PRINTANIERES 2017

LA FEDERATION DE LA DRÔME AVAIT REUSSI SON ASSEMBLEE GENERALE, LA FDC 07 A DEÇU LES PARTICIPANTS

 

Communiqué du Président de la FNC Willy Schraen à l’attention de tous les chasseurs

 

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Photos Inter/Capture/FNC

« A tous les chasseurs de France,

« Cette journée particulière, qui a vu la désignation du nouveau gouvernement de la République, sera à l’évidence à marquer d’une pierre noire.

Trahis et humiliés

« Comment ne pas se sentir trahis et humiliés après avoir appris la nomination de Monsieur Nicolas Hulot à la tête du ministère de l’Ecologie, alors que le Président de la République voulait faire de son mandat un exemple de cohésion sociale et territoriale.

« Le passage réussit d’Emmanuel Macron devant les élus de la chasse en congrès à Paris laisse un goût plus qu’amer dans la bouche de l’ensemble des chasseurs de France en découvrant cette nomination.

« Les intentions de notre nouveau ministre de tutelle sont très claires et nous vous ferons parvenir un florilège de ses petites phrases assassines à notre encontre. Cela en dit long sur sa conception de l’écologie à la sauce dogmatique et de l’affection toute particulière qu’il nous porte.

« Je m’adresse également à l’ensemble des ruraux, agriculteurs, pêcheurs, maires de nos villages et autres usagers de la nature pour leur dire que les écrits de notre nouveau ministre sont là aussi très clairs. Mes amis nous allons souffrir, et comme le dit mon vice-président, les vacances sont finies (bien que je n’aie jamais eu l’impression que nous nous trouvions dans cet état de quiétude…).

Déclaration de guerre

« Pour ce choix qui prend le visage d’une déclaration de guerre à la majorité des territoires français et de leurs habitants, j’espère que notre Président de la République a bien conscience que la France des oubliés, celle des traditions, celles des diversités culturelles, celle des héritages, celle du bon sens … ne se laissera pas enfermer dans une niche des extrêmes qui semblent arranger tout le monde au coeur de l’Etat.

« Oui, en faisant ce choix, ce sont des milliers d’hommes et de femmes qui aspiraient juste à vivre en paix dans leur campagne qui vont connaître demain le harcèlement écologique à la Hulot et l’instauration de nouvelles normes supra européennes.

« Mes amis, je vais dès aujourd’hui demander une audience au Président de la République pour qu’il nous dise clairement ses intentions vis à vis de notre programme écologique et rural. Nous sommes pour le développement et non la mise sous cloche des territoires. Nous refusons l’arrêt de nos activités rurales séculaires, la disparition de notre agriculture et la sacralisation de nos terroirs !

Mobilisation pour notre survie

« Dans l’attente des réponses de l’Elysée, je vous demande de sonner le tocsin sur tous les territoires de France et de vous préparer à livrer la bataille des législatives et à travers cette élection la mobilisation pour notre survie !

« Le nouveau ministre de l’écologie n’a qu’un mandat temporaire et les urnes auront le dernier mot les 11 et 18 juin prochains.

« Durant toute la campagne présidentielle, j’ai respecté la neutralité politique qui incombe à ma fonction mais si des menaces réelles se font sentir sur notre passion et nos terroirs, rien ne m’empêchera de désigner ceux qui sont un danger pour l’ensemble de la ruralité française.

Je ne lâcherai rien

« Personnellement, ma motivation à défendre nos valeurs n’a jamais été aussi forte et l’adversité dans laquelle nous rentrons avec cette nomination me  motive encore plus. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je serai combatif et que je ne lâcherai rien, politiquement correct ou pas !

« Pour une fois, soyons unis devant les menaces qui nous guettent et réapprenons à chasser en meute !

« Vive la ruralité,

« Vive la chasse ! »

Willy Schraen
Président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC)

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A L’ASSEMBLEE GENERALE DES ADHERENTS OBLIGATOIRES DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE

 

803Aubenas, 13 mai : une assemblée générale jugée « décevante »
par les adhérents obligatoires de la FDC 07
Photo Inter/Capture

 

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Charlie Chaussinand (en haut) et Denis Dumas (en bas, à gauche) ont accueilli les participants en leur remettant le flyer de l’Inter … Ce qui a irrité le président de la FDC 07
Photos Inter/Images d’archives/JMS

 

PEU AVANT L’OUVERTURE DE L’ASSEMBLEE GENERALE, UNE DELEGATION DE TRENTE RESPONSABLES D’ACCA S’INVITE A LA TRIBUNE : POUR DEMANDER « UN VRAI DEBAT ENTRE LA FEDERATION ET SES ADHERENTS »

 

Le président fédéral : « Je ne vous retiens pas, prenez la porte, rentrez chez vous ! »

 

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Avant de prononcer l’allocution de bienvenue, le maire d’Aubenas, conseiller départemental de l’Ardèche, Jean-Pierre Constant, n’a pas manqué de venir saluer chaleureusement, au premier rang des invités, le président de l’Interdépartementale
Photo Inter/Image d’archives/JMS

806Comme à leur habitude, amicale accolade entre le président de la commission fédérale migrateurs, Bernard Brottes et le président de l’Interdépartementale avant que démarre l’assemblée générale 2017 de la FDC 07
Photo Inter/Image d’archives/JMS

Le Dauphiné avait pris ses informations à la meilleure source en la personne du président fédéral lui-même pour pronostiquer « Un congrès sous tension ». Le renseignement s’est avéré exact. Ce que le journaliste ne pouvait prévoir, c’est que ce 13 mai 2017 à Aubenas le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche perdrait ses nerfs devant plus de 800 personnes.

« Dehors ! »

 

. C’est par cet accueil glacial que la matinée printanière fédérale a commencé.

Alors que l’an passé à Crest quatre représentants drômois de l’Inter avaient distribué aux participants de l’assemblée générale le flyer de présentation de l’Inter Chasse 26-07 sans difficulté de la part de la FDC 26, le président de la FDC 07 en personne est venu interpeller les deux responsables associatifs bénévoles qui faisaient de même à Aubenas : « Dehors ! ». Heureusement pour eux, il ne pleuvait pas.

 

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Le document litigieux ayant provoqué la première colère fédérale de la matinée était pourtant bien anodin : « Défendre tous les modes de chasse, pouvait-on y lire, informer les chasseurs : bénévolement et librement, en lien avec les fédérations, en prenant appui sur les ACCA ». Pas de quoi fouetter un chat ! D’autres associations, invitées par la fédération à tenir stand ouvert dans le hall d’entrée, ont eu droit à plus d’égards. Deux poids, deux mesures. Le mot d’ordre de l’autoritarisme fédéral réservé aux ACCA de l’Interdépartementale était clairement pour cette journée : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, allez-vous faire voir ailleurs ! Comme si la fédération des chasseurs était devenue la chasse gardée de son président, comme si ne pas être d’accord sur tout, tout le temps avec les choix de la fédération enlevait tout mérite aux ACCA qui défendent la chasse bénévolement aux côtés de l’Interdépartementale.

« Il y va un peu fort, nous ne sommes quand même pas dans une secte », faisait remarquer un chasseur témoin de la scène.

L’épisode du flyer n’était pourtant que mise en bouche.

 

En tribune, le président fédéral perd à nouveau son sang-froid

 

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Un quart d’heure avant le début de l’assemblée générale (afin de ne pas perturber son déroulement), trente présidents (ou vice-présidents) d’ACCA montent ensemble à la tribune. Ils reprennent à leur compte la demande adressée trois jours plus tôt par Christian Pialet au président fédéral : donner la parole à la salle en début de réunion plutôt qu’à la fin.

Ils expliquent calmement au représentant de la fédération que cela permettra peut-être un vrai débat entre la fédération et ses adhérents sur les questions qui préoccupent vraiment les ACCA, que c’est l’unique occasion dans l’année pour les adhérents de la fédération d’aborder ensemble les questions de fond. Visiblement contrarié par une proposition à laquelle il avait pourtant eu le temps de réfléchir, le président de la FDC 07 ne veut rien savoir. Devant l’insistance des présidents d’ACCA qui ne fait que traduire le sentiment partagé par une grande partie de la salle, c’est un président fédéral courroucé qui leur répond :

« Si l’ordre du jour ne vous plaît pas, je ne vous retiens pas. La porte est là, rentrez chez vous ! », joignant plusieurs fois le geste à la parole.

La colère, c’est connu, n’est pas bonne conseillère.

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Pas un président fédéral ne s’était encore permis de parler aussi durement à des élus de chasseurs, représentants bénévoles d’ACCA, qui plus est à des adhérents cotisants obligatoires d’une fédération dont la présence à Aubenas le 13 mai a été rendue obligatoire par un petit chantage aux subventions qui assure d’année en année le remplissage de la salle.

Compte-tenu des échecs que la FDC 07 ne veut pas reconnaître (pigeon ramier cyniquement autorisé pour mieux l’interdire, grive misérablement interdite en fonction de la commune, zones d’ombre du sanglier à la gestion fédérale mise en pilotage automatique préfectoral), cette démonstration d’autoritarisme fédéral a été jugée mal venue par la plupart des participants.

Se faire rudoyer de la sorte par un responsable fédéral qui perd ses nerfs a été très mal vécu par les responsables d’ACCA qui y ont été confrontés. Même des administrateurs fédéraux en ont paru gênés, au moins l’un d’entre eux c’est sûr.

« Ce n’est pas le congrès de l’Interdépartementale, c’est celui de ma fédération. Si ça ne vous plaît pas, je vous l’ai dit, rentrez chez vous ! », croit bon d’ajouter le responsable fédéral à ses interlocuteurs en tribune.

« Sa » fédération ? « Son » congrès ? « Ses » ACCA ? « Ses » chasseurs ? De quoi est-il propriétaire se sont demandés les trente délégués ? Les présidents d’ACCA qui l’ont réélu administrateur fédéral sans opposition à la quasiunanimité (pas une voix des 120 ACCA ardéchoises de l’Interdépartementale ne lui a manqué ce jour-là) n’auraient-ils plus maintenant que le droit de payer et de se taire ?

 

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L’excès d’autoritarisme fédéral est d’autant plus dérangeant que c’est ce président de fédération qui n’hésite pas à faire la leçon aux ACCA de l’Ardèche (Cf. Editorial du Chasseurs Ardéchois N°100 distribué le 13 mai aux invités de la fédération) :

« Les ACCA ne sont pas des « républiques bananières » conduites par un président autoritaire qui travaille en solo ! ».

 

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« Vous parlez toujours de votre congrès fédéral mais statutairement ce n’est pas votre congrès, lui a rétorqué poliment mais fermement un membre de la délégation d’ACCA, c’est l’assemblée générale des adhérents obligatoires et cotisants de la fédération ».

Mais, pour « Monsieur-le-Président-fédéral », le « congrès » ça fait certainement plus chic en tribune, plus « politiquement correct ». Politique, chasse : à force de confondre les deux, on finit par donner la préférence à la première au détriment de la seconde.

Congrès ou pas, les représentants d’ACCA à qui le président fédéral a intimé l’ordre de rentrer chez eux ne se sont pas laissé intimider. Les trente délégués ont fait bloc. Ils n’ont quitté la tribune qu’après avoir obtenu un engagement formel d’un administrateur fédéral, Bernard Brottes. Moins rigide, plus habitué au dialogue, plus conscient de la réalité et du rapport de force, le maire de La Voulte a admis implicitement qu’il y avait bien un problème d’ordre du jour en reconnaissant qu’il serait normal que les représentants de chasseurs souhaitant s’exprimer dans la salle puissent le faire dans de meilleures conditions que les années précédentes. Bernard Brottes a joué les médiateurs. Il s’est porté garant qu’un temps de parole correct serait donné aux représentants des ACCA nettement plus tôt que d’habitude, « vers 11 heures », a-t-il précisé. Bernard Brottes a donné sa parole à la délégation. Le président fédéral a alors accepté le compromis. L’engagement a été tenu.

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N’en déplaise au président de la FDC 07, les trente délégués d’ACCA présents à la tribune n’ont pas pris la porte et l’ordre du jour fédéral a bien été modifié en partie. Ainsi, grâce à l’initiative spectaculaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, jugée « courageuse » par beaucoup de chasseurs, une vingtaine de présidents d’ACCA n’étant pas membres de l’Interdépartementale ont pu accéder au micro même s’il est vrai que le temps a manqué pour satisfaire toutes les demandes, les candidats aux législatives, pourtant non chasseurs, ayant la priorité lors de cette assemblée générale par décision surprenante du président fédéral.

 

LA FDC 07 ASSURE LE SHOW POLITIQUE DES CANDIDATS PS AUX LEGISLATIVES MAIS PEINE A CONVAINCRE SUR LE PIGEON ET LE SANGLIER.

 

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Secondé par le vice-président chargé du sanglier, c’est Sébastien Riou (à gauche), le jeune vice-président chargé des ACCA, qui a conduit sans trembler la délégation des d’ACCA
Photos Inter/Images d’archives/JMS

 

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Le vice-président en charge du migrateur terrestre a parlé pigeon. A l’applaudimètre, Jean Nicolas (Satillieu), doyen du Conseil Interdépartemental 26-07, sort N°1 de l’AG FDC 07
Photos Inter/Images d’archives/JMS

Une fois l’assemblée générale 2017 terminée, les membres de l’Interdépartementale venus nombreux à Aubenas ont participé par petits groupes aux  discussions d’apéro et de repas. Voici ce qu’ils ont glané pour vous sur le vif …

 

* A propos des politiques invités par la fédération à intervenir au micro plus longuement que les chasseurs

 

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Photo Inter/Image d’archives/Alain Pialet

. Un membre de bureau d’ACCA :

– « Avec la politique que la fédération met à toutes les sauces, on est en train de tuer la chasse ardéchoise. La politique divise »

. Un président d’ACCA :

– « Congrès de chasse ou congrès politique ? Si notre président fédéral vise une carrière de recyclage au PS ou chez les bobos de Macron, nous on est là pour la chasse. La politique, on commence à en avoir par-dessus la tête »

. Un ancien administrateur fédéral :

– « Etre l’élu d’une fédération, avant c’était se mettre au service des chasseurs dans un travail d’équipe. Maintenant, c’est trop souvent le tremplin d’ambitions personnelles »

 

* A propos de l’attitude du Président de la fédération

 

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Photo Inter/Image d’archives/Alain Pialet

. Un président d’ACCA :

- « Au lieu de se demander pourquoi tant d’ACCA sont aujourd’hui vent debout contre la fédération de l’Ardèche, son président essaie d’empêcher qu’on en
parle. Qui le conseille à la fédération pour qu’il agisse de la sorte ? »

. Un membre de bureau d’ACCA :

– « On n’en sait toujours pas plus ! Avant l’assemblée générale, le président annonce au Dauphiné qu’il va mettre en débat son idée de « la grève des fusils ». Là, au milieu des politiques, il n’en dit plus un mot. Pour une fois qu’il appelait les chasseurs à se bouger, ça n’aura pas duré longtemps. Son ami le préfet a encore dû lui remonter les bretelles »

. Un président d’ACCA membre de la délégation en tribune :

– « Mais pour qui il se prend celui-là pour nous parler comme il l’a fait ? »

. Un autre membre de la délégation :

– « Ce matin, le président de Boffres (Sébastien Riou – NDLR) a pris du grade. Il n’a pas cédé. Les jeunes de l’Inter avaient promis qu’ils ne se laisseraient pas faire, ils sont en train de tenir parole. Ça encourage tout le monde »

. Un président d’ACCA adhérent de l’Interdépartementale :

« Si la fédé continue à taper sur l’Interdépartementale, est-ce qu’il faudra aller chercher les explications à l’Escrinet (siège de la FDC 07 – N.D.L.R.) ? Ce jour là, on ne va pas limiter la délégation à trente. On ne posera pas que les dossiers sanglier, pigeon, grive sur le bureau du président devant la presse, il sait de quoi on veut parler. Vous vous rendez compte jusqu’où ils vont ? Ils avaient essayé de nous empêcher de manifester derrière la banderole de nos ACCA, ils en sont maintenant à faire siffler devant la presse et les politiques un responsable bénévole qui passe sa vie à défendre la chasse ! C’est du n’importe quoi. Ils nous font honte. L’Inter n’est pas contre la fédération, on est pour défendre la chasse, pas la laisser tomber. Les ACCA, la fédération, l’Interdépartementale, les chasseurs ont besoin des trois. A l’Inter, nous faisons ce qu’une fédération n’a plus le droit de faire, nous disons ce que la fédération de l’Ardèche n’ose plus dire. Personne ne comprend où ils veulent en venir. Les chasseurs que nous interrogeons nous répondent que c’est sûrement de la jalousie parce que nous gardons les mains libres et avons déjà réussi pas mal de choses avec de petits moyens. Ils nous disent qu’être dans un bureau à l’Escrinet, ça enfle la tête de quelques-uns qui se voient trop beaux, que ça les rend intolérants, qu’ils ne se posent pas la question si ce qu’a dit l’Interdépartementale est vrai ou pas, parce qu’ils veulent toujours avoir raison, parce qu’ils ne supportent pas que d’autres responsables de la chasse leur disent qu’ils peuvent se tromper »

. Un président d’ACCA non adhérent de l’Interdépartementale :

– « On n’est pas obligé d’aimer Pialet ni de suivre le positionnement de l’Interdépartementale, ce qui, jusqu’à présent était mon cas mais quand la fédération essaie de l’empêcher de dire ce qu’il a prévu, là-dessus je ne serai jamais d’accord. Il sait ce qu’il dit, il représente des dizaines d’ACCA qui ont le droit de donner leur avis autant que les autres. Si on commence à faire ça, on va diviser les chasseurs. Du coup, pour l’adhésion de mon ACCA à l’Interdépartementale cette année, je vais peut-être revoir ma position, on va en parler en réunion de bureau »

. Un élu invité de la fédération :

– « Quand on n’est pas chasseur soi-même, on a du mal à suivre. Votre président fédéral paraissait un peu dépassé. Sur la maladie du sanglier, on sent qu’il n’est pas libre de ses réponses. Ça se voyait quand M. Pialet l’a interpellé »

. Un autre élu présent dans la salle :

– « J’ai vu ce qui se passait à droite de la salle : un chahut bon enfant mais organisé. Quand Christian Pialet a été appelé au micro, quatre ou cinq responsables fédéraux sont descendus de la tribune comme un seul homme pour venir diriger de la voix, depuis la salle, le groupe d’opposants à l’Interdépartementale. Non seulement le président a laissé faire mais il a donné l’impression d’encourager le chahut en coupant systématiquement la parole à Christian Pialet dès que celui-ci le mettait en difficulté par ses questions. Comme des centaines de personnes, j’ai entendu votre président de fédération relancer Christian Pialet alors que celui-ci avait terminé et était déjà retourné s’assoir :
« Tu as des preuves ? ». Mais quand le président de l’Interdépartementale s’est relevé aussitôt, un document à la main, revenant au micro pour lui  répondre, le président fédéral lui a interdit de la voix et du geste de reprendre la parole. Derrière moi, quelqu’un s’est écrié : « C’est scandaleux ! ». Un autre élu m’a dit en sortant : « de vrais procédés staliniens ». En agissant de la sorte, je ne suis pas sûr que votre fédération ait marqué beaucoup de points pou faire avancer la cause de la chasse. La prochaine fois, je resterai chez moi ».

. Un dirigeant de l’Interdépartementale :

– « Qu’est-ce qu’on aurait entendu si l’Interdépartementale, qui a démontré l’an passé sa capacité à faire siffler et huer la ministre de l’Ecologie au point de l’empêcher de venir en Ardèche, avait donné aux chasseurs la consigne de perturber l’intervention du président fédéral qui a pu parler 45 minutes d’affilée sans être interrompu par personne ? »

. Le vice-président de l’Interdépartementale chargé du sanglier :

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Jacky Féroussier, vice-président interdépartemental chargé du grand gibier
Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/Image d’archives/JMS

- « Avec le trésorier de notre ACCA, il a quand même fallu qu’on se lève pour aller causer à l’administrateur fédéral qui hurlait depuis le fond de la salle pendant que Christian parlait. Quand le trésorier lui a demandé quel était son problème, il a baissé la tête. On ne l’a plus entendu »

. Le vice-président de l’Interdépartementale chargé des ACCA :

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Sébastien Riou conduisait en tribune la délégation des 30 représentants d’ACCA
Photo Inter/Image d’archives/JMS

- « Avec la délégation de représentants d’ACCA que je conduisais, nous avons obtenu que la discussion avec la salle commence une heure avant, ce qui a donné à des ACCA qui ne sont pas membres de l’Interdépartementale la possibilité d’intervenir dans la salle à partir de 11 h 20. Ce qu’on peut quand même regretter, c’est que la fédération donne l’impression de fuir le débat, de craindre qu’il y ait de véritables échanges entre les adhérents et le président fédéral qui, une fois par an, doit rendre compte de son bilan. Il y a le monologue de celui qui intervient depuis la salle puis la réponse du président fédéral du haut de la tribune, ce qui est normal mais sans possibilité de suite, ce qui fausse toute véritable argumentation dont l’assemblée pourrait être l’arbitre. Par exemple, lorsque j’interviens deux minutes, je fais le parallèle entre les fédérations 07-26 qui, en désavouant la manifestation Drôme-Ardèche de chasseurs, la condamne forcément à un nombre restreint de participants mais ne disent rien quatorze jours après quand a lieu le rassemblement Drôme-Ardèche des opposants à la chasse. Le président de la FDC 07 est-il de bonne foi lorsqu’il me répond qu’il faut que je m’adresse à la fédération de la Drôme au prétexte que les antichasse manifestaient à Valence ? … Comme si le président fédéral n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un rassemblement Drôme-Ardèche, comme si sa fédération et celle de la Drôme ne s’étaient pas désolidarisées ensemble de la manifestation Drôme-Ardèche des ACCA qui voulaient défendre la chasse dans la rue parce qu’elles ne croient plus aux belles promesses du « dialogue constructif » de la FDC 07, notamment sur le pigeon. Voilà la question que j’aurais voulu poser au président fédéral si j’avais pu prendre de nouveau la parole une minute de plus. Cela l’aurait obligé à me répondre sur le fond plutôt que d’esquiver la question ».
(Nous confirmons que la manifestation antichasse de Valence était bien coorganisée par des ardéchois et des drômois à travers l’association bidépartementale « Ardèche Drôme Défense Animale » (ADDA), à preuve le témoignage journalistique de France Bleu Drôme-Ardèche – N.D.L.R.).

 

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Sébastien Riou, vice-président interdépartemental chargé des AICA et ACCA
Photo Inter/Image d’archives/JMS/Captures d’écran

. Le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche :

 

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Christian Pialet, président interdépartemental
Photo Inter/Image d’archives/JMS

« Je ne pense pas que ce soit en politisant une assemblée générale de chasseurs, ni en brutalisant les ACCA que l’on règlera les problèmes de la chasse ardéchoise. En ayant pris ces deux directions le 13 mai, notre fédération fait fausse route parce qu’au bout c’est l’impasse. Les uns et les autres, nous devrions au contraire nous situer en permanence sur le terrain de la défense collective de la chasse en additionnant nos forces plutôt qu’en les divisant. Au risque de me répéter, non, je n’ai pas de raison personnelle d’en vouloir à Jacques que je connais depuis longtemps mais en même temps j’en veux au président de notre fédération de mener les chasseurs là où il est en train de les mener sans tenir compte des avis qui s’expriment ; non, je n’ai pas l’intention de revenir au conseil d’administration d’une fédération dont j’ai été très jeune le vice-président élu ; non, je ne fais plus de politique depuis longtemps même si j’ai accepté d’être le collaborateur du ministre de l’Environnement pendant trois ans mais ça, c’était il y a trente ans ; oui, j’ai fait le choix de mettre bénévolement mon expérience au service d’une jeune équipe pleine de mérite et de talents, une équipe qui défend la chasse avec conviction, une équipe qui informe les chasseurs sans rien leur cacher de la vérité parce que les chasseurs sont adultes ; oui, je le fais sans rien attendre en retour, par idéal et  conviction, pour des valeurs auxquelles je crois ; oui, je regrette, compte-tenu des gros problèmes que la fédération ne règle pas, que certains  administrateurs fédéraux (pas tous, heureusement !) donnent trop l’impression de se lever tous les matins en ne pensant qu’à l’Interdépartementale, ses ACCA, son équipe dirigeante, son président ; oui, je crois que la fédération sera plus crédible le jour où elle acceptera de se remettre un peu en question en se demandant pourquoi un président fédéral ne peut pas répondre aux questions que les chasseurs ne nos ACCA se posent sur le sanglier et le pigeon,  questions que nous avons posées en leur nom à Aubenas même si on a voulu nous en empêcher ; oui, les choses seront complétement différentes le jour où un président de fédération gardera suffisamment les mains libres pour prendre la main que l’Interdépartementale lui tend. Mais si le président fédéral  actuel est contraint d’agir « en solo », en étant quand même, je suppose, à l’écoute de son conseil d’administration, il y a au moins une ligne rouge qu’il devrait s’interdire de franchir à l’avenir : c’est le spectacle de la division qui fait le jeu de nos adversaires. A l’Interdépartementale (en sont témoins tous les chasseurs depuis 36 ans), dans nos réunions publiques, nous avons toujours réservé nos broncas, nos chahuts d’assemblées générales, nos prix « Citron Vert de la Chasse », nos cartons rouges aux adversaires de la chasse, jamais à des représentants élus de chasseurs qui donnent de leur temps pour défendre la chasse. J’invite donc Jacques Aurange, président de la FDC 07, à ne plus se tromper d’adversaire ».

* A propos du cinéma écolo, d’un Nicolas à l’autre …

 

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. Un chasseur accompagnateur :

– « Les images sont superbes, rien à dire (Extraits de film projetés aux ACCA présentes à Aubenas – N.D.L.R.). Mais chez nous, Nicolas Vanier fait polémique, les Drômois peuvent en parler. Comment cela finit pour son camp du Vercors et pour les pauvres chiens ? Le film ne le dit pas, la fédération non plus ! Une faillite, une fermeture ordonnée par le préfet, 60 chiens qui finissent à la SPA : la fédération de l’Ardèche a-t-elle sponsorisé Vanier ? L’an prochain, est-ce qu’on aura droit à un film de Nicolas Hulot s’il devient ministre de la chasse ? »

. Un vice-président d’ACCA :

– « Pendant qu’on amuse la salle avec du cinéma écolo et des discours politiques, les aiguilles tournent. C’est toujours ça de gagné quand on veut empêcher la discussion entre chasseurs parce qu’on a des raisons de la redouter »

 

* A propos du pigeon ramier

 

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. Un président d’ACCA de l’Interdépartementale :

– « Pour le pigeon, maintenant on sait au moins une chose. Christian a réussi à faire dire au président de la fédération que celui-ci a commenté une lettre ministérielle sans l’avoir lue. Il commence par nier, il ne manque pas d’air. Puis, Christian lui rafraîchit la mémoire en lui rappelant la date de son communiqué :
« 21 février ». Il avoue, enfin : « Non, je ne l’ai pas lue ». Puis, il s’embrouille un peu plus : « Moi, je ne l’ai pas lue mais des administrateurs fédéraux l’ont lue ». Il serait bien en peine de dire lesquels puisqu’ils sont tous derrière lui sur l’estrade pour démentir si ce n’est pas vrai. Demandez aux amis qui sont venus avec moi, ce président, plus personne ne le croit ! Bernard Brottes, lui, a été plus malin. Il s’est bien gardé de commenter cette lettre dont on parle. Il n’a pas dit non plus qu’il l’avait lue alors qu’il est le spécialiste du pigeon à la fédération. Il nous a bien lu une lettre de la ministre parlant du pigeon, sauf que ce n’était pas la bonne. Nous, on attend toujours de voir la copie de cette lettre introuvable dont la fédération prétend, sans jamais l’avoir publiée, qu’elle aurait été envoyée au préfet par Ségolène Royal et que c’est à cause de cette lettre que le préfet aurait été obligé de signer l’interdiction. Comme pour la « maladie » du sanglier, la fédé va peut-être nous dire bientôt qu’on ne trouvera jamais ? On a de plus en plus le sentiment qu’on nous ment sur toute la ligne depuis le début »

 

* A propos du réseau SAGIR et la « maladie » de l’oedème

 

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. Un responsable d’ACCA :

– « Avec ce brouhaha autour de moi, c’était difficile de suivre mais si j’ai bien compris, le réseau SAGIR, Mme Decors, l’ONCFS, le ministère de l’Ecologie, ce chercheur payé par la FDC 07 pour préparer une thèse sur la maladie, celle qui dirige son travail, ceux qui lui fournissent les résultats des laboratoires, ce sont les mêmes, ils se connaissent tous, ils marchent ensemble. Par conséquent, on peut déjà prévoir le résultat »

 

EN TENTANT D’EMPÊCHER L’INTER CHASSE 26-07 DE S’EXPRIMER, LA FDC 07 A PREFERE LE SPECTACLE DE LA DIVISION A L’EXPLICATION

 

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Face à face tendu mais instructif entre les deux présidents
Photos Inter/Images d’archives/ Alain Pialet/Région Auvergne-Rhône-Alpes/JMS

. Faut-il que l’Interdépartementale dérange quand elle se permet de critiquer – ça s’appelle la liberté d’expression et la démocratie – les décisions d’une ministre PS ou d’un préfet qui la représente ! L’an passé à Aubenas, en présence du préfet, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche faisait siffler et  huer (sans l’insulter) la ministre PS antichasse de l’Ecologie. Cette année à Aubenas, en l’absence du préfet, les inconditionnels de la fédération ont fait  siffler et huer (sans l’insulter) le représentant de l’Interdépartementale. Au moins, les choses sont claires, chacun sait maintenant qui est avec qui, qui roule pour qui.

- « A travers la tenue de nos débats, nous devons donner une bonne image de la chasse ardéchoise » annonçait le président fédéral. Promesse qu’il ne  pouvait pas tenir en donnant comme il l’a fait la priorité à la politique partisane au détriment de la chasse, en choisissant « l’Interdépartementale bashing » plutôt que l’union des chasseurs.

Commentaire du président interdépartemental sur les conditions de son intervention :

- « Dans une salle où je prends la parole devant 850 personnes, me faire chahuter gentiment par une petite cinquantaine d’opposants plus axés sur la politique que sur la chasse dont deux énergumènes identifiés qui ont dérapé dans la grossièreté, ça ne me fait ni chaud, ni froid : quand on assume ses responsabilités, ce qui est mon cas, il ne faut pas pleurer dès qu’on est critiqué, c’est de bonne guerre. Ce qui me gêne, par contre, c’est lorsque l’image de la chasse en sort abîmée parce qu’on a délibérément politisé une assemblée générale de chasseurs en période électorale alors que le préfet du département a donné à tous l’exemple du devoir de réserve ; ce qui me gêne, c’est lorsqu’un fan-club fédéral politisé réserve ses cris et ses sifflets non aux mesures ministérielles qui ont fait beaucoup de mal à la chasse ardéchoise mais à celui qui la défend ».

 

Bilan des courses

 

Voilà le constat sans complaisance mais lucide que chaque participant présent à Aubenas a pu faire :

Un président fédéral ardéchois empêtré dans la politique qui perd ses nerfs en faisant preuve d’autoritarisme cassant face à une délégation de 30 représentants d’ACCA élus et bénévoles ; un président de séance sur la défensive au point de couper la parole immédiatement et sèchement après l’avoir donnée ; un responsable départemental cynégétique qui ne répond pas en assemblée générale statutaire aux questions de ses adhérents ou les esquive ; un dirigeant investi de missions de service public par l’Etat qui reconnaît ne pas avoir lue une lettre de ministre qu’il a pourtant commenté longuement au nom de 12 500 chasseurs ardéchois sans toutefois avoir demandé leur avis pour le faire ; un président de fédération en difficulté qui en est réduit à chercher dans la salle l’aide de soutiens bruyants mais en nombre limité (même pas … 80 sur plus de 800 représentants d’ACCA présents !), un stratège qui, pour finir, rate complétement la mise en boîte finale (que ses amis lui avaient sans doute pourtant conseillé de bien préparer – « Tu as des preuves ? » -), laquelle lui revient à la tribune comme un boomerang en présence de centaines de témoins abasourdis …

Version fédérale 2017 de l’arroseur arrosé.

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Sortie pour sortants

 

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Photo Inter/Capture d’écran

 

Aubenas : silence éloquent des candidats PS en tribune, chahut organisé dans la salle contre l’Interdépartementale en réplique aux sifflets de l’an dernier dirigés contre la ministre PS Ségolène Royal

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Parmi les 39 candidats aux législatives dans le département, seuls 2 candidats, tous deux du PS, ont été invités à prendre place à la tribune aux côtés du président fédéral qui a clairement affiché la couleur. Ces 2 candidats PS n’avaient pourtant pas jugé utile de se déplacer à Aubenas l’an passé, l’un n’étant même encore jamais venu. Si les 37 autres candidats – représentant toutes les tendances politiques – avaient peut-être aussi des choses à dire aux chasseurs ardéchois, « on ne le saura jamais » comme on dit désormais dans cette fédération.

Pour donner l’illusion de l’équilibre, 2 élus LR ont servi de parfait alibi, sans doute malgré eux, en s’exprimant eux aussi depuis la tribune. Vous voyez,  pourra dire la fédération, on a respecté le pluralisme … A une différence près qui est de taille : ces 2 élus de droite ne sont pas candidats aux législatives ! La conseillère  régionale FN présente à Aubenas fait partie des 39 candidats. Elle n’a eu droit ni à la tribune, ni au micro. Encore deux poids, deux mesures. Lui a-t-on fait payer sa présence à la manifestation du 10 septembre à Privas aux côtés des chasseurs ? « On ne le saura jamais ».

Dans ce bazar électoral orchestré, chacun a compris que les deux candidats du PS aux législatives ont été complaisamment invités à se servir d’une  assemblée générale de chasseurs pour faire campagne – sans adversaire en face ni limitation de temps – devant un auditoire captif de plus de 800 chasseurs.

Des discours fleuves de ces candidats PS, on retiendra que la ministre PS de la chasse, Ségolène Royal, a été royalement épargnée : ni mot de reproche, ni remarque sur son attitude scandaleusement partisane et méprisante à l’encontre des chasseurs ardéchois ! Les loups ne se mangent pas entre eux.

Silence éloquent, positionnement hallucinant d’élus PS qui prétendent défendre la chasse une fois tous les cinq ans (qu’ont-ils obtenu pour la chasse  ardéchoise de leur ministre PS ?) : cela, le président de la FDC 07 s’est bien gardé de le relever, soucieux avant tout de ne pas déplaire à ses amis, de rester « politiquement correct » en faisant assaut d’amabilités à l’égard des candidats PS.

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Photo Inter/Affiche officielle de campagne présidentielle avril-mai 2017

A Aubenas, ils furent ainsi plusieurs dizaines, soit à la tribune, soit regroupés dans la salle, candidats PS aux législatives ou amis de candidats, à sembler fortement regretter, les uns par leur silence complice en tribune, les autres par leur chahut organisé dans la salle, que la ministre écolo du PS (grande « amie » des chasseurs ardéchois comme elle nous l’a prouvé avec infiniment de tendresse pour le pigeon et la grive) ait été chahutée et sifflée l’an passé par 200 à 300 chasseurs ardéchois à l’appel de l’Interdépartementale :

Crime de lèse-majesté (e)-PS, ça ne pardonne pas !

 

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A chacun ses priorités.

A certains la politique partisane, leurs silences et chahuts du 13 mai.

Aux autres la chasse, les 11 et 18 juin par nos libres choix de citoyens-chasseurs :

Des citoyens-chasseurs qui, en Ardèche, ont toujours eu de la mémoire.

 

CHOSE PROMISE …

 

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Comme annoncé, le compte-rendu des Tables Rondes de la Chasse 2017 a été envoyé au ministre de l’Agriculture, M. Jacques Mézard et à son homologue de l’Ecologie, M. Nicolas Hulot.

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. Après la chaîne TV du Chasseur Français, c’est au tour du JDC (Le Journal du Chasseur) de s’intéresser de près au sanglier ardéchois

 

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Encore une première !

Dans son magazine trimestriel N° 182, le JDC consacre pas moins de sept pages et demi aux différentes problématiques du sanglier ardéchois (mystère de l’oedème, hypothèse de manipulations génétiques, projets de stérilisation, etc.) tout en saluant les premières Tables Rondes de la Chasse ainsi que l’équipe Drôme-Ardèche qui en a pris l’initiative.

Une réalité s’impose : aux quatre coins de l’hexagone, l’Ardèche est de plus en plus regardée – curiosité teintée d’inquiétude – comme une sorte de laboratoire expérimental national du sanglier. Une renommée dont les chasseurs ardéchois se passeraient volontiers.

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En marche vers des bouleversements pour la chasse ? Que nous préparent-ils ? …

 

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Le cadeau d’adieu de la ministre PS Ségolène Royal à ses « amis » chasseurs
Nos Chasses – Mai 2017

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L’INTERDEPARTEMENTALE

DRÔME – SOUS LA PRESSION DU SANGLIER QUI PLOMBE LES COMPTES D’UNE FEDERATION EN PERTE D’ADHERENTS, LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER EXPLOSE : + 75% EN 1 AN !

ARDECHE – LE 13 MAI A AUBENAS, LORS DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES ADHERENTS OBLIGATOIRES D’UNE FEDERATION EN GRANDE DIFFICULTE (SANGLIER, PIGEON, RELATIONS AVEC L’ETAT), LES REPRESENTANTS DES ACCA ATTENDENT UN VRAI DEBAT QUI LEUR PERMETTE DE SAVOIR OU L’ON MENE LES CHASSEURS

 

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C’est sûr, maintenant ils veulent sa peau !

Permis républicain

 

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A l’élection présidentielle, le président de l’Inter Chasse 26-07 s’est présenté au bureau de vote de Beauchastel avec pour carte d’identité son permis de chasser. Renseignement pris, c’est la loi. Le permis de chasser est un document officiel délivré par la République française.

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LE VICE-PRESIDENT INTERDEPARTEMENTAL CHARGE DU GRAND GIBIER : « SUR LE SANGLIER, LA FEDERATION DE L’ARDECHE S’EST MISE EN DIFFICULTE, LES ACCA LE SENTENT BIEN. LE 13 MAI, IL FAUT EN PARLER. A L’INTERDEPARTEMENTALE, ON EST LA POUR AIDER LA FEDERATION »

 

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Jacky Féroussier, Vice-Président de l’Interdépartementale Chargé du grand gibier
Photo Inter/JMS

Jacky Féroussier en est persuadé : beaucoup de chasseurs qui feront le déplacement à Aubenas le 13 mai attendent les réponses de leur fédération aux questions qu’ils se posent.

De ses contacts récents avec plusieurs présidents d’ACCA de l’Ardèche, le vice-président de l’Interdépartementale en charge du grand gibier garde l’impression que la fédération ardéchoise s’est mise sérieusement en difficulté sur le sanglier.« Les ACCA le sentent bien. Elles nous le disent ».

Le 13 mai, il faudra en parler pour avancer ont dit ces présidents à Jacky Féroussier. Celui-ci partage leur avis. Il leur a répondu :

« Le temps fort de l’Assemblée Générale d’Aubenas doit être un vrai débat entre la fédération et ses adhérents. C’est ce que les chasseurs de sanglier attendent. Nous le disons parce qu’à l’Interdépartementale, on est là pour aider la fédération. »

 

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POUR LES CHASSEURS DE SANGLIER DRÔMOIS JUSQUE-LA PLUTÔT EPARGNES, LES ENNUIS COMMENCENT. CONSTAT.

 

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Les comptes de la FDC 26 plombés par le sanglier mais aussi par l’érosion du nombre d’adhérents obligatoires

Les difficultés actuelles de la fédération de la Drôme tiennent en 4 chiffres :

  • Diminution en 1 an du nombre d’adhérents obligatoires : – 2,5 %
  • Déficit actuel de la fédération : 36 000 €
  • Endettement actuel de la fédération : 42 000 €
  • Augmentation en 1 an du prix du timbre sanglier : + 75 %

Relativement épargnés jusque-là, souvent interrogatifs face à l’accumulation des déboires de la fédération voisine, les amis chasseurs drômois sont sortis assommés de leur dernière Assemblée Générale. Avec 75 % d’augmentation d’un seul coup du timbre grand gibier, le coup de massue fait mal. Avec le risque que cela accentue encore la baisse du nombre d’adhérents et par conséquent les recettes de la FDC 26.

Si la fédération drômoise s’est mise dans le rouge, la bête noire y est pour beaucoup. En forte augmentation (prélèvements annuels en hausse de 58 %, soit 6000 bêtes de plus tuées à la chasse que la saison précédente), le sanglier représente dans la Drôme 94 % du montant total de l’indemnisation des dégâts aux cultures.

 

AVEC SES 200 ACCA ADHERENTES VOLONTAIRES REPRESENTANT 9 000 CHASSEURS, SON NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL DE 27 MEMBRES, SES 10 JEUNES AUX RESPONSABILITES, L’INTERDEPARTEMENTALE EST DEVENUE EN DRÔME-ARDECHE LA PREMIERE ASSOCIATION DE DEFENSE DE LA CHASSE AU SANGLIER

 

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  • Vous avez aimé les empoisonnements à la bromadiolone suivis de la prétendue bactérie de l’oedème ? Vous allez adorer la stérilisation de masse du sanglier assortie du piégeage généralisé. Un peu de patience, ils sont en train de nous préparer tout ça ! …

 

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Quand les poids lourds de la presse cynégétique nationale commencent à s’intéresser de près aux révélations de l’Interdépartementale sur le sanglier …

 

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Tout le monde en parle, c’est sur le site de l’Inter.
Même la chaîne TV du Chasseur Français en parle !

 

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Pour se débarrasser du sanglier, l’imagination risque d’être sans limite

La fédération des chasseurs ardéchois prétend qu’elle « ne sait toujours pas »

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Photo Inter/Alain Pialet

A l’Interdépartementale, nous voulons bien aider la fédération. L’aider comme nous le faisons depuis 36 ans, faire tout ce que nous devons et tout ce que nous pouvons. Encore faut-il pour cela que la fédération le veuille aussi et que son président accepte de dire la vérité sur la situation aux chasseurs de sanglier ardéchois.

Jusqu’à présent, la FDC 07 dit qu’elle « ne sait toujours pas » pourquoi c’est en Ardèche qu’une nouvelle maladie mortelle, totalement inconnue, inédite, aux effets à long terme tout aussi méconnus, frappe nos sangliers depuis 2013, ni comment la « maladie » arrive chez nous, y reste, ni pourquoi la bactérie tueuse incriminée (l’oedème du porc ou son imitation parfaite) traverse la France jusqu’en Espagne sans laisser la moindre trace ailleurs.

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La FDC 07 « ne sait toujours pas » non plus pourquoi la mystérieuse bactérie (naturelle ou recomposée en laboratoire) ne touche – pour le moment – que deux départements, tous deux à « surpopulations » de sanglier. Ni pourquoi les deux départements déjà contaminés font partie des cinq départements « représentatifs » de ces « surpopulations » puisque le nombre de sangliers y est le plus élevé de France.

Jacques Aurange préside depuis longtemps la fédération de l’Ardèche. Le président fédéral peut-il ignorer depuis le début ce que tout le monde sait maintenant grâce à l’Interdépartementale et son site internet ? Peut-il ignorer qu’une « véritable démarche d’élimination » du sanglier est depuis longtemps programmée ? Comment peut-il se dire « surpris » de ce qui arrive aux chasseurs de sanglier quand en 2012 un rapport interministériel sur les dégâts de grand gibier (destiné à rester secret mais révélé en Drôme-Ardèche par l’Interdépartementale alors que le président de la FDC 07 affirmait catégoriquement « ne rien savoir ») fixe comme objectif un maximum de « 3 sangliers aux 100 hectares » ? Ou encore, quand en 2013 la Cour des comptes « recommande » aux fédérations de chasseurs, via la FNC, de « mettre en oeuvre une véritable démarche d’élimination des surpopulations » en retenant « un échantillon de départements considérés comme représentatifs » ?

Ces derniers mois, la fédération ardéchoise affirme aller de « surprises » en « surprises »

En février, le président fédéral s’est dit « surpris » par l’interdiction préfectorale de dernière heure du pigeon ramier alors que Jacques Aurange connait parfaitement la raison donnée par Ségolène Royal au préfet de l’Ardèche pour lui « intimer l’ordre » d’interdire. Le président fédéral se dit « surpris » mais ne fait rien pour s’opposer à une interdiction jugée « scandaleuse » par son président de commission fédérale, Bernard Brottes. Un mois après, le président fédéral se dit de nouveau « surpris » que le même préfet demande à la même ministre d’« expérimenter » le piégeage du sanglier en Ardèche. Le président fédéral se dit « surpris » mais ne fait rien pour s’opposer à « l’expérimentation » dont il dit même approuver le principe.

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Pour se tenir informée, la FDC 07 devrait davantage lires les publications du site de la Chasse Drôme-Ardèche (300 000 visiteurs en 3 ans). Elle serait moins souvent « surprise ».

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Les Tables-Rondes de la Chasse 2017 : le sanglier, plat de résistance

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Pour être « surprise », la fédération n’en a pas moins bonne conscience,  en apparence du moins.

Grâce à l’argent de ses adhérents obligatoires et cotisants, la FDC 07 peut annoncer fièrement qu’elle participe activement depuis 4 ans aux recherches sur la « maladie » de l’oedème (prélèvements sanguins et stomacaux, oreilles coupées, etc.), ainsi qu’au financement des travaux de chercheurs (analyses en laboratoires, thèse universitaire, etc.). Dans ces conditions, pourquoi la FDC 07 n’a-t-elle encore publié aucun résultat ?

La raison est simple : parce que la fédération estime, même si elle ne le dit pas, qu’elle n’a pas le droit de le faire.

Le président de la fédération des chasseurs de l’Ardèche ne le dit pas non plus mais il a accepté depuis plusieurs années – lui a-t-on laissé le choix ? – que la communication des chasseurs sur la « maladie » du sanglier soit contrôlée par la préfecture.

Quand il prétend que sa fédération fait « tout ce qu’elle peut », depuis le début, pour « faire toute la lumière » sur la mystérieuse « maladie », le président de la FDC 07 fait un « oubli » majeur.

Il « oublie » de préciser aux chasseurs que ce n’est pas sa fédération mais le réseau gouvernemental SAGIR qui pilote entièrement les recherches et les analyses sur la « maladie » ardéchoise du sanglier.

Pour le faire, SAGIR s’appuie sur les Laboratoires d’Analyses Territoriaux qui ont été créés pour répondre prioritairement aux contrôles officiels commandés par l’Etat.

C’est SAGIR qui supervise toutes les opérations scientifiques. SAGIR ne communique que les résultats que l’ONCFS et le ministère de l’Ecologie jugent opportuns de publier.

Depuis le début de la « maladie » de l’oedème chez le sanglier (2013), c’est Mme Anouk Decors qui est la responsable scientifique nationale du réseau SAGIR. Son employeur est l’Etat.

Voilà un bien étrange oubli de la part d’un président fédéral qui connait pourtant bien Mme Decors pour l’avoir invité lui-même deux fois à venir porter la bonne parole aux chasseurs ardéchois réunis en Assemblée Générale et qui a participé lui-même à des réunions de travail sur la « maladie » de l’oedème en compagnie du préfet de l’Ardèche et de … Mme Decors !

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« Seulement 2 communes touchées en Ardèche en 2013 par la maladie de l’oedème ». C’est la version 2016 de la responsable du réseau SAGIR-ONCFS à usage des Pyrénées Orientales

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Photos Inter/Capture d’écran

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L’oedème en Ardèche : 29 communes, pas 2 !

« On ne trouve que ce que l’on cherche » répondent les scientifiques des laboratoires indépendants que nous avons contactés …

Mais avec Mme Decors, les chasseurs ne sont pas près de connaitre la vérité puisque c’est elle même qui le dit. Pour dissuader toute curiosité malsaine pouvant venir de ceux qui s’éloigneraient un peu trop de la ligne officielle, pour conforter un discours formaté qui se heurte de plus en plus à la réalité des faits comme à la perplexité des observateurs, la représentante de l’Etat a bien prévenu les amis des Pyrénées Orientales. S’efforçant de rassurer un auditoire de Présidents d’ACCA, de les rassurer au prix d’une affirmation fausse pourtant répétées trois fois (« seulement 2 communes touchées en Ardèche en 2013 par la maladie de l’oedème »), la responsable scientifique du réseau SAGIR de l’ONCFS, établissement public sous tutelle de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, se veut catégoriquement dissuasive :

« Je pense qu’on ne saura jamais d’où vient cette maladie ».

 

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« On ne trouve que ce que l’on cherche » !

Ne jamais connaitre la vérité ?! … Et s’en satisfaire quand on est le responsable d’une fédération de 12 500 adhérents ?

A l’Interdépartementale, nous pensons au contraire que lorsqu’on cherche vraiment, ce qui est normalement le propre de toute démarche scientifique, il ne faut jamais dire « jamais ».

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Pendant qu’à Paris ils prennent nos sangliers pour des cochons et les chasseurs de la France entière pour des demeurés, la fédération sous tutelle de l’Etat répète en Ardèche depuis quatre ans ce qu’on lui demande de répéter : « On ne sait pas », « On n’a pas de preuve ». « On cherche ». « On fait ce qu’on peut ». « Ça prendra du temps, beaucoup de temps ». « Peut-être même qu’on ne trouvera jamais ».

L’oedème en Ardèche, l’oedème dans les Pyrénées Orientales, l’oedème dans les Albères, l’oedème en Catalogne, l’oedème en Espagne … l’oedème partout précisément où l’on veut expérimenter des procédés et des protocoles tenus secrets de stérilisation de masse du sanglier, expérimentations dont certaines sont programmées, financées et, au moins en Espagne, déjà appliquées : encore une « surprise » pour la fédération de l’Ardèche ?

Pour faire face à la colère qui monte au fur et à mesure que chez les chasseurs de sanglier les yeux commencent enfin à s’ouvrir, les oreilles à se déboucher, les langues à se délier, ç’a été une belle panique dans certaines réunions de secteurs de la fédération qui viennent de se tenir :

La fédération a voulu jouer la montre, essayer de gagner du temps, passer rapidement à autre chose, « oubliant » carrément d’aborder la question du sanglier … un si petit sujet en Ardèche, n’est-ce pas ?! … ou faisant diversion dès qu’on lui posait la question. Pour la fédération bien-sûr, « c’est l’Interdépartementale qui dit n’importe quoi » (quoi donc, en particulier ?), ce qui est publié sur le site de la chasse Drôme-Ardèche ne serait que « des rumeurs » (pourquoi alors ne pas les démentir formellement ?), « des exagérations » (laquelle, par exemple ?), de «l’imagination » (à propos de quoi ?), parce que « tout ne va pas si mal pour la chasse en Ardèche » (quand a-t-on demandé l’avis des ACCA pour le dire à leur place ?), parce qu’« il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour l’avenir de la chasse au sanglier en Ardèche » (comme il n’y avait « pas lieu de s’inquiéter » non plus pour l’avenir de la chasse au pigeon ramier quand l’Interdépartementale « exagérait » déjà en alertant les chasseurs ?).

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Ami chasseur de sanglier !

Quand « il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le sanglier », voilà très exactement ce qu’il se passe en ce moment dans la fédération dont tu es l’adhérent obligatoire et cotisant :

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• 2 mars 2017 : « La stérilisation du sanglier en Ardèche » arrive pour la première fois en discussion lors d’une réunion officielle avec la Chambre d’agriculture, les syndicats agricoles, les services de l’Etat. L’Interdépartementale n’est pas invitée, la FRAPNA si, ce qui ne pose aucun problème au représentant officiel de la FDC 07, Administrateur fédéral.

Quand l’exposé sur la stérilisation arrive sur la table, le représentant de la fédération des chasseurs de l’Ardèche assiste tranquillement à la discussion comme si de rien n’était. Il ne juge pas utile de quitter immédiatement la salle.

Consternant.

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• 31 mars 2017 : par une déclaration bien visible sur tiers de page du Dauphiné, le président de la FDC 07 en personne se fait le porte-parole du préfet de l’Ardèche (lequel a choisi de ne pas communiquer lui-même sur le sujet) pour officialiser la décision du préfet qui demande à Ségolène Royal d’« expérimenter » le piégeage du sanglier en Ardèche. Le président fédéral prétend que sa fédération n’aurait été ni consultée ni informée au préalable. Il se dit « surpris ».

Exactement comme il l’a fait un mois avant pour l’interdiction du pigeon ramier signée par le même préfet, « ami » du président fédéral, Jacques Aurange fait part une fois de plus de sa « grande surprise ».

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Le Président Aurange dit s’opposer à la généralisation du piégeage du sanglier mais pas au principe du piégeage lui-même ! « La FDC 07 est favorable à l’expérimentation du piégeage » confirme sans aucun état d’âme le référent institutionnel de l’Etat pour les 12 500 porteurs de permis ardéchois.

« La fédération y est favorable ». Mais les adhérents obligatoires payants de la fédération, ACCA, chasses privées, chasseurs de sangliers, est-ce qu’ils y sont « favorables », eux ? Quand a-t-on demandé leur avis ?

Il faut un vrai débat, M. le Président fédéral, pas un débat-croupion !

 

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Nouvelle génération – Amicale passation de pouvoir entre Albert Zecchini (à gauche) et Sébastien Riou, Président de l’ACCA de Boffres qui devient Vice-Président de l’Interdépartementale en charge des AICA et ACCA
Photos Inter/JMS

La loi fait obligation aux ACCA (ainsi qu’aux chasses privées) d’adhérer à une fédération. Chaque ACCA doit s’acquitter d’une triple cotisation fédérale annuelle dépassant la centaine d’euros.

Quand les chasseurs payent, ils ont peut-être aussi leur mot à dire, non ?

Avant de parler au nom de ceux qui sont les premiers concernés, les adhérents obligatoires payants de la fédération, peut-être aurait-il fallu que Jacques Aurange commence par les consulter pour connaître leur avis.

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Le 13 mai à Aubenas, le débat va avoir lieu. Entre chasseurs. Le débat va avoir lieu parce qu’il n’a pas eu lieu avant. Un vrai débat sur le risque bien réel d’une disparition programmée du sanglier et de sa chasse par le piégeage d’abord expérimental puis généralisé, par les empoisonnements chimiques à la bromadiolone toujours impunis, par la bactérie de l’oedème présentée comme naturelle mais vraisemblablement recomposée et maquillée en laboratoire, par les manipulations génétiques faciles et peu coûteuses rendues possibles grâce aux avancées de la biologie de synthèse, par la stérilisation de masse du sanglier en cours d’expérimentation avec des substances et des procédés tenus secrets : tous ces sujets d’actualité qui inquiètent légitimement les chasseurs de l’Ardèche mais pas leur fédération …

Dès l’ouverture de l’Assemblée Générale des adhérents de la fédération, nous voulons un vrai débat, pas un simulacre de débat bâclé en 20 minutes, M. le Président fédéral, pas un débat-croupion de fin de réunion !

Être adhérent obligatoire et cotisant d’une fédération n’interdit pas d’avoir un avis, ni de le donner … A condition qu’on permette aux adhérents de le faire. Le débat doit avoir lieu. Il aura lieu.

Tout porte à croire que la FDC 07, dans son obligation et son empressement à suivre les ordres venus d’en haut, serait prête à accepter beaucoup de choses dans un proche avenir. Dès maintenant, la voilà prête à accepter en notre nom, en plus du reste, que le département de l’Ardèche serve de territoire expérimental, de laboratoire national en quelque sorte à une « expérimentation du piégeage du sanglier » … « seulement en zones urbaines », précise le président fédéral qui se veut rassurant.

« Seulement » … Pour commencer ! … Comme pour le reste ?

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13 mai 2017 : l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche n’aura jamais été invitée à ce jour à participer aux travaux de la commission fédérale spécialisée « Grand gibier » (demande formulée il y a déjà plusieurs années en assemblée générale statutaire de la fédération, en présence du préfet).

Cela fait 36 ans que l’Inter Chasse 26-07 est invitée aux réunions de la commission fédérale spécialisée « Gibier migrateurs » qu’elle a fortement contribué à mettre en place. Elle y apporte expérience, compétence, expertise. Sur divers sujets, l’Interdépartementale est consultée par la fédération. L’Inter apporte notamment sa contribution au Schéma Départemental de Gestion Cynégétique. Les remarques, suggestions, propositions de l’Inter faites dans ce cadre sont prises en compte. Elles figurent dans le document de référence de la chasse ardéchoise.

Parmi les chasseurs, qui s’en plaint ?

Alors pourquoi – et sur ordre de qui – l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est-elle systématiquement tenue à l’écart de l’ensemble des travaux de la fédération sur le sanglier ? De quoi certains auraient-ils peur s’ils n’ont rien à cacher ?

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Jacques Aurange, Président de la FDC 07 représentant la FNC à Beauchastel
Au Trentenaire de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

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C’est pour que des aventures aussi inoubliables que celle-là existent encore
demain que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche se bat aujourd’hui

 

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Ministre-calamité de la chasse, elle dégage enfin !
MERCI POUR CE MOMENT

 

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Chargé au niveau national depuis 1999 des relations entre l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau (ANCGE) et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), Christian Pialet s’est vu confier puis confirmer cette responsabilité par les présidents nationaux successifs de l’ANCGE, décision officialisée en interne par le Président-Directeur Général CNR de l’époque avec information à toutes les directions régionales.

 

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Celui qui est aussi Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a déjà eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises Elisabeth Ayrault, Présidente du Directoire, Présidente-Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône. Le 25 avril 2017, Christian Pialet a été reçu à la Direction générale CNR où il a pu s’entretenir longuement avec le Délégué Général, Thomas San Marco en présence de Michel Ribert, Délégué Territorial à la nouvelle Direction Rhône-Isère. Entre Paris, Beauchastel et la Direction générale CNR de Lyon, la ligne est directe.

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La PDG du premier producteur français d’énergie exclusivement renouvelable et concessionnaire du Rhône ne cache pas l’intérêt qu’elle porte aux différents partenariats conclus depuis 1981 entre CNR, l’Interdépartementale et l’ANCGE.

Le 17 mars 2017, Elisabeth Ayrault a eu l’occasion de l’écrire au Président Pialet :

« Je ne manque jamais de faire référence aux travaux que nous menons avec l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

DECOUVREZ EN EXCLUSIVITE LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, C’EST CE QU’IL SE DIT EXACTEMENT ENTRE CHASSEURS QUAND UNE ASSEMBLEE GENERALE LEUR PERMET DE PARLER LIBREMENT DES PROBLEMES DE LA  CHASSE QUI PREOCCUPENT LEURS ACCA

 

Adhésion obligatoire

La nouvelle équipe dirigeante de l’Interdépartementale souligne une différence qui la distingue des fédérations : si l’Inter Chasse 26-07 ne compte « que » 200 ACCA s’acquittant d’une cotisation sur les 700 ACCA qui existent en Drôme- Ardèche, il s’agit d’une adhésion volontaire tandis que l’adhésion des ACCA à leur fédération est non seulement payante mais obligatoire.

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Le petit observateur drômardéchois

 

POURQUOI LE SANGLIER EST EN TRAIN D’INQIETER SERIEUSEMENT LA FEDERATION DE LA DRÔME DONT LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER BONDIT DE 75 % ! …

 

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EN EXCLUSIVITE

LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

 

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Ambiance

Parmi les représentants des ACCA adhérentes de l’Interdépartementale, les vrais chasseurs de gibier d’eau, exclusivement gibier d’eau, se font de plus en plus rares. Jamais bien nombreux dans nos départements à très forte dominante sanglier, hyper spécialisés, maintenant plutôt âgés, ils voient leur nombre diminuer d’année en année. Les épisodes répétés de grippe aviaire avec interdictions totales ou partielles des appelants n’arrangent pas les choses ; les niveaux d’eau du Rhône régulièrement impactés par la sécheresse, non plus ; les silures de 100 Kg gros consommateurs de colverts jeunes ou adultes, pas davantage. Pour les chasseurs de gibier d’eau, le combat pour la survie cynégétique est ancien. Vu de l’extérieur, serait-il déjà terminé ? Certains ont pu le penser avec gourmandise et s’en réjouir par anticipation … En se trompant peut-être sur la capacité de résistance des derniers huttiers Drôme-Ardèche.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Malgré quelques bâtons mis dans les roues sans grande subtilité, CNR aura renouvelé dans deux ans les homologations de huttes de chasse sur le DPF Rhône et Isère en concertation étroite avec ses interlocuteurs habituels : l’ANCGE, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, la fédération territorialement compétente. Tout propriétaire de hutte de chasse ancien ou nouveau souhaitant faire valoir son droit de hutte pour la période 2019-2025 mais également tout chasseur utilisateur permanent ou occasionnel d’une hutte doit contacter directement l’Interdépartementale. Avant la prochaine ouverture de la chasse, le partenariat triennal CNR-Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, volontiers cité en exemple par la Présidente du Directoire, Présidente- Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, Elisabeth Eyrault, sera reconduit.

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Serge Roux – Chabeuil)

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« Face à la grippe aviaire qui revient chaque année, nous proposons l’écouvillonnage des appelants en début et fin de saison pour analyses en laboratoire avec en contrepartie transport et utilisation libres des appelants pendant toute la saison de chasse ».

 

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Vol de milouins :
En Drôme-Ardèche, sur les bords du Rhône comme de l’Isère, aucun oiseau
n’a encore jamais été trouvé mort de grippe aviaire

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Ambiance

A Beauchastel, les chasseurs de grive des 535 ACCA toujours arbitrairement privées de dix jours de chasse n’étaient guère plus nombreux que les chasseurs de gibier d’eau. Dépités, résignés, ils semblent avoir abandonné la partie.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Tant qu’il y a partout du « cochon », les grives, finalement tout le monde s’en fout un peu, surtout qu’on n’en voit plus beaucoup, ce n’est pas comme avant … ». Tous ceux que nous avons pu contacter après les Tables Rondes du 24 février ne cachaient pas leur amertume : « Là où il y a eu des grives cette année, (dans le sud de nos départements – NDLR), beaucoup de chasseurs ont pris leurs responsabilités. Ils n’ont pas regardé dans quelle commune ils se trouvaient pour les tirer jusqu’au 20 février ! C’est quand même lamentable d’être obligés d’en arriver là mais à part l’Interdépartementale, qui nous défend ?». « Les fédés n’ont pas eu un mot cette année pour aider les chasseurs de grives. C’est comme si on n’existait pas. Elles avaient pourtant promis de faire intervenir la FNC ». « La grive ? Les politiques s’en foutent complètement, il n’y a plus que le sanglier qui compte ». Quelle solution alors ? « Il nous reste encore le bulletin de vote pour bien les remercier ». « 20 février mais pas pour tous ! La Ségolène, elle a gagné » constatait avec amertume un président d’ACCA représentatif de ces 535 communes injustement interdites de chasse entre le 10 et le 20 février. « Pour les vieux chasseurs qui ont du mal à se déplacer, pouvoir tirer quelques grives en hiver dans les lierres, c’était parfois leur seul plaisir, leur seule motivation à reprendre le permis. Ils ne les ont pas respectés ». Si le sud voit encore épisodiquement quelques beaux passages de grives en février, la disparition progressive mais inéluctable en moyenne Vallée du Rhône des dernières plantations de pommiers, des vieux arbres à lierre et autres biotopes favorables aux turdidés a considérablement tari la source.

 

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Albert Zecchini – Valence)

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« C’est clair, on a voulu faire disparaitre une catégorie de chasseurs. C’est exactement ce qui est en train de se passer ! »

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Chasse à la grive : la « repasse de février ».
Tradition cynégétique ancestrale en voie de disparition en Drôme-Ardèche ?

 

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Ambiance

Le bruit courrait deux, trois jours avant la réunion ; l’Inter avait été prévenue par les amis, des anciens du CDCAR : les chasseurs de pigeon ramier ne viendraient pas à Beauchastel : « Une absence pour protester ». Effectivement, très peu sont venus. K.O. après la volte-face du préfet concernant son arrêté, ils n’ont pas voulu se déplacer : « Venir ? Pour quoi faire ?! On s’est encore fait enfler. Cette fois, c’est terminé ! ». « On n’a rien contre l’équipe de Christian, bien au contraire mais nous on a assez donné, ça sert à quoi maintenant ? ». Autour de la grande table-ronde (bien trop grande) qui était réservée aux chasseurs de « ramiers », les plus anciens se souviennent qu’à certaines assemblées de Beauchastel, « dans les années 80-90 », chasseurs de pigeon et de canards remplissaient la salle des fêtes de Beauchastel à eux seuls, que les seuls chasseurs de pigeon étaient jusqu’à 450-500 aux réunions du CDCAR animées par Bernard Brottes, Alain Roure, Marie-Christine et Claude Git, Gérard Bulliod, plus de 4000 même, une fois, à manifester à l’Escrinet autour de Jean Saint Josse (CPNT) ! Mais ça, c’était le siècle passé.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Comme d’habitude, on s’est fait avoir en beauté » mais « cette fois, c’est la dernière ». De guerre lasse, comme un seul homme, ils laissent tous tomber … « Définitivement ». « Sacré gâchis, putain ! ». Beaucoup auraient voulu « y croire encore », surtout parmi les jeunes. Les plus optimistes avaient même « déjà acheté les cartouches » à l’annonce du classement « nuisible » par « l’ami » préfet. D’autres ne se privent pas de rappeler la position « prudente » et « sage » (l’expérience instruit) du président de l’Interdépartementale lors de la préparation de la manifestation du 10 septembre 2016 : « Cette fois, c’est vrai, pour le pigeon nous avons plus de chances d’y arriver mais attention ! Quand Bernard Brottes nous dit qu’il ne faut pas manifester parce qu’il est certain d’obtenir du préfet la signature d’un arrêté favorable, la fédération oublie qu’un arrêté signé n’est pas encore un arrêté appliqué » … Quant aux jeunes manifestants du 10 septembre, ils sont « furieux » que les fédérations se soient servies de ce prétexte, de ce « chantage » disent-ils, pour « dissuader ceux qui voulaient venir manifester à Privas de le faire ». « On a manipulé les chasseurs pour obéir au pouvoir politique, c’est grave ! ». « Les chasseurs de pigeon qu’on a trompé une fois de plus voient aujourd’hui le résultat. Il est brillant ! A la fédération, ils peuvent être fiers de leur communiqué (recommandant de ne pas manifester – NDLR) ». Dépit, écoeurement, colère résument le sentiment général. Un Président d’ACCA de la région d’Aubenas, lui-même passionné de pigeon ramier même s’il chasse surtout le sanglier : « Pour le pigeon, cette fois, c’est mort. Les ACCA peuvent remercier la fédération qui peut remercier le préfet, lui envoyer ses amitiés et quand on y est le champagne payé par les chasseurs mais le 13 mai (Assemblée Générale annuelle d’Aubenas – NDLR) qu’Aurange et Brottes ne viennent pas encore nous parler du pigeon, parce que dans la salle ça pourrait chauffer grave ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Alain Pialet – Loriol)

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« Pour plusieurs générations de chasseurs, c’est une grosse déception. Les anciens espéraient pouvoir y revenir un jour, les plus jeunes pouvoir découvrir enfin cette chasse qu’ils ne connaissent pas mais qui les fait rêver parce qu’ils en ont souvent entendu parler. Ségolène Royal a tranché en faveur des écolos. Une solution encore possible avec les prochaines élections ? Personne n’y croit vraiment : les changements de majorité, il y en a déjà eu, avec des promesses mais sans jamais régler le problème du pigeon. Compter encore, malgré tout, sur les fédérations ? Elles disent vouloir rester dans le dialogue mais en réalité elles sont aux ordres des préfets. Nous n’avons plus le choix, ce qui nous arrive avec le pigeon le montre : si nous voulons sauver la chasse ou ce qu’il en reste, nous avons besoin de plus de solidarité entre chasseurs, tous modes de chasse confondus ».

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Pigeon en mars : l’espoir définitivement envolé ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Ambiance

« Ça parle beaucoup dans les ACCA en ce moment, surtout dans les équipes sanglier ». « Les chasseurs se demandent où l’on va, où l’on nous mène » … En Ardèche, cette année, les réunions de secteur ont révélé un « malaise entre la fédération et les ACCA ». Dans quatre secteurs au moins, des Présidents d’ACCA n’ont pas apprécié – et l’ont fait savoir – que le représentant de la fédération minimise systématiquement tous les problèmes, « comme si ces problèmes n’existaient pas », au point « d’oublier parfois d’en parler » : les fortes présomptions de manipulations génétiques sur le sanglier s’appuyant sur la publication par l’Interdépartementale de rapports officiels et de données scientifiques ? « Pour le moment, seulement des rumeurs propagées par certains. On connaitra peut-être la vérité d’ici dix ou quinze ans » ; la revendication officielle de stériliser la bête noire en Ardèche ? « Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas encore fait ! ». Ce qui passe encore plus mal, c’est que « la FDC 07 qui vient d’échouer encore une fois sur le pigeon ramier n’assume pas sa responsabilité ». Elle tente de se défausser sur l’Interdépartementale « quand on entend dire que Ségolène Royal a surement mal pris d’être sifflée au congrès et qu’il n’aurait peut-être pas fallu le faire ». Un chasseur de pigeon rétorque à la fédération que « personne n’avait sifflé la ministre en 2015, ce qui ne l’a pas empêchée de nous interdire le pigeon ramier en mars après nous avoir pondu sa grive communale en février ». Dans plusieurs secteurs, le délégué fédéral a été pris à parti par les représentants des ACCA sur la position des fédérations « qui ont désavoué la manifestation des ACCA de l’Interdépartementale » (10 septembre 2016) et s’en sont publiquement désolidarisées : « On pourra nous dire ce qu’on veut, ce n’est pas le rôle d’une fédération de chasseurs de s’en prendre à ceux qui défendent la chasse ! ».

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Pour les Présidents d’ACCA, ça devient compliqué. Il nous faut régler trois ou quatre problèmes à la fois, appliquer les décisions de l’administration, faire plaisir à nos chasseurs, ne pas se mettre à dos les agriculteurs, etc. Nous sommes que des bénévoles avec de tout petits moyens. On y passe beaucoup de temps et encore on se fait critiquer ». D’autres se disent préoccupés par la montée des conflits internes aux ACCA. « C’est un peu le bordel. Il y a de plus en plus de Présidents d’ACCA qui finissent maintenant devant un tribunal. Et quand on demande un conseil à notre fédération, il faut attendre un mois avant d’avoir la réponse … si on l’a ». Plusieurs Présidents d’ACCA s’indignent de voir plaider contre leur ACCA « un avocat payé par les fédérations, c’est-à-dire par les ACCA ». « N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ? ». « L’argent mis sur la table par des personnes extérieures au département (pour constituer une chasse privée sanglier – NDLR), cela fait monter les enchères, constate un autre. Nos équipes d’ACCA ont de plus en plus de mal à suivre. Elles perdent des territoires, souvent les meilleurs pour le sanglier ». « La moyenne d’âge des Présidents d’ACCA est élevée, heureusement que des jeunes s’y mettent ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Sébastien Riou – Boffres)

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« La FDC 07 est de plus en plus montrée du doigt dans les ACCA. Un soutien aux ACCA, notamment juridique, est attendu de l’Interdépartementale pour pallier aux insuffisances de la fédération ardéchoise. Nous  déplorons tous, Ardéchois comme Drômois, la mauvaise entente entre chasseurs, le manque de solidarité flagrant qui nous affaibli »

 

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L’appel à plus de solidarité des ACCA pour défendre la chasse

 

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Ambiance

Des cinq Tables Rondes organisées par l’Interdépartementale le 24 février 2017, celle du sanglier était la plus fournie en participants et … en réactions. Un sujet a occupé toutes les conversations : les chasseurs de sanglier sont-ils à la veille d’un « désastre annoncé », d’une « éradication du sanglier » qui se prépare méthodiquement et que l’on essaie encore de leur cacher ? Remontées de terrain : les révélations fracassantes de  l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sont actuellement reprises et discutées dans de nombreuses ACCA. Plus personne ne prend à la légère les publications argumentées de l’Interdépartementale qui font chauffer le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche : prétendue « maladie » du sanglier qui se promène de l’Ardèche aux Pyrénées sans contaminer un seul sanglier dans les autres départements traversés, stérilisation de masse du sanglier qui a déjà commencé dans la nature ici et là « à titre expérimental », officiellement en Catalogne et dont les Espagnols ne se cachent même plus, conférencière officielle prise en flagrant délit de mensonge (de son propre chef ou sur recommandation pressante de l’autorité supérieure ?) dans une réunion d’information d’ACCA organisée par une fédération, discours pommade d’une autre fédération consistant à nier en bloc, contre toute évidence, sans aucun argument scientifique à faire valoir en contre, l’hypothèse de plus en plus étayée d’une probable manipulation génétique sur le sanglier qui serait en cours d’expérimentation en Ardèche, dans les Pyrénées Orientales, dans le massif des Albères, versant espagnol.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Trois points de vue s’affrontent. Il y a d’abord ces chasseurs qui continuent à se rassurer – ce qui est leur droit – en faisant plutôt confiance au discours officiel relayé par les fédérations : « C’est vrai que nous aussi on se pose pas mal de questions mais quand l’Interdépartementale parle de scandale pour le sanglier, il n’y a pas de preuve, seulement des suppositions ». Il y a ensuite les chasseurs qui doutent sérieusement de la version officielle : « Comme tout le monde, au départ j’ai cru ce qu’on nous disait. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette maladie (de l’oedème du porc – NDLR), si c’était vraiment celle-là comme on nous le dit, fasse mourir les sangliers mais pas les porcs, qu’elle arrive tout d’un coup en Ardèche mais pas ailleurs puis maintenant dans les Pyrénées ». Il y a enfin tous ces chasseurs dont la conviction est faite depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui les plus nombreux : « Depuis le début, on nous prend pour des cons. C’est la « myxo » du sanglier qu’ils nous ont foutue ! ». « Il y en a qui savent, c’est sûr ; maintenant, ils doivent commencer à « baliser » si on découvre un jour la vérité ». « Au niveau politique, c’est décidé depuis longtemps : ils cherchent comment faire disparaitre le sanglier sans laisser de traces mais ça ils ne vont pas nous le dire ». Ces chasseurs estiment que l’argument scientifique penche de leur côté même s’il s’agit plus, pour le moment, de fortes probabilités que de réelles certitudes : « Quand des spécialistes invités par les fédérations n’hésitent pas à mentir pour essayer de convaincre, il faut quand même se demander pourquoi, non ? ». « Puisque notre fédération (Ardèche – NDLR) parle de rumeurs à propos de ce que l’Interdépartementale a publié sur le sanglier, que les chasseurs aillent donc voir eux-mêmes sur le site, ils sauront pourquoi il ne s’agit pas de rumeurs mais de travaux scientifiques que personne jusqu’à présent n’a pu contester, ni la fédération, ni la préfecture, ni le ministère de l’Ecologie ».  « Sûr que si l’Interdépartementale n’était pas là, on en serait encore à tout ignorer … comme des cons ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Jordan Laude – La Motte Chalencon)

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« Quel avenir pour la chasse au sanglier ? Les jeunes chasseurs sont inquiets. « Maladie » ou … tout autre chose, empoisonnements, stérilisation : les ACCA regrettent le manque d’information venant des fédérations. Que deviennent les résultats des analyses scientifiques effectuées depuis plusieurs années ? Que fait le ministère de l’Environnement pour lutter contre la pyrale du buis qui est en train de faire disparaitre une partie du biotope dans nos massifs à sanglier ? Il faut repenser la question de la maîtrise des dégâts de sanglier par rapport aux territoires dont le contrôle échappe de plus en plus aux ACCA. Là où il y a surpopulation de sangliers, pour éviter qu’on nous impose en secret des mesures catastrophiques, nous devons imaginer de nouvelles formes d’utilisation de nos équipes sanglier sur le terrain, par exemple en mobilisant quand il le faut, de façon  coordonnée, l’ensemble des ACCA d’un même secteur, en allant au besoin jusqu’à penser « massif » plutôt que « commune ».

 

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Il n’a pas fini de faire parler de lui ! …

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Une ACCA de l’Ardèche condamnée pour « désastre écologique »

L’INTERDEPARTEMENTALE QUI REJETTE « TOUT AMALGAME DESTINE A JETER LE DISCREDIT SUR L’ENSEMBLE DES ACCA » ESTIME QUE « LES CHASSEURS ONT UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE DANS LA PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT »

 

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Communiqué du Bureau Interdépartemental

 

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Beauchastel, le 15 avril 2017.

« C’est par le journal qu’un délit environnemental pour lequel une ACCA de l’Ardèche vient d’être condamnée a été porté à la connaissance des dirigeants de l’Interdépartementale.

« Le Bureau Interdépartemental prend acte de la décision de justice, l’ACCA déclarée coupable ne contestant pas les faits qui lui sont reprochés.

« L’Interdépartementale rejette tout amalgame destiné à jeter le discrédit sur l’ensemble des ACCA mais rappelle aux chasseurs la responsabilité particulière qui est la leur dans le respect de la nature, la préservation de l’environnement, l’image de la chasse donnée aux autres utilisateurs de la nature.

« Ainsi, par l’entretien permanent d’un millier de kilomètres de chemins à travers les massifs boisés, l’ensemble des ACCA de l’Ardèche participent efficacement à la lutte contre les incendies de forêts.

« Conceptrice et organisatrice des Printemps du Rhône, concept novateur aujourd’hui mis en pratique au niveau des autres fleuves français, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est depuis toujours très attachée à la préservation des milieux aquatiques.

« Au-delà du fait divers, de ce cas particulier qui ne manquera pas d’être monté en épingle et exploité contre les chasseurs, l’Interdépartementale est bien consciente du problème plus large qui est aujourd’hui soulevé.

« C’est pourquoi, elle invite les fédérations de chasseurs à lancer sans tarder une concertation générale avec leurs adhérents obligatoires, ACCA et chasses privées.

« Les fédérations pourront ainsi leur apporter des réponses précises, des moyens juridiques, techniques, financiers que les chasseurs attendent et réclament pour que les équipes grand gibier soient en situation de mettre en oeuvre dès la prochaine ouverture de la chasse des solutions concrètes, réalistes, applicables, progressives, financièrement supportables.

« L’Interdépartementale, qui prend acte qu’une enquête diligentée par la Gendarmerie Nationale et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage puisse se conclure en un an par la tenue d’un procès et la condamnation d’une ACCA, regrette qu’une ACCA du même département, ayant saisi la justice voici cinq ans pour empoisonnement chimique volontaire de la faune sauvage et mise en danger de la vie d’autrui  (bromadiolone), fait avéré, ait vue sa plainte classée sans suite, les coupables restant impunis à ce jour ».

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’AUDE PASSE LE BAC

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« Passe d’abord ton bac, tu chasseras après ! »

Ce reproche parental, aucun lycéen de l’Institut Saint-Joseph de Limoux dans l’Aude ne l’entend cette année. Car, pour réussir leur bac pro, les élèves de cet établissement ont passé l’option … « chasse ».

Pour gagner de précieux points au bac, ces jeunes ont suivi pendant leur année de terminale une formation au permis de chasser avec agrément piégeur et brevet de chasse à l’arc.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Cette grande première en France, une option « chasse » au bac validée par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Agriculture, on la doit à un partenariat exemplaire entre la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude et l’Institut agricole Saint-Joseph de Limoux.

Bravo, la « fédé » !

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … LA LPO DE BOUGRAIN-DUBOURG DIT LA MÊME CHOSE QUE NOUS !

 

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H5N8

Couplet antichasse imposé, « La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage d’appelants malgré la grippe aviaire ». Elle le dit mais sans insister plus que ça. A la LPO d’Allain Bougrain-Dubourg, la vraie nouveauté est ailleurs : c’est lorsque la LPO dit la même chose que l’Interdépartementale, à savoir que les oiseaux migrateurs ne sont ni responsables, ni coupables des épisodes de grippe aviaire, seulement victimes :

« Les oiseaux sauvages, constate la LPO, sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus. Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus ».

L’oiseau migrateur subit, il n’est pas à l’origine ; telle est la réponse de la LPO qui argumente en ce sens :

« Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du Sud-Est et la France. La seule espèce « long courrier » est la sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique ».

Et a LPO de conclure :

« Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

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Echos de campagne. Propos philosophiques sur la ruralité

 

  • Il y a la campagne, la leur (11 d’abord, 2 ensuite) et la campagne, la nôtre (celle où nous vivons)

Alain Finkielkraut, philosophe français contemporain :

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- « Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions ».

Michel Onfray, philosophe français contemporain :

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- « Chaque fois que je me trouve dans un village de France, je le vois meurtri, blessé, abandonné, délaissé, oublié par les villes dans lesquelles on décide pour eux (les ruraux – NDLR) de ce qu’ils ont le droit de faire, voire le devoir de faire pour se mettre en conformité avec les normes françaises, donc européennes ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

CHRISTIAN PIALET VA PRESIDER LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE LA CHASSE DRÔME – ARDECHE : 3 FEMMES, 3 NON CHASSEURS, 23 TITULAIRES DU TIMBRE SANGLIER SUR LES 24 CHASSEURS DU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ELU

LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2017 EST CONSTITUE. PRIORITE DES PRIORITES : LE SANGLIER QUI NOURRIT DES INQUIETUDES. SANS OUBLIER LE RESTE.

 

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Christian Pialet, nouvelle équipe « sanglier » et 36e réélection à l’unanimité
Photo Inter/JMS

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Record absolu.

Quand la loi Verdeille a créé les ACCA en 1964, le tableau national sanglier  annuel correspondait alors au nombre de bêtes noires actuellement prélevées dans le seul département de l’Ardèche : 25 000-26 000.

Selon les statistiques de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), il se prélevait en France entre 35 000 et 40 000 sangliers par an dans les années 1970, ce qui correspond en ordre de grandeur au prélèvement actuel dans les deux départements Ardèche et Drôme.

Vingt ans après, dans les années 90, les chasseurs réalisaient un tableau national de 150 000 bêtes. La progression sera constante de 1970 à 2013. Le pic est atteint lors de la saison de chasse 2012-2013. 604 672 sangliers ont été prélevés cette saison-là, soit une augmentation de 1 650 % en quarante ans !

Après une légère décrue (550 000 en 2013-2014), la courbe repart à la hausse avec 585 000 sangliers prélevés en 2014-2015 ; puis 667 000 en 2015- 2016 :

Nouveau record absolu.

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LA NOUVELLE ÉQUIPE 2017

LE BUREAU INTERDÉPARTEMENTAL

 

Composé du président, des vice-présidents, de la conseillère scientifique, du secrétaire, du trésorier, le Bureau Interdépartemental (13 membres) a été élu le 31 mars 2017 par le Conseil Interdépartemental (27 membres) pour une durée d’un an jusqu’à l’assemblée générale annuelle 2018. Ouvrant le 1e Conseil 2017, le président sortant, Christian Pialet, a souligné : « l’Interdépartementale est forte comme elle ne l’a jamais été ». Toujours élu et réélu en assemblée générale à l’unanimité des votants depuis 1981, ayant déjà effectué pas moins de 36 mandats d’un an à la tête de l’Interdépartementale depuis sa première élection à l’âge de 30 ans, le président-fondateur-bénévole a fait part à ses amis chasseurs de son « interrogation » avant d’envisager un éventuel 37e mandat : « Au moment où une page se tourne pour l’Interdépartementale, je ne suis pas certain d’être le mieux placé pour porter la parole et l’image de cette nouvelle équipe sanglier ». La réponse du Conseil Interdépartemental a pourtant été unanime pour refuser l’interrogation. C’est donc bien l’Ardéchois expérimenté qui va présider aux destinées de la nouvelle équipe dirigeante. Christian Pialet a tenu à en informer personnellement le président de sa fédération, Jacques Aurange, « par courtoisie ». Les deux présidents, parfois opposés dans le cadre de leurs fonctions, ne cachent pas une considération réciproque.

❖ Le Bureau assure le fonctionnement permanent de l’association, les relations avec les pouvoirs publics, les élus, les partenaires officiels, la presse, la FNC, les fédérations, les ACCA, les associations spécialisées
❖ Il diffuse l’information interne et gère la communication externe (site internet, Le lien, courrier, courrier informatique, téléphone, tenue des fichiers, entretiens, réunions)
❖ Le Bureau assure le fonctionnement régulier de la trésorerie et tient à jour la comptabilité en relation avec l’établissement bancaire
❖ Il prépare les réunions du Conseil Interdépartemental et de l’Assemblée Générale annuelle, assure le suivi des projets et décisions


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Le Bureau Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Olivier Sabaton (en incrustation), Jacky Féroussier, Jordan Laude, Franck Chalas, Denis Péatier, Christian Pialet, Anthony Cuoq (en incrustation), Noël Chautard, Serge Roux, Marie-Agnès Pialet, Sébastien Riou, Alain Pialet (en incrustation), Joël Mounier,
Photo Inter/JMS

LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

  • Il fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
  • Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
  • Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
  • Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

 

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Le Conseil Interdépartemental 2017

De gauche à droite :
Fabien Saussac, Jacky Féroussier, Claude Talon, Anthony Cuoq (en incrustation), Vincent Lebelleguic, Jean Nicolas, Charly Chaussinand, Nicolas Morette, Franck Chalas, Marie-Agnès Pialet, Jordan Laude, Cyril Mazade, Denis Péatier, Noël Chautard, Christian Pialet, Serge Roux, Mickaël Félix, Alain Pialet (en incrustation), Chantal Jonac, Jean Fanget, Sébastien Riou, Olivier Sabaton (en incrustation), Joël Mounier, Gérard Avenas (en incrustation), Yolaine Létrange (en incrustation), Michel Hériter (en incrustation), Patrice Ligiot
Photo Inter/JMS

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Parmi les 11 nouveaux élus des 27 membres du Conseil Interdépartemental

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Invité du 1e Conseil Interdépartemental 2017 : Serge Gay, Président de l’ACCA de Satillieu
A la prise de vues … « JMS » -
Photos Inter/JMS … Sauf une, devinez laquelle !

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POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

 

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« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie … »

« Nous savions modifier l’ADN d’une bactérie depuis les années 1990. Mais ces cinq dernières années, cette maîtrise a franchi une nouvelle étape ».

DEPUIS 2012, POUR OBTENIR UNE BACTERIE TUEUSE DE SANGLIER A PARTIR D’UNE BACTERIE DE L’OEDEME DU PORC, PUIS MASQUER LA TRANSFORMATION GENETIQUE, QUE FAUT-IL FAIRE ?

Il suffit « d’effacer en laboratoire puis de réécrire des lettres isolées ou des morceaux de gènes ».

« C’est facile, rapide, efficace, peu coûteux ».

La technique dont il est question ici renvoie à l’outil scientifique « Crispr-Cas9 », « sorte de combinaison hybride entre le ciseau, le Tipp-Ex et l’encre ».

L’utilisation de cette technologie « se développe dans les laboratoires du monde entier ».

Ce ne sont pas des rumeurs, ni des exagérations, ni de l’imagination. Ce qui est affirmé ici, ce n’est pas l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche qui l’invente.

Ce qui est écrit ci-dessus « entre guillemets » est signé.

Non par un étudiant préparant une thèse avec les éléments qu’on veut bien lui donner mais par trois scientifiques de haut niveau :

Alexandra Henrion-Caude, généticienne, directrice de recherche à l’Inserm, Catherine Bourgain, généticienne, chargée de recherche à l’Inserm, Alain Privat, neurobiologiste, membre correspondant de l’Académie de médecine

 

QU’EN PENSENT LA MINISTRE DE TUTELLE DES FEDERATIONS DE CHASSE, LA RESPONSABLE SCIENTIFIQUE DU RESEAU SAGIR DE L’ONCFS, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE, CELUI DES PYRENEES ORIENTALES ?

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« Facile, rapide, efficace, peu coûteux » …
Direction, l’Ardèche, puis les Pyrénées Orientales et l’Espagne ?

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PRESIDENTIELLE : LA CHASSE AUX VOIX EST OUVERTE

 

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La FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a invité les « principaux » candidats à la Présidentielle (très bien, mais pourquoi ceux-là et pas les autres ?) à venir exposer leurs idées et projets sur la chasse et la nature. Si les chasseurs ont appris à leurs dépens à se méfier des promesses politiques qui n’engagent que ceux qui les croient, l’exercice permet au moins de situer l’intérêt relatif que le monde politique nous porte le temps d’une campagne électorale.

Sur onze candidats à l’élection présidentielle, cinq seulement étaient donc invités. Deux ont jugé utile de se déplacer : François Fillon (LR), Emmanuel Macron (EM). L’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, qui n’a pu s’empêcher de faire une allusion un peu lourde à la tournure particulière prise par sa campagne, a aligné une dizaine de propositions concrètes, en fait celles de CPNT. L’ancien Secrétaire Général adjoint de l’Elysée et Ministre de François Hollande, candidat préféré des calamités de la chasse Ségolène Royal et Barbara Pompili, visiblement peu familiarisé avec le sujet, a estimé plus prudent, afin de ne fâcher personne, de s’en tenir aux généralités.

Marine Le Pen (FN) dont le modèle français, dit-elle, est Brigitte Bardot, comme Jean-Luc Mélenchon (FG), nouveau converti de l’écologie, ont préféré ne pas venir tout en se faisant représenter. Le candidat PS n’est pas venu. Il n’était pas représenté : mission impossible pour un socialiste que d’avoir à défendre devant la représentation nationale des chasseurs le honteux bilan chasse Hollande-Royal-Pompili dont personne, même à gauche, n’ose se réclamer.

 

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Une lettre très commentée que personne n’a lu … A part peut-être le président de la fédération ?

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Le 21 février 2017, le président de la fédération commente la lettre que la ministre de l’Environnement vient d’adresser au préfet de l’Ardèche, courrier « intimant l’ordre » à celui-ci – c’est ce que dit la fédération – d’annuler toute affaire cessante les arrêtés « pigeon ramier nuisible » qu’il vient de signer les 10 et 13 février. Le Préfet, « ami » du président de la fédération, aurait-il simplement oublié de soumettre son 2e projet d’arrêté (13 février) au cabinet de la ministre ? C’est peu vraisemblable. Depuis le 9 mars 2015 que ce préfet est en poste à Privas, M. Triolle a eu tout le temps d’y penser. Alors que s’est-il  réellement passé au cours de cette folle semaine où l’Etat girouette interdit ce qu’il vient d’autoriser ?

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La zone d’ombre volontairement entretenue depuis plus d’un mois maintenant par le président de fédération, c’est le motif exact mis en avant par la ministre pour « intimer » à son préfet et … Obtenir.

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A ce jour, le contenu de la lettre signée par la ministre n’est toujours pas connu des 12 500 chasseurs ardéchois qui sont pourtant les premiers concernés. Si le président de fédération s’est autorisé à commenter publiquement une lettre de sa ministre de tutelle au nom des 12 500 chasseurs adhérents obligatoires de la fédération, on suppose au moins qu’il l’a lue. Si c’est le cas, il est bien le seul.

Des questions sont aujourd’hui sur toutes les lèvres, questions auxquelles la fédération ne pourra pas se dérober face à ses adhérents obligatoires lors de leur assemblée générale d’Aubenas le 13 mai prochain :

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Le préfet signe son arrêté d’interdiction du pigeon ramier le 20 février. Le 21 février, Jacques Aurange qui se dit surpris signe pourtant sans état d’âme un communiqué fédéral d’une page adressant au représentant du gouvernement « remerciements », « soutien » et « amitié ».

Comment le président fédéral peut-il sérieusement prétendre qu’il ne « s’attendait pas à cette décision » (Dauphiné du 22 février 2017) ? N’avait-il jamais entendu parler avant de … Mme Royal ? Comment un président de fédération qui parle et agit au nom de 12 500 chasseurs peut-il s’incliner en 24 heures sans combattre, aussi rapidement, aussi facilement, aussi docilement devant ce coup de force politique (voler aux chasseurs ce qui venait de leur être enfin donné) ?

Comment en 24 heures chrono, le président fédéral, face à une décision à laquelle il prétend « ne pas s’attendre » peut-il trouver le temps de penser, préparer, rédiger un long communiqué, de le faire parvenir à temps au journal pour l’édition du lendemain, de convoquer puis réunir son Conseil d’Administration, de consulter l’ensemble des responsables cynégétiques du département connaissant bien le dossier pigeon (dans et hors fédération), d’alerter la fédération régionale des chasseurs, la fédération nationale (FNC) pour leur demander conseils et soutien, de rechercher avec les services de la fédération et les services de la préfecture toutes les issues honorables possibles, de consulter l’avocat des fédérations sur les différents recours juridiques existant, d’envisager en riposte avec son Conseil d’Administration toutes les formes d’action légales pour mobiliser aussitôt les 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement (il savait s’en prévaloir le 10 septembre 2016 quand c’est le préfet qui le lui demandait !), mobiliser ses adhérents obligatoires détenteurs du droit de chasse (les 300 ACCA 07 et les dizaines de chasses privées), s’assurer du concours actif (il l’aurait eu sans problème) de l’association Drôme-Ardèche qui défend réellement les chasseurs ?

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Pourquoi ne même pas prendre le temps, au strict minimum, de réfuter point par point dans le communiqué fédéral du 21 février chaque « argument technique et scientifique » mis en avant par la ministre dans sa lettre de recadrage du préfet ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à convaincre le gouvernement d’autoriser le pigeon en mars loin de « la critique, des polémiques stériles qui n’ont jamais été très favorables aux intérêts de la chasse et des chasseurs » ? « Les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ne devaient-ils pas suffire à rendre inutile le droit des chasseurs à manifester ?

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Dans cette triste affaire qui signe probablement la fin de l’épopée pigeon ramier en Ardèche, épopée ancestrale bicentenaire, la fédération de l’Ardèche, par son isolement délibéré et ses choix assumés, s’est placée d’elle-même au pied du mur. La fédération a des comptes à rendre à ses adhérents obligatoires et cotisants : chasseurs, ACCA, chasses privées. Le 10 septembre 2016, le président fédéral faisait la leçon aux ACCA manifestantes. Le 21 février 2017, la FDC 07 enterrait la chasse au pigeon ramier de mars. Un élu nous a dit : « On dirait presque que votre président fédéral est soulagé d’en avoir terminé avec le pigeon ».

La fédération ne pourra pas s’en tirer par le simple communiqué de son président assurant « remerciements », « soutien » et « amitié » au préfet « courageux ». Parce que ce serait se moquer du monde.

Le jour de l’assemblée générale annuelle des chasseurs de l’Ardèche à Aubenas, la fédération va tenter d’éteindre la mèche qu’elle a elle-même allumée. Elle va essayer d’expliquer aux chasseurs les plus naïfs ou les moins informés que pour le pigeon ramier comme pour le sanglier « elle a fait tout ce qu’elle pouvait », que « manifester ne sert à rien ». Avec les interventions à la tribune pendant plus de 3 heures, l’assemblée générale des chasseurs risque de se transformer comme l’an passé en congrès politique. La fédération va encore nous dire qu’il vaut mieux « attendre les prochaines élections pour compter sur des jours meilleurs » (encore la politique). D’ici au 13 mai, la fédération attendra les bras croisés que Mme Royal soit partie dans le seul but de ne pas trop exposer le porte-parole officiel de la ministre, l’« ami » préfet, à la grosse colère des chasseurs ardéchois (toujours la politique !) … d’où cette date très tardive du 13 mai (soit, après l’élection présidentielle) qui a été choisie par le président Aurange alors que l’assemblée générale des chasseurs drômois a été fixée au 8 avril. Rappelons que les assemblées générales des chasseurs ardéchois et drômois avaient eu lieu le même jour l’an passé et déjà l’année d’avant.

Toutes ces subtilités, ces « finasseries » comme disent certains, ces calculs politiques à deux euros, ne trompent plus grand monde. Pas un chasseur digne de ce nom ne conteste que, dès l’interdiction du pigeon annoncée le 21 février, la seule réponse fédérale à la hauteur de cette « scandaleuse situation » (comme dit le président de la commission fédérale migrateurs, Bernard Brottes) était d’appeler solennellement l’ensemble des chasseurs ardéchois à manifester dans le calme et la détermination. Manifester légalement mais manifester fermement une légitime colère, une juste indignation. Au lieu de cela, le président de la chasse ardéchoise a dit merci.

Face à un pouvoir politique pourtant bien affaibli, la fédération des chasseurs n’aurait-elle plus que le droit de se taire ? Au minimum, elle pouvait toujours demander à l’Interdépartementale d’appeler à manifester à sa place, nous on sait faire, on peut faire … Surtout, on ose faire. Sans être paralysés par la peur de déplaire au préfet et à sa ministre.

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« En ma qualité de président fédéral, je ne cautionne en rien cette initiative »
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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A une semaine d’une manifestation de chasseurs d’ACCA qu’il a « courageusement » désavouée (communiqué ci-dessus du 2 septembre 2016), le président de la FDC 07 a mis tout son poids dans la balance non pour aider à lutter contre une situation scandaleuse faite aux chasseurs ardéchois, ce qui était son devoir mais pour s’opposer aux ACCA qui osent dénoncer cette situation dans le seul but de la faire changer.

Avec une fédération qui n’a « besoin de personne, surtout pas de l’Interdépartementale », qui avance bras dessus bras dessous avec « l’ami » préfet, on allait voir ce qu’on allait voir ! Les « arguments techniques et scientifiques de la fédération » allaient balayer « la critique » et « les polémiques stériles » de ces ACCA de l’Interdépartementale qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas. « Les portes du dialogue constructif largement ouvertes » par « M. le Préfet » à Jacques Aurange et Bernard Brottes (mais pas aux autres !) allaient enfin permettre d’obtenir ce que la FDC 07 annonce à ses adhérents obligatoires depuis des années mais que cette même fédération n’a jamais pu obtenir pour eux ni d’un parlementaire, ni d’un ministre, ni d’un préfet alors que les fédérations des départements voisins l’obtiennent sans difficulté. Ah ! On allait voir ce qu’on allait voir …

 

Pour voir, on a vu !

On imagine sans peine que les « arguments techniques et scientifiques » de la ministre doivent être particulièrement convaincants pour que le représentant du gouvernement dans le département abdique en rase campagne comme il l’a fait, pour qu’il lâche sans égard l’« ami » président de fédération au tout dernier moment.

Que contient donc cette lettre de la ministre pour que la fédération qui jouait le quitte ou double de la crédibilité sur ce dossier emblématique du pigeon ramier en soit réduite à sonner piteusement la retraite, à ordonner le sauve qui peut général en s’empressant dans l’heure qui a suivi l’interdiction de signer l’armistice sur un coin de table avec le représentant de l’Etat mandaté par Ségolène Royal, la ministre la plus antichasse de la 5e République depuis Dominique Voynet ?

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Il reste une dernière interrogation à laquelle la fédération de Jacques Aurange a l’obligation d’apporter une réponse précise :

Pour quelle raison le contenu de la lettre de Madame Royal est-il caché aux chasseurs qui ignorent par conséquent quels arguments décisifs ont bien pu balayer « les arguments techniques et scientifiques de la fédération » ? A partir de quelle grossière erreur du préfet ou du président de la fédération, la ministre de l’Environnement a-t-elle pu se sentir autorisée (avec l’aval de Matignon ?) à rudoyer aussi vertement un préfet se disant pourtant lui-même « très combattif » (sic) sur ce dossier, le rudoyer au point de le faire céder immédiatement ? Enfin et surtout, dans quelles combines politiques inavouables la fédération des chasseurs de l’Ardèche a-t-elle bien pu se laisser entrainer pour que Ségolène Royal puisse s’offrir le plaisir d’humilier une fois de plus, à travers l’affront fait à leur président de fédération, les 12 500 chasseurs ardéchois adhérents obligatoires de cette fédération ?

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Pour l’avenir de la chasse en Ardèche, ce n’est pas seulement regrettable, c’est inquiétant.

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L’INTERDEPARTEMENTALE

APRES LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, NOUVELLE EQUIPE POUR NOUVELLES PRIORITES

LE NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL 2017 A DOMINANTE « SANGLIER » EST INSTALLE

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Relatant l’assemblée générale du 24 février 2017, la presse a évoqué une « mutation en cours ». L’Inter Chasse 26-07, association déclarée au Journal Officiel de la République, à l’existence légale reconnue pour défendre la chasse et représenter ses adhérents volontaires les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées), a été créée en 1981. Son siège social se situe au centre géographique Nord-Sud-Ardèche-Drôme à Beauchastel, « village de caractère » inscrit à l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Ardèche.

« L’Interdépartementale » était née d’une triple volonté : 1er. Sauver en Ardèche et Drôme (fleuve Rhône, affluent Isère) la chasse aux anatidés (canards, oies) à la hutte avec appelants d’une « interdiction ministérielle déjà signée », sauvetage particulièrement compliqué pourtant parfaitement réussi. 2ième.  Sauvegarder dans les deux départements la chasse aux turdidés (grives, merles) interdite en mars puis en février, menacée de fermeture au 31 décembre, combat jalonné de « défaites et succès ». 3ième. Alerter les chasseurs de pigeon ramier de l’époque que s’ils baissaient un jour la garde leur passion serait à son tour « menacée de disparition ».

Quatre décennies plus tard, ce cycle long vient de s’achever. Dans l’histoire déjà bien remplie de l’Interdépartementale, cette association atypique parfois critiquée, souvent jalousée mais toujours plébiscitée depuis trente-six ans, une nouvelle page blanche s’ouvre « avec ceux qui voudront l’écrire » : celle de la « bête noire ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE L’INTERDEPARTEMENTALE ELUE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE SE REUNIRA LE 31 MARS

 

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Photo Inter/JMS

Il n’y a pas eu d’improvisation. Lorsque le Président Pialet est arrivé à l’assemblée générale du 24 février, il avait en poche la liste complète de sa nouvelle équipe de 27 membres. Sans rival déclaré, le vote n’a été pour lui qu’une formalité.

Pour « engager résolument l’Interdépartementale sur la voie de nos nouvelles priorités, le sanglier, nos ACCA, les jeunes », précise Christian Pialet, il fallait d’abord être en mesure de présenter une équipe 2017 « homogène, solidaire, efficace, représentative de ces nouvelles priorités ». Pour y parvenir, le président sortant a retenu plusieurs critères complémentaires : « Expérience, compétence, dynamisme, renouvellement, rajeunissement, représentation géographique de nos ACCA adhérentes, représentation de tous les modes de chasse ».

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C’est une équipe profondément remaniée, nettement renforcée qui a été élue par l’Assemblée Générale le 24 février 2017.

Pour sa prise de fonctions, le Conseil Interdépartemental se réunira le 31 mars pour élire le nouveau Bureau Interdépartemental.

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Après appel de candidatures, le Conseil Interdépartemental 2017 (27 membres) a été élu à l’unanimité.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

• Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
• Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
• Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
• Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

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GRIVE « COMMUNALE » : SUITE A L’INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE, LE PREFET DE LA DRÔME SAISI PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

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Suite à l’entretien qu’il avait accordé le 26 janvier 2017 à Valence au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le président du Conseil Départemental et député de la Drôme (LR), Patrick Labaune, a saisi le 17 février le préfet de la Drôme, Eric Spitz.

Antérieurement, le sénateur (PS) de la Drôme, Didier Guillaume, avait répondu favorablement à l’Interdépartementale en intervenant directement auprès de la ministre de l’Environnement. La demande argumentée du sénateur drômois (alors président du groupe PS au Sénat) de modifier au nom de l’égalité républicaine l’arrêté ministériel de la « grive communale » (535 ACCA de Drôme-Ardèche arbitrairement privées de 10 jours de chasse) avait été alors ignorée par Ségolène Royal.

 

PIGEON RAMIER : DES REMERCIEMENTS MALVENUS

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Petit matin clair de mars, direction l’Ardèche

Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Voilà comment on est en train de refaire l’histoire :

C’est parce que Ségolène Royal aurait été sifflée l’an passé en congrès fédéral après avoir reçu un carton rouge et le prix Citron Vert de l’assemblée générale de l’Interdépartementale puis empêchée par la mobilisation de nos ACCA de participer au Comité interministériel de Privas présidé par le Premier Ministre Manuel Vals qu’elle se serait bassement vengée des chasseurs ardéchois en interdisant cette année le pigeon ramier en mars que le préfet venait d’accorder.

Présenter les choses ainsi, c’est juste se moquer du monde. C’est prendre les chasseurs pour des imbéciles. Les faits en question se sont produits entre février et mai 2016. Et les faits sont têtus.

Ségolène Royal est ministre de tutelle des fédérations de chasseurs depuis le 2 avril 2014. A ce titre, elle nous avait déjà refusé la chasse au pigeon de mars en 2015 sans la moindre pression désobligeante de notre part. Telle est la vérité.

C’est parce que la ministre de l’Ecologie a provoqué les chasseurs ardéchois en leur imposant en février 2015 la fermeture communale de la grive, puis en leur interdisant le pigeon ramier en mars que les ACCA de l’Interdépartementale ont été obligées de réagir, non pas l’inverse. Pourquoi travestir la réalité des faits sinon pour tenter de faire oublier la responsabilité d’un échec ?

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Personne, en tous cas pas nous, ne conteste la qualité du dossier constitué par le président de la commission fédérale gibier migrateurs, Bernard Brottes (concertation avec le monde agricole, soutien des élus, déclarations de dégâts dans 149 communes) : dossier bien ficelé au plan technique.

Le problème que la fédération ne semble pas avoir anticipé c’est que Ségolène Royal n’est pas une ministre technique. C’est une ministre politique. Selon son humeur, ses préférences, ses accointances, Mme Royal autorise ou interdit. Les dossiers techniques, elle s’en moque comme de sa première campagne électorale. L’Interdépartementale en a apporté depuis longtemps la preuve. Nous avons publié sur ce site, sans jamais être démenti, la réponse ministérielle à notre argumentaire grive. On y voit les « experts » de la ministre confondre joyeusement – sur papier à en-tête de la République française – les grives (turdidés) et … les canard (anatidés) ! On y voit la ministre valider cette « expertise ».

Alors, là où Bernard Brottes se trompe, c’est que quand bien même le dossier fédéral qu’il a préparé aurait contenu deux fois plus de déclarations de dégâts aux cultures pour cause de pigeon ramier, trois fois plus de soutiens d’ACCA à la démarche de la fédération, Ségolène Royal aurait quand même fait exactement ce qu’elle a fait, chacun peut en être persuadé. Là-dessus, aucun regret à avoir !

La preuve ? M. Bougrain-Dubourg n’a pas eu besoin d’un gros dossier technique pour convaincre Mme Royal d’interdire. Sa lettre d’une page promettant l’épreuve de force (« des tensions violentes sur le terrain ») a suffi.

Ce que la fédération n’a jamais voulu entendre, ça n’a pourtant pas été faute de le dire à son président Jacques Aurange, c’est qu’une ministre politique ne marche qu’au rapport de force, pas aux arguments techniques.

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Devant la préfecture de l’Ardèche

Malgré les consignes fédérales dictées par le pouvoir politique
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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En affaiblissant volontairement un mouvement de protestation de chasseurs qui prenait de l’ampleur de jour en jour, en cassant cette dynamique de mobilisation sur ordre du pouvoir politique, en expliquant aux chasseurs qu’il ne fallait surtout pas manifester devant la préfecture, en incitant la fédération de la Drôme à démobiliser elle aussi ses chasseurs, en poussant à l’extrême cette stratégie de l’isolement fédéral (communiqué FDC 07 du 2 septembre 2016, repris par la FDC 26 le 7), la fédération de l’Ardèche porte seule devant les chasseurs la lourde responsabilité de l’échec.

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Face à la fédération de l’Ardèche, que risquait-elle ?

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Si la fédération veut retrouver un peu de crédibilité, ce qu’on lui souhaite sincèrement parce qu’elle nous représente, nous ses adhérents obligatoires, agit en notre nom, est censée défendre nos intérêts, elle devra sans tarder modifier une stratégie qui ne peut plus faire illusion : continuer à expliquer comme elle le fait qu’il y a à Privas un gentil préfet sur qui on peut compter, l’« ami » du Président fédéral, l’ami des chasseurs, etc. mais une méchante ministre ennemie des chasseurs à Paris, c’est faire de la politique, pas défendre la chasse.

Non ! Il n’y a pas un gouvernement à Paris, un autre à Privas. Le préfet de l’Ardèche représente officiellement le gouvernement dont il fait appliquer les décisions. Il est même payé pour ça. Alors, arrêtons les arguments de complaisance qui frôlent le ridicule. Personne n’a jamais obligé un préfet à signer un texte contre sa conscience. En privant des milliers de chasseurs ardéchois de pigeon en mars par son arrêté du 21 février 2017, le préfet de l’Ardèche savait ce qu’il faisait. Il a fait le job, un point c’est tout.

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Des remerciements malvenus qui ont enfoncé encore un peu plus les chasseurs de pigeon
Photo montage Inter/Léo Lespets

C’est pourquoi, il était particulièrement malvenu pour ne pas dire inconvenant d’enfoncer encore un peu plus les malheureux chasseurs de pigeon en saluant par communiqué officiel du président fédéral (21 février 2017) le « courage » du représentant officiel en Ardèche de Ségolène Royal, en se croyant obligé de « remercier tout particulièrement M. le préfet », en lui témoignant publiquement « soutien » et « amitié » le jour même où le représentant de la ministre venait d’interdire aux chasseurs ardéchois ce qu’il leur avait fait cruellement miroiter huit jours avant.

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Communiquer ainsi à titre personnel aurait déjà été une singulière maladresse car s’aplatir en permanence devant le pouvoir politique qui fait du mal à la chasse n’est plus acceptable.

Le faire par un communiqué officiel du président fédéral au nom des 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement mais à qui Jacques Aurange n’a pas demandé leur avis est une faute.

Avant son congrès fédéral, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se grandirait à le reconnaitre enfin.

 

DEBORDE PAR SA BASE EN COLERE QUI SE SENT TRAHIE, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE LA SOMME S’ATTEND  POUR SON PROCHAIN CONGRES – OU AVANT – A DES « DEFERLEMENTS DE VIOLENCE »

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Yves Butel, Président de la FDC 80 en grande difficulté

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

Entre une partie des chasseurs de gibier d’eau de la Somme et leur fédération, le torchon brûle.

La gestion politique désinvolte par Ségolène Royal de la fermeture des oies, l’interdiction de transport des appelants mal comprise et mal appliquée mais surtout l’accumulation pendant des années de mesures politiques ressenties par les chasseurs comme des provocations gratuites font aujourd’hui déborder le vase chez ceux qui ne supportent plus le temps du mépris.

La FDC du Président Yves Butel est accusée par une partie des chasseurs du département (fédération côtière à majorité de chasseurs de gibier d’eau) d’être le relais, sinon le bureau d’enregistrement de la politique antichasse du gouvernement. Pour Yves Butel, être attaqué frontalement par les chasseurs de  gibier d’eau de sa fédération est un comble ! Lui qui fait partie depuis toujours des « sauvaginiers » passionnés, a siégé au Conseil d’Administration de l’ANCGE où il était toujours très écouté, a été si souvent à la tête des chasseurs manifestants, le vit comme une épreuve. Sans doute le dirigeant fédéral paie-t-il aujourd’hui au prix fort des amitiés politiques qui, selon certains, l’auraient peu à peu éloigné des dures réalités du terrain et le feraient même passer pour « traitre » aux yeux de plusieurs opposants.

Comme ses collègues présidents de fédération, Yves Butel est surtout, de part sa responsabilité fédérale, « assis le cul entre deux chaises » : comment défendre efficacement les intérêts légitimes de ses chasseurs quand le pouvoir de tutelle à les moyens de vous interdire de le faire et ne s’en prive pas ?

Mais ce que n’acceptent plus les chasseurs de la Somme, c’est ce chantage politique permanent du pouvoir qui tient ce discours aux fédérations : « Une fédération rend des missions de service public au nom de l’Etat pour le compte de l’Etat sous contrôle de l’Etat. Un Président de fédération est là pour faire appliquer les décisions de l’Etat. Il agit sous contrôle du préfet. Il peut être révoqué à tout moment par la ministre ». C’est l’épée de Damoclès de la loi Voynet.

Que la fédération de la Somme, qui fut l’une des plus combatives de France, qui reste l’un des sièges emblématiques des gros bataillons de chasseurs de gibier d’eau en France se montre aujourd’hui « impuissante », « démunie », « sans solution » au point d’être obligée de cautionner dans les faits les mesures antichasse de la calamiteuse ministre de l’Environnement, c’en est trop. Des chasseurs viennent de le faire savoir vertement à Yves Butel : « A quoi sert ta fédération, à quoi sert notre Président fédéral ? Vous êtes là pour défendre les intérêts des chasseurs ou pour défendre la tranquillité du préfet ? ». C’est toute l’ambiguïté de la fonction. C’est la raison principale du malaise que l’on sent monter un peu partout dans les fédérations, le Président Willy Schraen (FNC) ne pouvant l’ignorer. Dans la Somme, des incidents sérieux ont déjà éclaté.

Dans ce climat d’avant congrès jugé « incandescent » par les observateurs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme ne peut que dénoncer « la colère aveugle » de ses propres chasseurs, « les attaques violentes à l’encontre de ses dirigeants bénévoles » (les Administrateurs fédéraux – NDLR).

Dramatisant de façon excessive la situation pour mieux la contrôler ou réellement alerté par des menaces précises, le Président de la FDC 80 confie, l’air angoissé, que sa fédération, en pleine préparation de son congrès annuel du 15 avril prochain, « s’attend à des déferlements de violence » (Picardie Chasse et Pêche – Mars 2017).

Face à la tempête printanière qui s’annonce en Baie de Somme, menaçant de tout emporter sur son passage, Yves Butel, Président fédéral dépité comme jamais, botte en touche :

« L’Etat récolte les fruits de toutes ces années de laxisme : qu’il en gère à présent les conséquences ».

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Qui peut y participer ?

Les adhérents obligatoires cotisants des fédérations, c’est-à-dire chaque chasseur ayant validé son permis dans le département, chaque détenteur du droit de chasse (ACCA, chasse privée)

A quoi sert le congrès fédéral ?

En principe, à donner la parole aux chasseurs sur les questions de chasse

Qui choisit les invités, les orateurs, la répartition des temps de parole, les questions à faire figurer à l’ordre du jour ?

Le Conseil d’Administration de la fédération

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L’INTERDEPARTEMENTALE