HIVERNALES 2020 (2)

QUEL AVENIR POUR LES TERRITOIRES CHASSABLES DE NOS ACCA DE PLUS EN PLUS MENACES ? LES CHASSEURS DOIVENT-ILS CONTINUER A PAYER SEULS LES DEGÂTS LA OU ILS NE CHASSENT PAS ? ON EN PARLE ENSEMBLE LE 28 FEVRIER A BEAUCHASTEL

 

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Drômardèche, Aspas : le préfet sans filtre 

 
Hugues Moutouh, préfet de la Drôme, dit ce qu’il pense, au risque de cliver, comme lorsqu’il défend l’idée que la Drôme et l’Ardèche « gagneraient à se rapprocher » et « dans dix ou vingt ans », pourquoi pas, fusionner. Les réactions, plutôt vives surtout côté Ardèche voient dans l’idée une utopie. Pourtant, les chasseurs ne contrediront pas le représentant de l’Etat lorsqu’il rappelle que « depuis longtemps déjà, des associations sont drômardéchoises ». C’est en effet l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui a ouvert la voie à l’interdépartementalité « drômardéchoise » sans jamais nier, ni renier bien au contraire les spécificités propres à chacun des deux départements et à leurs habitants.

Selon nos informations que le Dauphiné-Libéré n’a pas semblé avoir, l’Inter Chasse 26-07 fut la toute première entité « drômardèche » a obtenir une existence légale et juridique que son président-fondateur, Christian Pialet, Ardéchois pourtant lui-même profondément attaché à l’identité de son territoire natal, osa imaginer et concrétiser le premier, dès 1981, puis réussir à inscrire dans la longue durée, l’association et son président-fondateur étant toujours là en 2020.

Autre exemple de franc-parler du préfet sans filtre, l’acquisition par l’Aspas de 500 hectares de terrain dans le Vercors pour y créer une « réserve de vie sauvage » à interdictions multiples, notamment celle d’y chasser. Selon le préfet, si l’on avait vraiment voulu faire œuvre utile pour préserver la biodiversité, il y aurait eu mieux à faire et ailleurs que provoquer inutilement les chasseurs, eux-mêmes acteurs reconnus de la biodiversité :

« A l’Aspas, dit le préfet, ces gens-là sont dans une logique d’affrontement pur et simple. Ils sont dans l’écologie en tant qu’idéologie. Pour eux, la main de l’homme est forcément malveillante. Ils se trompent de cible ».  
 
C’est dit.

 

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28 FEVRIER 2020, A BEAUCHASTEL, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE INVITE LES CHASSEURS A SE SAISIR DE LA QUESTION DES TERRITOIRES : « AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD »

 

. Les opposants à la chasse seraient-ils déjà en train de gagner la bataille des territoires ? …

 

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. Les ACCA et les fédérations de chasse doivent-elles continuer à payer seules les dégâts de sangliers sur les territoires où la chasse est interdite ? …

 

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. L’OFB, QU’EST-CE QUE C’EST ?

 

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L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Pierre Dubreuil en est le Directeur général. Ce nouvel établissement public dispose de 2 800 agents (dont entre 15 et 25 « Inspecteurs de l’environnement » par département).

L’OFB est doté d’un budget annuel de 433 millions d’euros. Réforme de la chasse, agences de l’eau, parcs nationaux, nouvelle gestion des personnels administratifs et techniques sont au cœur de cette réorganisation voulue par le gouvernement.

Sous influence militante, l’OFB ne risque-t-il pas de devenir le bras armé d’une écologie punitive volontiers anti chasse ? Certains le craignent. Pierre Dubreuil s’en défend :

 

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« Les chasseurs sont des acteurs à part entière de la biodiversité, souvent les meilleurs connaisseurs de la nature dans bien des endroits ». 

 

On s’en souviendra …

 

. Espèce en voie de disparition : IL FAUT SAUVER LE CHASSEUR D’ACCA ! 

Plus que 34 chasseurs par ACCA ! C’est la moyenne nationale actuelle. Plus que 29 départements – dont l’Ardèche et la Drôme – qui sont encore à ACCA obligatoires pour la totalité de leurs communes ! Dans 41 autres départements, les ACCA peuvent toujours exister dans certaines communes mais plus dans d’autres. Moins d’un chasseur français sur quatre est aujourd’hui encore adhérent d’une ACCA ! Dans les deux tiers des 35 000 communes de France, il n’y a pas (ou plus) une seule ACCA ! Eparpillés à travers 70 départements, ce ne sont plus que 350 000 chasseurs (sur un million) qui sont répartis dans les 10 000 ACCA qui nous restent (10 100 pour être précis).  

. La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 (loi Verdeille) a créé les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) et les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) pour que l’argent-roi ne soit pas l’infranchissable barrière interdisant au plus grand nombre le plaisir de chasser. Allons-nous laisser disparaître nos territoires d’ACCA ? …

 

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Et que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? La réponse est une évidence : il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens. Et la chasse populaire n’existera plus. Ne pas s’impliquer aujourd’hui dans la défense de la chasse populaire menacée interdira de se lamenter demain. Après la bataille des dates finalement perdue par les chasseurs, nos adversaires veulent notre prochaine défaite … et la préparent. Celle-là pourrait bien nous être fatale : la perte de nos territoires chassables. Défaite que l’on peut encore éviter … A condition de le vouloir … Vraiment ! Et de montrer que nous le voulons.

 

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« Prennent acte que le changement de présidence et de méthode intervenu à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur a pour conséquence de rompre le lien avec les ACCA qui adhérent à l’Interdépartementale car si elles sont chez nous, c’est d’abord pour que soit défendue et soutenue la petite chasse populaire et par-delà l’ensemble des acteurs associatifs bénévoles du monde rural dont nous faisons partie en Drôme-Ardèche depuis bientôt 40 ans.

« Au nom des valeurs qui ont toujours été les nôtres :  

« Nous regrettons que 12 ans de partenariat gagnant-gagnant entre l’Inter Chasse 2607 et Groupama, 12 ans de relations confiantes, respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, 12 ans de choix effectués jusque-là par Groupama dans la clarté et la transparence, 12 ans d’un témoignage constant de valeurs partagées sous les présidences précédentes de la fédération ardéchoise de Groupama aient été balayés en une posture rigide étonnante jugée méprisante par nos chasseurs : refus incompréhensible d’un dialogue véritable, d’un minimum de concertation avant décision, d’une explication loyale des choix, de clarté dans les arbitrages effectués ; dédain ressenti par les chasseurs qui nous font confiance et que nous représentons.  

« Vis-à-vis de « Groupama, plus là pour moi ! » :

 « Les présidents, les administrateurs bénévoles, les sociétaires membres de nos ACCA adhérentes, sauront en tirer les conséquences à titre associatif, individuel et familial : comme nous le faisons nous-mêmes aujourd’hui »  

 

. Les participants à l’assemblée générale auront à valider le choix de résilier l’assurance Groupama de l’Inter

 

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La lettre recommandée avec accusé de réception est prête, signée par la trésorière au nom du conseil interdépartemental ayant voté unanimement en ce sens le 31 janvier 2020. Il ne manque plus que la date qui sera vraissemblablement celle du 28 février, l’assemblée générale devant valider, sauf surprise, le choix unanime du conseil de résilier à échéance l’assurance de l’Inter jusque-là toujours prise chez Groupama.

 . « Nous quittons aujourd’hui Groupama à qui nos familles ont fait confiance pendant 57 ans ». Le témoignage choc de plusieurs dirigeants …

 

La réponse négative de l’Interdépartementale à l’offre de partenariat formulée le 25 octobre 2019 par la fédération ardéchoise de Groupama, « nous l’assumons au nom des valeurs que nous portons et des adhérents de nos ACCA que nous représentons », indique le conseil interdépartemental.  

Ni les demandes d’explication de l’Interdépartementale jugées légitimes mais restées sans réponse, ni les remous internes provoqués, semble-t-il, dans plusieurs agences, ni même les remontées du dossier jusqu’au président régional, au directeur général, au président national du groupe n’ont eu raison d’une « volonté manifeste de snober la chasse populaire des ACCA et leur composante, le bénévolat associatif rural ».

A l’évidence, certaines « dames cerises » n’ont pas une sympathie débordante pour les 12 partenariats annuels signés avec l’Inter Chasse Drôme-Ardèche par les différents présidents des fédérations départementales de Groupama, partenariats exemplaires, gagnant-gagnant mais qui auront pris fin, d’abord en Drôme puis en Ardèche sous … les deux présidences féminines qu’ont connu ces fédérations.

 

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Tirant logiquement les conséquences de la situation en les transposant au plan personnel et familial et pour l’un d’entre eux au niveau de son ACCA, plusieurs responsables de l’Inter et pas des moindres, clients de longue date chez Groupama, ont annoncé leur départ : le premier à lancer l’idée d’un départ groupé qui serait porté dans le détail à la connaissance des ACCA adhérentes aura été le vice-président en charge du grand gibier, Mickaël Félix, de St Julien le Roux. Egalement président de l’ACCA de Vernoux, il ne cache pas son amertume. M. Félix souligne que sa famille était depuis toujours à Groupama. Il change aujourd’hui d’assureur. Il va écrire à Montpellier (Siège social de Groupama Méditerranée – NDLR) pour « leur dire comment les choses se sont passées » et ce qu’il en pense.  

Le secrétaire interdépartemental Alain Pialet, habitant Loriol, lui emboîte le pas. Ses grands-parents, ses parents, lui-même ont toujours été clients fidèles de Groupama depuis les origines (Assurances Mutuelles Agricoles en 1963 qui deviennent Groupama et sa filiale Samda en 1986 – NDLR). Groupama, fini : plus là pour lui.  

Même positionnement annoncé par le président de l’ACCA de Boffres, Sébastien Riou. Le vice-président chargé des relations avec les fédérations, les AICA, les ACCA se sépare de Groupama. Sa famille était chez l’assureur depuis le début, il y a … 57 ans !

Président de l’ACCA de Monestier, membre du conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, Jean Fanget, d’Annonay, explique que dans son ACCA, ses amis et lui envisageaient de « changer d’assureur pour … rejoindre Groupama ». Après les informations qu’il a transmises à ses collègues chasseurs, il n’en est « évidemment plus question ». Dans d’autres ACCA, on commence à en parler aussi.

 

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La position du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était attendue. Avec son épouse Marie-Agnès, Christian Pialet a toujours été assuré chez Groupama. Signataire de tous les partenariats de l’Inter avec Groupama, il s’en va à son tour, non sans rendre un hommage appuyé à plusieurs représentants des fédérations Groupama Drôme et Ardèche : « Ceux, dit-il, qui ont longtemps partagé nos valeurs de solidarité rurale entre chasseurs et agriculteurs, de loyauté et d’estime réciproque entre partenaires de longue date, de convivialité dans le bénévolat associatif et qui, pour ces raisons, méritaient notre confiance ».  

Ces personnalités diverses issues du monde agricole et viticole, Christian Pialet dit les avoir côtoyées « avec grand plaisir » durant 12 années. Il cite volontiers « le président drômois Marc Loriol ou les présidents ardéchois Amaury Cornut-Chauvinc, Jean-Pierre Constant ». Il en conclue : « Pendant longtemps, Groupama pouvait s’appuyer dans les campagnes sur des responsables élus de qualité, compétents, à l’écoute, de bonne foi, préférant la franchise du dialogue direct aux décisions arbitraires prises pour plaire aux uns et non assumées devant les autres. Ces représentants de Groupama se sont toujours montrés très respectueux de nos adhérents les présidents d’ACCA membres associés de l’Inter et de leurs sociétaires, bienveillants à l’égard de la petite chasse populaire de nos villages comme de ceux qui la défendent avec constance et dévouement depuis bientôt 40 ans, créant ainsi du lien social en milieu rural en siégeant bénévolement au sein du conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche ».  

Destinataires en copie du courrier que la présidente de Groupama fédération Ardèche a reçu et auquel elle n’a jamais répondu, des présidents d’ACCA adhérentes de l’Inter dans les deux départements, des membres de leur conseil d’administration, des sociétaires de ces ACCA appellent l’Inter pour dire qu’ils sont « déçus », « en colère », « écœurés » par le « parti pris » dont ils se sentent l’objet et qu’ils ne comprennent « absolument pas ». A échéance, ils ne renouvelleront pas chez Groupama leurs contrats d’assurances habitation, chasse, etc. D’autres nous disent que, sans attendre, ils vont demander en agence pour leur assurance voitures (ou l’ont déjà fait) le relevé d’information auquel ils ont droit légalement, faisant ainsi jouer la concurrence.

 

 . La commune de Beauchastel a renouvelé son partenariat avec l’Inter en 2019

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Voilà 39 ans que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a choisi la mairie de Beauchastel comme siège social, la commune ardéchoise étant idéalement située d’un point de vue géographique par sa position centrale quasi parfaite reliant Nord et Sud, Est et Ouest des deux départements. Le rayonnement de l’association à travers des manifestations médiatisées telles que les Printemps du Rhône, le Rhodanien, les assemblées générales, son site internet s’approchant des 1 500 000 visiteurs ont contribué à faire connaitre ce « village de caractère » bien au-delà de la famille DrômeArdèche des chasseurs déjà forte par elle-même de quelques 27 000 membres.

Aussi, c’est tout naturellement que le maire Alain Valla et ses équipes municipales successives ont souhaité apporter leur concours à l’Inter Chasse 26-07, d’autant plus que son président-fondateur est un enfant du village. Alors que ce partenariat a été reconduit une nouvelle fois en 2019 et au moment même où les élus en place s’apprêtent à céder la place en mars prochain à une nouvelle équipe municipale, l’Interdépartementale tient à remercier la commune de Beauchastel et sa municipalité pour les relations de confiance et d’estime réciproques qui ont pu être tissées au fil du temps. 

 

 . Le cri d’alarme du conseil inter de la Chasse Drôme-Ardèche : 

 
« Que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? Il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens !

« Après la bataille perdue des dates, nos adversaires veulent notre prochaine défaite. Celle-là pourrait nous être fatale : la perte de nos territoires chassables …

 

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… « Défaite que l’on pourrait encore éviter si
« … Si toi, l’Ami Chasseur, tu le veux … Vraiment ! Alors ? … »

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Affiche AG 2020 Le lien

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2020

L’EXTREME MOTIVATION D’UNE MINORITE QUI NE VEUT PLUS ENTENDRE PARLER DE CHASSE CONTRASTE AVEC UNE FORME D’APATHIE GENERALE DE LA GRANDE MASSE DES CHASSEURS. INQUIETANT.

 

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Chasseurs, vos territoires vous filent sous le nez et vous les regardez partir en restant les bras croisés !

 

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.   Et si finalement « ils » gagnaient la partie contre la chasse sans que les chasseurs n’aient joué le match ? KO par simple forfait. Victoire sur tapis vert … L’apathie de la masse des chasseurs qui, en grande majorité, ne font plus grandchose ou ne font rien pour défendre la chasse contre l’extrême détermination d’une petite minorité qui ne veut plus entendre parler de chasse … Ce n’est pas complétement farfelu d’imaginer qu’au bout d’une génération ou deux – peut-être avant – ce soit à la fin la petite minorité très motivée qui gagne.  

 La bataille des territoires va être décisive. Les opposants à la chasse l’ont bien compris mais pas (tous) les chasseurs

 

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En quatre décennies, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura mené – avec d’autres – la grande bataille des dates. La chasse aux oiseaux migrateurs ayant pour caractéristique de pouvoir chasser le gibier quand il passe, les opposants comme M. Bougrain-Dubourg ou Mme Voynet en ont fait le combat prioritaire de leur génération. En 35 ans, « ils » sont arrivés à leur fin. En une génération, le chasseur français a vu la chasse au canard, à la grive, au pigeon se réduire considérablement en passant du 14 juillet – 31 mars au 21 août – 31 janvier. Plus que des jours, des semaines, des mois de chasse en moins, ce que les chasseurs ont d’abord perdu, c’est ce qui faisait le meilleur moment de leur chasse (« la part du rêve ») puisque, selon l’interprétation très restrictive par les tribunaux des termes de la loi française et européenne, la chasse s’arrête quand la migration commence. Autrement dit, le chasseur de migrateur a le droit de chasser à condition que le gibier migrateur ne soit plus là ou pas encore là. Dans la pratique, les prélèvements autorisés sur les anatidés, turdidés, colombidés – quand la chasse n’est pas fermée, quand il ne gèle pas trop fort ni trop longtemps, quand l’espèce n’est pas soumise à quota ou moratoire – se font à la marge, de façon occasionnelle et toujours à minima. En 35 ans, « ils » y sont donc arrivés. 35 ans, à l’échelle de l’espèce humaine, c’est court, très court. Et s’il n’y avait pas eu ici et là une résistance organisée par des associations de terrain rassemblant les chasseurs les plus motivés pour défendre la chasse (ANCGE au niveau national, CDCAR et Inter Chasse Drôme-Ardèche au niveau régional, fédérations de chasseurs au niveau départemental jusqu’à ce que cela leur soit interdit par Dominique Voynet), en 10 ans c’était plié.

 

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« Les chasseurs sont devenus spectateurs. Nos détracteurs peuvent se réjouir »

Aujourd’hui, le contexte a complètement changé. Parce que les opposants à la chasse ont gagné la bataille des dates, ils se jettent avec gourmandise dans la bataille des territoires. Celle-là sera décisive, les opposants à la chasse l’ont bien compris. Mais pas tous les chasseurs, loin s’en faut ! Partout le constat est le même : c’est l’apathie générale, l’endormissement collectif. Chacun râle dans son coin mais ça s’arrête là.  Willy Schraen, le président national des fédérations, pourtant très combatif, constate l’assoupissement du monde de la chasse et le déplore. Des quatre coins de France, nous parviennent les mêmes échos plutôt désabusés de responsables peu, mal ou pas soutenus, à peine encouragés, souvent critiqués. « Les chasseurs sont devenus spectateurs, nos détracteurs peuvent se réjouir de la situation ! » nous écrit Gilles Péré de Saintes (Charente-Maritime), homme de terrain s’il en est, un passionné de l’ANCGE, responsable des observations mensuelles de la migration pour la revue nationale des chasseurs de gibier d’eau La Sauvagine. Ce manque d’implication partout constaté de la masse des chasseurs qui ne défendent plus, autrement qu’en discussions souvent stériles, leur loisir préféré pourrait bien jouer à tous un très vilain tour … Et peut être plus vite qu’on ne le pense. « Spectateurs » … d’un naufrage collectif annoncé ?
Car, à la différence des dates qui n’ont jamais concerné avec le gibier migrateur qu’une minorité de chasseurs certes passionnés mais aujourd’hui bien peu nombreux et vieillissants, la bataille des territoires va progressivement impacter tous les chasseurs – absolument tous ! -, dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes à commencer par les chasseurs de grand gibier, sanglier en tête.  

Et ça va faire mal. Très, très mal.

 

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Chasse et Territoires

Un groupe Chasse et Territoires existe à l’Assemblée Nationale. Qui le sait ? Particulièrement discret sinon muet sur ces questions, il regroupe pourtant 118 députés de sensibilités politiques différentes. Problème : les députés LREM y sont nombreux et pas forcément bienveillants à l’égard des chasseurs. Comme, par exemple, Mme Barbara Pompili, transfuge des Verts. C’est elle qui a fait repousser par ses collègues députés de La République en Marche une proposition de loi sénatoriale créant un délit d’entrave à la chasse sanctionnable par de lourdes amendes et éventuellement de la prison. Que penser également de la présence dans ce groupe Chasse et Territoires de l’Assemblée Nationale de Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon ? Le député LREM se sert d’un accident de chasse mortel, toujours consternant, comme prétexte à dénigrer une activité de loisir rigoureusement encadrée par la loi, choisie en France par près d’un million de personnes mais qui ne lui plait pas. En tant qu’élue de la nation, ne devraitelle pas mettre au moins la même ardeur à plaider la cause d’autres victimes qui n’ont rien à voir avec la chasse mais qui, celles-là, se comptent au total par milliers : les victimes du terrorisme islamiste, d’homicides volontaires, d’accidents de la route, du manque dramatique de moyens dans les hôpitaux publics et les EHPAD, d’accidents de loisirs en montagne et en mer, etc. ?  

Face au manque de combativité des chasseurs qui encourage en fait le silence calculé des députés de la majorité, les opposants à la chasse se sentent pousser des ailes parce que complètement requinqués qu’ils sont par l’amollissement de leurs adversaires. Pendant que des ACCA économisent glorieusement les 35 ou 40 € de cotisation annuelle que leur Bureau ne votera pas pour défendre la chasse, « Ils » sont désormais capables de réunir en une année à peine plusieurs millions d’euros (cotisations, financement participatif, dons de fondations, subventions, etc.), leur permettant d’acheter des forêts entières, des massifs montagneux dans leur totalité : déjà 100 hectares par-ci, 500 hectares par-là, 1000 ou 2000 bientôt. Les acheter pour les soustraire à la chasse ! En quelques années, « Ils » ont déjà réussi à transformer des terrains de chasse en réserves contre la chasse, à l’instar des « réserves de vie sauvage » que des associations comme l’ASPAS (qui a pratiquement le même âge que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche), Forêt vivante ou d’autres encore sont en train d’implanter dans la Drôme, en Haute-Savoie et ailleurs.

En lançant la bataille des territoires, les écologistes anti-chasse voient grand et loin. A chaque nouvelle prise, leur jubilation est partout la même :  

« C’est toujours ça que les chasseurs n’auront pas ou … n’auront plus ! ».

 

 

Avant 2 ans, le tiers du territoire national sera « protégé », promet M. Macron

 

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La société change. « Ils » ont le vent porteur. Si les chasseurs ont été les premiers à créer des réserves de faune sauvage, la multiplication actuelle des retraits de terrain est d’une tout autre nature lorsque des néo-ruraux utilisent à fond la règlementation des 150 m (ils commencent d’ailleurs à revendiquer … 200 m), le droit d’opposition territoriale, le droit d’opposition de conscience, l’arrêt du conseil d’Etat permettant le regroupement de plusieurs petits propriétaires pour atteindre la superficie minimale donnant droit de retrait, etc. « Ils » ont même pu prendre pour encouragement fort le récent objectif annoncé par le président de la République, Emmanuel Macron :

 

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« Avant 2022 », objectif du Président de la République
Inter/Capture/Site FNC/Image d’archives 2017

« Avant 2022, nous devons porter de 20 à 30 % du territoire national les espaces protégés ».  

 Le tacle qui fait mal

2022, ce n’est pas dans 35 ans mais dans 2. On ne saurait reprocher aux néo-rurauxécolos, aux puristes de la biodiversité, ni d’avoir flairé le bon coup à jouer contre la chasse, ni la motivation profonde qui les anime à défendre une cause à laquelle ils croient. Que les chasseurs mille fois plus nombreux qu’eux voient des territoires entiers de chasse leur filer sous le nez tandis qu’ils les regardent partir en restant les bras croisés est une autre histoire. C’est notre histoire, à nous chasseurs ! Se faire tacler par l’adversaire qui marque des buts, gagne des matchs et progresse au classement n’est jamais agréable. Alors ! Arrêtons les lamentations, agissons.  

 Qui veut encore défendre les ACCA ?  

La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 a créé les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) et les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées). Depuis et pendant longtemps, les ACCA étaient la garantie législative absolue que le petit chasseur à faible pouvoir d’achat trouverait toujours près de chez lui un territoire de chasse accueillant et en superficie suffisante. Ce n’est plus tout à fait le cas. Si en droit c’est toujours la règle, dans la réalité les territoires d’ACCA diminuent d’année en année, en nombre et en espaces chassables. Sans parler des déboisements gloutons ! Aux retraits de terrains pour cause lucrative (le sanglier qui fait grimper les prix de la broussaille) ou idéologique (la mode qui est aux droits de l’animal), s’ajoutent les orientations voulues par un pouvoir politique sous haute influence financière qui n’a pas de ce fait une sympathie immense pour les adeptes de la petite chasse populaire. Dernier exemple en date : pour obliger les chasseurs de condition modeste à payer plus cher leur permis (la fameuse validation nationale à 200 €), le gouvernement et sa majorité ont supprimé le droit de chasser dans les communes limitrophes des départements voisins que permettait jusque-là une simple validation départementale moins coûteuse.

 

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. Dans nos ACCA, une question se pose donc : que restera-t-il aux chasseurs dans quelques années lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu sous la pression conjuguée de l’argent-roi et des anti-chasse ? La réponse est simple : il restera les chasses privées. Ce qui veut dire, que la chasse populaire aura disparu. Ne pas vouloir se donner aujourd’hui les moyens d’organiser notre défense – au minimum en soutenant les quelques-uns qui se battent encore – interdira de se lamenter les lendemains de défaites cuisantes. Défaites que nos adversaires nous préparent et nous annoncent mais défaites que l’on peut encore éviter …  

… Si on le veut vraiment. Mais le veut-on encore ?! …

 

 

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.   Conseil Inter du 29 novembre : le choix du renouvellement des sponsors

 

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. Le Conseil Interdépartemental du 29 novembre a fait une large place aux choix du renouvellement des partenariats en cours. Cette question avait déjà fait l’objet d’une première approche le 25 octobre.

 

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Les relations durables et très positives avec Compagnie Nationale du Rhône, Direction Territoriale Rhône-Isère se déroulent dans un climat de confiance, d’écoute et de respect mutuel. La sécurité hydraulique des usagers des bords du Rhône et de l’Isère, les priorités environnementales en lien avec le patrimoine faunistique et floristique rhodanien sont les deux axes majeurs de l’action d’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche dans son partenariat avec CNR.

Un partenariat en tout point satisfaisant reconduit en 2019.

 

 

 

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Douze ans de partenariat gagnant-gagnant …

… entre l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Groupama fédération Drôme (sous la présidence de M. Marc Loriol) et Groupama fédération Ardèche (sous la présidence de MM. Amaury Cornut-Chauvinc, puis Jean-Pierre Constant) ont été rendus possibles par des relations respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, par l’affirmation constante de valeurs partagées. Le changement de présidence et de méthode intervenus depuis deux ans à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur nécessite, selon l’avis exprimé par l’ensemble des membres du Conseil Interdépartemental, « des éclaircissements à l’attention des chasseurs de nos ACCA adhérentes quant aux valeurs aujourd’hui portées par Groupama en direction de la chasse populaire et plus largement des acteurs associatifs bénévoles du monde rural ».

C’est la raison pour laquelle le Conseil Interdépartemental après discussions, tour de table et vote à l’unanimité a décidé de demander des « explications précises » et des « gestes concrets » à la présidente de la fédération départementale des Caisses locales de l’Ardèche de Groupama avant que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ne se prononce définitivement sur un éventuel dépôt de dossier de renouvellement de partenariat pour 2020, demande qui lui a été faite le 25 octobre dernier par la fédération ardéchoise de Groupama.

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Photomontage Inter/Bing/Pixbay/Azazelok/CC BY-SA-NC

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2019 (2)

CHASSE DRÔME – ARDECHE : LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ( 26 RESPONSABLES DONT 11 NOUVEAUX) A ELU LE BUREAU (5 ARDECHOIS, 6 DRÔMOIS)

 

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FAKE NEWS

 

En français, « une information mensongère ou délibérément biaisée », la « fake news », sert à « semer le trouble pour défavoriser une institution, une organisation », par exemple une association. Cette pratique ancienne de la rumeur propagée pour nuire est amplifiée à notre époque par les réseaux sociaux. L’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’y a pas échappé. Il y a eu la rumeur « l’Interdépartementale, c’est fini » … En réalité, une nouvelle trésorière ainsi qu’une nouvelle équipe dirigeante de 26 membres. Il y a eu la rumeur « leur partenaire principal les a lâchés » … En réalité, la poursuite d’un partenariat officiel à montant identique renouvelé pour trois ans après arbitrage de la PDG du groupe sponsor. Il y a eu la rumeur « leur président va démissionner pour raison de santé » … En réalité, l’empêchement de tenir une conférence de presse après une intervention chirurgicale. Il y a eu la rumeur « leur vice-président sera pris à parti au congrès fédéral » … En réalité, un vice-président nommément cité, remercié es-qualités, invité comme les autres personnalités à rester déjeuner.

 

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LE CRI D’ALARME DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE :
« LA CHASSE POPULAIRE EST SACRIFIEE ! »

➢ Le président Jacques Aurange lance un appel à
« préserver les ACCA »

 

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Aubenas, 27 avril 2019 : L’AG annuelle des chasseurs ardéchois engage le combat pour la défense des ACCA
Photo Inter/FDC 07

 

.   Dans son discours aux chasseurs ardéchois, leur président Jacques Aurange ne pouvait être plus clair. Pour satisfaire des intérêts économiques et financiers qu’il n’a pas hésité à nommer, en particulier le lobby forestier, « la chasse populaire des ACCA a été sacrifiée ».  

S’adressant aux élus présents (président du département, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires), le président de la FDC 07 les implore d’intervenir pour aider les chasseurs à « préserver les ACCA » aujourd’hui menacées.
« Un absent à la présence remarquée »  

« Un absent à la présence remarquée », la formule est d’un élu parlant de Christian Pialet. Empêché pour raison familiale, le beauchastellois s’était fait représenter.
 
Jacques Aurange a d’abord excusé le président de l’Inter en ouverture de l’assemblée générale des chasseurs ardéchois. Il a ensuite accueilli son représentant, Sébastien Riou, qu’il a remercié au titre de « vice-président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC ». Enfin, il n’est pas passé inaperçu que ce soit le président fédéral en personne qui lise le message de Christian Pialet adressé aux chasseurs ardéchois :  
 
Un message d’union et d’avenir auquel le président de la fédération fera directement écho dans son intervention.

 

 

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C’est le vice-président de l’Inter, Sébastien Riou, qui représentait Christian Pialet
Photo Inter/Image d’archives/JMS/FDC 07

.   En présence de son homologue drômois venu en voisin invité, le président de la fédération a tenu à retransmettre lui-même aux chasseurs le message d’unité du président de l’Inter Chasse 26-07 :

- « J’envoie à tous nos amis chasseurs ardéchois le message de l’unité retrouvée, renforcée, résolument porteuse d’avenir. Chacune à leur place mais ensemble, l’Interdépartementale, notre fédération, nos ACCA œuvrent concrètement chaque jour à la défense de la chasse. Malgré les difficultés, je crois que la chasse ardéchoise peut avoir encore un bel avenir aussi longtemps que le sens de l’intérêt général sera la priorité partagée de ses différents responsables »  

Un message d’union reçu cinq sur cinq par l’assemblée fédérale statutaire 2019.

 « Faire le jeu des anti-chasses »  

Oh ! Il y eu bien dans la salle quatre ou cinq sourires narquois et chuchotements. Impossible de savoir si cela concernait le président de l’Inter ou visait la présence du président de la FDC 26. Peu importe, l’important, c’est que personne, parmi les 700 personnes présentes à Aubenas, n’ait jugé utile de se lever pour venir contester au micro l’union complètement retrouvée depuis décembre 2017.

Au contraire, plusieurs délégués et pas des moindres se disaient ravis à la sortie que la vision d’avenir portée par l’Inter Chasse Drôme-Ardèche relègue « plusieurs années en arrière » les désaccords passés connus de tous. Avant de partir se restaurer, un petit groupe de représentants d’ACCA ne se cachait pas pour donner raison à Christian Pialet et Jacques Aurange qui, « en hommes, ont su se parler, puis prendre leurs responsabilités », qui ont « ravalé leur amour-propre » en acceptant de « tourner la page des divergences qui ne s’oublient pas mais qu’il est bon de dépasser », qui ont « réussi à convaincre leurs troupes » que « la division des chasseurs », face aux « énormes difficultés » du moment, serait « juste suicidaire pour la chasse ». Un président d’ACCA, chasseur de sanglier :

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Il est clair que les chasseurs nostalgiques des bisbilles passées, amateurs de polémiques à l’ancienne, jusqu’auboutistes dans l’action, excessifs (pour le dire gentiment !) dans leurs prises de paroles publiques devant des élus et un représentant du préfet sont devenus ultra minoritaires dans cette fédération. Ils n’ont ni le soutien de la Fédération, ni le soutien des ACCA. Et pas davantage celui de l’Interdépartementale.

S’impose donc aujourd’hui l’évidence : quand on connait les problèmes gravissimes du sanglier auxquels sont confrontés nos fédérations, la situation de plus en plus préoccupante de nos ACCA devenues très minoritaires en France et de plus en plus fragilisées, l’union dans nos départements n’est pas une option, c’est l’impérieuse nécessité qui s’impose à tous les chasseurs …

… A commencer par leurs représentants élus, fédéraux ou associatifs, qui se doivent de donner l’exemple. C’est ce que le congrès fédéral 2019 vient de démontrer avec éclat.

 

« Rassemblés » derrière leur fédération, « unis » comme jamais, les chasseurs ardéchois sont prêts pour les « combats » à venir, prêts pour la « reconquête », déterminés à « préserver leurs ACCA »

 

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« Rassemblés », « unis », « combats », « reconquête », « préserver les ACCA ». Ces paroles mobilisatrices, consensuelles, le patron des chasseurs ardéchois les a prononcées avec force. Elles tracent pour tous la ligne à suivre en 2019-2020.  

Fidèle depuis bientôt 40 ans à son « combat déterminé en faveur de la chasse populaire, celle des ACCA », l’Inter Chasse Drôme-Ardèche « se félicite de l’orientation prise à Aubenas ce 27 avril 2019 ».  

Le président de l’ACCA de Boffres qui y représentait officiellement l’Inter se réjouit du « rapprochement réussi Interdépartementale-Fédération » : une avancée décisive, obtenue par étapes, à laquelle certains n’ont d’abord pas cru mais que tout le monde peut vérifier aujourd’hui et qui bénéficiera maintenant à tous les chasseurs. Sébastien Riou dit apprécier « l’accueil reçu », l’appel « à la mobilisation et à l’union » lancé par Jacques Aurange et bien sûr la priorité donnée par la fédération au « combat » en faveur de « la chasse populaire » pour la sauvegarde « des ACCA » ; sans oublier, insiste-t-il, « la qualité des rapports techniques présentés », séquence fédérale que Sébastien Riou dit avoir « particulièrement aimée ».

 

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AVEC LE SOUTIEN DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS (FNC), L’ANCGE SE PREPARE AU RENOUVELLEMENT DES BAUX DU DPF

 

 

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Le 30 juin 2019 va avoir lieu le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial), l’ANCGE s’y prépare

Par arrêté du 13 mars 2019, la durée des baux du DPF est portée à 9 ans au lieu de 6, couvrant ainsi la période « du 1er juillet 2019 au 30 juin 2028 ». Depuis 1951, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) est représentée en Drôme-Ardèche, son premier délégué officiel ayant été Pierre Pialet, le père du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, le grand-père du Secrétaire Interdépartemental, Alain Pialet. Aujourd’hui, l’ANCGE a pour représentants Philippe Platet (Baix) côté Ardèche, Noël Chautard (Livron) côté Drôme, les deux délégués départementaux faisant partie de l’équipe dirigeante de l’Inter.

Depuis le 13 mars, l’ANCGE peut se féliciter d’avoir obtenu satisfaction sur la durée des baux de la part du ministère de l’Ecologie. Il est vrai que pendant deux ans et demi, l’équipe nationale du président Didier Vergy, en particulier la commission nationale du DPF présidée par le Dr Jean-Michel François, n’a pas ménagé ses efforts pour préparer ce dossier. Autre motif de satisfaction : la voix des ACCA, portée à Paris avec force et détermination par l’Ardéchois Christian Pialet, a été cette fois encore entendue. Le nouveau Cahier des charges du DPF stipule en effet (Article 14) que les amodiations se font prioritairement « sans adjudications préalables aux ACCA ».

 

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Les associations communales de chasse agréées de la Vallée du Rhône et de la Vallée de l’Isère peuvent donc dire « Merci, l’ANCGE ! ». Car les ACCA échappent ainsi une nouvelle fois (la dernière ?) aux enchères verbales et aux soumissions cachetées prévues dans l’arrêté, dispositions réglementaires qui leur auraient été fatales. Ce n’est un secret pour personne qu’aucune ACCA ardéchoise ou drômoise n’aurait été en capacité financière, surtout en ce moment, de se mesurer à une association comme l’ASPAS. S’appuyant sur une expérience de plus de soixante ans, utilisant ses compétences, son savoir-faire et ses réseaux, l’ANCGE a su éviter aux ACCA un écueil qui leur aurait été fatal. Le soutien précieux apporté à l’ANCGE tout au long des négociations avec l’Etat par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), son président Willy Schraen, a été très apprécié de l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau de France :  

Quand les dirigeants de la chasse acceptent de dépasser leurs différences pour jouer la carte de la complémentarité, ce sont les chasseurs qui gagnent !  

 

PPA : ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !

 

 

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C’est officiel, la Peste Porcine Africaine a disparu de la République Tchèque.

Sévissant sur un territoire très limité affectant par conséquent un tout petit nombre de sangliers, l’épidémie de PPA a pu être enrayée par l’éradication quasi-totale de la population de suidés qui se trouvait à l’intérieur d’un périmètre à haut risque.

Voilà un résultat qui redonne espoir à nos voisins belges et … Aux chasseurs français.

 

 

 

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EXTRÊME-VEGANISME 

PREMIERES CONDAMNATIONS A DE LA PRISON FERME

 

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Trois femmes, un homme, jusque-là inconnus des services de police. Ils ont entre 23 et 39 ans. Au nom d’un véganisme radical, ces extrémistes de la cause animale ont harcelé une quinzaine de commerçants, bouchers, restaurateurs en vandalisant leur vitrine, parfois à plusieurs reprises. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné deux des militants antispécistes à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres s’en tirent avec six mois de sursis.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

PRINTANIERES 2019

Après les Tables Rondes de la Chasse
L’INTERDEPARTEMENTALE RENFORCE SON EQUIPE DIRIGEANTE

 

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LE PRINTEMPS DE LA CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

C’est le printemps de la Chasse Drôme-Ardèche.

Un mois jour pour jour après son assemblée générale statutaire et sa 3e édition des Tables Rondes de la Chasse (TRC), l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche réunissait vendredi 22 mars à Beauchastel son premier conseil interdépartemental 2019 : une instance de 26 personnes (24 en 2018) provenant de 17 communes différentes, une équipe dirigeante renforcée, renouvelée, rajeunie. L’appel à l’engagement collectif lancé quelques jours auparavant a donc été entendu puisque pas moins de 11 nouveaux font leur entrée dans l’équipe. Conformément aux statuts et en application de l’article 3 du règlement intérieur, ils sont cooptés à l’unanimité. Ce renforcement salutaire était la condition préalable à la poursuite de l’action bénévole au service des chasseurs. En cas d’échec, la salle des fêtes de Beauchastel était retenue pour une AG extraordinaire le 17 mai qui aurait été celle de la dissolution.

Le nouveau conseil interdépartemental est constitué de 10 Drômois (11 en 2018), 16 Ardéchois (13 en 2018), 1 personne sans lien avec la chasse (1 en 2018), 7 présidents d’ACCA (6 en 2018), 10 jeunes (7 en 2018). Le bureau interdépartemental 2019, élu par le conseil, est composé de 11 responsables. Outre le président, il comprend 7 vice-présidents spécialisés, un secrétaire, une trésorière, une conseillère scientifique.

Le soutien renouvelé de nos adhérents, les ACCA, est désormais attendu avec confiance.

 

 

L’appel a été entendu

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2019 (2)

SANGLIER : L’INTER CHASSE 26 – 07 REÇUE PAR LE PREFET

 

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.   Le 12 février 2019 à Privas, Françoise SOULIMAN, préfet de l’Ardèche, a reçu une délégation d’ACCA adhérentes de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Objet : les problématiques du sanglier et sa chasse.

La délégation conduite par le président Christian PIALET était composée de :
• M. Sébastien RIOU, vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, président de l’ACCA de Boffres
• M. Mickaël FELIX, vice-président chargé du grand gibier, président de l’ACCA de Vernoux
• M. Jean FANGET, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Monestier
• M. Serge GAY, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Satillieu représenté par M. Jean NICOLAS, doyen d’âge du conseil 
• M. Sylvain JOBERT, président d’ACCA membre associé, président de l’ACCA de St Julien le Roux

C’est le préfet précédent, M. Philippe COURT, qui avait proposé la rencontre. Celui-ci ayant été appelé à diriger un cabinet ministériel, c’est dans le cadre de la continuité de l’État que son successeur, Mme Françoise SOULIMAN, a volontiers accepté de concrétiser le projet. Informé en son temps de la démarche par Christian PIALET, M. Jacques AURANGE, président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a fait part de son plein accord et « entier soutien ». Le président FDC 07 l’a fait en ces termes :

« Monsieur le Président, Cher Christian,
 
(…) Aucune objection de ma part et très satisfait que M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) vous accueille pour une entrevue. Je sais pouvoir compter sur toi en tant que président de l’Interdépartementale et ta délégation pour attirer l’attention de M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) sur les problèmes départementaux en matière de chasse qui nous préoccupent tous. (…) Avec mon entier soutien (…) »

C’est tout naturellement que le président AURANGE a été le premier informé par Christian PIALET du déroulé de la rencontre.

Le préfet a beaucoup écouté. Françoise SOULIMAN a laissé s’exprimer sans filtre les remontées de terrain en provenance de nos ACCA adhérentes. Les membres de la délégation se sont tous exprimés. Ils l’ont fait longuement, sans langue de bois, sans précaution oratoire inutile, toujours à partir de cas concrets. C’est du vécu !  
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Des remontées de terrain, il ressort, du Nord au Sud, des tableaux sangliers souvent en chute, la bête noire se faisant rare ici et là. En un an, c’est même brutal. Autre sujet de préoccupations : les présidents d’ACCA ont été confrontés à des situations conflictuelles avec quelques propriétaires, « pas nombreux, toujours les mêmes », obéissant parfois à « des consignes ». C’est violent dans les paroles, les comportements, à la limite de la violence physique. « On a frôlé le drame » témoignent deux présidents. Des antichasses croisés sur les routes et chemins font preuve d’un sectarisme de plus en plus inquiétant, outrancièrement provocateur.

La chasse est pourtant « au cœur de la ruralité » comme le souligne le doyen d’âge du conseil interdépartemental : « Nous n’avons pas Roland Garros, nous avons la chasse ». Des situations conflictuelles, explosives et répétitives interpellent les présidents d’ACCA sur l’action et même la neutralité de l’administration. Face au représentant présent de l’administration compétente, un président d’ACCA membre associé lui objecte sans ménagement : « Il vous faudrait écouter un peu plus les chasseurs, leurs présidents d’ACCA. Sortez de vos bureaux, venez voir ce qui se passe vraiment dans nos communes ! ».  

L’administration prône « l’équilibre » entre agriculteurs et chasseurs. En fonction des fortes diminutions constatées des populations sangliers dont on peut au moins espérer un recul significatif des dégâts, des ajustements seront possibles, « y compris pour certaines ACCA s’étant mises dans le rouge mais ayant fait des efforts supplémentaires cette année ».

 Le péril rapproché de la peste porcine africaine pouvant atteindre la France dès cette année nourrit une même « inquiétude » partagée par le préfet et le président de l’Interdépartementale.

 

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Celui-ci intervient en fin de réunion pour évoquer l’autre maladie : l’œdème du porc devenu « cause toujours inexpliquée de mortalité du sanglier ». Rappelant que « depuis six ans, le service scientifique de l’Office (ONCFS – NDLR) dispose d’une masse de données à travers les prélèvements analysés dans des laboratoires agréés par l’Etat ». Se tournant vers le préfet, le président de l’Inter Chasse DrômeArdèche se fait plus précis. Il parle clair selon son habitude :

« S’il y a eu mutation génétique, il faut le dire aux chasseurs. Et dire pourquoi. Sinon, il faut nous le dire aussi ».

Le mot de la fin lui reviendra :

« Au nom de la transparence, je demande que l’Etat, sans s’abriter derrière un travail de recherche universitaire qui a ses mérites mais également ses limites, publie lui-même l’ensemble des données scientifiques dont il dispose ».

 

.   De cet entretien jugé « utile » par celui qui conduisait la délégation, un entretien « qui aura peut-être des prolongements positifs dans la gestion de la chasse au sanglier », les membres de la délégation se montraient unanimes à la sortie : ils ont dit avoir apprécié « la disponibilité, la qualité d’écoute de Madame le Préfet ». Ils sont reconnaissants au représentant de l’Etat d’avoir « accueilli favorablement certaines de leurs propositions »

 

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3 tables rondes, 1 cahier jaune
CHASSEURS ET ELUS ONT DEBATTU ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE

 

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Une partie des participants au débat
Photo Inter/CP

 

C’est dans des conditions particulières, un peu difficiles, qu’a été préparée la réunion du 22 février regroupant en une soirée, comme les deux années précédentes, une brève partie statutaire et un temps long réservé au débat de la 3ème édition des Tables Rondes de la Chasse. En effet, suite à une intervention chirurgicale, le président Christian Pialet a dû décrocher une quinzaine de jours, ce qui n’était pas prévu :  

« Pour la première fois en 38 ans, je n’ai pas pu tenir la traditionnelle conférence de presse au Dauphiné Libéré annonçant notre assemblée. Beaucoup de chasseurs qui lisent le journal mais ne vont pas sur internet ou ne consultent pas régulièrement le site de l’association n’auront pas eu connaissance à temps de la réunion de ce soir, j’en suis désolé ».

 

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LE PRESIDENT DE LA FEDERATION AUSSI

 

Comme disent les statisticiens, c’est la loi des séries ! Pour les mêmes raisons de santé, le président de la fédération départementale des chasseurs, Jacques Aurange, n’était pas en situation de pouvoir venir … A son grand regret exprimé dans un message sans équivoque :

 

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- « (…) Christian, je souhaitais être présent parmi vous. Hélas ! Tu t’en doutes, je ne pense pas être tout à fait rétabli et je ne veux pas brûler les étapes. Je te charge de m’excuser et d’assurer tes adhérents de mon entier et total soutien, et de façon durable. Nos structures sont complémentaires et non concurrentes. Elles ont un seul but : la défense de la chasse, des modes de chasse, des territoires. (…) Merci de me faire parvenir si vous le souhaitez une synthèse de vos travaux. A très bientôt, j’espère, pour se parler de vive voix »  

LES RELATIONS TRES POSITIVES ENTRE FEDERATION ET  INTERDEPARTEMENTALE

 

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Des fédérations, il en a été question. Le rapprochement entre l’Interdépartementale et les structures fédérales a fait l’objet d’une communication : en 2018 et pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue par la FDC 26. La délégation de l’Inter a proposé d’établir concrètement et durablement des relations « constructives, apaisées, confiantes, bienveillantes » avec la Drôme fédérale.

En Ardèche, les relations très positives entre fédération et Interdépartementale sont la réalité. Face aux difficultés que connait la chasse en général et la chasse au sanglier en particulier, c’est cela que les chasseurs attendent de leurs responsables. Le président de la FDC 07 continue à faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, aussi. Qui s’en plaint ?

 

LE CHASSEUR EST ASSURE DE PERDRE DEMAIN CE QU’IL N’AURA PAS DEFENDU AUJOURD’HUI

 

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Les droits réels ou supposés de l’animal, les différentes problématiques du sanglier ont alimenté des discussions riches en arguments et points de vue. Le temps a manqué tant ces sujets passionnent. Face aux menaces qui pèsent sur la chasse au sanglier, les exemples d’autres modes de chasse ayant subi la tourmente ont servi de points d’appui : la myxomatose a décimé durablement les populations de lapins de garenne, gibier numéro un du chasseur français pendant des générations (1 million de chasseurs ont alors raccroché définitivement le fusil au clou). La chasse au pigeon ramier sur les cols d’Ardèche a été interdite après avoir résisté pendant vingt ans grâce à la ténacité du CDCAR, de son président Bernard Brottes, avec le soutien de la fédération et de l’Inter Chasse 26-07. La chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants aurait disparu en DrômeArdèche sur le Rhône et l’Isère sans l’action déterminante de l’Interdépartementale et le soutien de l’ANCGE.  

De ces situations emblématiques, chacun pourrait tirer lui-même quelque enseignement utile pour l’avenir mais l’engagement collectif qui a fait la force des chasseurs est en net recul partout ; nous risquons de le payer très cher. Elus, responsables de l’Inter, présidents d’ACCA ont abouti aux mêmes conclusions : dans la vie, il y a des hauts et des bas auxquels le monde de la chasse n’échappe pas ; dans tous les domaines de la société, l’individualisme triomphant plombe le bénévolat. L’effondrement possible de la chasse au sanglier mettrait à terre le système fédéral. Il signifierait la mort des ACCA, nos adversaires en rêvent. Beaucoup d’ACCA ne tournent plus qu’avec une poignée de volontaires ; pour combien de temps encore ? Ici et là, des jeunes s’engagent, tant mieux ! Internet, les réseaux sociaux, les chaînes de TV, les matchs en direct meublent les soirées, faisant le vide d’adhérents dans les assemblées générales d’associations.

 

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L’Interdépartementale n’échappe pas à la règle. Il serait préjudiciable à l’ensemble des chasseurs qu’une association qui les défend depuis 38 ans, qui a fait ses preuves, disparaisse faute de soutiens suffisants. Le CDCAR qui a pu rassembler jusqu’à 4 500 chasseurs à l’Escrinet a arrêté le combat quand les chasseurs de pigeon eux-mêmes n’ont plus fait l’effort en nombre suffisant de se mobiliser derrière l’association qui pourtant les défendait. La chasse ne disparaitra pas en France mais les ACCA, déjà en perte de vitesse partout, risquent de disparaitre à leur tour plus vite qu’on ne le croit au profit des seules chasses privées. C’est pour cette raison que 200 ACCA ont choisi d’adhérer à l’Interdépartementale.

C’est aujourd’hui le constat d’urgence pour la chasse que ces ACCA voudraient faire partager aux autres.

 

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LE RISQUE DE DISSOLUTION, BIEN REEL, EST EVOQUE PAR LE PRÉSIDENT LUI-MÊME

 

L’Interdépartementale à un tournant de son histoire

A l’exception d’un président d’ACCA de la Drôme qui a soudain changé son fusil d’épaule, les participants à la soirée du 22 février (présidents d’ACCA, dirigeants, élus) ont été unanimes à considérer que l’Interdépartementale « sert toujours à quelque chose », que s’en priver reviendrait à « affaiblir collectivement les chasseurs dans nos deux départements », ce qu’aucun responsable de la chasse digne de ce nom ne peut évidemment souhaiter.

Lorsque cela a été demandé, il ne s’est d’ailleurs trouvé personne dans la salle pour proposer mieux, ni une autre équipe, ni un autre projet.  

Un gros bémol a toutefois été mis par le président lui-même. Celui-ci n’écarte pas l’idée, « si les chasseurs ne se bougent pas plus, si les ACCA n’adhérent pas en plus grand nombre » que l’Interdépartementale puisse disparaitre … « avant la prochaine ouverture de la chasse ». Et d’en préciser les raisons :

« Pour pouvoir continuer, l’équipe dirigeante doit être absolument renforcée. Un nouveau trésorier doit être impérativement trouvé ainsi que quelques personnes supplémentaires acceptant de participer aux trois réunions annuelles du Conseil Interdépartemental. Sinon, la dissolution de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera à l’ordre du jour d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra avant le 31 mai ».   

La décision collective sera prise en Conseil Interdépartemental du 22 mars prochain. Se rangeant finalement à l’avis du président, tous les membres actuels du Conseil Interdépartemental 2019 se considèrent donc en charge de responsabilités « provisoires ».

 

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Il est des exemples qui, pour le monde de la chasse, se passent de commentaire

Lui qui n’est pas chasseur, qui n’a aucun membre de sa famille pratiquant la chasse, aura apporté pendant quatre ans un concours actif à l’Inter comme trésorier bénévole : pour son engagement associatif exemplaire, Joël Mounier a reçu les remerciements chaleureux de ses amis chasseurs au moment où des priorités personnelles l’obligent à ce choix. Ses idées, son sens critique ont beaucoup apporté aux discussions de l’équipe. Son travail sérieux de gestion, méticuleux même, sa bonne humeur communicative, son sens du service et de la convivialité sont unanimement salués. A l’écouter lire le rapport financier pour la dernière fois, l’émotion se lisait sur les visages, surtout au moment de sa conclusion :

« A titre personnel, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien pour la gestion de la comptabilité de l’Inter Chasse 26-07 pendant ces quatre années et je vous souhaite de pouvoir continuer à profiter librement de votre passion ».

 

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« Massacre programmé »

 

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. Pour la première fois, un pays de l’Union Européenne s’apprête à mettre en œuvre un plan d’éradication d’une espèce de la faune sauvage : le sanglier  

Touchée par la peste porcine africaine, la Pologne aurait décidé d’employer les grands moyens : en éradiquant l’espèce sanglier. Tout au plus, les autorités accepteraient-elles peut-être de laisser aux chasseurs polonais complètement désemparés un contingent symbolique et minuscule de 10 à 20 000 sangliers (hypothèse la plus favorable), soit, à l’échelle de tout un pays, même pas ce qui se  trouve chaque année dans un seul département français comme l’Ardèche ou la Drôme !

Le Chasseur Français qui confirme l’information parle de « massacre programmé ».  

 

Après la chasse, la pêche ?

 

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Pour les oies, chasseur, tu repasseras … Comme elles … S’ils ne te les ont pas gazées avant !

 

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Emmanuel Macron, le président de la République, l’avait pourtant promis : « Avec moi, vous chasserez les oies jusqu’au 28 février ». Pour une fois, les instances européennes étaient même d’accord. Alors ? … Alors, les juges du Conseil d’Etat ont dit NON : chasse interdite partout et pour tous … le 6 février. Conséquence de la décision prise par la plus haute juridiction française ? Il semblera désormais définitivement acquis à beaucoup de chasseurs que, pour nos grands décideurs politiques et autres acteurs institutionnels, mieux vaut continuer en conscience – et en droit – de laisser gazer les oies sauvages en grand nombre plutôt que de les laisser chasser en petite quantité.  

C’est ainsi que d’année en année, d’illusions entretenues en promesses non tenues, d’arrêtés signés en arrêtés cassés, des milliers de chasseurs français trompés, floués pour les oies, bernés pour les pigeons, grugés pour les grives, rejoignent à leur tour les bataillons de citoyens désabusés et légitimement en colère. Mais qui s’en soucie vraiment ?

 

 Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, la lutte contre la pollution, c’est … l’affaire des autres

 

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Il était une fois une souriante secrétaire d’Etat à l’Ecologie …
 
Depuis 1975, date de création du ministère de l’Ecologie, combien de fois les chasseurs français ont-ils subi de la part de leur ministère de tutelle l’injustice de mesures absurdes, incohérentes, arbitraires et de surcroit totalement inefficaces au regard de l’objectif énoncé, la sauvegarde de la faune sauvage ? Ce site en regorge d’exemples. Le meilleur d’entre eux (ou le pire, c’est selon), reste à ce jour le régime d’exception dont « bénéficient » deux départements français, l’Ardèche et la Drôme, victimes d’une débile gestion « communale » des grives, oiseaux migrateurs dont l’aire de distribution n’est pourtant pas à l’échelle du village mais … du Paléarctique Occidental.

 

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Rares ont été les ministres en charge de l’Ecologie – pour l’honneur de la fonction, il y en eu heureusement quelques-uns – qui n’ont pas cédé au discours démago, sirupeusement moralisateur, des donneurs de leçons chiens de garde d’une nature Bisounours qui, en weekend à la campagne, voient en chaque chasseur une brute épaisse massacrant à tout-va les petits oiseaux.  

Mais quand le moralisateur donneur de leçons se trouve être le ministre lui-même, le citoyen ordinaire est sur ses gardes … Il a bien raison, car si l’exemple vient de haut, ce n’est pas forcément le bon exemple comme en témoigne jusqu’à la caricature une histoire récente. Non ! Il ne s’agit pas de « fake news » (fausses nouvelles, en français) sorties de l’imaginaire des dirigeants de l’Inter mais d’une histoire vraie, tellement vraie qui, si elle ne l’était pas, exposerait le responsable juridique de ce site à des poursuites en diffamation :

 

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Membre du gouvernement actuel, une secrétaire d’Etat circule en voiture de fonction avec chauffeur. Pressée par le président de la République de porter aux quatre coins de France la bonne parole gouvernementale dans le grand débat national qu’elle encadre, la dame est effectivement très « pressée » … au point d’être flashée à 150 Km/h. Délit de vitesse constaté. Pour un gouvernement qui impose sans discussion aux ruraux le 80 Km/h, c’est déjà plus que … limite.

 

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C’est vrai que le chef du gouvernement auquel appartient la ministre fut jadis luimême verbalisé en voiture pour … excès de vitesse avant de devenir le champion du 80 Km/h imposé aux autres. Mais alors que la vitesse maximale autorisée est de 110 Km/h en raison d’un « pic de pollution », il est juste scandaleux que notre secrétaire d’Etat en infraction ce jour-là soit précisément en charge de l’Ecologie et par conséquent responsable au gouvernement de « la lutte contre la pollution » !

 

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« Nous n’étions pas au courant » a cru malin de répliquer pour sa défense la souriante protégée, toujours en fonction actuellement, du souriant président de la République.  

Les grands débats, les grands sourires, les grands discours, c’est bien beau à condition de ne pas se payer de mots. Et davantage encore, de ne pas trop se payer la tête de ceux qui vous écoutent.

 

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Mettre d’abord en pratique soi-même ce que l’on exige des autres, c’est toujours plus convaincant, n’est-ce pas Madame la souriante secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pollution ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE