AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2019

LA « GESTION ADAPTATIVE DES ESPECES » PLOMBEE PAR LA LPO ET LE CONSEIL D’ETAT

 

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.   « Le Conseil d’Etat vient de récuser une nouvelle fois la gestion adaptative des espèces, proposée et souhaitée par les chasseurs, en annulant l’arrêté du Ministère de l’Ecologie qui autorisait le prélèvement de 6 000 courlis cendrés depuis le 3 août.

« La Ligue de Protection des Oiseaux, comme à son habitude et dans sa logique idéologique d’interdire la chasse, a attaqué cette décision dès la publication de l’arrêté.

« Il est important de rappeler que les chasseurs prélevaient jusqu’à l’année dernière environ 10 000 oiseaux sur le DPM et que la proposition de baisser à 6 000 répondait parfaitement aux demandes de la Commission européenne, tout en sachant que rien n’est fait pour améliorer les habitats et les lieux de reproduction de cette espèce sensible. Encore une fois, l’Europe et le Conseil d’Etat ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ne parlant de la chasse que comme variable d’ajustement, ce qui est ridicule à l’échelle de l’aire de répartition de cet oiseau (…).

« La frange ultra protectionniste des scientifiques membres du comité de gestion adaptive avait émis un avis défavorable à cette chasse sous prétexte d’absence de données sur l’espèce et notamment des données de prélèvements, alors que les chasseurs avaient transmis celles-ci de longue date au Ministère de l’Ecologie.

SUSPENSION « IMMEDIATE » DES NEGOCIATIONS

 
« La Ministre Emmanuelle Wargon reconnaissant cet argument comme fallacieux avait pris la décision d’ouvrir la chasse sur un quota restreint s’appuyant notamment sur deux rapports dont un de l’ONCFS lui-même, indiquant qu’un prélèvement durable serait au moins de l’ordre de 4,5 fois supérieur au prélèvement actuel.

« De plus, la FNC a développé une application smartphone unique au monde pour la saisie des prélèvements en temps réel. Les chasseurs, dont certains peu familiarisés avec les nouvelles technologies, se sont mobilisés pour acquérir un smartphone et utiliser cette application. A la demande de la Ministre, les fédérations des chasseurs ont organisé la collecte d’ailes des oiseaux prélevés. Tous ces efforts sont balayés une nouvelle fois par une décision arbitraire, sur de faux arguments.

 

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 « Alors que la gestion adaptative est une réussite co-partagée entre chasseurs et écologistes aux Etats-Unis ou au Canada, elle est dès son année de mise en place mise à mal par les pseudos écologistes suivis comme trop souvent par le Conseil d’Etat.

« La main tendue de la chasse française pour ouvrir une nouvelle aire de la gestion des espèces n’a pas été acceptée. Même un engagement ministériel de bon sens ne vaut plus rien devant le Conseil d’Etat ! Dans ce cas la FNC demande la suspension immédiate des négociations autour de la gestion adaptative tant que des bases saines n’auront pas été trouvées. La FNC demande également à la Ministre de la transition écologique de trouver une solution pour la chasse du courlis cendré dans les plus brefs délais »

 

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« J’ai tué le chien (NDLR : un Border collie de 4 mois) parce qu’en aboyant il risquait de faire fuir le gibier (NDLR : à quelques jours de l’ouverture de la chasse) ».  

« C’est la version donnée aux gendarmes de Saint-Agrève (Ardèche) par un détenteur du permis de chasser âgé de 22 ans.

 

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Il n’est pas dans mon intention d’accabler un peu plus le garçon fautif. D’autres s’en chargent ou s’en chargeront : procès le 14 février 2020 où l’accusé pourrait risquer jusqu’à deux ans de prison ferme, pétition en ligne avec près de 100 000 signataires qui réclament dans toute la France « justice pour le chiot Kinder », condamnation par la Fédération des chasseurs de l’Ardèche des faits relatés, nombreux articles à charge déjà publiés, annonce par le préfet de l’Ardèche que le jeune homme ne peut plus chasser en l’attente de son jugement. Je ne sais évidemment pas ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne le 26 août dernier. J’essaie comme toujours de faire la part des choses : certes, et c’est évidemment inexcusable, un petit chien est mort à la campagne, abattu volontairement par arme à feu pour un motif totalement extravagant. Chasseur ou pas, l’acte est injustifiable et condamnable. Mais chaque jour ou presque, dans nos villes et banlieues, d’autres jeunes font pareil ou parfois bien pire – et pas qu’à des chiens ! – sans susciter à travers la France pareille vague d’émotion et d’indignation partagées.

En aucune façon, un délit de chasse

 

Ceci étant dit, en tant que père de deux garçons, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une connerie particulièrement gratinée pour ne pas dire … Carabinée. C’est maintenant à la justice d’établir le délit et de prononcer la sanction. Nous savons déjà qu’en aucune façon il ne peut s’agir d’un délit de chasse car la chasse n’était pas ouverte et, que je sache, le chien n’est pas un gibier. C’est un délit d’une toute autre nature (l’« acte de cruauté envers un animal domestique » est évoqué) que l’enquête resituera peut-être, je n’en sais rien non plus, dans le contexte d’un simple conflit de voisinage qui se serait brusquement envenimé.

Pour alimenter le « chasse-bashing » à la mode, on ne pouvait faire mieux

 

« Au-delà de la responsabilité individuelle du tueur de chien et des suites judiciaires qui en découleront, il reste la portée symbolique de l’acte et l’exploitation inévitable qu’en feront – surtout au moment du procès – ceux qui n’aiment ni la chasse, ni les chasseurs. Déjà, on peut lire et entendre partout : « Abattu par un chasseur ». On peut anticiper la suite : « Un chasseur condamné pour avoir volontairement abattu un petit chien ». Pour la plupart des commentateurs, le statut de « chasseur » chez le responsable d’un acte délictueux est immanquablement mis en avant (circonstances aggravantes, amalgame facile) plutôt que son âge quand les mêmes parlent systématiquement de « jeunes » (circonstances atténuantes, excuse facile) pour désigner des délinquants de banlieue. Pourtant, comme le chantait Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire » … On connait la suite de la chanson. Prendre sa carabine pour tuer le chien du voisin qui aboie en expliquant que c’est pour mieux garder le gibier à sa porte, on ne pouvait faire mieux pour alimenter le « chasse-bashing », dénigrement de la chasse, stigmatisation du chasseur, postures déjà très à la modes dans le pays.

 Un vrai chasseur ne pourra jamais tirer sur un chien

 

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« La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a indiqué son intention de se constituer partie civile auprès du procureur de la République. Elle a raison. L’acte insensé commis à Saint-Agrève n’a strictement rien à voir avec l’acte de chasse ; ce n’est ni un délit de chasse, ni un accident de chasse mais l’image de la chasse en sort abîmée avec un préjudice moral qui concerne l’ensemble des chasseurs. En effet, un vrai chasseur, je le pense fortement, ne pourra jamais tirer sur un chien. Ni le sien, ni celui du voisin. De tout temps, le chien a été l’auxiliaire précieux du chasseur, son compagnon, son complice. Le vrai chasseur aime son chien. Le chien aime son maître. Depuis toujours, le chien est l’animal le plus familier, le plus proche, le plus fidèle du chasseur.

 La passion de la chasse tempérée par le respect de la vie

 

« Le vrai chasseur est généralement un passionné. Il respecte la vie, y compris celle du gibier qu’il prélève dans la nature. La passion de la chasse doit toujours être tempérée par le respect de la vie, sinon la passion égare. A chaque instant de chasse, la sécurité commande de penser d’abord à la vie des autres et à la sienne ; l’oublier peut être fatal, dramatique, mortel. La mort du gibier, assumée par le chasseur, n’est pas un drame sauf à considérer philosophiquement que chaque vie humaine s’exerçant librement n’a pas plus de valeur qu’une vie animale, ce qui est un autre débat. Toutefois, la mort du gibier est dégradante si elle ne s’accompagne pas, avant et après, du respect de l’animal : ne pas tirer trop loin, ni « dans le tas » si l’on risque avant tout de blesser, ne jamais tirer l’oiseau juvénile s’il ne peut pas encore correctement voler, savoir s’arrêter sans pourtant y être contraint quand des circonstances exceptionnelles permettraient d’alourdir le tableau de chasse, ne pas se résigner à perdre un animal blessé ou tué sans prendre le temps nécessaire de le rechercher avec son chien, etc. Être chasseur acteur de la biodiversité, ça se mérite. Parce que c’est se rappeler constamment que « bio » signifie vie.

 Le gibier est manqué ? Tant mieux pour lui ! Un chien aboie ? Et alors ?!

 

 

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« Et la chasse, la vraie chasse ? Elle se mérite aussi. Attendre patiemment l’ouverture, c’est préparer longtemps à l’avance sa saison, c’est accepter le moment venu la part du hasard, le risque du zéro prélèvement, c’est considérer que le qualitatif doit toujours l’emporter sur le quantitatif, que lorsqu’un gibier est manqué – ce qui arrive de temps en temps et sans doute un peu plus que la moyenne à l’auteur de ces lignes ! – c’est finalement tant mieux pour le gibier et absolument pas grave pour le chasseur. Enfin, il faut toujours raison garder. Un chien aboie ? Et alors ?! Lorsque les chiens n’aboieront plus, c’est qu’il n’y aura plus ni chien, ni chasseur. Le gibier dérangé risque de partir ailleurs ? Et alors ?! On pourrait aussi attacher le gibier à un piquet pour qu’il ne se sauve pas ! Savez-vous que la chasse en Sologne – la vraie – est en train de mourir à petit feu à force de laisser engrillager partout des milliers d’hectares acquis au prix fort par des néo-ruraux parisiens, pseudo-chasseurs traquant un gibier captif qui n’a plus de gibier que le nom ?

« Tant que le gibier sera sauvage, il sera libre. Tant que le gibier sera libre, nous les chasseurs, le serons aussi. »

NB : Sincèrement, un très grand merci à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de cette chronique occasionnelle qui m’ont dit ou écrit des choses sympa à la suite de mes deux derniers billets intitulés « Tant qu’il y aura des coqs » et « L’Ecologie homard ».

 

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.   EN PLEINE SECHERESSE ESTIVALE, LE MINISTERE DE L’ECOLOGIE SONNE L’ALERTE EN DRÔME-ARDECHE CONTRE … LES INONDATIONS !

 

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Sans commentaire

 

.   Cocorico, Maurice a gagné !

 

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Ils voulaient un procès ? Ils l’ont eu. Ils voulaient sa peau ? Ils ne l’auront pas.

Maurice, le coq, continuera fièrement de chanter. Ainsi a tranché la justice contre ceux qui voulaient qu’elle lui tranche le cou.  

Les grincheux et abusifs vacanciers d’Oléron en seront pour leurs frais. Au sens propre comme au figuré :  

Les plaignants anti-coq sont condamnés à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, plus les frais de justice. « On leur a volé dans les plumes ! », jubile-t-elle.  

Symbole de la ruralité mal comprise et malmenée, Maurice aurait, parait-il, poussé le cocorico de la victoire.

 

 

. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUFFLE LE CHAUD ET LE SEC SUR LES RENCONTRES TERRITORIALES

 

 

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Placées sous le signe du changement climatique et de ses conséquences pour le Rhône et nos agriculteurs de la plaine, les Rencontres Territoriales 2019 CNR organisées le 12 septembre à la ferme expérimentale d’Etoile S/Rhône ont trouvé un écho particulier chez la conseillère scientifique de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre, Marie-Agnès Pialet qui répondait – avec le président – à l’invitation de la Direction Territoriale Rhône-Isère.  

Visionnaire

Au risque assumé de « plomber un peu l’ambiance », la présidente du directoire et présidente directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault, a choisi de parler vrai, élevant le débat à la hauteur des enjeux mondiaux et de l’urgence de la situation. En donnant à son expertise la force visionnaire de ce qui dépasse une fonction et jusqu’à l’existence de la personne qui l’exerce, Madame Ayrault a capté l’attention de ses 400 invités.

Rareté

Depuis de longues années maintenant, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et Compagnie Nationale du Rhône entretiennent avec la direction territoriale de Valence d’excellentes relations basées sur la confiance et l’envie réciproque de faire progresser ensemble l’éducation à la sécurité hydraulique, la sensibilisation des acteurs de terrain à la richesse patrimoniale faunistique et floristique du fleuve Rhône, l’éveil des consciences à la rareté, ce jour-là encore fortement soulignée par les intervenants, de la ressource collective en eau.

Signal

Après la réunion, Christian Pialet a tenu à remercier la PDG de CNR « d’avoir bien voulu accorder aux chasseurs » par son intermédiaire « un espace privilégié d’expression ». Le choix de la Compagnie nationale de solliciter un entretien, puis de publier « Le Rhône qui relie les Hommes » (Juin 2018) dans son rapport annuel, document de référence s’il en est, a été interprété comme un signal positif fort envoyé aux chasseurs. Le président Pialet a également tenu à marquer sa profonde gratitude envers Elisabeth Ayrault « d’avoir pris la peine de souligner à deux reprises » son attachement au partenariat déjà très ancien « mais toujours efficace » qui associe durablement Compagnie Nationale du Rhône et Inter Chasse Drôme-Ardèche. Au cours de ces Rencontres Territoriales, chacun a pu voir les représentants des deux Fédérations Départementales des Chasseurs – Ardèche et Drôme – venir s’entretenir tour à tour, brièvement mais visiblement en toute cordialité, avec les représentants de l’Interdépartementale.

. L’ANCGE FAIT LE 13 HEURES DE TF1

 

Paris3 Septembre


Conseil d’administration de rentrée pour l’équipe nationale de l’ANCGE :  

La sécheresse et le changement climatique

 

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Face au réchauffement climatique et des périodes de sécheresse prolongées qui seront de plus en plus fréquentes, l’ANCGE veut se donner les moyens d’agir : par la mise en place d’un plan d’action global pour la gestion de l’eau et des zones humides. Celles-ci, trop longtemps négligées en tant que biotope d’une grande richesse redeviennent d’actualité. Avec leurs partenaires institutionnels et associatifs, les chasseurs de gibier d’eau veulent être à la pointe d’un combat gigantesque qui ne fait que commencer. « 100 hectares de marais préservés, c’est 1 million d’êtres vivants sauvés » lance l’administrateur chargé des relations avec Compagnie Nationale du Rhône, le RhôneAlpin Christian Pialet.

Des acteurs de la biodiversité

 

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Acteurs engagés et reconnus de la biodiversité, les responsables de l’ANCGE sont partie-prenantes dans de nombreux dossiers sensibles, au national comme à l’international : fichier national d’identification des espèces non domestiques (IFAP), programme de balisage Milouin OMPO/ANCGE, opération nationale « Balance ton Nid », oiseaux bagués et équipés de balises au Portugal, etc.

 L’invité de Jean-Pierre Pernaut

 

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La veille de l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, Bernard Garnier, le Secrétaire Général de l’ANCGE, avait les honneurs du présentateur vedette de TF1 lors de son « 13 heures ».

 

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Financement des dégâts : la révolte fédérale ?

.   LA FEDERATION DES LANDES FAIT SECESSION. ELLE APPELLE D’AUTRES FEDERATIONS A « ROMPRE » AVEC LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION

 

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STOP ! La FDC 40 dit « STOP »

« Stop » à « une situation qui précipite la fin d’un système ». Lequel ? Celui de l’indemnisation des dégâts de grand gibier, sanglier pour l’essentiel, jusqu’à présent supportée en totalité ou presque par les seuls chasseurs. Réunis le 27 septembre à l’appel de leur fédération en présence des responsables agricoles, 600 représentants des chasseurs landais (ACCA, chasses privées) viennent de signifier aux pouvoirs publics que ça suffit.

Le message fédéral est tout à fait clair. « Il n’y a pas d’autre alternative que de rompre avec le système en place ».  

Ne nous y trompons pas. Ce coup de tonnerre dans le ciel des Landes est annonciateur de tempête. L’appel à sécession n’est même pas dissimulé :

 « Croire ou faire croire que les fédérations de chasse peuvent continuer d’assumer la mission d’indemnisation confiée aux chasseurs depuis 1968 ne doit plus duper personne ».

 

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L’acte officiel de rupture est déjà programmé, daté au jour près : « 1er janvier 2020 ». Autrement dit, après-demain.

En réalisant ce coup d’éclat qui ne veut pas être un coup d’épée dans l’eau, les responsables fédéraux de la chasse landaise appellent d’autres fédérations à s’engouffrer dans la brèche. Cela aurait évidemment du poids … et des conséquences difficiles à prévoir.

 

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Il serait étonnant que la FNC reste les bras croisés. Ce n’est ni le genre de la maison, ni le tempérament du capitaine. Il se dit de plus en plus qu’un « congrès national extraordinaire de la chasse » consacré uniquement à la question de « l’indemnisation des dégâts » aura lieu à Paris avant la Toussaint.  

La tempête, dès demain ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2018 (3)

SANGLIERS MORTS DE L’OEDEME : L’ÉTRANGE PARCOURS D’UNE MYSTÉRIEUSE MALADIE DONT LES CHASSEURS NE CONNAISSENT TOUJOURS PAS L’ORIGINE

 

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La mystérieuse bactérie tueuse de sangliers continue de voyager

 

APRES L’ARDECHE, LES PYRENNEES ORIENTALES … LA DRÔME ?

 

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« Maladie de l’œdème » : la bactérie tueuse s’installe dans la durée, s’étend géographiquement
Photomontage/Inter/CC BY-SA

.   « Jamais deux sans trois » dit le dicton populaire hélas vérifié ou sur le point de l’être s’il se confirme, ce qui est probable, que la Drôme est aujourd’hui le troisième département français où des sangliers meurent de l’œdème du porc.

 

Dans sept communes drômoises, 22 sangliers trouvés morts auraient été victimes de la bactérie tueuse apparue pour la première fois en Ardèche chez des sangliers, (« fortes suspicions » pour la Drôme selon les scientifiques de l’ONCFS).

La date réelle de découverte dans la Drôme des premiers cas est aujourd’hui sujet de polémique. En effet, dans son communiqué daté du 17 septembre 2018, le président de la FDC 26 situe l’origine de l’épisode à la première quinzaine de septembre : « Sur le GGC15, une dizaine de cadavres de sangliers a été retrouvée depuis une quinzaine de jours (semaines 36 et 37) », affirme-t-il. Or, l’enquête du Dauphiné Libéré situera dans un premier temps cette découverte « début août » (éditions du 3 octobre). Puis, après avoir assisté à la conférence de presse donnée le 18 octobre au siège de la FDC 26 en présence de la responsable scientifique du réseau Sagir de surveillance sanitaire de la faune sauvage (ONCFS), des services départementaux de l’Etat, le quotidien régional (éditions du 19 octobre) fait finalement remonter le début de l’épisode des « 22 sangliers retrouvés morts sur le Groupement de Gestion Cynégétique 15 » à la date précise du « 10 juillet », ce qui fait quand même près de deux mois d’écart …

Ce qui est sûr, c’est que le premier cas connu sur cette planète d’un sanglier atteint par la maladie de l’œdème du porc, c’est en 2013 dans le département de l’Ardèche, une première scientifique dont les chasseurs ardéchois se seraient bien passés. En 2016, à la surprise générale la « maladie » avait alors bondit dans les Pyrénées Orientales, juste à la frontière. Dans le même massif des Albères, versant espagnol, les chasseurs catalans faisaient au même moment le même constat de désolation.

 

 

DES QUESTIONS SANS REPONSE, DES SIMILITUDES TROUBLANTES

 

. Questions sans réponse

 

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La question posée par le président de l’Inter Chasse 26-07 reste sans réponse
Inter/Capture/Site Dauphiné Libéré/23 février 2017

.   Des questions, il y en a, plus que des réponses.

 

Ardèche – Eté 2013. 120 cadavres de sangliers sont ramassés dans 29 communes. Tous sont morts d’une maladie qui ne touchait jusque-là que le porc domestique. Cinq ans après, la communication officielle fait invariablement référence à « la maladie de l’œdème ». Soit. S’agit-il d’une mutation génétique pour qu’elle ait pu devenir mortelle pour les sangliers et non contaminante pour les porcs ?

Pourquoi, en cinq ans de recherches scientifiques, les laboratoires agréés n’ont-ils toujours pas apporté la réponse à cette question : la maladie qui tue les sangliers dans la nature mais pas les porcs dans les élevages est-elle oui non, dans sa réalité, une maladie nouvelle, génétiquement différente de la maladie de l’œdème du porc bien que similaire en apparences, maladie nouvelle qui aurait pu être créée par l’homme à partir d’ADN recombinant, produit de la biologie de synthèse ? Si c’est non, qu’on nous le dise. Si c’est oui, qu’on nous le dise aussi.  

 

. Similitudes troublantes

 

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Photos Inter/CC BY-SA

En 2016, la maladie de l’œdème (ou une maladie recombinée de l’œdème) bondi de l’Ardèche aux Pyrénées Orientales à moins que ce ne soit directement de l’Espagne aux Pyrénées par le massif des Albères, la Catalogne expérimentant alors des techniques d’éradication des surpopulations de sangliers. Seule certitude : la bactérie tueuse de sangliers s’active juste à la frontière franco-espagnole.

En 2018, la peste porcine africaine (souche de virus à déterminer) bondi de l’Europe de l’Est à la Belgique. Comment ? Nul ne sait. Seule certitude : le virus tueur de sangliers s’active juste à la frontière franco-belge.

Ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Peut-être.

 

 

PESTE PORCINE, EVOLUTION

 

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. Le cap des 100 sangliers trouvés morts infectés a été franchi : 104

. Les mesures préventives prises le 15 septembre sont reconduites jusqu’au 15 novembre … au moins

. Les scientifiques belges s’activent dans deux directions prioritaires : affiner la connaissance génétique du virus, comparer l’ADN des sangliers

. Rappelons qu’il n’existe malheureusement pour le moment ni vaccin, ni traitement à administrer aux porcs et sangliers

 

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Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Gérard Romain

LETTRE OUVERTE AUX CHASSEURS DE FRANCE : « SOYONS UNIS ! »

 

.   Dans une lettre ouverte « aux chasseurs de France », Willy Schraen, le président de la FNC, ne dissimule pas son inquiétude face à la menace de peste porcine africaine :

 

« Il y va cette fois-ci de l’avenir de toute la chasse française », écrit-il.

 

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Photo Inter/Capture/FNC/27 août 2018

La conclusion du patron des fédérations s’adresse à tous sans exception :  

« Soyons unis ! » …  

Voilà des paroles pleines de sagesse, à la hauteur de l’enjeu, que les responsables de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’approuvent pas à 100 % …

… Mais à 200 % !

 

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Ainsi va le monde …

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Saisissant raccourci de l’inversion des valeurs qui gagne peu à peu notre société déboussolée, côte à côte sur la même page du Dauphiné (Editions du 11 octobre 2018), ces deux « brèves » qui se télescopent :

. Dans la Manche, un homme répond de ses menaces criminelles devant un tribunal. Le parquet a requis contre lui 18 mois de prison dont 12 fermes pour appel public à « tuer des policiers et leurs familles ». L’homme ressort du tribunal avec « une simple amende de 350 € ».  

. Dans les Pyrénées, plainte est déposée avec constitution de partie civile contre les éleveurs qui ont organisé des battues d’effarouchement après le lâcher de deux femelles ourses slovènes. Pour « tentative de destruction en bande organisée d’une espèce protégée », les éleveurs béarnais risquent « 7 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende ».  

L’Homme, espèce à protéger d’urgence ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2018 (2)

PESTE PORCINE AFRICAINE :  CHASSE AU SANGLIER INTERDITE  DANS UNE QUARANTAINE DE COMMUNES DU GRAND EST

 

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Photos Inter/CC BY-NC-ND/
Captures/Le Figaro Magazine/Le Figaro/L’Est Républicain/L’Avenir.net/DH.be

 

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Peste porcine africaine : inquiétude renforcée
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

 

 

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PESTE PORCINE : LES CHASSEURS DU NORD ET DU GRAND EST SONT EN ALERTE. DANS UNE QUARANTAINE DE COMMUNES, ILS ONT DU SUSPENDRE IMMEDIATEMENT TOUTE CHASSE AU GRAND GIBIER

 

 

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Les chasseurs du Grand Est sont en alerte
Photo Inter/Comersis.com

   . Tout a évolué très vite. Trop vite. Beaucoup croyaient que la peste porcine africaine (PPA) resterait longtemps encore cantonnée à la seule Europe de l’Est. Ils se rassuraient à bon compte en répétant que ce type de virus ne progressait que lentement. Neuf pays de l’Union Européenne déjà touchés ? Ennuyeux bien-sûr mais la peste c’est chez les autres, pas chez nous : toujours la même chanson ! Qu’ici et là, des responsables cynégétiques se soient inquiétés publiquement de l’avenir de notre belle chasse au sanglier, aient appelé la communauté des chasseurs à se serrer les coudes face aux turbulences à venir malheureusement aussi diverses que prévisibles, ces responsables furent certes écoutés avec bienveillance ici mais sèchement rembarrés là. 

 

CHAMAILLERIES ENTRE CHASSEURS : L’ÉPISODE ACTUEL SIFFLE LA FIN DE LA RÉCRÉ

 

Entre chasseurs qui ne s’entendent pas, entre chasseurs et agriculteurs, entre chasseurs et propriétaires, entre équipes sangliers rivales, entre ACCA et chasses privées, entre gestionnaires et défenseurs de la chasse, y a-t-il encore du temps pour les chamailleries de cour de récréation ? Non. Pour tous les responsables de la chasse dignes de ce nom, l’épisode actuel de peste porcine africaine devenue belge siffle la fin de la récré. Car avec le sanglier, ses dégâts, ses coûts, ses opposants, ses maladies, tout peut aller désormais très vite. Terriblement vite.  

En 24 heures, le virus mortel tueur de sangliers et de porcs a fait un bon de 1000 Km. Comment donc ? Nul ne sait. Les sangliers n’ont pas encore muté au point de voler à tire-d’aile d’un bout à l’autre de l’Europe. D’Europe de l’Est, voilà le virus d’un seul coup propulsé à l’extrémité de la Belgique et très bizarrement à quelques Km seulement de la frontière française ; propulsé à la vitesse … d’une voiture, d’un train ou d’un avion.

 

2000 SANGLIERS ERADIQUES ? 

 

Mi-septembre, un premier sanglier est trouvé mort, porteur de la peste porcine africaine, puis 2. Les jours suivants : 18, puis 28, puis 44, puis 53 (nouvel état des lieux du 7 octobre). Les autorités belges ont instauré une zone de confinement de 63 000 hectares, soit l’équivalent du dixième du département de la Drôme. La chasse y est totalement interdite. La justice est saisie. 4000 porcs d’élevage sont abattus. Tout accès aux forêts de la zone contaminée est strictement interdit aux exploitants forestiers, ramasseurs de champignons, promeneurs et pas seulement aux chasseurs pour une durée d’un mois, du 15 septembre au 15 octobre … Au moins.

Et les sangliers ? A l’intérieur de la zone critique, il n’en restera bientôt plus un seul. Le gouvernement wallon estime qu’il s’en trouverait actuellement plus de 2000. Dans quelques semaines, plusieurs centaines seront probablement déjà morts de la peste. Ceux qui y auront survécu seront tous abattus. L’éradication est malheureusement pour le moment la seule solution envisagée par les autorités sanitaires et politiques.

 

UNE QUARANTAINE DE COMMUNES FRANÇAISES IMPACTEES

 

Trois semaines après le premier sanglier trouvé mort porteur du virus, aucun cas de peste porcine africaine n’avait été détecté dans les départements français. Toutefois, par principe de précaution, le gouvernement avait préféré interdire, plus exactement « suspendre », la chasse au grand gibier dans une quarantaine de communes proches de la frontière belge : du 15 septembre au 15 octobre … et plus si nécessaire. Côté français, sur cette zone dite d’« observation renforcée », une lancinante mais indispensable veille sanitaire a commencé.

 

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Chasse « suspendue » dans une quarantaine de communes françaises
Photos Inter/Capture/L’Est Républicain/15 septembre 2018.

 

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▪ Les chasseurs, premiers écologistes de France ? L’Empire vert contre-attaque …

 

 

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.   Les chasseurs, premiers écologistes de France ? Voilà une com réussie. Une simple question a suscité partout en France beaucoup de réponses passionnées et contradictoires. C’est ce qu’on appelle le débat français.

Nos adversaires ont joué le jeu. Pas de cadeaux pour les chasseurs mais rien de profondément insultant non plus. C’est plutôt réussi en visuel à la LPO par un astucieux détournement d’image et de texte ; c’est jugé un peu trop agressif s’agissant de la pétition d’un collectif intimant l’ordre à Décathlon de fermer ses rayons chasse, sans grand succès à vrai dire.  

Le débat a eu lieu. C’était le but.  

Avec Willy Schraen à la tête de la chasse, il y aura d’autres (bonnes) surprises.

 

 

▪ Sangliers drômois : comme l’Ardèche ? …

 

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Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

.   Quand les résultats d’analyses auront été communiqués par le réseau Sagir (ONCFS-Ministère de l’Ecologie), ce sera peut-être tout autre chose mais c’est peut-être ça …  

Face à la mort mystérieuse de sangliers près de Marsanne, Grâne et Mirmande, le rapprochement a été vite fait de l’autre côté du Rhône avec ce que les chasseurs ardéchois ont connu voici quelques années. C’était une première dans le monde …

 

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La maladie de l’œdème aurait-elle traversé le Rhône ?  

Le communiqué du 17 septembre 2018 en provenance du président de la FDC 26 fait état d’« une dizaine » de sangliers trouvés morts ; Le Dauphiné du 3 octobre parle d’« une quinzaine ». Le communiqué fédéral officiel situe l’origine du phénomène début septembre (« semaines 36 et 37 »). Le quotidien régional évoque « le début du mois d’août ». Pour le Dauphiné, « le mystère s’épaissit ».

 

▪ Natura 2000 : le plan de gestion globale des roselières du Rhône réactivé

 

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Photos Inter/Capture/CC BY-SA-NC

.   A l’invitation de la présidente-directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault et de son directeur territorial, Christophe Dorée, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche était représentée aux « Rencontres Territoriales 2018 » de Bourg les-Valence par deux vice-présidents, Denis Péatier et Serge Roux qui ont pu s’entretenir avec différents responsables.

Les travaux CNR sur les digues déversantes du Rhône et dans la grande roselière était ensuite au cœur de la discussion du Comité de pilotage du site Natura 2000 ZPS 12 Printegarde. Les dépôts successifs de sédiments fins comme l’atterrissage de ligneux en résultant entretiennent un cycle d’étouffement des roselières avec avancée préoccupante dans le lit du Rhône de la forêt ripisylve. Outre la question primordiale de la sécurité hydraulique en période de fortes crues maintes fois évoquées par les riverains, la disparition des roselières porterait un coup fatal à la biodiversité, l’avifaune nicheuses et migratrice rhôdanienne à haute valeur patrimoniale étant la plus menacée.

Ces problématiques pointues ont fait l’objet d’échanges « d’une grande richesse » selon l’observation du président (réélu) du Comité de pilotage, le maire du Pouzin, Alain Martin. Les chasseurs ardéchois et drômois ont pris toute leur part aux débats, faisant des propositions par l’intermédiaire du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet et du vice-président Noël Chautard, également délégué départemental ANCGE, seuls représentants des chasseurs présents.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

Rappelant avoir été le premier responsable d’un programme scientifique bidépartemental de comptage des oiseaux d’eau hivernants sur le site de la réserve nationale de chasse et de faune sauvage de Printegarde avec le concours de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, de l’ANCGE, de l’Interdépartementale, de l’ONCFS, Christian Pialet a pris des exemples concrets démontrant que les roselières sont « en danger de disparition » au nord de la ZPS. Pour lui, « l’urgence serait plutôt là ». Il cite aussi la disparition en cours de la grande lône de Livron à la confluence de la Véore, « biotope laissé à l’abandon et jadis remarquable ». Tempérant quelque peu l’enthousiasme de la responsable CNR ventant les mérites des échelles à poissons, le pêcheur qu’il est aussi demande si les caméras ont pu filmer dans le Rhône à la sortie des passes artificielles les bancs de gros silures « qui ne mangent pas que des canards mais aussi du poisson ».

Evoquant le partenariat « très ancien et solide » qui unit CNR à l’Inter Chasse 2607 et les « bonnes relations » qu’il entretient lui-même avec l’ornithologue agréé par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et son équipe baguant les petits passereaux de la roselière, l’Ardéchois qui se présente comme « Un enfant du Rhône » (Cf. rapport annuel CNR 2017) plaide pour « une gestion globale des roselières » en lieu et place de l’approche actuelle qu’il juge « trop séquentielle, trop fragmentée ». En clair, au-delà de la ZPS de Printegarde qui mérite toute l’attention, le Rhône naturel a aussi un aval et un amont.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

Faisant écho à l’intervention du responsable cynégétique qu’aucun membre du Comité de pilotage n’a jugé utile de contester si peu que ce soit, le représentant du préfet de l’Ardèche, M. Christian Denis, abonde dans le même sens. Depuis toujours, le chef de pôle DDT 07 défend l’idée d’un plan de gestion globale des roselières. Il se dit en pleine adéquation avec les propos du représentant des chasseurs. Pour le représentant de l’Etat, « nos roselières du Rhône doivent rester des roselières » et cela s’entend « du Nord au Sud, rive gauche et rive droite ». Il préconise donc le retour à « des travaux en alternance ». En forme de clin d’œil appuyé, le représentant du préfet conclue son intervention par ces mots :

« Je salue la pertinence de l’intervention de M. Pialet que je remercie ».

Quelques jours après, se tenait l’assemblée générale annuelle de l’association des Riverains de « Prentegarde » La Voulte-Livron (ils tiennent à cette orthographe) que préside René Boyer. La prise de parole du directeur territorial CNR Rhône-Isère, Christophe Dorée, était très attendue. Le directeur, après avoir détaillé l’action de CNR, assure les participants qu’« un travail est mené sur un plan de gestion globale de toutes les roselières » (Cf. Dauphiné du 2 octobre 2018).  

 

 ▪ Avec son vautour plombé sans plomb, la FRAPNA 26 pourrait y laisser quelques plumes

 

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Photomontage Inter/CC BY-SA

.   Nous avons souligné ici que la FRAPNA 07 paraissait avoir pris de la hauteur en se consacrant davantage aux grands enjeux environnementaux susceptibles de fédérer un plus grand nombre de personnes, notamment les jeunes. Ce n’est toujours pas le cas, semble-t-il, de son homologue drômoise qui donne l’impression de n’exister encore, dans sa longue surenchère conflictuelle avec l’ASPAS, que par son hostilité militante et « historique » à la chasse. Mais à trop vouloir prouver …

Piégée à son propre piège ?   

En permanence à l’affût du moindre fait qui pourrait accréditer que les chasseurs se comportent mal, la FRAPNA 26 a réussi (sans trop de difficulté comme à l’habitude) à faire médiatiser fortement une affaire de vautour percnoptère trouvé vivant mais par terre. Etablissant aussitôt la concordance manifeste entre l’ouverture de la chasse et le début de migration du volatile, la FRAPNA 26 portait plainte pour « tir illégal sur une espèce protégée ». Démonstration semblait donc faite par la FRAPNA 26 de la sale habitude des chasseurs de plomber tout ce qui bouge ! La LPO lui emboîtait le pas imprudemment avant de s’en mordre les doigts, puis de rétropédaler.

Petit problème, en effet : un scanner aurait démontré que l’oiseau plombé ne présentait à l’examen scientifique … « aucune trace de plomb dans le corps ».

La FDC 26 fondée à porter plainte

L’arroseur arrosé : c’est maintenant la FRAPNA drômoise qui risque de se retrouver devant un tribunal, la FDC 26 ayant à son tour porté l’affaire devant la justice pour « diffamation publique ».

 

 

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.   Dialogue gagnant-gagnant :

 

Dans un courrier adressé à chacun des maires de l’Ardèche, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs, Jacques Aurange, annonce qu’il serait heureux et honoré d’accueillir les premiers magistrats des communes au salon des Maires le 18 octobre 2018 au Pouzin afin de pouvoir échanger avec eux.

La FDC 07 sera en effet présente à cet évènement et y tiendra un stand.

Voilà une excellente initiative du Président Aurange et de son équipe fédérale. C’est par le dialogue constructif et les échanges positifs que les choses avancent.

 

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BOUCHERS ET POISSONNIERES FACE A LA VAGUE VEGANE

 

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.   Libre à chacun de préférer manger une salade plutôt qu’une entrecôte.  

Libre aussi à chacun de préférer l’inverse ou de manger volontiers les deux. Libre aux végans militants d’ignorer que sur la planète Terre l’homme omnivore est biologiquement programmé pour une nourriture complexe et équilibrée quand elle lui est accessible tandis que le lion carnivore de la savane cherche naturellement depuis toujours le gigot d’antilope plutôt que la touffe d’herbe …

Libre à chaque végan antispéciste d’aller jusqu’à croire et faire croire que son frère moustique et sa sœur punaise valent autant sinon mieux que sa famille, ses amis (et lui pour commencer) quand bien même l’on attend toujours avec impatience et curiosité de voir un chimpanzé chirurgien opérer un enfant à cœur ouvert pour lui sauver la vie, une Sœur Emmanuelle ourse changer les tas d’immondices des bidonvilles en écoles et dispensaires, un Abbé Pierre loup redonner un toit, un emploi, une dignité aux cabossés de la vie, etc. Mais tout ceci, finalement reste de l’ordre du débat et des convictions personnelles de chacun. C’est tout à fait respectable.

Ce qui n’est plus respectable du tout ce sont les pressions, les intimidations, les violences verbales et parfois même physiques, assumées, revendiquées, qui plus est dans l’anonymat : la haine dégradante dissimulée derrière le masque hideux de la lâcheté. Quand la violence de l’ombre, physique et masquée tient lieu d’argument, les ennemis de la Liberté et de la République (les vrais) ne sont jamais bien loin.

Si les défenseurs de la cause animale quels qu’ils soient (les vrais) ne veulent pas voir réduits à néant leurs efforts entrepris depuis des années pour que la souffrance animale recule et soit prise en compte le plus possible dans toute activité humaine, sans pour autant interdire ces activités, ils ont intérêt à vite s’entendre pour dénoncer ensemble solennellement, sans faux-semblants, sans exclusive, l’extrême-véganisme ; le dénoncer avant que l’irréparable ne soit commis par un fanatique sectaire.  

En attendant, pour conclure plus légèrement, autorisons-nous à parodier Brassens. Disons que, peint en rouge ou vert, la couleur ne fait rien à l’affaire, « quand on est con, on est con ». Bouchers et poissonnières s’inquiètent que la vague végane dans sa dérive extrême ne se transforme un jour, si elle n’est pas stoppée à temps, en véritable tsunami ; on les comprend.

Et le gouvernement ? …

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE