ESTIVALES 2020 (2)

Etrange ouverture 2020

 

AVEC DES MASQUES ET POUR COMMENCER LA SAISON UNE INTERDICTION PRESIDENTIELLE

 

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. ET REVOILÀ LE SANGLIER !

 

MALADIE DE L’OEDEME : L’INTER AVAIT RAISON

 

S’appuyant sur différentes remontées de terrain, en particulier les observations de ses ACCA adhérentes, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait posté sur site, vous vous en souvenez peut-être, un article documenté concluant à l’improbabilité que les chiffres officiels publiés sur la mortalité du sanglier par l’œdème correspondent à la réalité. Démonstration avait été faite, sans que personne d’ailleurs ne vienne nous contredire, qu’une « sous-estimation » importante de la mortalité sanglier annoncée était quasi certaine.

Le Chasseur Ardéchois du 1er semestre 2020 est venu confirmer notre hypothèse. Rendant compte des travaux scientifiques toujours en cours, le bulletin de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche révèle que « la mortalité du sanglier par la maladie de l’œdème est probablement sous-estimée » car « influencée par la méthode d’observation ». A l’époque, l’Interdépartementale avait listé de façon détaillée les biais introduits par « la méthode d’observation retenue par SAGIR », le réseau de surveillance du pôle scientifique de l’ONCFS.

 

ASPAS : LA FARCE GROTTESQUE POUR EN FINIR SOIDISANT AVEC LES PROBLEMES DU SANGLIER

 

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L’ASPAS tente-t-elle de semer la pagaille entre chasseurs et agriculteurs ?

 

Au moment où les uns et les autres commencent à se rapprocher comme ce fut le cas à Crest le 21 août dernier pour dénoncer ensemble la mainmise sur les espaces naturels effectuée par … l’ASPAS, la question est posée.

Pour en finir avec les problèmes du sanglier (vaste programme !) que tout agriculteur peut légitimement redouter et qu’aucun chasseur ne peut nier, l’ASPAS n’y va pas par quatre chemins. Résumons : pour supprimer les problèmes du sanglier, supprimons … le sanglier. La farce de l’ASPAS se joue en 3 actes :

1. « Beaucoup de bruit » … Pour rien. « Faire du bruit » pour « effaroucher » l’animal … Lequel, pas fou, ira s’installer chez le voisin. Préconiser des nuisances sonores (« avec détonateurs »), voilà qui est original … Pour des écolos pur vert ! …

2. « Davantage de loups ».  Les dégâts de sangliers sont financés à 100 % par les chasseurs. L’ASPAS veut « plus de loups » pour « faire diminuer le nombre de sangliers » … sans dire comment. Evidemment, l’ASPAS se garde bien de se porter volontaire pour payer la facture déjà salée de l’indemnisation des troupeaux décimés par le loup, aberration écologique financée à 100 % par les contribuables. C’est ce que l’ASPAS appelle sans rire « de la bonne gestion » … « Bonne », surtout avec l’argent des autres ! …

3. « Stériliser la bête ». Donc, en trois ou quatre ans, plus aucun sanglier du tout … Et par conséquent plus aucun chasseur non plus mais ça, l’ASPAS oublie de vous le dire … Un peu grosse quand même, la ficelle ! …

Fin des 3 actes. Rideau. On est prié d’applaudir.

 

La petite farce vous a plu ? …

 

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. La nouvelle municipalité de Beauchastel reconduit la subvention communale à l’Interdépartementale

 

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La commission Vie Associative et Sports de la commune de Beauchastel, présidée par l’Adjoint au Maire, M. Rémi Le Corre a reçu l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche le 3 août 2020.

La nouvelle municipalité de Madame karine Takès se dit très attachée à maintenir le tissu associatif du village « qui rassemble petits et grands ». « Vous êtes pour cette nouvelle équipe municipale des acteurs incontournables. Le dynamisme de la vie associative est un facteur essentiel de qualité de vie et de lien social sur la commune ».

Le Conseil Municipal du 7 juillet a voté la délibération reconduisant la subvention de fonctionnement pour 2020 attribuée à chaque association au dossier retenu dont l’Inter Chasse 26-07.

Lors de sa rencontre avec les élus municipaux, Christian Pialet a donné l’assurance à la nouvelle municipalité que, « dans la continuité de ce qui se faisait avant, vous trouverez toujours en notre association la coopération la plus positive pour contribuer au rayonnement de notre village et être un acteur dynamique de la vie associative »

 

. Des crapauds mieux protégés que nos maires ?

 

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Ne voyez aucune irrévérence, provocation où exagération dans la question posée en titre, bien au contraire car la question se pose effectivement, dramatiquement hélas au regard de nos lois, de leur interprétation, de leur application. La preuve :

. D’abord, savez-vous quelle suite vient d’être donnée à l’agissement de trois lâches ayant insulté, menacé puis frappé à la tête et dans le dos un maire de 70 ans dont le seul tort a été de les informer consciencieusement qu’un arrêté municipal interdisait d’installer sa tente sur le parking de la plage et de les alerter civiquement des dangers à faire du feu à proximité d’une pinède ? … Un « rappel à la loi ». Tu parles !

. Maintenant, savez-vous ce que vous risquez en écrasant un crapaud à ventre jaune ? « Trois ans d’emprisonnement, 150 000 € d’amende ». Comparez.

De janvier à juillet 2020, 233 maires ou adjoints ont subi une agression dans l’exercice de leur fonction au service de la collectivité.

 


. Barbara Pompili ou l’ombre d’un doute

 

Sans faire de procès d’intention à Madame Pompili, le choix du président de la République de l’avoir nommée à la tête du ministère de l’Ecologie n’est pas fait pour rassurer les chasseurs … « Une écologiste à l’écologie », c’est pour la FNC trop de « mauvais souvenirs » … Qui pourraient vite se raviver, l’affaire de la glu nous y mène tout droit.

 

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. INTERDICTIONS : ET VOILA QUE ÇA (RE) COMMENCE SOYONS PRÊTS !

 

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. Avis de tempête.

 

Il est bien fini l’heureux temps où entre un futur président de la République et un président de fédérations des chasseurs, ce n’était que sourires complices, convergences de vue affichées sur la ruralité, défense vigoureuse des traditions, image positive de la chasse partagée, affirmée, assumée …

« La guerre est déclarée »

 

. « J’ai beaucoup d’admiration pour cet homme », pouvait confier Willy Schraen au Dauphiné Libéré en parlant d’Emmanuel Macron voici encore quelques jours. Mais c’était juste avant la décision du président de la République de piétiner la « tradition » que le candidat Macron promettait aux chasseurs de « respecter ». Personne ou presque ne savait en France ce qu’était la chasse de la grive à la glu jusqu’à ce que Macron l’interdise lui-même. Voilà donc un mode de chasse spécifique, ultra minoritaire soudainement élevé au rang de dossier national prioritaire par l’Elysée ! A celui qui, reniant ses promesses, vient d’interdire à des chasseurs de chasser, le patron de la FNC redirait-il son « admiration » ? « La guerre est déclarée ! » réplique en privé mais devant témoins un responsable influent de fédération de chasseurs du Sud-Ouest. Beaucoup se sentent trahis. « Macron, dit ce responsable, veut se refaire une santé écolo sur le dos des chasseurs. Il envoie un message fort à l’électorat vert ».

 

 

Chasse : le mensonge fait aux Français

 

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Septembre 2020 : Covid-19 donne à nouveau des sueurs froides au personnel hospitalier dans la crainte d’un automne agressif tandis que la crise économique et sociale s’annonce gigantesque et violente. Le président de la République l’a bien compris : « Vu l’état du pays et vu les défis qui l’attendent », Emmanuel Macron, manches retroussées, s’empare personnellement du dossier N°1 du moment. Assumant courageusement ses responsabilités, il le fait savoir solennellement aux Français inquiets par tant de questions sans réponse, d’insécurité montante, d’« ensauvagement » constaté : « La chasse traditionnelle à la glu est interdite » !!! … La patrie est sauvée. « N’ayant rien de mieux à faire que de s’occuper de ça », le président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Armées, jupitérien par-dessus le marché ordonne lui-même majestueusement « l’interdiction » de cette abominable « chasse traditionnelle ». Ouf ! Au diable Covid, crise, terrorisme islamique, séparatisme, insécurité, nous respirons quand même nettement mieux dans notre beau royaume de France puisqu’enfin débarrassés que nous sommes de l’ennemi public numéro un : l’horrible chasseur traditionnel de grive ! Il faudrait être bien ingrat, gueux ou manant pour ne pas en garder une profonde gratitude à notre très aimé Président.

« Très au clair sur le sujet »

Evidemment, on ne savait pas, on ne pouvait pas savoir à quel point Emmanuel Macron, président de la République, contenait douloureusement en silence depuis trois ans sa détestation, son horreur, sa haine des abominables chasses traditionnelles françaises au premier rang desquelles figure la chasse de la grive à la glu. On ne pouvait pas le savoir puisque le 14 mars 2017 Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, homme de parole et de convictions, déclarait aux chasseurs à propos de ces mêmes chasses traditionnelles :

« Je suis très au clair sur le sujet ! »

Pour être clair, c’est clair car voilà la suite :

« Je ne suis pas pour qu’on les arrête (Les chasses traditionnelles – NDLR) parce que ça fait partie du patrimoine français, de l’art de vivre, parce qu’il faut laisser respirer les gens, arrêter, comme le disait le Président Pompidou d’emmerder les Français, parce qu’il y a des gens qui sont heureux en le faisant, parce que ça n’enlève rien à personne et parce que si vous trouvez des gouvernants, des législateurs, qui pensent qu’ils n’ont rien de mieux à faire que de s’occuper de ça, il faut me les présenter, ils ont beaucoup de chance … »

Que le « vieux monde » de gauche comme de droite « n’ait rien de mieux à faire » que de « s’occuper » des chasses traditionnelles démontre à quel point ce « vieux monde » qui n’a rien compris est fini. Macron, lui qui a tout compris de ce qui est déjà fini, en tire la leçon : s’il est élu Président, il n’ira pas se perdre ni perdre son temps, ni le faire perdre à la France comme le ferait un vulgaire élu de droite ou de gauche empêtré dans les postures politiciennes démagos d’un autre temps :

« Moi, vu l’état du pays et vu les défis qui nous attendent, j’ai beaucoup d’autres choses à faire ! ».

Magnifique déclaration d’hier, parfait reniement d’aujourd’hui. C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle sans doute l’art de « se réinventer ». La trahison de la parole donnée est exemplaire car présidentielle. L’insincérité du propos tenu pour se faire élire à tout prix est révélatrice. L’affirmation de 2017 « Moi, vu l’état du pays et les défis… », retournée comme une veste en 2020, résume à merveille la dialectique macronienne du « Et en même temps » aujourd’hui appliquée aux chasseurs comme elle l’a été déjà à tant d’autres citoyens :

Absolument pas contre les chasses traditionnelles « et en même temps » pour l’interdiction absolue de l’une d’entre elles.

Dans « l’ancien monde », les « gens de peu », les « gens de rien » qui n’avaient pas fait l’ENA appelaient ça mentir. Allez donc savoir, Mesdames, Messieurs les politiques nationaux, pourquoi 7 Français sur 10 ne croient plus aujourd’hui un mot de ceux qui, d’en haut et du haut de leurs mensonges, les gouvernent de cette belle manière …

 

« Macron a tué leurs rêves »

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. Un responsable cynégétique d’Auvergne-Rhône-Alpes qui passe généralement pour assez bon connaisseur de la vie politique livre son analyse :

« La glu ? Le dernier coup politique des communicants de l’Elysée ! Pour tenter d’enlever aux Verts quelques milliers de voix écolos-bobos des grandes villes au premier tour de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron (s’il y va) risque de le payer cher dans les campagnes … La chasse à la glu, je ne la pratique pas moi-même mais par solidarité je la défends comme j’ai toujours défendu toutes les chasses même si celle-là peut être discutable, j’en conviens et ne plaît pas beaucoup ni aux militants de la cause animale, ni aux technocrates de l’Union Européenne. Son interdiction présidentielle en France prend toutefois une portée symbolique que l’Elysée n’a pas mesurée. Attention ! Les chasseurs ont toujours eu de la mémoire avec les politiques qui ne les respectent pas. Pour avoir trop longtemps ignoré cette règle en snobant ses chasseurs tout en dopant aux subventions publiques leurs adversaires, cette Région qui est la mienne a fini par connaître son heure de vérité électorale lorsque l’électorat chasseur s’est mobilisé pour contribuer à faire élire la nouvelle majorité de Laurent Wauquiez. Faut-il rappeler aussi, une nouvelle fois, le résultat de l’élection présidentielle du 21 avril 2002 ? Avec CPNT, les chasseurs et leurs familles récoltent 1. 204. 689 voix au premier tour. Ils punissent Lionel Jospin d’avoir pris l’antichasse Dominique Voynet dans son gouvernement, privant le Premier Ministre socialiste d’un classique second tour gauche-droite contre Jacques Chirac. En même temps, ils sont à l’origine de « la surprise Le Pen » … que les commentateurs politiques parisiens n’ont évidemment pas vu venir. Ce sont ces mêmes commentateurs mal voyants qui ont toujours passé sous silence (et continuent de le faire, à quelques exceptions près) l’historique « vote chasse » de 2002 qui les dérange, eux les bien-pensants faiseurs d’opinion. En effet, ils s’obstinent à attribuer l’échec cinglant de Jospin à des candidatures trop nombreuses à gauche, ce qui est politiquement correct mais mathématiquement faux. Démonstration : sur 1. 200. 000 voix obtenues par le candidat CPNT, il y a entre 400. 000 et 600. 000 voix d’électeurs votant habituellement à gauche. Or, il ne manque même pas 200. 000 voix à Lionel Jospin (194. 600 exactement) pour passer devant Le Pen et donc être qualifié pour le second tour. Voilà la réalité que des commentateurs intéressés s’efforcent encore aujourd’hui de maquiller et de nous cacher ! Pardon de ce rappel historique qui permet néanmoins de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Revenons à l’interdiction de chasse à la glu décidée par le président Macron. J’en connais dans nos rangs qui ne vont pas aimer du tout l’image de ce jeune président de la République plutôt « cool » avec les interdits dont s’affranchissent collectivement depuis des mois des milliers de jeunes, règlementation Covid ou pas, mais qui s’en prend « en même temps » à quelques anciens isolés, les derniers chasseurs de grive pratiquant un mode traditionnel. Je pense que le président de la République s’est laissé embarquer dans cette affaire par des conseillers hors sol et qu’il pourrait amèrement le regretter un jour. Son erreur est d’avoir perdu de vue la dimension psychologique et humaine du problème ; à savoir qu’il ne leur restait plus, à ces vieux chasseurs, que quelques saisons de chasse à vivre mais à vouloir les vivre pleinement avec une passion intense restée intacte ; la passion transmise par leurs ancêtres. Macron a tué leurs rêves ».

 

« La glu, c’est le hors-d’œuvre »

 

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. Un autre président cynégétique, originaire du midi, pronostique : « L’interdiction de la glue, c’est le hors-d’œuvre. Ceux qui viennent de l’obtenir ont de l’appétit. En reniant ses promesses faites aux chasseurs qui l’ont cru, M. Macron a cédé aux ennemis déclarés de la chasse. Sans attendre, ils exigent déjà que le gouvernement interdise aussi le déterrage des blaireaux et des renards ou le piégeage des corvidés. Si on laisse faire, c’est la fin de la chasse du petit gibier au chien d’arrêt et au chien courant. Les antispécistes n’auront bientôt plus besoin de s’en prendre aux éleveurs de faisans, perdrix, lapins et lièvres. Faute de régulation, les prédateurs naturels en surabondance se chargeront de vider nos plaines et montagnes du gibier reproducteur payé par les sociétés de chasse ».

 

Premier trophée … Pas si glorieux que ça !

 

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. Ce serait Barbara Pompili, sous la pression de ses anciens amis d’EELV et surtout d’associations qui militent ouvertement contre la chasse, qui aurait exigé et finalement obtenu de l’Elysée le scalp de ces vieux chasseurs pratiquant encore la chasse à la glu, un mode traditionnel, ancestral, transmis de père en fils dans quelques familles modestes, mode de chasse controversé mais devenu confidentiel car ne concernant plus que quelques passionnés, le plus souvent âgés. Seulement voilà, ces chasseurs à l’ancienne ont le tort de déplaire en haut lieu à quelques jeunes députés du « nouveau monde » invités réguliers de l’Elysée. Ceux-ci jugent ces vieux chasseurs « non sélectifs dans leur pratique », ce qui est largement faux en réalité. Ils n’écoutent plus Willy Schraen qui leur explique que « sur 700 millions de grives recensées en Europe, seulement 0,001 % sont capturées à la glu ». Ils ne l’écoutent pas quand il leur dit que « les chats errants en attrapent mille fois plus ». Ils ne l’écoutent pas quand, soulignant le caractère exceptionnel de la mort d’une espèce protégée capturée par erreur ou d’une grive blessée sans possibilité de retrouver sa liberté, il leur rappelle que « les oiseaux attrapés sont soigneusement décollés puis conservés en bonne santé toute la saison de chasse pour servir d’appelants (qui attirent les grives en migration pour les faire poser – NDLR) et qu’ils seront « relâchés en fin de saison ». Non ! Ils n’écoutent pas, ils n’écoutent plus mais surtout, pas loin de pratiquer à l’encontre de ces chasseurs populaires le « délit de sale gueule », ils les accusent dans les salons parisiens d’être « archaïques », « bornés », « arriérés » et « populistes » : les insultes habituelles de ces distingués « progressistes », « mondialistes », « avant-gardistes » et « modernistes » que comptent l’Assemblée Nationale et le cabinet du président de la République, gens des beaux quartiers qui ne prennent ni le métro, ni le bus, n’ont jamais vu une grive de leur vie et qui, s’il la voyait, ne sauraient pas que c’en est une mais qui s’estiment pourtant, selon leur modestie désormais légendaire … « trop intelligents » (!)

. La chasse à la glu, première chasse traditionnelle interdite en macronie : premier trophée offert par Emmanuel Macron lui-même aux antichasses emmenés par des parlementaires LREM se voulant « modernes » parce que « verts ».

Pas sûr pourtant, au final, que la prise soit si glorieuse que ça. Les stratèges macroniens pourraient un jour le comprendre mais trop tard comme au temps de Dominique Voynet où un certain Lionel Jospin, premier ministre PS, fut tout éberlué d’être écarté dès le premier tour de l’élection présidentielle par le vote CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Tradition) : 1 200 000 voix. Des chasseurs en colère, privés de chasse, de tradition … mais pas de mémoire.

 

. Drôme : pour se verdir, une deuxième députée LREM s’engage contre la chasse

 

Après la Députée macronienne Alice Thourot, c’est au tour de sa collègue drômoise Mireille Clapot, elle aussi Député LREM, de basculer dans le camp de l’antichasse. Elle vient de signer le RIP (référendum d’initiative partagée) demandant notamment l’interdiction de la chasse à courre, la fin de la régulation des nuisibles par déterrage, la disparition des chasses traditionnelles. Au total, 130 parlementaires ont choisi le prétexte général de la cause animale pour torpiller en particulier le loisir de la chasse. Que cache toute cette agitation ? En réalité, la grande offensive politicienne préparant la présidentielle est lancée. Le thème ?

Moins vert que moi, tu meurs !

 

. Mais dans quel monde vivent ces 130 députés et sénateurs (une minorité, heureusement) si occupés à faire la chasse aux chasseurs ? N’ont-ils pas mieux à faire ?

 

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La cause animale est une cause juste si elle est justement défendue. Les chasseurs n’ont pas attendu 2020 pour s’y intéresser, faire un état des lieux, balayer devant leur porte, faire changer les mentalités et les pratiques d’une génération à l’autre quand cela s’imposait. Rien à voir avec les calculs de ces professionnels de la politique signataires du RIP qui découvrent la condition animale en même temps que la courbe des sondages confirmant leur impopularité grandissante et la poussée incontestable du vote écolo aux élections municipales dans les villes ! Autant de temps passé par ces élus, d’électeurs embrigadés pour signer leur RIP, de médias mobilisés, de personnalités impliquées, d’énergie parlementaire dépensée, de communication déployée, d’imagination débordante étalée, tout ça depuis des mois mis au service exclusif de « la cause animale » et surtout de la leur (!) pourquoi pas si c’était sincère ; pourquoi pas, surtout, si ce n’était pas au détriment d’autre chose. Là est le vrai problème d’une démocratie paralysée par la démagogie, d’une République affaiblie par l’impuissance.

Les « 130 » ne pourraient-ils trouver aujourd’hui meilleure cause à défendre ? Une cause qu’ils défendraient avec la même ardeur, la même priorité, la même ténacité – qu’est-ce qui les en empêchent ? -, une cause pour laquelle il serait plus urgent pour des élus efficaces, plus juste, plus indispensable, plus humain aux yeux d’une grande majorité de Français (70 % disent tous les sondages) de mobiliser la nation désunie qui pourrait enfin se rassembler sur l’essentiel :

La cause de l’Homme !

 

. Que des voyous puissent tranquillement massacrer un chauffeur de bus père de famille parce qu’il leur dit que le masque est devenu obligatoire dans les transports publics mériterait peut-être que 130 parlementaires se bougent, non ? …

. Qu’un salaud condamné aux assises à 18 ans de prison en 2005 pour 9 viols, 3 tentatives de viol, 1 agression sexuelle puisse légalement en sortir trois avant pour pouvoir tranquillement préméditer, organiser et commettre son 13e viol sur une fille de 15 ans qu’il va assassiner mériterait peut-être que 130 parlementaires signent un RIP et le fassent signer, non ? …

 

. Un secrétaire d’Etat à contre - emploi ?

 

Cosignataire (encore un !) du très controversé projet de RIP (référendum d’initiative partagée) sur les animaux, texte réclamant notamment de nouvelles interdictions de chasse, Joël Giraud (Député LREM) est en charge de la ruralité dans le nouveau gouvernement de M. Castex. Le Mouvement de la Ruralité (LMR) présidé par Eddie Puyjalon y voit « une erreur de casting » et s’alarme d’un glissement vers « l’antispécisme »

 

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« Un secrétaire d’État à la ruralité qui s’inscrit dans la logique antispéciste n’augure rien de bon » estime le Mouvement de la Ruralité (LMR) qui attend toujours du nouveau secrétaire d’État « qu’il retire sa signature du RIP ».

« Après les 46 députés LREM sous la coupe du député Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles, un secrétaire d’État à la ruralité qui soutient le RIP des antispécistes, cela fait beaucoup contre le monde rural en peu de temps ! », s’inquiète le LMR.

Les 46 députés LREM dont parle le LMR ont pris le risque calculé de remettre en marche la machine à interdire la chasse. Audace folle ? Non, car ils l’ont fait, on le sait aujourd’hui, avec l’accord pas forcément enthousiaste mais pourtant bien réel du premier ministre et surtout, c’est beaucoup plus grave, du président de la République en personne.

Cela explique que, par un prompt renfort de quelques sénateurs macroniens, les 46 se soient rapidement retrouvés 62. La démagogie étant la seconde nature de ceux qui décident en fonction des sondages et non des convictions, ils sont aujourd’hui pas moins de 130 parlementaires signataires du RIP, 130 députés ou sénateurs à œuvrer, pour commencer car ce n’est qu’un début, à la disparition programmée des chasses populaires traditionnelles, notamment la chasse de nuit aux anatidés qui en fait partie et de la chasse au petit gibier par interdiction prochaine de réguler les nuisibles comme le renard ou la corneille.

L’interdiction proclamée de la chasse à courre qu’ils mettent en avant comme un étendard pour faire signer le RIP à des électeurs abusés (600 000 signatures déjà !) est le symbole d’une tradition cynégétique ancestrale menacée dont les caricatures intentionnellement véhiculées par la plupart des médias dénaturent à l’excès la complexe réalité. En jouant en direction du grand public sur les émotions au détriment de toute rationalité, en s’appuyant sur les mensonges les plus grossiers au détriment de la vérité, la chasse à courre, comme la chasse de la grive à la glu, ne sont finalement que le Cheval de Troie de l’antichasse militante.

Dans ce contexte malsain, Giraud, secrétaire d’Etat à la ruralité signataire du RIP serait-il utilisé à contre-emploi comme certains le pensent ? Non, au contraire si le job politique pour lequel il est nommé consiste, sans le dire cela va de soi, à affaiblir un peu plus encore la France des campagnes, des villages, des traditions, cette France qui souffre et voterait mal parce qu’une certaine élite parisienne portant haut l’arrogance l’appelle, en se bouchant le nez, la France des « populistes ». Insulter le peuple, des usines ou des campagnes, n’a jamais connu une fin heureuse.

Que des chasseurs chassent, voilà qui peut déranger les bien-pensants ! Que les promoteurs du RIP sur la condition animale aient pour alliés objectifs les abrutis anonymes capables de badigeonner de nuit la vitrine d’une petite fromagerie parisienne, la couvrant d’inepties telles que « Lait = viol », « Eleveurs = violeurs » semble moins gêner ces bien-pensants que la chasse elle-même qui n’est pourtant qu’un loisir, un droit, une liberté …

… Inquiétante dérive de la pensée.

 

 

. Un million de chasseurs aiment leur chien, leur chat, leur cheval. Pourquoi se priver de leur soutien ?

 

 

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Oui, l’animal est un être sensible. Oui, la maltraitance des animaux existe : chez l’animal abandonné, délaissé, jeté ; chez l’animal persécuté, torturé ; chez l’animal traité comme objet, chose ou marchandise ; chez l’animal laissé agonisant, sans soin ou sans nourriture ; chez l’animal tué sans éviter ou abréger l’inutile souffrance.

Lutter contre la souffrance animale gratuite est en soi une cause tout à fait défendable. La détourner de son objectif au profit d’une idéologie ou d’une ambition politicienne est réducteur.

Si l’on veut vraiment en finir avec les abus dont certains animaux domestiques ou d’élevage sont encore victimes (comme quand des détraqués monstrueux prennent plaisir à ouvrir le ventre des chevaux, à leur couper l’oreille, leur arracher les organes), pourquoi se priver alors du soutien d’un million de chasseurs, de leurs conjoints, de leurs enfants qui, dans leur énorme majorité, aiment eux aussi leur chien, leur chat ou leur cheval, comprennent leur animal de compagnie, le respectent, le soignent, le cajolent, nouent avec lui une véritable complicité, lui procurent sans compter pendant de longues années une vie heureuse auprès de ses maîtres ?

A propos du cheval, « meilleur ami de l’Homme » (après le chien ?), la torture, les sévices infligés méticuleusement depuis plusieurs mois par différentes personnes à ces animaux intelligents et confiants ont provoqué à juste titre l’incrédulité, la stupéfaction, l’écœurement, l’indignation des Français. Parmi les 130 parlementaires promoteurs du RIP, procédure constitutionnelle censée défendre « la cause animale », combien de ces donneurs de leçon ont-ils pris publiquement la parole sur le sujet pendant toute cette période ? La réponse est connue : pratiquement aucun ! Cela confirme, si besoin était, que taper sur la chasse et les chasseurs semble bien être le principal, sinon l’unique moteur de leur action. Au 10 septembre 2020, aucune personne n’avait encore été traduite devant la justice (1 suspect arrêté puis relâché, aucune charge n’étant retenue contre lui) malgré les 153 enquêtes ouvertes par la gendarmerie et la police dans 43 départements.

 

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Leur coq ne chantera plus.

Marcel, 2 ans est mort. « Notre voisin a massacré notre coq » s’insurge Sébastien Verney. « Avec une arme à feu, puis une barre de fer ». Sa femme, ses deux filles et lui en sont encore tout retournés … Comme leur potager dévasté par le même individu.

En Ardèche aussi, la stupidité féroce importée de la ville par quelques hurluberlus à peine arrivés est devenue sans limite.

« Nous sommes en Ardèche, fier territoire rural », dit Sébastien, le prof d’histoire-géo. Et de demander : « Alors, qui sera la prochaine victime : le chant des tourterelles, la moisson du blé, les tomates qui poussent, le braiment de l’âne, le son de nos clochers ou la mise en pâturage de nos vaches ? »

L’association 30 millions d’Amis mais surtout près de 100 000 signataires indignés ont déjà apporté leur soutien à la famille Verney … En attendant le verdict de la justice. Nul ne doute que celle-ci ne manquera pas de s’appuyer sur le texte et l’esprit de la nouvelle loi, celle qui va protéger désormais l’ensemble du patrimoine « sensoriel » rural, chant du coq en tête.

 

 

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Encore une histoire de renard. Décidemment !

« Il y a trop de renards ». C’est la justice qui le dit.

En Seine-Maritime, un magistrat valide l’arrêté du préfet permettant le prélèvement de 1 430 renards. Le recours en référé de l’association protectionniste One Voice a donc été rejeté.

Pour la justice, « la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier », etc. justifient « suffisamment » la décision de limiter la prolifération du renard dans ce département.

Qu’en pensent les parlementaires qui veulent interdire aux chasseurs et aux piégeurs le droit de réguler le renard ?

 

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. « Oui y faut lui faire la peau à cette grosse salope vu sa grosse gueule de porc y a de quoi le faire saigné ». C’est signé (orthographe comprise) : « Nathalie Jeans ». Réponse de « Cindy Larchevesque » : « Nathalie, insulte pour les porcs. Matière fécale me conviendrait ». Voilà un court extrait (ça suffira !) des milliers de messagespoubelles similaires postés sur les réseaux sociaux. Ces ignominies visent une seule et même personne : Willy Schraen, le président national des chasseurs. Harcelé, menacé de mort, Willy Schraen et sa famille ont été placés sous protection policière.

Que n’aurait-on pas entendu sur les plateaux de TV, que n’auraient pas dit les journalistes, les commentateurs, les politiques et que ferait au passage le gouvernement si au lieu de s’en prendre de cette manière odieuse au représentant des chasseurs de France, il s’était agi d’une figure nationale défendant un autre droit que le loisir chasse, par exemple que la victime défende le droit des gens de culture ou du showbiz, des handicapés ou des femmes, des noirs ou des musulmans, des joueurs de pétanque ou des supporters de foot ? Que la comparaison puisse choquer serait infiniment choquant. Car du point de vue de la justice, de l’équité, ou de la morale, le « deux poids, deux mesures » ne peut être que choquant.

« C H A S S O P H O B I E » !

 

Comme trop souvent hélas dans notre démocratie chahutée, le mauvais exemple est venu de haut. Face au déferlement de haine visant M. Schraen insulté, menacé de mort avec sa famille, comment nos gouvernants et nos élus ont-ils publiquement réagi ? C’est instructif. Au silence public éloquent d’une ministre LREM théoriquement concernée par la chasse, est venue s’ajouter la prose ouvertement haineuse, insultante et démago d’un député LR, jusqu’à ce jour illustre inconnu passant d’un coup à la postérité le 14 mai 2020 par son écœurante indécence. Que l’on en juge :

 

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« Le Président des chasseurs, cet abruti … Le con … Je vais le faire courir ce chapon » :

Signé Diard. Diarrhée verbale pour attirer sans vergogne les voix de ce qu’il faut bien appeler désormais la « chassophobie » en inventant le mot qui n’existait pas encore ?

Qu’un parlementaire oubliant sa dignité se vautre au niveau où d’ordinaire se trouve le caniveau n’est pas que son problème. Ni seulement celui du parti (LR) tombé bien bas ici pour garder dans ses rangs pareil client. C’est plus grave que ça. En hurlant avec les loups qui veulent la peau de l’homme fut-il chasseur, cet élu au comportement irresponsable jette le discrédit sur l’institution de la République à laquelle il appartient encore :

Qu’on en prenne la mesure ou pas, l’honneur de l’Assemblée Nationale est entaché par les petits écrits misérablement grossiers et violents du dépité député Diard. La bêtise a sa place au Palais Bourbon, pas la haine.

 

 

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En compensation de l’interdiction prolongée des boîtes de nuit voulue par le gouvernement, par défi vis-à-vis des autorités, un peu partout en France, le phénomène « rave party », « free party » prend de l’ampleur, soulignant de multiples atteintes à la légalité. Certes, il faut que les jeunes s’amusent. Seulement voilà, d’un côté des agriculteurs qui travaillent dur, particulièrement l’été et qui n’en peuvent plus à force de règlementation tatillonne jusqu’à l’absurde, de directives européennes écrasantes de technocratie, de lois, décrets, règlements nationaux bureaucratiques et paralysants … De l’autre, ceux à qui tout semble permis depuis un certain déconfinement. C’est la triste expérience que vient de vivre chez lui en Lozère – un exemple parmi d’autres – le propriétaire d’un terrain agricole. Pardon ! De ce qu’il en reste.

Quelle drôle de surprise pour lui que de découvrir un samedi matin d’août au milieu de son champ 10 000 joyeux fêtards (chiffres de la gendarmerie) avec véhicules, sonos géantes, alcool et stupéfiants ! Le pauvre homme n’avait encore pas tout vu. Deux jours plus tard, 4 500 adeptes de la « rave party » sont toujours là. Les détritus en plus. « Quand on aime, on compte pas », n’est-ce pas ?

Le silence des grandes consciences vertes nationales

Que cela puisse se produire au beau milieu du parc national des Cévennes, dans un site européen hyper protégé où le « piétinement » doit faire l’objet d’une règlementation stricte par le ministère de l’Ecologie en application de la directive européenne Natura 2000 devrait provoquer l’indignation de tous les écologistes sincères mais, bizarrement, on n’a pas entendu les grandes consciences vertes nationales s’emparer du sujet. Trop d’amis sur zone ?

Que cela arrive en pleine règlementation Covid qui interdit notamment à plus de 5000 amateurs de foot ou de rugby de se rendre au stade n’aura fait venir sur les plateaux de TV ni le ministre de la santé, ni les conseillers scientifiques du gouvernement. Que dans une propriété privée où des gens et leurs véhicules sont entrés par effraction sans être délogés, où 20 000 pieds (et combien de roues de voitures, camping-cars et camions ?) auront allègrement « piétiné » pendant plusieurs jours l’outil de travail d’un paysan et sans plus de ménagement le précieux biotope de la nature environnante pose clairement une question : celle de l’autorité de l’Etat.

Garante de l’ordre public et du respect de la loi, la préfecture de Lozère disait faire ce qu’elle pouvait, c’est-à-dire pas grand-chose, à savoir :

Distribuer (gratuitement) aux fêtards quelques centaines de masques, de flacons de gel hydroalcoolique et quand même aussi quelques procès-verbaux pour alcoolémie flagrante et usage massif de produits stupéfiants (mais rien pour les autres délits ?), enfin installer deux centres de dépistage Covid-19 à proximité du site en promettant aux Lozériens qu’ils seraient « opérationnels dès mardi matin ». Mardi, quand tout était fini … Et puis c’est tout.

 

Quand l’Etat veut, l’Etat peut

 

Dans la Drôme, le préfet a été plus réactif.

Scénario identique pour weekend libre en forêt domaniale de Lente au cœur du parc naturel du Vercors ; sauf que là, le représentant des pouvoirs publics n’a pas attendu. Dès samedi, minuit passé, 80 gendarmes appuyés par hélicoptère se constituent en comité d’accueil, cueillant au saut des véhicules les premiers arrivants, confisquant les très coûteux murs de son, conduisant les responsables à la gendarmerie, histoire de leur tenir compagnie pour la nuit. Et en souvenir de la Drôme : plusieurs dizaines de contraventions offertes pour stationnement et circulation interdits avec en prime sur le dos une plainte de l’Office National des Forêts.

Résultat immédiat, tout ce petit monde ne se faisait pas prier pour déguerpir. Moralité de l’histoire : quand l’Etat veut, l’Etat peut.

Mais voilà, la Lozère n’est pas la Drôme. Là-bas, il reste aujourd’hui bien plus qu’un terrain agricole stérilisé pour longtemps, qu’un espace protégé saccagé, qu’un outil de travail dérobé à un malheureux agriculteur. Trois jours et trois nuits où des milliers de personnes auront été livrées à elles-mêmes en dehors de tout cadre légal auront piétiné aussi – et davantage encore – le principe et la loi :

Le principe d’égalité ; la loi républicaine devant laquelle nous sommes, en théorie, tous égaux.  Mais comme le disait déjà Coluche :

« Nous sommes tous égaux mais certains plus que d’autres ».

 

 

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.   Premiers à organiser une manifestation de chasseurs en Drôme-Ardèche, c’était, avec 500 personnes, le 18 juin 1988 à Privas ; premiers aussi à réclamer avec l’ANCGE et à obtenir de la FNC la plus grande manifestation nationale de chasseurs jamais organisée, c’était, avec plus de 200 000 participants, le 14 février 1998 à Paris ; premiers encore  à manifester en préfecture derrière une banderole unique « Chasse-Ruralité », c’était, le 10 septembre 2016, avec 80 courageux se pliant, sans aucun incident à déplorer, aux contraintes réglementaires drastiques liées au risque majeur terroriste alors porté à son niveau maximum. Compris ou pas, suivis ou pas, souvent les hommes et les femmes de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche auront ouvert la voie. C’est déjà ça, non ?

 

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Ce 21 août 2020 à Crest, dans un contexte évidemment très différent, 800 manifestants avec tracteurs, vaches, brebis, chevaux et chiens ont répondu à l’appel à manifester lancé par les éleveurs, bergers, agriculteurs drômois soutenus par leurs fédérations nationales et leurs syndicats, des élus aussi auxquels s’ajoutait, côtés organisateurs, une petite ACCA drômoise, celle de Léoncel. Manifestation déclarée ou interdite (le bruit avait couru) ou « interdite mais tolérée » selon la jurisprudence Castaner ? On ne savait plus trop. Mais à l’arrivée, manifestation réussie, ça on en est sûr !

S’en prenant directement à l’ASPAS et à ses centaines d’hectares de « réserves de vie sauvage » qui, tout particulièrement dans la Drôme, mettent de plus en plus « la nature sous cloche », excluent « la plupart des activités humaines », privatisent « de vastes espaces naturels », laissent au loup « des zones entières d’expansion », le monde paysan a choisi d’élever singulièrement le ton au cœur de l’été pour crier sa révolte, son ras-le-bol … Et se préparer à d’autres actions ?

« Foutez-nous la paix ! Rébellion, désobéissance, résistance, mondes définitivement irréconciliables », mots forts mais propos assumés.

L’un des organisateurs, Franck Reynier, le président de l’association du Vercors Iloupdev, est de ceux qui ne machent pas leurs mots :

« A cause de ces donneurs de leçons qui arrivent des grandes villes, toutes nos pratiques rurales sont en train de disparaître ». Franck Reynier prévient :

« Ce ne sont pas les bobos qui vont nous dicter leur loi ! »

 

 

La réponse du berger à la bergère

 

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Pourquoi manifester à Crest ? Parce que c’est le siège social de l’ASPAS. Mais Crest est aussi le siège social de la Fédération des chasseurs drômois qui soutenait la manif : réponse du berger à la bergère.

Question qui nous a été posée : pourquoi la FDC 26 soutenait-elle sans organiser ?

D’abord parce qu’il s’agissait d’une manifestation voulue par les agriculteurs et les éleveurs. Ensuite et de toute façon parce que, depuis la loi Voynet, les fédérations de chasse n’ont plus le droit d’organiser elles-mêmes des manifestations. Les présidents fédéraux, bien qu’élus, sont astreints au devoir de réserve et placés sous tutelle du ministre de l’Ecologie au motif que l’Etat délègue aux FDC son pouvoir en leur confiant des missions de service public.

Une fédération de chasseurs ne peut donc plus organiser elle-même une manifestation dans son département sans l’accord préalable et explicite du préfet, sauf à enfreindre la loi.

 

Ecologie confiscatoire

 

A contrario, cette précieuse liberté d’action et de manifestation à laquelle les chasseurs, comme tous les citoyens, restent attachés, les associations loi 1901 sans lien avec l’Etat ne l’ont pas (encore) perdue. C’est le cas de nos ACCA mais également de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui soutenait elle aussi le rassemblement de Crest.

Ainsi, nous avons pu en toute légalité, non seulement appeler publiquement nos ACCA adhérentes à manifester contre les excès de l’écologie confiscatoire mais aussi participer directement en tant que structure cynégétique régionale à ce grand rassemblement pour la ruralité.

Si nous avions été sollicités, nous aurions même pu apporter notre expérience au comité d’organisation, ayant d’ailleurs sur place à Crest un membre de l’équipe dirigeante de l’Inter en la personne de Serge Girard, volontiers disponible si on le lui avait demandé. Peut-être la prochaine fois ?

 

Les Ardéchois (aussi) sont là

 

 

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Contacté la veille de la manifestation par Franck Reynier, le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, lui fait part du « soutien de l’Inter » et de « l’appel aux chasseurs à manifester ». Quoi de plus normal si on se souvient que, dès le 28 février 2020, l’Inter a fait de « la défense des territoires » le temps fort de son assemblée générale annuelle et le dossier prioritaire des jeunes chasseurs pour les années à venir ? « La défense des territoires sera le combat de votre génération ! ». L’Ardéchois avait annoncé qu’étant personnellement absent le 21 août pour cause d’engagement antérieur « pris de longue date avec d’autres personnes » (évènement national chasse au gibier d’eau), l’Interdépartementale serait « représentée à Crest par ses ACCA adhérentes présentes », drômoises et ardéchoises.

C’est ça, le travail d’équipe.

Contrairement aux habitudes mais sans que nous en connaissions les raisons, le Dauphiné Libéré a fait le choix éditorial de passer sous silence l’appel de l’Inter aux chasseurs à se joindre à la manifestation (Cf. communiqué de presse ci-dessous), ce qui n’a pas empêché de comptabiliser deux bonnes douzaines au moins d’ACCA adhérentes de l’Inter présentes à Crest avec chacune entre deux et cinq représentants, soit une centaine de manifestants supplémentaires dont une majorité d’Ardéchois à la présence, nous a-t-on dit, « remarquée et appréciée ». Parmi eux, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental qui, bien que plus tout jeune, a fait le trajet depuis Satillieu avec son ACCA.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2019

LA « GESTION ADAPTATIVE DES ESPECES » PLOMBEE PAR LA LPO ET LE CONSEIL D’ETAT

 

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.   « Le Conseil d’Etat vient de récuser une nouvelle fois la gestion adaptative des espèces, proposée et souhaitée par les chasseurs, en annulant l’arrêté du Ministère de l’Ecologie qui autorisait le prélèvement de 6 000 courlis cendrés depuis le 3 août.

« La Ligue de Protection des Oiseaux, comme à son habitude et dans sa logique idéologique d’interdire la chasse, a attaqué cette décision dès la publication de l’arrêté.

« Il est important de rappeler que les chasseurs prélevaient jusqu’à l’année dernière environ 10 000 oiseaux sur le DPM et que la proposition de baisser à 6 000 répondait parfaitement aux demandes de la Commission européenne, tout en sachant que rien n’est fait pour améliorer les habitats et les lieux de reproduction de cette espèce sensible. Encore une fois, l’Europe et le Conseil d’Etat ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ne parlant de la chasse que comme variable d’ajustement, ce qui est ridicule à l’échelle de l’aire de répartition de cet oiseau (…).

« La frange ultra protectionniste des scientifiques membres du comité de gestion adaptive avait émis un avis défavorable à cette chasse sous prétexte d’absence de données sur l’espèce et notamment des données de prélèvements, alors que les chasseurs avaient transmis celles-ci de longue date au Ministère de l’Ecologie.

SUSPENSION « IMMEDIATE » DES NEGOCIATIONS

 
« La Ministre Emmanuelle Wargon reconnaissant cet argument comme fallacieux avait pris la décision d’ouvrir la chasse sur un quota restreint s’appuyant notamment sur deux rapports dont un de l’ONCFS lui-même, indiquant qu’un prélèvement durable serait au moins de l’ordre de 4,5 fois supérieur au prélèvement actuel.

« De plus, la FNC a développé une application smartphone unique au monde pour la saisie des prélèvements en temps réel. Les chasseurs, dont certains peu familiarisés avec les nouvelles technologies, se sont mobilisés pour acquérir un smartphone et utiliser cette application. A la demande de la Ministre, les fédérations des chasseurs ont organisé la collecte d’ailes des oiseaux prélevés. Tous ces efforts sont balayés une nouvelle fois par une décision arbitraire, sur de faux arguments.

 

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 « Alors que la gestion adaptative est une réussite co-partagée entre chasseurs et écologistes aux Etats-Unis ou au Canada, elle est dès son année de mise en place mise à mal par les pseudos écologistes suivis comme trop souvent par le Conseil d’Etat.

« La main tendue de la chasse française pour ouvrir une nouvelle aire de la gestion des espèces n’a pas été acceptée. Même un engagement ministériel de bon sens ne vaut plus rien devant le Conseil d’Etat ! Dans ce cas la FNC demande la suspension immédiate des négociations autour de la gestion adaptative tant que des bases saines n’auront pas été trouvées. La FNC demande également à la Ministre de la transition écologique de trouver une solution pour la chasse du courlis cendré dans les plus brefs délais »

 

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« J’ai tué le chien (NDLR : un Border collie de 4 mois) parce qu’en aboyant il risquait de faire fuir le gibier (NDLR : à quelques jours de l’ouverture de la chasse) ».  

« C’est la version donnée aux gendarmes de Saint-Agrève (Ardèche) par un détenteur du permis de chasser âgé de 22 ans.

 

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Il n’est pas dans mon intention d’accabler un peu plus le garçon fautif. D’autres s’en chargent ou s’en chargeront : procès le 14 février 2020 où l’accusé pourrait risquer jusqu’à deux ans de prison ferme, pétition en ligne avec près de 100 000 signataires qui réclament dans toute la France « justice pour le chiot Kinder », condamnation par la Fédération des chasseurs de l’Ardèche des faits relatés, nombreux articles à charge déjà publiés, annonce par le préfet de l’Ardèche que le jeune homme ne peut plus chasser en l’attente de son jugement. Je ne sais évidemment pas ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne le 26 août dernier. J’essaie comme toujours de faire la part des choses : certes, et c’est évidemment inexcusable, un petit chien est mort à la campagne, abattu volontairement par arme à feu pour un motif totalement extravagant. Chasseur ou pas, l’acte est injustifiable et condamnable. Mais chaque jour ou presque, dans nos villes et banlieues, d’autres jeunes font pareil ou parfois bien pire – et pas qu’à des chiens ! – sans susciter à travers la France pareille vague d’émotion et d’indignation partagées.

En aucune façon, un délit de chasse

 

Ceci étant dit, en tant que père de deux garçons, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une connerie particulièrement gratinée pour ne pas dire … Carabinée. C’est maintenant à la justice d’établir le délit et de prononcer la sanction. Nous savons déjà qu’en aucune façon il ne peut s’agir d’un délit de chasse car la chasse n’était pas ouverte et, que je sache, le chien n’est pas un gibier. C’est un délit d’une toute autre nature (l’« acte de cruauté envers un animal domestique » est évoqué) que l’enquête resituera peut-être, je n’en sais rien non plus, dans le contexte d’un simple conflit de voisinage qui se serait brusquement envenimé.

Pour alimenter le « chasse-bashing » à la mode, on ne pouvait faire mieux

 

« Au-delà de la responsabilité individuelle du tueur de chien et des suites judiciaires qui en découleront, il reste la portée symbolique de l’acte et l’exploitation inévitable qu’en feront – surtout au moment du procès – ceux qui n’aiment ni la chasse, ni les chasseurs. Déjà, on peut lire et entendre partout : « Abattu par un chasseur ». On peut anticiper la suite : « Un chasseur condamné pour avoir volontairement abattu un petit chien ». Pour la plupart des commentateurs, le statut de « chasseur » chez le responsable d’un acte délictueux est immanquablement mis en avant (circonstances aggravantes, amalgame facile) plutôt que son âge quand les mêmes parlent systématiquement de « jeunes » (circonstances atténuantes, excuse facile) pour désigner des délinquants de banlieue. Pourtant, comme le chantait Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire » … On connait la suite de la chanson. Prendre sa carabine pour tuer le chien du voisin qui aboie en expliquant que c’est pour mieux garder le gibier à sa porte, on ne pouvait faire mieux pour alimenter le « chasse-bashing », dénigrement de la chasse, stigmatisation du chasseur, postures déjà très à la modes dans le pays.

 Un vrai chasseur ne pourra jamais tirer sur un chien

 

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« La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a indiqué son intention de se constituer partie civile auprès du procureur de la République. Elle a raison. L’acte insensé commis à Saint-Agrève n’a strictement rien à voir avec l’acte de chasse ; ce n’est ni un délit de chasse, ni un accident de chasse mais l’image de la chasse en sort abîmée avec un préjudice moral qui concerne l’ensemble des chasseurs. En effet, un vrai chasseur, je le pense fortement, ne pourra jamais tirer sur un chien. Ni le sien, ni celui du voisin. De tout temps, le chien a été l’auxiliaire précieux du chasseur, son compagnon, son complice. Le vrai chasseur aime son chien. Le chien aime son maître. Depuis toujours, le chien est l’animal le plus familier, le plus proche, le plus fidèle du chasseur.

 La passion de la chasse tempérée par le respect de la vie

 

« Le vrai chasseur est généralement un passionné. Il respecte la vie, y compris celle du gibier qu’il prélève dans la nature. La passion de la chasse doit toujours être tempérée par le respect de la vie, sinon la passion égare. A chaque instant de chasse, la sécurité commande de penser d’abord à la vie des autres et à la sienne ; l’oublier peut être fatal, dramatique, mortel. La mort du gibier, assumée par le chasseur, n’est pas un drame sauf à considérer philosophiquement que chaque vie humaine s’exerçant librement n’a pas plus de valeur qu’une vie animale, ce qui est un autre débat. Toutefois, la mort du gibier est dégradante si elle ne s’accompagne pas, avant et après, du respect de l’animal : ne pas tirer trop loin, ni « dans le tas » si l’on risque avant tout de blesser, ne jamais tirer l’oiseau juvénile s’il ne peut pas encore correctement voler, savoir s’arrêter sans pourtant y être contraint quand des circonstances exceptionnelles permettraient d’alourdir le tableau de chasse, ne pas se résigner à perdre un animal blessé ou tué sans prendre le temps nécessaire de le rechercher avec son chien, etc. Être chasseur acteur de la biodiversité, ça se mérite. Parce que c’est se rappeler constamment que « bio » signifie vie.

 Le gibier est manqué ? Tant mieux pour lui ! Un chien aboie ? Et alors ?!

 

 

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« Et la chasse, la vraie chasse ? Elle se mérite aussi. Attendre patiemment l’ouverture, c’est préparer longtemps à l’avance sa saison, c’est accepter le moment venu la part du hasard, le risque du zéro prélèvement, c’est considérer que le qualitatif doit toujours l’emporter sur le quantitatif, que lorsqu’un gibier est manqué – ce qui arrive de temps en temps et sans doute un peu plus que la moyenne à l’auteur de ces lignes ! – c’est finalement tant mieux pour le gibier et absolument pas grave pour le chasseur. Enfin, il faut toujours raison garder. Un chien aboie ? Et alors ?! Lorsque les chiens n’aboieront plus, c’est qu’il n’y aura plus ni chien, ni chasseur. Le gibier dérangé risque de partir ailleurs ? Et alors ?! On pourrait aussi attacher le gibier à un piquet pour qu’il ne se sauve pas ! Savez-vous que la chasse en Sologne – la vraie – est en train de mourir à petit feu à force de laisser engrillager partout des milliers d’hectares acquis au prix fort par des néo-ruraux parisiens, pseudo-chasseurs traquant un gibier captif qui n’a plus de gibier que le nom ?

« Tant que le gibier sera sauvage, il sera libre. Tant que le gibier sera libre, nous les chasseurs, le serons aussi. »

NB : Sincèrement, un très grand merci à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de cette chronique occasionnelle qui m’ont dit ou écrit des choses sympa à la suite de mes deux derniers billets intitulés « Tant qu’il y aura des coqs » et « L’Ecologie homard ».

 

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.   EN PLEINE SECHERESSE ESTIVALE, LE MINISTERE DE L’ECOLOGIE SONNE L’ALERTE EN DRÔME-ARDECHE CONTRE … LES INONDATIONS !

 

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Sans commentaire

 

.   Cocorico, Maurice a gagné !

 

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Ils voulaient un procès ? Ils l’ont eu. Ils voulaient sa peau ? Ils ne l’auront pas.

Maurice, le coq, continuera fièrement de chanter. Ainsi a tranché la justice contre ceux qui voulaient qu’elle lui tranche le cou.  

Les grincheux et abusifs vacanciers d’Oléron en seront pour leurs frais. Au sens propre comme au figuré :  

Les plaignants anti-coq sont condamnés à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, plus les frais de justice. « On leur a volé dans les plumes ! », jubile-t-elle.  

Symbole de la ruralité mal comprise et malmenée, Maurice aurait, parait-il, poussé le cocorico de la victoire.

 

 

. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUFFLE LE CHAUD ET LE SEC SUR LES RENCONTRES TERRITORIALES

 

 

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Placées sous le signe du changement climatique et de ses conséquences pour le Rhône et nos agriculteurs de la plaine, les Rencontres Territoriales 2019 CNR organisées le 12 septembre à la ferme expérimentale d’Etoile S/Rhône ont trouvé un écho particulier chez la conseillère scientifique de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre, Marie-Agnès Pialet qui répondait – avec le président – à l’invitation de la Direction Territoriale Rhône-Isère.  

Visionnaire

Au risque assumé de « plomber un peu l’ambiance », la présidente du directoire et présidente directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault, a choisi de parler vrai, élevant le débat à la hauteur des enjeux mondiaux et de l’urgence de la situation. En donnant à son expertise la force visionnaire de ce qui dépasse une fonction et jusqu’à l’existence de la personne qui l’exerce, Madame Ayrault a capté l’attention de ses 400 invités.

Rareté

Depuis de longues années maintenant, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et Compagnie Nationale du Rhône entretiennent avec la direction territoriale de Valence d’excellentes relations basées sur la confiance et l’envie réciproque de faire progresser ensemble l’éducation à la sécurité hydraulique, la sensibilisation des acteurs de terrain à la richesse patrimoniale faunistique et floristique du fleuve Rhône, l’éveil des consciences à la rareté, ce jour-là encore fortement soulignée par les intervenants, de la ressource collective en eau.

Signal

Après la réunion, Christian Pialet a tenu à remercier la PDG de CNR « d’avoir bien voulu accorder aux chasseurs » par son intermédiaire « un espace privilégié d’expression ». Le choix de la Compagnie nationale de solliciter un entretien, puis de publier « Le Rhône qui relie les Hommes » (Juin 2018) dans son rapport annuel, document de référence s’il en est, a été interprété comme un signal positif fort envoyé aux chasseurs. Le président Pialet a également tenu à marquer sa profonde gratitude envers Elisabeth Ayrault « d’avoir pris la peine de souligner à deux reprises » son attachement au partenariat déjà très ancien « mais toujours efficace » qui associe durablement Compagnie Nationale du Rhône et Inter Chasse Drôme-Ardèche. Au cours de ces Rencontres Territoriales, chacun a pu voir les représentants des deux Fédérations Départementales des Chasseurs – Ardèche et Drôme – venir s’entretenir tour à tour, brièvement mais visiblement en toute cordialité, avec les représentants de l’Interdépartementale.

. L’ANCGE FAIT LE 13 HEURES DE TF1

 

Paris3 Septembre


Conseil d’administration de rentrée pour l’équipe nationale de l’ANCGE :  

La sécheresse et le changement climatique

 

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Face au réchauffement climatique et des périodes de sécheresse prolongées qui seront de plus en plus fréquentes, l’ANCGE veut se donner les moyens d’agir : par la mise en place d’un plan d’action global pour la gestion de l’eau et des zones humides. Celles-ci, trop longtemps négligées en tant que biotope d’une grande richesse redeviennent d’actualité. Avec leurs partenaires institutionnels et associatifs, les chasseurs de gibier d’eau veulent être à la pointe d’un combat gigantesque qui ne fait que commencer. « 100 hectares de marais préservés, c’est 1 million d’êtres vivants sauvés » lance l’administrateur chargé des relations avec Compagnie Nationale du Rhône, le RhôneAlpin Christian Pialet.

Des acteurs de la biodiversité

 

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Acteurs engagés et reconnus de la biodiversité, les responsables de l’ANCGE sont partie-prenantes dans de nombreux dossiers sensibles, au national comme à l’international : fichier national d’identification des espèces non domestiques (IFAP), programme de balisage Milouin OMPO/ANCGE, opération nationale « Balance ton Nid », oiseaux bagués et équipés de balises au Portugal, etc.

 L’invité de Jean-Pierre Pernaut

 

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La veille de l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, Bernard Garnier, le Secrétaire Général de l’ANCGE, avait les honneurs du présentateur vedette de TF1 lors de son « 13 heures ».

 

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Financement des dégâts : la révolte fédérale ?

.   LA FEDERATION DES LANDES FAIT SECESSION. ELLE APPELLE D’AUTRES FEDERATIONS A « ROMPRE » AVEC LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION

 

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STOP ! La FDC 40 dit « STOP »

« Stop » à « une situation qui précipite la fin d’un système ». Lequel ? Celui de l’indemnisation des dégâts de grand gibier, sanglier pour l’essentiel, jusqu’à présent supportée en totalité ou presque par les seuls chasseurs. Réunis le 27 septembre à l’appel de leur fédération en présence des responsables agricoles, 600 représentants des chasseurs landais (ACCA, chasses privées) viennent de signifier aux pouvoirs publics que ça suffit.

Le message fédéral est tout à fait clair. « Il n’y a pas d’autre alternative que de rompre avec le système en place ».  

Ne nous y trompons pas. Ce coup de tonnerre dans le ciel des Landes est annonciateur de tempête. L’appel à sécession n’est même pas dissimulé :

 « Croire ou faire croire que les fédérations de chasse peuvent continuer d’assumer la mission d’indemnisation confiée aux chasseurs depuis 1968 ne doit plus duper personne ».

 

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L’acte officiel de rupture est déjà programmé, daté au jour près : « 1er janvier 2020 ». Autrement dit, après-demain.

En réalisant ce coup d’éclat qui ne veut pas être un coup d’épée dans l’eau, les responsables fédéraux de la chasse landaise appellent d’autres fédérations à s’engouffrer dans la brèche. Cela aurait évidemment du poids … et des conséquences difficiles à prévoir.

 

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Il serait étonnant que la FNC reste les bras croisés. Ce n’est ni le genre de la maison, ni le tempérament du capitaine. Il se dit de plus en plus qu’un « congrès national extraordinaire de la chasse » consacré uniquement à la question de « l’indemnisation des dégâts » aura lieu à Paris avant la Toussaint.  

La tempête, dès demain ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

ESTIVALES 2019

LE COUP DE CHAUD DU PRESIDENT DE LA FNC, PAS CONTENT DU TOUT … DE SES CHASSEURS

 

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Photo Inter/JMS

Hommage
 
Lors de sa dernière séance, le conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche a rendu hommage à la mémoire de Madame Monique Chave, décédée à l’âge de 58 ans des suites d’une longue maladie. Agricultrice au sein de l’exploitation familiale, domiciliée à Livron, l’ancienne présidente des Huttiers du Rhône Sud avait fait partie durant plusieurs années de ce même conseil et reçu le diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse.

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Homologations CNR des huttes de chasse (DPF Rhône-Isère) : les chasseurs pouvaient espérer 9 ans au lieu de 6. Ce sera … 4

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.   Déception chez les chasseurs de gibier d’eau à la hutte avec appelants pratiquant sur le Rhône ou l’Isère :  

 

La durée des autorisations ne coïncide plus avec la durée des baux du DPF. Elle est ramenée à 4 ans.

Dans le passé, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, soutenue par l’ANCGE et la Fédération Départementale des Chasseurs territorialement compétente, avait pu obtenir de CNR le prolongement de la durée d’homologation des huttes de chasse de 3 à 6 ans, décision qui satisfaisait tout le monde puisque la nouvelle périodicité était désormais calquée sur la durée légale des baux du Domaine Public Fluvial (DPF) …  

… Mais la concession de CNR arrive à échéance en 2023

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Les nouvelles autorisations délivrées cette année ne portent que sur une période de 4 ans : du 1er juillet 2019 au 30 juin 2023.  

 

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Malgré toute la bonne volonté de la Direction Territoriale CNR, aucune dérogation n’est possible en raison même de la loi. En effet :

La concession d’aménagement et d’exploitation du Rhône détenue par Compagnie Nationale du Rhône arrive à échéance en 2023. Sa prolongation jusqu’en 2041 doit prendre la forme d’un avenant au contrat de concession acté par un décret en Conseil d’Etat, raison pour laquelle CNR ne peut juridiquement s’engager au-delà de 2023.

La règle s’impose évidemment à tous les partenaires de CNR, les chasseurs comme les autres.

 

 

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QUAND LE PATRON DES CHASSEURS TANCE SES PROPRES TROUPES …

 

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Photo Inter/Capture

 

« Qui aime bien châtie bien ».

 

Coup de chaud caniculaire ? Coup de sang estival ? En tous cas, coup de gueule évident.

Constatant le (trop) faible nombre de réponses de chasseurs à la consultation publique du ministère de l’Ecologie fixant pour la période 2019/2022 la liste des espèces susceptibles d’occasionner des (gros) dégâts aux populations gibiers et devant être par conséquent régulées (objet du projet d’arrêté ministériel soumis à consultation publique), le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) ne fait pas dans la nuance :

« Je passe mon temps personnel à me battre chaque jour bénévolement pour que la chasse garde son rang et son avenir, au détriment de ma vie de famille et de mon travail, pour constater que tout le monde s’en fout complètement ! »

Willy Schraen se dit « déçu » …

 « Quand on connaît l’état de notre petit gibier en France, sans cette liste des nuisibles, ce sera la fin des haricots ! »

« Déçu », « vexé », il parle d’un « échec cuisant », allant même jusqu’à féliciter … les adversaires :

« Bravo aux écolos qui savent s’unir beaucoup mieux que nous dans l’adversité des rendez-vous à ne jamais manquer ! »

Dans nos départements 26-07, face à « l’adversité », « s’unir », « se mobiliser » est devenu une nécessité de mieux en mieux comprise et partagée.

 

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Tant qu’il y aura des coqs …

« Monsieur le Président de la République, de toute urgence il vous faut décorer cet homme :

Le maire de Gajac, petit village girondin de quatre cents âmes situé à vol de palombe à quelques dizaines de minutes de l’opulente cité bordelaise post-juppéiste, est aujourd’hui un personnage connu à l’international. L’élu demande que soient inscrits à l’Unesco les bruits habituels dans nos villages : « La cloche de l’église, l’aboiement familier du chien, le meuglement des vaches, le pépiement des oiseaux, le chant du coq ».

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Emblème sportif national, symbole religieux millénaire, le coq est partout. En plus, il chante!
Photos Inter/CC BY-SA

 Il était temps   

« Vouloir faire figurer au patrimoine immatériel de l’humanité ces « émetteurs de bruit qui font partie du paysage rural afin de les protéger et qu’aucun procès ne puisse leur être intenté » est une idée géniale. M. Bruno Dionis de Séjour, le bien nommé, transforme un constat de simple bon sens, un mouvement d’irritation largement partagé en un acte civique hautement symbolique et puissamment médiatique. Son coup de gueule, sonore bien que distingué, fait du bruit. Il s’agit de faire respecter enfin les ruraux en ne cédant ni aux excès, ni aux caprices de tel citadin-m’as-tu-vu ou néo-rural-me voilà. Sa défense des bruits coutumiers de nos campagnes lui vaut le soutien unanime des 31 maires de sa communauté de communes. Bravo les élus !

« Partout en France, d’autres maires lui emboîtent le pas, prennent des initiatives similaires. Des parlementaires étudient même la possibilité, pour commencer, d’inscrire les bruits familiers de nos campagnes dans le patrimoine national à travers un projet de loi à venir. On pourra ajouter à la liste du maire de Gajac le tintement des cloches de vaches, le coassement des grenouilles, le chant des cigales, etc. Si elle voit le jour, cette loi en vaudra bien d’autres, n’en déplaise aux ricaneurs. Quand, en pleine crise caniculaire hospitalière des Urgences, nos députés et sénateurs trouvent le temps de débattre et légiférer sur … la fessée, l’idée me vient que nos aïeux auraient eu la réponse appropriée face aux sommations citadines procédurières grotesques visant à faire taire coqs, grenouilles et cigales : « Des coups de pied au cul qui se perdent ! ».

 

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Que ceux qui n’aiment pas les bruits de la campagne restent donc en ville !
Photos Inter/CC BY-SA/CC BY-NC/CC BY

« On aimerait bien d’ailleurs que d’autres élus silencieux sur le sujet fassent entendre leur voix … A commencer par ces politiciens des villes et banlieues qui passent leur temps à claironner sur les plateaux de télé qu’il faut plus de considération pour les questions « sociétales » (en voilà une !), qu’il ne faut surtout pas « stigmatiser » certaines catégories de population (les ruraux en sont une), qu’il faut encourager la « diversité » (le droit à la différence, c’est aussi le choix de ne pas vouloir vivre à la campagne de la même façon qu’on vit en ville), de favoriser le « vivre ensemble » (recommandation louable qui vaut tout autant pour les gens des villes débarquant à la campagne). Que ces politiciens donneurs de leçons appliquent donc leurs beaux principes avec la même énergie aux territoires ruraux oubliés de la République, à leurs habitants trop longtemps délaissés sinon méprisés !

 

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Marre de vos procès débiles ! Laissez-lui sa mare
Photo Inter/CC BY-SA

« Autres donneurs de leçons (ceux-là carrément à la terre entière), les parlementaires Verts, nationaux ou européens. Que les nouveaux chouchous des électeurs et des commentateurs commencent par donner l’exemple de la cohérence. Qu’ils nous disent, au moins une fois, ne serait-ce que du bout des lèvres, qu’au nom de la biodiversité on ne peut pas décemment dépenser des millions d’euros d’argent public pour que des crapauds traversent la route sans se faire écraser et ne rien dire en même temps quand un couple  est victime depuis des années – au prétexte de « bruit insupportable » – d’un acharnement procédurier par voisin citadin occasionnel parce que les pauvres gens refusent de combler leur mare à grenouilles … dont certaines sont justement classées « espèces protégées » !  Les Verts n’auraient-ils d’oreilles que pour les urbains ?

« Quitter la torpeur de la ville aux mille bruits pour venir passer quinze jours de vacances au village mais prétendre dès qu’on s’y trouve y faire taire les bruits millénaires qui rythment les heures, les jours et les saisons à la campagne, bruits de toujours qui participent à l’identité même des habitants, est une prétention exorbitante. Car au nom de quoi, sinon de leur égoïsme, deux ou trois énergumènes étrangers à la communauté villageoise imposeraient-ils leur façon de voir et de vivre à l’ensemble de ceux qui travaillent là ou y vivent toute l’année, parfois depuis toujours ? Céder à cette mode urbaine qui veut s’imposer au culot, tendance heureusement encore très marginale, serait peut-être dans l’air du temps de la « modernité ». Pour nous les ruraux, ce serait surtout démissionner face à la dictature des minorités qui commence à prospérer ici et là dès lors qu’on oublie de rappeler qu’en démocratie la loi reste celle de la majorité.

 

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Maurice, le coq : fier et libre, il a sa pétition en ligne, son comité de soutien
Photo Inter/CC BY-SA

« Depuis le néolithique et l’apparition de l’élevage, soit la bagatelle de 10 000 ans, les coqs ont toujours chanté dans les campagnes. Que je sache, cela n’a encore jamais tué personne ; le ridicule non plus, il est vrai ! Les ruraux nés à la campagne, tout comme l’immense majorité de ceux qui choisissent à un moment de quitter la ville pour venir respirer un autre air, celui de la campagne, ne veulent surtout pas que la campagne commence à ressembler à la ville, que la campagne devienne la ville.  

 

Tant qu’il y aura des coqs qui chantent, nos campagnes de France ne seront pas des villes ».

 

 

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❖ Le permis national à 200 € entre en vigueur. L’opinion publique n’aura retenu qu’une chose : « Avec Macron, les chasseurs paient deux fois moins cher le droit de chasser ».  

PAS SI SIMPLE ! … 

 

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Pour vendre aux chasseurs la réforme du permis de chasser, la FNC a mis en avant qu’un permis national à 200 € serait attractif pour les jeunes plus aptes à la mobilité géographique que leurs aînés. C’est loin d’être faux mais ce n’est pas ce qui a été retenu.

Avant les élections européennes, les Verts ont réussi à faire croire aux Français que la réforme macronienne de la chasse avait divisé par deux le prix du permis pour l’ensemble des chasseurs (« Le cadeau de Macron aux chasseurs ») et sous-entendu malicieusement que la différence serait payée par les contribuables. Non ! Pas si simple et même carrément faux. D’abord, dans le rapport contribuables-chasseurs, ce sont toujours les chasseurs qui payent : par exemple, les 50 000 000 € sortis de nos poches en fin de saison pour indemniser les dégâts aux cultures occasionnés par le grand gibier. Ce serait bien que d’autres en fassent autant pour les dégâts du loup. En réalité, seule une minorité de chasseurs qui pouvaient se payer chaque année un permis national à 400 € a effectivement vu son prix divisé par deux par rapport à l’année précédente. Pour les autres – 9 chasseurs sur 10 – passer du permis départemental au national, (la nouvelle loi supprime le bi-départemental), c’est autour de 50 € de plus à trouver … 50 € qui s’ajoutent au reste. En plus de la validation nationale sur laquelle l’Etat n’oublie pas de prendre sa part, il faut payer aussi l’assurance obligatoire, la cotisation d’ACCA ou l’action de chasse privée et bien-sûr financer toutes les dépenses incontournables dans la vie d’un chasseur : habillement, équipement, armes, munitions, chiens, etc.

LA FIN DES COMMUNES LIMITROPHES … ET DE LA CHASSE POPULAIRE ?

Bien perçue dans les milieux aisés, la réforme de la chasse fait tousser plus d’un chasseur de condition modeste. Il y en a beaucoup en Drôme-Ardèche et nous ne craignons pas à l’Interdépartementale de faire entendre la voix de ceux qu’on n’entend pas. Jusqu’à présent, le simple permis départemental, logiquement moins coûteux que le national, donnait le droit de chasser non seulement dans tout le département mais « en même temps » dans les communes limitrophes des départements voisins.

Or, à l’initiative des députés de la majorité (LREM-MODEM), les parlementaires ont supprimé ce droit d’un trait de stylo, rendant du même coup inopérant le permis départemental pour des centaines de milliers de petits chasseurs obligés par conséquent d’opter pour le permis national. Cette mesure radicale, qui fait du nouveau permis national la carte forcée pour beaucoup d’entre-nous, est passée complètement inaperçue de l’opinion publique … Et parfois des chasseurs eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils soient mis devant le fait accompli. C’est pourtant là une mesure lourde de conséquences et de sens.  

En résumé, s’il est exact que le national coûte deux fois moins cher à ceux qui le prenaient déjà (une minorité de chasseurs aisés), il devient une dépense obligatoire supplémentaire et significative pour le pouvoir d’achat modeste de la grande majorité des chasseurs. En tous cas, pour tous ceux d’entre nous qui voulons pouvoir continuer à chasser comme avant sur les communes limitrophes au département.

 

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Voulue par le président de la République Emmanuel Macron, portée par le gouvernement et sa majorité parlementaire LREM-MODEM, soutenue par la FNC et de nombreuses fédérations, la réforme plaira évidemment à certains. Mais la vérité oblige à dire qu’elle ne respecte pas l’esprit de la loi Verdeille. Jusqu’à présent, la loi du sénateur socialiste garantissait à tous, dans nos ACCA, le droit de chasser dans son département sans grande distinction d’origine sociale, de proprieté foncière ni de pouvoir d’achat tout en bénéficiant de ce même droit dans les communes limitrophes des départements voisins. C’est à cela qu’il vient d’être mis fin brutalement.

LE TUBE DE L’ETE DES CABANONS

 

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L’épisode en cours signe-t-il le début de la fin pour la chasse populaire ? On peut se le demander. Après l’arrêt du Conseil d’Etat reconnaissant aux propriétaires de moins de 20 hectares le droit de se regrouper pour interdire la chasse, c’est un coup de plus porté à la chasse populaire, en particulier celle des ACCA.

A quelques semaines de l’ouverture de la saison de chasse 2019-2020, les chasseurs français de condition modeste se demandent s’ils ne seraient pas en train de payer la facture d’une réforme de la chasse, séduisante par certains aspects mais qui peut leur donner le sentiment, à tort ou à raison, d’avoir été faite d’abord pour plaire aux riches ? Dans les cabanons de chasse, lors des permanences de remises de cartes de sociétaires, c’est la petite musique aigrelette reprise en chœur qu’on entend monter des territoires.  

Elle est en train de devenir le tube de l’été.

Délit d’entrave à la pratique de la chasse : l’extrême frilosité des députés de La République En Marche (LREM)

 

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En avril 2019, lors de son examen au Sénat, le projet de loi portant création de l’Office français de la biodiversité et modifiant les missions des fédérations de chasseurs avait judicieusement inclus quelques mesures assez favorables aux chasseurs, en particulier l’instauration d’un « délit d’obstruction à la chasse, puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».  

Jusqu’à présent, le fait d’empêcher, d’entraver ou de gêner le déroulement d’une chasse était sanctionné d’une simple contravention.  

 

« LA MISE EN DANGER DES HOMMES ET DES ANIMAUX »

 

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« Depuis des années, les entraves à la chasse se multiplient. Elles vont jusqu’à mettre en danger les hommes et les animaux. Des antispécistes perturbent les chasses à courre ; en Bretagne, ils ont fait tomber un homme à cheval : deux membres fracturés, des mois d’hôpital ! (…). D’autres sabotent les miradors qui servent à la chasse » déplore le sénateur LR Jean-Noël Cardoux, auteur de l’amendement reprenant sa proposition de loi déposée en octobre 2018.

« PLUS TARD »

Mais lorsque le Sénat a voulu tirer toutes les conséquences de cette situation, devenue inacceptable parce qu’en France chasser est un droit et que la loi doit garantir le droit, les députés de la majorité (LREM) ont dit non. Eux qui répètent pourtant partout depuis huit mois à propos des Gilets Jaunes que « La France est un Etat de droit » ont dit non avec des arguments spécieux défendus par Mme Barbara Pompili, députée, présidente de commission LREM. Pour s’opposer à la reconnaissance du délit d’entrave à la pratique de la chasse, la transfuge des Verts, cela n’étonnera nullement les chasseurs, s’est lancée dans un tortueux et bien peu convainquant amalgame en associant pêle mêle l’opposition à la chasse, la violence sociétale, l’action militante, les agriculteurs et … Le saccage de l’Arc de Triomphe !  Le pire, c’est que dans ce méli-mélo verdâtre destiné à noyer le poisson et masquer leurs responsabilités dans l’absence de décision, les députés LREM ont trouvé leur bonheur en votant en rangs serrés contre la proposition de loi sénatoriale.  

Mais c’est promis, juré ! Selon une méthode bien rodée, les députés de la majorité l’ont assuré à leurs collègues sénateurs de la commission mixte : ne vous inquiétez pas, on se reverra « plus tard » pour … en « débattre ». Quand ? Ils ne l’ont pas dit.

En attendant, l’extrême antichasse pourra continuer à défier la loi … Au risque d’une simple contravention.

 

❖ LA FRAPNA ARDECHE POURSUIT SUR LA VOIE DE LA PRESERVATION DES MILIEUX ET SE SITUE DANS UNE APPROCHE GLOBALE DE LA NATURE

 

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. « Il faut s’attaquer aux causes profondes qui mettent en danger notre espèce ».  

Cette « profondeur » recherchée sous-tend l’analyse du président de la FRAPNA Ardèche, M. Frédéric Jacquemart. C’est sans doute ce qui donne force et cohérence à la ligne suivie par ce Docteur en biologie. En allant à l’essentiel dans le discours comme dans l’action, dirigeants, salariés et bénévoles de l’association trouvent aujourd’hui des échos favorables au-delà des adhérents. Pour preuve, l’écoute réservée à la FRAPNA Ardèche par les élus du Département.

Quand le président départemental de la FRAPNA met la priorité sur « les milieux menacés », se situe dans « une approche globale de la nature », ne veut rien ignorer des contraintes d’un « système dominant et mondialisé », il prend de la hauteur et en fait prendre à son association ; il serait inconséquent de ne pas le reconnaître. Car il faut de la lucidité mais également un certain courage aux dirigeants actuels de la FRAPNA Ardèche, eu égard les situations passées et les modes présentes, pour chercher à « dialoguer » plutôt que s’opposer, pour prôner la « concertation » avec « les autres acteurs de la nature » (Tous, sans exclusive ? Faisons le pari que oui), pour s’écarter de l’écologie punitive en préférant convaincre plutôt que contraindre :  

« Nous souhaitons rendre compatibles les activités humaines avec la nature. Si on va au conflit, c’est l’échec », estime Frédéric Jacquemart.

 

 

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100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France par leurs propriétaires.

 
Dénonçant à juste titre ces « abandons massifs » qui connaissent un pic lors des départs en vacances d’été, 240 parlementaires de tous bords (dont la députée drômoise LREM Alice Thourot et le sénateur ardéchois LR Mathieu Darnaud) signent une tribune et envisagent de déposer un projet de loi contre ces pratiques « indignes ».  

 

INCENDIE CRIMINEL DE L’ESCRINET  
 L’INTERDEPARTEMENTALE EXPRIME « SON SOUTIEN ET SA SOLIDARITE » A LA FEDERATION. ELLE SE TOURNE VERS LE PREFET DE L’ARDECHE POUR « UNE SANCTION JUDICIAIRE EXEMPLAIRE »

 

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Inter Flash Info Spécial du 26 juillet 2019

« . Dès qu’il en a été prévenu, le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, a appelé dans la journée d’hier le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange pour lui exprimer son total soutien et sa solidarité complète. C’est l’ensemble des chasseurs ardéchois qui sont aujourd’hui plongés dans la consternation, l’amertume et pour beaucoup d’entre eux, ne le dissimulons pas, la colère.

 

LA BÊTISE ET LA MECHANCETE

Que chaque administrateur fédéral, dont le travail bénévole au service des chasseurs est quotidien, soit assuré de notre chaleureux soutien. Une pensée particulière va aux membres du personnel technique et administratif dont l’outil de travail vient d’être saccagé ainsi qu’aux artistes exposants dont les œuvres originales ont été détruites ou souillées en quelques secondes par la bêtise et la méchanceté.

 

LES MOYENS DE L’ETAT

Face à un incendie volontaire dont la portée symbolique en Ardèche est grande et qui trouve un large écho bien au-delà du monde cynégétique, l’Inter Chasse DrômeArdèche fait confiance à Madame le Préfet pour mettre en œuvre tous les moyens de l’Etat dont elle dispose afin que la responsabilité de cet acte criminel soit rapidement et clairement identifiée et qu’une sanction judiciaire exemplaire soit prise »

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018 (3)

LE GRAND RENDEZ-VOUS : « LES TABLES RONDES DE LA  CHASSE 2018 ». AMI CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS, APRES LE SUCCES DE LA 1ère EDITION, TON ACCA (ADHERENTE OU NON A  L’INTER) EST INVITEE. BIENVENUE A TOI, VENDREDI 6 AVRIL, A PARTIR DE 18 H 30, A BEAUCHASTEL, SIEGE SOCIAL DE L’INTER CHASSE 26 – 07

 

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OIES GAZEES TOUTE L’ANNEE PLUTÔT QUE CHASSEES EN FEVRIER

2000 CHASSEURS DE GIBIER D’EAU DE CHARENTE-MARITIME CRIENT A NICOLAS HULOT ET A LA LPO LEUR INCOMPRÉHENSION ET LEUR COLÈRE

 

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« Gaze pas les oies, on les chasse en février ! »
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

« L’histoire cynégétique retiendra que, pour la première fois, nous ne chasserons pas les oies en février » constate l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau). Celle-ci apportait son soutien à la manifestation du 31 janvier organisée par des chasseurs de gibier d’eau de Charente-Maritime à Rochefort-sur-Mer. L’ANCGE y était représentée par son Secrétaire Général, Bernard Garnier.  

Contre l’interdiction de chasser de Nicolas Hulot

Malgré une pluie battante, ils étaient dans la rue plus de 2000 chasseurs d’oie et de canard (1100 selon la préfecture) pour protester contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse à l’oie au-delà du 31 janvier afin de « ne pas mettre en colère » ses « copains » de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux présidée par Alain Bougrain-Dubourg).

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Pour les chasseurs, gazer les oies sauvages est une hérésie écologique
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Constat amer d’un manifestant : « 8 jours de chasse en février, ce n’était déjà pas beaucoup mais c’était toujours mieux que rien. Avec Hulot, ce n’est carrément rien. Pour les sectaires de l’antichasse, il est préférable de gazer en Hollande des dizaines de milliers d’oies toute l’année plutôt que d’en prélever quelques centaines par la chasse en France au mois de février ».

 

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Le gazage des oies ne passe pas chez les chasseurs
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

Des chasseurs ont tenté de rejoindre le siège de la LPO. 500 CRS et policiers étaient mobilisés pour les en empêcher

 

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A deux pas du siège national de la LPO de M. Bougrain-Dubourg, ça chauffe !
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Pacifique au départ selon les consignes données, la manifest ation s’est durcie.  

Des chasseurs ont ainsi défié les 500 CRS et policiers mobilisés en tentant d’arriver jusqu’au siège national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) association militante domiciliée à Rochefort.

Grâce au sérieux des organisateurs, au sang-froid d’un service d’ordre interne impeccable, la manifestation s’est terminée sans incident grave qui aurait gâché la belle démonstration de force.

LA LPO SALUE DANS CETTE INTERDICTION DE CHASSER « UNE DECISION PLEINE DE BON SENS »

 

De son côté, la LPO s’est réjouie – à distance – de l’interdiction de chasser prise par le ministre d’Etat-et-de-mes-copains Nicolas Hulot, saluant « une décision pleine de bon sens ». « Le mois de février marque le début de la période de reproduction des oies cendrées », explique Alain Bougrain-Dubourg, le Président de la LPO. « On ne tire pas sur des oiseaux quand ils se reproduisent. C’est le bon comportement à adopter quand on prétend être bon gestionnaire de la nature ».

 

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« Le bon comportement à adopter » ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

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Sans commentaire !
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

 

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LE PATRON DES CHASSEURS A RENCONTRE LA PRESIDENTE DE LA FNSEA … Compliqué !

 

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Photo Inter/Capture/France 3

Le 30 janvier 2018, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s’est entretenu pendant deux heures avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). Objet de la réunion : ouvrir les dossiers chauds, source de tensions assez vives entre le monde agricole et les chasseurs.  

Il y en a trois sur lesquels nous avons pu recueillir quelques informations à la meilleure source :

 

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Photos Inter/SR

1°). La FNC ne veut plus que les FDC soient contraintes d’indemniser les dégâts (sanglier pour l’essentiel) là où les chasseurs sont interdits de chasse : 50 millions € par an pris dans la poche des chasseurs, « c’est beaucoup trop. Ce n’est plus supportable », martèle Willy Schraen. « De plus en plus de dégâts aux cultures, des récoltes perdues plusieurs fois de suite, c’est épuisant » lui répondent les exploitants agricoles. On sait où peut conduire l’impasse des dégâts sanglier si elle dure : l’Etat finira par imposer ses « solutions ». La stérilisation des laies en pleine nature aurait passé avec succès le cap expérimental … pas uniquement en Espagne.

 

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Photo Inter/Bing/JLPC/Wikimédia Commons

2°). La FNC « déplore la suppression des haies vives ». Leur disparition a entrainé la quasi disparition du petit gibier de plaine. « C’est un désastre écologique ». Les agriculteurs sont conscients qu’il faut revenir à des méthodes de production « plus naturelles ». Ils seraient prêts à « aller plus loin que le reboisement expérimental actuel » mais quand on est « endetté jusqu’au cou », que le revenu mensuel de l’exploitant n’est plus que de quelques centaines d’euros pour vivre, « les paysans peuvent-ils y arriver seuls » ?

 

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Photos Inter/Bing/Capture BFMTV

 
3°). Le monde agricole a « très mal pris » l’appui officiel médiatisé apporté à Nicolas Hulot par la FNC en faveur d’une interdiction rapide du glyphosate. Christiane Lambert ne s’est pas privée de le dire vertement à Willy Schraen. Pour les agriculteurs, dans le contexte si difficile qui est le leur, « faire ce cadeau à Hulot », c’était donner le bâton pour mieux se faire battre : « un manque de solidarité entre ruraux » face au ministre pro-loup et antichasse des écolos-bobos. Supprimer le pesticide si décrié (qui a valu à un représentant agricole, en plein Salon de l’Agriculture, de se faire « engueuler » par un Président de la République perdant son calme olympien) ? « Oui mais » répond la FNSEA, à condition de trouver autre chose, de bénéficier de mesures d’accompagnement, de prendre le temps de la transition. « A défaut de solutions de remplacement pouvant être immédiatement mises en œuvre » et « à défaut de soutien du représentant des chasseurs », les paysans français « auraient préféré que la FNC se taise ».

Bref ! entre le chasseur et l’agriculteur (les deux étant parfois une même personne) c’est devenu compliqué. Et quand c’est compliqué, ça coince. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu. Parce qu’il ne peut pas l’être. A l’évidence, les deux parties sont condamnées à s’entendre.

Le loup (ou son cousin hybride) coûte 29 millions € par an au contribuable français. Pour M. Hulot, ce n’est pas assez. Afin de « ne pas mettre (ses) copains en colère », Hulot-l’écolo en veut pour plus de 40 millions € !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

 Selon les chiffres officiels, le loup (ou hybride assimilé) a coûté au contribuable la bagatelle de 29 000 000, 00 € en 2017. D’après le ministre de l’Ecologie en personne, il n’y aurait en France « que » 360 loups. Faites vos comptes. Ça porte le loup ou assimilé à … 80 555, 00 € la bête.  A croire que pour le plat du jour régulièrement offert au canidé sur fonds publics, le gigot d’agneau saignant est maintenant farci aux truffes.

 Mais pour Nicolas Hulot, ce n’est encore pas assez.  

Hulot-l’écolo ministre d’Etat-« et de mes copains » en veut vraiment pour son argent … ou plutôt le nôtre ! En fixant l’objectif démentiel (un tant soit peu provocateur) de « 500 loups », Hulot-l’économe va donc faire dépenser prochainement à l’Etat plus de 40 millions € uniquement pour protéger sa bestiole terreur des bergers, éleveurs, brebis, chamois, chevreuils.  

40 millions € pour nourrir des loups hybrides ! Voici donc (re)venu le temps de l’écologie-caviar. Goinfrée comme toujours d’argent public. La France, après tout, n’a « que » 2 200 milliards de dette publique à rembourser. Le cadeau pour les générations futures ?

 40 millions € pour nourrir le loup !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

Ebloui par les ors et dorures des salons de la République, Nicolas Hulot au patrimoine déclaré dépassant 7 millions € n’a pas l’air de bien mesurer l’indécence de pareille exigence en comparaison de l’indignation qu’elle suscite dans notre région parmi les gens qui se lèvent tôt pour travailler et les retraités qui voient leur pension diminuer. Se croyant béni des dieux puisque intronisé par « Jupiter », Hulot le néo-aristo semble se moquer comme de sa première chemise verte qu’au même moment, dans le même gouvernement, sa collègue ministre de la justice puisse se lamenter que des actions judiciaires soient interrompues faute d’un budget suffisant pour les photocopies tandis que sa collègue ministre de la santé puisse pleurer sur le sort de ces personnes âgées laissées sans soin dans les EHPAD par manque d’argent pour embaucher le personnel nécessaire.

Ainsi va la joyeuse France de la Transition écologique.

 


 LE PRESIDENT NATIONAL DES  CHASSEURS REÇU A L’ELYSEE

 

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Photos Inter/Bing/FNC

Le 15 février 2018, soit quinze jours après la manifestation des chasseurs de gibier d’eau de Rochefort, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Celui-ci est sorti de l’entretien visiblement satisfait.

 

OIES CHASSEES PLUTÔT QUE GAZEES : ENGAGEMENT PRESIDENTIEL POUR FEVRIER … 2019

 

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Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

 Surprise, surprise !  

 

 Le Chef de l’Etat l’a coché sur son agenda. Il vient de prendre l’engagement que l’oie cendrée serait chassée en France du 1er au 28 février 2019 dans le cadre d’une dérogation de régulation telle que proposée depuis plusieurs années par la FNC, mesure pourtant sèchement rejetée par Nicolas Hulot voici quelques semaines (« même pas la peine d’en discuter ! ») … Si l’on en croit l’agenda présidentiel et la promesse républicaine faite aux chasseurs de gibier d’eau, voilà un ministre d’Etat qui aura donc quitté le gouvernement avant un an pour retourner auprès de « (ses) copains ». Ce départ anticipé de M. Hulot, hautement prévisible, ne semble pas chagriner outre mesure M. Macron. Pas excessivement non plus, les 1 000 000 chasseurs français.

« MODERNISER LA CHASSE FRANÇAISE » …

Dans un dialogue jugé « extrêmement cordial et constructif » par la FNC, le Président de la République a donné son plein accord à Willy Schraen pour lancer avec lui les grandes réformes « de modernisation de la chasse française » :  

- Permis de chasser
- ONCFS
- Police de la nature
- Gestion adaptative des espèces
- Biodiversité et ruralité
- Etc.

 … « ET EN MÊME TEMPS, RESPECTER LES TRADITIONS »

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Céline Aussourd

. D’autre part, alors qu’une proposition de loi visant à « interdire la chasse à courre » a été déposée fin janvier à l’Assemblée Nationale et co-signée par de nombreux députés dont plusieurs de la majorité présidentielle, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer son « soutien à tous les modes de chasse actuellement pratiqués en France », y compris « les chasses traditionnelles comme la vénerie » dont les pratiquants font depuis des mois l’objet d’une campagne de dénigrement violente, aussi haineuse que mensongère.   

 

A Beauchastel, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme et le Président de l’Inter Chasse 26-07 donnent ensemble le coup d’envoi de la traditionnelle battue interdépartementale de régulation du renard

 

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Rémi Gandy aux côtés de Christian Pialet : départ de la battue interdépartementale
Photos Inter/ACCA Beauchastel/Bing/Facebook

C’est une tradition. Depuis longtemps, les ACCA d’Etoile S/Rhône (26) et Beauchastel (07) clôturent la saison de chasse en février par une battue au renard commune aux Drômois et Ardéchois suivie d’un casse-croûte partagé dans la convivialité. Voici un bel exemple concret d’interdépartementalité perpétué par les Présidents d’ACCA actuels marchant sur les traces de leurs prédécesseurs : Eric Marsanon, le drômois, Franck Chalas, l’Ardéchois, ce dernier étant par ailleurs l’un des Vice-Présidents de l’Interdépartementale, association qui se félicite évidemment de ce genre d’initiatives pour les avoir initiées ou encouragées depuis 1981 : « Le Rhône n’est pas une barrière mais un lien entre les hommes ».
 
L’interdépartementalité appliquée à la vie interne des ACCA a d’ailleurs reçu cette année un écho particulier.  

En effet, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, Rémi Gandy, était à Beauchastel en compagnie du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet pour donner ensemble le coup d’envoi de cette énième battue interdépartementale d’ACCA.

 

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Le footballeur drômois Florent Laville (à droite) était lui aussi de la partie
Photo Inter/Archives/FL/OL

La bonne humeur matinale, au parfum de café chaud partagé entre ardéchois et drômois, a accompagné les chasseurs tout au long de la journée, une délicieuse paella leur étant servie à la mi-journée chez l’ami Stéphane Pépin. Autour des quatre Présidents, on remarquait aussi la présence d’autres personnalités, notamment le sportif (et chasseur drômois), Florent Laville, ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, double champion de France de foot Ligue 1.  

Destinée à faire un prélèvement sélectif de régulation sur une espèce très prolifique, la battue au renard du matin a permis trois tirs grâce au travail de chiens de métier parfaitement dressés, les tirs étant concluants. Dans un secteur où dix autres renards avaient déjà été prélevés par la chasse en cours de saison, cela aura ainsi sauvé la vie à des dizaines de lapins, perdrix, faisans. A ceux qui en douteraient, il suffit d’observer la dentition si particulière de Maître Goupil pour se convaincre que l’animal n’est pas vraiment programmé pour manger de l’herbe ou des petites fleurs. Quant aux propriétaires de poulaillers, clapiers, élevages de pigeons ou canards, ils savent pourquoi il se trouve plus de faisans dans les terriers à renard en fin de saison de chasse que dans les congélateurs des chasseurs.

 

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Photo Inter/Bing/Créative Commons/NuitFrance/Romain Sordello

Si le magnifique pelage (sauf en cas de gale !) du gentil Rox ami de Rouky lui donne par la magie de Disney cet air si attendrissant de peluche, la réalité oblige à se méfier comme de la peste de ce porteur d’échinococcose alvéolaire, redoutable maladie qui se transmet à l’homme et s’apparente à un cancer du foie. La même réalité oblige, dans le cadre d’une bonne gestion cynégétique, à contenir l’expansion de Fantastic Mr. Fox, qui, se promenant dans la nature sans permis de chasse avec nombre de ses congénères, braconne sans vergogne nuit et jour, 365 jours par an.      

LE SILURE BIENTÔT CLASSE « NUISIBLE » ?

Le poisson-chat géant qui pullule est peut-être en train de faire disparaitre le canard colvert du Rhône

 

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Le canard colvert en voie de disparition sur le Rhône ?
Photomontage Inter/Bing/Wikimédia Commons/Flickr/John Morris/Facebook/Sébastien Delabre

 

Le canard colvert, sédentaire ou migrateur, était de loin le gibier d’eau N°1 des chasseurs du Rhône pratiquant à la passée ou à la hutte, loin devant sarcelle d’hiver, chipeau, siffleur, milouin, morillon, souchet, sarcelle d’été, pilet, oie cendrée ou autres anatidés … « Etait ».

 

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Photo Inter/Bing/Pixabay

Depuis quelques années en effet, fini le plaisir des yeux de ces ouvertures générales de la chasse en septembre où des centaines de colverts s’envolaient de toute part jusqu’à encombrer le ciel de leurs vols caractéristiques ; finie l’émotion de ces poses hivernales aux appelants de 10, 15, 30 colverts ensemble, parfois plus ; finie l’observation de cette nidification dans le couvert de la roselière où chaque couple reproducteur perpétuait le cycle de la vie avec la tranquille assurance de donner naissance à une douzaine de jaunes et rayés canetons, lesquels arrivaient en quelques semaines au stade de « hallebrand » (jeune canard sauvage ne volant pas encore) grâce à l’expérience protectrice de la mère et la vigilance du père puis découvraient enfin l’autonomie de l’oiseau adulte, synonyme de liberté.  

Le coupable porte un nom : « silurus glanis », le silure glane

 

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Des monstres de 100 Kg, ce n’est plus l’exception pour les pêcheurs du Rhône
Photo Inter/Bing/Futurism

Depuis qu’un laboratoire valentinois a révélé que le contenu stomacal d’un silure d’une quarantaine de kilos seulement (certains font le triple) était composé des restes de quatre ou cinq canards adultes, le doute n’est plus permis. Les observations de terrain, les témoignages de chasseurs, pêcheurs, promeneurs vont dans le même sens. Le silure mange à peu près tout ce qu’il trouve : poissons adultes de n’importe quelle espèce, rats, ragondins, jeunes castors, petits chiens (?), charognes aperçues au fil de l’eau.  

Quand l’occasion se présente, il mange du canard, caneton ou adulte.

 

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Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Le silure chasse en meute. En hiver, il a été observé dans les profondeurs des fleuves et lacs colonisés de gigantesques pelotes formées de plusieurs dizaines de silures agglomérés. Le silure glane fréquente souvent les mêmes places. Il y reviendra tant qu’il y aura encore quelque chose à attraper, à manger ; par exemple, la couvée complète de canetons y passera en quelques jours … sans que le vorace ne rechigne à gober aussi d’une simple aspiration maman cane qui les surveillait. L’appétit du glane est proportionnel à sa taille.

 

LE PLUS GROS SILURE DU MONDE NAGE ACTUELLEMENT DANS LES EAUX DU RHÔNE

 

Originaire d’Europe Orientale (Bassin du Danube), le silure Glane se retrouve assez tôt dans le Bassin du Rhin. Son expansion aujourd’hui illimitée en Europe résulte d’introductions délibérées dans des lacs, rivières et fleuves dont il était absent. Vers 1860, il est introduit volontairement dans le bassin du Doubs, cent ans plus tard dans un affluent de la Seine. Dans la deuxième moitié du 20ième siècle, il arrive dans la Saône et le Rhône. En moins de quatre décennies, le silure a colonisé tous les bassins fluviaux. Selon une enquête du Chasseur Français (février 2018), « sa population a littéralement explosé dans les bassins de la Saône et du Rhône depuis la fin des années 1970. Le silure s’adapte d’une manière exceptionnelle à tous les milieux aquatiques ».

 

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L’estomac lesté de plusieurs canards adultes : un laboratoire d’analyses l’atteste 
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Face à un développement exponentiel du poisson géant que plus personne ne contrôle, les préfets sont saisis dans de nombreux départements de demandes, parfois véhémentes, de classement du silure en espèce « nuisible » avec interdiction absolue de remettre à l’eau « l’horrible glane » lorsqu’il a été pêché.  

Paradoxalement, cette demande provient le plus souvent des pêcheurs euxmêmes, catastrophés de ne plus attraper ni truites, ni sandres, ni brochets, ni carpes là où le silure s’est installé pour faire le vide. La question du statut du silure, espèce invasive et nuisible en fait mais pas en droit, se pose désormais pour l’Ardèche et la Drôme comme pour les autres départements rhodaniens. Elle se pose surtout au niveau national et européen.  

En attendant, le silure prospère, grossit et se multiplie partout.

 

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Sébastien Delabre et sa prise record : 130 Kg !
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

 
Le 22 octobre 2015, Sébastien Delabre pêche un silure de 2,73 mètres pour 130 kilos : record mondial homologué par huissier. C’est en France que cela se produit, dans le Gard, à Vauvert … dans les eaux du Rhône (au PetitRhône précisément, l’un des deux bras du delta du Rhône en limite Ouest de la Camargue).

 

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Le champion du monde le relâche, espérant « faire le bonheur d’un autre pêcheur »
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Le classement national et européen du silure comme espèce nuisible n’est pas pour demain. La pêche sportive « au gros » sur les fleuves comme le Rhône se développe. Se pratiquant jour et nuit, elle séduit de plus en plus de jeunes qui ont la culture du « No-Kill » (attraper le poisson, ne pas le tuer, le relâcher). Une capture-challenge du « monstre » fait rêver. La question fait débat jusqu’au parlement entre les pour et les contre. Une pétition nationale des « pro glane » contre le classement nuisible du monstre d’eau douce a convaincu en France le gouvernement qu’il était urgent d’attendre.

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Antoine Skipper

Pourtant, il faudra bien se poser un jour la question – à moins qu’il ne soit déjà trop tard – d’une espèce en expansion totalement incontrôlée (une femelle silure peut vivre 50 ans et elle dépose 30 000 œufs par kilo de poids) aux conséquences désastreuses pour la biodiversité. Il faudra bien par conséquent que les fédérations de pêche, de chasse, de protection de la nature se rencontrent pour en parler, que la recherche du point d’équilibre se poursuive entre pêcheurs « pro-glane » et « anti-glane » pour qu’élus et pouvoirs publics prennent alors leurs responsabilités.

 

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Pas de régulateur naturel. Seul l’homme pourrait (peut-être ?) freiner son expansion
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Si chacun regarde légitimement (et forcément subjectivement) le silure sous l’angle de son propre rapport personnel à la nature, il n’en reste pas moins que du point de vue strictement écologique, toute espèce animale carnassière, opportuniste, invasive, sans prédateur donc sans régulateur naturel, ne peut objectivement se développer qu’au détriment d’autres espèces.  

Ce qui, dans la durée, peut aller jusqu’à la complète disparition de ces espèces. 

 

Une chasse plus silencieuse ou beaucoup de bruit pour rien ?

 

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Etrangement signé par un Nicolas Hulot habituellement peu enclin à faire des cadeaux aux chasseurs, voilà un arrêté ministériel (pris le 2 janvier 2018, paru au Journal Officiel le 23) qui étonne, détonne, fait beaucoup de bruit. Il s’agit pourtant, en principe, de rendre plus … silencieuse la chasse en autorisant les réducteurs de son sur les carabines.  

Que penser de cette mesure ? Les arguments opposés ne manquent pas, tant chez les antichasse que chez les chasseurs eux-mêmes.

 

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Les adversaires de la chasse ont beau jeu de mettre en avant que le gibier sera plus vulnérable puisque moins effrayé. Il leur sera également facile de persuader certains promeneurs que les chasseurs de grand gibier étant moins facilement repérables ils deviennent ainsi plus dangereux.   

Si les « réducteurs de son » ou « modérateurs de son » qu’on appelait avant « silencieux » sont déjà très utilisés en Europe (Espagne, Scandinavie, Allemagne, Ecosse, etc.), leur possibilité d’utilisation peut séduire en France des chasseurs par le confort auditif apporté au tireur mais aussi avec le but de rendre la chasse moins agressivement sonore dans la nature, ce qui pourrait la faire mieux accepter. Cela se défend aussi.

D’autres chasseurs au contraire, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme ailleurs, se disent mal à l’aise par rapport à cette nouvelle mesure. Ils estiment qu’il ne faut pas aller trop loin dans la sophistication du matériel, toute avancée technologique diminuant de fait les chances du gibier.  

Par exemple, si les appelants sont heureusement autorisés pour chasser le canard ou l’oie (procédé naturel), les chants d’oiseaux enregistrés puis diffusés (procédé technique) restent interdits à la demande des chasseurs concernés. Pour eux, c’est d’abord une question d’éthique de la chasse. Parce qu’avant tout, la chasse doit rester une pratique naturelle, raisonnée, modérée, car la qualité et l’intérêt de l’acte cynégétique dépendent plus du sentiment de liberté qu’éprouve le chasseur immergé dans la nature que de la quantité de gibier prélevé. Or, cette liberté ne va pas sans la responsabilité qui consiste à privilégier dans tous les cas la sécurité et laisser la part d’incertitude à ses prélèvements en donnant une vraie chance à l’animal chassé. Sur ce dernier point, le débat est ouvert de la même façon chez nos amis pêcheurs.

 

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Beaucoup de chasseurs que nous avons rencontrés ne se sentent finalement pas concernés par l’autorisation des modérateurs de son, en tous cas pas pour le moment : d’abord, les réducteurs de son ne seraient pas compatibles avec les fusils. Ensuite, pour réduire de 30 % les décibels des carabines, l’équipement monté entrainera un surcoût de plusieurs centaines d’euros, « pas loin de 1000 € pour certains modèles » disent les armuriers. Enfin, l’arme ainsi équipée pèsera plus lourd (de 300 à 450 gr en plus) et sera donc un peu moins maniable.
Pour se faire une idée plus précise, il faudra sans doute attendre un peu pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/John Talbot

 

L’INTERDEPARTEMENTALE