ESTIVALES 2020 (2)

Etrange ouverture 2020

 

AVEC DES MASQUES ET POUR COMMENCER LA SAISON UNE INTERDICTION PRESIDENTIELLE

 

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. ET REVOILÀ LE SANGLIER !

 

MALADIE DE L’OEDEME : L’INTER AVAIT RAISON

 

S’appuyant sur différentes remontées de terrain, en particulier les observations de ses ACCA adhérentes, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait posté sur site, vous vous en souvenez peut-être, un article documenté concluant à l’improbabilité que les chiffres officiels publiés sur la mortalité du sanglier par l’œdème correspondent à la réalité. Démonstration avait été faite, sans que personne d’ailleurs ne vienne nous contredire, qu’une « sous-estimation » importante de la mortalité sanglier annoncée était quasi certaine.

Le Chasseur Ardéchois du 1er semestre 2020 est venu confirmer notre hypothèse. Rendant compte des travaux scientifiques toujours en cours, le bulletin de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche révèle que « la mortalité du sanglier par la maladie de l’œdème est probablement sous-estimée » car « influencée par la méthode d’observation ». A l’époque, l’Interdépartementale avait listé de façon détaillée les biais introduits par « la méthode d’observation retenue par SAGIR », le réseau de surveillance du pôle scientifique de l’ONCFS.

 

ASPAS : LA FARCE GROTTESQUE POUR EN FINIR SOIDISANT AVEC LES PROBLEMES DU SANGLIER

 

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L’ASPAS tente-t-elle de semer la pagaille entre chasseurs et agriculteurs ?

 

Au moment où les uns et les autres commencent à se rapprocher comme ce fut le cas à Crest le 21 août dernier pour dénoncer ensemble la mainmise sur les espaces naturels effectuée par … l’ASPAS, la question est posée.

Pour en finir avec les problèmes du sanglier (vaste programme !) que tout agriculteur peut légitimement redouter et qu’aucun chasseur ne peut nier, l’ASPAS n’y va pas par quatre chemins. Résumons : pour supprimer les problèmes du sanglier, supprimons … le sanglier. La farce de l’ASPAS se joue en 3 actes :

1. « Beaucoup de bruit » … Pour rien. « Faire du bruit » pour « effaroucher » l’animal … Lequel, pas fou, ira s’installer chez le voisin. Préconiser des nuisances sonores (« avec détonateurs »), voilà qui est original … Pour des écolos pur vert ! …

2. « Davantage de loups ».  Les dégâts de sangliers sont financés à 100 % par les chasseurs. L’ASPAS veut « plus de loups » pour « faire diminuer le nombre de sangliers » … sans dire comment. Evidemment, l’ASPAS se garde bien de se porter volontaire pour payer la facture déjà salée de l’indemnisation des troupeaux décimés par le loup, aberration écologique financée à 100 % par les contribuables. C’est ce que l’ASPAS appelle sans rire « de la bonne gestion » … « Bonne », surtout avec l’argent des autres ! …

3. « Stériliser la bête ». Donc, en trois ou quatre ans, plus aucun sanglier du tout … Et par conséquent plus aucun chasseur non plus mais ça, l’ASPAS oublie de vous le dire … Un peu grosse quand même, la ficelle ! …

Fin des 3 actes. Rideau. On est prié d’applaudir.

 

La petite farce vous a plu ? …

 

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. La nouvelle municipalité de Beauchastel reconduit la subvention communale à l’Interdépartementale

 

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La commission Vie Associative et Sports de la commune de Beauchastel, présidée par l’Adjoint au Maire, M. Rémi Le Corre a reçu l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche le 3 août 2020.

La nouvelle municipalité de Madame karine Takès se dit très attachée à maintenir le tissu associatif du village « qui rassemble petits et grands ». « Vous êtes pour cette nouvelle équipe municipale des acteurs incontournables. Le dynamisme de la vie associative est un facteur essentiel de qualité de vie et de lien social sur la commune ».

Le Conseil Municipal du 7 juillet a voté la délibération reconduisant la subvention de fonctionnement pour 2020 attribuée à chaque association au dossier retenu dont l’Inter Chasse 26-07.

Lors de sa rencontre avec les élus municipaux, Christian Pialet a donné l’assurance à la nouvelle municipalité que, « dans la continuité de ce qui se faisait avant, vous trouverez toujours en notre association la coopération la plus positive pour contribuer au rayonnement de notre village et être un acteur dynamique de la vie associative »

 

. Des crapauds mieux protégés que nos maires ?

 

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Ne voyez aucune irrévérence, provocation où exagération dans la question posée en titre, bien au contraire car la question se pose effectivement, dramatiquement hélas au regard de nos lois, de leur interprétation, de leur application. La preuve :

. D’abord, savez-vous quelle suite vient d’être donnée à l’agissement de trois lâches ayant insulté, menacé puis frappé à la tête et dans le dos un maire de 70 ans dont le seul tort a été de les informer consciencieusement qu’un arrêté municipal interdisait d’installer sa tente sur le parking de la plage et de les alerter civiquement des dangers à faire du feu à proximité d’une pinède ? … Un « rappel à la loi ». Tu parles !

. Maintenant, savez-vous ce que vous risquez en écrasant un crapaud à ventre jaune ? « Trois ans d’emprisonnement, 150 000 € d’amende ». Comparez.

De janvier à juillet 2020, 233 maires ou adjoints ont subi une agression dans l’exercice de leur fonction au service de la collectivité.

 


. Barbara Pompili ou l’ombre d’un doute

 

Sans faire de procès d’intention à Madame Pompili, le choix du président de la République de l’avoir nommée à la tête du ministère de l’Ecologie n’est pas fait pour rassurer les chasseurs … « Une écologiste à l’écologie », c’est pour la FNC trop de « mauvais souvenirs » … Qui pourraient vite se raviver, l’affaire de la glu nous y mène tout droit.

 

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. INTERDICTIONS : ET VOILA QUE ÇA (RE) COMMENCE SOYONS PRÊTS !

 

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. Avis de tempête.

 

Il est bien fini l’heureux temps où entre un futur président de la République et un président de fédérations des chasseurs, ce n’était que sourires complices, convergences de vue affichées sur la ruralité, défense vigoureuse des traditions, image positive de la chasse partagée, affirmée, assumée …

« La guerre est déclarée »

 

. « J’ai beaucoup d’admiration pour cet homme », pouvait confier Willy Schraen au Dauphiné Libéré en parlant d’Emmanuel Macron voici encore quelques jours. Mais c’était juste avant la décision du président de la République de piétiner la « tradition » que le candidat Macron promettait aux chasseurs de « respecter ». Personne ou presque ne savait en France ce qu’était la chasse de la grive à la glu jusqu’à ce que Macron l’interdise lui-même. Voilà donc un mode de chasse spécifique, ultra minoritaire soudainement élevé au rang de dossier national prioritaire par l’Elysée ! A celui qui, reniant ses promesses, vient d’interdire à des chasseurs de chasser, le patron de la FNC redirait-il son « admiration » ? « La guerre est déclarée ! » réplique en privé mais devant témoins un responsable influent de fédération de chasseurs du Sud-Ouest. Beaucoup se sentent trahis. « Macron, dit ce responsable, veut se refaire une santé écolo sur le dos des chasseurs. Il envoie un message fort à l’électorat vert ».

 

 

Chasse : le mensonge fait aux Français

 

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Septembre 2020 : Covid-19 donne à nouveau des sueurs froides au personnel hospitalier dans la crainte d’un automne agressif tandis que la crise économique et sociale s’annonce gigantesque et violente. Le président de la République l’a bien compris : « Vu l’état du pays et vu les défis qui l’attendent », Emmanuel Macron, manches retroussées, s’empare personnellement du dossier N°1 du moment. Assumant courageusement ses responsabilités, il le fait savoir solennellement aux Français inquiets par tant de questions sans réponse, d’insécurité montante, d’« ensauvagement » constaté : « La chasse traditionnelle à la glu est interdite » !!! … La patrie est sauvée. « N’ayant rien de mieux à faire que de s’occuper de ça », le président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Armées, jupitérien par-dessus le marché ordonne lui-même majestueusement « l’interdiction » de cette abominable « chasse traditionnelle ». Ouf ! Au diable Covid, crise, terrorisme islamique, séparatisme, insécurité, nous respirons quand même nettement mieux dans notre beau royaume de France puisqu’enfin débarrassés que nous sommes de l’ennemi public numéro un : l’horrible chasseur traditionnel de grive ! Il faudrait être bien ingrat, gueux ou manant pour ne pas en garder une profonde gratitude à notre très aimé Président.

« Très au clair sur le sujet »

Evidemment, on ne savait pas, on ne pouvait pas savoir à quel point Emmanuel Macron, président de la République, contenait douloureusement en silence depuis trois ans sa détestation, son horreur, sa haine des abominables chasses traditionnelles françaises au premier rang desquelles figure la chasse de la grive à la glu. On ne pouvait pas le savoir puisque le 14 mars 2017 Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, homme de parole et de convictions, déclarait aux chasseurs à propos de ces mêmes chasses traditionnelles :

« Je suis très au clair sur le sujet ! »

Pour être clair, c’est clair car voilà la suite :

« Je ne suis pas pour qu’on les arrête (Les chasses traditionnelles – NDLR) parce que ça fait partie du patrimoine français, de l’art de vivre, parce qu’il faut laisser respirer les gens, arrêter, comme le disait le Président Pompidou d’emmerder les Français, parce qu’il y a des gens qui sont heureux en le faisant, parce que ça n’enlève rien à personne et parce que si vous trouvez des gouvernants, des législateurs, qui pensent qu’ils n’ont rien de mieux à faire que de s’occuper de ça, il faut me les présenter, ils ont beaucoup de chance … »

Que le « vieux monde » de gauche comme de droite « n’ait rien de mieux à faire » que de « s’occuper » des chasses traditionnelles démontre à quel point ce « vieux monde » qui n’a rien compris est fini. Macron, lui qui a tout compris de ce qui est déjà fini, en tire la leçon : s’il est élu Président, il n’ira pas se perdre ni perdre son temps, ni le faire perdre à la France comme le ferait un vulgaire élu de droite ou de gauche empêtré dans les postures politiciennes démagos d’un autre temps :

« Moi, vu l’état du pays et vu les défis qui nous attendent, j’ai beaucoup d’autres choses à faire ! ».

Magnifique déclaration d’hier, parfait reniement d’aujourd’hui. C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle sans doute l’art de « se réinventer ». La trahison de la parole donnée est exemplaire car présidentielle. L’insincérité du propos tenu pour se faire élire à tout prix est révélatrice. L’affirmation de 2017 « Moi, vu l’état du pays et les défis… », retournée comme une veste en 2020, résume à merveille la dialectique macronienne du « Et en même temps » aujourd’hui appliquée aux chasseurs comme elle l’a été déjà à tant d’autres citoyens :

Absolument pas contre les chasses traditionnelles « et en même temps » pour l’interdiction absolue de l’une d’entre elles.

Dans « l’ancien monde », les « gens de peu », les « gens de rien » qui n’avaient pas fait l’ENA appelaient ça mentir. Allez donc savoir, Mesdames, Messieurs les politiques nationaux, pourquoi 7 Français sur 10 ne croient plus aujourd’hui un mot de ceux qui, d’en haut et du haut de leurs mensonges, les gouvernent de cette belle manière …

 

« Macron a tué leurs rêves »

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. Un responsable cynégétique d’Auvergne-Rhône-Alpes qui passe généralement pour assez bon connaisseur de la vie politique livre son analyse :

« La glu ? Le dernier coup politique des communicants de l’Elysée ! Pour tenter d’enlever aux Verts quelques milliers de voix écolos-bobos des grandes villes au premier tour de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron (s’il y va) risque de le payer cher dans les campagnes … La chasse à la glu, je ne la pratique pas moi-même mais par solidarité je la défends comme j’ai toujours défendu toutes les chasses même si celle-là peut être discutable, j’en conviens et ne plaît pas beaucoup ni aux militants de la cause animale, ni aux technocrates de l’Union Européenne. Son interdiction présidentielle en France prend toutefois une portée symbolique que l’Elysée n’a pas mesurée. Attention ! Les chasseurs ont toujours eu de la mémoire avec les politiques qui ne les respectent pas. Pour avoir trop longtemps ignoré cette règle en snobant ses chasseurs tout en dopant aux subventions publiques leurs adversaires, cette Région qui est la mienne a fini par connaître son heure de vérité électorale lorsque l’électorat chasseur s’est mobilisé pour contribuer à faire élire la nouvelle majorité de Laurent Wauquiez. Faut-il rappeler aussi, une nouvelle fois, le résultat de l’élection présidentielle du 21 avril 2002 ? Avec CPNT, les chasseurs et leurs familles récoltent 1. 204. 689 voix au premier tour. Ils punissent Lionel Jospin d’avoir pris l’antichasse Dominique Voynet dans son gouvernement, privant le Premier Ministre socialiste d’un classique second tour gauche-droite contre Jacques Chirac. En même temps, ils sont à l’origine de « la surprise Le Pen » … que les commentateurs politiques parisiens n’ont évidemment pas vu venir. Ce sont ces mêmes commentateurs mal voyants qui ont toujours passé sous silence (et continuent de le faire, à quelques exceptions près) l’historique « vote chasse » de 2002 qui les dérange, eux les bien-pensants faiseurs d’opinion. En effet, ils s’obstinent à attribuer l’échec cinglant de Jospin à des candidatures trop nombreuses à gauche, ce qui est politiquement correct mais mathématiquement faux. Démonstration : sur 1. 200. 000 voix obtenues par le candidat CPNT, il y a entre 400. 000 et 600. 000 voix d’électeurs votant habituellement à gauche. Or, il ne manque même pas 200. 000 voix à Lionel Jospin (194. 600 exactement) pour passer devant Le Pen et donc être qualifié pour le second tour. Voilà la réalité que des commentateurs intéressés s’efforcent encore aujourd’hui de maquiller et de nous cacher ! Pardon de ce rappel historique qui permet néanmoins de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Revenons à l’interdiction de chasse à la glu décidée par le président Macron. J’en connais dans nos rangs qui ne vont pas aimer du tout l’image de ce jeune président de la République plutôt « cool » avec les interdits dont s’affranchissent collectivement depuis des mois des milliers de jeunes, règlementation Covid ou pas, mais qui s’en prend « en même temps » à quelques anciens isolés, les derniers chasseurs de grive pratiquant un mode traditionnel. Je pense que le président de la République s’est laissé embarquer dans cette affaire par des conseillers hors sol et qu’il pourrait amèrement le regretter un jour. Son erreur est d’avoir perdu de vue la dimension psychologique et humaine du problème ; à savoir qu’il ne leur restait plus, à ces vieux chasseurs, que quelques saisons de chasse à vivre mais à vouloir les vivre pleinement avec une passion intense restée intacte ; la passion transmise par leurs ancêtres. Macron a tué leurs rêves ».

 

« La glu, c’est le hors-d’œuvre »

 

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. Un autre président cynégétique, originaire du midi, pronostique : « L’interdiction de la glue, c’est le hors-d’œuvre. Ceux qui viennent de l’obtenir ont de l’appétit. En reniant ses promesses faites aux chasseurs qui l’ont cru, M. Macron a cédé aux ennemis déclarés de la chasse. Sans attendre, ils exigent déjà que le gouvernement interdise aussi le déterrage des blaireaux et des renards ou le piégeage des corvidés. Si on laisse faire, c’est la fin de la chasse du petit gibier au chien d’arrêt et au chien courant. Les antispécistes n’auront bientôt plus besoin de s’en prendre aux éleveurs de faisans, perdrix, lapins et lièvres. Faute de régulation, les prédateurs naturels en surabondance se chargeront de vider nos plaines et montagnes du gibier reproducteur payé par les sociétés de chasse ».

 

Premier trophée … Pas si glorieux que ça !

 

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. Ce serait Barbara Pompili, sous la pression de ses anciens amis d’EELV et surtout d’associations qui militent ouvertement contre la chasse, qui aurait exigé et finalement obtenu de l’Elysée le scalp de ces vieux chasseurs pratiquant encore la chasse à la glu, un mode traditionnel, ancestral, transmis de père en fils dans quelques familles modestes, mode de chasse controversé mais devenu confidentiel car ne concernant plus que quelques passionnés, le plus souvent âgés. Seulement voilà, ces chasseurs à l’ancienne ont le tort de déplaire en haut lieu à quelques jeunes députés du « nouveau monde » invités réguliers de l’Elysée. Ceux-ci jugent ces vieux chasseurs « non sélectifs dans leur pratique », ce qui est largement faux en réalité. Ils n’écoutent plus Willy Schraen qui leur explique que « sur 700 millions de grives recensées en Europe, seulement 0,001 % sont capturées à la glu ». Ils ne l’écoutent pas quand il leur dit que « les chats errants en attrapent mille fois plus ». Ils ne l’écoutent pas quand, soulignant le caractère exceptionnel de la mort d’une espèce protégée capturée par erreur ou d’une grive blessée sans possibilité de retrouver sa liberté, il leur rappelle que « les oiseaux attrapés sont soigneusement décollés puis conservés en bonne santé toute la saison de chasse pour servir d’appelants (qui attirent les grives en migration pour les faire poser – NDLR) et qu’ils seront « relâchés en fin de saison ». Non ! Ils n’écoutent pas, ils n’écoutent plus mais surtout, pas loin de pratiquer à l’encontre de ces chasseurs populaires le « délit de sale gueule », ils les accusent dans les salons parisiens d’être « archaïques », « bornés », « arriérés » et « populistes » : les insultes habituelles de ces distingués « progressistes », « mondialistes », « avant-gardistes » et « modernistes » que comptent l’Assemblée Nationale et le cabinet du président de la République, gens des beaux quartiers qui ne prennent ni le métro, ni le bus, n’ont jamais vu une grive de leur vie et qui, s’il la voyait, ne sauraient pas que c’en est une mais qui s’estiment pourtant, selon leur modestie désormais légendaire … « trop intelligents » (!)

. La chasse à la glu, première chasse traditionnelle interdite en macronie : premier trophée offert par Emmanuel Macron lui-même aux antichasses emmenés par des parlementaires LREM se voulant « modernes » parce que « verts ».

Pas sûr pourtant, au final, que la prise soit si glorieuse que ça. Les stratèges macroniens pourraient un jour le comprendre mais trop tard comme au temps de Dominique Voynet où un certain Lionel Jospin, premier ministre PS, fut tout éberlué d’être écarté dès le premier tour de l’élection présidentielle par le vote CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Tradition) : 1 200 000 voix. Des chasseurs en colère, privés de chasse, de tradition … mais pas de mémoire.

 

. Drôme : pour se verdir, une deuxième députée LREM s’engage contre la chasse

 

Après la Députée macronienne Alice Thourot, c’est au tour de sa collègue drômoise Mireille Clapot, elle aussi Député LREM, de basculer dans le camp de l’antichasse. Elle vient de signer le RIP (référendum d’initiative partagée) demandant notamment l’interdiction de la chasse à courre, la fin de la régulation des nuisibles par déterrage, la disparition des chasses traditionnelles. Au total, 130 parlementaires ont choisi le prétexte général de la cause animale pour torpiller en particulier le loisir de la chasse. Que cache toute cette agitation ? En réalité, la grande offensive politicienne préparant la présidentielle est lancée. Le thème ?

Moins vert que moi, tu meurs !

 

. Mais dans quel monde vivent ces 130 députés et sénateurs (une minorité, heureusement) si occupés à faire la chasse aux chasseurs ? N’ont-ils pas mieux à faire ?

 

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La cause animale est une cause juste si elle est justement défendue. Les chasseurs n’ont pas attendu 2020 pour s’y intéresser, faire un état des lieux, balayer devant leur porte, faire changer les mentalités et les pratiques d’une génération à l’autre quand cela s’imposait. Rien à voir avec les calculs de ces professionnels de la politique signataires du RIP qui découvrent la condition animale en même temps que la courbe des sondages confirmant leur impopularité grandissante et la poussée incontestable du vote écolo aux élections municipales dans les villes ! Autant de temps passé par ces élus, d’électeurs embrigadés pour signer leur RIP, de médias mobilisés, de personnalités impliquées, d’énergie parlementaire dépensée, de communication déployée, d’imagination débordante étalée, tout ça depuis des mois mis au service exclusif de « la cause animale » et surtout de la leur (!) pourquoi pas si c’était sincère ; pourquoi pas, surtout, si ce n’était pas au détriment d’autre chose. Là est le vrai problème d’une démocratie paralysée par la démagogie, d’une République affaiblie par l’impuissance.

Les « 130 » ne pourraient-ils trouver aujourd’hui meilleure cause à défendre ? Une cause qu’ils défendraient avec la même ardeur, la même priorité, la même ténacité – qu’est-ce qui les en empêchent ? -, une cause pour laquelle il serait plus urgent pour des élus efficaces, plus juste, plus indispensable, plus humain aux yeux d’une grande majorité de Français (70 % disent tous les sondages) de mobiliser la nation désunie qui pourrait enfin se rassembler sur l’essentiel :

La cause de l’Homme !

 

. Que des voyous puissent tranquillement massacrer un chauffeur de bus père de famille parce qu’il leur dit que le masque est devenu obligatoire dans les transports publics mériterait peut-être que 130 parlementaires se bougent, non ? …

. Qu’un salaud condamné aux assises à 18 ans de prison en 2005 pour 9 viols, 3 tentatives de viol, 1 agression sexuelle puisse légalement en sortir trois avant pour pouvoir tranquillement préméditer, organiser et commettre son 13e viol sur une fille de 15 ans qu’il va assassiner mériterait peut-être que 130 parlementaires signent un RIP et le fassent signer, non ? …

 

. Un secrétaire d’Etat à contre - emploi ?

 

Cosignataire (encore un !) du très controversé projet de RIP (référendum d’initiative partagée) sur les animaux, texte réclamant notamment de nouvelles interdictions de chasse, Joël Giraud (Député LREM) est en charge de la ruralité dans le nouveau gouvernement de M. Castex. Le Mouvement de la Ruralité (LMR) présidé par Eddie Puyjalon y voit « une erreur de casting » et s’alarme d’un glissement vers « l’antispécisme »

 

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« Un secrétaire d’État à la ruralité qui s’inscrit dans la logique antispéciste n’augure rien de bon » estime le Mouvement de la Ruralité (LMR) qui attend toujours du nouveau secrétaire d’État « qu’il retire sa signature du RIP ».

« Après les 46 députés LREM sous la coupe du député Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles, un secrétaire d’État à la ruralité qui soutient le RIP des antispécistes, cela fait beaucoup contre le monde rural en peu de temps ! », s’inquiète le LMR.

Les 46 députés LREM dont parle le LMR ont pris le risque calculé de remettre en marche la machine à interdire la chasse. Audace folle ? Non, car ils l’ont fait, on le sait aujourd’hui, avec l’accord pas forcément enthousiaste mais pourtant bien réel du premier ministre et surtout, c’est beaucoup plus grave, du président de la République en personne.

Cela explique que, par un prompt renfort de quelques sénateurs macroniens, les 46 se soient rapidement retrouvés 62. La démagogie étant la seconde nature de ceux qui décident en fonction des sondages et non des convictions, ils sont aujourd’hui pas moins de 130 parlementaires signataires du RIP, 130 députés ou sénateurs à œuvrer, pour commencer car ce n’est qu’un début, à la disparition programmée des chasses populaires traditionnelles, notamment la chasse de nuit aux anatidés qui en fait partie et de la chasse au petit gibier par interdiction prochaine de réguler les nuisibles comme le renard ou la corneille.

L’interdiction proclamée de la chasse à courre qu’ils mettent en avant comme un étendard pour faire signer le RIP à des électeurs abusés (600 000 signatures déjà !) est le symbole d’une tradition cynégétique ancestrale menacée dont les caricatures intentionnellement véhiculées par la plupart des médias dénaturent à l’excès la complexe réalité. En jouant en direction du grand public sur les émotions au détriment de toute rationalité, en s’appuyant sur les mensonges les plus grossiers au détriment de la vérité, la chasse à courre, comme la chasse de la grive à la glu, ne sont finalement que le Cheval de Troie de l’antichasse militante.

Dans ce contexte malsain, Giraud, secrétaire d’Etat à la ruralité signataire du RIP serait-il utilisé à contre-emploi comme certains le pensent ? Non, au contraire si le job politique pour lequel il est nommé consiste, sans le dire cela va de soi, à affaiblir un peu plus encore la France des campagnes, des villages, des traditions, cette France qui souffre et voterait mal parce qu’une certaine élite parisienne portant haut l’arrogance l’appelle, en se bouchant le nez, la France des « populistes ». Insulter le peuple, des usines ou des campagnes, n’a jamais connu une fin heureuse.

Que des chasseurs chassent, voilà qui peut déranger les bien-pensants ! Que les promoteurs du RIP sur la condition animale aient pour alliés objectifs les abrutis anonymes capables de badigeonner de nuit la vitrine d’une petite fromagerie parisienne, la couvrant d’inepties telles que « Lait = viol », « Eleveurs = violeurs » semble moins gêner ces bien-pensants que la chasse elle-même qui n’est pourtant qu’un loisir, un droit, une liberté …

… Inquiétante dérive de la pensée.

 

 

. Un million de chasseurs aiment leur chien, leur chat, leur cheval. Pourquoi se priver de leur soutien ?

 

 

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Oui, l’animal est un être sensible. Oui, la maltraitance des animaux existe : chez l’animal abandonné, délaissé, jeté ; chez l’animal persécuté, torturé ; chez l’animal traité comme objet, chose ou marchandise ; chez l’animal laissé agonisant, sans soin ou sans nourriture ; chez l’animal tué sans éviter ou abréger l’inutile souffrance.

Lutter contre la souffrance animale gratuite est en soi une cause tout à fait défendable. La détourner de son objectif au profit d’une idéologie ou d’une ambition politicienne est réducteur.

Si l’on veut vraiment en finir avec les abus dont certains animaux domestiques ou d’élevage sont encore victimes (comme quand des détraqués monstrueux prennent plaisir à ouvrir le ventre des chevaux, à leur couper l’oreille, leur arracher les organes), pourquoi se priver alors du soutien d’un million de chasseurs, de leurs conjoints, de leurs enfants qui, dans leur énorme majorité, aiment eux aussi leur chien, leur chat ou leur cheval, comprennent leur animal de compagnie, le respectent, le soignent, le cajolent, nouent avec lui une véritable complicité, lui procurent sans compter pendant de longues années une vie heureuse auprès de ses maîtres ?

A propos du cheval, « meilleur ami de l’Homme » (après le chien ?), la torture, les sévices infligés méticuleusement depuis plusieurs mois par différentes personnes à ces animaux intelligents et confiants ont provoqué à juste titre l’incrédulité, la stupéfaction, l’écœurement, l’indignation des Français. Parmi les 130 parlementaires promoteurs du RIP, procédure constitutionnelle censée défendre « la cause animale », combien de ces donneurs de leçon ont-ils pris publiquement la parole sur le sujet pendant toute cette période ? La réponse est connue : pratiquement aucun ! Cela confirme, si besoin était, que taper sur la chasse et les chasseurs semble bien être le principal, sinon l’unique moteur de leur action. Au 10 septembre 2020, aucune personne n’avait encore été traduite devant la justice (1 suspect arrêté puis relâché, aucune charge n’étant retenue contre lui) malgré les 153 enquêtes ouvertes par la gendarmerie et la police dans 43 départements.

 

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Leur coq ne chantera plus.

Marcel, 2 ans est mort. « Notre voisin a massacré notre coq » s’insurge Sébastien Verney. « Avec une arme à feu, puis une barre de fer ». Sa femme, ses deux filles et lui en sont encore tout retournés … Comme leur potager dévasté par le même individu.

En Ardèche aussi, la stupidité féroce importée de la ville par quelques hurluberlus à peine arrivés est devenue sans limite.

« Nous sommes en Ardèche, fier territoire rural », dit Sébastien, le prof d’histoire-géo. Et de demander : « Alors, qui sera la prochaine victime : le chant des tourterelles, la moisson du blé, les tomates qui poussent, le braiment de l’âne, le son de nos clochers ou la mise en pâturage de nos vaches ? »

L’association 30 millions d’Amis mais surtout près de 100 000 signataires indignés ont déjà apporté leur soutien à la famille Verney … En attendant le verdict de la justice. Nul ne doute que celle-ci ne manquera pas de s’appuyer sur le texte et l’esprit de la nouvelle loi, celle qui va protéger désormais l’ensemble du patrimoine « sensoriel » rural, chant du coq en tête.

 

 

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Encore une histoire de renard. Décidemment !

« Il y a trop de renards ». C’est la justice qui le dit.

En Seine-Maritime, un magistrat valide l’arrêté du préfet permettant le prélèvement de 1 430 renards. Le recours en référé de l’association protectionniste One Voice a donc été rejeté.

Pour la justice, « la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier », etc. justifient « suffisamment » la décision de limiter la prolifération du renard dans ce département.

Qu’en pensent les parlementaires qui veulent interdire aux chasseurs et aux piégeurs le droit de réguler le renard ?

 

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. « Oui y faut lui faire la peau à cette grosse salope vu sa grosse gueule de porc y a de quoi le faire saigné ». C’est signé (orthographe comprise) : « Nathalie Jeans ». Réponse de « Cindy Larchevesque » : « Nathalie, insulte pour les porcs. Matière fécale me conviendrait ». Voilà un court extrait (ça suffira !) des milliers de messagespoubelles similaires postés sur les réseaux sociaux. Ces ignominies visent une seule et même personne : Willy Schraen, le président national des chasseurs. Harcelé, menacé de mort, Willy Schraen et sa famille ont été placés sous protection policière.

Que n’aurait-on pas entendu sur les plateaux de TV, que n’auraient pas dit les journalistes, les commentateurs, les politiques et que ferait au passage le gouvernement si au lieu de s’en prendre de cette manière odieuse au représentant des chasseurs de France, il s’était agi d’une figure nationale défendant un autre droit que le loisir chasse, par exemple que la victime défende le droit des gens de culture ou du showbiz, des handicapés ou des femmes, des noirs ou des musulmans, des joueurs de pétanque ou des supporters de foot ? Que la comparaison puisse choquer serait infiniment choquant. Car du point de vue de la justice, de l’équité, ou de la morale, le « deux poids, deux mesures » ne peut être que choquant.

« C H A S S O P H O B I E » !

 

Comme trop souvent hélas dans notre démocratie chahutée, le mauvais exemple est venu de haut. Face au déferlement de haine visant M. Schraen insulté, menacé de mort avec sa famille, comment nos gouvernants et nos élus ont-ils publiquement réagi ? C’est instructif. Au silence public éloquent d’une ministre LREM théoriquement concernée par la chasse, est venue s’ajouter la prose ouvertement haineuse, insultante et démago d’un député LR, jusqu’à ce jour illustre inconnu passant d’un coup à la postérité le 14 mai 2020 par son écœurante indécence. Que l’on en juge :

 

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« Le Président des chasseurs, cet abruti … Le con … Je vais le faire courir ce chapon » :

Signé Diard. Diarrhée verbale pour attirer sans vergogne les voix de ce qu’il faut bien appeler désormais la « chassophobie » en inventant le mot qui n’existait pas encore ?

Qu’un parlementaire oubliant sa dignité se vautre au niveau où d’ordinaire se trouve le caniveau n’est pas que son problème. Ni seulement celui du parti (LR) tombé bien bas ici pour garder dans ses rangs pareil client. C’est plus grave que ça. En hurlant avec les loups qui veulent la peau de l’homme fut-il chasseur, cet élu au comportement irresponsable jette le discrédit sur l’institution de la République à laquelle il appartient encore :

Qu’on en prenne la mesure ou pas, l’honneur de l’Assemblée Nationale est entaché par les petits écrits misérablement grossiers et violents du dépité député Diard. La bêtise a sa place au Palais Bourbon, pas la haine.

 

 

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En compensation de l’interdiction prolongée des boîtes de nuit voulue par le gouvernement, par défi vis-à-vis des autorités, un peu partout en France, le phénomène « rave party », « free party » prend de l’ampleur, soulignant de multiples atteintes à la légalité. Certes, il faut que les jeunes s’amusent. Seulement voilà, d’un côté des agriculteurs qui travaillent dur, particulièrement l’été et qui n’en peuvent plus à force de règlementation tatillonne jusqu’à l’absurde, de directives européennes écrasantes de technocratie, de lois, décrets, règlements nationaux bureaucratiques et paralysants … De l’autre, ceux à qui tout semble permis depuis un certain déconfinement. C’est la triste expérience que vient de vivre chez lui en Lozère – un exemple parmi d’autres – le propriétaire d’un terrain agricole. Pardon ! De ce qu’il en reste.

Quelle drôle de surprise pour lui que de découvrir un samedi matin d’août au milieu de son champ 10 000 joyeux fêtards (chiffres de la gendarmerie) avec véhicules, sonos géantes, alcool et stupéfiants ! Le pauvre homme n’avait encore pas tout vu. Deux jours plus tard, 4 500 adeptes de la « rave party » sont toujours là. Les détritus en plus. « Quand on aime, on compte pas », n’est-ce pas ?

Le silence des grandes consciences vertes nationales

Que cela puisse se produire au beau milieu du parc national des Cévennes, dans un site européen hyper protégé où le « piétinement » doit faire l’objet d’une règlementation stricte par le ministère de l’Ecologie en application de la directive européenne Natura 2000 devrait provoquer l’indignation de tous les écologistes sincères mais, bizarrement, on n’a pas entendu les grandes consciences vertes nationales s’emparer du sujet. Trop d’amis sur zone ?

Que cela arrive en pleine règlementation Covid qui interdit notamment à plus de 5000 amateurs de foot ou de rugby de se rendre au stade n’aura fait venir sur les plateaux de TV ni le ministre de la santé, ni les conseillers scientifiques du gouvernement. Que dans une propriété privée où des gens et leurs véhicules sont entrés par effraction sans être délogés, où 20 000 pieds (et combien de roues de voitures, camping-cars et camions ?) auront allègrement « piétiné » pendant plusieurs jours l’outil de travail d’un paysan et sans plus de ménagement le précieux biotope de la nature environnante pose clairement une question : celle de l’autorité de l’Etat.

Garante de l’ordre public et du respect de la loi, la préfecture de Lozère disait faire ce qu’elle pouvait, c’est-à-dire pas grand-chose, à savoir :

Distribuer (gratuitement) aux fêtards quelques centaines de masques, de flacons de gel hydroalcoolique et quand même aussi quelques procès-verbaux pour alcoolémie flagrante et usage massif de produits stupéfiants (mais rien pour les autres délits ?), enfin installer deux centres de dépistage Covid-19 à proximité du site en promettant aux Lozériens qu’ils seraient « opérationnels dès mardi matin ». Mardi, quand tout était fini … Et puis c’est tout.

 

Quand l’Etat veut, l’Etat peut

 

Dans la Drôme, le préfet a été plus réactif.

Scénario identique pour weekend libre en forêt domaniale de Lente au cœur du parc naturel du Vercors ; sauf que là, le représentant des pouvoirs publics n’a pas attendu. Dès samedi, minuit passé, 80 gendarmes appuyés par hélicoptère se constituent en comité d’accueil, cueillant au saut des véhicules les premiers arrivants, confisquant les très coûteux murs de son, conduisant les responsables à la gendarmerie, histoire de leur tenir compagnie pour la nuit. Et en souvenir de la Drôme : plusieurs dizaines de contraventions offertes pour stationnement et circulation interdits avec en prime sur le dos une plainte de l’Office National des Forêts.

Résultat immédiat, tout ce petit monde ne se faisait pas prier pour déguerpir. Moralité de l’histoire : quand l’Etat veut, l’Etat peut.

Mais voilà, la Lozère n’est pas la Drôme. Là-bas, il reste aujourd’hui bien plus qu’un terrain agricole stérilisé pour longtemps, qu’un espace protégé saccagé, qu’un outil de travail dérobé à un malheureux agriculteur. Trois jours et trois nuits où des milliers de personnes auront été livrées à elles-mêmes en dehors de tout cadre légal auront piétiné aussi – et davantage encore – le principe et la loi :

Le principe d’égalité ; la loi républicaine devant laquelle nous sommes, en théorie, tous égaux.  Mais comme le disait déjà Coluche :

« Nous sommes tous égaux mais certains plus que d’autres ».

 

 

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.   Premiers à organiser une manifestation de chasseurs en Drôme-Ardèche, c’était, avec 500 personnes, le 18 juin 1988 à Privas ; premiers aussi à réclamer avec l’ANCGE et à obtenir de la FNC la plus grande manifestation nationale de chasseurs jamais organisée, c’était, avec plus de 200 000 participants, le 14 février 1998 à Paris ; premiers encore  à manifester en préfecture derrière une banderole unique « Chasse-Ruralité », c’était, le 10 septembre 2016, avec 80 courageux se pliant, sans aucun incident à déplorer, aux contraintes réglementaires drastiques liées au risque majeur terroriste alors porté à son niveau maximum. Compris ou pas, suivis ou pas, souvent les hommes et les femmes de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche auront ouvert la voie. C’est déjà ça, non ?

 

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Ce 21 août 2020 à Crest, dans un contexte évidemment très différent, 800 manifestants avec tracteurs, vaches, brebis, chevaux et chiens ont répondu à l’appel à manifester lancé par les éleveurs, bergers, agriculteurs drômois soutenus par leurs fédérations nationales et leurs syndicats, des élus aussi auxquels s’ajoutait, côtés organisateurs, une petite ACCA drômoise, celle de Léoncel. Manifestation déclarée ou interdite (le bruit avait couru) ou « interdite mais tolérée » selon la jurisprudence Castaner ? On ne savait plus trop. Mais à l’arrivée, manifestation réussie, ça on en est sûr !

S’en prenant directement à l’ASPAS et à ses centaines d’hectares de « réserves de vie sauvage » qui, tout particulièrement dans la Drôme, mettent de plus en plus « la nature sous cloche », excluent « la plupart des activités humaines », privatisent « de vastes espaces naturels », laissent au loup « des zones entières d’expansion », le monde paysan a choisi d’élever singulièrement le ton au cœur de l’été pour crier sa révolte, son ras-le-bol … Et se préparer à d’autres actions ?

« Foutez-nous la paix ! Rébellion, désobéissance, résistance, mondes définitivement irréconciliables », mots forts mais propos assumés.

L’un des organisateurs, Franck Reynier, le président de l’association du Vercors Iloupdev, est de ceux qui ne machent pas leurs mots :

« A cause de ces donneurs de leçons qui arrivent des grandes villes, toutes nos pratiques rurales sont en train de disparaître ». Franck Reynier prévient :

« Ce ne sont pas les bobos qui vont nous dicter leur loi ! »

 

 

La réponse du berger à la bergère

 

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Pourquoi manifester à Crest ? Parce que c’est le siège social de l’ASPAS. Mais Crest est aussi le siège social de la Fédération des chasseurs drômois qui soutenait la manif : réponse du berger à la bergère.

Question qui nous a été posée : pourquoi la FDC 26 soutenait-elle sans organiser ?

D’abord parce qu’il s’agissait d’une manifestation voulue par les agriculteurs et les éleveurs. Ensuite et de toute façon parce que, depuis la loi Voynet, les fédérations de chasse n’ont plus le droit d’organiser elles-mêmes des manifestations. Les présidents fédéraux, bien qu’élus, sont astreints au devoir de réserve et placés sous tutelle du ministre de l’Ecologie au motif que l’Etat délègue aux FDC son pouvoir en leur confiant des missions de service public.

Une fédération de chasseurs ne peut donc plus organiser elle-même une manifestation dans son département sans l’accord préalable et explicite du préfet, sauf à enfreindre la loi.

 

Ecologie confiscatoire

 

A contrario, cette précieuse liberté d’action et de manifestation à laquelle les chasseurs, comme tous les citoyens, restent attachés, les associations loi 1901 sans lien avec l’Etat ne l’ont pas (encore) perdue. C’est le cas de nos ACCA mais également de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui soutenait elle aussi le rassemblement de Crest.

Ainsi, nous avons pu en toute légalité, non seulement appeler publiquement nos ACCA adhérentes à manifester contre les excès de l’écologie confiscatoire mais aussi participer directement en tant que structure cynégétique régionale à ce grand rassemblement pour la ruralité.

Si nous avions été sollicités, nous aurions même pu apporter notre expérience au comité d’organisation, ayant d’ailleurs sur place à Crest un membre de l’équipe dirigeante de l’Inter en la personne de Serge Girard, volontiers disponible si on le lui avait demandé. Peut-être la prochaine fois ?

 

Les Ardéchois (aussi) sont là

 

 

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Contacté la veille de la manifestation par Franck Reynier, le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, lui fait part du « soutien de l’Inter » et de « l’appel aux chasseurs à manifester ». Quoi de plus normal si on se souvient que, dès le 28 février 2020, l’Inter a fait de « la défense des territoires » le temps fort de son assemblée générale annuelle et le dossier prioritaire des jeunes chasseurs pour les années à venir ? « La défense des territoires sera le combat de votre génération ! ». L’Ardéchois avait annoncé qu’étant personnellement absent le 21 août pour cause d’engagement antérieur « pris de longue date avec d’autres personnes » (évènement national chasse au gibier d’eau), l’Interdépartementale serait « représentée à Crest par ses ACCA adhérentes présentes », drômoises et ardéchoises.

C’est ça, le travail d’équipe.

Contrairement aux habitudes mais sans que nous en connaissions les raisons, le Dauphiné Libéré a fait le choix éditorial de passer sous silence l’appel de l’Inter aux chasseurs à se joindre à la manifestation (Cf. communiqué de presse ci-dessous), ce qui n’a pas empêché de comptabiliser deux bonnes douzaines au moins d’ACCA adhérentes de l’Inter présentes à Crest avec chacune entre deux et cinq représentants, soit une centaine de manifestants supplémentaires dont une majorité d’Ardéchois à la présence, nous a-t-on dit, « remarquée et appréciée ». Parmi eux, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental qui, bien que plus tout jeune, a fait le trajet depuis Satillieu avec son ACCA.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2019

LE COUP DE CHAUD DU PRESIDENT DE LA FNC, PAS CONTENT DU TOUT … DE SES CHASSEURS

 

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Photo Inter/JMS

Hommage
 
Lors de sa dernière séance, le conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche a rendu hommage à la mémoire de Madame Monique Chave, décédée à l’âge de 58 ans des suites d’une longue maladie. Agricultrice au sein de l’exploitation familiale, domiciliée à Livron, l’ancienne présidente des Huttiers du Rhône Sud avait fait partie durant plusieurs années de ce même conseil et reçu le diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse.

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Homologations CNR des huttes de chasse (DPF Rhône-Isère) : les chasseurs pouvaient espérer 9 ans au lieu de 6. Ce sera … 4

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.   Déception chez les chasseurs de gibier d’eau à la hutte avec appelants pratiquant sur le Rhône ou l’Isère :  

 

La durée des autorisations ne coïncide plus avec la durée des baux du DPF. Elle est ramenée à 4 ans.

Dans le passé, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, soutenue par l’ANCGE et la Fédération Départementale des Chasseurs territorialement compétente, avait pu obtenir de CNR le prolongement de la durée d’homologation des huttes de chasse de 3 à 6 ans, décision qui satisfaisait tout le monde puisque la nouvelle périodicité était désormais calquée sur la durée légale des baux du Domaine Public Fluvial (DPF) …  

… Mais la concession de CNR arrive à échéance en 2023

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Les nouvelles autorisations délivrées cette année ne portent que sur une période de 4 ans : du 1er juillet 2019 au 30 juin 2023.  

 

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Malgré toute la bonne volonté de la Direction Territoriale CNR, aucune dérogation n’est possible en raison même de la loi. En effet :

La concession d’aménagement et d’exploitation du Rhône détenue par Compagnie Nationale du Rhône arrive à échéance en 2023. Sa prolongation jusqu’en 2041 doit prendre la forme d’un avenant au contrat de concession acté par un décret en Conseil d’Etat, raison pour laquelle CNR ne peut juridiquement s’engager au-delà de 2023.

La règle s’impose évidemment à tous les partenaires de CNR, les chasseurs comme les autres.

 

 

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QUAND LE PATRON DES CHASSEURS TANCE SES PROPRES TROUPES …

 

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Photo Inter/Capture

 

« Qui aime bien châtie bien ».

 

Coup de chaud caniculaire ? Coup de sang estival ? En tous cas, coup de gueule évident.

Constatant le (trop) faible nombre de réponses de chasseurs à la consultation publique du ministère de l’Ecologie fixant pour la période 2019/2022 la liste des espèces susceptibles d’occasionner des (gros) dégâts aux populations gibiers et devant être par conséquent régulées (objet du projet d’arrêté ministériel soumis à consultation publique), le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) ne fait pas dans la nuance :

« Je passe mon temps personnel à me battre chaque jour bénévolement pour que la chasse garde son rang et son avenir, au détriment de ma vie de famille et de mon travail, pour constater que tout le monde s’en fout complètement ! »

Willy Schraen se dit « déçu » …

 « Quand on connaît l’état de notre petit gibier en France, sans cette liste des nuisibles, ce sera la fin des haricots ! »

« Déçu », « vexé », il parle d’un « échec cuisant », allant même jusqu’à féliciter … les adversaires :

« Bravo aux écolos qui savent s’unir beaucoup mieux que nous dans l’adversité des rendez-vous à ne jamais manquer ! »

Dans nos départements 26-07, face à « l’adversité », « s’unir », « se mobiliser » est devenu une nécessité de mieux en mieux comprise et partagée.

 

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Tant qu’il y aura des coqs …

« Monsieur le Président de la République, de toute urgence il vous faut décorer cet homme :

Le maire de Gajac, petit village girondin de quatre cents âmes situé à vol de palombe à quelques dizaines de minutes de l’opulente cité bordelaise post-juppéiste, est aujourd’hui un personnage connu à l’international. L’élu demande que soient inscrits à l’Unesco les bruits habituels dans nos villages : « La cloche de l’église, l’aboiement familier du chien, le meuglement des vaches, le pépiement des oiseaux, le chant du coq ».

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Emblème sportif national, symbole religieux millénaire, le coq est partout. En plus, il chante!
Photos Inter/CC BY-SA

 Il était temps   

« Vouloir faire figurer au patrimoine immatériel de l’humanité ces « émetteurs de bruit qui font partie du paysage rural afin de les protéger et qu’aucun procès ne puisse leur être intenté » est une idée géniale. M. Bruno Dionis de Séjour, le bien nommé, transforme un constat de simple bon sens, un mouvement d’irritation largement partagé en un acte civique hautement symbolique et puissamment médiatique. Son coup de gueule, sonore bien que distingué, fait du bruit. Il s’agit de faire respecter enfin les ruraux en ne cédant ni aux excès, ni aux caprices de tel citadin-m’as-tu-vu ou néo-rural-me voilà. Sa défense des bruits coutumiers de nos campagnes lui vaut le soutien unanime des 31 maires de sa communauté de communes. Bravo les élus !

« Partout en France, d’autres maires lui emboîtent le pas, prennent des initiatives similaires. Des parlementaires étudient même la possibilité, pour commencer, d’inscrire les bruits familiers de nos campagnes dans le patrimoine national à travers un projet de loi à venir. On pourra ajouter à la liste du maire de Gajac le tintement des cloches de vaches, le coassement des grenouilles, le chant des cigales, etc. Si elle voit le jour, cette loi en vaudra bien d’autres, n’en déplaise aux ricaneurs. Quand, en pleine crise caniculaire hospitalière des Urgences, nos députés et sénateurs trouvent le temps de débattre et légiférer sur … la fessée, l’idée me vient que nos aïeux auraient eu la réponse appropriée face aux sommations citadines procédurières grotesques visant à faire taire coqs, grenouilles et cigales : « Des coups de pied au cul qui se perdent ! ».

 

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Que ceux qui n’aiment pas les bruits de la campagne restent donc en ville !
Photos Inter/CC BY-SA/CC BY-NC/CC BY

« On aimerait bien d’ailleurs que d’autres élus silencieux sur le sujet fassent entendre leur voix … A commencer par ces politiciens des villes et banlieues qui passent leur temps à claironner sur les plateaux de télé qu’il faut plus de considération pour les questions « sociétales » (en voilà une !), qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser » certaines catégories de population (les ruraux en sont une), qu’il faut encourager la « diversité » (le droit à la différence, c’est aussi le choix de ne pas vouloir vivre à la campagne de la même façon qu’on vit en ville), de favoriser le « vivre ensemble » (recommandation louable qui vaut tout autant pour les gens des villes débarquant à la campagne). Que ces politiciens donneurs de leçons appliquent donc leurs beaux principes avec la même énergie aux territoires ruraux oubliés de la République, à leurs habitants trop longtemps délaissés sinon méprisés !

 

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Marre de vos procès débiles ! Laissez-lui sa mare
Photo Inter/CC BY-SA

« Autres donneurs de leçons (ceux-là carrément à la terre entière), les parlementaires Verts, nationaux ou européens. Que les nouveaux chouchous des électeurs et des commentateurs commencent par donner l’exemple de la cohérence. Qu’ils nous disent, au moins une fois, ne serait-ce que du bout des lèvres, qu’au nom de la biodiversité on ne peut pas décemment dépenser des millions d’euros d’argent public pour que des crapauds traversent la route sans se faire écraser et ne rien dire en même temps quand un couple  est victime depuis des années – au prétexte de « bruit insupportable » – d’un acharnement procédurier par voisin citadin occasionnel parce que les pauvres gens refusent de combler leur mare à grenouilles … dont certaines sont justement classées « espèces protégées » !  Les Verts n’auraient-ils d’oreilles que pour les urbains ?

« Quitter la torpeur de la ville aux mille bruits pour venir passer quinze jours de vacances au village mais prétendre dès qu’on s’y trouve y faire taire les bruits millénaires qui rythment les heures, les jours et les saisons à la campagne, bruits de toujours qui participent à l’identité même des habitants, est une prétention exorbitante. Car au nom de quoi, sinon de leur égoïsme, deux ou trois énergumènes étrangers à la communauté villageoise imposeraient-ils leur façon de voir et de vivre à l’ensemble de ceux qui travaillent là ou y vivent toute l’année, parfois depuis toujours ? Céder à cette mode urbaine qui veut s’imposer au culot, tendance heureusement encore très marginale, serait peut-être dans l’air du temps de la « modernité ». Pour nous les ruraux, ce serait surtout démissionner face à la dictature des minorités qui commence à prospérer ici et là dès lors qu’on oublie de rappeler qu’en démocratie la loi reste celle de la majorité.

 

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Maurice, le coq : fier et libre, il a sa pétition en ligne, son comité de soutien
Photo Inter/CC BY-SA

« Depuis le néolithique et l’apparition de l’élevage, soit la bagatelle de 10 000 ans, les coqs ont toujours chanté dans les campagnes. Que je sache, cela n’a encore jamais tué personne ; le ridicule non plus, il est vrai ! Les ruraux nés à la campagne, tout comme l’immense majorité de ceux qui choisissent à un moment de quitter la ville pour venir respirer un autre air, celui de la campagne, ne veulent surtout pas que la campagne commence à ressembler à la ville, que la campagne devienne la ville.  

 

Tant qu’il y aura des coqs qui chantent, nos campagnes de France ne seront pas des villes ».

 

 

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❖ Le permis national à 200 € entre en vigueur. L’opinion publique n’aura retenu qu’une chose : « Avec Macron, les chasseurs paient deux fois moins cher le droit de chasser ».  

PAS SI SIMPLE ! … 

 

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Pour vendre aux chasseurs la réforme du permis de chasser, la FNC a mis en avant qu’un permis national à 200 € serait attractif pour les jeunes plus aptes à la mobilité géographique que leurs aînés. C’est loin d’être faux mais ce n’est pas ce qui a été retenu.

Avant les élections européennes, les Verts ont réussi à faire croire aux Français que la réforme macronienne de la chasse avait divisé par deux le prix du permis pour l’ensemble des chasseurs (« Le cadeau de Macron aux chasseurs ») et sous-entendu malicieusement que la différence serait payée par les contribuables. Non ! Pas si simple et même carrément faux. D’abord, dans le rapport contribuables-chasseurs, ce sont toujours les chasseurs qui payent : par exemple, les 50 000 000 € sortis de nos poches en fin de saison pour indemniser les dégâts aux cultures occasionnés par le grand gibier. Ce serait bien que d’autres en fassent autant pour les dégâts du loup. En réalité, seule une minorité de chasseurs qui pouvaient se payer chaque année un permis national à 400 € a effectivement vu son prix divisé par deux par rapport à l’année précédente. Pour les autres – 9 chasseurs sur 10 – passer du permis départemental au national, (la nouvelle loi supprime le bi-départemental), c’est autour de 50 € de plus à trouver … 50 € qui s’ajoutent au reste. En plus de la validation nationale sur laquelle l’Etat n’oublie pas de prendre sa part, il faut payer aussi l’assurance obligatoire, la cotisation d’ACCA ou l’action de chasse privée et bien-sûr financer toutes les dépenses incontournables dans la vie d’un chasseur : habillement, équipement, armes, munitions, chiens, etc.

LA FIN DES COMMUNES LIMITROPHES … ET DE LA CHASSE POPULAIRE ?

Bien perçue dans les milieux aisés, la réforme de la chasse fait tousser plus d’un chasseur de condition modeste. Il y en a beaucoup en Drôme-Ardèche et nous ne craignons pas à l’Interdépartementale de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend pas. Jusqu’à présent, le simple permis départemental, logiquement moins coûteux que le national, donnait le droit de chasser non seulement dans tout le département mais « en même temps » dans les communes limitrophes des départements voisins.

Or, à l’initiative des députés de la majorité (LREM-MODEM), les parlementaires ont supprimé ce droit d’un trait de stylo, rendant du même coup inopérant le permis départemental pour des centaines de milliers de petits chasseurs obligés par conséquent d’opter pour le permis national. Cette mesure radicale, qui fait du nouveau permis national la carte forcée pour beaucoup d’entre-nous, est passée complètement inaperçue de l’opinion publique … Et parfois des chasseurs eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils soient mis devant le fait accompli. C’est pourtant là une mesure lourde de conséquences et de sens.  

En résumé, s’il est exact que le national coûte deux fois moins cher à ceux qui le prenaient déjà (une minorité de chasseurs aisés), il devient une dépense obligatoire supplémentaire et significative pour le pouvoir d’achat modeste de la grande majorité des chasseurs. En tous cas, pour tous ceux d’entre nous qui voulons pouvoir continuer à chasser comme avant sur les communes limitrophes au département.

 

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Voulue par le président de la République Emmanuel Macron, portée par le gouvernement et sa majorité parlementaire LREM-MODEM, soutenue par la FNC et de nombreuses fédérations, la réforme plaira évidemment à certains. Mais la vérité oblige à dire qu’elle ne respecte pas l’esprit de la loi Verdeille. Jusqu’à présent, la loi du sénateur socialiste garantissait à tous, dans nos ACCA, le droit de chasser dans son département sans grande distinction d’origine sociale, de proprieté foncière ni de pouvoir d’achat tout en bénéficiant de ce même droit dans les communes limitrophes des départements voisins. C’est à cela qu’il vient d’être mis fin brutalement.

LE TUBE DE L’ETE DES CABANONS

 

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L’épisode en cours signe-t-il le début de la fin pour la chasse populaire ? On peut se le demander. Après l’arrêt du Conseil d’Etat reconnaissant aux propriétaires de moins de 20 hectares le droit de se regrouper pour interdire la chasse, c’est un coup de plus porté à la chasse populaire, en particulier celle des ACCA.

A quelques semaines de l’ouverture de la saison de chasse 2019-2020, les chasseurs français de condition modeste se demandent s’ils ne seraient pas en train de payer la facture d’une réforme de la chasse, séduisante par certains aspects mais qui peut leur donner le sentiment, à tort ou à raison, d’avoir été faite d’abord pour plaire aux riches ? Dans les cabanons de chasse, lors des permanences de remises de cartes de sociétaires, c’est la petite musique aigrelette reprise en chœur qu’on entend monter des territoires.  

Elle est en train de devenir le tube de l’été.

Délit d’entrave à la pratique de la chasse : l’extrême frilosité des députés de La République En Marche (LREM)

 

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En avril 2019, lors de son examen au Sénat, le projet de loi portant création de l’Office français de la biodiversité et modifiant les missions des fédérations de chasseurs avait judicieusement inclus quelques mesures assez favorables aux chasseurs, en particulier l’instauration d’un « délit d’obstruction à la chasse, puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».  

Jusqu’à présent, le fait d’empêcher, d’entraver ou de gêner le déroulement d’une chasse était sanctionné d’une simple contravention.  

 

« LA MISE EN DANGER DES HOMMES ET DES ANIMAUX »

 

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« Depuis des années, les entraves à la chasse se multiplient. Elles vont jusqu’à mettre en danger les hommes et les animaux. Des antispécistes perturbent les chasses à courre ; en Bretagne, ils ont fait tomber un homme à cheval : deux membres fracturés, des mois d’hôpital ! (…). D’autres sabotent les miradors qui servent à la chasse » déplore le sénateur LR Jean-Noël Cardoux, auteur de l’amendement reprenant sa proposition de loi déposée en octobre 2018.

« PLUS TARD »

Mais lorsque le Sénat a voulu tirer toutes les conséquences de cette situation, devenue inacceptable parce qu’en France chasser est un droit et que la loi doit garantir le droit, les députés de la majorité (LREM) ont dit non. Eux qui répètent pourtant partout depuis huit mois à propos des Gilets Jaunes que « La France est un Etat de droit » ont dit non avec des arguments spécieux défendus par Mme Barbara Pompili, députée, présidente de commission LREM. Pour s’opposer à la reconnaissance du délit d’entrave à la pratique de la chasse, la transfuge des Verts, cela n’étonnera nullement les chasseurs, s’est lancée dans un tortueux et bien peu convainquant amalgame en associant pêle mêle l’opposition à la chasse, la violence sociétale, l’action militante, les agriculteurs et … Le saccage de l’Arc de Triomphe !  Le pire, c’est que dans ce méli-mélo verdâtre destiné à noyer le poisson et masquer leurs responsabilités dans l’absence de décision, les députés LREM ont trouvé leur bonheur en votant en rangs serrés contre la proposition de loi sénatoriale.  

Mais c’est promis, juré ! Selon une méthode bien rodée, les députés de la majorité l’ont assuré à leurs collègues sénateurs de la commission mixte : ne vous inquiétez pas, on se reverra « plus tard » pour … en « débattre ». Quand ? Ils ne l’ont pas dit.

En attendant, l’extrême antichasse pourra continuer à défier la loi … Au risque d’une simple contravention.

 

❖ LA FRAPNA ARDECHE POURSUIT SUR LA VOIE DE LA PRESERVATION DES MILIEUX ET SE SITUE DANS UNE APPROCHE GLOBALE DE LA NATURE

 

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. « Il faut s’attaquer aux causes profondes qui mettent en danger notre espèce ».  

Cette « profondeur » recherchée sous-tend l’analyse du président de la FRAPNA Ardèche, M. Frédéric Jacquemart. C’est sans doute ce qui donne force et cohérence à la ligne suivie par ce Docteur en biologie. En allant à l’essentiel dans le discours comme dans l’action, dirigeants, salariés et bénévoles de l’association trouvent aujourd’hui des échos favorables au-delà des adhérents. Pour preuve, l’écoute réservée à la FRAPNA Ardèche par les élus du Département.

Quand le président départemental de la FRAPNA met la priorité sur « les milieux menacés », se situe dans « une approche globale de la nature », ne veut rien ignorer des contraintes d’un « système dominant et mondialisé », il prend de la hauteur et en fait prendre à son association ; il serait inconséquent de ne pas le reconnaître. Car il faut de la lucidité mais également un certain courage aux dirigeants actuels de la FRAPNA Ardèche, eu égard les situations passées et les modes présentes, pour chercher à « dialoguer » plutôt que s’opposer, pour prôner la « concertation » avec « les autres acteurs de la nature » (Tous, sans exclusive ? Faisons le pari que oui), pour s’écarter de l’écologie punitive en préférant convaincre plutôt que contraindre :  

« Nous souhaitons rendre compatibles les activités humaines avec la nature. Si on va au conflit, c’est l’échec », estime Frédéric Jacquemart.

 

 

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100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France par leurs propriétaires.

 
Dénonçant à juste titre ces « abandons massifs » qui connaissent un pic lors des départs en vacances d’été, 240 parlementaires de tous bords (dont la députée drômoise LREM Alice Thourot et le sénateur ardéchois LR Mathieu Darnaud) signent une tribune et envisagent de déposer un projet de loi contre ces pratiques « indignes ».  

 

INCENDIE CRIMINEL DE L’ESCRINET  
 L’INTERDEPARTEMENTALE EXPRIME « SON SOUTIEN ET SA SOLIDARITE » A LA FEDERATION. ELLE SE TOURNE VERS LE PREFET DE L’ARDECHE POUR « UNE SANCTION JUDICIAIRE EXEMPLAIRE »

 

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Inter Flash Info Spécial du 26 juillet 2019

« . Dès qu’il en a été prévenu, le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, a appelé dans la journée d’hier le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange pour lui exprimer son total soutien et sa solidarité complète. C’est l’ensemble des chasseurs ardéchois qui sont aujourd’hui plongés dans la consternation, l’amertume et pour beaucoup d’entre eux, ne le dissimulons pas, la colère.

 

LA BÊTISE ET LA MECHANCETE

Que chaque administrateur fédéral, dont le travail bénévole au service des chasseurs est quotidien, soit assuré de notre chaleureux soutien. Une pensée particulière va aux membres du personnel technique et administratif dont l’outil de travail vient d’être saccagé ainsi qu’aux artistes exposants dont les œuvres originales ont été détruites ou souillées en quelques secondes par la bêtise et la méchanceté.

 

LES MOYENS DE L’ETAT

Face à un incendie volontaire dont la portée symbolique en Ardèche est grande et qui trouve un large écho bien au-delà du monde cynégétique, l’Inter Chasse DrômeArdèche fait confiance à Madame le Préfet pour mettre en œuvre tous les moyens de l’Etat dont elle dispose afin que la responsabilité de cet acte criminel soit rapidement et clairement identifiée et qu’une sanction judiciaire exemplaire soit prise »

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

BRÊVES AUTOMNALES (1)

ICI ET LA …

 

VOTRE SITE : DEJA PLUS DE 40 000 VISITEURS, 1000 PAR SEMAINE !

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C’est maintenant 1000 visiteurs par semaine que vous croisez sur votre site préféré : déjà plus de 40 000 depuis son ouverture il y a moins d’un an ! Début novembre, le moteur de recherche    n’offrait pas moins de 13 entrées différentes en 1ère page pour l’accès direct au site de l’Inter.

Pour visiter le site, il suffit de taper : « inter chasse drome ardeche ». Faites-le savoir à tous vos amis, chasseurs ou non …

Dites-leur que tout le monde en parle et que c’est sur le site de l’Inter.

 

LA FEDERATION DU PAS-DE-CALAIS PIEGEE PAR DES BELETTES  

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C’est une histoire de piégeage où le premier piégé est … le chasseur

Le 3 juillet dernier, plus de 2000 chasseurs du Nord et du Pas-de-Calais manifestaient pour la défense de leurs territoires. Voilà que le dynamique Président de la Fédération Régionale des Chasseurs, Willy Schraen, a maintenant  un autre souci dans son propre département. Deux arrêts successifs et parfaitement contradictoires du Conseil d’Etat (à deux mois d’intervalle seulement !) ont soufflé le chaud et le froid sur les terres cynégétiques du Pas-de-Calais. La belette, d’abord piégeable selon les éminents juristes, ne l’est finalement plus … Selon les mêmes juristes !

Colère du Président fédéral qui n’a pas pour habitude de cacher ses sentiments derrière son petit doigt : il estime que la décision prise s’apparente à une véritable « mascarade juridique ». « On croit rêver ! », s’exclame le Président Schraen. « Que s’est-il passé, demande-t-il, pour que le Conseil d’Etat en arrive à bégayer de la sorte ? ».

Il croit connaître la réponse : l’influence néfaste mais toujours très efficace des « tentaculaires écologistes nationaux ». Car, pour lui, ce flou artistique et juridique ne sert finalement qu’une cause, toujours la même : celle des ultras de l’écologie contre les chasseurs.

« Rien ne sera clairement dit, ni par les uns, ni par les autres mais je crois que nous avons tous compris ! » conclue le Président fédéral. Piégé, peut-être. Naïf, sûrement pas !

 

LE N° 2 DE CPNT, EDDIE PUYJALON, NOUS ECRIT

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Nous avions indiqué que le N° 2 de CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Traditions), Eddie Puyjalon, avait été exclu du stand de la Fédération des Chasseurs (de Dordogne) lors d’une fête de la chasse. Interprétant les propos tenus par le représentant départemental girondin du mouvement pour la ruralité, nous avions fait état de l’annonce de son prochain départ avant  la fin de l’année : « Encore un qui s’en va ! ».

Dans un courriel qu’il a bien voulu nous adresser, Eddie Puyjalon nous apporte les précisions suivantes :

Le N° 2 de CPNT n’a pas été « viré » mais « invectivé » par un ancien adhérent de CPNT, technicien de la FDC 24. Selon Eddie Puyjalon, le Président de la FDC, Michel Amblard, n’aurait pas apprécié cette manière de faire.

Eddie Puyjalon minore l’incident en indiquant qu’il a quand même pu largement profiter de la fête en y étant « très bien accueilli par tous les chasseurs présents et les associations représentées ».

Quant à ses responsabilités du moment, un éventuel départ n’est pas du tout d’actualité : « Si j’ai effectivement déclaré que j’annoncerai (avant la fin de l’année) la date d’arrêt de mes fonctions associatives et politiques, je n’ai pas pour autant annoncé ni l’année, ni l’âge auquel je considère qu’il faut passer la main ! ».

Son départ, le N° 2 de CPNT nous précise cependant qu’il y pense effectivement : annoncer à l’avance à quel âge il partira, ce sera « vis-à-vis des adhérents et des cadres de CPNT une forme de politesse et de loyauté » … Partir « pour laisser à d’autres le soin de défendre la chasse et de porter les valeurs du Mouvement ». Et d’ajouter : « Malgré les critiques habituelles, je continue l’engagement bénévole au service de ma passion pour encore quelque temps ».

D’après nos informations, Eddie Puyjalon serait finalement assez d’accord avec l’idée que l’âge légal de la retraite puisse correspondre avec l’arrêt officiel de ses fonctions … A moins que la situation actuellement très périlleuse pour CPNT ne précipite les évènements : aussi bien pour Eddie Puyjalon que pour ses autres dirigeants.

En effet, le Président National de CPNT en personne, Frédéric Nihous, ne vient-il pas de lancer un appel pressant (et quelque peu désespéré selon beaucoup d’observateurs) à la (re)mobilisation des troupes ? L’ancien candidat à l’élection présidentielle, devenu depuis l’allié supplétif de l’UMP, évoque même l’idée d’une possible « disparition » pure et simple de CPNT … au 31 décembre 2014. « CPNT est en danger, dit-il. Si rien ne se fait pour l’aider, alors la défense de la chasse perdra son plus permanent et fidèle combattant. Sans vous et votre aide solidaire, CPNT va mourir comme le veulent les adversaires de la chasse et leurs complices politiques ! »

 

LIEUTENANTS DE LOUVETERIE : ENTRE SANGLIER ET LOUP

 

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On dit qu’il a inventé l’école. Charlemagne a aussi créé les lieutenants de louveterie. Ils sont actuellement 1 541 dont l’agrément, délivré par le Préfet pour 5 ans, devra être renouvelé avant le 31 décembre 2014.

Agents bénévoles de l’Etat, assermentés, les lieutenants de louveterie, rattachés à la DDT (Direction Départementale des Territoires) sont les bras armés du Préfet :

Agissant sur ordre, ils assistent le représentant de l’Etat dans des missions administratives de destruction de la faune sauvage surdensitaire (sanglier, loup) mais interviennent aussi lors d’infractions à la police de la chasse. Cela place parfois la louveterie dans des situations délicates tant vis-à-vis des chasseurs que des agents de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

Concrètement, il est fait régulièrement appel aux lieutenants de louveterie pour contenir la prolifération intempestive du sanglier, source de dégâts aux cultures mais aussi lorsque sa présence présente un danger pour la sécurité des personnes, en particulier lorsque le sanglier s’égare en zone urbaine ou péri-urbaine. Là où la chasse est interdite, la destruction administrative devient alors obligatoire. A ce sujet, le Président National des lieutenants de louveterie, Bernard Collin, rappelle opportunément que, dans le cadre du Plan national de maîtrise du sanglier, « le Préfet a tous les pouvoirs ».

Si le sanglier mobilise beaucoup de temps et d’énergie de la part des lieutenants de louveterie et de leurs chiens (en avoir est une obligation légale pour eux), le retour du loup en France rappelle l’origine même de la louveterie : corps d’élite créé pour protéger les populations villageoises terrorisées par les loups.

C’est donc tout naturellement que le Ministère de l’Ecologie vient d’incorporer la louveterie dans le Groupe national loup.

Comme l’ensemble du monde des chasseurs dont ils sont issus et auquel ils continuent d’appartenir, les lieutenants de louveterie regrettent de voir leur activité si spécifique submergée par la bureaucratie envahissante. Comme n’importe quel Président de nos ACCA, ils déplorent eux aussi que la paperasserie les prive de temps passé sur le terrain, au contact des réalités de la nature : « Les lieutenants de louveterie se plaignent, dit leur Président National, du temps passé à remplir des fiches, à lire des documents, à se rendre sans arrêt à des réunions, des commissions, des comités de pilotage, etc. ».  

 

L’EUROPE, LA CHASSE, LA PÊCHE …

 

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Photo Parlement Européen

Une fois de plus, chasse et pêche s’invitent au Parlement Européen :

D’ordinaire assez peu présents sur ces questions, les élus du Front National seraient-ils en train d’amorcer un virage ? Si une hirondelle ne fait pas le printemps, l’oiseau l’annonce parfois. Philippe Loiseau, Député FN au Parlement Européen, y est allé de son communiqué pour soutenir les chasseurs, « premiers défenseurs de l’environnement » contre les manœuvres  bruxelloises de ceux qu’à l’évidence il n’aime pas et qu’il appelle les « bobos verdâtres ».

Après l’éviction unanimement regrettée dans les milieux cynégétiques de la Députée Européenne, Véronique Mathieu, l’UMP tente de se refaire la main. C’est Michèle Alliot-Marie, l’ancienne Ministre nouvellement élue au Parlement Européen, qui annonce la création prochaine d’un Intergroupe au Parlement Européen « Traditions et identités régionales » … en prenant bien soin de préciser que la chasse et la pêche y auront une place de choix.

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« Voilà qu’une bande de technocrates européens coupés des réalités des terroirs, sans doute sous influence du lobby ultra écologiste, propose de limiter la pêche du bar (loup) à … une pièce par jour et par plaisancier ! ». C’est signé CPNT.

« Mais à quoi joue la Commission Européenne ? », interroge CPNT. « N’a-t-elle pas d’autres dossiers à traiter en priorité en cette période de crise, de guerre à ses frontière ? »

Pour CPNT, « ce n’est plus une mesure de gestion écologique, c’est une mesure idéologique et militante, destinée à tuer la pêche populaire de loisir ! »

CPNT attend également du gouvernement français « qu’il empêche l’adoption de cette restriction inepte ».

 

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BRÊVES AUTOMNALES (2)

 

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