HIVERNALES 2018 (3)

LE GRAND RENDEZ-VOUS : « LES TABLES RONDES DE LA  CHASSE 2018 ». AMI CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS, APRES LE SUCCES DE LA 1ère EDITION, TON ACCA (ADHERENTE OU NON A  L’INTER) EST INVITEE. BIENVENUE A TOI, VENDREDI 6 AVRIL, A PARTIR DE 18 H 30, A BEAUCHASTEL, SIEGE SOCIAL DE L’INTER CHASSE 26 – 07

 

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OIES GAZEES TOUTE L’ANNEE PLUTÔT QUE CHASSEES EN FEVRIER

2000 CHASSEURS DE GIBIER D’EAU DE CHARENTE-MARITIME CRIENT A NICOLAS HULOT ET A LA LPO LEUR INCOMPRÉHENSION ET LEUR COLÈRE

 

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« Gaze pas les oies, on les chasse en février ! »
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

« L’histoire cynégétique retiendra que, pour la première fois, nous ne chasserons pas les oies en février » constate l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau). Celle-ci apportait son soutien à la manifestation du 31 janvier organisée par des chasseurs de gibier d’eau de Charente-Maritime à Rochefort-sur-Mer. L’ANCGE y était représentée par son Secrétaire Général, Bernard Garnier.  

Contre l’interdiction de chasser de Nicolas Hulot

Malgré une pluie battante, ils étaient dans la rue plus de 2000 chasseurs d’oie et de canard (1100 selon la préfecture) pour protester contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse à l’oie au-delà du 31 janvier afin de « ne pas mettre en colère » ses « copains » de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux présidée par Alain Bougrain-Dubourg).

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Pour les chasseurs, gazer les oies sauvages est une hérésie écologique
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Constat amer d’un manifestant : « 8 jours de chasse en février, ce n’était déjà pas beaucoup mais c’était toujours mieux que rien. Avec Hulot, ce n’est carrément rien. Pour les sectaires de l’antichasse, il est préférable de gazer en Hollande des dizaines de milliers d’oies toute l’année plutôt que d’en prélever quelques centaines par la chasse en France au mois de février ».

 

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Le gazage des oies ne passe pas chez les chasseurs
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

Des chasseurs ont tenté de rejoindre le siège de la LPO. 500 CRS et policiers étaient mobilisés pour les en empêcher

 

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A deux pas du siège national de la LPO de M. Bougrain-Dubourg, ça chauffe !
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Pacifique au départ selon les consignes données, la manifest ation s’est durcie.  

Des chasseurs ont ainsi défié les 500 CRS et policiers mobilisés en tentant d’arriver jusqu’au siège national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) association militante domiciliée à Rochefort.

Grâce au sérieux des organisateurs, au sang-froid d’un service d’ordre interne impeccable, la manifestation s’est terminée sans incident grave qui aurait gâché la belle démonstration de force.

LA LPO SALUE DANS CETTE INTERDICTION DE CHASSER « UNE DECISION PLEINE DE BON SENS »

 

De son côté, la LPO s’est réjouie – à distance – de l’interdiction de chasser prise par le ministre d’Etat-et-de-mes-copains Nicolas Hulot, saluant « une décision pleine de bon sens ». « Le mois de février marque le début de la période de reproduction des oies cendrées », explique Alain Bougrain-Dubourg, le Président de la LPO. « On ne tire pas sur des oiseaux quand ils se reproduisent. C’est le bon comportement à adopter quand on prétend être bon gestionnaire de la nature ».

 

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« Le bon comportement à adopter » ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

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Sans commentaire !
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

 

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LE PATRON DES CHASSEURS A RENCONTRE LA PRESIDENTE DE LA FNSEA … Compliqué !

 

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Photo Inter/Capture/France 3

Le 30 janvier 2018, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s’est entretenu pendant deux heures avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). Objet de la réunion : ouvrir les dossiers chauds, source de tensions assez vives entre le monde agricole et les chasseurs.  

Il y en a trois sur lesquels nous avons pu recueillir quelques informations à la meilleure source :

 

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Photos Inter/SR

1°). La FNC ne veut plus que les FDC soient contraintes d’indemniser les dégâts (sanglier pour l’essentiel) là où les chasseurs sont interdits de chasse : 50 millions € par an pris dans la poche des chasseurs, « c’est beaucoup trop. Ce n’est plus supportable », martèle Willy Schraen. « De plus en plus de dégâts aux cultures, des récoltes perdues plusieurs fois de suite, c’est épuisant » lui répondent les exploitants agricoles. On sait où peut conduire l’impasse des dégâts sanglier si elle dure : l’Etat finira par imposer ses « solutions ». La stérilisation des laies en pleine nature aurait passé avec succès le cap expérimental … pas uniquement en Espagne.

 

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Photo Inter/Bing/JLPC/Wikimédia Commons

2°). La FNC « déplore la suppression des haies vives ». Leur disparition a entrainé la quasi disparition du petit gibier de plaine. « C’est un désastre écologique ». Les agriculteurs sont conscients qu’il faut revenir à des méthodes de production « plus naturelles ». Ils seraient prêts à « aller plus loin que le reboisement expérimental actuel » mais quand on est « endetté jusqu’au cou », que le revenu mensuel de l’exploitant n’est plus que de quelques centaines d’euros pour vivre, « les paysans peuvent-ils y arriver seuls » ?

 

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Photos Inter/Bing/Capture BFMTV

 
3°). Le monde agricole a « très mal pris » l’appui officiel médiatisé apporté à Nicolas Hulot par la FNC en faveur d’une interdiction rapide du glyphosate. Christiane Lambert ne s’est pas privée de le dire vertement à Willy Schraen. Pour les agriculteurs, dans le contexte si difficile qui est le leur, « faire ce cadeau à Hulot », c’était donner le bâton pour mieux se faire battre : « un manque de solidarité entre ruraux » face au ministre pro-loup et antichasse des écolos-bobos. Supprimer le pesticide si décrié (qui a valu à un représentant agricole, en plein Salon de l’Agriculture, de se faire « engueuler » par un Président de la République perdant son calme olympien) ? « Oui mais » répond la FNSEA, à condition de trouver autre chose, de bénéficier de mesures d’accompagnement, de prendre le temps de la transition. « A défaut de solutions de remplacement pouvant être immédiatement mises en œuvre » et « à défaut de soutien du représentant des chasseurs », les paysans français « auraient préféré que la FNC se taise ».

Bref ! entre le chasseur et l’agriculteur (les deux étant parfois une même personne) c’est devenu compliqué. Et quand c’est compliqué, ça coince. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu. Parce qu’il ne peut pas l’être. A l’évidence, les deux parties sont condamnées à s’entendre.

Le loup (ou son cousin hybride) coûte 29 millions € par an au contribuable français. Pour M. Hulot, ce n’est pas assez. Afin de « ne pas mettre (ses) copains en colère », Hulot-l’écolo en veut pour plus de 40 millions € !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

 Selon les chiffres officiels, le loup (ou hybride assimilé) a coûté au contribuable la bagatelle de 29 000 000, 00 € en 2017. D’après le ministre de l’Ecologie en personne, il n’y aurait en France « que » 360 loups. Faites vos comptes. Ça porte le loup ou assimilé à … 80 555, 00 € la bête.  A croire que pour le plat du jour régulièrement offert au canidé sur fonds publics, le gigot d’agneau saignant est maintenant farci aux truffes.

 Mais pour Nicolas Hulot, ce n’est encore pas assez.  

Hulot-l’écolo ministre d’Etat-« et de mes copains » en veut vraiment pour son argent … ou plutôt le nôtre ! En fixant l’objectif démentiel (un tant soit peu provocateur) de « 500 loups », Hulot-l’économe va donc faire dépenser prochainement à l’Etat plus de 40 millions € uniquement pour protéger sa bestiole terreur des bergers, éleveurs, brebis, chamois, chevreuils.  

40 millions € pour nourrir des loups hybrides ! Voici donc (re)venu le temps de l’écologie-caviar. Goinfrée comme toujours d’argent public. La France, après tout, n’a « que » 2 200 milliards de dette publique à rembourser. Le cadeau pour les générations futures ?

 40 millions € pour nourrir le loup !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

Ebloui par les ors et dorures des salons de la République, Nicolas Hulot au patrimoine déclaré dépassant 7 millions € n’a pas l’air de bien mesurer l’indécence de pareille exigence en comparaison de l’indignation qu’elle suscite dans notre région parmi les gens qui se lèvent tôt pour travailler et les retraités qui voient leur pension diminuer. Se croyant béni des dieux puisque intronisé par « Jupiter », Hulot le néo-aristo semble se moquer comme de sa première chemise verte qu’au même moment, dans le même gouvernement, sa collègue ministre de la justice puisse se lamenter que des actions judiciaires soient interrompues faute d’un budget suffisant pour les photocopies tandis que sa collègue ministre de la santé puisse pleurer sur le sort de ces personnes âgées laissées sans soin dans les EHPAD par manque d’argent pour embaucher le personnel nécessaire.

Ainsi va la joyeuse France de la Transition écologique.

 


 LE PRESIDENT NATIONAL DES  CHASSEURS REÇU A L’ELYSEE

 

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Photos Inter/Bing/FNC

Le 15 février 2018, soit quinze jours après la manifestation des chasseurs de gibier d’eau de Rochefort, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Celui-ci est sorti de l’entretien visiblement satisfait.

 

OIES CHASSEES PLUTÔT QUE GAZEES : ENGAGEMENT PRESIDENTIEL POUR FEVRIER … 2019

 

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Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

 Surprise, surprise !  

 

 Le Chef de l’Etat l’a coché sur son agenda. Il vient de prendre l’engagement que l’oie cendrée serait chassée en France du 1er au 28 février 2019 dans le cadre d’une dérogation de régulation telle que proposée depuis plusieurs années par la FNC, mesure pourtant sèchement rejetée par Nicolas Hulot voici quelques semaines (« même pas la peine d’en discuter ! ») … Si l’on en croit l’agenda présidentiel et la promesse républicaine faite aux chasseurs de gibier d’eau, voilà un ministre d’Etat qui aura donc quitté le gouvernement avant un an pour retourner auprès de « (ses) copains ». Ce départ anticipé de M. Hulot, hautement prévisible, ne semble pas chagriner outre mesure M. Macron. Pas excessivement non plus, les 1 000 000 chasseurs français.

« MODERNISER LA CHASSE FRANÇAISE » …

Dans un dialogue jugé « extrêmement cordial et constructif » par la FNC, le Président de la République a donné son plein accord à Willy Schraen pour lancer avec lui les grandes réformes « de modernisation de la chasse française » :  

- Permis de chasser
- ONCFS
- Police de la nature
- Gestion adaptative des espèces
- Biodiversité et ruralité
- Etc.

 … « ET EN MÊME TEMPS, RESPECTER LES TRADITIONS »

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Céline Aussourd

. D’autre part, alors qu’une proposition de loi visant à « interdire la chasse à courre » a été déposée fin janvier à l’Assemblée Nationale et co-signée par de nombreux députés dont plusieurs de la majorité présidentielle, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer son « soutien à tous les modes de chasse actuellement pratiqués en France », y compris « les chasses traditionnelles comme la vénerie » dont les pratiquants font depuis des mois l’objet d’une campagne de dénigrement violente, aussi haineuse que mensongère.   

 

A Beauchastel, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme et le Président de l’Inter Chasse 26-07 donnent ensemble le coup d’envoi de la traditionnelle battue interdépartementale de régulation du renard

 

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Rémi Gandy aux côtés de Christian Pialet : départ de la battue interdépartementale
Photos Inter/ACCA Beauchastel/Bing/Facebook

C’est une tradition. Depuis longtemps, les ACCA d’Etoile S/Rhône (26) et Beauchastel (07) clôturent la saison de chasse en février par une battue au renard commune aux Drômois et Ardéchois suivie d’un casse-croûte partagé dans la convivialité. Voici un bel exemple concret d’interdépartementalité perpétué par les Présidents d’ACCA actuels marchant sur les traces de leurs prédécesseurs : Eric Marsanon, le drômois, Franck Chalas, l’Ardéchois, ce dernier étant par ailleurs l’un des Vice-Présidents de l’Interdépartementale, association qui se félicite évidemment de ce genre d’initiatives pour les avoir initiées ou encouragées depuis 1981 : « Le Rhône n’est pas une barrière mais un lien entre les hommes ».
 
L’interdépartementalité appliquée à la vie interne des ACCA a d’ailleurs reçu cette année un écho particulier.  

En effet, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, Rémi Gandy, était à Beauchastel en compagnie du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet pour donner ensemble le coup d’envoi de cette énième battue interdépartementale d’ACCA.

 

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Le footballeur drômois Florent Laville (à droite) était lui aussi de la partie
Photo Inter/Archives/FL/OL

La bonne humeur matinale, au parfum de café chaud partagé entre ardéchois et drômois, a accompagné les chasseurs tout au long de la journée, une délicieuse paella leur étant servie à la mi-journée chez l’ami Stéphane Pépin. Autour des quatre Présidents, on remarquait aussi la présence d’autres personnalités, notamment le sportif (et chasseur drômois), Florent Laville, ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, double champion de France de foot Ligue 1.  

Destinée à faire un prélèvement sélectif de régulation sur une espèce très prolifique, la battue au renard du matin a permis trois tirs grâce au travail de chiens de métier parfaitement dressés, les tirs étant concluants. Dans un secteur où dix autres renards avaient déjà été prélevés par la chasse en cours de saison, cela aura ainsi sauvé la vie à des dizaines de lapins, perdrix, faisans. A ceux qui en douteraient, il suffit d’observer la dentition si particulière de Maître Goupil pour se convaincre que l’animal n’est pas vraiment programmé pour manger de l’herbe ou des petites fleurs. Quant aux propriétaires de poulaillers, clapiers, élevages de pigeons ou canards, ils savent pourquoi il se trouve plus de faisans dans les terriers à renard en fin de saison de chasse que dans les congélateurs des chasseurs.

 

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Photo Inter/Bing/Créative Commons/NuitFrance/Romain Sordello

Si le magnifique pelage (sauf en cas de gale !) du gentil Rox ami de Rouky lui donne par la magie de Disney cet air si attendrissant de peluche, la réalité oblige à se méfier comme de la peste de ce porteur d’échinococcose alvéolaire, redoutable maladie qui se transmet à l’homme et s’apparente à un cancer du foie. La même réalité oblige, dans le cadre d’une bonne gestion cynégétique, à contenir l’expansion de Fantastic Mr. Fox, qui, se promenant dans la nature sans permis de chasse avec nombre de ses congénères, braconne sans vergogne nuit et jour, 365 jours par an.      

LE SILURE BIENTÔT CLASSE « NUISIBLE » ?

Le poisson-chat géant qui pullule est peut-être en train de faire disparaitre le canard colvert du Rhône

 

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Le canard colvert en voie de disparition sur le Rhône ?
Photomontage Inter/Bing/Wikimédia Commons/Flickr/John Morris/Facebook/Sébastien Delabre

 

Le canard colvert, sédentaire ou migrateur, était de loin le gibier d’eau N°1 des chasseurs du Rhône pratiquant à la passée ou à la hutte, loin devant sarcelle d’hiver, chipeau, siffleur, milouin, morillon, souchet, sarcelle d’été, pilet, oie cendrée ou autres anatidés … « Etait ».

 

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Photo Inter/Bing/Pixabay

Depuis quelques années en effet, fini le plaisir des yeux de ces ouvertures générales de la chasse en septembre où des centaines de colverts s’envolaient de toute part jusqu’à encombrer le ciel de leurs vols caractéristiques ; finie l’émotion de ces poses hivernales aux appelants de 10, 15, 30 colverts ensemble, parfois plus ; finie l’observation de cette nidification dans le couvert de la roselière où chaque couple reproducteur perpétuait le cycle de la vie avec la tranquille assurance de donner naissance à une douzaine de jaunes et rayés canetons, lesquels arrivaient en quelques semaines au stade de « hallebrand » (jeune canard sauvage ne volant pas encore) grâce à l’expérience protectrice de la mère et la vigilance du père puis découvraient enfin l’autonomie de l’oiseau adulte, synonyme de liberté.  

Le coupable porte un nom : « silurus glanis », le silure glane

 

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Des monstres de 100 Kg, ce n’est plus l’exception pour les pêcheurs du Rhône
Photo Inter/Bing/Futurism

Depuis qu’un laboratoire valentinois a révélé que le contenu stomacal d’un silure d’une quarantaine de kilos seulement (certains font le triple) était composé des restes de quatre ou cinq canards adultes, le doute n’est plus permis. Les observations de terrain, les témoignages de chasseurs, pêcheurs, promeneurs vont dans le même sens. Le silure mange à peu près tout ce qu’il trouve : poissons adultes de n’importe quelle espèce, rats, ragondins, jeunes castors, petits chiens (?), charognes aperçues au fil de l’eau.  

Quand l’occasion se présente, il mange du canard, caneton ou adulte.

 

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Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Le silure chasse en meute. En hiver, il a été observé dans les profondeurs des fleuves et lacs colonisés de gigantesques pelotes formées de plusieurs dizaines de silures agglomérés. Le silure glane fréquente souvent les mêmes places. Il y reviendra tant qu’il y aura encore quelque chose à attraper, à manger ; par exemple, la couvée complète de canetons y passera en quelques jours … sans que le vorace ne rechigne à gober aussi d’une simple aspiration maman cane qui les surveillait. L’appétit du glane est proportionnel à sa taille.

 

LE PLUS GROS SILURE DU MONDE NAGE ACTUELLEMENT DANS LES EAUX DU RHÔNE

 

Originaire d’Europe Orientale (Bassin du Danube), le silure Glane se retrouve assez tôt dans le Bassin du Rhin. Son expansion aujourd’hui illimitée en Europe résulte d’introductions délibérées dans des lacs, rivières et fleuves dont il était absent. Vers 1860, il est introduit volontairement dans le bassin du Doubs, cent ans plus tard dans un affluent de la Seine. Dans la deuxième moitié du 20ième siècle, il arrive dans la Saône et le Rhône. En moins de quatre décennies, le silure a colonisé tous les bassins fluviaux. Selon une enquête du Chasseur Français (février 2018), « sa population a littéralement explosé dans les bassins de la Saône et du Rhône depuis la fin des années 1970. Le silure s’adapte d’une manière exceptionnelle à tous les milieux aquatiques ».

 

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L’estomac lesté de plusieurs canards adultes : un laboratoire d’analyses l’atteste 
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Face à un développement exponentiel du poisson géant que plus personne ne contrôle, les préfets sont saisis dans de nombreux départements de demandes, parfois véhémentes, de classement du silure en espèce « nuisible » avec interdiction absolue de remettre à l’eau « l’horrible glane » lorsqu’il a été pêché.  

Paradoxalement, cette demande provient le plus souvent des pêcheurs euxmêmes, catastrophés de ne plus attraper ni truites, ni sandres, ni brochets, ni carpes là où le silure s’est installé pour faire le vide. La question du statut du silure, espèce invasive et nuisible en fait mais pas en droit, se pose désormais pour l’Ardèche et la Drôme comme pour les autres départements rhodaniens. Elle se pose surtout au niveau national et européen.  

En attendant, le silure prospère, grossit et se multiplie partout.

 

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Sébastien Delabre et sa prise record : 130 Kg !
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

 
Le 22 octobre 2015, Sébastien Delabre pêche un silure de 2,73 mètres pour 130 kilos : record mondial homologué par huissier. C’est en France que cela se produit, dans le Gard, à Vauvert … dans les eaux du Rhône (au PetitRhône précisément, l’un des deux bras du delta du Rhône en limite Ouest de la Camargue).

 

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Le champion du monde le relâche, espérant « faire le bonheur d’un autre pêcheur »
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Le classement national et européen du silure comme espèce nuisible n’est pas pour demain. La pêche sportive « au gros » sur les fleuves comme le Rhône se développe. Se pratiquant jour et nuit, elle séduit de plus en plus de jeunes qui ont la culture du « No-Kill » (attraper le poisson, ne pas le tuer, le relâcher). Une capture-challenge du « monstre » fait rêver. La question fait débat jusqu’au parlement entre les pour et les contre. Une pétition nationale des « pro glane » contre le classement nuisible du monstre d’eau douce a convaincu en France le gouvernement qu’il était urgent d’attendre.

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Antoine Skipper

Pourtant, il faudra bien se poser un jour la question – à moins qu’il ne soit déjà trop tard – d’une espèce en expansion totalement incontrôlée (une femelle silure peut vivre 50 ans et elle dépose 30 000 œufs par kilo de poids) aux conséquences désastreuses pour la biodiversité. Il faudra bien par conséquent que les fédérations de pêche, de chasse, de protection de la nature se rencontrent pour en parler, que la recherche du point d’équilibre se poursuive entre pêcheurs « pro-glane » et « anti-glane » pour qu’élus et pouvoirs publics prennent alors leurs responsabilités.

 

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Pas de régulateur naturel. Seul l’homme pourrait (peut-être ?) freiner son expansion
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Si chacun regarde légitimement (et forcément subjectivement) le silure sous l’angle de son propre rapport personnel à la nature, il n’en reste pas moins que du point de vue strictement écologique, toute espèce animale carnassière, opportuniste, invasive, sans prédateur donc sans régulateur naturel, ne peut objectivement se développer qu’au détriment d’autres espèces.  

Ce qui, dans la durée, peut aller jusqu’à la complète disparition de ces espèces. 

 

Une chasse plus silencieuse ou beaucoup de bruit pour rien ?

 

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Etrangement signé par un Nicolas Hulot habituellement peu enclin à faire des cadeaux aux chasseurs, voilà un arrêté ministériel (pris le 2 janvier 2018, paru au Journal Officiel le 23) qui étonne, détonne, fait beaucoup de bruit. Il s’agit pourtant, en principe, de rendre plus … silencieuse la chasse en autorisant les réducteurs de son sur les carabines.  

Que penser de cette mesure ? Les arguments opposés ne manquent pas, tant chez les antichasse que chez les chasseurs eux-mêmes.

 

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Les adversaires de la chasse ont beau jeu de mettre en avant que le gibier sera plus vulnérable puisque moins effrayé. Il leur sera également facile de persuader certains promeneurs que les chasseurs de grand gibier étant moins facilement repérables ils deviennent ainsi plus dangereux.   

Si les « réducteurs de son » ou « modérateurs de son » qu’on appelait avant « silencieux » sont déjà très utilisés en Europe (Espagne, Scandinavie, Allemagne, Ecosse, etc.), leur possibilité d’utilisation peut séduire en France des chasseurs par le confort auditif apporté au tireur mais aussi avec le but de rendre la chasse moins agressivement sonore dans la nature, ce qui pourrait la faire mieux accepter. Cela se défend aussi.

D’autres chasseurs au contraire, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme ailleurs, se disent mal à l’aise par rapport à cette nouvelle mesure. Ils estiment qu’il ne faut pas aller trop loin dans la sophistication du matériel, toute avancée technologique diminuant de fait les chances du gibier.  

Par exemple, si les appelants sont heureusement autorisés pour chasser le canard ou l’oie (procédé naturel), les chants d’oiseaux enregistrés puis diffusés (procédé technique) restent interdits à la demande des chasseurs concernés. Pour eux, c’est d’abord une question d’éthique de la chasse. Parce qu’avant tout, la chasse doit rester une pratique naturelle, raisonnée, modérée, car la qualité et l’intérêt de l’acte cynégétique dépendent plus du sentiment de liberté qu’éprouve le chasseur immergé dans la nature que de la quantité de gibier prélevé. Or, cette liberté ne va pas sans la responsabilité qui consiste à privilégier dans tous les cas la sécurité et laisser la part d’incertitude à ses prélèvements en donnant une vraie chance à l’animal chassé. Sur ce dernier point, le débat est ouvert de la même façon chez nos amis pêcheurs.

 

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Beaucoup de chasseurs que nous avons rencontrés ne se sentent finalement pas concernés par l’autorisation des modérateurs de son, en tous cas pas pour le moment : d’abord, les réducteurs de son ne seraient pas compatibles avec les fusils. Ensuite, pour réduire de 30 % les décibels des carabines, l’équipement monté entrainera un surcoût de plusieurs centaines d’euros, « pas loin de 1000 € pour certains modèles » disent les armuriers. Enfin, l’arme ainsi équipée pèsera plus lourd (de 300 à 450 gr en plus) et sera donc un peu moins maniable.
Pour se faire une idée plus précise, il faudra sans doute attendre un peu pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/John Talbot

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018 (2)

DEGÂTS DU GIBIER : EN FRANCE, LE PRESIDENT NATIONAL DES CHASSEURS HAUSSE LE TON POUR LE SANGLIER. AUX PAYS-BAS, LE GAZAGE DES OIES CONTINUE.

 

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L’impact environnemental à venir, notamment ornithologique serait immense. C’est à juste titre qu’il est dénoncé. La LPO monte au créneau. Elle a raison de le faire. Pour les oiseaux migrateurs, pour les espèces protégées l’enjeu est de taille.

160 espèces d’oiseaux dont 98 nicheuses, 14 inscrites en annexe 1 de la Directive Oiseaux de l’UE sont présentes sur le site. Chaque année, plus de 200 000 oiseaux migrateurs de 86 espèces franchissent le Col de la Bataille (sources : LPO).

 

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Demain, le Col de la Bataille ?
Photo Inter/Bing/CC

Un non-sens écologique absolu

 

Construire un méga parc éolien industriel de 6 à 10 éoliennes dans le Parc Naturel Régional du Vercors, troubler la quiétude de ce haut-lieu sanctuarisé chargé d’Histoire en prenant le risque de semer la discorde parmi ses habitants, énaturer par le béton et l’acier un paysage grandiose et immuable au  patrimoine naturel remarquable jusqu’à présent préservé, dénaturer le Col de la Bataille en le coiffant de gigantesques mâts de 150 mètres de haut, y  déployer une herse monumentale et monstrueuse de pâles broyeuses et aspirantes qui piégeront immanquablement une partie des oiseaux sédentaires, des chauves-souris (selon la LPO, une seule éolienne en tue 79 par an), des oiseaux de passage lors de leur migration, 90 % étant des espèces protégées au  niveau européen et national, tel que l’aigle royal, serait un non-sens écologique absolu.

 

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Un non-sens écologique absolu
Photo Inter/Bing/CC0/Pixnio

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche s’y opposera

 

Nous avons été la première association de dimension régionale à nous positionner sans ambiguïté contre des projets éoliens industriels présentant une menace grave pour l’avifaune migratrice (*).

Nous ne sommes pas contre l’éolien par principe. Nous agissons au cas par cas quand l’essentiel est en jeu. Parce que tout est question d’équilibre. Avec le projet drômois éolien RES, l’équilibre est manifestement rompu.

En la matière, l’expertise de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est reconnue. Nos dossiers ont toujours été étudiés, nos arguments pris en compte par les pouvoirs publics, les élus, EDF, CNR. Plusieurs fois, nous avons eu gain de cause sur le terrain en obtenant l’abandon d’un projet ou la modification significative d’un autre (*).

Contrairement à d’autres, nous l’avons toujours fait bénévolement, ce qui est notre force. Nous l’avons fait par conviction, par fidélité à des valeurs  auxquelles nous croyons. Nous le faisons encore aujourd’hui pour témoigner concrètement en direction des jeunes et des générations futures que tout n’est pas à vendre, que tout ne s’achète pas.

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(*). http://www.interchasse-dromeardeche.fr/estivales-2017-2/
« Oiseaux, éoliennes, bilan ». Article du 17 juillet 2017

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Dans la nature, à chaque espèce ses maladies. C’est l’idée répandue. Ce serait plutôt rassurant … mais c’est en partie inexact. Mauvaise surprise ! Des chercheurs viennent de découvrir que la maladie hémorragique virale du lapin (VHD), responsable localement d’hécatombes parfois plus meurtrières que la « myxo », tue également le lièvre.

Un variant du virus initial (RHDV) en est la cause : le RHDV2.

Nouveau virus

Le lapin avait ses maladies spécifiques, le lièvre les siennes. Voilà désormais qu’un nouveau virus capable de contaminer les deux espèces s’installe. Selon les scientifiques de l’ANSES, de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, de SAGIR (ONCFS), comme pour le lapin de garenne, le RHDV2 est maintenant présent chez le lièvre « vraisemblablement dans l’ensemble des départements ».

Pas rassurant du tout.

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. On connait la chanson officielle mise en musique par le ministère de l’Ecologie : les loups dans la nature qui déciment les troupeaux, désespèrent bergers et éleveurs, font craindre aux familles de montagnards pour leurs enfants un vrai drame hélas de plus en plus prévisible, coûtent des millions € aux  contribuables, sèment la pagaille dans notre région, ces loups sont des animaux protégés parce que … ce sont des loups.

Pas de chance pour M. Hulot ! Les « loups » présents dans les Alpes, les Vosges, le Jura, les Pyrénées, le Massif central et dans une quarantaine de départements ne sont pas des loups.

Ce sont des animaux hybrides. C’est le laboratoire allemand Forgen, de renommée mondiale, connu pour sa rigueur scientifique, qui en apporte la preuve :

« Les analyses génétiques démontrent avec certitude l’existence réelle d’individus hybrides (croisements de chiens et loups) dans 100 % des cas étudiés, soit 20 hybrides identifiés sur 20 analyses complètes effectuées ».

Avec le travail de ce laboratoire indépendant, la thèse du « retour naturel en France du loup d’origine italienne » en prend un coup quand Forgen extrait dans chacune des vingt analyses des gènes de loups … russes, estoniens, baltes !

L’introduction dissimulée et artificielle d’un animal hybride issu de croisements ?

 

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Photo Inter/Bing/Tanja Askani

Lors de son arrivée dans le Mercantour voici une trentaine d’années, le loup a été tapageusement vendu à l’opinion publique par des associations militantes et quelques exaltés des villes comme étant le retour « naturel » d’un animal « génétiquement pur », au comportement « sauvage » et « craignant l’homme ».

Il pourrait s’avérer qu’il s’agit en réalité de l’introduction dissimulée et artificielle d’un animal hybride issu de croisements chiens-loups, ce qui expliquerait dans la nature le comportement aberrant d’animaux qui approchent l’homme en plein jour à proximité des maisons, entrent dans les enclos et bergeries, attaquent sans aucune crainte tout ce qui passe à portée de crocs.

En plus de l’existence démontrée d’hybrides, on apprend avec intérêt que là où le nombre de loups est officiellement de « 3 » (selon l’ONCFS, établissement public sous tutelle du ministère de l’Ecologie), les analyses scientifiques indépendantes apportent la preuve d’une présence de … 10 loups « au minimum » (Cf. Etude des loups en Aveyron par le laboratoire Forgen). Pourquoi continuer de mentir si Forgen a raison ?

Petit vent de panique à la direction communication de l’ONCFS

Après avoir nié le fait (Cf. l’article d’Estelle Zanardi dans Le Dauphiné Libéré du 27/11/2017), l’organisme gouvernemental a admis ensuite sous la pression médiatique qu’il y a bien des loups hybrides dans la nature. Mais pas 100 %, juste « 7,5% ».

La décision appartient au ministre de tutelle, M. Nicolas Hulot

Sur quels éléments scientifiques probants s’appuie la communication de l’Office pour contester aussi radicalement les résultats de Forgen ? Selon quel protocole, quelle méthodologie et surtout avec quelles garanties d’indépendance pour les chercheurs et les communicants ? Il serait utile de l’expliquer.

. Voilà en effet des chercheurs agréés, des scientifiques réputés (ceux de Forgen) qui publient immédiatement, en toute transparence et indépendance, sans se contredire, l’ensemble des informations demandées qu’ils détiennent. Or, il s’agit d’informations capitales qui contredisent radicalement le discours officiel tenu depuis trente ans.

Si l’on veut vraiment connaître la vérité, il existe un moyen.

 

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Photo Inter/Bing/Dessin Vanessa Lewis

La décision à prendre n’appartient à aucun des salariés de l’ONCFS, quels que soient le mérite, la conscience professionnelle, les compétences et la place de chacun dans la hiérarchie car ce sont tous des agents de l’Etat. La décision n’appartient qu’à une seule personne en France :

Elle appartient au ministre de tutelle, M. Nicolas Hulot.

Réunir un comité d’experts indépendants pour faire la clarté

Ce que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche demande en conséquence au ministre d’Etat chargé de la Transition écologique, c’est d’en finir avec la confusion. Comment ? En permettant à tous, éleveurs, bergers, chasseurs, habitants, élus, journalistes, contribuables de pouvoir comparer en toute clarté et connaissance de cause d’une part la méthode de l’Etat qui mène des enquêtes en France depuis trente ans sur le loup, d’autre part, les informations inédites et essentielles que constitue la publication récente des résultats de travaux scientifiques d’un laboratoire indépendant étranger connu pour son sérieux.

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. Ce que pense de cette affaire de loup le Président des fédérations de chasseurs (FNC) :

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

Oreilles de sanglier prélevées, analyses de sang et de poils, tests génétiques comparatifs, recherche universitaire, etc. Concrètement, ça donne quoi ?

 

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Photo Inter/Bing

Toutes les données scientifiques collectées depuis maintenant cinq ans sur l’origine toujours « inconnue » de la « maladie » du sanglier ardéchois et du sanglier pyrénéen sont centralisées par SAGIR (organisme d’Etat sous tutelle du ministère de l’Ecologie). Sur ce dossier toujours sensible, SAGIR communique au compte-gouttes, parfois de façon erronée (nous en avons fait la démonstration sans être démenti).

Des chercheurs qui trouvent, c’est mieux

Alors, SAGIR ! … S’agirait maintenant de dire aux chasseurs (et au nouveau préfet de l’Ardèche) où en est la recherche. Comme disait le général de Gaulle, « Des chercheurs qui cherchent, c’est bien. Des chercheurs qui trouvent, c’est mieux ».

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Willy Schraen, Président de la FNC
Photo Inter/Capture/Facebook/WS

S A N G L I E R

LE PRESIDENT NATIONAL DES FEDERATIONS DIT STOP ! WILLY SCHRAEN EN A ASSEZ QUE LES CHASSEURS PAIENT LES DEGÂTS DU GIBIER LA OU ON LEUR INTERDIT DE CHASSER : « CE N’EST PLUS SUPPORTABLE ! ».

 

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Photo montage Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/SR

« Si nous payons 100 % des dégâts, nous voulons maîtriser 100 % du territoire »

Willy Schraen avait prévenu : il dit ce qu’il pense, il fait ce qu’il dit.

En direction des agriculteurs, le patron des fédérations de chasseurs fait retomber la pression :

« Ce n’est pas parce qu’une minorité agit mal, du côté des chasseurs comme des agriculteurs, qu’il faut donner l’impression que tout le monde se déteste ». Choisir la revue La France agricole pour le dire n’est pas anodin.

 

LE DISCOURS DE LA FNC A CHANGE, LE TON AUSSI

 

En direction de l’Etat, le ton est différent. Le discours de la FNC a changé :

« Ce qui n’est plus supportable, c’est que nous payons 100 % des dégâts alors que (…) 10 ou 20 % d’une commune sont soustraits à la chasse et qu’on ne peut plus rien maîtriser. Si nous payons 100 % des dégâts, nous voulons maîtriser 100 % du territoire. Celui qui paye commande ! ».

Willy Schraen vient en fait d’ouvrir le colossal chantier de la réforme des dégâts que la FNC entend négocier avec l’Etat. Il y a urgence : les fédés doivent trouver 50 millions € pour régler la facture des dégâts. Selon la revue Nos Chasses, une vingtaine d’entre elles seraient carrément « au bord de la faillite ».

Il se dit qu’Emmanuel Macron en personne aurait le dossier sur son bureau.

 

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L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE REMPLIT LES SALLES

 

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Exception faite d’un trio féministe dénigrant le film dans un supplément féminin diffusé chaque semaine dans notre région, la critique a été unanime pour  saluer un beau film (« sans-doute le plus réussi de Nicolas Vanier ») :

« L’école buissonnière ».

Le public ne s’y est pas trompé

2 millions de spectateurs, souvent venus en famille, devraient assurer l’entrée de ce film au Top 10 du cinéma français pour 2017.

 

Oies gazées ou oies chassées ? Le choix d’un ministre d’Etat d’abord soucieux de plaire à « (ses) copains »

 

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Photo Inter/Bing/Michael Maggs/Wikimédia Commons

Nicolas Hulot est un ministre d’Etat heureux

Il peut l’être. En mettant dans la balance de l’aéroport de Notre-Dame-des Landes le poids de sa démission, Hulot-L’écolo a parfaitement réussi son coup :

Obtenir de l’Etat garant de l’ordre public qu’il cède à 200 « zadistes » hors la loi squattant des terres qui ne leur appartiennent pas, entravant la circulation, menaçant de recourir à la violence contre les forces de l’ordre, les journalistes, les gens du voisinage ; obtenir de l’Etat centralisateur qu’il ignore jusqu’au mépris les arguments des élus de terrain ; obtenir de l’Etat donneur de leçons qu’il ignore arbitrairement 179 décisions de justice ; obtenir de l’Etat républicain qu’il ignore si peu démocratiquement les résultats des consultations électorales ; obtenir du Chef de l’Etat qu’il ignore, jusqu’à la trahison des entrepreneurs et citoyens du Grand Ouest qui lui ont fait confiance, sa promesse électorale par deux fois répétée.

On pouvait être pour ou contre l’aéroport ; on peut être pour ou contre l’utopie autogestionnaire-agro-libertaire, la question n’est pas là. Constatons simplement que l’heureux ministre d’Etat n’a pas eu à assumer devant l’opinion publique la moindre parcelle de responsabilité dans un choix gouvernemental où M. Hulot aura pourtant été constamment en position de force.

 

Car Nicolas Hulot ministre déteste choisir …

 

Parce que choisir, en politique, c’est souvent déplaire aux uns pour faire plaisir aux autres même si M. Macron pensait avoir pu démontrer le contraire -  jusqu’à la décision de Notre-Dame-des-Landes – grâce à son fameux faire-plaisir-à-toutle-monde … « en même temps ».

M. Hulot vient de passer sans transition des vols d’avions aux vols d’oies. Crash ministériel à l’arrivée ?

Recevant le Président de la FNC, Willy Schraen, Nicolas Hulot « a quitté sa fonction de ministre d’Etat pour redevenir le militant écologiste » lorsqu’a été abordé le dossier de la chasse de l’oie en février.

 

« Sidérant »

 

Selon la FNC, « le ministre a totalement fermé la porte à toute discussion, avec, pour argument sidérant, « que (ses) copains seraient en colère s’il devait trouver un accord sur les oies » (…) »

Sidérant, en effet. Gazer les oies, cela ne semble pas mettre le moins du monde le ministre « en colère », ni ses « copains ». Nous, si.

 

Les vans de la mort

 

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L’oie sauvage (cendrée, rieuse, bernache, etc.) est aux Pays-Bas (Etat membre fondateur de l’Union Européenne) ce que le sanglier est en France : devenue très abondante, l’oie est localement surdensitaire. Elle occasionne alors des dégâts aux cultures qu’il faut indemniser. Là s’arrête la comparaison car en France ce sont les chasseurs qui paient 100 % des dégâts du gibier. Pour faire face aux dégâts des oies (entre 10 et 20 millions € par an), les Pays-Bas qui n’auront bientôt plus de chasseurs (0,1% de la population) s’en remettent aux impôts prélevés par l’Etat. S’ajoutent à l’argent public national les subventions européennes (les contribuables étant alors ceux des 28 Etats-membres actuels de l’UE), subventions qui servent directement ou indirectement aux opérations d’éradication des oies.

 

Pleurer sur le gavage des oies domestiques mais se taire sur le gazage des oies sauvages ?

 

Si le bons sens était encore d’actualité, il serait logique de chasser davantage l’oie en Europe là où elle naît et là où elle migre. Mais ce serait trop simple ! Les Pays-Bas, en pointe dans l’écolo-manie, ont fait disparaitre, pour des raisons philosophiques, idéologiques … et lucratives, la chasse au gibier d’eau traditionnelle et populaire. Pour chasser le canard et l’oie, il ne reste pratiquement plus en Hollande que des chasses privées tournant à 95 % avec des chasseurs étrangers ayant les moyens de se les offrir : préfiguration de ce qui attend les chasseurs français, les mêmes causes produisant les mêmes effets ?
Forts de leur brillant exemple, les Pays-Bas ont convaincu la Commission Européenne de rayer partout du calendrier trois mois de chasse aux anatidés  (juillet-févriermars), d’où l’expansion inévitable et incontrôlée des oies sauvages. Ceux qui pleurent sur le gavage des oies domestiques se taisent sur le gazage des oies sauvages. Car, pour les écolos-maniaques, mieux vaut gazer les oies que les laisser chasser.

Le résultat est là : depuis plus de dix ans dans l’Union Européenne (UE), des centaines de milliers d’oies sauvages juvéniles ou en mue, à peine ou pas volantes, génétiquement programmées pour la liberté et la migration, sont capturées dans la nature en étant rabattues (sur terre à coups de bâtons, sur l’eau par des bateaux à moteur) vers un chenal étroit, un long fossé ou un petit canal, puis encerclées à l’aide de filets, poussées vers des enclos démontables, entassées et piétinées vivantes dans de grandes remorques spécialement aménagées telles que les vans servant au transport de chevaux (c’est plus pratique parce que plusieurs hommes peuvent s’y tenir debout, plusieurs bouteilles de gaz de 100 Kg aussi). Dans les vans de la mort, ces magnifiques oiseaux  sauvages sont alors gazés en nombre sans avoir eu la moindre chance d’y échapper.

Entre laisser chasser proprement ou laisser gazer les oies de façon répugnante, Nicolas Hulot ministre semble avoir choisi

La pratique répugnante du gazage des oies sauvages (alors que les différente espèces sont toutes classées par l’UE soit « chassables », soit « protégées » ) n’aurait jamais dû avoir lieu et n’aurait jamais pu avoir lieu sans un cadre légal, des dérogations, des tolérances, des facilités, des lâchetés, des mensonges procédant d’un choix assumé de gouvernants et d’élus ayant pu s’appuyer pendant des années sur le silence complice des consciences sélectives en matière de protection des oiseaux et de bien-être animal, qu’elles soient médiatiques, associatives ou individuelles.

Ministre de l’Ecologie-et-de-mes-copains

Face à l’indignation générale suscitée en Europe par quelques vidéos courageusement tournées et mises en ligne, relayées massivement par les chasseurs sous les sarcasmes de l’écologie bien-pensante, cette pratique odieuse a certes reculé mais elle existe encore tout en se faisant évidemment beaucoup plus discrète. Le gazage des oies et leur incinération reste une pratique dégradante qui fait de l’animal sauvage une chose, un encombrant dont il faut se débarrasser au moindre coût. Pour tous ceux qui aiment la nature, chasseurs ou non, c’est à vomir.

Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de tutelle de la Chasse utilisera-t-il enfin auprès de Bruxelles les arguments connus qui rendraient possible de chasser légalement l’oie en France quelques jours en février ? Ou Nicolas Hulot, ministre de l’Ecologie-et-de-mes-copains confortera-t-il jusqu’à l’extrême une situation aberrante et scandaleuse ? Celle qui permet depuis plus de dix ans de gazer des centaines de milliers d’oies sauvages en Europe mais interdit toujours aux chasseurs français d’en prélever proprement en février une petite quantité ?

A propos, qu’en pense-t-on à Matignon et à l’Elysée ? …

 

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Gazer les oies sauvages plutôt que les chasser ?
Photos Inter/Film/Jos De Putter/
Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent
https://decorrespondent.nl/2813/mini-docu-ganzen-ruimen-voor-de-grote-vakantie-doe-je-zo/158613818-a31d118f

 

 

LES PRESIDENTS DE FEDERATIONS DE LA DRÔME ET DE L’ARDECHE COMMUNIQUENT ENSEMBLE SUR LA BECASSE

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Photo Inter/Capture d’écran/France 5

D’après BFMTV, les commentaires acides de l’ancienne ministre de la grive communale Drôme-Ardèche, Ségolène Royal, « hérissent les membres de l’exécutif, à commencer par le principal visé, Nicolas Hulot »

Hulot ? « Il en a marre ! ». « Royal exaspère »

« Il en a marre ! », confie un membre du gouvernement à propos des commentaires désobligeants de « l’Ambassadrice des Pôles » tenus à l’encontre de son successeur au ministère de l’Ecologie.

Selon L’Obs, c’est confirmé : « Ségolène Royal agace tout le monde au gouvernement ». « Elle exaspère ».

Même écho du côté du Parisien :

« Il suffit de prononcer le nom de Ségolène Royal devant un membre du gouvernement pour que s’ouvre la boîte à baffes ». « Elle est épouvantable », estime un ministre.

Selon « Le Parisien », ses rapports avec Nicolas Hulot sont devenus « glaciaux ».

 

« Pas d’embrouilles »

 

Pour le moment, si la ministre du pigeon ramier ardéchois de mars semble épargner le chef de l’État, c’est pour mieux s’en servir comme bouclier contre les membres du gouvernement qui lui sont hostiles et lui barrent donc la porte à un retour aux affaires :

« J’ai un point commun avec Macron, dit-elle au Parisien, celui des gens qui bossent, qui maîtrisent leurs sujets et ne font pas d’embrouilles ».

 

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Photomontage Inter/Capture/Bing/CC

« Bosser » ?

Comme … se prélasser dans les hôtels quatre étoiles en faisant le tour du monde en avion aux frais des contribuables ? Ce genre de boulot, ce n’est quand même pas l’usine, ni la mine, ni le bagne, si ?

 

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Photos Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Archives

« Maîtriser son sujet » ?

Comme … confondre chasse aux migrateurs terrestres, les turdidés (grives et merles) et chasse au gibier d’eau, les anatidés (canards et oies) quand on est ministre de l’Ecologie et ministre de la Chasse (« Réponse de Madame le Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal à Madame le Député de l’Ardèche Sabine Buis le 7 juillet 2015 ») ?

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/Archives

« Ne pas faire d’embrouilles » ?

Comme … imposer capricieusement à deux départements – l’Ardèche et la Drôme – une fermeture de la chasse aux migrateurs (grives et merles), différente de dix jours selon la commune, cas unique en France et en Europe ?

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Photos Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Archives

« Ne pas faire d’embrouilles » ?

Comme … interdire depuis Paris aux Ardéchois de chasser le pigeon ramier quand le préfet de l’Ardèche vient de l’autoriser après accord négocié entre élus ardéchois de tous bords, fédération des chasseurs de l’Ardèche, représentants agricoles ardéchois ?

 

Alors, « Ambassadrice des Pôles » ou … « Ambassadrice des Embrouilles ?

 

LE RONFLANT BILAN CARBONE DE MONSIEUR HULOT

 

034Photomontage Inter/Capture/Bing

Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Cela deviendrait-il le fil conducteur de la nouvelle politique qui, par certains aspects, ressemble beaucoup à l’ancienne ?

 

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Photo Inter/Bing/CC

Côté Premier Ministre : imposer uniformément 80 Km/h aux ruraux en mettant en avant la sécurité routière, ce qui se discute non sur le principe mais sur le moyen, ça ne coûte rien ni en temps ni en argent quand on peut soi-même utiliser un avion de luxe privé pour gagner deux heures en rentrant à Paris (350 000 € payés par l’Etat, c’est-à-dire le contribuable) et quand on a soi-même été verbalisé pour excès de vitesse en voiture (150 Km/h, octobre 2015).

 

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Photo Inter/Bing/CC

Côté Ministre d’Etat chargé de la Transition écologique : donner avec un incontestable talent doublé d’une authentique conviction des leçons de verte vertu à la Terre entière, vouloir imposer aux ruraux la fin du diesel, du 4×4 et des vieilles voitures au motif de réduction planétaire du CO2, c’est moins convainquant quand on découvre chez la 2ième fortune du gouvernement (7 300 000 €) un bilan carbone des plus « ronflants » : 9 véhicules à moteur dont 4 ayant plus de 20 ans, un 4×4 pourtant si décrié chez les ruraux par les « boboécolos » des villes, un bateau à moteur réputé plutôt vorace en CO2, etc.). Ajoutés aux nombreux camions, avions, hydravions et hélicoptères utilisés pendant des années par M. Hulot dans le cadre d’une émission TV réussie qui a beaucoup contribué à sa notoriété comme à son enrichissement personnel, ça fait quand même un peu beaucoup, non ?

 

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. Juillet-Août-Septembre 2017 : 150 000 nouveaux visiteurs

. Octobre-Novembre-Décembre : 250 000 supplémentaires

. Les 6 derniers mois 2017 : 400 000 visiteurs, soit autant qu’au cours des 3 ans et ½ (42 mois) qui ont précédé !

 

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Paul Bocuse trouvait sur les bords de son étang le ressourcement nécessaire à la création

 

042Photomontage Inter/Bing

« Monsieur Paul » aimait la vie. Il aimait la nature, les traditions, les plaisirs de la table évidemment, la convivialité.

Le cuisinier le plus célèbre du monde restait un homme simple. Passionné de pêche et de chasse, le « cuisinier du siècle » trouvait au bord de son étang de la Dombes la quiétude et le ressourcement nécessaire à la création.

« Toute ma vie j’ai chassé, c’est une grande partie de ma vie », aimait rappeler le célèbre Chef lyonnais.

 

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Histoire vraie en cinq tableaux

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin/SR

1. Ici et là, nous on arrive
2. Ici, on fait des dégâts
3. Là, on fait aussi des dégâts
4. On n’a pas peur puisqu’ici et là la chasse est interdite

 

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Photo Inter/Bing

5. Ici et là, nous on se marre en pensant aux chasseurs qui payent nos dégâts sans avoir le droit de nous chasser

 

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Photo Inter/Bing/CC/Christophe Eyquem

 

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Photo Inter/Bing/CC

 

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Photo Inter/Bing/CC/Petr Kratochvil

L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2017 (2)

JEUNES CHASSEURS VISIBLES SUR FACEBOOK, PRES DE 2000 VISITEURS CHAQUE JOUR SUR LE SITE INTERNET : L’INTER CHASSE FAIT LE BUZZ !

 

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La chasse est « une imposture », « un anachronisme », « une nuisance », « un fléau », « un danger pour tous », « un lobby meurtrier », etc., etc. Lors de la « manifestation Drôme-Ardèche contre la chasse » organisée à Aubenas le 21 Octobre 2017, les qualificatifs étaient plus nombreux que les manifestants : « une vingtaine de personnes » selon le journal, 16 en étant précis d’après une photo illustrant le « rassemblement » tenu à l’appel d’ADDA (Ardèche-Drôme Défense Animale) …16 manifestants en comptant la gardoise venue en renfort d’Alès.

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Le petit observateur drômardéchois

 

 

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CONSEIL DE LA CHASSE DRÔMEARDECHE

Le souhait partagé par toute l’équipe dirigeante d’un rapprochement durable avec les fédérations

LES JEUNES SUR FACEBOOK

 

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Jeunes Chasseurs 26-07 : les responsabilités ne leur font pas peur
Photos Inter/Alain Pialet/MAP/JMS

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Jordan Laude, animateur du réseau Facebook des Jeunes Chasseurs 26-07
Photo Inter/Alain Pialet

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Le Conseil Interdépartemental du 13 Octobre 2017 en bref

 

. Une minute de silence est observée à la mémoire de M. Alain Hurtevent, membre du Bureau de la Fédération Nationale des Chasseurs, Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, récemment décédé

. EN 2018,

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L’INTER VA ORGANISER LES 2ièmes TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERONT « OUVERTES A TOUTES LES ACCA ARDECHOISES ET DRÔMOISES, ADHERENTES OU NON A L’INTERDEPARTEMENTALE »  

 
. Le Conseil Interdépartemental est informé de la décision du président de l’ACCA d’Antraigues (07) : Fabien Saussac quitte la présidence de son ACCA « pour raisons personnelles » ainsi que toute responsabilité cynégétique ; « des raisons que je comprends et que je respecte », indique Christian Pialet. Dans la foulée, les deux autres membres du Conseil Interdépartemental originaires d’Antraigues reprennent le flambeau de l’ACCA dans des conditions difficiles. Vincent Lebelleguic et Cyril Mazade se consacreront exclusivement à leur nouvelle tâche pour l’année à venir. Chacun des trois partants du Sud Ardèche a tenu à appeler le président Pialet pour lui faire part de sa décision. Chacun lui a renouvelé son « entière confiance » et assuré l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche de son « fidèle soutien ».  

. DES RELATIONS « APAISEES »,

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UN « RAPPROCHEMENT » SOUHAITE « SOLIDE ET DURABLE » AVEC LES FEDERATIONS : « OBJECTIF PRINCIPAL DU 1er TRIMESTRE 2018 ». EN CONSEQUENCE DE QUOI, L’AG ANNUELLE DE L’INTER EST  EXCEPTIONNELLEMENT REPORTEE A AVRIL : « SIX MOIS POUR LAISSER LE TEMPS AUX FEDERATIONS DE SE PARLER, DE NOUS PARLER, DE VOIR SI L’ON PEUT AVANCER ENSEMBLE PLUS LOIN »

 

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Mickaël Félix, Président de l’ACCA de Vernoux
Photo Inter/JMS

. Le président de l’ACCA de Vernoux (07) : « Moi, j’ai bien aimé l’AG fédérale d’Aubenas. Ça été un moment fort pour nous : avec une délégation de 30 représentants d’ACCA à la tribune, nous avons pu nous faire entendre de la  fédération en obtenant que le débat avec les ACCA ait lieu dans de meilleures conditions que les années précédentes »

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Sébastien Riou, Président de l’ACCA de Boffres
Photo Inter/Alain Pialet

. Le président de l’ACCA de Boffres (07) : « Quand votre ACCA est prise pour cible comme la mienne, que certains se servent des dégâts de sanglier comme prétexte pour monter la tête aux uns et aux autres en espérant faire déraper les choses, ce qui malheureusement finit par arriver, quand vous faites le maximum pour régler les problèmes, que vous le faites à longueur d’année, bénévolement, tout en ayant une activité professionnelle, c’est vraiment pénible. Le soutien que j’ai reçu dans mon ACCA de 9 chasseurs sur 10 n’est pas de trop »  

. Le président de l’Inter (26-07) : « J’entends ce qui se dit. Le moment est venu de travailler sereinement à l’avenir de la chasse. Avec nos deux centaines d’ACCA adhérentes volontaires, notre dizaine de jeunes aux responsabilités, notre petite centaine de Partenaires Officiels, l’Interdépartementale doit à l’avenir se rapprocher durablement des deux fédérations si les deux fédérations en sont d’accord. Pour aider à construire avec elles quelque chose de solide qui puisse continuer le jour où je n’exercerai plus de fonctions, je suis prêt à m’assoir autour d’une table n’importe quand, n’importe où pour parler de l’avenir de la chasse. Parce que seul l’avenir m’importe, pas pour moi mais pour mes enfants et petitsenfants. Je n’ai rien à demander, encore moins à exiger, juste à proposer. Je prends simplement en compte ce qui se passe aujourd’hui : le 1er décembre à Aubenas, chacun va comprendre pourquoi la crise de gestion du sanglier est profonde au point de menacer à l’avenir jusqu’à l’existence de notre mode de chasse N°1. Les dégâts de sanglier accentués par la sécheresse expliquent – mais en partie seulement – les difficultés grandissantes que rencontrent sur le terrain de plus en plus de présidents d’ACCA qui m’avouent être sous pression permanente. Dans ce contexte nouveau, je dis aux uns et aux autres, Ardéchois comme Drômois : à l’avenir, nous n’aurons plus ni le temps, ni le droit de nous disperser, encore moins de nous diviser. Face aux turbulences qu’on nous annonce pour le sanglier et que je crois réelles, si dans un proche avenir nous ne faisons pas bloc autour de nos fédérations, c’est le pouvoir politique qui imposera aux chasseurs de sanglier les « solutions » de l’Administration. Et pour tout le monde, ce sera la catastrophe ! Elle sera d’abord d’ampleur au moins égale à ce que nous avons connu jadis avec la triste fin de la chasse populaire du lapin de garenne ; sauf qu’aujourd’hui il ne reste plus qu’un million de chasseurs en France et que, sans le sanglier, il n’y aura plus ni chasse populaire, ni ACCA, ni fédérations, ni Interdépartementale. Seulement de belles chasses privées mais accessibles à qui ? L’union des chasseurs autour de leurs fédérations et dans leurs ACCA n’est même plus à discuter, c’est une évidence tant le contexte actuel devient de plus en plus tendu, en limite de rupture. Dans un avenir proche, l’union – qui n’interdit nullement la complémentarité dans la diversité – doit devenir la priorité de tous. Pour ma part, j’y suis prêt. Ceux qui s’y opposeraient par réflexe passéiste, par absence de vision d’avenir ou par indifférence à l’intérêt général porteraient une responsabilité particulière. Je propose donc au Conseil Interdépartemental que l’union soit la priorité de l’Interdépartementale d’ici notre prochaine assemblée générale qui sera appelée à valider cette orientation. D’ici avril, nos deux fédérations peuvent nous y aider. Comment ? D’abord, en fédérant toutes les énergies, toutes les compétences. Ensuite, en faisant en sorte à l’avenir que les responsables élus des deux fédérations (pas seulement le personnel technique ou administratif) se concertent davantage, se rencontrent plus souvent : le Rhône est un lien, un trait d’union, pas une barrière infranchissable entre deux départements, je crois en avoir fait la démonstration. Enfin, je suis favorable à ce que nos fédérations continuent à mettre en œuvre dans leurs départements respectifs des projets communs qui associent l’ensemble des associations spécialisées telles que, par exemple, l’ANCGE pour le gibier d’eau. Si tout cela peut se concrétiser dans un avenir qui peut être proche, nos fédérations auront alors réussi en DrômeArdèche l’union véritable de toutes les composantes de la chasse, une union qui a existé pendant longtemps lorsque les chasseurs étaient forts et combatifs, écoutés et respectés, je peux en témoigner. L’union peut redevenir une force si tout le monde s’y met. Elle sera solide et durable parce que réalisée sans préjugé, ni exclusive. L’union enclanchera une dynamique positive pour l’avenir de la chasse, ce qui aidera nos fédérations à surmonter les difficultés actuelles et surtout à venir. C’est cela que les chasseurs attendent dans nos ACCA. Ma proposition ne pourra toutefois se réaliser que si nos fédérations en sont d’accord. Car ce sont les Fédérations Départementales des Chasseurs – et elles
seules – qui ont le pouvoir hiérarchique et institutionnel d’en décider tout autant que la légitimité pour le faire ».

 

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Franck Chalas, Président de l’ACCA de Beauchastel
Photo Inter/JMS

. Le président de l’ACCA de Beauchastel (07), chasseur de sanglier, se retrouve « complètement » dans cette analyse. Il soutien « sans réserve » la position défendue par le président de l’Inter.  

. Ce sera finalement, après discussion, l’avis partagé par tous ceux qui se sont exprimés lors du Conseil Interdépartemental du 13 octobre : un Conseil Interdépartemental qui – peut-être ? – fera date.

 

 

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Jean Nicolas (ACCA de Satillieu) a détaillé les « incidents graves » qui ont empêché des chasseurs de son secteur de faire l’ouverture, déplorant « le peu d’empressement de l’Etat » quand ce sont des chasseurs qui sont victimes d’agissements déplorables
Photo Inter/Alain Pialet

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VOTRE SITE : 650 000 ENTREES AU COMPTEUR, 200 000 NOUVEAUX VISITEURS EN 4 MOIS !

 

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55 268 visiteurs en 1 mois, 13 817 par semaine, 1 973 par jour

« Inouï, c’est inouï ! ».  

Voilà le mot utilisé et répété par le directeur d’un groupe d’édition de revues nationales cynégétiques et hippiques pour qualifier la progression du site de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, lequel ajoute :

« Il ne doit pas y avoir d’équivalent en France parmi les sites spécialisés concernant la chasse que je connais et je crois les connaître à peu près tous ».

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C’est Christian Pialet qui a rapporté ces propos à ses amis du Conseil Interdépartemental. Pour beaucoup d’observateurs, l’information des chasseurs apparait comme la réussite la plus visible de l’Inter Chasse 26-07 ces dernières années.   

 

 88 Partenaires Officiels … moins 1

 

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L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comptait à ce jour, on le sait, 88 Partenaires Officiels. Si CNR Direction Territoriale Rhône-Isère et GROUPAMA Fédération Ardèche peuvent être considérés comme étant de longue date les deux Partenaires majeurs de l’Inter, le soutien de tous, grands ou petits, a son importance.

C’est pourquoi, l’Interdépartementale regrette d’avoir dû interrompre son partenariat avec DECATHLON Valence.

 

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Photos Inter/JC

De nouvelles exigences ont été formulées par l’enseigne, ce qui est évidemment son droit mais quelques jours seulement avant la Journée Chasse annuelle que Décathlon Valence organisait en s’appuyant sur une animation visuelle et sonore (reconstitution d’une marre de hutte avec appelants vivants), création de l’équipe drômoise « Gibier d’Eau » de l’Interdépartementale.  

L’interférence avérée entre le président d’une ACCA drômoise ayant quitté l’Interdépartementale et l’une des collaboratrices de DECATHLON Valence, sociétaire de cette même ACCA, n’aura pas aidé. Alors que la responsable du rayon Chasse venait de nous solliciter sans formuler de condition particulière pour participer comme les années précédentes à l’édition 2017 de la Journée Chasse, de nouvelles exigences nous ont été communiquées au dernier moment par l’autre personne. Si les nouvelles conditions pouvaient à la rigueur être comprises dans le cadre d’une politique commerciale agressive, elles posaient à l’Interdépartementale un problème incontournable de confidentialité et d’éthique dont le Conseil Interdépartemental a eu l’entière connaissance.

« Nous avons fait un choix motivé à ce sujet voici plusieurs années en Conseil Interdépartemental. Ce choix nous a été dicté par l’expérience acquise à nos dépens et nous sert depuis de jurisprudence. En raison de l’urgence à donner une réponse, j’ai pris seul la décision, ce que j’assume complètement : par respect pour nos ACCA adhérentes, pour la parole qui leur est donnée de ne jamais divulguer nos fichiers, j’ai pris la décision de suspendre sans délai le partenariat en cours » a indiqué Christian Pialet.

Le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a précisé qu’il en avait aussitôt informé le Directeur de DECATHLON Valence en lui expliquant sans détour la position de l’association.

Le Conseil Interdépartemental du 13 octobre n’a émis aucune objection. A l’unanimité, il valide a posteriori la décision prise par son président.

 

« Un dimanche à la chasse dans la Drôme », 4ème édition
La FDC 26 et 16 ACCA drômoises y ont participé

 

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Inter/Capture/Site officiel FNC

« Chasser les idées reçues », c’est possible en permettant à des non chasseurs de découvrir par eux-mêmes, loin de tout préjugé, ce qu’est réellement l’acte de chasse. Offrir à des non chasseurs la possibilité de participer gratuitement à une journée de chasse : c’est à l’initiative de la FNC que cette opération se déroule chaque année en France un weekend d’octobre avec toujours davantage de succès.

Le 15 octobre, la FDC 26 organisait sa 4ème édition. « Un dimanche à la chasse dans la Drôme » aura permis à 200 non chasseurs de se faire une idée. 16 ACCA (dont plusieurs de l’Interdépartementale) avait fait l’effort d’organiser cet accueil. Sur les quelques 350 que compte le département, certains trouveront que c’est peu. Mais les responsables bénévoles d’ACCA sont tellement accaparés (et pas toujours suffisamment aidés quand ils cherchent des volontaires) qu’il faut aussi les comprendre.

 

LOUP … (encore)
L’humour involontaire de Christophe Castaner

 

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Clôturant le 33ème congrès des élus de montagne remontés comme jamais contre le loup, le porte-parole du gouvernement mis en difficulté pour défendre l’indéfendable a cherché l’issue de secours, préconisant sans grande imagination « le dialogue ». 

Humour – sans doute involontaire – de Christophe Castaner :

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« J’invite tout le monde à se remettre autour de la table ».  
 

Le loup, premier servi ?

 

Reconversion-glaciation
Du Pôle Nord au Pôle Sud, un nouveau « terrain de jeu » pour l’ancienne ministre de la grive communale DrômeArdèche

 

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Recyclage Photo retouchée Inter/Capture

Personne n’en voulait :  

Ni les électeurs, ni le gouvernement, ni les responsables du parti dominant de la majorité présidentielle, ni l’ONU, ni les chefs d’entreprise qu’elle avait sollicités pour tenter de les enrôler dans son comité d’experts … qui n’a jamais vu le jour. Il fallait pourtant bien lui trouver quelque chose qui l’occupe assez pour ne pas l’avoir toujours dans les pattes mais en même temps le plus loin possible pour ne plus entendre parler d’elle.

Emmanuel Macron a sans doute été bien inspiré en expédiant la désormaisinutile-mais-se-croyant-indispensable-Ségolène Royal aux deux extrémités de la Terre : Pôle Nord, Pôle Sud par intermittence. L’Arctique et l’Antarctique, ça reste toujours moins fréquenté que les Champs Elysées jupitériens. Ségolène Royal s’y trouvant désormais en hibernation, c’est moins encombrant pour l’hôte de l’Elysée et son gouvernement.

Le titre ronflant d’« Ambassadrice des Pôles » flatte l’égo royalement démesuré de l’ancienne ministre de la grive communale Drôme-Ardèche et du pigeon ramier ardéchois de mars préfectoralement autorisé mais ministériellement interdit. C’est son « nouveau terrain de jeu », remarque finement Georges Bourquard dans son Billet du Dauphiné Libéré. La promesse de voyages gratuits aux frais des contribuables, toujours somptueux pour elle à défaut d’être efficaces pour la planète, n’est certainement pas pour déplaire à l’abonnée permanente des hôtels quatre étoiles. Aux dernières nouvelles, pas plus tôt le Groenland étaitil annoncé programmé par son service de presse, que son avion se posait déjà en Norvège.

 

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Des avions, la « madone de Poitou-Charentes » a déjà dû en prendre au moins autant que de vestes électorales ou de refus catégoriques qui lui ont été opposés à tous les postes par elle convoités ! Commentaire un peu vachard (non n’en n’avons pas le monopole) de Georges Bourquard :

 

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« Un simple coup d’œil à son propre bilan carbone aurait permis à Ségolène Royal de comprendre pourquoi la banquise fond comme neige au soleil ».   

 

 

LOUP … (toujours)

 

Le « coup de gueule » de Claude Talon à propos du sanglier lors du dernier Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche n’est pas passé inaperçu.

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Claude Talon, Président de l’ACCA de La Motte Chalencon Photo Inter/JMS

Le dynamique et influent président d’ACCA de La Motte Chalencon (26) en a « plus qu’assez » qu’on montre systématiquement du doigt les chasseurs à propos du sanglier. Il le dit haut et fort : « Les chasseurs font ce qu’ils peuvent et ils en font déjà beaucoup ». Au lieu de nous remercier de prélever 40 ou 50 000 sangliers par an dans les deux départements tout en sortant de nos poches pas loin d’un million € pour payer les dégâts aux cultures, le président d’ACCA drômois constate et déplore : « On nous accuse en permanence de ne pas en faire assez ».  

Claude Talon rappelle cette évidence :

« Le sanglier est un animal sauvage. Des sangliers dans la nature, il y en a toujours eu, on a l’air de l’oublier ! Des agriculteurs, aussi. Seulement, pendant des siècles, personne n’a jamais indemnisé les dégâts ». Des propos qui reçoivent au passage l’approbation de la Conseillère scientifique de l’association, Marie-Agnès Pialet.

 

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Marie-Agnès Pialet, Conseillère scientifique de l’Interdépartementale Photo Inter/Alain Pialet

Voilà un autre constat que font de plus en plus sur le terrain les dirigeants de l’Interdépartementale :  

« D’un côté, on reproche aux chasseurs de ne pas chasser assez, de trop laisser venir les sangliers près des cultures et des habitations ; de l’autre, les chasseurs se font incendier quand des chiens sortis du bois s’approchent trop près d’une propriété. Il faut savoir ce que l’on veut. ».  

Le Conseil Interdépartemental fait aussi ce parallèle souvent passé sous silence aussi bien par les responsables politiques que par la plupart des médias mais souligné fort à propos par Christian Pialet :

 

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« Qui indemnise 100 % des dégâts de sanglier, sinon les chasseurs ? C’est 0 centime d’euro pour le contribuable. Mais combien les amis du loup donnent-ils pour les dégâts du loup ? 0 centime d’euro. C’est 100 % à la charge du contribuable ! ».  

En 2017, le montant des dégâts sanglier va peut-être dépasser le demimillion € dans le seul département de l’Ardèche alors que 25 000 sangliers y sont annuellement prélevés grâce à la chasse. Pourtant, les chasseurs risquent d’être une nouvelle fois les seuls à payer la facture des dégâts. En 2015, les dégâts du loup avaient coûté en France 19 millions € aux seuls contribuables (selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Agriculture). 250 loups étaient alors officiellement recensés par les services de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Faites les comptes.

Il faut que le gouvernement nous explique pourquoi ce qui serait bon pour le sanglier ne serait pas bon pour le loup et inversement.  

 

 

BIODIVERSITE
L’écologie en actions avec les chasseurs drômois

 

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En partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels, la Chambre d’Agriculture de la Drôme et l’Office National de la Chasse et la Faune Sauvage, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme poursuit son action de préservation de la biodiversité :  

Le programme d’actions initié par le président Alain Hurtevent est poursuivi par l’équipe fédérale avec son nouveau président, Rémi Gandy.

Chasse : l’écologie qui agit.

 

Polémique
Le Président de la République confirme ses engagements à Willy Schraen

 

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Ah ! Si elles pouvaient parler …
Sûr qu’elles ne vous diraient pas que : « M-e-u-h ! », les vaches

 

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Pétitions, manifestations, médiatisation, procès en veux-tu en voilà contre le coq qui chante, la grenouille qui coasse, le canard qui cancane, le chien qui aboie, le chat qui miaule : pas plutôt arrivés dans la montagne ou débarqués au village, voilà qu’une poignée de résidents secondaires tout juste requinqués après avoir fui les milles bruits et tracas de la ville qu’ils ne supportaient plus entendent imposer aux gens des campagnes qui les accueillent le silence absolu et perpétuellement reposant façon cimetières.

 

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On croyait avoir tout vu ou plutôt tout entendu mais non. Il restait encore les vaches ! Pendant qu’ici on pétitionne contre les bouses qui attirent les mouches et font glisser les talons haut, les pets méthaniers qui augmentent le trou dans la couche d’ozone, là on manifeste contre le troupeau qui barre la route à l’automobiliste (lequel bien sûr n’a jamais été arrêté par un feu rouge en ville !). Le pompon est décerné aux sept ou huit hallucinés qui ont osé pétitionner en Haute-Savoie, déranger le maire, officier de police judiciaire dans sa commune, en plein état d’urgence, pour cause d’insupportables « nuisances sonores » provoquées par les … cloches des vaches qui depuis toujours paissent paisiblement dans les alpages !

Bon ! Si les bruits et odeurs de la campagne leur déplaisent tant à ces grincheux de l’herbe verte (il est vrai que celle-là ils ne peuvent pas la fumer), il leur reste une solution : retourner vite fait en ville.

En attendant, Mesdames, Messieurs les pisses-froids des alpages, si les vaches pouvaient parler, entre deux bouses lâchées devant vos pieds, vous savez ce qu’elles vous diraient, les vaches ?! ….  

 

 L’ECOLOGIE PUNITIVE A-T-ELLE PRIVE LES ARDECHOIS ET LES DRÔMOIS DU RALLYE MONTECARLO ?

 

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C’était pourtant une belle histoire qui avait bien commencé.  

Entre le mythique Rallye Monte-Carlo et l’Ardèche, tous les ingrédients du mariage heureux étaient là : routes sinueuses et paysages d’hiver, public nombreux et connaisseurs enthousiastes, voitures de rêve et pilotes de renommée mondiale, accueil chaleureux des habitants et organisateurs satisfaits.   

 

Grain de sable

 

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Jusqu’au jour où … Un grain de sable dans le moteur a cassé la belle mécanique.

Le grain de sable de l’écologie punitive.

 

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En manifestant ouvertement leur hostilité sur le parcours du dernier Monte-Carlo couru dans notre région et en laissant entendre qu’ils pourraient recommencer en 2019, les partisans d’une écologie fermée et punitive ont fortement indisposé les organisateurs. S’agissant d’un évènement médiatisé dans le monde entier, l’image est primordiale. Des pancartes et banderoles brandies en 2013 en bord de route pour demander l’interdiction chez nous du prestigieux Rallye et le risque de les revoir bientôt plus nombreuses encore ont sans doute privé les Ardéchois et les Drômois de « leur » Monte-Carlo 2019 et peut-être, c’est malheureusement à craindre, pour plusieurs années à venir.

Le drômois Nicolas Daragon, maire LR de Valence qui avait rencontré les responsables de l’ACM en compagnie de l’ardéchois Hervé Saulignac, député PS et ancien président du département de l’Ardèche, était pourtant persuadé que le Monte-Carlo allait être à nouveau dans sa ville dès 2019. Acteurs économiques et élus avaient en effet de solides atouts en main pour avoir beaucoup travaillé au retour des prestigieux bolides des deux côtés du Rhône. Il semblait d’ailleurs qu’ils y soient parvenus. C’était sans compter avec l’écologie fermée et punitive,  sa capacité de nuisance étant toujours bien réelle. Pour ceux qui y croyaient, le revirement de dernière heure de l’ACM est cruel. Les organisateurs du MonteCarlo n’ont pas caché que la question des manifestations écolos avait été abordée avant le choix de retenir ou non la Drôme-Ardèche pour le parcours des prochaines éditions de l’épreuve organisée par l’ACM. Et le choix, c’est NON.

Le Dauphiné Libéré qui est allé aux nouvelles rapporte dans ses éditions du 7 octobre 2017 que « les manifestations d’écolos en 2013 » sont « l’affaire qui est un peu restée en travers de la gorge des dirigeants de l’ACM », que ces manifestations hostiles ont « un peu plombé l’ambiance », qu’elles ont surtout « dégradé l’image du rallye ». Si des questions d’espace et de coût entrent également en ligne de compte, répétons que la question de « l’image » est primordiale pour le rallye Monte-Carlo évoluant en mode WRC (Championnat du Monde des Rallyes).  

La volte-face des organisateurs aurait-elle était dictée au dernier moment par une menace précise et directe qu’ils auraient reçu de certains milieux de l’écologie radicale ? Nous avons des raisons de le penser.

 

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Ce que ne sait pas faire l’écologie punitive : encourager plutôt qu’interdire, convaincre plutôt que contraindre

 

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L’Automobile Club de Monte-Carlo (ACM) a bien conscience des enjeux environnementaux. Organisatrice du Rallye, c’est l’ACM qui essaie aussi de promouvoir depuis plusieurs années des voitures de compétition électriques ou hybrides en organisant courses et spéciales labélisées « Energies Alternatives ».

 

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Ainsi, lors du Monte-Carlo 2010, d’Annecy à Monaco en passant par Valence, les 118 engagés ont participé à cinq épreuves réparties en trois jours. Cet « éco rallye », basé sur l’idée de régularité, sans notion de vitesse était ouvert à tous les véhicules émettant moins de 120 g de CO2 par kilomètre.

 2016 : quand la Drôme faisait la course verte

 

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Hôtel du Département de la Drôme en présence du Président et Député Patrick Labaune, Jeanine Doppel, Directrice de ENEDIS Drôme-Ardèche, du Sénateur honoraire Jean Besson, Président d’Energie SDED, de Patricia Brunel-Maillet, Vice-présidente du Département chargée de l’environnement et de la santé, des représentants de l’Automobile Club de Monaco.
Photo Inter/Territoire d’énergie Drôme/SDED

2016 :

L’équipage Drômois n° 26 se présente sur la ligne de départ du 1er Rallye Monte- Carlo « Electrique » à Fontainebleau.

 « Une voiture de course 100% électrique, 100% Drôme ». 

La présentation de la voiture, une Tesla Roadster, s’est déroulée sur le parvis de l’Hôtel du Département.

Avec à l’arrivée, une belle 8ième place au classement général pour l’équipage qui a « porté haut les couleurs de la Drôme ».  

En écologie comme dans la vie, mieux vaut convaincre que contraindre, encourager plutôt qu’interdire.

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Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche :

 

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Photos Inter/JMS/Capture/Sites officiels Fédération Pêche 07/Fédération Chasse 26/Bing

« Au nom de quoi les Ardéchois et les Drômois se laisseraient ils déposséder sans rien dire de leurs loisirs librement choisis ? Que propose l’écologie fermée et punitive, sinon toujours plus d’interdictions ? »

 

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LE 1er DECEMBRE, ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE DES CHASSEURS ARDECHOIS. LA NOTE S’ANNONCE SALEE

 

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. Avec une facture qui se monterait à plus de 500 000 € (du jamais vu en Ardèche !), le montant des dégâts grand gibier explose. Si les chiffres qui ont été publiés par la presse sont exacts, ce serait presque le double du montant provisionné par la fédération et voté à sa demande par les ACCA lors de l’assemblée générale annuelle statutaire du 13 mai dernier. C’était il y a six mois.

ORDRE DU JOUR UNIQUE : LE SANGLIER

 

A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle : pour la première fois depuis qu’il est élu président de la FDC 07, Jacques Aurange réunira le 1er décembre prochain une AG extraordinaire des adhérents obligatoires de sa fédération.  

Ordre du jour unique : le sanglier.

S’il est évidemment exclu de laisser dériver les finances fédérales jusqu’à risquer la cessation de paiement de la fédération qui aurait alors aussitôt à sa tête … le préfet de l’Ardèche, s’il est à priori inenvisageable de toucher au patrimoine immobilier (vendre le local de l’Escrinet après les investissements réalisés n’aurait guère de sens), plusieurs solutions plus ou moins douloureuses s’offrent au Conseil d’Administration de la fédération pour autant que le cadre légal soit trouvé afin d’y parvenir dans les délais car le temps presse : vente de titres de propriété, de titres de créance ? Emprunt bancaire ? Surcotisation ou cotisation exceptionnelle ? Augmentation du prix du timbre sanglier, etc. ? …  

Si l’urgence commande à la fédération de trouver quelque part les 200 000 € manquant, une question moins urgente mais tout aussi épineuse sera vraisemblablement posée aux chasseurs ardéchois par le président Aurange le 1er décembre : et pour l’an prochain, si c’est pareil ou pire, qu’est-ce qu’on fait ?

Quelles que soient les solutions qui vont être annoncées, débattues et votées, ce qui est sûr, c’est que les chasseurs ardéchois vont être priés de passer à la caisse.

« Nous avons des droits mais aussi des obligations » affirme Jacques Aurange. « Je rappelle », ajoute le président de la FDC 07, « que la loi nous confère des missions de service public, notamment la gestion de la faune sauvage incluant le sanglier et l’indemnisation des dégâts ».  

Ce que ne dit pas le Président Aurange dans sa lettre du 24 octobre 2017, exceptionnellement adressée à chacun des 11 237 chasseurs ardéchois, c’est que la loi en question n’est pas n’importe laquelle. Il s’agit en effet de la loi du 26 juillet 2000, plus connue des chasseurs sous le nom de … « Loi Voynet ».

La note s’annonce salée.

 

 

 L’APPLICATION DE LA LOI VOYNET

Journal Officiel de la République Française n°172 du 27 juillet 2000 page 11 542

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LOI n° 2000-698 du 26 juillet 2000 relative à la chasse

« Art. L. 221-6. – Le représentant de l’Etat dans le département contrôle l’exécution des missions de service public auxquelles participent les fédérations départementales des chasseurs. Le budget de la fédération est, avant d’être exécuté, soumis à son approbation. Il a notamment le droit d’y inscrire les dépenses obligatoires, notamment celles liées à la mise en œuvre du schéma départemental de gestion cynégétique et à l‘indemnisation des dégâts de gibier.
« En cas de défaillance d’une fédération, la gestion d’office de son budget ou son administration peut être confiée au représentant de l’Etat dans le département. »
« Art. L. 221-7. – Les fédérations départementales des chasseurs sont soumises au contrôle visé aux articles L. 111-7 et L. 211-6 du code des juridictions financières.
« Les fédérations départementales des chasseurs sont en outre soumises au contrôle économique et financier de l’Etat. »

Signé :

La ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement,

Dominique Voynet

 

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Dominique Voynet captivant son auditoire Photo Inter/Capture d’écran/Public Sénat/Site Chasse Drôme-Ardèche

 

« ENTRE CHASSEURS ARDECHOIS, SE SERRER LES COUDES »

 

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Commentaire laconique mais éclairant du président de l’Interdépartementale :  

« Entre chasseurs ardéchois, il va falloir se serrer les coudes ».

 

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Jacky Féroussier, Vice-Président Interdépartemental Chargé du grand gibier
Photo Inter/JMS

Dans ce contexte de crise sans précédent, l’Interdépartementale « ne veut surtout pas ajouter de la difficulté aux difficultés ». Par conséquent, l’association présidée par Christian Pialet a décidé (Conseil Interdépartemental du 13 octobre) qu’elle ne ferait « aucun commentaire » avant la réunion générale du 1er décembre :

Pour « ne pas gêner la fédération », indique Jacky Féroussier, vice-président chargé du grand gibier, pour laisser au président Aurange « le temps nécessaire » d’apporter aux chasseurs ardéchois les réponses aux questions qu’ils se posent et surtout, pour permettre au Conseil d’Administration de la FDC 07 de « faire les bons choix » lors des décisions qui vont être prises.  

Le vice-président interdépartemental en charge du sanglier, ardéchois, membre du Bureau de l’ACCA de Beauchastel, chasseur de sanglier, précise :

« Avec les autres représentants d’ACCA, nous serons évidemment présents pour écouter l’exposé de la situation. Quand Jacques Aurange dit et répète que « la situation n’est plus tenable », nous serons particulièrement attentifs aux solutions concrètes qui vont être proposées aux chasseurs ardéchois par leur fédération ».

 

DES ECHANGES « CONSTRUCTIFS ET RESPONSABLES »

 

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L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera donc représentée le 1er décembre à Aubenas. Rien de plus normal à cela, parce que, comme le souligne le président de la FDC 07, « La chasse ardéchoise est face à un défi et les chasseurs ardéchois face à leur destin ».  

S’ils le jugent utile, les présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale auront toute occasion d’intervenir dans un débat annoncé « à huis clos » par la fédération, ce qui garantit un vrai débat entre chasseurs sans parasitage extérieur. Chaque ACCA adhérente obligatoire de la fédération prendra en conscience ses responsabilités lors des votes qui seront soumis à l’assemblée.  

Les adhérents de l’Interdépartementale écouteront « avec le même intérêt » les arguments, les questions, les réponses, les propositions des uns et des autres. Ils écouteront « sans interrompre personne, sans siffler ni huer un responsable cynégétique quel qu’il soit » parce que l’intérêt d’un débat entre chasseurs repose sur « la qualité des arguments échangés », pas sur le niveau sonore de ceux qui, comme dans une cour de récréation, vocifèrent de loin contre le petit camarade puis se taisent quand ils l’ont en face.  

L’Interdépartementale souhaite avant tout que le 1er décembre « les échanges entre chasseurs ardéchois sur le sanglier restent dignes, soient constructifs et porteurs d’avenir ». L’Interdépartementale attend de ces échanges qu’ils soient « animés par le souci de vérité mais en même temps menés dans un esprit de responsabilité partagée ». L’Interdépartementale demande que « le respect de la liberté d’expression soit garanti à tous et chacun par la fédération organisatrice et son président de séance ».  

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

 

AUTOMNALES 2017

SAISON DE CHASSE 2017-2018 : ENTRE INTERROGATIONS ET ESPOIRS

 

1030Pigeon ramier, sanglier :
Des gibiers abondants en Drôme-Ardèche qui ont assuré une belle ouverture aux 11 937
chasseurs ardéchois et aux 14 600 chasseurs drômois

 

PARIS, 6 SEPTEMBRE
LE PRESIDENT DE L’INTER A FAIT SA RENTREE CYNEGETIQUE GIBIER D’EAU

 

1031Photos Inter/JMS/ANCGE

. Réélu récemment Administrateur national par l’assemblée générale 2017 de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau), Christian Pialet a tout naturellement choisi, pour faire sa rentrée cynégétique, le Conseil d’Administration de cette association qui se tenait à Paris le 6 septembre, Avenue de Wagram, au siège de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage). Toujours très écouté, le « Drômardéchois » a eu l’occasion d’intervenir plusieurs fois dans la discussion et faire des propositions.

Christian Pialet a rappelé le rôle central de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) et plaidé pour des actions concertées avec l’ANCGE.

Grâce à  l’engagement des équipes de terrain de l’ANCGE dans de nombreux départements, l’équipe nationale du Président Didier Vergy s’investit dans plusieurs programmes scientifiques, en particulier à l’international.

C’est Loïc Podvin, Administrateur national ANCGE, Président de l’Association Départementale des Huttiers et Chasseurs de Gibier d’Eau de la Somme, qui a présenté le 6 septembre à ses collègues la 7ième cartographie des observations et reprises d’anatidés (programme scientifique d’oiseaux capturés, équipés de balises, puis relâchés). Ce programme est financé par l’ANCGE et soutenu par les parrainages d’associations et de responsables motivés.

 

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VOTRE SITE PREFERE : LE CAP DES 500 000 VISITEURS FRANCHI DES LE 2 SEPTEMBRE !

 

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Aujourd’hui, site N°1 de la chasse et de la nature en Drôme-Ardèche

APRES L’AVOIR RENCONTRE, LE PRESIDENT DE LA FNC ESTIME QUE NICOLAS HULOT EST «UN MINISTRE OUVERT»

 

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Le ministre et le chasseur
Photos Inter/Captures d’écran

Vert, c’est sûr … « Ouvert », ce n’était pas gagné d’avance. Willy Schraen, le patron des fédérations de chasseurs a été reçu par Nicolas Hulot. Et plutôt bien reçu. « J’ai rencontré un ministre ouvert, prêt à évoquer tous les sujets sans tabou », a commenté le président de la FNC.

Les fortes appréhensions du dirigeant de la FNC (c’est le moins qu’on puisse dire) qui avaient suivi la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement  semblent donc en partie levées. Tant mieux, le dialogue – quand il est possible – est toujours préférable à l’affrontement.

Fidèle à ses principes et forte de son expérience, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche attendra les actes pour juger. Quelles seront les décisions à venir du ministre, notamment sur le scandale durable de la grive « communale » Drôme-Ardèche, le discriminant pigeon ramier de mars, les inquiétants projets de stérilisation et de piégeage du sanglier, le risque d’interdiction des appelants en cas – probable – de grippe aviaire ?

Amis chasseurs, ne rêvons pas. Entre interrogations et espoirs, restons réalistes.
Et vigilants.

 

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME A ELU SON NOUVEAU PRESIDENT : REMI GANDY
L’unanimité s’est faite sans difficulté autour de cet homme de consensus

 

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A droite : Rémi Gandy, nouveau patron des chasseurs drômois
Photos Inter/Captures/Site officiel FDC 26

C’est Rémi Gandy qui succède à Alain Hurtevent à la tête des chasseurs drômois après le décès de celui-ci.

Réputé homme de consensus et de dévouement, connu pour être une personnalité forte pratiquant volontiers le dialogue sans céder sur les convictions, l’ancien Directeur de « l’école de la nature », la MFR de Mondy (Bourg de Péage), depuis peu retraité, a accepté à 61 ans la lourde responsabilité de la présidence fédérale drômoise « pour rendre à la chasse une partie de ce qu’elle m’a donné », explique-t-il.

Nul doute que sa longue expérience d’Administrateur à la FDC 26, son implication dans les commissions, son affabilité comme son sens de l’intérêt général ont guidé dans leur choix ses collègues Administrateurs Fédéraux.

… Un choix qui satisfait tout le monde. Les premiers échos recueillis sur le terrain auprès des ACCA de la Drôme sont en effet à l’unisson pour faire pleinement confiance à Rémi Gandy et l’aider dans ses nouvelles fonctions.

Dès la nouvelle connue, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a félicité le nouveau Président drômois, chasseur assumé et généraliste qui pratique avec autant de plaisir aussi bien le pigeon ramier que la grive, la perdrix ou le gibier d’eau que le sanglier.

 

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Photo Inter/MAP

 

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Photo Inter/Capture/Site officiel Commune Châteauneuf-du-Rhône

. Répondant à l’invitation d’Elisabeth Ayrault, Présidente-directrice générale, Présidente du Directoire de CNR et de Christophe Dorée, Directeur Territorial, Christian Pialet, Administrateur National ANCGE Chargé des relations avec CNR, a participé le 28 septembre à Châteauneuf-du-Rhône aux Rencontres de la Direction Territoriale Rhône-Isère.

Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche s’était fait accompagner des Vice-Présidents spécialisés dont les fonctions les rapprochent du fleuve et de son affluent : Serge Roux (Chargé du mode de chasse gibier d’eau) et Noël Chautard (Chargé des homologations de huttes de chasse du DPF), tous deux responsables de la délégation ANCGE 26-07.

 

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Au cours de ces Rencontres Territoriales, Christian Pialet n’a pas manqué d’aller saluer chaleureusement les représentants des Fédérations Départementales des Chasseurs 26 et 07 présents dont Jacques Aurange. Il s’est entretenu avec les différents responsables de CNR, en particulier la PDG Elisabeth Ayrault qu’il a vivement remercié pour son soutien réaffirmé aux partenariats avec l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, le nouveau Directeur Territorial, Christophe Dorée, le Délégué Territorial Michel Ribert, le Chargé de mission Environnement, Sylvain Perry.

 

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Elisabeth Ayrault, PDG de CNR et Noël Chautard, Vice-Président de l’Interdépartementale Chargé des homologations de huttes de chasse sur le DPF
Photos Inter/JMS

Double champion du monde, L’Ardéchois Nicolas Peschier annonce qu’il arrête la compétition

 

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L’Ardéchois double champion du monde
Photo Inter/Nicolas Peschier

Membre du Comité d’Honneur du Trentenaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’ardéchois Nicolas Peschier vient de donner, à 33 ans, son dernier coup de pagaie en compétition.

Pendant 18 ans membre de l’équipe de France de slalom, « Nico » a brillé aux quatre coins du monde :

  • Jeux Olympiques d’Athènes
  • Double champion du monde par équipe (En C1 et C2)
  • Double champion d’Europe (individuel en C2, par équipe en C1)

Bravo, Champion ! Merci, Nicolas. Bonne continuation pour la suite à Vallon-Pont-d’Arc.

 

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« Les oiseaux aussi subissent de plein fouet les dérèglements de la planète pour lesquels plus grand monde ne nie aujourd’hui la responsabilité humaine.

L’un de mes deux garçons, Rémi, a aujourd’hui 27 ans. Depuis qu’il est né, parmi les espèces d’oiseaux communs les plus sensibles aux dégradations des écosystèmes, 1 oiseau sur 4 a déjà disparu. L’Observatoire National de la Biodiversité nous alerte sur une évolution « inquiétante » de l’état des espèces et sur une destruction des habitats naturels « qui se poursuit ».

Oui, ça se dégrade !

 

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Photo Inter/Wikimédia Commons/Bjorn Christian Torrissen

Au même moment, Bird Life International estime que l’état de conservation de « plus de 500 espèces d’oiseaux dans environ 50 pays européens » se dégrade.

43 % (contre 38 % il y a 10 ans) sont jugés « en état défavorable ».

Cependant, derrière le constat global se cachent de profondes disparités.

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Par exemple, si la linotte mélodieuse a décliné de 75 % en quatre décennies, « des espèces comme le pigeon ramier ou la corneille noire présentent des effectifs en nette hausse ces dix dernières années. Le pigeon ramier profite des changements globaux » constate le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. « Très opportunistes, ces oiseaux savent s’adapter aux activités humaines ».

Pour quelle raison beaucoup d’oiseaux sont-ils aujourd’hui sur le déclin en Europe, parfois au point d’être menacés de disparition en tant qu’espèces ? La chasse ? …

Non, la chasse n’y est pour rien

Les nostalgiques de l’antichasse triomphante vont être déçus : la chasse n’y est pour rien ou pas grand-chose.

 

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Photo Inter/Flickr/Eric Bégin

Pour peu que notre approche de la nature soit naturelle, c’est-à-dire débarrassée du parti-pris de l’écologie artificielle de salon, l’observation de terrain que nous pouvons tous faire a depuis longtemps apporté la réponse de l’évidence : pourquoi le pigeon ramier, espèce chassable et chassée se porterait-il aussi bien alors que le moineau et l’hirondelle, espèces protégées seraient en si forte régression ? …

La réponse scientifique conforte aujourd’hui le bon sens : le problème N° 1 des oiseaux qui disparaissent n’est pas la chasse. C’est la dégradation, la diminution, la disparition de leurs habitats naturels.

« Un déclin de l’abondance de ces populations d’oiseaux est le signe d’une diminution de l’état de santé des écosystèmes » affirme l’Observatoire. « Ce déclin est le reflet d’une perturbation des habitats, qualitative ou quantitative ».

Voilà des données scientifiques irréfutables qui trouvent toute leur signification lorsqu’on les superpose à d’autres :

Seulement 22 % des milieux naturels d’intérêt européen sont aujourd’hui évalués « en bon état de conservation ».

 

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Photos Inter/CC0 Creative Commons/Zdenet

En seulement vingt ans, de 1990 à 2010, pas moins de 50.000 hectares de prairies, pelouses et pâturages naturels ont disparu !

Le vrai combat à mener ensemble dans les années à venir

 

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Photo Inter/Wikimédia Commons/Ryan

Chasseurs, écologistes, environnementalistes, protectionnistes : la protection de la nature ne devrait plus nous diviser mais nous unir. Entretenir, protéger, développer les habitats de la faune sauvage : voilà le vrai combat à mener ensemble dans les années à venir.

Un combat commun à mener d’urgence au nom des générations futures …

Une conclusion que partagera, j’en suis sûr, mon ami l’écologiste – il se reconnaîtra ! -, cet ornithologue de terrain agréé par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris avec qui je bois le café depuis des années sur les bords du Rhône lorsqu’avec son équipe de jeunes stagiaires il tend ses filets tout près des huttes de chasse pour capturer, étudier, peser, baguer et relâcher les petits bruants en migration et autres passereaux de la roselière ».

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CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL LE 13 OCTOBRE

 

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Photos Inter/JMS

Président d’ACCA, membre de Bureau d’ACCA, le 13 octobre tu peux toi aussi participer à ce Conseil Interdépartemental en observateur invité pour te faire une idée … avant peut-être – Et pourquoi pas ?! – d’apporter bénévolement ton dynamisme, ta compétence, tes idées à l’équipe dirigeante 2018 de la chasse Drôme-Ardèche … Pour rendre à la chasse un peu de ce qu’elle t’a donné.

Nous contacter au préalable pour être invité le 13 octobre

 

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Le Conseil Interdépartemental 2017
Photo Inter JMS retouchée

 

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LOUP
José met le feu

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La Fontaine revisité

« (…) Là-dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès ».

« Le Loup et l’Agneau » – Jean de La Fontaine

 

Une action européenne concertée et … flamboyante

 

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Au loup, au feu !

L’idée est originale. Ce 15 septembre, du Vercors drômois aux monts de Savoie et d’Isère, du Val d’Aoste italien aux montagnes de Suisse et d’Allemagne, mille feux de protestation contre le loup sont allumés sur les sommets de plusieurs pays de l’Union Européenne. L’initiative est allemande, la concrétisation européenne. En France, l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales relaie l’opération en envoyant un signal fort à la Vallée. Parce que la vallée, c’est la ville. Là où on aime le loup. On l’aime parce qu’il n’y est pas. La nuit du 15 septembre, élus, éleveurs, bergers, chasseurs chantent ensemble une même chanson :

« Allumez le feu ! ».

 

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José Bové : « Arrêtons de mentir aux éleveurs ! »

 

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Un soutien de poids arrive à point nommé en la personne du député européen – écologiste – José Bové. Moustache gauloise et pipe mise à feu, le José national ne mâche pas ses mots vis-à-vis de l’Etat :

- « Arrêtons de mentir aux éleveurs ! Le principal garde-manger des loups, ce sont les troupeaux de brebis et il n’y a pas en France 300 ou 400 loups comme on nous le raconte mais plutôt 800 ou 1000 ».

Un éleveur du Vercors : « L’Etat nous ment sur le nombre de loups en France en général, ici en particulier »

 

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L’idée que l’Etat ne dit pas la vérité sur le nombre de loups présents en France est largement répandue chez les professionnels et les élus de la montagne. C’est le cas de cet éleveur du Vercors dont 20 % du troupeau de brebis vient d’être décimé :

– « Quand je vois dans quel état sont mes bêtes qui ont été dévorées, je suis sûr qu’il n’y avait pas qu’un loup, ni même deux mais au moins cinq. Sur le nombre de loups présents en France d’une façon générale et chez nous en particulier, l’Etat nous ment ».

Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche : « Quand l’Etat ment aux chasseurs de sanglier, l’Etat peut mentir aussi aux éleveurs de brebis »

 

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Après entretien avec le préfet de l’Ardèche, Christian Pialet avait été le premier à annoncer que l’Etat considérait la nouvelle maladie du sanglier comme un risque « durable »
Photo Inter/Dauphiné-Libéré/Emilie Coudrais

Les affirmations mettant en cause la parole de l’Etat n’étonnent guère le représentant de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’Ardéchois Christian Pialet qui ne craint pas d’affirmer :

« Quand l’Etat ment aux chasseurs de sanglier sur le nombre de territoires communaux réellement impactés en Ardèche depuis le début de la crise par l’énigmatique maladie de l’oedème, l’Etat peut tout aussi bien mentir aux éleveurs de brebis sur le nombre de loups qui déciment de plus en plus leurs troupeaux ».

 

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Intéressée (e) ?…

Alors, contactez avant le 13 octobre la

FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS

de votre département

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2016

PARCE QUE NOUS FAISONS CE QUE NOUS DISONS, CEUX QUI VOULAIENT TEMOIGNER EN MANIFESTANT ONT PU S’EXPRIMER LIBREMENT DANS LA SECURITE, LA LEGALITE, LA SERENITE. LES JEUNES ETAIENT LA, ILS SONT L’AVENIR DE LA CHASSE. AU MÊME MOMENT, NOS IDEES SONT ENFIN MISES EN PRATIQUE A LA REGION. QUE CELA PLAISE OU NON, NOTRE ACTION FAIT AVANCER LA CHASSE !

 

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La chasse en marche
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

80 tout rond.

 

« En dessous de 40-50, ce serait un échec. Entre 80 et 100, on commencerait vraiment à peser dans les décisions à prendre » avaient estimé les organisateurs. Selon le chiffre rigoureusement identique fourni par l’Interdépartementale Chasse 26-07, le service information de la préfecture, la presse quotidienne régionale, ils étaient 80 ; 80 à avoir été comptés méthodiquement, un par un, ce qui n’a pas été le cas lors d’une récente manifestation contre la chasse à Valence où ont été inclus d’office dans le nombre de manifestants les visiteurs de la fête de la gastronomie arrêtés sur les trottoirs pour les regarder défiler : 80, pas un de plus, pas un de moins, à manifester non pas contre mais « pour la chasse, pour la ruralité ». C’était il y a un mois dans les rues de Privas, le 10 septembre 2016, veille d’ouverture générale de la chasse.

A titre de comparaison, les deux dernières manifestations de l’été contre la loi travail n’ont pas fait mieux devant la préfecture de l’Ardèche pourtant à l’appel de plusieurs organisations syndicales nationales (« 65-70 manifestants » le 5 juillet, puis des syndicats préférant carrément renoncer au défilé prévu en ville le 15 septembre à cause d’une participation jugée insuffisante). Le 29 septembre, à l’appel de 9 organisations syndicales, les retraités étaient eux aussi dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat. Une soixantaine se sont rassemblés devant
la préfecture de l’Ardèche. Les agriculteurs avaient fait nettement moins bien le 2 août avec à peine une vingtaine de protestataires. Pourtant, il y a eu pire. Les professeurs de collèges et lycées de la Drôme, autrefois par centaines à investir les boulevards de Valence, n’étaient plus qu’« une vingtaine » à descendre dans la rue le 8 septembre (dixit Le Dauphiné) à l’appel d’un syndicat national. Cela se passait pourtant dans la ville préfecture de la Drôme.

Enfin, comparaison la plus parlante pour des chasseurs, le 24 septembre dernier, à l’appel d’un vaste collectif national « rassemblant 71 associations », les opposants Drôme-Ardèche à la chasse se sont rassemblés devant la préfecture de Valence après un défilé en ville aussi bariolé que bruyant, faisant sortir des cafés et restaurants les consommateurs venus en nombre fêter la gastronomie, cette tradition française se mariant si bien avec la chasse et ses gibiers cuisinés. « Entre 21 et 34 participants selon le moment et l’endroit de la manifestation », nous a signalé un observateur présent qui les a suivis en prenant des photos.

Au bout du compte, 80 manifestants à Privas, 80 réellement sans avoir besoin d’en rajouter pour gonfler artificiellement le résultat, ce n’est finalement pas si mal pour « les chasseurs qui ne se résignent pas », surtout en raison du contexte général si peu propice aux manifestations mais également au regard des moyens déployés contre eux.

 

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Le petit observateur drômardéchois

 

Dans les coulisses du théâtre

 

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. Organisation

 

« Fini le théâtre, place au sérieux ! ». On se souvient de ce dérapage malheureux de Jacques Aurange en fin de congrès pour faire taire les sifflets de la salle adressés par les ACCA non à lui mais à Ségolène Royal et pour annoncer solennellement la prise de parole du préfet … Lequel n’avait rien à dire aux chasseurs, aucune réponse n’ayant été apportée, ni ce jour-là, ni depuis, aux questions très précises qui lui ont été posées. Clin d’oeil amusé en prolongement du congrès fédéral sifflant d’Aubenas, c’est … le théâtre que les chasseurs manifestant avaient choisi comme point de ralliement. Banderoles déployées, gilets fluo, casquettes, sifflets, trompes et cornes (« pour se faire entendre d’un gouvernement de sourds »), eau fraîche à volonté dans la voiture d’organisation, toilettes du théâtre municipal obligeamment mises à disposition des manifestants, mugs « A la chasse, je suis nature ! » proposés au tarif solidaire ACCA (plus d’une centaine vendus), service d’ordre interne composé d’un responsable principal (un rural non chasseur), deux adjoints (un ardéchois, un drômois), douze membres (à égalité Ardèche, Drôme) en lien direct avec les services publics de sécurité police-gendarmerie, lecture de consignes strictes au mégaphone : « La manifestation était très organisée, rien n’avait été laissé au hasard » ainsi que l’écrira la journaliste envoyée par le Dauphiné pour couvrir l’évènement.

 

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. Terrorisme

 

« Ça peut arriver n’importe où, n’importe quand, n’importe comment », entend-on fréquemment. Le 10 septembre, inévitablement, c’était dans toutes les têtes. « Merci d’être là aujourd’hui, d’avoir eu le courage d’y être malgré le risque du terrorisme ». C’est par ces mots que les organisateurs ont accueilli les participants. Deux jours plutôt, la peur avait été lourdement réactivée et fortement médiatisée par la découverte du projet d’attentat des femmes djihadistes aux bombonnes de gaz. Une bonne soixantaine de manifestants annoncés qui s’étaient déclarés « sûrs et certains de venir » par l’intermédiaire de leurs Présidents d’ACCA ont renoncé au tout dernier moment (sans prévenir personne, merci pour les organisateurs !), invoquant après coup dans les discussions « un risque trop grand » qu’ils n’ont pas voulu prendre. Les chasseurs présents, des hommes seuls presqu’exclusivement, ne sont pas venus en famille non plus comme c’était massivement le cas dans le passé : aucun enfant, un seul ado, des femmes se comptant sur les doigts d’une main. Michel Onfray aurait-il raison lorsqu’il ne craint pas de provoquer chacun d’entre nous en affirmant depuis l’horrible attentat de Nice et le prêtre égorgé dans son église : « Maintenant, quiconque dit ne pas avoir peur est un menteur » ?

 

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. Silence

 

Avant le départ du cortège pour la préfecture, une minute de silence a été demandée par Christian Pialet à la mémoire de « deux grands défenseurs de la chasse ardéchoise » avec lesquels il avait personnellement oeuvré des années durant, appréciant leur parfait dévouement et leurs compétences : Pierre Lebrou, ancien Administrateur et Trésorier de la FDC 07 ; Michel Burine, Vice-Président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche et Président de l’ACCA de Beauchastel.

 

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. Comptage

 

Par souci de transparence et de qualité de l’information donnée, les organisateurs ont proposé un comptage conjoint des participants à la préfecture, suggestion qui a été intelligemment acceptée. Ainsi, le nombre officiel qui a pu être annoncé à l’unité près – « 80 manifestants » – a évité les habituelles polémiques aussi inutiles que parfois à la limite du ridicule.

 

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. Remerciements

 

Le théâtre étant resté ouvert toute la durée de la manifestation à la demande des organisateurs, les personnes présentes ont apprécié cet élément de confort mis à leur disposition. Des remerciements ont été adressés à la direction du théâtre ainsi qu’à la municipalité de Privas. Pour sécuriser au maximum le cortège et le rassemblement, plusieurs contacts et réunions de travail avait eu lieu en amont entre organisateurs du Rassemblement, préfecture, hôtel de ville, police municipale, police nationale, gendarmerie nationale. Le parcours proposé par les organisateurs, accepté sans aucune difficulté par la préfecture, avait été choisi prioritairement sur le critère d’une sécurisation maximum des participants. Sur le chemin du retour, les forces de l’ordre ont été applaudies par une partie des manifestants. Présence appréciée également, celle des élus présents : deux ou trois élus municipaux de gauche venus en tant que chasseurs, quelques élus de Debout la France chasseurs et non chasseurs, la Conseillère Régionale Auvergne-Rhône-Alpes du Front National. Ces nouveaux soutiens venant après l’engagement à nos côtés des élus PS du département de l’Ardèche et de l’exécutif Auvergne-Rhône-Alpes LR, la ministre et ses préfets doivent se sentir un peu seuls aujourd’hui s’ils veulent continuer leur guerre de tranchées contre les chasseurs Drôme-Ardèche.

 

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. Polémique

 

Alors que la décision de manifester avait été arrêtée par vote unanime des représentants des ACCA présents à Beauchastel le 26 février 2016 sous l’oeil approbateur des élus de la Région et du Département ainsi que du représentant du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche et tandis que le Rassemblement du 10 septembre avait été annoncé deux mois à l’avance, nos fédérations agréées et contrôlées par l’Etat ont attendu la toute dernière semaine pour ouvrir une polémique publique sur l’air du « Surtout, n’y allez pas ! ». En donnant le plus large écho à leur polémique, la conséquence recherchée était – mais sans oser le dire – de semer le trouble pour diviser au maximum les chasseurs et les affaiblir le plus possible. Cela, au moment précis où la ministre de l’Ecologie et son préfet de l’Ardèche, empêtrés comme jamais dans les dossier sanglier, pigeon, grive, ruralité cherchaient le moyen d’éteindre l’incendie que le gouvernement a lui-même allumé puis entretenu par pure idéologie, loin de toute approche scientifique, technique et juridique sérieuses.

 

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. Reportages

 

A Privas, ceux qui y étaient ont vu le reporter photographe du Rassemblement : Léo Lespets, jeune photographe professionnel de Loriol, diplômé d’Etat (formation Claude Fougeirol, Meilleur Ouvrier de France, Prix Européen). Ils ont vu la représentante de la presse écrite : une jeune journaliste du Dauphiné qui ne nous a pas lâché d’une semelle du début à la fin. Ainsi, rien ne lui a échappé. Avec précision et exactitude, elle a rendu compte fidèlement de la réalité. Plusieurs articles sur le Rassemblement, sa préparation, sa contestation, son déroulement, ses prolongements ont fourni aux lecteurs du quotidien régional une information complète et honnête. A l’inverse, personne n’a vu ceux qui en ont parlé le lendemain … sans y être la veille. Ainsi, cette radio « indépendante » qui a cru pouvoir annoncer après coup « une cinquantaine » de manifestants. A vouloir faire simple, 80, c’est plus près de la « centaine » et c’est toujours plus professionnel d’y être quand on veut en informer les autres. Personne n’a vu non plus ces professionnels annoncés qui se sont subitement décommandés. Pour venir à Privas le 10 septembre, radios et TV publiques se sont perdues dans la nature. Par exemple, la rédactrice en chef d’une radio Drôme-Ardèche de service public avait appelé elle-même les organisateurs pour les informer que ce serait « de façon certaine, soit une interview pour annoncer le Rassemblement, soit de la prise de son sur place ». Ce fut … Ni l’un ni l’autre. De même, nous avons connu la TV régionale publique plus disponible chaque fois que des chasseurs manifestaient. Une consigne de « service public », sinon de « salut public » aurait-elle été donnée d’en haut pour que radios et TV publiques se taisent ?

 

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. Motion

 

Elle a été lue devant la préfecture mais pas devant le préfet. Adoptée à l’unanimité par vote à main levée, il était prévu que la motion des manifestants soit remise au représentant du gouvernement. Celui-ci ne s’est pas montré. « Les portes du dialogue constructif », rideau de fer baissé, sont restées obstinément fermées. Le bruit a couru que « la demande d’audience n’aurait pas été formalisée ». Nous sommes en mesure d’affirmer catégoriquement le contraire : le 22 août, les organisateurs ont informé explicitement les services du préfet que la motion, si elle était adoptée, serait remise au représentant de l’Etat lui-même au nom des manifestants. A la question qui nous a alors été posée le 22 août : « Et si le préfet vous fait recevoir par quelqu’un d’autre ? », notre réponse a été claire : « La motion sera remise au préfet en mains propres et à personne d’autre ». Pourquoi chercher à biaiser la vérité ? Il reste que le préfet de l’Ardèche n’ignore rien de ce que les manifestants réclament à ce gouvernement depuis quatre ans avec le soutien de l’Interdépartementale, de l’ANCGE, d’ACCA des deux départements, de ruraux non chasseurs, d’élus PS, LR, DLF, FN, SE.

 

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. Pare-brise

 

Perplexité des responsables en découvrant la double rangée de voitures étonnamment garées dans la rue Pierre Filliat jusque devant les portes de la préfecture un jour de manifestation déclarée, en période d’état d’urgence, Vigipirate à son maximum. Dans une manif aujourd’hui, un pare-brise de voiture cassé c’est si vite arrivé, n’est-ce pas, si vite photographié aussi sous le drapeau tricolore flottant au vent (parmi les membres des services d’information de l’Etat, l’un d’entre eux était en mission photographique), si vite exploité ensuite avec les conséquences qu’on imagine pour l’image de la chasse, pour la responsabilité des organisateurs. Avec d’autres que nous, moins bien intentionnés ou moins bien organisés, ça aurait pu arriver en effet, surtout que l’ordre public devient un équilibre fragile pour peu que l’on pousse insidieusement des manifestants à l’exaspération, ce qui aurait pu être le cas quand un gouvernement les maintient à distance derrière des grilles fermées, fermées au nom du « dialogue constructif » après les avoir déjà provoqué pendant plusieurs années à coups de mesures ressenties comme discriminatoires, arbitraires, incohérentes, injustes. L’organisation et l’encadrement de la manifestation jugés irréprochables (ainsi que la presse l’a soulignée) ont néanmoins permis d’éviter tout incident, tout débordement qui aurait bien-sûr été fatal à la suite du mouvement. Au grand soulagement des organisateurs ! De Monsieur le Préfet et Madame la Ministre aussi, on suppose ?

 

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. Pourquoi ?

 

Une question courrait les rangs des manifestants : pourquoi cette obstination, ces moyens déployés pour essayer de décourager la seule association indépendante qui défend encore librement la chasse au niveau de l’Ardèche et de la Drôme ? Pourquoi en 2016 (ce n’était jamais arrivé avant) le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche a-t-il été trois fois bloqué de l’extérieur et une fois relancé à l’envers ? Pourquoi en 2016 (jamais arrivé avant non plus) ce double piratage du compte en ligne de l’Interdépartementale avec plainte classée sans suite par le Procureur de la République ? Pourquoi cette polémique publique lancée par un communiqué politique, très orienté et visiblement « inspiré », signé par nos Présidents de fédérations à la veille du 10 septembre ? Pourquoi cette censure assumée par le site officiel d’une fédération de chasse (censée représenter et défendre les chasseurs avec l’argent des chasseurs) d’une affiche plutôt sympa, neutre, sans agressivité aucune, appelant simplement à se rassembler « pour la chasse, pour la ruralité » ? Pourquoi ce vilain chantage exercé sur ceux qui voulaient manifester, ces tentatives de débauchage par appels téléphoniques, ces petites provocations en direction des organisateurs, cette désinformation auprès des chasseurs (« pas d’arguments scientifiques, ni techniques »), autant de faits que l’on peut prouver s’il le faut ? Pourquoi donc cet acharnement à vouloir empêcher l’exercice pourtant parfaitement légal et légitime en démocratie de la liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté d’association, liberté de manifestation ? Pourquoi et surtout : à la demande pressante de qui ? A Paris et Privas, les politiciens responsables de la situation désastreuse faite à la chasse et à la ruralité ont voulu faire taire ceux qui sont encore libres en utilisant contre eux ceux qui ne le sont plus. C’est l’effet inverse qui va se produire.

 

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. Présence

 

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche ne fait pas de politique. Elle défend la chasse avec les chasseurs qui n’acceptent pas les doigts sur la couture du pantalon de subir la politique antichasse d’un gouvernement quel qu’il soit. Ainsi que les organisateurs s’y étaient engagés afin de respecter le choix des ACCA représentées, aucun parti politique n’a défilé à nos côtés, les seules banderoles autorisées du cortège étant « la chasse et la ruralité ». L’unique prise de parole du Rassemblement a été la lecture devant la préfecture de la motion approuvée par les manifestants. Si quelques élus étaient présents dans le cortège, c’est parce que les ACCA manifestantes avaient souhaité que les élus soient invités. Ils l’ont tous été effectivement, sans exception. Les élus présents ont été remerciés pour leur soutien comme nous l’avions fait à Beauchastel avec les représentants du département de l’Ardèche (PS) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (LR). C’est en tant qu’élue de la République que Céline Porquet était là. Evidemment, la présence de la Conseillère Régionale n’est pas passée inaperçue, d’autant plus que la Secrétaire Départementale pour l’Ardèche du Front National ne se montre que rarement dans les manifestations.

 

Les jeunes ne se sont pas dégonflés !

 

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La moitié des manifestants étaient des jeunes
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

. Ce fut la belle surprise de ce Rassemblement : la moitié des manifestants étaient des jeunes. A l’avenir, ceux-là seront certainement moins dociles, moins faciles à manoeuvrer que leurs aînés : pas du genre à se laisser intimider ni endormir. Il faudra apprendre à repenser la chasse avec eux.

L’Interdépartementale fait et fera à ces jeunes toute la place qu’ils méritent. Que tous ceux qui étaient à Privas et veulent continuer à se faire entendre reprennent contact avec nous dès que possible !

Entre jeunes, dans le langage très direct qui est le leur, ils ont dit pourquoi ils y étaient (libres propos entendus par des responsables et librement reproduits ici, la censure n’ayant pas cours chez nous et personne n’étant en mesure de nous l’imposer) :

- « Moi, c’est la première fois que je manifeste » … « Trop bien cette manif, depuis le temps qu’on l’attendait ! » … « Il est où ce préfet ? » … « Super, une fédération de chasse qui bave sur ses chasseurs ! » … « La prochaine, on va la faire là-haut (NDLR : à l’Escrinet), c’est nous qui avons payé le panoramique du bazar fédéral avec vue au chaud en mars sur les vols de pigeons qu’à cause d’eux on ne peut plus tirer ! » … « Leur politique, les embrouilles sur le sanglier, les trucs pas clairs sur la grive, le pigeon, on s’en fout, nous on veut juste pouvoir chasser et on ira sans leur permission ! » … « Ces fédés qui nous font mal, c’est quand même avec l’argent qu’on leur donne qu’elles peuvent tourner, on les paye cher pour aider les chasseurs, pas pour nous enfoncer ! » … « Tirer contre son camp comme ils l’ont fait, ça personne ne l’oubliera. ».

Quand les manifestants ont tourné le dos à la préfecture sans avoir été reçus, un groupe de jeunes en colère a commencé à scander un slogan – manière stade de foot – pour interpeller le représentant du gouvernement en termes assez peu diplomatiques. Il a fallu toute l’autorité du Président Pialet pour les stopper net.

Mais ceux qu’on a voulu humilier une nouvelle fois en refusant de les recevoir (Christian Pialet avait prévu de se faire accompagner chez le préfet par deux jeunes manifestants) pourraient ne pas en rester là. Il se pourrait aussi qu’ils soient bientôt rejoints par d’autres de la même génération, cette génération qui n’acceptera pas tout et n’importe quoi sans rien dire.

Avis à tous ceux qui ont beaucoup promis et jusqu’à présent si souvent déçu ! S’il est encore temps pour eux, ils vont vite devoir changer leur fusil d’épaule.

 

 

AVEC L’INTERDEPARTEMENTALE, LES CHASSEURS SONT PEUT-ÊTRE EN TRAIN DE GAGNER LA BATAILLE DES IDEES

 

Ce qui hier paraissait encore impossible devient réalité aujourd’hui : comme à la Région où les 120 000 chasseurs de nos 12 départements sont désormais entendus

 

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Nos idées enfin mises en pratique à la Région
Photos Inter/JMS/Capture d’écran/Région Auvergne-Rhône-Alpes

Lyon, 22 septembre 2016.

 

 

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Un travail d’information en profondeur qui commence à porter ses fruits
Photos Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

En 2015, pendant la campagne pour les élections régionales, c’est nous, à l’Interdépartementale, qui avons contacté directement le Président Jean-Jack Queyranne (PS), lequel nous a reçu aussitôt et le candidat Laurent Wauquiez (LR) qui nous a promis de nous faire recevoir s’il était élu. Un article de notre site, particulièrement lu et commenté, a fait le tour de la Région Auvergne-Rhône-Alpes quelques jours avant les élections : plus de 120 000 chasseurs (auxquels il faut ajouter leurs familles et amis) ont pu voter en toute connaissance de cause. 111 000 voix ont manqué à Jean-Jack Queyranne pour sa réélection. Son successeur, Laurent Wauquiez sait que l’électorat chasseur a pesé dans ce scrutin et qu’il pèsera encore dans les scrutins à venir. Pour le moment, il ne l’a pas oublié ; le Président Wauquiez fait avec les ruraux et les chasseurs ce qu’il a dit qu’il ferait.

Dès la mise en place de la nouvelle majorité régionale issue des urnes, Christian Pialet, le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a été reçu à Lyon comme promis par Laurent Wauquiez en compagnie du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange. C’est le Vice-Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la chasse, le Député (LR) Philippe Meunier qui a présidé la réunion de travail à l’Hôtel de Région. Y assistaient également plusieurs élus ardéchois dont Olivier Amrane, Conseiller Régional Délégué à la ruralité, Bernard Brottes, Maire de La Voulte.

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Depuis l’Assemblée Générale 2016, quel chemin parcouru !
Photo Inter/JMS

 

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Photo Inter/JMS

 

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Succès populaire pour cette 7ième édition du Rhôdanien
Photos Inter/Alain Pialet

 

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Excellent accueil, celui qui fut réservé aux huit équipes de l’Inter qui ont parcouru les marchés. N’étant pas prisonniers d’un bureau de fonction et donc pas coupés des réalités, les dirigeants de l’Interdépartementale sont partis sur le terrain à la rencontre des non chasseurs. But ? Engager le dialogue avec les gens sur la base de la ruralité. Quoi de mieux que nos marchés de l’Ardèche et de la Drôme pour y rencontrer tout le monde dans les senteurs des produits du terroir ? Cette initiative originale (une idée gratuite pour les fédérations sans passer par les coûteuses agences de communication ?) a été menée avec succès sur les marchés de La Voulte, Beauchastel, Charmes, Vernoux, Aubenas, Privas, Livron, Montélimar. Elle s’est prolongée par une opération similaire lors de la journée chasse Décathlon à Valence. Dans le cadre de notre partenariat avec l’enseigne, ce sont 7 drômoises et drômois de l’équipe de l’Inter qui ont tenu un stand d’information toute la journée après avoir installé en extérieur une mini-mare aux appelants (vivants) pour le régal des petits et des grands. Au total, en plus du dialogue direct avec la population, ce sont 2 500 tracts qui ont été distribués avant le Rassemblement du 10 septembre afin de mieux sensibiliser les ruraux non chasseurs à notre loisir, la chasse, car il s’inscrit dans le cadre plus large de la ruralité.

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En partenariat avec Décathlon Valence
Photos Inter/JC

 

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La veille de l’ouverture générale de la chasse
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

 

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76 000 €, C’EST CE QUE COÛTE EN REALITE LA PROTECTION DE CHAQUE LOUP VIVANT EN FRANCE EN UNE SEULE ANNEE : CINQ FOIS PLUS CHER QUE LA RETRAITE D’UN OUVRIER !

 

  • Le délire écologiste urbain nous coûte cher. Très cher. Mais ce n’est pas aux écolos que l’Etat présente la facture. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche lève le voile sur ce que l’on a caché jusqu’à présent …

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Un loup en activité reçoit cinq fois plus pour vivre qu’un ouvrier à la retraite

En 2015 (il y a des statistiques qui mettent du temps à sortir), la facture loup a encore – et inévitablement – augmenté. Selon le ministère de l’Agriculture, le loup aura coûté 19 millions d’euros « à l’Etat » en aides et indemnisations. Pour « 250 animaux vivant en France » (d’après le ministère de l’Ecologie), la protection de chaque loup coûte donc par an … 76 000 €, évidemment pas à l’Etat qui n’a plus d’argent mais en réalité au contribuable mis à toutes les sauces, y compris la sauce au poivre vert. Un seul loup vivant dix ans dans la nature coûte à la collectivité 760 000 €, excusez du peu. Un petit calcul rapide que nous avons fait permet cette comparaison soigneusement passée sous silence par les politiques car elle en dit long sur notre échelle de valeurs actuelle, sur les choix prioritaires que nos élus et gouvernants font dans notre dos :

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C’est simplement scandaleux mais cela, personne ne vous l’avait dit !

Autre aspect passé sous silence par ceux qui craignent de déplaire – toujours le « politiquement correct » ! – : pour ce qui est des dégâts occasionnés par le sanglier (animal sauvage, donc propriété de personne), c’est nous les méchants chasseurs qui payons seuls l’addition en indemnisant 100 % des dégâts du grand gibier (sangliers, cerfs, chevreuils) aux agriculteurs et sylviculteurs concernés.

Grâce aux seuls chasseurs, la facture sanglier, c’est par conséquent 0 % à la charge du contribuable.

Tandis que les gentils écolos pro-loups, généreux en bonnes paroles et en bons sentiments, indemnisent … 0 % des dégâts du loup aux éleveurs et bergers sinistrés.

Grâce aux seuls écolos, bien aidés en cela par un gouvernement et des élus qui arbitrent financièrement en leur faveur, la facture loup, c’est donc 100 % à la charge du contribuable !



Enorme, tout ça, non ?! … Et pourtant, mis à part nous, qui vous l’avait dit ?

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- Willy Schraen, nouveau Président des fédérations de chasseurs (FNC) -
Photo Inter/Capture d’écran/FNC

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE