AUTOMNALES 2018 (3)

SANGLIERS MORTS DE L’OEDEME : L’ÉTRANGE PARCOURS D’UNE MYSTÉRIEUSE MALADIE DONT LES CHASSEURS NE CONNAISSENT TOUJOURS PAS L’ORIGINE

 

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La mystérieuse bactérie tueuse de sangliers continue de voyager

 

APRES L’ARDECHE, LES PYRENNEES ORIENTALES … LA DRÔME ?

 

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« Maladie de l’œdème » : la bactérie tueuse s’installe dans la durée, s’étend géographiquement
Photomontage/Inter/CC BY-SA

.   « Jamais deux sans trois » dit le dicton populaire hélas vérifié ou sur le point de l’être s’il se confirme, ce qui est probable, que la Drôme est aujourd’hui le troisième département français où des sangliers meurent de l’œdème du porc.

 

Dans sept communes drômoises, 22 sangliers trouvés morts auraient été victimes de la bactérie tueuse apparue pour la première fois en Ardèche chez des sangliers, (« fortes suspicions » pour la Drôme selon les scientifiques de l’ONCFS).

La date réelle de découverte dans la Drôme des premiers cas est aujourd’hui sujet de polémique. En effet, dans son communiqué daté du 17 septembre 2018, le président de la FDC 26 situe l’origine de l’épisode à la première quinzaine de septembre : « Sur le GGC15, une dizaine de cadavres de sangliers a été retrouvée depuis une quinzaine de jours (semaines 36 et 37) », affirme-t-il. Or, l’enquête du Dauphiné Libéré situera dans un premier temps cette découverte « début août » (éditions du 3 octobre). Puis, après avoir assisté à la conférence de presse donnée le 18 octobre au siège de la FDC 26 en présence de la responsable scientifique du réseau Sagir de surveillance sanitaire de la faune sauvage (ONCFS), des services départementaux de l’Etat, le quotidien régional (éditions du 19 octobre) fait finalement remonter le début de l’épisode des « 22 sangliers retrouvés morts sur le Groupement de Gestion Cynégétique 15 » à la date précise du « 10 juillet », ce qui fait quand même près de deux mois d’écart …

Ce qui est sûr, c’est que le premier cas connu sur cette planète d’un sanglier atteint par la maladie de l’œdème du porc, c’est en 2013 dans le département de l’Ardèche, une première scientifique dont les chasseurs ardéchois se seraient bien passés. En 2016, à la surprise générale la « maladie » avait alors bondit dans les Pyrénées Orientales, juste à la frontière. Dans le même massif des Albères, versant espagnol, les chasseurs catalans faisaient au même moment le même constat de désolation.

 

 

DES QUESTIONS SANS REPONSE, DES SIMILITUDES TROUBLANTES

 

. Questions sans réponse

 

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La question posée par le président de l’Inter Chasse 26-07 reste sans réponse
Inter/Capture/Site Dauphiné Libéré/23 février 2017

.   Des questions, il y en a, plus que des réponses.

 

Ardèche – Eté 2013. 120 cadavres de sangliers sont ramassés dans 29 communes. Tous sont morts d’une maladie qui ne touchait jusque-là que le porc domestique. Cinq ans après, la communication officielle fait invariablement référence à « la maladie de l’œdème ». Soit. S’agit-il d’une mutation génétique pour qu’elle ait pu devenir mortelle pour les sangliers et non contaminante pour les porcs ?

Pourquoi, en cinq ans de recherches scientifiques, les laboratoires agréés n’ont-ils toujours pas apporté la réponse à cette question : la maladie qui tue les sangliers dans la nature mais pas les porcs dans les élevages est-elle oui non, dans sa réalité, une maladie nouvelle, génétiquement différente de la maladie de l’œdème du porc bien que similaire en apparences, maladie nouvelle qui aurait pu être créée par l’homme à partir d’ADN recombinant, produit de la biologie de synthèse ? Si c’est non, qu’on nous le dise. Si c’est oui, qu’on nous le dise aussi.  

 

. Similitudes troublantes

 

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Photos Inter/CC BY-SA

En 2016, la maladie de l’œdème (ou une maladie recombinée de l’œdème) bondi de l’Ardèche aux Pyrénées Orientales à moins que ce ne soit directement de l’Espagne aux Pyrénées par le massif des Albères, la Catalogne expérimentant alors des techniques d’éradication des surpopulations de sangliers. Seule certitude : la bactérie tueuse de sangliers s’active juste à la frontière franco-espagnole.

En 2018, la peste porcine africaine (souche de virus à déterminer) bondi de l’Europe de l’Est à la Belgique. Comment ? Nul ne sait. Seule certitude : le virus tueur de sangliers s’active juste à la frontière franco-belge.

Ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Peut-être.

 

 

PESTE PORCINE, EVOLUTION

 

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. Le cap des 100 sangliers trouvés morts infectés a été franchi : 104

. Les mesures préventives prises le 15 septembre sont reconduites jusqu’au 15 novembre … au moins

. Les scientifiques belges s’activent dans deux directions prioritaires : affiner la connaissance génétique du virus, comparer l’ADN des sangliers

. Rappelons qu’il n’existe malheureusement pour le moment ni vaccin, ni traitement à administrer aux porcs et sangliers

 

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Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Gérard Romain

LETTRE OUVERTE AUX CHASSEURS DE FRANCE : « SOYONS UNIS ! »

 

.   Dans une lettre ouverte « aux chasseurs de France », Willy Schraen, le président de la FNC, ne dissimule pas son inquiétude face à la menace de peste porcine africaine :

 

« Il y va cette fois-ci de l’avenir de toute la chasse française », écrit-il.

 

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Photo Inter/Capture/FNC/27 août 2018

La conclusion du patron des fédérations s’adresse à tous sans exception :  

« Soyons unis ! » …  

Voilà des paroles pleines de sagesse, à la hauteur de l’enjeu, que les responsables de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’approuvent pas à 100 % …

… Mais à 200 % !

 

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Ainsi va le monde …

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Saisissant raccourci de l’inversion des valeurs qui gagne peu à peu notre société déboussolée, côte à côte sur la même page du Dauphiné (Editions du 11 octobre 2018), ces deux « brèves » qui se télescopent :

. Dans la Manche, un homme répond de ses menaces criminelles devant un tribunal. Le parquet a requis contre lui 18 mois de prison dont 12 fermes pour appel public à « tuer des policiers et leurs familles ». L’homme ressort du tribunal avec « une simple amende de 350 € ».  

. Dans les Pyrénées, plainte est déposée avec constitution de partie civile contre les éleveurs qui ont organisé des battues d’effarouchement après le lâcher de deux femelles ourses slovènes. Pour « tentative de destruction en bande organisée d’une espèce protégée », les éleveurs béarnais risquent « 7 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende ».  

L’Homme, espèce à protéger d’urgence ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2018 (2)

PESTE PORCINE AFRICAINE :  CHASSE AU SANGLIER INTERDITE  DANS UNE QUARANTAINE DE COMMUNES DU GRAND EST

 

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Photos Inter/CC BY-NC-ND/
Captures/Le Figaro Magazine/Le Figaro/L’Est Républicain/L’Avenir.net/DH.be

 

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Peste porcine africaine : inquiétude renforcée
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

 

 

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PESTE PORCINE : LES CHASSEURS DU NORD ET DU GRAND EST SONT EN ALERTE. DANS UNE QUARANTAINE DE COMMUNES, ILS ONT DU SUSPENDRE IMMEDIATEMENT TOUTE CHASSE AU GRAND GIBIER

 

 

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Les chasseurs du Grand Est sont en alerte
Photo Inter/Comersis.com

   . Tout a évolué très vite. Trop vite. Beaucoup croyaient que la peste porcine africaine (PPA) resterait longtemps encore cantonnée à la seule Europe de l’Est. Ils se rassuraient à bon compte en répétant que ce type de virus ne progressait que lentement. Neuf pays de l’Union Européenne déjà touchés ? Ennuyeux bien-sûr mais la peste c’est chez les autres, pas chez nous : toujours la même chanson ! Qu’ici et là, des responsables cynégétiques se soient inquiétés publiquement de l’avenir de notre belle chasse au sanglier, aient appelé la communauté des chasseurs à se serrer les coudes face aux turbulences à venir malheureusement aussi diverses que prévisibles, ces responsables furent certes écoutés avec bienveillance ici mais sèchement rembarrés là. 

 

CHAMAILLERIES ENTRE CHASSEURS : L’ÉPISODE ACTUEL SIFFLE LA FIN DE LA RÉCRÉ

 

Entre chasseurs qui ne s’entendent pas, entre chasseurs et agriculteurs, entre chasseurs et propriétaires, entre équipes sangliers rivales, entre ACCA et chasses privées, entre gestionnaires et défenseurs de la chasse, y a-t-il encore du temps pour les chamailleries de cour de récréation ? Non. Pour tous les responsables de la chasse dignes de ce nom, l’épisode actuel de peste porcine africaine devenue belge siffle la fin de la récré. Car avec le sanglier, ses dégâts, ses coûts, ses opposants, ses maladies, tout peut aller désormais très vite. Terriblement vite.  

En 24 heures, le virus mortel tueur de sangliers et de porcs a fait un bon de 1000 Km. Comment donc ? Nul ne sait. Les sangliers n’ont pas encore muté au point de voler à tire-d’aile d’un bout à l’autre de l’Europe. D’Europe de l’Est, voilà le virus d’un seul coup propulsé à l’extrémité de la Belgique et très bizarrement à quelques Km seulement de la frontière française ; propulsé à la vitesse … d’une voiture, d’un train ou d’un avion.

 

2000 SANGLIERS ERADIQUES ? 

 

Mi-septembre, un premier sanglier est trouvé mort, porteur de la peste porcine africaine, puis 2. Les jours suivants : 18, puis 28, puis 44, puis 53 (nouvel état des lieux du 7 octobre). Les autorités belges ont instauré une zone de confinement de 63 000 hectares, soit l’équivalent du dixième du département de la Drôme. La chasse y est totalement interdite. La justice est saisie. 4000 porcs d’élevage sont abattus. Tout accès aux forêts de la zone contaminée est strictement interdit aux exploitants forestiers, ramasseurs de champignons, promeneurs et pas seulement aux chasseurs pour une durée d’un mois, du 15 septembre au 15 octobre … Au moins.

Et les sangliers ? A l’intérieur de la zone critique, il n’en restera bientôt plus un seul. Le gouvernement wallon estime qu’il s’en trouverait actuellement plus de 2000. Dans quelques semaines, plusieurs centaines seront probablement déjà morts de la peste. Ceux qui y auront survécu seront tous abattus. L’éradication est malheureusement pour le moment la seule solution envisagée par les autorités sanitaires et politiques.

 

UNE QUARANTAINE DE COMMUNES FRANÇAISES IMPACTEES

 

Trois semaines après le premier sanglier trouvé mort porteur du virus, aucun cas de peste porcine africaine n’avait été détecté dans les départements français. Toutefois, par principe de précaution, le gouvernement avait préféré interdire, plus exactement « suspendre », la chasse au grand gibier dans une quarantaine de communes proches de la frontière belge : du 15 septembre au 15 octobre … et plus si nécessaire. Côté français, sur cette zone dite d’« observation renforcée », une lancinante mais indispensable veille sanitaire a commencé.

 

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Chasse « suspendue » dans une quarantaine de communes françaises
Photos Inter/Capture/L’Est Républicain/15 septembre 2018.

 

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▪ Les chasseurs, premiers écologistes de France ? L’Empire vert contre-attaque …

 

 

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.   Les chasseurs, premiers écologistes de France ? Voilà une com réussie. Une simple question a suscité partout en France beaucoup de réponses passionnées et contradictoires. C’est ce qu’on appelle le débat français.

Nos adversaires ont joué le jeu. Pas de cadeaux pour les chasseurs mais rien de profondément insultant non plus. C’est plutôt réussi en visuel à la LPO par un astucieux détournement d’image et de texte ; c’est jugé un peu trop agressif s’agissant de la pétition d’un collectif intimant l’ordre à Décathlon de fermer ses rayons chasse, sans grand succès à vrai dire.  

Le débat a eu lieu. C’était le but.  

Avec Willy Schraen à la tête de la chasse, il y aura d’autres (bonnes) surprises.

 

 

▪ Sangliers drômois : comme l’Ardèche ? …

 

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Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

.   Quand les résultats d’analyses auront été communiqués par le réseau Sagir (ONCFS-Ministère de l’Ecologie), ce sera peut-être tout autre chose mais c’est peut-être ça …  

Face à la mort mystérieuse de sangliers près de Marsanne, Grâne et Mirmande, le rapprochement a été vite fait de l’autre côté du Rhône avec ce que les chasseurs ardéchois ont connu voici quelques années. C’était une première dans le monde …

 

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La maladie de l’œdème aurait-elle traversé le Rhône ?  

Le communiqué du 17 septembre 2018 en provenance du président de la FDC 26 fait état d’« une dizaine » de sangliers trouvés morts ; Le Dauphiné du 3 octobre parle d’« une quinzaine ». Le communiqué fédéral officiel situe l’origine du phénomène début septembre (« semaines 36 et 37 »). Le quotidien régional évoque « le début du mois d’août ». Pour le Dauphiné, « le mystère s’épaissit ».

 

▪ Natura 2000 : le plan de gestion globale des roselières du Rhône réactivé

 

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Photos Inter/Capture/CC BY-SA-NC

.   A l’invitation de la présidente-directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault et de son directeur territorial, Christophe Dorée, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche était représentée aux « Rencontres Territoriales 2018 » de Bourg les-Valence par deux vice-présidents, Denis Péatier et Serge Roux qui ont pu s’entretenir avec différents responsables.

Les travaux CNR sur les digues déversantes du Rhône et dans la grande roselière était ensuite au cœur de la discussion du Comité de pilotage du site Natura 2000 ZPS 12 Printegarde. Les dépôts successifs de sédiments fins comme l’atterrissage de ligneux en résultant entretiennent un cycle d’étouffement des roselières avec avancée préoccupante dans le lit du Rhône de la forêt ripisylve. Outre la question primordiale de la sécurité hydraulique en période de fortes crues maintes fois évoquées par les riverains, la disparition des roselières porterait un coup fatal à la biodiversité, l’avifaune nicheuses et migratrice rhôdanienne à haute valeur patrimoniale étant la plus menacée.

Ces problématiques pointues ont fait l’objet d’échanges « d’une grande richesse » selon l’observation du président (réélu) du Comité de pilotage, le maire du Pouzin, Alain Martin. Les chasseurs ardéchois et drômois ont pris toute leur part aux débats, faisant des propositions par l’intermédiaire du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet et du vice-président Noël Chautard, également délégué départemental ANCGE, seuls représentants des chasseurs présents.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

Rappelant avoir été le premier responsable d’un programme scientifique bidépartemental de comptage des oiseaux d’eau hivernants sur le site de la réserve nationale de chasse et de faune sauvage de Printegarde avec le concours de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, de l’ANCGE, de l’Interdépartementale, de l’ONCFS, Christian Pialet a pris des exemples concrets démontrant que les roselières sont « en danger de disparition » au nord de la ZPS. Pour lui, « l’urgence serait plutôt là ». Il cite aussi la disparition en cours de la grande lône de Livron à la confluence de la Véore, « biotope laissé à l’abandon et jadis remarquable ». Tempérant quelque peu l’enthousiasme de la responsable CNR ventant les mérites des échelles à poissons, le pêcheur qu’il est aussi demande si les caméras ont pu filmer dans le Rhône à la sortie des passes artificielles les bancs de gros silures « qui ne mangent pas que des canards mais aussi du poisson ».

Evoquant le partenariat « très ancien et solide » qui unit CNR à l’Inter Chasse 2607 et les « bonnes relations » qu’il entretient lui-même avec l’ornithologue agréé par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et son équipe baguant les petits passereaux de la roselière, l’Ardéchois qui se présente comme « Un enfant du Rhône » (Cf. rapport annuel CNR 2017) plaide pour « une gestion globale des roselières » en lieu et place de l’approche actuelle qu’il juge « trop séquentielle, trop fragmentée ». En clair, au-delà de la ZPS de Printegarde qui mérite toute l’attention, le Rhône naturel a aussi un aval et un amont.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

Faisant écho à l’intervention du responsable cynégétique qu’aucun membre du Comité de pilotage n’a jugé utile de contester si peu que ce soit, le représentant du préfet de l’Ardèche, M. Christian Denis, abonde dans le même sens. Depuis toujours, le chef de pôle DDT 07 défend l’idée d’un plan de gestion globale des roselières. Il se dit en pleine adéquation avec les propos du représentant des chasseurs. Pour le représentant de l’Etat, « nos roselières du Rhône doivent rester des roselières » et cela s’entend « du Nord au Sud, rive gauche et rive droite ». Il préconise donc le retour à « des travaux en alternance ». En forme de clin d’œil appuyé, le représentant du préfet conclue son intervention par ces mots :

« Je salue la pertinence de l’intervention de M. Pialet que je remercie ».

Quelques jours après, se tenait l’assemblée générale annuelle de l’association des Riverains de « Prentegarde » La Voulte-Livron (ils tiennent à cette orthographe) que préside René Boyer. La prise de parole du directeur territorial CNR Rhône-Isère, Christophe Dorée, était très attendue. Le directeur, après avoir détaillé l’action de CNR, assure les participants qu’« un travail est mené sur un plan de gestion globale de toutes les roselières » (Cf. Dauphiné du 2 octobre 2018).  

 

 ▪ Avec son vautour plombé sans plomb, la FRAPNA 26 pourrait y laisser quelques plumes

 

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Photomontage Inter/CC BY-SA

.   Nous avons souligné ici que la FRAPNA 07 paraissait avoir pris de la hauteur en se consacrant davantage aux grands enjeux environnementaux susceptibles de fédérer un plus grand nombre de personnes, notamment les jeunes. Ce n’est toujours pas le cas, semble-t-il, de son homologue drômoise qui donne l’impression de n’exister encore, dans sa longue surenchère conflictuelle avec l’ASPAS, que par son hostilité militante et « historique » à la chasse. Mais à trop vouloir prouver …

Piégée à son propre piège ?   

En permanence à l’affût du moindre fait qui pourrait accréditer que les chasseurs se comportent mal, la FRAPNA 26 a réussi (sans trop de difficulté comme à l’habitude) à faire médiatiser fortement une affaire de vautour percnoptère trouvé vivant mais par terre. Etablissant aussitôt la concordance manifeste entre l’ouverture de la chasse et le début de migration du volatile, la FRAPNA 26 portait plainte pour « tir illégal sur une espèce protégée ». Démonstration semblait donc faite par la FRAPNA 26 de la sale habitude des chasseurs de plomber tout ce qui bouge ! La LPO lui emboîtait le pas imprudemment avant de s’en mordre les doigts, puis de rétropédaler.

Petit problème, en effet : un scanner aurait démontré que l’oiseau plombé ne présentait à l’examen scientifique … « aucune trace de plomb dans le corps ».

La FDC 26 fondée à porter plainte

L’arroseur arrosé : c’est maintenant la FRAPNA drômoise qui risque de se retrouver devant un tribunal, la FDC 26 ayant à son tour porté l’affaire devant la justice pour « diffamation publique ».

 

 

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.   Dialogue gagnant-gagnant :

 

Dans un courrier adressé à chacun des maires de l’Ardèche, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs, Jacques Aurange, annonce qu’il serait heureux et honoré d’accueillir les premiers magistrats des communes au salon des Maires le 18 octobre 2018 au Pouzin afin de pouvoir échanger avec eux.

La FDC 07 sera en effet présente à cet évènement et y tiendra un stand.

Voilà une excellente initiative du Président Aurange et de son équipe fédérale. C’est par le dialogue constructif et les échanges positifs que les choses avancent.

 

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BOUCHERS ET POISSONNIERES FACE A LA VAGUE VEGANE

 

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.   Libre à chacun de préférer manger une salade plutôt qu’une entrecôte.  

Libre aussi à chacun de préférer l’inverse ou de manger volontiers les deux. Libre aux végans militants d’ignorer que sur la planète Terre l’homme omnivore est biologiquement programmé pour une nourriture complexe et équilibrée quand elle lui est accessible tandis que le lion carnivore de la savane cherche naturellement depuis toujours le gigot d’antilope plutôt que la touffe d’herbe …

Libre à chaque végan antispéciste d’aller jusqu’à croire et faire croire que son frère moustique et sa sœur punaise valent autant sinon mieux que sa famille, ses amis (et lui pour commencer) quand bien même l’on attend toujours avec impatience et curiosité de voir un chimpanzé chirurgien opérer un enfant à cœur ouvert pour lui sauver la vie, une Sœur Emmanuelle ourse changer les tas d’immondices des bidonvilles en écoles et dispensaires, un Abbé Pierre loup redonner un toit, un emploi, une dignité aux cabossés de la vie, etc. Mais tout ceci, finalement reste de l’ordre du débat et des convictions personnelles de chacun. C’est tout à fait respectable.

Ce qui n’est plus respectable du tout ce sont les pressions, les intimidations, les violences verbales et parfois même physiques, assumées, revendiquées, qui plus est dans l’anonymat : la haine dégradante dissimulée derrière le masque hideux de la lâcheté. Quand la violence de l’ombre, physique et masquée tient lieu d’argument, les ennemis de la Liberté et de la République (les vrais) ne sont jamais bien loin.

Si les défenseurs de la cause animale quels qu’ils soient (les vrais) ne veulent pas voir réduits à néant leurs efforts entrepris depuis des années pour que la souffrance animale recule et soit prise en compte le plus possible dans toute activité humaine, sans pour autant interdire ces activités, ils ont intérêt à vite s’entendre pour dénoncer ensemble solennellement, sans faux-semblants, sans exclusive, l’extrême-véganisme ; le dénoncer avant que l’irréparable ne soit commis par un fanatique sectaire.  

En attendant, pour conclure plus légèrement, autorisons-nous à parodier Brassens. Disons que, peint en rouge ou vert, la couleur ne fait rien à l’affaire, « quand on est con, on est con ». Bouchers et poissonnières s’inquiètent que la vague végane dans sa dérive extrême ne se transforme un jour, si elle n’est pas stoppée à temps, en véritable tsunami ; on les comprend.

Et le gouvernement ? …

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2018

LES CHASSEURS, PREMIERS ECOLOGISTES DE FRANCE ?

 

 

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Drôme : interrogations sur des sangliers trouvés morts. Les autorités sanitaires du département se sont saisies du dossier

 

 

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Photo Inter/CC BY-NC-SA

.   Dans un communiqué du 17 septembre 2018, la FDC 26 révèle qu’« une dizaine » de sangliers ont été retrouvés morts dans la nature.  

La fédération drômoise indique qu’« à ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée ».  

La Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de la Drôme envisageait de faire procéder à des analyses.

 

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A LA FRONTIERE FRANÇAISE, PREMIER CAS CONFIRME DE PESTE PORCINE AFRICAINE. LES CHASSEURS DE L’EST SONT TRES INQUIETS. LA FNC, MOBILISEE,  ANNONCE « DE GRAVES CONSEQUENCES POUR LA CHASSE »

 

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Photo Inter/CCO

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018 (2)

LE 9 SEPTEMBRE, OUVERTURE GENERALE DE LA CHASSE EN DRÔME-ARDECHE

 

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Photo Inter/CC BY-SA

C’est (re)parti !

 

.  Dimanche matin 9 septembre, quel que soit leur âge, leur mode de chasse, ils y seront tous.

Les chasseurs de sanglier sont déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines. A la  demande de l’autorité préfectorale et de leur fédération, ils ont organisé des battues là où la bête noire commençait à faire des dégâts aux cultures.

Quelques chasseurs de gibier d’eau ont aussi posé deux ou trois fois leurs appelants dans l’espoir de voir un vol de sarcelles d’été à défaut de colverts dont les nichées sont devenues le casse-croûte préféré des silures du Rhône. De moins en moins nombreux, ces chasseurs spécialisés perpétuent la tradition. L’ouverture spécifique gibier d’eau fin août bénéficie aux Drômois et aux Ardéchois depuis bientôt trente ans. On se souvient – peut-être – que le dossier avait été plaidé avec succès directement auprès du ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, par le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui l’avait rencontré spécialement pour cela en étant mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, l’ANCGE, l’Interdépartementale.

 

Le message de l’Inter aux amis chasseurs :

 

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Photo Inter/FNC

Soyez prudents !

 

Votre sécurité comme celle des autres ont mille fois plus d’importance qu’un gibier manqué ou pas tiré. Revenir bredouille d’une partie de chasse n’a jamais empêché de dormir que les « viandards ». Le chasseur d’aujourd’hui, le vrai chasseur, apprécie avant tout sa liberté dans la nature. Une liberté qui rime avec responsabilité.

Si vous chassez, si vous accompagnez, à chacune et chacun,
Bonne saison de chasse 2018-2019 !

 

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Photo Inter/CC BY-SA

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE A ETE REÇUE PAR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME

 

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FDC 26 – Crest. De gauche à droite : Denis Péatier (Pont de l’Isère), Noël Chautard (Livron), Serge Roux (Chabeuil), Claude Talon (La Motte Chalencon), Serge Girard (Crest),  Marie-Agnès Pialet (Conseillère scientifique) Photo Inter/CP

Crest – 29 juin 2018. Comme annoncée, la rencontre entre les deux structures cynégétiques a bien eu lieu. 

.   Le Conseil d’Administration de la FDC 26, présidé par Rémy Gandy, a reçu, en présence du directeur de la fédération, une délégation du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Cinq responsables drômois dont trois vice-présidents entouraient le président Pialet. Celui-ci était également accompagné du président de l’ACCA de Beauchastel co-organisateur de la battue aux renards du 3 février et de la conseillère scientifique, membre du bureau interdépartemental, qui s’est chargée pour l’Inter de la prise de notes. Les modalités de la rencontre avaient été définies au préalable d’un commun accord entre le président fédéral et le directeur de la FDC 26 d’une part, le président de l’Inter Chasse 26-07 d’autre part. La réunion s’est déroulée comme prévu, sans chaleur excessive entre les représentants des deux structures cynégétiques mais dans un climat d’écoute toujours respectueux.

Après la présentation individuelle des participants et les mots de bienvenue du président fédéral, la parole est donnée au président de l’Inter Chasse 26-07. Celui-ci remercie le président Gandy et son Conseil d’Administration de l’avoir invité et de recevoir l’Interdépartementale pour la première fois « dans ce haut lieu de la chasse drômoise ». Son intervention est articulée en deux points : 1. A l’Interdépartementale, ce que nous sommes aujourd’hui. 2. A l’Interdépartementale, ce que nous vous proposons pour demain.

 

. « A l’Inter, ce que nous sommes aujourd’hui »

 

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Noël Chautard et Denis Péatier, Vice-Présidents, membres du Bureau Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Association déclarée loi 1901- Statuts publiés au Journal Officiel de la République (1981), modifiés en 2004

. « D’association spécialisée (gibier d’eau, grive, pigeon ramier), l’Inter Chasse 26-07 est devenue généraliste, le sanglier aujourd’hui sujet N°1

. « Objectifs : participer à la défense de la chasse, à l’information des chasseurs

. « Adhérents : les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA). Si l’adhésion à une FDC est obligatoire, l’adhésion collective d’une ACCA à l’Inter se fait sur la base du volontariat, d’un libre choix d’où le nombre forcément limité d’ACCA adhérentes (entre 150 et 200 selon l’année)

. « Dirigeants (tous bénévoles) : Conseil Interdépartemental de 24 membres élus en assemblée générale (11 Drômois, 13 Ardéchois, 3 femmes, 7 jeunes, 17 communes représentées, 8 pour l’Ardèche, 9 pour la Drôme), Bureau Interdépartemental de 12 membres (dont 1 femme, 5 jeunes)

Pour résumer 37 années d’actions collectives réussies en faveur de la chasse, un flyer est distribué aux élus fédéraux. En complément, autorisation est demandée au président fédéral de pouvoir faire parvenir en interne par mail à chaque administrateur de la FDC 26 l’article du JDC (Journal du Chasseur N° 183) qui présente de façon assez complète l’Interdépartementale. Accord de principe est donné à la délégation par le président fédéral pour que son directeur donne suite

. Conclusion :

 . « A l’Interdépartementale, nous sommes collectivement fiers de ce que nous avons accompli en 37 ans en faveur des chasseurs. Nous est-il arrivé de nous tromper ? M’estil arrivé de me tromper ? Certainement ! Que ceux qui ont 37 ans de bénévolat associatif derrière eux me disent qu’ils n’ont jamais commis d’erreur : je serai heureux d’en parler avec eux parce que j’apprendrai alors beaucoup.  Merci – je le dis de façon amusée mais sincère -, merci à ceux qui aident en permanence le président de l’Interdépartementale à s’améliorer, à se corriger. Il y en a dans mon équipe autour de moi mais il m’arrive parfois aussi d’en trouver dans les fédérations ! ». 

 

. « A l’Inter, ce que nous vous proposons pour demain »

 

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Serge Roux, Vice-Président, membre du Bureau Interdépartemental,  Claude Talon, Serge Girard, membres du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Tourner la page du passé pour préparer l’avenir avec les jeunes, ensemble mais chacun à sa place, chacun en son espace. Ni rivalité, ni concurrence mais complémentarité. Vous avez des missions de service public, nous avons la liberté d’expression et d’action. Vous gérez la chasse, nous contribuons à la défendre

. « Vous tenez à votre indépendance de décision, nous aussi. Vous attendez que nous nous inscrivions clairement dans un rapport hiérarchique. Nous le faisons aujourd’hui : nous sommes aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations … Derrière.

. « Oui, le sanglier a complètement changé la donne. Pour la première fois depuis que les fédérations existent, les chasseurs de Drôme-Ardèche doivent maintenant sortir de leurs poches plus d’un million d’euros par an pour indemniser les dégâts. Ne pas en tenir compte serait irresponsable. Arrêtons à l’avenir de nous disperser en querelles subalternes. Quand la maison brûle, on ne demande pas aux pompiers qui arrivent pour qui ils votent ou s’ils préfèrent le foot ou le rugby !

« Nous proposons à nos fédérations des relations d’avenir constructives, positives, apaisées. Cela passera par un dialogue normalisé, permanent, banalisé, confiant

« Parlons-nous comme nous le faisons en ce moment. Dites-nous exactement ce que vous, fédération, attendez de nous, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas 

« Arrêtons d’écrire ! Disons-nous les choses directement. En face. Parlons-nous

. Conclusion :

« Qu’attendons-nous pour l’avenir de nos fédérations, nous, les bénévoles de l’Interdépartementale qui défendons la chasse avec persévérance et conviction ? De la confiance, de la bienveillance … De la bienveillance ».

 

. « Avec mon ACCA, je viens de rejoindre l’Inter Chasse 26-07 »

 

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Claude Talon, Président d’ACCA de La Motte Chalencon, membre du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

Le président de la FDC 26, Rémi Gandy, demande à Claude Talon d’expliquer pourquoi avec les chasseurs de son ACCA il soutient l’Inter Chasse 26-07

Réponse du président de La Motte Chalencon :

« Avec mon ACCA, je suis adhérent à l’Interdépartementale depuis peu. Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, dans la Drôme, il y a désormais autant de chasses privées que d’ACCA et que les ACCA ont bien besoin d’être défendues »

Celui qui a une longue expérience des ACCA drômoises mais qui est, en effet, depuis pas très longtemps membre du Conseil Interdépartemental, donnera sans doute à réfléchir à ses collègues drômois présidents d’ACCA lorsqu’il ajoute :

« Si j’ai adhéré à l’Interdépartementale, c’est avant tout pour défendre la chasse populaire, la chasse des ACCA »

 

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Les représentants drômois des chasseurs de gibier d’eau reçus par leur fédération : la revue nationale La Sauvagine s’en fait l’écho

 

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN PHASE AVEC LE PRESIDENT DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS

Nicolas Hulot claque la porte !

 

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Photos Inter/BFM TV 2017/FNC 2018

 

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Photo Inter/France Inter 28 août 2018

Entretien réussi, départ raté  

 

Nous avions écrit ici (à propos des oies de février) que lors de la saison de chasse 2018-2019 (qui débute officiellement ce 9 septembre), Nicolas Hulot ne serait plus ministre. Et nous avions dit qu’Hulot le militant choisirait, pour soigner son image, de « tomber » sur le dossier chasse.

Le 27 août 2018, à quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a été reçu par Emmanuel Macron. Le Président de la République lui a redit toute l’importance qu’il accorde au monde de la chasse. Une chasse raisonnable, encadrée que le Chef de l’Etat souhaite lui-même « contribuer à développer ». Sans se faire prier, M. Macron a réaffirmé son soutien enthousiaste aux initiatives des chasseurs en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Tous les dossiers d’actualité ont été abordés, des engagements ont été pris ou réaffirmés. Le Président de la FNC pouvait ressortir de l’entretien le sourire aux lèvres. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises. Ce n’est un secret pour personne que le locataire de l’Elysée, qui ne chasse pas lui-même, est séduit par ce loisir, qu’il est en phase avec le patron des chasseurs français … D’autant plus peut-être que « le Président des riches », « le Président des villes » a politiquement grand besoin de trouver quelques soutiens de poids dans les territoires de la ruralité.

Juste après l’entretien, le ministre d’Etat Chargé de la Transition écologique et solidaire prenait la décision de démissionner, puis l’annonçait à la radio le lendemain matin sans avoir prévenu personne. Au risque pour Nicolas Hulot qui voulait être le grand ministre des grandes causes de sortir par la petite porte lors d’un grand départ porteur d’un gros
dépit. Avalant depuis plus d’un an beaucoup de couleuvres, le ministre Hulot savait qu’il partirait bientôt. Tomber au champ d’honneur de l’antichasse militante était, a-t-il pensé, le meilleur signal à envoyer à ses « copains », histoire de se faire pardonner tout le reste face à un si maigre bilan. Pourtant, partir avec éclat – à condition d’avoir des arguments convaincants que l’on défend, « lobby » en face ou pas – sur un dossier majeur tel que le nucléaire, le glyphosate ou mieux encore, le réchauffement de la planète aurait eu du panache. Tirer sa révérence par une moue d’enfant gâté et déçu parce qu’à l’Elysée on parle aussi avec les chasseurs n’est pas vraiment à la hauteur : sortie ratée d’un ministre qui reconnait lui-même avoir échoué.

 

Après la rencontre de Crest, la fdc 26 relance (encore) la polémique qu’elle a elle-même ouverte. Les dirigeants fédéraux drômois insistent pour rendre publics de nouveaux courriers visant l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … Qui ne les commentera pas, voici pourquoi :

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Est-ce une conséquence de la montée en température de la canicule estivale ? Toujours est-il que, côté drômois, les esprits se sont à nouveau échauffés. Après avoir reçu, certes sans chaleur excessive mais plutôt courtoisement une délégation officielle de l’Interdépartementale à Crest le 29 juin, écouté attentivement sans l’interrompre l’intervention structurée et argumentée de son président, posé à celui-ci quelques questions auxquelles il a répondu avec précision, interrogé autant qu’ils l’ont voulu les autres membres de la délégation, les représentants de la fdc 26 ont jugé utile d’adresser ensuite aux responsables cynégétiques qu’ils venaient de recevoir trois (!) nouveaux courriers, ce qui porte le total fédéral expédié à Beauchastel depuis le 4 avril 2018 à … onze pages.
 
Lorsque le président des chasseurs drômois écrit au vice-président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Sébastien Riou, que « la brièveté n’est en rien contradictoire avec la vérité », l’ironie pourrait être facile … Mais à l’Interdépartementale, nous préférons nous en tenir à la précision des faits plutôt qu’à l’approximation des commentaires. Dans le respect de la ligne de conduite choisie à l’unanimité le 13 octobre 2017 par les 24 dirigeants élus de l’Inter Chasse 26-07, personne à l’Interdépartementale n’alimentera une polémique que beaucoup de chasseurs jugent artificielle et qu’ils ont de plus en plus de mal à comprendre venant d’une instance officielle dont les statuts lui font obligation de « fédérer » ; une polémique à sens unique qui s’est enclenchée toute seule au printemps puis emballée toute seule au cœur de l’été.

 

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Photo Inter/CC BY-NC-SA

Comme la plupart de nos ACCA adhérentes drômoises, nous estimons depuis le début que cette polémique, tant par ses motifs que par sa durée, est « inutile et malvenue pour la chasse », surtout dans un contexte « sanglier » tendu que nul n’ignore et qui devrait inciter davantage les chasseurs à se serrer les coudes, à commencer par leurs différents responsables qui doivent donner l’exemple.

 

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Photo Inter/CC BY-SA

Même si les critiques adressées à l’Interdépartementale sont parfois très injustes, sinon incompréhensibles, nous ne répondrons pas. Nous préférons rester dans l’esprit ouvert, conciliant et constructif qui a conduit notre Conseil Interdépartemental à se rendre à l’invitation fédérale de Crest le 29 juin pour y faire « en toute sérénité et clarté » des « propositions d’avenir » à la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme : des propositions en tous points identiques à celles que nous avons faites à la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche qui les a accueillies positivement et nous le témoigne à l’occasion depuis. En résumé, la position de l’Interdépartementale est d’une clarté limpide : être derrière nos fédérations, aux côtés de nos ACCA pour défendre et promouvoir la chasse, chacun à sa place, chacun en son espace mais tous ensemble plutôt que séparément.

 

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« NOUS SOMMES HEUREUX DE POUVOIR METTRE NOTRE EXPERIENCE AU SERVICE DE TOUS »

 

La publication du Rapport annuel CNR est toujours en soi un évènement. Il est lu par les principaux décideurs de la nation : représentants de l’Etat, élus représentant les collectivités locales et territoriales, entreprises, etc.  

. « Vous avez accepté d’apporter votre vision sur ce monde en mouvement »,

 

Écrit Elisabeth Ayrault, PDG de CNR à Christian Pialet, Président d’Inter Chasse Drôme-Ardèche, à l’occasion de la publication du Rapport d’activité annuel 2017 de la Compagnie Nationale du Rhône.

Pour élaborer son document de référence, CNR a choisi cette fois de donner la parole aux chasseurs. S’appuyant sur l’expertise reconnue au niveau national et régional d’un responsable cynégétique, la Compagnie a sollicité pour une interview exclusive celui qui se définit avant tout comme « un enfant du Rhône » :

 

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Et maintenant, les cigales !

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Parmi la petite cohorte des citadins-grincheux-pleurnichards-en-vacances-à-la campagne, il y avait déjà dans les alpages les farouches opposants aux tintements des cloches de vaches, dans les Dombes les anti-coassements des grenouilles des mares et étangs et ailleurs les insomniaques ennemis déclarés du chant du coq !

La ligue des EPA (Emmerdeurs Publics Agréés) recrute large. En Provence, ils viennent de demander au maire d’un village de répandre des pesticides sur les arbres pour ne plus être dérangés par … le chant des cigales.

La solution immédiate aux problèmes de ces zigotos est pourtant à portée de leur intelligence : quand on est si mal chez les autres, on arrête d’emmerder le monde et on retourne chez soi.

 

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Elisabeth Ayrault à Beauchastel pour les 50 ans de la centrale hydroélectrique
Photo Inter/JMS

 

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

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Photo Inter/CC BY-SA

L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018

L’INTER CHASSE 26-07 SE REND A L’INVITATION DE LA FDC 26 « POUR PARLER ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE »

 

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. Le 25 mai, c’est à un Conseil Interdépartemental d’une grande intensité qu’ont assisté deux observateurs invités dans une salle des fêtes de Beauchastel promise à rénovation.

Les délibérations ont été longues, animées. L’unanimité à 24 n’était pas gagnée d’avance. Elle s’est finalement faite sans grande difficulté face aux enjeux essentiels pour la chasse, dans le respect des points de vue différents exprimés avec conviction, sérénité, liberté.
Presque tous les membres du Conseil Interdépartemental présents ont tenu à prendre la parole. Les absents représentés par procurations ont pu livrer leur message par personnes interposées. Si les présidents d’ACCA de l’équipe ont naturellement donné un éclairage apprécié aux débats, les jeunes en responsabilités au sein du Bureau Interdépartemental, l’instance principale de décision, ont longuement pris la parole, s’affirmant sans complexe comme des responsables à part entière (3 drômois, deux Ardéchois) avec lesquels il va falloir compter. Les deux interventions féminines, très argumentées, assez inattendues et particulièrement écoutées, ont marqué les esprits. Leurs arguments ont orienté le ton de la réponse du collectif en direction de la fédération drômoise.  
Volontairement extérieur depuis le début à une polémique qui l’a placé malgré lui au centre des discussions, le président est sorti de son silence. Incisif, déterminé, n’éludant aucune question, jugé d’une « redoutable précision » dans chacune de ses réponses aux critiques injustes qu’il a subies, il a manifestement convaincu.
➢ Alors qu’il n’a pas voulu faire acte de candidature, sa 36ième réélection à la présidence, par approbation unanime des 23 autres membres du Conseil, est probablement la meilleure réponse à « certains » qui croyaient pouvoir facilement diviser et affaiblir une équipe de bénévoles qui défendent la chasse en opposant artificiellement « la personne » de leur président à « l’association » qu’il préside.  

 

BÊTE NOIRE … DANS LE ROUGE

 

222Photo Inter/CC BY-SA

 

« Sanglier : Tous les feux sont au rouge ! »

C’est par un titre sans ambiguïté que Jean-François Guerbert signe l’éditorial de Plaisirs de la Chasse dans son numéro de Juin-Juillet 2018.

« Ce fut, lors des assemblées générales, « le » sujet commun à quasiment toutes les FDC », écrit-il.

« Pic du montant des dégâts », « exaspération du monde agricole », « fuite en avant » : son constat rejoint en tous points le nôtre. Sa conclusion aussi :
« Après les doses considérables de stérilisants distribués aux USA et les expérimentations en cours en Espagne, une autre catastrophe nous menace. La peste porcine (…) ».

➢ En 2018, l’union des chasseurs n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Il semblerait que tout le monde l’ait enfin compris.

Par courrier de son président, Rémi Gandy, en date du 30 mai 2018, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme invite l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin prochain

 

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. Fait rarissime : en deux numéros mensuels successifs (mai 2018, juin 2018), la revue cynégétique nationale Nos Chasses (NC) consacre deux « éditos » à un même sujet traité en double signature, excusez du peu, par le directeur de la publication en personne, Charles-Henri Bachelier et son rédacteur en chef, Benjamin Basset.

Véganisme et antispécisme sont des théories philosophiques nées en Angleterre et aux Etats-Unis au milieu du siècle dernier.

En France, le nombre d’adeptes progresse comme dans d’autres pays européens et occidentaux, trouvant dans les médias des relais complaisants.  

Véganisme et antispécisme (sujet au cœur d’une de nos Tables Rondes de la Chasse 2018) sont aujourd’hui dénoncés par Nos Chasses comme étant « une nouvelle idéologie totalitaire », un « fascisme vert ».

Le directeur de publication de NC s’alarme de la montée en puissance d’un « totalitarisme » de la cause animale qui, « en voulant faire de l’animal l’égal de l’homme », en reconnaissant à l’animal « des droits » mais pas « des devoirs », nous mènerait tout droit vers une inquiétante société où « seul l’homme aura des devoirs et beaucoup moins de droits ».

Charles-Henri Bachelier s’indigne que des animalistes aient pu se réjouir, de façon « ignoble » souligne-t-il, de l’assassinat de Christian Medves par un terroriste islamiste, le responsable du rayon boucherie au Super U de Trèbes n’étant pour certains végans des réseaux sociaux qu’« un assassin tué par un terroriste ».

Le rédacteur en Chef de NC revient quant à lui sur un fait divers récent : « la boucherie lilloise vandalisée en mai dernier par un groupe de militants végans » qui ont cru bon de signer leur forfait en taguant sur la devanture de l’établissement : « Stop au spécisme ! ». Un méfait de plus parmi d’autres du même genre car une poissonnerie a suivi ; en mai 2015, c’est la FDC de l’Oise qui avait subi l’attaque en règle des furieux de la cause animale (tags injurieux, portes forcées, matériel de travail vandalisé, gaz ouvert dans l’espoir démentiel de provoquer l’explosion du bâtiment à l’arrivée du personnel). « D’antispéciste à meurtrier, je pense sincèrement qu’il n’y a plus qu’un pas et que certains sont conditionnés pour le franchir », n’hésite-il pas à écrire. Et Benjamin Basset d’en conclure avec pessimisme :

« Vouloir imposer une philosophie de vie et prêcher le principe d’une pensée unique en traumatisant les hommes qui y résistent n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire contemporaine ».

 

 

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