DES PAGES SE TOURNENT. LES 6 ET 14 AVRIL 2018, UNE ETAPE VIENT D’ÊTRE FRANCHIE VERS UN RAPPROCHEMENT ENTRE L’INTER ET LES FEDERATIONS

LES ASSEMBLEES GENERALES FEDERALES ONT CONFIRME LA NECESSITE DE S’UNIR FACE A LA MONTEE DU « PERIL NOIR »

 

1

 

2 3

 

 

Invités

 

4
Accueil des personnalités (région, département, municipalités, fédération des chasseurs)
Photos Inter/Léo Lespets

Hommage

 

5
Un hommage émouvant leur a été rendu
En présence du président FDC 07 et du maire de Beauchastel
Photos Inter/Léo Lespets/JMS

Surprises

 

6
Diplômes d’Honneur pour l’Ardéchois Jean Nicolas et le Drômois Claude Talon
Photos Inter/Léo Lespets

7
Tombola gratuite des ACCA représentées,
Dotée par Les Gibiers des Contents, Partenaire Officiel

Photos Inter/Léo Lespets/Capture

. C’est le drômois Jean-Claude Chastang qui a remis le bon du trio de faisans reproducteurs qu’il offre chaque année.   

Gagnant 2018 : AICA de Charmes – St Georges (07)

8
Super Tombola AG 2018 : 20 heureux gagnants au lieu de 10 … 
Grâce à Maëlys-la-Chance !
Photos Inter/Léo Lespets

Quelques surprises étaient réservées … A ceux qui y étaient  

La Région Auvergnes-Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche étaient officiellement représentés … La municipalité de Beauchastel aussi … Le maire de La Voulte, administrateur fédéral, était présent … Le président de la fédération des chasseurs du département était bien là … Dans la salle, la représentation des ACCA, numériquement faible (Ah ! Dès que la chasse est fermée …) était cependant géographiquement intéressante avec un panel assez représentatif de la diversité de la Chasse Drôme-Ardèche. Les discussions ont permis des échanges fructueux et constructifs entre chasseurs venus de Beauchastel, La Voulte, Satillieu, Annonay, St Julien le Roux, Monestier, Boffres, Vernoux, Charmes S/Rhône, St Georges les Bains, St Michel de Chabrillanoux, Baix, Ardoix, etc., côté Ardèche ; de La Motte Chalencon, Etoile S/Rhône, Crest, Bourg-les-Valence, Châteauneuf S/l’Isère, Loriol, Chabeuil, Condillac, Mirmande, Livron, St Bonnet de Valclérieux, etc., côté Drôme.

9
Des représentants d’ACCA venaient de loin : 
En sortant du travail, ils ont apprécié !
Photo Inter/Léo Lespets

Un buffet offert à tous accueillait dans la simplicité et la convivialité les participants … 20 numéros gagnants de tombola étaient tirés au lieu des 10 annoncés avec finalement 280 lots offerts par nos 97 Partenaires Officiels 2018 (liste complète et remerciements nominatifs à nos généreux sponsors affichés en salle) : photos-portrait de 148 €, crêpière, kit bricolage, kit jardinier, des vidanges auto, des repas resto, 11 Kg de jambon et saucisson, des chèques cadeaux et bons d’achat par dizaines, etc.  

Pour sa première participation à une réunion de l’Inter, c’est un jeune drômois, Gabriel, qui repart avec l’un des dix gros cartons de lots estampillés Super Tombola AG 2018. En plus, il gagne un jambon d’Aoste à l’os de 7, 5 kg. Sûr que Gabriel reviendra !

« Discussions constructives »

 

10

11

3 heures de discussions animées, argumentées, conviviales et jugées « constructives »
Pour 1 heure d’informations et décisions importantes
Photos Inter/Léo Lespets

Au final, comme annoncé, 1 heure d’informations et de décisions pour 3 heures de discussions …   

Avec 10 minutes d’indulgence accordées aux retardataires, l’assemblée statutaire débutait à 19 h 40, faisant suite aux libres discussions entre représentants d’ACCA 26 et 07, élus, président de fédération, équipe dirigeante de l’Inter. A 22 h 15, les Tables Rondes étaient terminées, les synthèses restituées en assemblée plénière par les co-animateurs ; à 22 h 40, le président levait la séance une fois les 20 numéros gagnants tirés et chaque prix distribué (les paquets cadeaux étaient prêts, la liste officielle affichée, consultable par les participants).

On le voit, le « timing » a été scrupuleusement respecté. Nous l’avions annoncé. Nous l’avons fait.

« Polémique inutile »

 

12
Courrier FDC 26 du 4 avril 2018
Photos Inter/CC BY-SA

C’est par une lettre polémique de 3 pages, normalement destinée au président de l’Inter Chasse 26-07 mais rendue publique le 4 avril par la FDC 26, que les ACCA drômoises ont appris que leur président fédéral ne serait finalement pas à Beauchastel aux côtés de son homologue ardéchois.  

Parmi les présidents d’ACCA drômois destinataires de la lettre fédérale, plusieurs ont dit aux membres de notre équipe ce qu’ils en pensaient. Ces présidents jugent « inutile et malvenue » la polémique ouverte. « Inutile » : polémiquer n’apporte rien aux chasseurs, rien à la chasse. « Malvenue » : avec l’explosion du financement des dégâts sanglier, quelle fédération pourrait se croire à l’abri des difficultés au point d’imaginer faire cavalier seul ?

 

Drôme

 

13
Alice Thourot, Députée de la Drôme
Photo Inter/Assemblée Nationale

 

Votes

 

. Le rapport financier est adopté

 

14
Joël Mounier annonce un 37ème exercice excédentaire pour l’Inter Chasse 26-07
Photos Inter/Léo Lespets

La diminution des dépenses traduit une gestion de trésorerie rigoureuse. L’exercice 2017 est excédentaire … pour la 37ème année consécutive !  

Comme on le voit, l’argent des chasseurs (cotisations volontaires d’ACCA) et des Partenaires Officiels (principaux partenariats renouvelés en 2017) est toujours aussi bien géré.  

Le poste principal des dépenses reste la communication externe (essentiellement, en direction des ACCA) impacté par la nouvelle hausse annuelle des tarifs postaux.

 

. Unanimité pour le vote d’orientation

 

15
Des Présidents d’ACCA membres du Conseil font adopter le rapprochement avec les fédés
Photo Inter/Léo Lespets

 . L’équipe 2018 élue sans opposition

 

16

17

Synthèse

 

18

 

 

Remerciements

 

19

 

20 21
Saint-Cyr (Ardèche), 14 avril 2018.
Le rendez-vous annuel des chasseurs ardéchois 
Photo Inter/FDC 07

.   En moins de dix jours, c’est par le tir groupé de trois assemblées générales cynégétiques (Inter Chasse Drôme-Ardèche le 6 avril, FDC Drôme et Ardèche le 14) que s’est soldée la saison de chasse 2017-2018 et … déjà amorcée la prochaine. A Saint-Cyr, devant 900 représentants d’ACCA (selon les chiffres du Service Départemental de l’Information Territoriale, « 700 » d’après la journaliste présente), Jacques Aurange et Christian Pialet ont tourné la page des désaccords passés, permettant ainsi aux chasseurs ardéchois de retrouver les chemins de l’unité. Les difficultés sans précédent qui s’accumulent obligent les responsables de la chasse à se serrer fermement les coudes : la « bête noire » est passée par là. 

 

22
Salle comble et unité retrouvée pour l’assemblée générale des chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

Million €

23
En Drôme-Ardèche, les dégâts de sanglier mettent à mal les finances fédérales
Photo Inter/CC BY-NC-SA

Tandis qu’en Ardèche un nouveau plafond de verre vient d’exploser sous la boutée des dégâts de sanglier (nouveau record historique à plus de 700 000 € en 2017-2018, soit une augmentation annuelle de 30 %), la FDC 26 est nettement plus épargnée … pour le moment. 

Avec une facture de dégâts sanglier deux fois moins importante, les amis drômois ne doivent pas sombrer pour autant dans un « optimisme béat ». Sous forme d’avertissement, le trésorier de la FDC 26 l’a rappelé à Montélimar le 14 avril devant les adhérents obligatoires de la fédération (ACCA, chasses privées), en présence de la sous-préfète de Nyons, Christine Bonnard, représentant le préfet de la Drôme :

« 2017 a été une année de déficit. Les dégâts ont été multipliés par 4 en 4 ans ».  

700 000 € de dégâts en Ardèche, 360 000 en Drôme … Pour la première fois dans l’histoire des FDC, le million d’euros de dégâts à charge des chasseurs drômardéchois vient d’être dépassé. Ne pas voir que c’est la priorité des priorités serait une erreur. Le voir mais ne pas en tirer toutes les conséquences serait une faute.

Les assemblées générales fédérales 2018 viennent de confirmer aux chasseurs la nécessité de s’unir face à la montée du « péril noir ». Cela ne sera peut-être pas suffisant mais c’est indispensable.

Parole tenue

 

24
Face aux difficultés, Jacques Aurange en a appelé à la cohésion et l’unité des chasseurs
Photos Inter/FDC 07

Jacques Aurange, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, a tenu parole. Soucieux de la cohésion du monde cynégétique, il s’était personnellement engagé le 13 décembre 2017, lors de la rencontre de Beauchastel avec Christian Pialet et Rémi Gandy, à faire avancer concrètement l’union des chasseurs dans son département par un rapprochement « solide et durable » avec l’Interdépartementale et son président. Par sa présence symboliquement forte et réellement appréciée à Beauchastel le 6 avril, Jacques Aurange a pu lancer le 14 à Saint-Cyr un appel crédible, convaincant à « la cohésion et l’unité des chasseurs ». Donnant lui-même l’exemple de la cohérence, le président fédéral n’a pas manqué de multiplier les signes positifs lors de son assemblée générale :   

. En soulignant « le rôle positif des associations spécialisées » sur lesquelles la fédération entend « continuer à s’appuyer »

. En « remerciant l’Interdépartementale Chasse de ne pas avoir brouillé le message fédéral lors de l’assemblée générale extraordinaire de décembre » consacrée au délicat dossier du financement des dégâts sanglier    

. En soulignant l’intérêt de la FDC 07 pour les travaux des Tables Rondes de la Chasse 2018, lorsqu’il a repris à son compte dans son intervention l’une des quatre thématiques de Beauchastel : « Agriculteurs et chasseurs, nous sommes condamnés à nous entendre ! »

. En « remerciant » Christian Pialet parmi « les personnalités présentes invitées par la fédération », puis à nouveau lorsque celui-ci eu terminé son intervention de 3 minutes (lire en fin de compte-rendu la prise de parole du président de l’Inter). 

Absence remarquée

 

25
Bernard Brottes était à Beauchastel le 6 avril mais pas à Saint-Cyr le 14 
« Retenu à La Voulte par la célébration d’un mariage »
Photo Inter/Léo Lespets

Garde rapprochée  

26
Les élus et les présidents
Photo Inter/Léo Lespets

Le conseiller régional délégué à la ruralité, Olivier Amrane, est aux petits soins avec ses amis chasseurs ardéchois. A leurs côtés à Beauchastel le 6 avril, le revoilà à nouveau à Saint-Cyr le 14. Il a même offert à l’Inter une dotation en lots de la région Auvergne Rhône-Alpes pour la Super Tombola AG 2018. Le vice-président du département de l’Ardèche, Christian Féroussier, également présent à Beauchastel pour y représenter officiellement le président du département, Laurent Ughetto, a lui aussi fourni en lots la tombola de la Chasse Drôme-Ardèche : des présences et des gestes appréciés par les chasseurs qui savent renvoyer l’ascenseur.

Lecteur attentif

27
Le Dauphiné-Libéré commenté
Photo Inter/Capture/France 3

Après l’intervention de Christian Pialet, une personnalité assise au premier rang des invités de la fédération a sorti de sa serviette en cuir le Dauphiné Libéré du 28 mars. (Re)lisant l’article qui annonce la volonté de rapprochement de l’Inter avec les fédérations, il en a fait le commentaire à ses voisins.   

Ce leader attentif aux évolutions du monde de la chasse n’est autre que Jean-Claude Flaugère, le président de la Chambre d’Agriculture Régionale.

Nouveau préfet

28

Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, s’adressait pour la première fois aux chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

. Les représentants des chasseurs présents à Saint-Cyr ont remarqué le changement de ton du représentant de l’Etat aussi bien à l’égard de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche que des ACCA en difficultés sur le sanglier.  

Visiblement, Philippe Court, nouveau préfet de l’Ardèche, a décidé, lui aussi, de tourner la page. D’abord, celle de l’ostracisme et de la marginalisation dont se plaignaient à juste titre dirigeants et présidents d’ACCA membres associés de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche pendant les trois années précédentes : un message clair en direction de Beauchastel a ainsi été délivré par le représentant de l’Etat lorsqu’il a cité, à un moment de son discours, l’intervention précédente de Christian Pialet.

Maîtrisant bien le sujet chasse, le nouveau préfet a pu obtenir sans difficulté le silence attentif de l’auditoire. Assistant à l’assemblée générale fédérale du début à la fin, il a pris soin de charpenter son discours de clôture à partir de notes prises tout au long des interventions en tribune et dans la salle : preuve de l’intérêt du représentant des pouvoirs publics pour ce qui a été exprimé devant lui par l’ensemble de la représentation cynégétique ardéchoise. Sans complaisance ni démagogie, parlant clair et net sur la situation explosive du sanglier, M. Court n’a rien éludé. 

Face à la progression continue des dégâts, face au niveau toujours plus élevé de leur financement, le préfet considère lui aussi que la situation n’est plus tenable en l’état. Le représentant du gouvernement a clairement laissé entendre que 2017-2018 pourrait bien être la saison de la dernière chance et que, faute pour les chasseurs d’arriver – au minimum – à stabiliser une situation très dégradée, l’Etat serait contraint de passer à « autre chose ». Le préfet veut proposer un contrat d’objectif aux ACCA répertoriées en « points noirs ». Il s’agit des 28 communes ardéchoises qui représentent plus de 70 % des dégâts en euros du département. A mi-parcours de la saison, la diminution sensible des dégâts (il serait question d’un objectif de 20 %) devra être effective. Pour cela et si nécessaire, ouverture anticipée du sanglier à partir du 1er mai : du jamais vu ! En cas d’échec (et c’est un ton auquel les ACCA n’étaient plus habituées), Philippe Court ne montrera pas du doigt les mauvais élèves de la classe, il ne punira pas les vilains chasseurs. Il fera « accompagner » par les services de l’Etat l’ACCA en difficulté en mobilisant tous les moyens légaux à sa disposition pour que l’on se rapproche le plus possible de l’objectif fixé.

Certes, ce discours officiel ne fait pas dans la facilité ; il n’annonce en rien à la fédération, ni aux ACCA, des lendemains qui chantent ! Certains chasseurs s’en plaindront ou s’en inquiéteront. Des questions, il est vrai, restent encore sans réponse. Par exemple, comment le recours plus systématique (et prévisible) aux lieutenants de louvèterie sera-t-il organisé alors que les bras armés du préfet sont déjà extrêmement sollicités toute l’année au point d’arriver presque à saturation ? Ces interrogations sont légitimes, le préfet Philippe Court ne peut pas les ignorer. Mais tartiner un congrès fédéral de propos mielleux pour mieux interdire arbitrairement ensuite de chasser à toute une ACCA (Félines) ou encore, faire semblant d’autoriser magiquement un mode de chasse ancestral (pigeon ramier) pour mieux permettre à sa ministre de l’écologie de l’interdire définitivement huit jours après était une autre méthode qui n’aura pas laissé en Ardèche que de bons souvenirs …

Des représentants cynégétiques se sentant enfin compris, écoutés et respectés par le plus haut dépositaire de l’autorité publique dans le département, un discours gouvernemental assumant ses responsabilités sans mépriser qui que ce soit, le ton était bel et bien nouveau.

. « Cela nous change des années précédentes », faisait remarquer à la sortie, sourire aux lèvres, un président d’ACCA de l’Interdépartementale.    

« …Beauchastel »

 

29
Philippe Meunier a rappelé « l’effort sans précédent » de la Région en faveur des chasseurs
Photo Inter/FDC 07

Avant de quitter Saint-Cyr, le président de l’Inter Chasse 26-07 est aller saluer le président de la FDC 07, ce qui était la moindre des choses mais aussi le viceprésident de la région Auvergne Rhône-Alpes, Philippe Meunier, représentant du président Laurent Wauquiez. C’est en effet le député du Rhône, cela, le président de l’Inter ne l’a pas oublié, qui avait reçu ensemble Jacques Aurange, Christian Pialet et Bernard Brottes à Lyon au siège de la région, aussitôt le nouvel exécutif d’AuvergneRhône-Alpes installé.  

Dans son intervention avec clin d’œil appuyé à ses origines familiales ardéchoises, Philippe Meunier n’a pas manqué de rappeler devant l’assemblée ardéchoise ce qu’il avait raconté ce jour-là à Lyon au représentant de la Chasse Drôme-Ardèche amusé :

« Comme vous, mon grand-père habitait … Beauchastel ».  

Le monde est petit.

Après s’être entretenu en aparté avec Jacques Aurange puis avoir remercié son président de fédération, Christian Pialet a tenu, avant de prendre congé, à faire le tour des administrateurs fédéraux. Il les a salués un par un, sans oublier le personnel technique et le personnel administratif de la FDC 07.

 

30

31

 

32

 

 

33

 

 

Nicolas Hulot : le grand bleu

 

34

Photos Inter/Capture/BFMTV/CC BY-SA

 
Adepte de la plongée sous-marine, M. Hulot découvre la plongée sondagière.  
En 6 mois, le ministre de l’Ecologie (et de la chasse) voit sa cote de popularité dévisser de 11 points. Même si ce n’est pas encore la plongée vers les abysses, c’est la plus forte baisse d’un membre du gouvernement.

 

La Frapna 07 aurait-elle, à son tour, tourné la page ?

 

35
Le hérisson ardéchois a-t-il fait peau neuve ?
Photo Inter/CC BY-NC-SA

 
. Voici quelques années, la survie de la Frapna 07 était une question posée. Bien qu’adversaires, nous avions dit pourquoi sa disparition possible en tant qu’association ne nous réjouissait pas.

Certes, la Frapna 07 a pu compter à une autre époque plus d’anti-chasses souvent sectaires que de réels bienfaiteurs de la planète et de l’humanité. Certes, elle ne s’est jamais privée d’entraver la chasse en Ardèche, ni de combattre l’action de l’Interdépartementale dans sa défense de la chasse au gibier d’eau ou au pigeon ramier, ni même d’égratigner à l’occasion son président-fondateur. Mais, en tant que personnes, nous avons toujours respecté nos adversaires car si l’engagement associatif nous a parfois séparés, il se trouve à la Frapna comme ailleurs des hommes et des femmes de qualité.   

Certes, trop de permanents ont pu profiter pendant trop longtemps, à la Frapna comme à la LPO, d’un système exagérément biberonné aux subventions publiques. Nous avons dénoncé cette dérive. Par notre action permanente d’information de l’opinion publique en général et des familles de chasseurs en particulier, par nos démarches tenaces auprès de l’exécutif régional (l’ancien président de région comme le nouveau), nous avons contribué – et nous nous en félicitons – à obtenir de la région Auvergne-Rhône-Alpes que les chasseurs y soient enfin reconnus en tant qu’acteurs du territoire et acteurs de la biodiversité, à obtenir aussi qu’un rééquilibrage des subventions publiques soit désormais plus conforme à l’équité. 

Cela ne nous empêche pas de reconnaitre que des bénévoles et des adhérents de la Frapna ou de la LPO puissent être portés eux aussi dans leur engagement associatif par des convictions environnementales sincères et respectables.    

C’est pourquoi nous constatons aujourd’hui avec un intérêt particulier que la Frapna 07 parait avoir franchi un cap : en tournant la page, semble-t-il, d’une forme d’antichasse primaire qui fut longtemps sa marque de fabrique … Et l’obstacle majeur à son développement.    

Progressivement, une nouvelle génération semble prendre le relai et s’attacher à recentrer l’association sur des fondamentaux environnementalistes qui parlent davantage d’avenir et s’adressent donc davantage aux jeunes :  en 2018, forêts et rivières à préserver ou à restaurer sont devenues les combats prioritaires de la Frapna Ardèche. La faune et la flore font désormais l’objet d’approches plus scientifiques que militantes au service de projets concrets d’intérêt général susceptibles de susciter davantage qu’avant l’adhésion de tous.   

Si cette orientation nouvelle se confirmait, elle pourrait devenir vraiment intéressante. 

 

 

La FDC 26 reçoit l’ANCGE

   

. Les délégués départementaux ANCGE Drôme, Serge Roux (Chabeuil) et Noël Chautard (Livron) étaient conviés le 16 avril 2018 à Crest au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs. Les représentants drômois de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau ont été reçus à leur demande par le président FDC 26, Rémi Gandy et son Conseil d’Administration : un oubli réparé qui permet à l’ANCGE 26 de rejoindre les 12 associations spécialisées consultées par la FDC 26.

 

36

 

 

37

 

 

38

 

 

39

 

40 41

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

INVITATION

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018

 

Janine Burine nous a quittés

 

50
Janine et Michel aimaient piloter ensemble les « Rhôdaniens » de l’Inter
Photo Inter/JMS

Janine vient de nous quitter. C’était quelques heures après que nous ayons terminé, en pensant à elle, notre conseil interdépartemental du 2 mars.

C’est vers Florence, Jérôme et Sylvain, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille que vont aujourd’hui nos pensées, notre amitié, notre affection. C’est aux autres que Janine pensait d’abord. C’est en pensant aux autres qu’elle fit face à la maladie durant des années, courageusement, sans se plaindre. Ne chassant pas, c’est d’abord pour rendre service aux autres qu’elle avait accepté d’entrer au conseil interdépartemental de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche où elle n’hésitait pas à nous dire le fond de sa pensée, à se porter volontaire pour aider. Avec Michel son mari, ces deuxlà faisaient la paire pour piloter avec assurance et gentillesse le concours annuel de pétanque de l’Inter, Le Rhôdanien ou encore, participer activement à la préparation de nos assemblées générales. Janine aimait la convivialité, son sourire et ses rires le disaient. Combien de fois l’équipe d’ACCA de Beauchastel, élargie une fois par an aux amis drômois de l’ACCA d’Etoile, s’est-elle retrouvée joyeusement après la battue du matin chez l’ami Michel, dans la grande salle du bas où Janine attendait les amis chasseurs pour leur faire partager la bombine, le pot au feu, la paella ou … le civet de chevreuil qu’elle venait de cuisiner avec amour et talent ?

Le 8 mars, jour de ses 67 ans, l’Eglise de Beauchastel était pleine pour lui dire adieu malgré les absents par contraintes professionnelles. Autour de la famille, les amis de diverses associations dans lesquelles Janine Burine s’investissait se sont retrouvés nombreux, la tête pleine de bons souvenirs. A la cérémonie, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné de membres du Bureau et du Conseil. Le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange, s’était fait représenter par Christian Pialet. Janine, les amis de l’Interdépartementale te disent merci. Tu viens de rejoindre ton Michel. Vous nous manquez tant, tous les deux, les amis ! L’assemblée générale annuelle 2018 de la Chasse Drôme-Ardèche vous sera dédiée.

L’équipe de l’Interdépartementale

 

51

 

« LE RAPPROCHEMENT AUQUEL NOUS ŒUVRONS CONCRETEMENT ET SEREINEMENT, REMI GANDY, JACQUES AURANGE ET MOI »

 

52

. Le Président de l’Inter Chasse 26-07, Christian Pialet, présent à Paris le 14 mars au Conseil d’Administration de l’ANCGE, vient de communiquer cette information aux Présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale :

« Suite aux discussions et décisions du Conseil Interdépartemental du 2 mars 2018, à l’occasion de la présence à Privas le 3 mars du Président National de l’Ordre National du Mérite, mon ami le Drômois Michel Lebon, j’ai remis en main propre au Préfet, M. Philippe Court, un message de l’Inter Chasse 26-07. Dans le cadre du rapprochement solide et durable avec nos fédérations auquel nous œuvrons concrètement et sereinement, Rémi  Gandy, Jacques Aurange et moi, j’ai transmis copie de l’intégralité de ce message au Président de la FDC 07 »  

 

53

54

 

 

55

 

56

 

57

 

58

 

59

 

60

 

61 62

 

 

L’Interdépartementale à nouveau en deuil

JACKY FEROUSSIER TERRASSE PAR LA MALADIE

 

67
Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier est parti. Très vite, trop vite et surtout bien trop tôt. A 67 ans, la maladie l’a terrassé. L’Interdépartementale est d’abord dans le respect de la douleur ; la douleur de celles et ceux qui sont aujourd’hui très éprouvés par un départ aussi rapide : son épouse Simone, ses filles Sylvie et Angélique, l’ensemble de sa famille, ses amis proches.

Jacky avait ma confiance. Il avait toute mon estime. A travers l’association, d’année en année, nous avons appris à mieux nous connaitre. VicePrésident à mes côtés, Chargé du grand gibier dont il était un spécialiste passionné, Jacky me donnait de l’énergie, de l’envie. Il m’aidait, m’apportait ses connaissances, ses conseils. Toute l’équipe appréciait sa gentillesse, son dévouement, son engagement résolu à défendre la chasse. D’un regard pétillant, il allumait le feu de la discussion. D’un esprit pétillant, il posait la question qui invitait à la réflexion. Dans l’équipe dirigeante de l’Inter comme dans le bureau d’ACCA de Beauchastel, Jacky aimait rendre service. Il aimait nous aider à trouver des solutions. D’un trait d’humour appuyé de son sourire, il faisait entre nous un trait d’union. Jacky aimait la convivialité. Il était heureux de partager le repas de travail d’un conseil interdépartemental, toujours volontaire pour aider à préparer la salle, garnir la table avec soin afin d’accueillir chaleureusement les amis qui allaient arriver de loin. Jusqu’au bout, il s’est inquiété de savoir si la soirée annuelle du 6 avril se préparait sans trop de difficultés. Jacky a été content d’apprendre que les évolutions positives au bénéfice des chasseurs ardéchois et drômois, entrevues depuis le 13 octobre 2017,  étaient sur le point de se concrétiser. Deux jours avant son décès, Jacky me demandait sur son lit d’hôpital à Valence si nous n’avions pas trop de mal à trouver les lots de tombola pour le 6 avril …

Ce soir-là, Jacky, dans cette salle des fêtes de Beauchastel où avec toi nous nous sommes réunis si souvent et si souvent dans la bonne humeur, tu seras tellement loin et pourtant, si proche de nous tous !

Jacky, l’Ami, Jacky notre Vice-Président, je sais tout ce que la chasse t’apportait, entouré de tes amis chasseurs de sanglier de l’ACCA de Beauchastel, accompagné de ton petit-fils que j’ai vu si fier, si émerveillé de suivre dans la montagne son Papy avec ses chiens. Je sais tout ce que tu as apporté à la chasse pendant ces années d’action bénévole partagée. Je sais, ils me permettront de le dire ici, ce que les chasseurs te doivent, jeunes et anciens. Jacky, par mon intermédiaire, tes amis chasseurs de Drôme-Ardèche te disent, du fond du cœur, un grand merci ».

Christian Pialet

 

63

 

64

65 66

 

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018 (3)

LE GRAND RENDEZ-VOUS : « LES TABLES RONDES DE LA  CHASSE 2018 ». AMI CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS, APRES LE SUCCES DE LA 1ère EDITION, TON ACCA (ADHERENTE OU NON A  L’INTER) EST INVITEE. BIENVENUE A TOI, VENDREDI 6 AVRIL, A PARTIR DE 18 H 30, A BEAUCHASTEL, SIEGE SOCIAL DE L’INTER CHASSE 26 – 07

 

1

OIES GAZEES TOUTE L’ANNEE PLUTÔT QUE CHASSEES EN FEVRIER

2000 CHASSEURS DE GIBIER D’EAU DE CHARENTE-MARITIME CRIENT A NICOLAS HULOT ET A LA LPO LEUR INCOMPRÉHENSION ET LEUR COLÈRE

 

2
« Gaze pas les oies, on les chasse en février ! »
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

« L’histoire cynégétique retiendra que, pour la première fois, nous ne chasserons pas les oies en février » constate l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau). Celle-ci apportait son soutien à la manifestation du 31 janvier organisée par des chasseurs de gibier d’eau de Charente-Maritime à Rochefort-sur-Mer. L’ANCGE y était représentée par son Secrétaire Général, Bernard Garnier.  

Contre l’interdiction de chasser de Nicolas Hulot

Malgré une pluie battante, ils étaient dans la rue plus de 2000 chasseurs d’oie et de canard (1100 selon la préfecture) pour protester contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse à l’oie au-delà du 31 janvier afin de « ne pas mettre en colère » ses « copains » de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux présidée par Alain Bougrain-Dubourg).

3
Pour les chasseurs, gazer les oies sauvages est une hérésie écologique
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Constat amer d’un manifestant : « 8 jours de chasse en février, ce n’était déjà pas beaucoup mais c’était toujours mieux que rien. Avec Hulot, ce n’est carrément rien. Pour les sectaires de l’antichasse, il est préférable de gazer en Hollande des dizaines de milliers d’oies toute l’année plutôt que d’en prélever quelques centaines par la chasse en France au mois de février ».

 

4
Le gazage des oies ne passe pas chez les chasseurs
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

Des chasseurs ont tenté de rejoindre le siège de la LPO. 500 CRS et policiers étaient mobilisés pour les en empêcher

 

5
A deux pas du siège national de la LPO de M. Bougrain-Dubourg, ça chauffe !
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Pacifique au départ selon les consignes données, la manifest ation s’est durcie.  

Des chasseurs ont ainsi défié les 500 CRS et policiers mobilisés en tentant d’arriver jusqu’au siège national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) association militante domiciliée à Rochefort.

Grâce au sérieux des organisateurs, au sang-froid d’un service d’ordre interne impeccable, la manifestation s’est terminée sans incident grave qui aurait gâché la belle démonstration de force.

LA LPO SALUE DANS CETTE INTERDICTION DE CHASSER « UNE DECISION PLEINE DE BON SENS »

 

De son côté, la LPO s’est réjouie – à distance – de l’interdiction de chasser prise par le ministre d’Etat-et-de-mes-copains Nicolas Hulot, saluant « une décision pleine de bon sens ». « Le mois de février marque le début de la période de reproduction des oies cendrées », explique Alain Bougrain-Dubourg, le Président de la LPO. « On ne tire pas sur des oiseaux quand ils se reproduisent. C’est le bon comportement à adopter quand on prétend être bon gestionnaire de la nature ».

 

6
« Le bon comportement à adopter » ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

7

 

8
Sans commentaire !
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

 

9

10

 

 

 

12

 

LE PATRON DES CHASSEURS A RENCONTRE LA PRESIDENTE DE LA FNSEA … Compliqué !

 

13
Photo Inter/Capture/France 3

Le 30 janvier 2018, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s’est entretenu pendant deux heures avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). Objet de la réunion : ouvrir les dossiers chauds, source de tensions assez vives entre le monde agricole et les chasseurs.  

Il y en a trois sur lesquels nous avons pu recueillir quelques informations à la meilleure source :

 

14
Photos Inter/SR

1°). La FNC ne veut plus que les FDC soient contraintes d’indemniser les dégâts (sanglier pour l’essentiel) là où les chasseurs sont interdits de chasse : 50 millions € par an pris dans la poche des chasseurs, « c’est beaucoup trop. Ce n’est plus supportable », martèle Willy Schraen. « De plus en plus de dégâts aux cultures, des récoltes perdues plusieurs fois de suite, c’est épuisant » lui répondent les exploitants agricoles. On sait où peut conduire l’impasse des dégâts sanglier si elle dure : l’Etat finira par imposer ses « solutions ». La stérilisation des laies en pleine nature aurait passé avec succès le cap expérimental … pas uniquement en Espagne.

 

15
Photo Inter/Bing/JLPC/Wikimédia Commons

2°). La FNC « déplore la suppression des haies vives ». Leur disparition a entrainé la quasi disparition du petit gibier de plaine. « C’est un désastre écologique ». Les agriculteurs sont conscients qu’il faut revenir à des méthodes de production « plus naturelles ». Ils seraient prêts à « aller plus loin que le reboisement expérimental actuel » mais quand on est « endetté jusqu’au cou », que le revenu mensuel de l’exploitant n’est plus que de quelques centaines d’euros pour vivre, « les paysans peuvent-ils y arriver seuls » ?

 

16
Photos Inter/Bing/Capture BFMTV

 
3°). Le monde agricole a « très mal pris » l’appui officiel médiatisé apporté à Nicolas Hulot par la FNC en faveur d’une interdiction rapide du glyphosate. Christiane Lambert ne s’est pas privée de le dire vertement à Willy Schraen. Pour les agriculteurs, dans le contexte si difficile qui est le leur, « faire ce cadeau à Hulot », c’était donner le bâton pour mieux se faire battre : « un manque de solidarité entre ruraux » face au ministre pro-loup et antichasse des écolos-bobos. Supprimer le pesticide si décrié (qui a valu à un représentant agricole, en plein Salon de l’Agriculture, de se faire « engueuler » par un Président de la République perdant son calme olympien) ? « Oui mais » répond la FNSEA, à condition de trouver autre chose, de bénéficier de mesures d’accompagnement, de prendre le temps de la transition. « A défaut de solutions de remplacement pouvant être immédiatement mises en œuvre » et « à défaut de soutien du représentant des chasseurs », les paysans français « auraient préféré que la FNC se taise ».

Bref ! entre le chasseur et l’agriculteur (les deux étant parfois une même personne) c’est devenu compliqué. Et quand c’est compliqué, ça coince. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu. Parce qu’il ne peut pas l’être. A l’évidence, les deux parties sont condamnées à s’entendre.

Le loup (ou son cousin hybride) coûte 29 millions € par an au contribuable français. Pour M. Hulot, ce n’est pas assez. Afin de « ne pas mettre (ses) copains en colère », Hulot-l’écolo en veut pour plus de 40 millions € !

 

17
Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

 Selon les chiffres officiels, le loup (ou hybride assimilé) a coûté au contribuable la bagatelle de 29 000 000, 00 € en 2017. D’après le ministre de l’Ecologie en personne, il n’y aurait en France « que » 360 loups. Faites vos comptes. Ça porte le loup ou assimilé à … 80 555, 00 € la bête.  A croire que pour le plat du jour régulièrement offert au canidé sur fonds publics, le gigot d’agneau saignant est maintenant farci aux truffes.

 Mais pour Nicolas Hulot, ce n’est encore pas assez.  

Hulot-l’écolo ministre d’Etat-« et de mes copains » en veut vraiment pour son argent … ou plutôt le nôtre ! En fixant l’objectif démentiel (un tant soit peu provocateur) de « 500 loups », Hulot-l’économe va donc faire dépenser prochainement à l’Etat plus de 40 millions € uniquement pour protéger sa bestiole terreur des bergers, éleveurs, brebis, chamois, chevreuils.  

40 millions € pour nourrir des loups hybrides ! Voici donc (re)venu le temps de l’écologie-caviar. Goinfrée comme toujours d’argent public. La France, après tout, n’a « que » 2 200 milliards de dette publique à rembourser. Le cadeau pour les générations futures ?

 40 millions € pour nourrir le loup !

 

18
Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

Ebloui par les ors et dorures des salons de la République, Nicolas Hulot au patrimoine déclaré dépassant 7 millions € n’a pas l’air de bien mesurer l’indécence de pareille exigence en comparaison de l’indignation qu’elle suscite dans notre région parmi les gens qui se lèvent tôt pour travailler et les retraités qui voient leur pension diminuer. Se croyant béni des dieux puisque intronisé par « Jupiter », Hulot le néo-aristo semble se moquer comme de sa première chemise verte qu’au même moment, dans le même gouvernement, sa collègue ministre de la justice puisse se lamenter que des actions judiciaires soient interrompues faute d’un budget suffisant pour les photocopies tandis que sa collègue ministre de la santé puisse pleurer sur le sort de ces personnes âgées laissées sans soin dans les EHPAD par manque d’argent pour embaucher le personnel nécessaire.

Ainsi va la joyeuse France de la Transition écologique.

 


 LE PRESIDENT NATIONAL DES  CHASSEURS REÇU A L’ELYSEE

 

19
Photos Inter/Bing/FNC

Le 15 février 2018, soit quinze jours après la manifestation des chasseurs de gibier d’eau de Rochefort, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Celui-ci est sorti de l’entretien visiblement satisfait.

 

OIES CHASSEES PLUTÔT QUE GAZEES : ENGAGEMENT PRESIDENTIEL POUR FEVRIER … 2019

 

20
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

 Surprise, surprise !  

 

 Le Chef de l’Etat l’a coché sur son agenda. Il vient de prendre l’engagement que l’oie cendrée serait chassée en France du 1er au 28 février 2019 dans le cadre d’une dérogation de régulation telle que proposée depuis plusieurs années par la FNC, mesure pourtant sèchement rejetée par Nicolas Hulot voici quelques semaines (« même pas la peine d’en discuter ! ») … Si l’on en croit l’agenda présidentiel et la promesse républicaine faite aux chasseurs de gibier d’eau, voilà un ministre d’Etat qui aura donc quitté le gouvernement avant un an pour retourner auprès de « (ses) copains ». Ce départ anticipé de M. Hulot, hautement prévisible, ne semble pas chagriner outre mesure M. Macron. Pas excessivement non plus, les 1 000 000 chasseurs français.

« MODERNISER LA CHASSE FRANÇAISE » …

Dans un dialogue jugé « extrêmement cordial et constructif » par la FNC, le Président de la République a donné son plein accord à Willy Schraen pour lancer avec lui les grandes réformes « de modernisation de la chasse française » :  

- Permis de chasser
- ONCFS
- Police de la nature
- Gestion adaptative des espèces
- Biodiversité et ruralité
- Etc.

 … « ET EN MÊME TEMPS, RESPECTER LES TRADITIONS »

 

21
Photo Inter/Bing/Flickr/Céline Aussourd

. D’autre part, alors qu’une proposition de loi visant à « interdire la chasse à courre » a été déposée fin janvier à l’Assemblée Nationale et co-signée par de nombreux députés dont plusieurs de la majorité présidentielle, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer son « soutien à tous les modes de chasse actuellement pratiqués en France », y compris « les chasses traditionnelles comme la vénerie » dont les pratiquants font depuis des mois l’objet d’une campagne de dénigrement violente, aussi haineuse que mensongère.   

 

A Beauchastel, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme et le Président de l’Inter Chasse 26-07 donnent ensemble le coup d’envoi de la traditionnelle battue interdépartementale de régulation du renard

 

22
Rémi Gandy aux côtés de Christian Pialet : départ de la battue interdépartementale
Photos Inter/ACCA Beauchastel/Bing/Facebook

C’est une tradition. Depuis longtemps, les ACCA d’Etoile S/Rhône (26) et Beauchastel (07) clôturent la saison de chasse en février par une battue au renard commune aux Drômois et Ardéchois suivie d’un casse-croûte partagé dans la convivialité. Voici un bel exemple concret d’interdépartementalité perpétué par les Présidents d’ACCA actuels marchant sur les traces de leurs prédécesseurs : Eric Marsanon, le drômois, Franck Chalas, l’Ardéchois, ce dernier étant par ailleurs l’un des Vice-Présidents de l’Interdépartementale, association qui se félicite évidemment de ce genre d’initiatives pour les avoir initiées ou encouragées depuis 1981 : « Le Rhône n’est pas une barrière mais un lien entre les hommes ».
 
L’interdépartementalité appliquée à la vie interne des ACCA a d’ailleurs reçu cette année un écho particulier.  

En effet, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, Rémi Gandy, était à Beauchastel en compagnie du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet pour donner ensemble le coup d’envoi de cette énième battue interdépartementale d’ACCA.

 

23
Le footballeur drômois Florent Laville (à droite) était lui aussi de la partie
Photo Inter/Archives/FL/OL

La bonne humeur matinale, au parfum de café chaud partagé entre ardéchois et drômois, a accompagné les chasseurs tout au long de la journée, une délicieuse paella leur étant servie à la mi-journée chez l’ami Stéphane Pépin. Autour des quatre Présidents, on remarquait aussi la présence d’autres personnalités, notamment le sportif (et chasseur drômois), Florent Laville, ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, double champion de France de foot Ligue 1.  

Destinée à faire un prélèvement sélectif de régulation sur une espèce très prolifique, la battue au renard du matin a permis trois tirs grâce au travail de chiens de métier parfaitement dressés, les tirs étant concluants. Dans un secteur où dix autres renards avaient déjà été prélevés par la chasse en cours de saison, cela aura ainsi sauvé la vie à des dizaines de lapins, perdrix, faisans. A ceux qui en douteraient, il suffit d’observer la dentition si particulière de Maître Goupil pour se convaincre que l’animal n’est pas vraiment programmé pour manger de l’herbe ou des petites fleurs. Quant aux propriétaires de poulaillers, clapiers, élevages de pigeons ou canards, ils savent pourquoi il se trouve plus de faisans dans les terriers à renard en fin de saison de chasse que dans les congélateurs des chasseurs.

 

24
Photo Inter/Bing/Créative Commons/NuitFrance/Romain Sordello

Si le magnifique pelage (sauf en cas de gale !) du gentil Rox ami de Rouky lui donne par la magie de Disney cet air si attendrissant de peluche, la réalité oblige à se méfier comme de la peste de ce porteur d’échinococcose alvéolaire, redoutable maladie qui se transmet à l’homme et s’apparente à un cancer du foie. La même réalité oblige, dans le cadre d’une bonne gestion cynégétique, à contenir l’expansion de Fantastic Mr. Fox, qui, se promenant dans la nature sans permis de chasse avec nombre de ses congénères, braconne sans vergogne nuit et jour, 365 jours par an.      

LE SILURE BIENTÔT CLASSE « NUISIBLE » ?

Le poisson-chat géant qui pullule est peut-être en train de faire disparaitre le canard colvert du Rhône

 

25
Le canard colvert en voie de disparition sur le Rhône ?
Photomontage Inter/Bing/Wikimédia Commons/Flickr/John Morris/Facebook/Sébastien Delabre

 

Le canard colvert, sédentaire ou migrateur, était de loin le gibier d’eau N°1 des chasseurs du Rhône pratiquant à la passée ou à la hutte, loin devant sarcelle d’hiver, chipeau, siffleur, milouin, morillon, souchet, sarcelle d’été, pilet, oie cendrée ou autres anatidés … « Etait ».

 

27
Photo Inter/Bing/Pixabay

Depuis quelques années en effet, fini le plaisir des yeux de ces ouvertures générales de la chasse en septembre où des centaines de colverts s’envolaient de toute part jusqu’à encombrer le ciel de leurs vols caractéristiques ; finie l’émotion de ces poses hivernales aux appelants de 10, 15, 30 colverts ensemble, parfois plus ; finie l’observation de cette nidification dans le couvert de la roselière où chaque couple reproducteur perpétuait le cycle de la vie avec la tranquille assurance de donner naissance à une douzaine de jaunes et rayés canetons, lesquels arrivaient en quelques semaines au stade de « hallebrand » (jeune canard sauvage ne volant pas encore) grâce à l’expérience protectrice de la mère et la vigilance du père puis découvraient enfin l’autonomie de l’oiseau adulte, synonyme de liberté.  

Le coupable porte un nom : « silurus glanis », le silure glane

 

28
Des monstres de 100 Kg, ce n’est plus l’exception pour les pêcheurs du Rhône
Photo Inter/Bing/Futurism

Depuis qu’un laboratoire valentinois a révélé que le contenu stomacal d’un silure d’une quarantaine de kilos seulement (certains font le triple) était composé des restes de quatre ou cinq canards adultes, le doute n’est plus permis. Les observations de terrain, les témoignages de chasseurs, pêcheurs, promeneurs vont dans le même sens. Le silure mange à peu près tout ce qu’il trouve : poissons adultes de n’importe quelle espèce, rats, ragondins, jeunes castors, petits chiens (?), charognes aperçues au fil de l’eau.  

Quand l’occasion se présente, il mange du canard, caneton ou adulte.

 

29
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Le silure chasse en meute. En hiver, il a été observé dans les profondeurs des fleuves et lacs colonisés de gigantesques pelotes formées de plusieurs dizaines de silures agglomérés. Le silure glane fréquente souvent les mêmes places. Il y reviendra tant qu’il y aura encore quelque chose à attraper, à manger ; par exemple, la couvée complète de canetons y passera en quelques jours … sans que le vorace ne rechigne à gober aussi d’une simple aspiration maman cane qui les surveillait. L’appétit du glane est proportionnel à sa taille.

 

LE PLUS GROS SILURE DU MONDE NAGE ACTUELLEMENT DANS LES EAUX DU RHÔNE

 

Originaire d’Europe Orientale (Bassin du Danube), le silure Glane se retrouve assez tôt dans le Bassin du Rhin. Son expansion aujourd’hui illimitée en Europe résulte d’introductions délibérées dans des lacs, rivières et fleuves dont il était absent. Vers 1860, il est introduit volontairement dans le bassin du Doubs, cent ans plus tard dans un affluent de la Seine. Dans la deuxième moitié du 20ième siècle, il arrive dans la Saône et le Rhône. En moins de quatre décennies, le silure a colonisé tous les bassins fluviaux. Selon une enquête du Chasseur Français (février 2018), « sa population a littéralement explosé dans les bassins de la Saône et du Rhône depuis la fin des années 1970. Le silure s’adapte d’une manière exceptionnelle à tous les milieux aquatiques ».

 

30
L’estomac lesté de plusieurs canards adultes : un laboratoire d’analyses l’atteste 
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Face à un développement exponentiel du poisson géant que plus personne ne contrôle, les préfets sont saisis dans de nombreux départements de demandes, parfois véhémentes, de classement du silure en espèce « nuisible » avec interdiction absolue de remettre à l’eau « l’horrible glane » lorsqu’il a été pêché.  

Paradoxalement, cette demande provient le plus souvent des pêcheurs euxmêmes, catastrophés de ne plus attraper ni truites, ni sandres, ni brochets, ni carpes là où le silure s’est installé pour faire le vide. La question du statut du silure, espèce invasive et nuisible en fait mais pas en droit, se pose désormais pour l’Ardèche et la Drôme comme pour les autres départements rhodaniens. Elle se pose surtout au niveau national et européen.  

En attendant, le silure prospère, grossit et se multiplie partout.

 

31
Sébastien Delabre et sa prise record : 130 Kg !
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

 
Le 22 octobre 2015, Sébastien Delabre pêche un silure de 2,73 mètres pour 130 kilos : record mondial homologué par huissier. C’est en France que cela se produit, dans le Gard, à Vauvert … dans les eaux du Rhône (au PetitRhône précisément, l’un des deux bras du delta du Rhône en limite Ouest de la Camargue).

 

32
Le champion du monde le relâche, espérant « faire le bonheur d’un autre pêcheur »
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Le classement national et européen du silure comme espèce nuisible n’est pas pour demain. La pêche sportive « au gros » sur les fleuves comme le Rhône se développe. Se pratiquant jour et nuit, elle séduit de plus en plus de jeunes qui ont la culture du « No-Kill » (attraper le poisson, ne pas le tuer, le relâcher). Une capture-challenge du « monstre » fait rêver. La question fait débat jusqu’au parlement entre les pour et les contre. Une pétition nationale des « pro glane » contre le classement nuisible du monstre d’eau douce a convaincu en France le gouvernement qu’il était urgent d’attendre.

 

33
Photo Inter/Bing/Flickr/Antoine Skipper

Pourtant, il faudra bien se poser un jour la question – à moins qu’il ne soit déjà trop tard – d’une espèce en expansion totalement incontrôlée (une femelle silure peut vivre 50 ans et elle dépose 30 000 œufs par kilo de poids) aux conséquences désastreuses pour la biodiversité. Il faudra bien par conséquent que les fédérations de pêche, de chasse, de protection de la nature se rencontrent pour en parler, que la recherche du point d’équilibre se poursuive entre pêcheurs « pro-glane » et « anti-glane » pour qu’élus et pouvoirs publics prennent alors leurs responsabilités.

 

34
Pas de régulateur naturel. Seul l’homme pourrait (peut-être ?) freiner son expansion
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Si chacun regarde légitimement (et forcément subjectivement) le silure sous l’angle de son propre rapport personnel à la nature, il n’en reste pas moins que du point de vue strictement écologique, toute espèce animale carnassière, opportuniste, invasive, sans prédateur donc sans régulateur naturel, ne peut objectivement se développer qu’au détriment d’autres espèces.  

Ce qui, dans la durée, peut aller jusqu’à la complète disparition de ces espèces. 

 

Une chasse plus silencieuse ou beaucoup de bruit pour rien ?

 

35

 

Etrangement signé par un Nicolas Hulot habituellement peu enclin à faire des cadeaux aux chasseurs, voilà un arrêté ministériel (pris le 2 janvier 2018, paru au Journal Officiel le 23) qui étonne, détonne, fait beaucoup de bruit. Il s’agit pourtant, en principe, de rendre plus … silencieuse la chasse en autorisant les réducteurs de son sur les carabines.  

Que penser de cette mesure ? Les arguments opposés ne manquent pas, tant chez les antichasse que chez les chasseurs eux-mêmes.

 

36

 

Les adversaires de la chasse ont beau jeu de mettre en avant que le gibier sera plus vulnérable puisque moins effrayé. Il leur sera également facile de persuader certains promeneurs que les chasseurs de grand gibier étant moins facilement repérables ils deviennent ainsi plus dangereux.   

Si les « réducteurs de son » ou « modérateurs de son » qu’on appelait avant « silencieux » sont déjà très utilisés en Europe (Espagne, Scandinavie, Allemagne, Ecosse, etc.), leur possibilité d’utilisation peut séduire en France des chasseurs par le confort auditif apporté au tireur mais aussi avec le but de rendre la chasse moins agressivement sonore dans la nature, ce qui pourrait la faire mieux accepter. Cela se défend aussi.

D’autres chasseurs au contraire, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme ailleurs, se disent mal à l’aise par rapport à cette nouvelle mesure. Ils estiment qu’il ne faut pas aller trop loin dans la sophistication du matériel, toute avancée technologique diminuant de fait les chances du gibier.  

Par exemple, si les appelants sont heureusement autorisés pour chasser le canard ou l’oie (procédé naturel), les chants d’oiseaux enregistrés puis diffusés (procédé technique) restent interdits à la demande des chasseurs concernés. Pour eux, c’est d’abord une question d’éthique de la chasse. Parce qu’avant tout, la chasse doit rester une pratique naturelle, raisonnée, modérée, car la qualité et l’intérêt de l’acte cynégétique dépendent plus du sentiment de liberté qu’éprouve le chasseur immergé dans la nature que de la quantité de gibier prélevé. Or, cette liberté ne va pas sans la responsabilité qui consiste à privilégier dans tous les cas la sécurité et laisser la part d’incertitude à ses prélèvements en donnant une vraie chance à l’animal chassé. Sur ce dernier point, le débat est ouvert de la même façon chez nos amis pêcheurs.

 

37

 

Beaucoup de chasseurs que nous avons rencontrés ne se sentent finalement pas concernés par l’autorisation des modérateurs de son, en tous cas pas pour le moment : d’abord, les réducteurs de son ne seraient pas compatibles avec les fusils. Ensuite, pour réduire de 30 % les décibels des carabines, l’équipement monté entrainera un surcoût de plusieurs centaines d’euros, « pas loin de 1000 € pour certains modèles » disent les armuriers. Enfin, l’arme ainsi équipée pèsera plus lourd (de 300 à 450 gr en plus) et sera donc un peu moins maniable.
Pour se faire une idée plus précise, il faudra sans doute attendre un peu pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

 

38

 

39

 

40

 

41
Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

42
Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

43
Photo Inter/Bing/Flickr/John Talbot

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018

SANGLIER 07 SORTIE DE CRISE PAR UN VOTE FÉDÉRAL D’APPROBATION A 82 %

 

1

 

LES PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE DE LA FDC 07 SUR LE SANGLIER VALIDEES A 82 %

 

Au terme d’échanges de qualité où dirigeants fédéraux et représentants d’ACCA ont fait preuve de leur sens des responsabilités, le Président Aurange peut être satisfait d’avoir trouvé le point d’équilibre qui lui permet d’avancer

 

2

 

. Personne ne s’est trompé, ni de débat, ni d’enjeu. Les turbulences annoncées n’ont pas eu lieu.

 

3

 

➢ « Ne pas ajouter de la difficulté aux difficultés » :

L’Interdépartementale avait souhaité que les échanges entre chasseurs ardéchois sur le sanglier « restent dignes, soient constructifs et porteurs d’avenir », que ces échanges soient « animés par le souci de vérité mais en même temps menés dans un esprit de responsabilité partagée », que « le respect de la liberté d’expression soit garanti à tous et chacun par la fédération organisatrice et son président de séance ».

. C’est exactement ce qui s’est passé le 1er décembre à Aubenas en présence de 650 chasseurs. Ceux qui attendaient que les responsables de la chasse ardéchoise et les représentants d’ACCA se déchirent sur l’épineux dossier des dégâts de sanglier n’auront pas eu ce plaisir. Nous pouvons même dire que, de cette épreuve, la chasse ardéchoise peut sortir renforcée pour autant que l’état d’esprit du 1er décembre soit à l’avenir préservé.

➢ Par la sobriété des propos du président fédéral s’en tenant à l’essentiel pour mieux imprimer son message, par la précision des chiffres (confirmant hélas la gravité de la situation), par le ton dépouillé de tout esprit polémique, par le choix de ne pas inviter d’intervenant extérieur à la chasse (autant de pistes que l’Interdépartementale avait suggérées), la fédération des chasseurs de l’Ardèche a fait un sans faute, fournissant le cadre idéal d’échanges sereins entre chasseurs sur un sujet qui ne l’était pas. Certes, quelques questions sont restées sans réponse, notamment le montant actuel de la réserve financière fédérale mais la discussion avec la salle a donné lieu à un vrai débat.

4

 

. En exigeant d’emblée de l’assemblée générale extraordinaire que chacun puisse s’exprimer librement sur le sanglier « sans être interrompu par des mouvements de salle », le Président Aurange a répondu favorablement à la demande de l’Interdépartementale. Le patron de la fédération a ainsi ouvert la voie à des débats de qualité. En invitant chacun « à prendre ses responsabilités, à ne pas tomber dans les réglements de compte ni les cas particuliers, à faire des propositions concrètes », le Conseil d’Administration de la FDC 07 a permis aux nombreux intervenants de développer au micro exemples concrets, remontées de terrain, critiques généralement constructives, idées plus ou moins originales à passer au banc d’essai. Le tout dans un climat d’écoute remarquable et remarqué.

➢ Les solutions préconisées par la fédération pour financer les dégâts de sanglier sont validées par vote. Le résultat est clair. Il ne souffre aucune contestation : 8 ACCA (ou chasses privées) sur 10 approuvent le plan d’ensemble de sortie de crise élaboré par le Conseil d’Administration et font confiance à la fédération. Au titre de la saison 2016-2017, le seuil de solidarité est dépassé de 226 248 €. Les 526 248 € de dégâts seront financés à hauteur de 320 000 € par le timbre sanglier payé par les chasseurs + 103 124 € pris sur la réserve fédérale + 103 124 € à la charge des douze unités de gestion ayant dépassé le seuil. Ce partage à 50 % du financement des dégâts est validé par 3 ACCA (ou chasses privées) sur 4. Pour la saison 2017-2018, l’augmentation du prix du timbre sanglier est déjà actée.

 

5

 

6

 

7
Inter/Capture d’écran/TF1/6 décembre 2017

 

… Peu de gens savent pourtant que le monumental chanteur populaire avait partagé dans sa jeunesse quelques sorties de chasse entre copains

 
. Lorsqu’il était jeune, Johnny ne collectionnait pas que les disques d’or, les conquêtes féminines et les Harley-Davidson. Il aimait aussi contempler les armes, les toucher, les acquérir … Et à l’occasion, s’en servir. En 1983, il se séparera de sa collection. A Drouot, il fait ainsi vendre aux enchères par le célébre commissaire-priseur parisien Pierre Cornette de Saint-Cyr plusieurs carabines et fusils de chasse qui lui ont appartenu.

A l’époque de ses tendres années, tout le monde voit l’idole des jeunes faire la Une des magazines people, crever les écrans, chavirer le coeur des filles, enflammer les scènes de music-hall, toujours armé de sa guitare électrique. Ce que peu de gens savent alors (ni même aujourd’hui, d’ailleurs), c’est qu’il arrive quelques fois à Johnny Hallyday de quitter la ville, les concerts et ses fans pour se retrouver dans la nature entre copains, fusil de chasse ou carabine en mains.

Nous devons à la vérité de dire que cette expérience de jeunesse n’aura pas de suite : seulement par « manque de temps » comme l’indique alors l’affiche officielle de 1983 ? Probablement aussi par manque d’envie. Or, on sait que chez Johnny, « l’envie d’avoir envie » comptait beaucoup.

 

8

 

 

9

 

 

L’AG extraordinaire des chasseurs ardéchois en chiffres …

 

10

 

. 100 000
Hors de question (et de possibilité ?) pour la FDC 07 de signer à nouveau l’an prochain un chéque « dégâts sanglier » de 100 000 € … même si la saison 2017-2018 « inquiète » déjà Jacques Aurange. Voilà les ACCA prévenues.

. 37 844
37 844, c’est en € le montant maximum de dégâts sangliers sur une seule commune.

. 22 152
Trop de sangliers ? Pas assez de chasse ? 22 152, c’est le nombre de suidés sauvages prélevés en un an par les chasseurs ardéchois. Et si les 12 000 chasseurs ardéchois posaient un jour les fusils, il se passerait quoi ? …

. 10 000
10 000, c’est en € le montant des dégâts sanglier à charge de l’unité de gestion la plus exposée.

. 150
150, c’est en mètres la délimitation légale qui soustrait actuellement à l’action de l’ACCA une portion de territoire chassable (soit environ 8 hectares) à proximité de toute habitation, route, voie ferrée, etc., clause restrictive voulue dans le passé par les parlementaires lorsque le territoire des campagnes n’était pas mité comme aujourd’hui par les zones péri-urbaines mais restriction qui est le plus souvent reprise encore aujourd’hui par les préfets dans le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique. Une question pertinente est revenue plusieurs fois dans le débat à Aubenas : quand les chasseurs d’une ACCA sont interdits de chasse sur des parcelles de territoire de leur commune devenues micro-réserves à sangliers (alors que les propriétaires eux-mêmes seraient le plus souvent d’accord pour les laisser intervenir au cas par cas), est-il encore justifié, dans le contexte actuel, que les chasseurs soient dans l’obligation de payer les dégâts de sanglier commis sur ces parcelles qui ne les concernent pas ? Pour l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, cette question est devenue centrale. Au nom de la défense des ACCA, elle devient aujourd’hui l’une de ses priorités de réflexion et peut-être demain d’action. Rien n’interdit, bien au contraire, que la réflexion de l’Interdépartementale soit conduite dans les mois à venir en concertation étroite, d’abord avec les FDC 07 et 26 si elles en sont d’accord mais aussi – Pourquoi pas ?! – avec l’ensemble des fédérations et ACCA des autres départements de France concernés. Qu’en pensent les chasseurs et leurs présidents d’ACCA ?

. 28
28, c’est le nombre de communes ardéchoises (sur plus de 300) qui totalisent presque les ¾ des dégâts indemnisés.

. 12
12, c’est le nombre d’unités de gestion (sur un total de 28) qui ont dépassé le seuil départemental et seront donc appelées à surcotiser. Aujourd’hui, la carte du département est spectaculairement coupée en deux. En vert, du Nord au Sud, toute l’Ardèche de l’Ouest (16 unités de gestion), qui reste pour le moment dans le cadre imparti ; en rouge, du Nord au Sud, toute l’Ardèche de l’Est (à l’exception notable d’une unité de gestion située entre Rhône et Eyrieux) dont le seuil fixé est dépassé.

. 9
9, c’est le nombre de présidents dont l’ACCA adhère à l’Interdépartementale et qui ont choisi de prendre la parole le 1er décembre à Aubenas (sur une vingtaine d’intervenants).

. 2
2, assis ensemble au premier rang de l’assemblée générale fédérale extraordinaire d’Aubenas : Christian Pialet, accompagné de son vice-président chargé du sanglier, Jacky Féroussier représentaient officiellement l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Ni l’un, ni l’autre n’a souhaité prendre la parole, préférant écouter les responsables de la fédération et les représentants des ACCA. Plusieurs vice-présidents ardéchois de l’Inter étaient également dans la salle.

. 0
0, c’est en minute le dépassement de l’horaire annoncé pour l’AG d’Aubenas. Annoncée pour 19 h 30, elle a effectivement commencé à la minute précise. Avec une séance levée à 22 h 45, la FDC 07 a fait la démonstration que l’on peut informer avec précision, débattre dans la clarté, voter et … se coucher de bonne heure : un exemple à suivre qui devra inspirer l’Interdépartementale lors de son AG et de ses tables-rondes d’avril.

 

 

Plusieurs membres du gouvernement « harcelés » par Ségolène Royal ?! …

 

11
Celle qui commence à « agacer » sérieusement Nicolas Hulot
Photo retouchée Inter/Capture

 

 

12

D’après l’hebdomadaire Le Point, le ministre d’Etat chargé de la Transition écologique se dirait de plus en plus « agacé » par les offres de service, les conseils non sollicités, les messages d’alerte aussi insistants que fréquents de celle qui l’a précédé.

A Paris, ce n’est un secret pour personne que Ségolène Royal n’arrête pas d’expédier, depuis les terres froides d’où elle poursuit son hibernation politique, de vibrants SMS en direction de Nicolas Hulot, ce qui le laisse … froid :

Etre ou ne plus être

 

13
Nicolas Hulot, ministre d’Etat Chargé de la Transition écologique
Photo Inter/Capture

“Ambassadrice chargée des pôles Sud et Nord n’est visiblement pas un job à plein temps si j’en juge par le temps que Madame Royal consacre à s’occuper de politique. À sa décharge, j’imagine qu’il est très difficile d’avoir été ministre et de ne plus l’être”, aurait ironisé Nicolas Hulot. « Has-been », comme disent les anglais.

« Il ne me sollicite pas particulièrement », larmoyait auprès des journalistes du Parisien l’ex-ministre de la grive communale, constatant elle-même son inutilité.

D’autres membres du gouvernement eux aussi ” inondés ” de messages ?

D’après l’actuel ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, « inonde aussi en permanence de messages » les deux secrétaires d’État placés sous sa tutelle, Brune Poirson et Sébastien Lecornu. Au gouvernement, face au péril Ségolène, va falloir sortir les PPRI (Plans de Prévention des Risques d’Inondation).

14

 

Manquerait plus que le vert trio Hulot, Poirson, Lecornu porte plainte contre la dame pour « harcèlement » !

 

15

17 18

19

20

 

21
Photo Inter/Bing/LCC

 

23
Photo Inter/Bing/USFWS

24
Photo Inter/BING /CC0 Creative Commons

 

25
Photo Inter/Bing/Nicolas Moulin

 

26

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2017

LA FEDERATION DE LA DRÔME AVAIT REUSSI SON ASSEMBLEE GENERALE, LA FDC 07 A DEÇU LES PARTICIPANTS

 

Communiqué du Président de la FNC Willy Schraen à l’attention de tous les chasseurs

 

800

801
Photos Inter/Capture/FNC

« A tous les chasseurs de France,

« Cette journée particulière, qui a vu la désignation du nouveau gouvernement de la République, sera à l’évidence à marquer d’une pierre noire.

Trahis et humiliés

« Comment ne pas se sentir trahis et humiliés après avoir appris la nomination de Monsieur Nicolas Hulot à la tête du ministère de l’Ecologie, alors que le Président de la République voulait faire de son mandat un exemple de cohésion sociale et territoriale.

« Le passage réussit d’Emmanuel Macron devant les élus de la chasse en congrès à Paris laisse un goût plus qu’amer dans la bouche de l’ensemble des chasseurs de France en découvrant cette nomination.

« Les intentions de notre nouveau ministre de tutelle sont très claires et nous vous ferons parvenir un florilège de ses petites phrases assassines à notre encontre. Cela en dit long sur sa conception de l’écologie à la sauce dogmatique et de l’affection toute particulière qu’il nous porte.

« Je m’adresse également à l’ensemble des ruraux, agriculteurs, pêcheurs, maires de nos villages et autres usagers de la nature pour leur dire que les écrits de notre nouveau ministre sont là aussi très clairs. Mes amis nous allons souffrir, et comme le dit mon vice-président, les vacances sont finies (bien que je n’aie jamais eu l’impression que nous nous trouvions dans cet état de quiétude…).

Déclaration de guerre

« Pour ce choix qui prend le visage d’une déclaration de guerre à la majorité des territoires français et de leurs habitants, j’espère que notre Président de la République a bien conscience que la France des oubliés, celle des traditions, celles des diversités culturelles, celle des héritages, celle du bon sens … ne se laissera pas enfermer dans une niche des extrêmes qui semblent arranger tout le monde au coeur de l’Etat.

« Oui, en faisant ce choix, ce sont des milliers d’hommes et de femmes qui aspiraient juste à vivre en paix dans leur campagne qui vont connaître demain le harcèlement écologique à la Hulot et l’instauration de nouvelles normes supra européennes.

« Mes amis, je vais dès aujourd’hui demander une audience au Président de la République pour qu’il nous dise clairement ses intentions vis à vis de notre programme écologique et rural. Nous sommes pour le développement et non la mise sous cloche des territoires. Nous refusons l’arrêt de nos activités rurales séculaires, la disparition de notre agriculture et la sacralisation de nos terroirs !

Mobilisation pour notre survie

« Dans l’attente des réponses de l’Elysée, je vous demande de sonner le tocsin sur tous les territoires de France et de vous préparer à livrer la bataille des législatives et à travers cette élection la mobilisation pour notre survie !

« Le nouveau ministre de l’écologie n’a qu’un mandat temporaire et les urnes auront le dernier mot les 11 et 18 juin prochains.

« Durant toute la campagne présidentielle, j’ai respecté la neutralité politique qui incombe à ma fonction mais si des menaces réelles se font sentir sur notre passion et nos terroirs, rien ne m’empêchera de désigner ceux qui sont un danger pour l’ensemble de la ruralité française.

Je ne lâcherai rien

« Personnellement, ma motivation à défendre nos valeurs n’a jamais été aussi forte et l’adversité dans laquelle nous rentrons avec cette nomination me  motive encore plus. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je serai combatif et que je ne lâcherai rien, politiquement correct ou pas !

« Pour une fois, soyons unis devant les menaces qui nous guettent et réapprenons à chasser en meute !

« Vive la ruralité,

« Vive la chasse ! »

Willy Schraen
Président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC)

802

 

A L’ASSEMBLEE GENERALE DES ADHERENTS OBLIGATOIRES DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE

 

803Aubenas, 13 mai : une assemblée générale jugée « décevante »
par les adhérents obligatoires de la FDC 07
Photo Inter/Capture

 

804

Charlie Chaussinand (en haut) et Denis Dumas (en bas, à gauche) ont accueilli les participants en leur remettant le flyer de l’Inter … Ce qui a irrité le président de la FDC 07
Photos Inter/Images d’archives/JMS

 

PEU AVANT L’OUVERTURE DE L’ASSEMBLEE GENERALE, UNE DELEGATION DE TRENTE RESPONSABLES D’ACCA S’INVITE A LA TRIBUNE : POUR DEMANDER « UN VRAI DEBAT ENTRE LA FEDERATION ET SES ADHERENTS »

 

Le président fédéral : « Je ne vous retiens pas, prenez la porte, rentrez chez vous ! »

 

805

Avant de prononcer l’allocution de bienvenue, le maire d’Aubenas, conseiller départemental de l’Ardèche, Jean-Pierre Constant, n’a pas manqué de venir saluer chaleureusement, au premier rang des invités, le président de l’Interdépartementale
Photo Inter/Image d’archives/JMS

806Comme à leur habitude, amicale accolade entre le président de la commission fédérale migrateurs, Bernard Brottes et le président de l’Interdépartementale avant que démarre l’assemblée générale 2017 de la FDC 07
Photo Inter/Image d’archives/JMS

Le Dauphiné avait pris ses informations à la meilleure source en la personne du président fédéral lui-même pour pronostiquer « Un congrès sous tension ». Le renseignement s’est avéré exact. Ce que le journaliste ne pouvait prévoir, c’est que ce 13 mai 2017 à Aubenas le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche perdrait ses nerfs devant plus de 800 personnes.

« Dehors ! »

 

. C’est par cet accueil glacial que la matinée printanière fédérale a commencé.

Alors que l’an passé à Crest quatre représentants drômois de l’Inter avaient distribué aux participants de l’assemblée générale le flyer de présentation de l’Inter Chasse 26-07 sans difficulté de la part de la FDC 26, le président de la FDC 07 en personne est venu interpeller les deux responsables associatifs bénévoles qui faisaient de même à Aubenas : « Dehors ! ». Heureusement pour eux, il ne pleuvait pas.

 

807

Le document litigieux ayant provoqué la première colère fédérale de la matinée était pourtant bien anodin : « Défendre tous les modes de chasse, pouvait-on y lire, informer les chasseurs : bénévolement et librement, en lien avec les fédérations, en prenant appui sur les ACCA ». Pas de quoi fouetter un chat ! D’autres associations, invitées par la fédération à tenir stand ouvert dans le hall d’entrée, ont eu droit à plus d’égards. Deux poids, deux mesures. Le mot d’ordre de l’autoritarisme fédéral réservé aux ACCA de l’Interdépartementale était clairement pour cette journée : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, allez-vous faire voir ailleurs ! Comme si la fédération des chasseurs était devenue la chasse gardée de son président, comme si ne pas être d’accord sur tout, tout le temps avec les choix de la fédération enlevait tout mérite aux ACCA qui défendent la chasse bénévolement aux côtés de l’Interdépartementale.

« Il y va un peu fort, nous ne sommes quand même pas dans une secte », faisait remarquer un chasseur témoin de la scène.

L’épisode du flyer n’était pourtant que mise en bouche.

 

En tribune, le président fédéral perd à nouveau son sang-froid

 

808

Un quart d’heure avant le début de l’assemblée générale (afin de ne pas perturber son déroulement), trente présidents (ou vice-présidents) d’ACCA montent ensemble à la tribune. Ils reprennent à leur compte la demande adressée trois jours plus tôt par Christian Pialet au président fédéral : donner la parole à la salle en début de réunion plutôt qu’à la fin.

Ils expliquent calmement au représentant de la fédération que cela permettra peut-être un vrai débat entre la fédération et ses adhérents sur les questions qui préoccupent vraiment les ACCA, que c’est l’unique occasion dans l’année pour les adhérents de la fédération d’aborder ensemble les questions de fond. Visiblement contrarié par une proposition à laquelle il avait pourtant eu le temps de réfléchir, le président de la FDC 07 ne veut rien savoir. Devant l’insistance des présidents d’ACCA qui ne fait que traduire le sentiment partagé par une grande partie de la salle, c’est un président fédéral courroucé qui leur répond :

« Si l’ordre du jour ne vous plaît pas, je ne vous retiens pas. La porte est là, rentrez chez vous ! », joignant plusieurs fois le geste à la parole.

La colère, c’est connu, n’est pas bonne conseillère.

809

 

Pas un président fédéral ne s’était encore permis de parler aussi durement à des élus de chasseurs, représentants bénévoles d’ACCA, qui plus est à des adhérents cotisants obligatoires d’une fédération dont la présence à Aubenas le 13 mai a été rendue obligatoire par un petit chantage aux subventions qui assure d’année en année le remplissage de la salle.

Compte-tenu des échecs que la FDC 07 ne veut pas reconnaître (pigeon ramier cyniquement autorisé pour mieux l’interdire, grive misérablement interdite en fonction de la commune, zones d’ombre du sanglier à la gestion fédérale mise en pilotage automatique préfectoral), cette démonstration d’autoritarisme fédéral a été jugée mal venue par la plupart des participants.

Se faire rudoyer de la sorte par un responsable fédéral qui perd ses nerfs a été très mal vécu par les responsables d’ACCA qui y ont été confrontés. Même des administrateurs fédéraux en ont paru gênés, au moins l’un d’entre eux c’est sûr.

« Ce n’est pas le congrès de l’Interdépartementale, c’est celui de ma fédération. Si ça ne vous plaît pas, je vous l’ai dit, rentrez chez vous ! », croit bon d’ajouter le responsable fédéral à ses interlocuteurs en tribune.

« Sa » fédération ? « Son » congrès ? « Ses » ACCA ? « Ses » chasseurs ? De quoi est-il propriétaire se sont demandés les trente délégués ? Les présidents d’ACCA qui l’ont réélu administrateur fédéral sans opposition à la quasiunanimité (pas une voix des 120 ACCA ardéchoises de l’Interdépartementale ne lui a manqué ce jour-là) n’auraient-ils plus maintenant que le droit de payer et de se taire ?

 

810

 

L’excès d’autoritarisme fédéral est d’autant plus dérangeant que c’est ce président de fédération qui n’hésite pas à faire la leçon aux ACCA de l’Ardèche (Cf. Editorial du Chasseurs Ardéchois N°100 distribué le 13 mai aux invités de la fédération) :

« Les ACCA ne sont pas des « républiques bananières » conduites par un président autoritaire qui travaille en solo ! ».

 

811

 

« Vous parlez toujours de votre congrès fédéral mais statutairement ce n’est pas votre congrès, lui a rétorqué poliment mais fermement un membre de la délégation d’ACCA, c’est l’assemblée générale des adhérents obligatoires et cotisants de la fédération ».

Mais, pour « Monsieur-le-Président-fédéral », le « congrès » ça fait certainement plus chic en tribune, plus « politiquement correct ». Politique, chasse : à force de confondre les deux, on finit par donner la préférence à la première au détriment de la seconde.

Congrès ou pas, les représentants d’ACCA à qui le président fédéral a intimé l’ordre de rentrer chez eux ne se sont pas laissé intimider. Les trente délégués ont fait bloc. Ils n’ont quitté la tribune qu’après avoir obtenu un engagement formel d’un administrateur fédéral, Bernard Brottes. Moins rigide, plus habitué au dialogue, plus conscient de la réalité et du rapport de force, le maire de La Voulte a admis implicitement qu’il y avait bien un problème d’ordre du jour en reconnaissant qu’il serait normal que les représentants de chasseurs souhaitant s’exprimer dans la salle puissent le faire dans de meilleures conditions que les années précédentes. Bernard Brottes a joué les médiateurs. Il s’est porté garant qu’un temps de parole correct serait donné aux représentants des ACCA nettement plus tôt que d’habitude, « vers 11 heures », a-t-il précisé. Bernard Brottes a donné sa parole à la délégation. Le président fédéral a alors accepté le compromis. L’engagement a été tenu.

812

 

N’en déplaise au président de la FDC 07, les trente délégués d’ACCA présents à la tribune n’ont pas pris la porte et l’ordre du jour fédéral a bien été modifié en partie. Ainsi, grâce à l’initiative spectaculaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, jugée « courageuse » par beaucoup de chasseurs, une vingtaine de présidents d’ACCA n’étant pas membres de l’Interdépartementale ont pu accéder au micro même s’il est vrai que le temps a manqué pour satisfaire toutes les demandes, les candidats aux législatives, pourtant non chasseurs, ayant la priorité lors de cette assemblée générale par décision surprenante du président fédéral.

 

LA FDC 07 ASSURE LE SHOW POLITIQUE DES CANDIDATS PS AUX LEGISLATIVES MAIS PEINE A CONVAINCRE SUR LE PIGEON ET LE SANGLIER.

 

813

 

814
Secondé par le vice-président chargé du sanglier, c’est Sébastien Riou (à gauche), le jeune vice-président chargé des ACCA, qui a conduit sans trembler la délégation des d’ACCA
Photos Inter/Images d’archives/JMS

 

815
Le vice-président en charge du migrateur terrestre a parlé pigeon. A l’applaudimètre, Jean Nicolas (Satillieu), doyen du Conseil Interdépartemental 26-07, sort N°1 de l’AG FDC 07
Photos Inter/Images d’archives/JMS

Une fois l’assemblée générale 2017 terminée, les membres de l’Interdépartementale venus nombreux à Aubenas ont participé par petits groupes aux  discussions d’apéro et de repas. Voici ce qu’ils ont glané pour vous sur le vif …

 

* A propos des politiques invités par la fédération à intervenir au micro plus longuement que les chasseurs

 

816
Photo Inter/Image d’archives/Alain Pialet

. Un membre de bureau d’ACCA :

– « Avec la politique que la fédération met à toutes les sauces, on est en train de tuer la chasse ardéchoise. La politique divise »

. Un président d’ACCA :

– « Congrès de chasse ou congrès politique ? Si notre président fédéral vise une carrière de recyclage au PS ou chez les bobos de Macron, nous on est là pour la chasse. La politique, on commence à en avoir par-dessus la tête »

. Un ancien administrateur fédéral :

– « Etre l’élu d’une fédération, avant c’était se mettre au service des chasseurs dans un travail d’équipe. Maintenant, c’est trop souvent le tremplin d’ambitions personnelles »

 

* A propos de l’attitude du Président de la fédération

 

817
Photo Inter/Image d’archives/Alain Pialet

. Un président d’ACCA :

- « Au lieu de se demander pourquoi tant d’ACCA sont aujourd’hui vent debout contre la fédération de l’Ardèche, son président essaie d’empêcher qu’on en
parle. Qui le conseille à la fédération pour qu’il agisse de la sorte ? »

. Un membre de bureau d’ACCA :

– « On n’en sait toujours pas plus ! Avant l’assemblée générale, le président annonce au Dauphiné qu’il va mettre en débat son idée de « la grève des fusils ». Là, au milieu des politiques, il n’en dit plus un mot. Pour une fois qu’il appelait les chasseurs à se bouger, ça n’aura pas duré longtemps. Son ami le préfet a encore dû lui remonter les bretelles »

. Un président d’ACCA membre de la délégation en tribune :

– « Mais pour qui il se prend celui-là pour nous parler comme il l’a fait ? »

. Un autre membre de la délégation :

– « Ce matin, le président de Boffres (Sébastien Riou – NDLR) a pris du grade. Il n’a pas cédé. Les jeunes de l’Inter avaient promis qu’ils ne se laisseraient pas faire, ils sont en train de tenir parole. Ça encourage tout le monde »

. Un président d’ACCA adhérent de l’Interdépartementale :

« Si la fédé continue à taper sur l’Interdépartementale, est-ce qu’il faudra aller chercher les explications à l’Escrinet (siège de la FDC 07 – N.D.L.R.) ? Ce jour là, on ne va pas limiter la délégation à trente. On ne posera pas que les dossiers sanglier, pigeon, grive sur le bureau du président devant la presse, il sait de quoi on veut parler. Vous vous rendez compte jusqu’où ils vont ? Ils avaient essayé de nous empêcher de manifester derrière la banderole de nos ACCA, ils en sont maintenant à faire siffler devant la presse et les politiques un responsable bénévole qui passe sa vie à défendre la chasse ! C’est du n’importe quoi. Ils nous font honte. L’Inter n’est pas contre la fédération, on est pour défendre la chasse, pas la laisser tomber. Les ACCA, la fédération, l’Interdépartementale, les chasseurs ont besoin des trois. A l’Inter, nous faisons ce qu’une fédération n’a plus le droit de faire, nous disons ce que la fédération de l’Ardèche n’ose plus dire. Personne ne comprend où ils veulent en venir. Les chasseurs que nous interrogeons nous répondent que c’est sûrement de la jalousie parce que nous gardons les mains libres et avons déjà réussi pas mal de choses avec de petits moyens. Ils nous disent qu’être dans un bureau à l’Escrinet, ça enfle la tête de quelques-uns qui se voient trop beaux, que ça les rend intolérants, qu’ils ne se posent pas la question si ce qu’a dit l’Interdépartementale est vrai ou pas, parce qu’ils veulent toujours avoir raison, parce qu’ils ne supportent pas que d’autres responsables de la chasse leur disent qu’ils peuvent se tromper »

. Un président d’ACCA non adhérent de l’Interdépartementale :

– « On n’est pas obligé d’aimer Pialet ni de suivre le positionnement de l’Interdépartementale, ce qui, jusqu’à présent était mon cas mais quand la fédération essaie de l’empêcher de dire ce qu’il a prévu, là-dessus je ne serai jamais d’accord. Il sait ce qu’il dit, il représente des dizaines d’ACCA qui ont le droit de donner leur avis autant que les autres. Si on commence à faire ça, on va diviser les chasseurs. Du coup, pour l’adhésion de mon ACCA à l’Interdépartementale cette année, je vais peut-être revoir ma position, on va en parler en réunion de bureau »

. Un élu invité de la fédération :

– « Quand on n’est pas chasseur soi-même, on a du mal à suivre. Votre président fédéral paraissait un peu dépassé. Sur la maladie du sanglier, on sent qu’il n’est pas libre de ses réponses. Ça se voyait quand M. Pialet l’a interpellé »

. Un autre élu présent dans la salle :

– « J’ai vu ce qui se passait à droite de la salle : un chahut bon enfant mais organisé. Quand Christian Pialet a été appelé au micro, quatre ou cinq responsables fédéraux sont descendus de la tribune comme un seul homme pour venir diriger de la voix, depuis la salle, le groupe d’opposants à l’Interdépartementale. Non seulement le président a laissé faire mais il a donné l’impression d’encourager le chahut en coupant systématiquement la parole à Christian Pialet dès que celui-ci le mettait en difficulté par ses questions. Comme des centaines de personnes, j’ai entendu votre président de fédération relancer Christian Pialet alors que celui-ci avait terminé et était déjà retourné s’assoir :
« Tu as des preuves ? ». Mais quand le président de l’Interdépartementale s’est relevé aussitôt, un document à la main, revenant au micro pour lui  répondre, le président fédéral lui a interdit de la voix et du geste de reprendre la parole. Derrière moi, quelqu’un s’est écrié : « C’est scandaleux ! ». Un autre élu m’a dit en sortant : « de vrais procédés staliniens ». En agissant de la sorte, je ne suis pas sûr que votre fédération ait marqué beaucoup de points pou faire avancer la cause de la chasse. La prochaine fois, je resterai chez moi ».

. Un dirigeant de l’Interdépartementale :

– « Qu’est-ce qu’on aurait entendu si l’Interdépartementale, qui a démontré l’an passé sa capacité à faire siffler et huer la ministre de l’Ecologie au point de l’empêcher de venir en Ardèche, avait donné aux chasseurs la consigne de perturber l’intervention du président fédéral qui a pu parler 45 minutes d’affilée sans être interrompu par personne ? »

. Le vice-président de l’Interdépartementale chargé du sanglier :

818
Jacky Féroussier, vice-président interdépartemental chargé du grand gibier
Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/Image d’archives/JMS

- « Avec le trésorier de notre ACCA, il a quand même fallu qu’on se lève pour aller causer à l’administrateur fédéral qui hurlait depuis le fond de la salle pendant que Christian parlait. Quand le trésorier lui a demandé quel était son problème, il a baissé la tête. On ne l’a plus entendu »

. Le vice-président de l’Interdépartementale chargé des ACCA :

819
Sébastien Riou conduisait en tribune la délégation des 30 représentants d’ACCA
Photo Inter/Image d’archives/JMS

- « Avec la délégation de représentants d’ACCA que je conduisais, nous avons obtenu que la discussion avec la salle commence une heure avant, ce qui a donné à des ACCA qui ne sont pas membres de l’Interdépartementale la possibilité d’intervenir dans la salle à partir de 11 h 20. Ce qu’on peut quand même regretter, c’est que la fédération donne l’impression de fuir le débat, de craindre qu’il y ait de véritables échanges entre les adhérents et le président fédéral qui, une fois par an, doit rendre compte de son bilan. Il y a le monologue de celui qui intervient depuis la salle puis la réponse du président fédéral du haut de la tribune, ce qui est normal mais sans possibilité de suite, ce qui fausse toute véritable argumentation dont l’assemblée pourrait être l’arbitre. Par exemple, lorsque j’interviens deux minutes, je fais le parallèle entre les fédérations 07-26 qui, en désavouant la manifestation Drôme-Ardèche de chasseurs, la condamne forcément à un nombre restreint de participants mais ne disent rien quatorze jours après quand a lieu le rassemblement Drôme-Ardèche des opposants à la chasse. Le président de la FDC 07 est-il de bonne foi lorsqu’il me répond qu’il faut que je m’adresse à la fédération de la Drôme au prétexte que les antichasse manifestaient à Valence ? … Comme si le président fédéral n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un rassemblement Drôme-Ardèche, comme si sa fédération et celle de la Drôme ne s’étaient pas désolidarisées ensemble de la manifestation Drôme-Ardèche des ACCA qui voulaient défendre la chasse dans la rue parce qu’elles ne croient plus aux belles promesses du « dialogue constructif » de la FDC 07, notamment sur le pigeon. Voilà la question que j’aurais voulu poser au président fédéral si j’avais pu prendre de nouveau la parole une minute de plus. Cela l’aurait obligé à me répondre sur le fond plutôt que d’esquiver la question ».
(Nous confirmons que la manifestation antichasse de Valence était bien coorganisée par des ardéchois et des drômois à travers l’association bidépartementale « Ardèche Drôme Défense Animale » (ADDA), à preuve le témoignage journalistique de France Bleu Drôme-Ardèche – N.D.L.R.).

 

820
Sébastien Riou, vice-président interdépartemental chargé des AICA et ACCA
Photo Inter/Image d’archives/JMS/Captures d’écran

. Le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche :

 

821
Christian Pialet, président interdépartemental
Photo Inter/Image d’archives/JMS

« Je ne pense pas que ce soit en politisant une assemblée générale de chasseurs, ni en brutalisant les ACCA que l’on règlera les problèmes de la chasse ardéchoise. En ayant pris ces deux directions le 13 mai, notre fédération fait fausse route parce qu’au bout c’est l’impasse. Les uns et les autres, nous devrions au contraire nous situer en permanence sur le terrain de la défense collective de la chasse en additionnant nos forces plutôt qu’en les divisant. Au risque de me répéter, non, je n’ai pas de raison personnelle d’en vouloir à Jacques que je connais depuis longtemps mais en même temps j’en veux au président de notre fédération de mener les chasseurs là où il est en train de les mener sans tenir compte des avis qui s’expriment ; non, je n’ai pas l’intention de revenir au conseil d’administration d’une fédération dont j’ai été très jeune le vice-président élu ; non, je ne fais plus de politique depuis longtemps même si j’ai accepté d’être le collaborateur du ministre de l’Environnement pendant trois ans mais ça, c’était il y a trente ans ; oui, j’ai fait le choix de mettre bénévolement mon expérience au service d’une jeune équipe pleine de mérite et de talents, une équipe qui défend la chasse avec conviction, une équipe qui informe les chasseurs sans rien leur cacher de la vérité parce que les chasseurs sont adultes ; oui, je le fais sans rien attendre en retour, par idéal et  conviction, pour des valeurs auxquelles je crois ; oui, je regrette, compte-tenu des gros problèmes que la fédération ne règle pas, que certains  administrateurs fédéraux (pas tous, heureusement !) donnent trop l’impression de se lever tous les matins en ne pensant qu’à l’Interdépartementale, ses ACCA, son équipe dirigeante, son président ; oui, je crois que la fédération sera plus crédible le jour où elle acceptera de se remettre un peu en question en se demandant pourquoi un président fédéral ne peut pas répondre aux questions que les chasseurs ne nos ACCA se posent sur le sanglier et le pigeon,  questions que nous avons posées en leur nom à Aubenas même si on a voulu nous en empêcher ; oui, les choses seront complétement différentes le jour où un président de fédération gardera suffisamment les mains libres pour prendre la main que l’Interdépartementale lui tend. Mais si le président fédéral  actuel est contraint d’agir « en solo », en étant quand même, je suppose, à l’écoute de son conseil d’administration, il y a au moins une ligne rouge qu’il devrait s’interdire de franchir à l’avenir : c’est le spectacle de la division qui fait le jeu de nos adversaires. A l’Interdépartementale (en sont témoins tous les chasseurs depuis 36 ans), dans nos réunions publiques, nous avons toujours réservé nos broncas, nos chahuts d’assemblées générales, nos prix « Citron Vert de la Chasse », nos cartons rouges aux adversaires de la chasse, jamais à des représentants élus de chasseurs qui donnent de leur temps pour défendre la chasse. J’invite donc Jacques Aurange, président de la FDC 07, à ne plus se tromper d’adversaire ».

* A propos du cinéma écolo, d’un Nicolas à l’autre …

 

822

. Un chasseur accompagnateur :

– « Les images sont superbes, rien à dire (Extraits de film projetés aux ACCA présentes à Aubenas – N.D.L.R.). Mais chez nous, Nicolas Vanier fait polémique, les Drômois peuvent en parler. Comment cela finit pour son camp du Vercors et pour les pauvres chiens ? Le film ne le dit pas, la fédération non plus ! Une faillite, une fermeture ordonnée par le préfet, 60 chiens qui finissent à la SPA : la fédération de l’Ardèche a-t-elle sponsorisé Vanier ? L’an prochain, est-ce qu’on aura droit à un film de Nicolas Hulot s’il devient ministre de la chasse ? »

. Un vice-président d’ACCA :

– « Pendant qu’on amuse la salle avec du cinéma écolo et des discours politiques, les aiguilles tournent. C’est toujours ça de gagné quand on veut empêcher la discussion entre chasseurs parce qu’on a des raisons de la redouter »

 

* A propos du pigeon ramier

 

849

 

. Un président d’ACCA de l’Interdépartementale :

– « Pour le pigeon, maintenant on sait au moins une chose. Christian a réussi à faire dire au président de la fédération que celui-ci a commenté une lettre ministérielle sans l’avoir lue. Il commence par nier, il ne manque pas d’air. Puis, Christian lui rafraîchit la mémoire en lui rappelant la date de son communiqué :
« 21 février ». Il avoue, enfin : « Non, je ne l’ai pas lue ». Puis, il s’embrouille un peu plus : « Moi, je ne l’ai pas lue mais des administrateurs fédéraux l’ont lue ». Il serait bien en peine de dire lesquels puisqu’ils sont tous derrière lui sur l’estrade pour démentir si ce n’est pas vrai. Demandez aux amis qui sont venus avec moi, ce président, plus personne ne le croit ! Bernard Brottes, lui, a été plus malin. Il s’est bien gardé de commenter cette lettre dont on parle. Il n’a pas dit non plus qu’il l’avait lue alors qu’il est le spécialiste du pigeon à la fédération. Il nous a bien lu une lettre de la ministre parlant du pigeon, sauf que ce n’était pas la bonne. Nous, on attend toujours de voir la copie de cette lettre introuvable dont la fédération prétend, sans jamais l’avoir publiée, qu’elle aurait été envoyée au préfet par Ségolène Royal et que c’est à cause de cette lettre que le préfet aurait été obligé de signer l’interdiction. Comme pour la « maladie » du sanglier, la fédé va peut-être nous dire bientôt qu’on ne trouvera jamais ? On a de plus en plus le sentiment qu’on nous ment sur toute la ligne depuis le début »

 

* A propos du réseau SAGIR et la « maladie » de l’oedème

 

823

 

. Un responsable d’ACCA :

– « Avec ce brouhaha autour de moi, c’était difficile de suivre mais si j’ai bien compris, le réseau SAGIR, Mme Decors, l’ONCFS, le ministère de l’Ecologie, ce chercheur payé par la FDC 07 pour préparer une thèse sur la maladie, celle qui dirige son travail, ceux qui lui fournissent les résultats des laboratoires, ce sont les mêmes, ils se connaissent tous, ils marchent ensemble. Par conséquent, on peut déjà prévoir le résultat »

 

EN TENTANT D’EMPÊCHER L’INTER CHASSE 26-07 DE S’EXPRIMER, LA FDC 07 A PREFERE LE SPECTACLE DE LA DIVISION A L’EXPLICATION

 

825
Face à face tendu mais instructif entre les deux présidents
Photos Inter/Images d’archives/ Alain Pialet/Région Auvergne-Rhône-Alpes/JMS

. Faut-il que l’Interdépartementale dérange quand elle se permet de critiquer – ça s’appelle la liberté d’expression et la démocratie – les décisions d’une ministre PS ou d’un préfet qui la représente ! L’an passé à Aubenas, en présence du préfet, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche faisait siffler et  huer (sans l’insulter) la ministre PS antichasse de l’Ecologie. Cette année à Aubenas, en l’absence du préfet, les inconditionnels de la fédération ont fait  siffler et huer (sans l’insulter) le représentant de l’Interdépartementale. Au moins, les choses sont claires, chacun sait maintenant qui est avec qui, qui roule pour qui.

- « A travers la tenue de nos débats, nous devons donner une bonne image de la chasse ardéchoise » annonçait le président fédéral. Promesse qu’il ne  pouvait pas tenir en donnant comme il l’a fait la priorité à la politique partisane au détriment de la chasse, en choisissant « l’Interdépartementale bashing » plutôt que l’union des chasseurs.

Commentaire du président interdépartemental sur les conditions de son intervention :

- « Dans une salle où je prends la parole devant 850 personnes, me faire chahuter gentiment par une petite cinquantaine d’opposants plus axés sur la politique que sur la chasse dont deux énergumènes identifiés qui ont dérapé dans la grossièreté, ça ne me fait ni chaud, ni froid : quand on assume ses responsabilités, ce qui est mon cas, il ne faut pas pleurer dès qu’on est critiqué, c’est de bonne guerre. Ce qui me gêne, par contre, c’est lorsque l’image de la chasse en sort abîmée parce qu’on a délibérément politisé une assemblée générale de chasseurs en période électorale alors que le préfet du département a donné à tous l’exemple du devoir de réserve ; ce qui me gêne, c’est lorsqu’un fan-club fédéral politisé réserve ses cris et ses sifflets non aux mesures ministérielles qui ont fait beaucoup de mal à la chasse ardéchoise mais à celui qui la défend ».

 

Bilan des courses

 

Voilà le constat sans complaisance mais lucide que chaque participant présent à Aubenas a pu faire :

Un président fédéral ardéchois empêtré dans la politique qui perd ses nerfs en faisant preuve d’autoritarisme cassant face à une délégation de 30 représentants d’ACCA élus et bénévoles ; un président de séance sur la défensive au point de couper la parole immédiatement et sèchement après l’avoir donnée ; un responsable départemental cynégétique qui ne répond pas en assemblée générale statutaire aux questions de ses adhérents ou les esquive ; un dirigeant investi de missions de service public par l’Etat qui reconnaît ne pas avoir lue une lettre de ministre qu’il a pourtant commenté longuement au nom de 12 500 chasseurs ardéchois sans toutefois avoir demandé leur avis pour le faire ; un président de fédération en difficulté qui en est réduit à chercher dans la salle l’aide de soutiens bruyants mais en nombre limité (même pas … 80 sur plus de 800 représentants d’ACCA présents !), un stratège qui, pour finir, rate complétement la mise en boîte finale (que ses amis lui avaient sans doute pourtant conseillé de bien préparer – « Tu as des preuves ? » -), laquelle lui revient à la tribune comme un boomerang en présence de centaines de témoins abasourdis …

Version fédérale 2017 de l’arroseur arrosé.

826

 

 

827

 

Sortie pour sortants

 

828
Photo Inter/Capture d’écran

 

Aubenas : silence éloquent des candidats PS en tribune, chahut organisé dans la salle contre l’Interdépartementale en réplique aux sifflets de l’an dernier dirigés contre la ministre PS Ségolène Royal

829

Parmi les 39 candidats aux législatives dans le département, seuls 2 candidats, tous deux du PS, ont été invités à prendre place à la tribune aux côtés du président fédéral qui a clairement affiché la couleur. Ces 2 candidats PS n’avaient pourtant pas jugé utile de se déplacer à Aubenas l’an passé, l’un n’étant même encore jamais venu. Si les 37 autres candidats – représentant toutes les tendances politiques – avaient peut-être aussi des choses à dire aux chasseurs ardéchois, « on ne le saura jamais » comme on dit désormais dans cette fédération.

Pour donner l’illusion de l’équilibre, 2 élus LR ont servi de parfait alibi, sans doute malgré eux, en s’exprimant eux aussi depuis la tribune. Vous voyez,  pourra dire la fédération, on a respecté le pluralisme … A une différence près qui est de taille : ces 2 élus de droite ne sont pas candidats aux législatives ! La conseillère  régionale FN présente à Aubenas fait partie des 39 candidats. Elle n’a eu droit ni à la tribune, ni au micro. Encore deux poids, deux mesures. Lui a-t-on fait payer sa présence à la manifestation du 10 septembre à Privas aux côtés des chasseurs ? « On ne le saura jamais ».

Dans ce bazar électoral orchestré, chacun a compris que les deux candidats du PS aux législatives ont été complaisamment invités à se servir d’une  assemblée générale de chasseurs pour faire campagne – sans adversaire en face ni limitation de temps – devant un auditoire captif de plus de 800 chasseurs.

Des discours fleuves de ces candidats PS, on retiendra que la ministre PS de la chasse, Ségolène Royal, a été royalement épargnée : ni mot de reproche, ni remarque sur son attitude scandaleusement partisane et méprisante à l’encontre des chasseurs ardéchois ! Les loups ne se mangent pas entre eux.

Silence éloquent, positionnement hallucinant d’élus PS qui prétendent défendre la chasse une fois tous les cinq ans (qu’ont-ils obtenu pour la chasse  ardéchoise de leur ministre PS ?) : cela, le président de la FDC 07 s’est bien gardé de le relever, soucieux avant tout de ne pas déplaire à ses amis, de rester « politiquement correct » en faisant assaut d’amabilités à l’égard des candidats PS.

830
Photo Inter/Affiche officielle de campagne présidentielle avril-mai 2017

A Aubenas, ils furent ainsi plusieurs dizaines, soit à la tribune, soit regroupés dans la salle, candidats PS aux législatives ou amis de candidats, à sembler fortement regretter, les uns par leur silence complice en tribune, les autres par leur chahut organisé dans la salle, que la ministre écolo du PS (grande « amie » des chasseurs ardéchois comme elle nous l’a prouvé avec infiniment de tendresse pour le pigeon et la grive) ait été chahutée et sifflée l’an passé par 200 à 300 chasseurs ardéchois à l’appel de l’Interdépartementale :

Crime de lèse-majesté (e)-PS, ça ne pardonne pas !

 

831

 

A chacun ses priorités.

A certains la politique partisane, leurs silences et chahuts du 13 mai.

Aux autres la chasse, les 11 et 18 juin par nos libres choix de citoyens-chasseurs :

Des citoyens-chasseurs qui, en Ardèche, ont toujours eu de la mémoire.

 

CHOSE PROMISE …

 

832

Comme annoncé, le compte-rendu des Tables Rondes de la Chasse 2017 a été envoyé au ministre de l’Agriculture, M. Jacques Mézard et à son homologue de l’Ecologie, M. Nicolas Hulot.

833

. Après la chaîne TV du Chasseur Français, c’est au tour du JDC (Le Journal du Chasseur) de s’intéresser de près au sanglier ardéchois

 

834

 

Encore une première !

Dans son magazine trimestriel N° 182, le JDC consacre pas moins de sept pages et demi aux différentes problématiques du sanglier ardéchois (mystère de l’oedème, hypothèse de manipulations génétiques, projets de stérilisation, etc.) tout en saluant les premières Tables Rondes de la Chasse ainsi que l’équipe Drôme-Ardèche qui en a pris l’initiative.

Une réalité s’impose : aux quatre coins de l’hexagone, l’Ardèche est de plus en plus regardée – curiosité teintée d’inquiétude – comme une sorte de laboratoire expérimental national du sanglier. Une renommée dont les chasseurs ardéchois se passeraient volontiers.

835

836

837 838

 

839

 

En marche vers des bouleversements pour la chasse ? Que nous préparent-ils ? …

 

840

 

841

842

843
Le cadeau d’adieu de la ministre PS Ségolène Royal à ses « amis » chasseurs
Nos Chasses – Mai 2017

844

 

850

845

846 847

848

L’INTERDEPARTEMENTALE