifestants. Autrement dit, pas d’amalgame car mieux vaut laisser courir des coupables plutôt que risquer d’attraper un innocent.

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Ce « deux poids, deux mesures » est l’une des raisons pour lesquelles l’arrêté du Préfet de l’Ardèche interdisant la chasse à tous les chasseurs jusqu’au 31 mars 2016 dans l’ACCA de Félines peut être perçu par beaucoup comme excessif, injuste et n’a pas fini, à notre avis, de faire des remous.

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Les dizaines de réactions de chasseurs, responsables d’ACCA, Administrateurs fédéraux qui nous parviennent de toute l’Ardèche (et d’ailleurs !) sont quasi unanimes : la décision de l’Etat est incomprise et désapprouvée, parfois en termes virulents. Depuis les informations que nous avons publiées, la position que nous avons prise, le compteur du site est en surchauffe, témoin objectif de l’intérêt exceptionnel pour le sujet chez nos lecteurs, chasseurs ou non.

Que l’Etat s’en prenne frontalement à une Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) est déjà mal vu. Mais que les pouvoirs publics, en cette période de crise qui rend la vie si difficile dans nos campagnes, aient pu donner l’impression de viser en plus les personnes au portefeuille (« Chasseurs, merci d’avoir payé votre redevance cynégétique à l’Etat, maintenant arrêtez de chasser ! »), que la Ministre de l’Ecologie ait paru trouver tout à fait normal – qui ne dit mot consent – de priver des personnes de leur liberté de chasser pour toute une saison est un parti pris qui peut, nous le comprenons, choquer beaucoup de monde.

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

De fait, la privation totale de liberté de chasser qui vise directement les chasseurs de sanglier est d’abord perçue, notamment en comparaison de faits d’actualité infiniment plus graves, comme disproportionnée. Ensuite, le caractère collectif de la sanction est jugé particulièrement inéquitable car les chasseurs qui ne sont pas concernés par la chasse au sanglier sont tout autant pénalisés. Pourquoi donc ?

Quand on connait les difficultés à vivre aujourd’hui en milieu rural, dans nos villages où domine souvent, y compris chez nos élus locaux, le sentiment d’abandon reproché à la puissance publique, quand on n’ignore rien des sacrifices que peuvent faire en Ardèche (ou ailleurs) certains jeunes ou beaucoup de petits retraités pour pouvoir se payer une saison de chasse – c’est leur libre choix –, quand on sait que des chômeurs en fin de droits ou des personnes confrontées à des difficultés familiales graves (deuil, maladie, divorce), n’ont parfois plus que les sorties de chasse avec le chien ou les copains pour tenir, pour s’évader un peu des difficultés du quotidien, alors la technocratie d’Etat montre sa froideur et ses limites.

Au motif que des chasseurs ne chasseraient pas assez une espèce, les plus hauts responsables politiques peuvent-ils punir tous les chasseurs sans mettre à mal la liberté de chacun ?

 

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Chasser le sanglier : un loisir convivial librement choisi
Photo Inter/Site internet/ACCA Alboussière

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La chasse sera toujours un plaisir d’Homme libre,
Jamais une obligation !
Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – Page d’accueil

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Le Président fédéral de la Drôme :
« Où serait le plaisir de chasser si celui-ci devait devenir une obligation de réguler ? »
Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – 15 Septembre 2014

La décision du Préfet de l’Ardèche relance le débat, essentiel pour l’avenir de notre loisir, sur la finalité même de la chasse. Les chasseurs de demain seront-ils « Chasseurs ou fonctionnaires de la mort » selon le titre-choc d’un livre, celui du regretté Jean Berton ?

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A ceux qui pourraient manquer de repères sur la question, rappelons simplement que la chasse, c’est naturel. Et que c’est par la chasse que les espèces animales se régulent entre elles.

 

Depuis 2011, la sanction collective est interdite par l’Etat dans l’Education Nationale. Pourquoi l’Etat appliquerait-il alors aujourd’hui ce type de sanction aux chasseurs ?

 

En droit français, la sanction collective peut-elle exister ? Dans plusieurs domaines, la jurisprudence indique que le principe de personnalisation de la sanction doit être retenu, ce qui, par conséquent, interdit la sanction collective comprise comme adressée à un groupe sans que l’on sache si chacun est responsable et s’il l’est au même titre que les autres.

Par exemple, dans l’Education Nationale, la circulaire N° 2011-111 du 1er août 2011 stipule à cet égard que « Le principe de l’individualisation des sanctions est conforme à la règle d’équité : elles ne peuvent atteindre indistinctement un groupe ».

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Quand il s’agit de l’Education Nationale, l’Etat met en avant l’équité pour interdire à ses propres agents, les professeurs, de pratiquer la sanction collective. L’Etat reconnait ainsi lui-même que punir tout le monde à la fois sans établir la responsabilité de chacun est injuste.

« Equité » : tout est dit.

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ET EN PLUS, LE GOUVERNEMENT VOUDRAIT MAINTENANT FAIRE MAIN BASSE SUR L’ARGENT DES CHASSEURS ! LES SENATEURS LR (LES REPUBLICAINS) DE L’ARDECHE S’Y OPPOSENT ET VOTENT CONTRE

 

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Mathieu Darnaud et Jacques Genest, Sénateurs (LR) de l’Ardèche :
« Pas question que l’Etat se serve dans la poche des chasseurs ! »
Photos Site internet/Chaîne parlementaire Public Sénat
Captures d’écran – 25 et 27 Novembre 2014

Le 25 octobre, L’Interdépartementale posait cette question :

« N’y aurait-il donc personne à l’UMP, au Front National, au Front de Gauche, etc. pour s’intéresser aux problèmes des chasseurs ? »

La réponse ne s’est pas faite attendre : par un communiqué publié dans Le Dauphiné le 29 octobre, Mathieu Darnaud et Jacques Genest, les Sénateurs LR (Les Républicains) de l’Ardèche ont tenu à faire connaître pour l’un, à rappeler pour l’autre « leur engagement auprès des chasseurs de l’Ardèche et de la chasse en général ».

Intervenant au Sénat dans la discussion sur le projet de loi de finances 2016, ils dénoncent la volonté du gouvernement de ponctionner plus d’un million d’euros (!) sur la redevance cynégétique payée par chaque chasseur pour affecter cette somme au financement du budget général :

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« Pas question que l’Etat se serve dans la poche des chasseurs ! »

Les deux Sénateurs ardéchois voteront contre ce prélèvement d’Etat. Parce qu’ils le jugent totalement « injustifié ».

L’Interdépartementale leur a écrit pour les remercier de leur engagement aux côtés des chasseurs.

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

L’association de défense de la chasse en a profité pour demander au Sénateur Darnaud quelle est sa position, non connue à ce jour, sur les dossiers pigeon et grive. Elle a interrogé le Sénateur Genest sur les suites réservées à son intervention parlementaire concernant le pigeon ramier en lien avec la fédération.

L’Interdépartementale a questionné les Sénateurs LR sur ce qu’ils pensent de l’interdiction de chasser infligée par l’Etat à tous les chasseurs d’une ACCA pour cause de prélèvements sangliers jugés insuffisants.

Sur toutes ces questions, nous ne manquerons pas de porter à la connaissance de nos lecteurs la réponse des Parlementaires ardéchois dès qu’elle nous parviendra.

 

L’ANCGE : « CHASSER L’OIE JUSQU’AU 20 FEVRIER EST JUSTIFIE »

 

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Dans un communiqué de presse du 31 octobre 2015, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) indique avoir pris connaissance du rapport du groupe chasse à l’Assemblée Nationale concernant la mission d’information sur la chasse des oies en février. Ce groupe, présidé par le Député (PS) Philippe Plisson, a rédigé le document suite à la demande conjointe de l’ISNEA (Institut Scientifique Nord Est Atlantique) et de l’ANCGE effectuée lors de la réunion à l’Assemblée Nationale du 20 janvier 2015.

Dans le rapport, qui reprend l’ensemble des connaissances sur la gestion des oies cendrées et l’état d’avancement actuel du dossier, « quelques points semblent intéressants », indique l’ANCGE. « On notera notamment le constat clair et factuel du très bon état de conservation des populations d’oies grises sur leurs aires de répartition Ouest et Centre Paléarctique. Cette affirmation constitue un élément primordial et un argument supplémentaire justifiant la chasse des oies jusqu’au 20 février inclus, date demandée et défendue par l’ANCGE ».

 

ANCGE ET CNR : UN LONG CHEMIN DEJA PARCOURU ENSEMBLE

 

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 La Sauvagine
Revue nationale des chasseurs de gibier d’eau
Octobre 2015 – N° 622

 

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  • 400 Gaulois réunis avec bien-sûr du sanglier au menu

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Au banquet gaulois, ils étaient 400 à déguster cochons et sangliers délicieusement cuits au feu de bois : il leur fallait bien ça pour se remettre de la longue marche. Sous le regard attendri d’Astérix et Obélix, les organisateurs bénévoles (Comité des Fêtes de St Georges-les-Bains, ACCA de Charmes, ACCA de St Georges-les-Bains) pouvaient savourer ce beau succès.

Selon nos informations, point de Romain en vue, seulement quelques gentils druides pour distribuer sur le parcours un peu de potion magique aux plus fatigués. Quant au très mélodieux et légendaire barde, il fut efficacement bâillonné pendant tout le repas … au plus grand soulagement des convives !

  • Deux fois de suite, la justice vient de donner tort aux antichasse

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Sale temps pour les antichasse habitués à gagner dans les prétoires !

Tour à tour, le tribunal administratif de Grenoble donne tort à l’ASPAS en considérant que l’abattage d’un loup est légal, puis désavoue la FRAPNA en refusant de suspendre l’abattage de 300 bouquetins malades.

Les juges, à leur tour, commenceraient-ils à être lassés par les antitout ?

 

  • La Fédé 07 a rencontré les Maires

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La FDC 07 a eu la très bonne idée de tenir un stand au Congrès des Maires de l’Ardèche le 15 octobre. Jacques Aurange, le Président des chasseurs ardéchois qui a pu nouer à cette occasion des contacts, recevoir des soutiens, a fait remarquer que parmi les 12 200 chasseurs ardéchois beaucoup sont eux-mêmes des élus dans leur commune.

 

  • Chien et maître

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Sur nos chasses.fr, cette histoire vraie : en poursuivant un élan durant une partie de chasse en Suède, le chien Rocky reste bloqué à la surface d’un lac partiellement gelé.

Son maître, Jonas Lundh, se jette alors dans l’eau glacée et nage sur plusieurs dizaines de mètres pour porter secours à son chien. Tous deux rejoignent la rive la plus proche : sains et saufs.

 

  • Préfet aux champs

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Sûr que les idolâtres du loup vont apprécier !

Alain Triolle, le Préfet de l’Ardèche, ne manque pas d’humour : il aime bien les loups mais « uniquement ceux qui sont végétariens » ! Ou bien encore, « ceux qui ne chassent que les animaux sauvages » … Le gibier, pas les brebis.

Quant aux loups qui n’auraient pas pris l’habitude de brouter l’herbe tendre et s’obstineraient encore à croquer de la brebis, le Préfet les aime aussi mais … ailleurs qu’en Ardèche. Chez la Sous-Préfète de Die, par exemple ? Ça, le Préfet ne le dit pas.

 

  • 26 février 2016 : 35ième anniversaire de l’Interdépartementale, projets d’avenir

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Pour son 20ième anniversaire, le Cercle Gaston-Phoebus que préside Antoine Cohen-Potin a invité ce 4 novembre, lendemain de la Saint-Hubert, un prestigieux panel : l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, des ministres d’aujourd’hui ou d’hier comme Stéphane Le Foll, Roselyne Bachelot, Corinne Lepage, François Sauvadet, des parlementaires, des journalistes, les Ambassadeurs d’Azerbaïdjan, de Monaco, de Suède, des chefs d’entreprise, etc. Les scènes de chasse de la littérature française étaient à l’honneur, de belles évocations d’Alexandre Dumas, Guy de Maupassant, etc. étant lues par l’éditorialiste, Directeur de l’Express, Christophe Barbier et la comédienne, metteur en scène, Directrice de la prestigieuse Villa Médicis, Muriel Mayette.

Joyeux anniversaire !

 

25 MANIFESTANTS … CONTRE LA CHASSE LE WEEKEND … LA FRANCE D’EN HAUT … AU FEU ! …

 

LES INFORMATIONS DE L’EXTRÊME

 

En Ardèche, la manif antichasse n’a pas fait recette

 

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Photo Inter/JMS

Manifestant devant la préfecture de l’Ardèche, ils étaient tout juste 25 pour leur « grande » journée « nationale » contre la chasse. 25 personnes (pour l’ensemble du département de l’Ardèche) regroupées dans un collectif qui revendique 50 associations.

Le Préfet sait maintenant à quoi s’en tenir quant à la représentativité de ceux qui lui demandent d’interdire la chasse.

EELV (Europe Ecologie Les Verts) veut se refaire une santé sur le dos des chasseurs en réclamant à son tour l’interdiction de chasser le dimanche

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Et c’est reparti ! Vieille lune des antichasse, la pétition sans fin pour interdire la chasse le dimanche revient chaque année aussi sûrement que l’automne revient après l’été. Aux côtés des habituels, EELV.

Abandonnée en rase campagne par ses chefs parlementaires, désertée par ses militants, regardée de haut par ses anciens alliés PS, EELV qui fit 2% de l’électorat au meilleur de sa forme présidentielle essaie tant bien que mal de se refaire une petite santé sur le dos des chasseurs. A la veille des régionales, si ça ne rapporte pas beaucoup, au moins ça ne coûte rien.

 

Vie de château pour France d’en haut ?

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Photo A. Bouissou/MEDDE

On ne l’entend plus. Elle ne nous parle plus. Dans sa dégringolade de 5 points au dernier sondage TNS Sofres – Figaro Magazine du 24 au 28 septembre 2015, les 1 000 000 chasseurs français, leurs familles, leurs amis y sont peut-être pour quelque chose …

Absente à l’assemblée générale annuelle des fédérations départementales de chasseurs, muette sur la mauvaise plaisanterie de la grive cantonale Drôme-Ardèche en dépit des interventions du Président PS de région et de quatre parlementaires PS de nos départements, sans voix sur le pigeon ramier interdit en mars, sans réaction sur le sanglier-punition, sanction exorbitante infligée par l’Etat tout puissant à 62 malheureux chasseurs d’une petite ACCA (une de ces ACCA que le Sénateur socialiste Verdeille avaient voulu pour que chaque chasseur, même de condition modeste, puisse chasser librement et qui doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe) … Non ! On ne l’entend plus.

Mme Royal ayant complètement disparu des écrans radars de la planète chasse, c’est le Président de la République en personne qui en est réduit, comme un vulgaire ministre suppléant, à assurer le service après-vente de la politique gouvernementale de la chasse, attribution normalement dévolue à Mme Royal, ministre (PS) de tutelle des fédérations de chasseurs.

On ne l’entend plus, elle ne nous parle plus mais elle fait toujours parler d’elle :

« Hôtel 5 étoiles, berlines de marque et table ouverte chez l’ex-Premier Ministre (arrêté depuis pour fraude fiscale) : la presse de l’île Maurice est en train de déballer tous les privilèges et avantages dont Ségolène Royal aurait bénéficié lors de séjours effectués entre 2011 et 2014 (…) La ministre de l’Ecologie y menait apparemment un train de vie … royal ! Le tout aux frais du contribuables mauricien ». Voilà ce que révèle Le Figaro-Magazine.

Ainsi que Charles Baudelaire débarquant sur l’île Maurice, la ministre de l’Ecologie serait donc partie oublier les ennuyeuses contraintes des dossiers brûlants de la chasse « au pays parfumé que le soleil caresse ».

Si tout cela est vrai (pas de démenti à notre connaissance), une fois de plus l’exemple viendrait de haut.

Entendez-vous, dans nos campagnes, ce qui se dit sur vous, hommes et femmes de pouvoir de la France d’en haut ?

« Bon ! Après tout, qu’ils se les gardent leurs privilèges, leur fric, leur vie de château, tous ces grands personnages qui nous gouvernent. Qu’ils se les gardent et qu’ils en profitent bien pour le temps qu’ils y sont. Mais qu’ils arrêtent au moins d’emm…er le monde ».

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Entendez-vous, dans nos campagnes, ce que vous disent ces hommes et ces femmes qui chassent ?

« Qu’ils nous rendent – et le temps presse – nos traditions volées, notre liberté de loisirs piétinée, nos droits de chasse bafoués. Trop longtemps, bien trop longtemps, la chasse fut privilège royal et privilège de la noblesse, trop longtemps la chasse fut exclusivement celle de la France d’en haut méprisant le peuple des campagnes, trop longtemps la chasse fut le loisir réservé aux nantis et aux puissants. Avec la République, on croyait naïvement ce temps révolu. ».

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1789 a fait de la chasse un loisir populaire accessible à tous, une liberté jusque-là obstinément refusée au peuple des campagnes.

En 2015, l’histoire bégaie :

Voilà que dans notre modernité mondialisée où la ruralité laissée en jachère par le pouvoir central n’aurait plus sa place, une escouade d’écolobobos parisiens, alternativement de gauche et de droite mais toujours hors-sol car issus du même moule, l’ENA, passant leur vie aux frais des contribuables dans le luxe des palais nationaux, se croient autorisés à afficher, depuis la capitale, un souverain mépris pour la vie simple et souvent plus saine des campagnes ! Qu’ils viennent donc ici, nous trouverons les sujets pour leur parler.

Voilà que ces écolobobos antichasse, antitout, nous confisquent avec délectation, morceau par morceau, jour après jour, nos chasses populaires, nos modes de chasse, nos territoires de chasse, nos dates de chasse, notre liberté de chasser ! …

Jusqu’à quand ?


Au feu ! …

 

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Photo Inter/Site internet/Le Chasseur Français
20 Octobre 2015

Pour le pouvoir, à quatre semaines du premier tour des régionales, il y a le feu dans l’électorat chasseur, en particulier dans les anciens bastions du PS. Toutes les remontées de terrain nous le confirment ainsi que quelques confidences d’élus socialistes plutôt médusés par l’attitude (qu’ils jugent eux-mêmes incompréhensible) du pouvoir à l’égard des chasseurs. Ces chasseurs dont la moitié votaient pourtant à gauche jusque-là. Médusés mais apparemment impuissants car superbement ignorés eux aussi, bien qu’élus du PS, par un ministère de l’Ecologie piloté par une ministre PS, qui plus est poids-lourd du gouvernement ayant ses entrées à l’Elysée …

Alors, pour tenter d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé et méthodiquement entretenu, voilà que les pompiers pyromanes tout d’un coup sont là ! D’ordinaire un tantinet méprisants avec les chasseurs mais jamais avec notre argent, ni nos voix, nous infligeant à tour de bras, entre deux élections, des interdictions aussi incohérentes que répétitives, caressant toujours plus les écolos dans le sens du poil, ils nous promettent maintenant – élection oblige – d’inverser la courbe … de l’antichasse.

Faut-il les croire ?

Où est la liberté dont ils nous parlent quand le gouvernement peut interdire la chasse à tous les chasseurs dans certaines ACCA ? Où est l’égalité dont ils nous parlent quand le gouvernement peut interdire la chasse dans certains cantons de certains départements ?

Assez de mots, des actes, Monsieur le Président de la République !

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– François Hollande, Président de la République –
Déclaration au Chasseur Français
(Numéro de Novembre 2015)

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Site internet/Le Chasseur Français
Capture d’écran/20 0ctobre 2015

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L’INTERDEPARTEMENTALE