AUTOMNALES 2017

SAISON DE CHASSE 2017-2018 : ENTRE INTERROGATIONS ET ESPOIRS

 

1030Pigeon ramier, sanglier :
Des gibiers abondants en Drôme-Ardèche qui ont assuré une belle ouverture aux 11 937
chasseurs ardéchois et aux 14 600 chasseurs drômois

 

PARIS, 6 SEPTEMBRE
LE PRESIDENT DE L’INTER A FAIT SA RENTREE CYNEGETIQUE GIBIER D’EAU

 

1031Photos Inter/JMS/ANCGE

. Réélu récemment Administrateur national par l’assemblée générale 2017 de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau), Christian Pialet a tout naturellement choisi, pour faire sa rentrée cynégétique, le Conseil d’Administration de cette association qui se tenait à Paris le 6 septembre, Avenue de Wagram, au siège de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage). Toujours très écouté, le « Drômardéchois » a eu l’occasion d’intervenir plusieurs fois dans la discussion et faire des propositions.

Christian Pialet a rappelé le rôle central de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) et plaidé pour des actions concertées avec l’ANCGE.

Grâce à  l’engagement des équipes de terrain de l’ANCGE dans de nombreux départements, l’équipe nationale du Président Didier Vergy s’investit dans plusieurs programmes scientifiques, en particulier à l’international.

C’est Loïc Podvin, Administrateur national ANCGE, Président de l’Association Départementale des Huttiers et Chasseurs de Gibier d’Eau de la Somme, qui a présenté le 6 septembre à ses collègues la 7ième cartographie des observations et reprises d’anatidés (programme scientifique d’oiseaux capturés, équipés de balises, puis relâchés). Ce programme est financé par l’ANCGE et soutenu par les parrainages d’associations et de responsables motivés.

 

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VOTRE SITE PREFERE : LE CAP DES 500 000 VISITEURS FRANCHI DES LE 2 SEPTEMBRE !

 

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Aujourd’hui, site N°1 de la chasse et de la nature en Drôme-Ardèche

APRES L’AVOIR RENCONTRE, LE PRESIDENT DE LA FNC ESTIME QUE NICOLAS HULOT EST «UN MINISTRE OUVERT»

 

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Le ministre et le chasseur
Photos Inter/Captures d’écran

Vert, c’est sûr … « Ouvert », ce n’était pas gagné d’avance. Willy Schraen, le patron des fédérations de chasseurs a été reçu par Nicolas Hulot. Et plutôt bien reçu. « J’ai rencontré un ministre ouvert, prêt à évoquer tous les sujets sans tabou », a commenté le président de la FNC.

Les fortes appréhensions du dirigeant de la FNC (c’est le moins qu’on puisse dire) qui avaient suivi la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement  semblent donc en partie levées. Tant mieux, le dialogue – quand il est possible – est toujours préférable à l’affrontement.

Fidèle à ses principes et forte de son expérience, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche attendra les actes pour juger. Quelles seront les décisions à venir du ministre, notamment sur le scandale durable de la grive « communale » Drôme-Ardèche, le discriminant pigeon ramier de mars, les inquiétants projets de stérilisation et de piégeage du sanglier, le risque d’interdiction des appelants en cas – probable – de grippe aviaire ?

Amis chasseurs, ne rêvons pas. Entre interrogations et espoirs, restons réalistes.
Et vigilants.

 

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME A ELU SON NOUVEAU PRESIDENT : REMI GANDY
L’unanimité s’est faite sans difficulté autour de cet homme de consensus

 

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A droite : Rémi Gandy, nouveau patron des chasseurs drômois
Photos Inter/Captures/Site officiel FDC 26

C’est Rémi Gandy qui succède à Alain Hurtevent à la tête des chasseurs drômois après le décès de celui-ci.

Réputé homme de consensus et de dévouement, connu pour être une personnalité forte pratiquant volontiers le dialogue sans céder sur les convictions, l’ancien Directeur de « l’école de la nature », la MFR de Mondy (Bourg de Péage), depuis peu retraité, a accepté à 61 ans la lourde responsabilité de la présidence fédérale drômoise « pour rendre à la chasse une partie de ce qu’elle m’a donné », explique-t-il.

Nul doute que sa longue expérience d’Administrateur à la FDC 26, son implication dans les commissions, son affabilité comme son sens de l’intérêt général ont guidé dans leur choix ses collègues Administrateurs Fédéraux.

… Un choix qui satisfait tout le monde. Les premiers échos recueillis sur le terrain auprès des ACCA de la Drôme sont en effet à l’unisson pour faire pleinement confiance à Rémi Gandy et l’aider dans ses nouvelles fonctions.

Dès la nouvelle connue, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a félicité le nouveau Président drômois, chasseur assumé et généraliste qui pratique avec autant de plaisir aussi bien le pigeon ramier que la grive, la perdrix ou le gibier d’eau que le sanglier.

 

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Photo Inter/MAP

 

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Photo Inter/Capture/Site officiel Commune Châteauneuf-du-Rhône

. Répondant à l’invitation d’Elisabeth Ayrault, Présidente-directrice générale, Présidente du Directoire de CNR et de Christophe Dorée, Directeur Territorial, Christian Pialet, Administrateur National ANCGE Chargé des relations avec CNR, a participé le 28 septembre à Châteauneuf-du-Rhône aux Rencontres de la Direction Territoriale Rhône-Isère.

Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche s’était fait accompagner des Vice-Présidents spécialisés dont les fonctions les rapprochent du fleuve et de son affluent : Serge Roux (Chargé du mode de chasse gibier d’eau) et Noël Chautard (Chargé des homologations de huttes de chasse du DPF), tous deux responsables de la délégation ANCGE 26-07.

 

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Au cours de ces Rencontres Territoriales, Christian Pialet n’a pas manqué d’aller saluer chaleureusement les représentants des Fédérations Départementales des Chasseurs 26 et 07 présents dont Jacques Aurange. Il s’est entretenu avec les différents responsables de CNR, en particulier la PDG Elisabeth Ayrault qu’il a vivement remercié pour son soutien réaffirmé aux partenariats avec l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, le nouveau Directeur Territorial, Christophe Dorée, le Délégué Territorial Michel Ribert, le Chargé de mission Environnement, Sylvain Perry.

 

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Elisabeth Ayrault, PDG de CNR et Noël Chautard, Vice-Président de l’Interdépartementale Chargé des homologations de huttes de chasse sur le DPF
Photos Inter/JMS

Double champion du monde, L’Ardéchois Nicolas Peschier annonce qu’il arrête la compétition

 

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L’Ardéchois double champion du monde
Photo Inter/Nicolas Peschier

Membre du Comité d’Honneur du Trentenaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’ardéchois Nicolas Peschier vient de donner, à 33 ans, son dernier coup de pagaie en compétition.

Pendant 18 ans membre de l’équipe de France de slalom, « Nico » a brillé aux quatre coins du monde :

  • Jeux Olympiques d’Athènes
  • Double champion du monde par équipe (En C1 et C2)
  • Double champion d’Europe (individuel en C2, par équipe en C1)

Bravo, Champion ! Merci, Nicolas. Bonne continuation pour la suite à Vallon-Pont-d’Arc.

 

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« Les oiseaux aussi subissent de plein fouet les dérèglements de la planète pour lesquels plus grand monde ne nie aujourd’hui la responsabilité humaine.

L’un de mes deux garçons, Rémi, a aujourd’hui 27 ans. Depuis qu’il est né, parmi les espèces d’oiseaux communs les plus sensibles aux dégradations des écosystèmes, 1 oiseau sur 4 a déjà disparu. L’Observatoire National de la Biodiversité nous alerte sur une évolution « inquiétante » de l’état des espèces et sur une destruction des habitats naturels « qui se poursuit ».

Oui, ça se dégrade !

 

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Photo Inter/Wikimédia Commons/Bjorn Christian Torrissen

Au même moment, Bird Life International estime que l’état de conservation de « plus de 500 espèces d’oiseaux dans environ 50 pays européens » se dégrade.

43 % (contre 38 % il y a 10 ans) sont jugés « en état défavorable ».

Cependant, derrière le constat global se cachent de profondes disparités.

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Par exemple, si la linotte mélodieuse a décliné de 75 % en quatre décennies, « des espèces comme le pigeon ramier ou la corneille noire présentent des effectifs en nette hausse ces dix dernières années. Le pigeon ramier profite des changements globaux » constate le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. « Très opportunistes, ces oiseaux savent s’adapter aux activités humaines ».

Pour quelle raison beaucoup d’oiseaux sont-ils aujourd’hui sur le déclin en Europe, parfois au point d’être menacés de disparition en tant qu’espèces ? La chasse ? …

Non, la chasse n’y est pour rien

Les nostalgiques de l’antichasse triomphante vont être déçus : la chasse n’y est pour rien ou pas grand-chose.

 

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Photo Inter/Flickr/Eric Bégin

Pour peu que notre approche de la nature soit naturelle, c’est-à-dire débarrassée du parti-pris de l’écologie artificielle de salon, l’observation de terrain que nous pouvons tous faire a depuis longtemps apporté la réponse de l’évidence : pourquoi le pigeon ramier, espèce chassable et chassée se porterait-il aussi bien alors que le moineau et l’hirondelle, espèces protégées seraient en si forte régression ? …

La réponse scientifique conforte aujourd’hui le bon sens : le problème N° 1 des oiseaux qui disparaissent n’est pas la chasse. C’est la dégradation, la diminution, la disparition de leurs habitats naturels.

« Un déclin de l’abondance de ces populations d’oiseaux est le signe d’une diminution de l’état de santé des écosystèmes » affirme l’Observatoire. « Ce déclin est le reflet d’une perturbation des habitats, qualitative ou quantitative ».

Voilà des données scientifiques irréfutables qui trouvent toute leur signification lorsqu’on les superpose à d’autres :

Seulement 22 % des milieux naturels d’intérêt européen sont aujourd’hui évalués « en bon état de conservation ».

 

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Photos Inter/CC0 Creative Commons/Zdenet

En seulement vingt ans, de 1990 à 2010, pas moins de 50.000 hectares de prairies, pelouses et pâturages naturels ont disparu !

Le vrai combat à mener ensemble dans les années à venir

 

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Photo Inter/Wikimédia Commons/Ryan

Chasseurs, écologistes, environnementalistes, protectionnistes : la protection de la nature ne devrait plus nous diviser mais nous unir. Entretenir, protéger, développer les habitats de la faune sauvage : voilà le vrai combat à mener ensemble dans les années à venir.

Un combat commun à mener d’urgence au nom des générations futures …

Une conclusion que partagera, j’en suis sûr, mon ami l’écologiste – il se reconnaîtra ! -, cet ornithologue de terrain agréé par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris avec qui je bois le café depuis des années sur les bords du Rhône lorsqu’avec son équipe de jeunes stagiaires il tend ses filets tout près des huttes de chasse pour capturer, étudier, peser, baguer et relâcher les petits bruants en migration et autres passereaux de la roselière ».

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CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL LE 13 OCTOBRE

 

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Photos Inter/JMS

Président d’ACCA, membre de Bureau d’ACCA, le 13 octobre tu peux toi aussi participer à ce Conseil Interdépartemental en observateur invité pour te faire une idée … avant peut-être – Et pourquoi pas ?! – d’apporter bénévolement ton dynamisme, ta compétence, tes idées à l’équipe dirigeante 2018 de la chasse Drôme-Ardèche … Pour rendre à la chasse un peu de ce qu’elle t’a donné.

Nous contacter au préalable pour être invité le 13 octobre

 

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Le Conseil Interdépartemental 2017
Photo Inter JMS retouchée

 

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LOUP
José met le feu

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La Fontaine revisité

« (…) Là-dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès ».

« Le Loup et l’Agneau » – Jean de La Fontaine

 

Une action européenne concertée et … flamboyante

 

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Au loup, au feu !

L’idée est originale. Ce 15 septembre, du Vercors drômois aux monts de Savoie et d’Isère, du Val d’Aoste italien aux montagnes de Suisse et d’Allemagne, mille feux de protestation contre le loup sont allumés sur les sommets de plusieurs pays de l’Union Européenne. L’initiative est allemande, la concrétisation européenne. En France, l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales relaie l’opération en envoyant un signal fort à la Vallée. Parce que la vallée, c’est la ville. Là où on aime le loup. On l’aime parce qu’il n’y est pas. La nuit du 15 septembre, élus, éleveurs, bergers, chasseurs chantent ensemble une même chanson :

« Allumez le feu ! ».

 

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José Bové : « Arrêtons de mentir aux éleveurs ! »

 

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Un soutien de poids arrive à point nommé en la personne du député européen – écologiste – José Bové. Moustache gauloise et pipe mise à feu, le José national ne mâche pas ses mots vis-à-vis de l’Etat :

- « Arrêtons de mentir aux éleveurs ! Le principal garde-manger des loups, ce sont les troupeaux de brebis et il n’y a pas en France 300 ou 400 loups comme on nous le raconte mais plutôt 800 ou 1000 ».

Un éleveur du Vercors : « L’Etat nous ment sur le nombre de loups en France en général, ici en particulier »

 

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L’idée que l’Etat ne dit pas la vérité sur le nombre de loups présents en France est largement répandue chez les professionnels et les élus de la montagne. C’est le cas de cet éleveur du Vercors dont 20 % du troupeau de brebis vient d’être décimé :

– « Quand je vois dans quel état sont mes bêtes qui ont été dévorées, je suis sûr qu’il n’y avait pas qu’un loup, ni même deux mais au moins cinq. Sur le nombre de loups présents en France d’une façon générale et chez nous en particulier, l’Etat nous ment ».

Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche : « Quand l’Etat ment aux chasseurs de sanglier, l’Etat peut mentir aussi aux éleveurs de brebis »

 

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Après entretien avec le préfet de l’Ardèche, Christian Pialet avait été le premier à annoncer que l’Etat considérait la nouvelle maladie du sanglier comme un risque « durable »
Photo Inter/Dauphiné-Libéré/Emilie Coudrais

Les affirmations mettant en cause la parole de l’Etat n’étonnent guère le représentant de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, l’Ardéchois Christian Pialet qui ne craint pas d’affirmer :

« Quand l’Etat ment aux chasseurs de sanglier sur le nombre de territoires communaux réellement impactés en Ardèche depuis le début de la crise par l’énigmatique maladie de l’oedème, l’Etat peut tout aussi bien mentir aux éleveurs de brebis sur le nombre de loups qui déciment de plus en plus leurs troupeaux ».

 

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Intéressée (e) ?…

Alors, contactez avant le 13 octobre la

FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS

de votre département

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

AUTOMNALES 2016

PARCE QUE NOUS FAISONS CE QUE NOUS DISONS, CEUX QUI VOULAIENT TEMOIGNER EN MANIFESTANT ONT PU S’EXPRIMER LIBREMENT DANS LA SECURITE, LA LEGALITE, LA SERENITE. LES JEUNES ETAIENT LA, ILS SONT L’AVENIR DE LA CHASSE. AU MÊME MOMENT, NOS IDEES SONT ENFIN MISES EN PRATIQUE A LA REGION. QUE CELA PLAISE OU NON, NOTRE ACTION FAIT AVANCER LA CHASSE !

 

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La chasse en marche
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

80 tout rond.

 

« En dessous de 40-50, ce serait un échec. Entre 80 et 100, on commencerait vraiment à peser dans les décisions à prendre » avaient estimé les organisateurs. Selon le chiffre rigoureusement identique fourni par l’Interdépartementale Chasse 26-07, le service information de la préfecture, la presse quotidienne régionale, ils étaient 80 ; 80 à avoir été comptés méthodiquement, un par un, ce qui n’a pas été le cas lors d’une récente manifestation contre la chasse à Valence où ont été inclus d’office dans le nombre de manifestants les visiteurs de la fête de la gastronomie arrêtés sur les trottoirs pour les regarder défiler : 80, pas un de plus, pas un de moins, à manifester non pas contre mais « pour la chasse, pour la ruralité ». C’était il y a un mois dans les rues de Privas, le 10 septembre 2016, veille d’ouverture générale de la chasse.

A titre de comparaison, les deux dernières manifestations de l’été contre la loi travail n’ont pas fait mieux devant la préfecture de l’Ardèche pourtant à l’appel de plusieurs organisations syndicales nationales (« 65-70 manifestants » le 5 juillet, puis des syndicats préférant carrément renoncer au défilé prévu en ville le 15 septembre à cause d’une participation jugée insuffisante). Le 29 septembre, à l’appel de 9 organisations syndicales, les retraités étaient eux aussi dans la rue pour défendre leur pouvoir d’achat. Une soixantaine se sont rassemblés devant
la préfecture de l’Ardèche. Les agriculteurs avaient fait nettement moins bien le 2 août avec à peine une vingtaine de protestataires. Pourtant, il y a eu pire. Les professeurs de collèges et lycées de la Drôme, autrefois par centaines à investir les boulevards de Valence, n’étaient plus qu’« une vingtaine » à descendre dans la rue le 8 septembre (dixit Le Dauphiné) à l’appel d’un syndicat national. Cela se passait pourtant dans la ville préfecture de la Drôme.

Enfin, comparaison la plus parlante pour des chasseurs, le 24 septembre dernier, à l’appel d’un vaste collectif national « rassemblant 71 associations », les opposants Drôme-Ardèche à la chasse se sont rassemblés devant la préfecture de Valence après un défilé en ville aussi bariolé que bruyant, faisant sortir des cafés et restaurants les consommateurs venus en nombre fêter la gastronomie, cette tradition française se mariant si bien avec la chasse et ses gibiers cuisinés. « Entre 21 et 34 participants selon le moment et l’endroit de la manifestation », nous a signalé un observateur présent qui les a suivis en prenant des photos.

Au bout du compte, 80 manifestants à Privas, 80 réellement sans avoir besoin d’en rajouter pour gonfler artificiellement le résultat, ce n’est finalement pas si mal pour « les chasseurs qui ne se résignent pas », surtout en raison du contexte général si peu propice aux manifestations mais également au regard des moyens déployés contre eux.

 

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Le petit observateur drômardéchois

 

Dans les coulisses du théâtre

 

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. Organisation

 

« Fini le théâtre, place au sérieux ! ». On se souvient de ce dérapage malheureux de Jacques Aurange en fin de congrès pour faire taire les sifflets de la salle adressés par les ACCA non à lui mais à Ségolène Royal et pour annoncer solennellement la prise de parole du préfet … Lequel n’avait rien à dire aux chasseurs, aucune réponse n’ayant été apportée, ni ce jour-là, ni depuis, aux questions très précises qui lui ont été posées. Clin d’oeil amusé en prolongement du congrès fédéral sifflant d’Aubenas, c’est … le théâtre que les chasseurs manifestant avaient choisi comme point de ralliement. Banderoles déployées, gilets fluo, casquettes, sifflets, trompes et cornes (« pour se faire entendre d’un gouvernement de sourds »), eau fraîche à volonté dans la voiture d’organisation, toilettes du théâtre municipal obligeamment mises à disposition des manifestants, mugs « A la chasse, je suis nature ! » proposés au tarif solidaire ACCA (plus d’une centaine vendus), service d’ordre interne composé d’un responsable principal (un rural non chasseur), deux adjoints (un ardéchois, un drômois), douze membres (à égalité Ardèche, Drôme) en lien direct avec les services publics de sécurité police-gendarmerie, lecture de consignes strictes au mégaphone : « La manifestation était très organisée, rien n’avait été laissé au hasard » ainsi que l’écrira la journaliste envoyée par le Dauphiné pour couvrir l’évènement.

 

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. Terrorisme

 

« Ça peut arriver n’importe où, n’importe quand, n’importe comment », entend-on fréquemment. Le 10 septembre, inévitablement, c’était dans toutes les têtes. « Merci d’être là aujourd’hui, d’avoir eu le courage d’y être malgré le risque du terrorisme ». C’est par ces mots que les organisateurs ont accueilli les participants. Deux jours plutôt, la peur avait été lourdement réactivée et fortement médiatisée par la découverte du projet d’attentat des femmes djihadistes aux bombonnes de gaz. Une bonne soixantaine de manifestants annoncés qui s’étaient déclarés « sûrs et certains de venir » par l’intermédiaire de leurs Présidents d’ACCA ont renoncé au tout dernier moment (sans prévenir personne, merci pour les organisateurs !), invoquant après coup dans les discussions « un risque trop grand » qu’ils n’ont pas voulu prendre. Les chasseurs présents, des hommes seuls presqu’exclusivement, ne sont pas venus en famille non plus comme c’était massivement le cas dans le passé : aucun enfant, un seul ado, des femmes se comptant sur les doigts d’une main. Michel Onfray aurait-il raison lorsqu’il ne craint pas de provoquer chacun d’entre nous en affirmant depuis l’horrible attentat de Nice et le prêtre égorgé dans son église : « Maintenant, quiconque dit ne pas avoir peur est un menteur » ?

 

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. Silence

 

Avant le départ du cortège pour la préfecture, une minute de silence a été demandée par Christian Pialet à la mémoire de « deux grands défenseurs de la chasse ardéchoise » avec lesquels il avait personnellement oeuvré des années durant, appréciant leur parfait dévouement et leurs compétences : Pierre Lebrou, ancien Administrateur et Trésorier de la FDC 07 ; Michel Burine, Vice-Président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche et Président de l’ACCA de Beauchastel.

 

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. Comptage

 

Par souci de transparence et de qualité de l’information donnée, les organisateurs ont proposé un comptage conjoint des participants à la préfecture, suggestion qui a été intelligemment acceptée. Ainsi, le nombre officiel qui a pu être annoncé à l’unité près – « 80 manifestants » – a évité les habituelles polémiques aussi inutiles que parfois à la limite du ridicule.

 

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. Remerciements

 

Le théâtre étant resté ouvert toute la durée de la manifestation à la demande des organisateurs, les personnes présentes ont apprécié cet élément de confort mis à leur disposition. Des remerciements ont été adressés à la direction du théâtre ainsi qu’à la municipalité de Privas. Pour sécuriser au maximum le cortège et le rassemblement, plusieurs contacts et réunions de travail avait eu lieu en amont entre organisateurs du Rassemblement, préfecture, hôtel de ville, police municipale, police nationale, gendarmerie nationale. Le parcours proposé par les organisateurs, accepté sans aucune difficulté par la préfecture, avait été choisi prioritairement sur le critère d’une sécurisation maximum des participants. Sur le chemin du retour, les forces de l’ordre ont été applaudies par une partie des manifestants. Présence appréciée également, celle des élus présents : deux ou trois élus municipaux de gauche venus en tant que chasseurs, quelques élus de Debout la France chasseurs et non chasseurs, la Conseillère Régionale Auvergne-Rhône-Alpes du Front National. Ces nouveaux soutiens venant après l’engagement à nos côtés des élus PS du département de l’Ardèche et de l’exécutif Auvergne-Rhône-Alpes LR, la ministre et ses préfets doivent se sentir un peu seuls aujourd’hui s’ils veulent continuer leur guerre de tranchées contre les chasseurs Drôme-Ardèche.

 

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. Polémique

 

Alors que la décision de manifester avait été arrêtée par vote unanime des représentants des ACCA présents à Beauchastel le 26 février 2016 sous l’oeil approbateur des élus de la Région et du Département ainsi que du représentant du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche et tandis que le Rassemblement du 10 septembre avait été annoncé deux mois à l’avance, nos fédérations agréées et contrôlées par l’Etat ont attendu la toute dernière semaine pour ouvrir une polémique publique sur l’air du « Surtout, n’y allez pas ! ». En donnant le plus large écho à leur polémique, la conséquence recherchée était – mais sans oser le dire – de semer le trouble pour diviser au maximum les chasseurs et les affaiblir le plus possible. Cela, au moment précis où la ministre de l’Ecologie et son préfet de l’Ardèche, empêtrés comme jamais dans les dossier sanglier, pigeon, grive, ruralité cherchaient le moyen d’éteindre l’incendie que le gouvernement a lui-même allumé puis entretenu par pure idéologie, loin de toute approche scientifique, technique et juridique sérieuses.

 

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. Reportages

 

A Privas, ceux qui y étaient ont vu le reporter photographe du Rassemblement : Léo Lespets, jeune photographe professionnel de Loriol, diplômé d’Etat (formation Claude Fougeirol, Meilleur Ouvrier de France, Prix Européen). Ils ont vu la représentante de la presse écrite : une jeune journaliste du Dauphiné qui ne nous a pas lâché d’une semelle du début à la fin. Ainsi, rien ne lui a échappé. Avec précision et exactitude, elle a rendu compte fidèlement de la réalité. Plusieurs articles sur le Rassemblement, sa préparation, sa contestation, son déroulement, ses prolongements ont fourni aux lecteurs du quotidien régional une information complète et honnête. A l’inverse, personne n’a vu ceux qui en ont parlé le lendemain … sans y être la veille. Ainsi, cette radio « indépendante » qui a cru pouvoir annoncer après coup « une cinquantaine » de manifestants. A vouloir faire simple, 80, c’est plus près de la « centaine » et c’est toujours plus professionnel d’y être quand on veut en informer les autres. Personne n’a vu non plus ces professionnels annoncés qui se sont subitement décommandés. Pour venir à Privas le 10 septembre, radios et TV publiques se sont perdues dans la nature. Par exemple, la rédactrice en chef d’une radio Drôme-Ardèche de service public avait appelé elle-même les organisateurs pour les informer que ce serait « de façon certaine, soit une interview pour annoncer le Rassemblement, soit de la prise de son sur place ». Ce fut … Ni l’un ni l’autre. De même, nous avons connu la TV régionale publique plus disponible chaque fois que des chasseurs manifestaient. Une consigne de « service public », sinon de « salut public » aurait-elle été donnée d’en haut pour que radios et TV publiques se taisent ?

 

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. Motion

 

Elle a été lue devant la préfecture mais pas devant le préfet. Adoptée à l’unanimité par vote à main levée, il était prévu que la motion des manifestants soit remise au représentant du gouvernement. Celui-ci ne s’est pas montré. « Les portes du dialogue constructif », rideau de fer baissé, sont restées obstinément fermées. Le bruit a couru que « la demande d’audience n’aurait pas été formalisée ». Nous sommes en mesure d’affirmer catégoriquement le contraire : le 22 août, les organisateurs ont informé explicitement les services du préfet que la motion, si elle était adoptée, serait remise au représentant de l’Etat lui-même au nom des manifestants. A la question qui nous a alors été posée le 22 août : « Et si le préfet vous fait recevoir par quelqu’un d’autre ? », notre réponse a été claire : « La motion sera remise au préfet en mains propres et à personne d’autre ». Pourquoi chercher à biaiser la vérité ? Il reste que le préfet de l’Ardèche n’ignore rien de ce que les manifestants réclament à ce gouvernement depuis quatre ans avec le soutien de l’Interdépartementale, de l’ANCGE, d’ACCA des deux départements, de ruraux non chasseurs, d’élus PS, LR, DLF, FN, SE.

 

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. Pare-brise

 

Perplexité des responsables en découvrant la double rangée de voitures étonnamment garées dans la rue Pierre Filliat jusque devant les portes de la préfecture un jour de manifestation déclarée, en période d’état d’urgence, Vigipirate à son maximum. Dans une manif aujourd’hui, un pare-brise de voiture cassé c’est si vite arrivé, n’est-ce pas, si vite photographié aussi sous le drapeau tricolore flottant au vent (parmi les membres des services d’information de l’Etat, l’un d’entre eux était en mission photographique), si vite exploité ensuite avec les conséquences qu’on imagine pour l’image de la chasse, pour la responsabilité des organisateurs. Avec d’autres que nous, moins bien intentionnés ou moins bien organisés, ça aurait pu arriver en effet, surtout que l’ordre public devient un équilibre fragile pour peu que l’on pousse insidieusement des manifestants à l’exaspération, ce qui aurait pu être le cas quand un gouvernement les maintient à distance derrière des grilles fermées, fermées au nom du « dialogue constructif » après les avoir déjà provoqué pendant plusieurs années à coups de mesures ressenties comme discriminatoires, arbitraires, incohérentes, injustes. L’organisation et l’encadrement de la manifestation jugés irréprochables (ainsi que la presse l’a soulignée) ont néanmoins permis d’éviter tout incident, tout débordement qui aurait bien-sûr été fatal à la suite du mouvement. Au grand soulagement des organisateurs ! De Monsieur le Préfet et Madame la Ministre aussi, on suppose ?

 

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. Pourquoi ?

 

Une question courrait les rangs des manifestants : pourquoi cette obstination, ces moyens déployés pour essayer de décourager la seule association indépendante qui défend encore librement la chasse au niveau de l’Ardèche et de la Drôme ? Pourquoi en 2016 (ce n’était jamais arrivé avant) le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche a-t-il été trois fois bloqué de l’extérieur et une fois relancé à l’envers ? Pourquoi en 2016 (jamais arrivé avant non plus) ce double piratage du compte en ligne de l’Interdépartementale avec plainte classée sans suite par le Procureur de la République ? Pourquoi cette polémique publique lancée par un communiqué politique, très orienté et visiblement « inspiré », signé par nos Présidents de fédérations à la veille du 10 septembre ? Pourquoi cette censure assumée par le site officiel d’une fédération de chasse (censée représenter et défendre les chasseurs avec l’argent des chasseurs) d’une affiche plutôt sympa, neutre, sans agressivité aucune, appelant simplement à se rassembler « pour la chasse, pour la ruralité » ? Pourquoi ce vilain chantage exercé sur ceux qui voulaient manifester, ces tentatives de débauchage par appels téléphoniques, ces petites provocations en direction des organisateurs, cette désinformation auprès des chasseurs (« pas d’arguments scientifiques, ni techniques »), autant de faits que l’on peut prouver s’il le faut ? Pourquoi donc cet acharnement à vouloir empêcher l’exercice pourtant parfaitement légal et légitime en démocratie de la liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté d’association, liberté de manifestation ? Pourquoi et surtout : à la demande pressante de qui ? A Paris et Privas, les politiciens responsables de la situation désastreuse faite à la chasse et à la ruralité ont voulu faire taire ceux qui sont encore libres en utilisant contre eux ceux qui ne le sont plus. C’est l’effet inverse qui va se produire.

 

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. Présence

 

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche ne fait pas de politique. Elle défend la chasse avec les chasseurs qui n’acceptent pas les doigts sur la couture du pantalon de subir la politique antichasse d’un gouvernement quel qu’il soit. Ainsi que les organisateurs s’y étaient engagés afin de respecter le choix des ACCA représentées, aucun parti politique n’a défilé à nos côtés, les seules banderoles autorisées du cortège étant « la chasse et la ruralité ». L’unique prise de parole du Rassemblement a été la lecture devant la préfecture de la motion approuvée par les manifestants. Si quelques élus étaient présents dans le cortège, c’est parce que les ACCA manifestantes avaient souhaité que les élus soient invités. Ils l’ont tous été effectivement, sans exception. Les élus présents ont été remerciés pour leur soutien comme nous l’avions fait à Beauchastel avec les représentants du département de l’Ardèche (PS) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (LR). C’est en tant qu’élue de la République que Céline Porquet était là. Evidemment, la présence de la Conseillère Régionale n’est pas passée inaperçue, d’autant plus que la Secrétaire Départementale pour l’Ardèche du Front National ne se montre que rarement dans les manifestations.

 

Les jeunes ne se sont pas dégonflés !

 

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La moitié des manifestants étaient des jeunes
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

. Ce fut la belle surprise de ce Rassemblement : la moitié des manifestants étaient des jeunes. A l’avenir, ceux-là seront certainement moins dociles, moins faciles à manoeuvrer que leurs aînés : pas du genre à se laisser intimider ni endormir. Il faudra apprendre à repenser la chasse avec eux.

L’Interdépartementale fait et fera à ces jeunes toute la place qu’ils méritent. Que tous ceux qui étaient à Privas et veulent continuer à se faire entendre reprennent contact avec nous dès que possible !

Entre jeunes, dans le langage très direct qui est le leur, ils ont dit pourquoi ils y étaient (libres propos entendus par des responsables et librement reproduits ici, la censure n’ayant pas cours chez nous et personne n’étant en mesure de nous l’imposer) :

- « Moi, c’est la première fois que je manifeste » … « Trop bien cette manif, depuis le temps qu’on l’attendait ! » … « Il est où ce préfet ? » … « Super, une fédération de chasse qui bave sur ses chasseurs ! » … « La prochaine, on va la faire là-haut (NDLR : à l’Escrinet), c’est nous qui avons payé le panoramique du bazar fédéral avec vue au chaud en mars sur les vols de pigeons qu’à cause d’eux on ne peut plus tirer ! » … « Leur politique, les embrouilles sur le sanglier, les trucs pas clairs sur la grive, le pigeon, on s’en fout, nous on veut juste pouvoir chasser et on ira sans leur permission ! » … « Ces fédés qui nous font mal, c’est quand même avec l’argent qu’on leur donne qu’elles peuvent tourner, on les paye cher pour aider les chasseurs, pas pour nous enfoncer ! » … « Tirer contre son camp comme ils l’ont fait, ça personne ne l’oubliera. ».

Quand les manifestants ont tourné le dos à la préfecture sans avoir été reçus, un groupe de jeunes en colère a commencé à scander un slogan – manière stade de foot – pour interpeller le représentant du gouvernement en termes assez peu diplomatiques. Il a fallu toute l’autorité du Président Pialet pour les stopper net.

Mais ceux qu’on a voulu humilier une nouvelle fois en refusant de les recevoir (Christian Pialet avait prévu de se faire accompagner chez le préfet par deux jeunes manifestants) pourraient ne pas en rester là. Il se pourrait aussi qu’ils soient bientôt rejoints par d’autres de la même génération, cette génération qui n’acceptera pas tout et n’importe quoi sans rien dire.

Avis à tous ceux qui ont beaucoup promis et jusqu’à présent si souvent déçu ! S’il est encore temps pour eux, ils vont vite devoir changer leur fusil d’épaule.

 

 

AVEC L’INTERDEPARTEMENTALE, LES CHASSEURS SONT PEUT-ÊTRE EN TRAIN DE GAGNER LA BATAILLE DES IDEES

 

Ce qui hier paraissait encore impossible devient réalité aujourd’hui : comme à la Région où les 120 000 chasseurs de nos 12 départements sont désormais entendus

 

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Nos idées enfin mises en pratique à la Région
Photos Inter/JMS/Capture d’écran/Région Auvergne-Rhône-Alpes

Lyon, 22 septembre 2016.

 

 

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Un travail d’information en profondeur qui commence à porter ses fruits
Photos Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

En 2015, pendant la campagne pour les élections régionales, c’est nous, à l’Interdépartementale, qui avons contacté directement le Président Jean-Jack Queyranne (PS), lequel nous a reçu aussitôt et le candidat Laurent Wauquiez (LR) qui nous a promis de nous faire recevoir s’il était élu. Un article de notre site, particulièrement lu et commenté, a fait le tour de la Région Auvergne-Rhône-Alpes quelques jours avant les élections : plus de 120 000 chasseurs (auxquels il faut ajouter leurs familles et amis) ont pu voter en toute connaissance de cause. 111 000 voix ont manqué à Jean-Jack Queyranne pour sa réélection. Son successeur, Laurent Wauquiez sait que l’électorat chasseur a pesé dans ce scrutin et qu’il pèsera encore dans les scrutins à venir. Pour le moment, il ne l’a pas oublié ; le Président Wauquiez fait avec les ruraux et les chasseurs ce qu’il a dit qu’il ferait.

Dès la mise en place de la nouvelle majorité régionale issue des urnes, Christian Pialet, le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a été reçu à Lyon comme promis par Laurent Wauquiez en compagnie du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange. C’est le Vice-Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la chasse, le Député (LR) Philippe Meunier qui a présidé la réunion de travail à l’Hôtel de Région. Y assistaient également plusieurs élus ardéchois dont Olivier Amrane, Conseiller Régional Délégué à la ruralité, Bernard Brottes, Maire de La Voulte.

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Depuis l’Assemblée Générale 2016, quel chemin parcouru !
Photo Inter/JMS

 

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Photo Inter/JMS

 

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Succès populaire pour cette 7ième édition du Rhôdanien
Photos Inter/Alain Pialet

 

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Excellent accueil, celui qui fut réservé aux huit équipes de l’Inter qui ont parcouru les marchés. N’étant pas prisonniers d’un bureau de fonction et donc pas coupés des réalités, les dirigeants de l’Interdépartementale sont partis sur le terrain à la rencontre des non chasseurs. But ? Engager le dialogue avec les gens sur la base de la ruralité. Quoi de mieux que nos marchés de l’Ardèche et de la Drôme pour y rencontrer tout le monde dans les senteurs des produits du terroir ? Cette initiative originale (une idée gratuite pour les fédérations sans passer par les coûteuses agences de communication ?) a été menée avec succès sur les marchés de La Voulte, Beauchastel, Charmes, Vernoux, Aubenas, Privas, Livron, Montélimar. Elle s’est prolongée par une opération similaire lors de la journée chasse Décathlon à Valence. Dans le cadre de notre partenariat avec l’enseigne, ce sont 7 drômoises et drômois de l’équipe de l’Inter qui ont tenu un stand d’information toute la journée après avoir installé en extérieur une mini-mare aux appelants (vivants) pour le régal des petits et des grands. Au total, en plus du dialogue direct avec la population, ce sont 2 500 tracts qui ont été distribués avant le Rassemblement du 10 septembre afin de mieux sensibiliser les ruraux non chasseurs à notre loisir, la chasse, car il s’inscrit dans le cadre plus large de la ruralité.

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En partenariat avec Décathlon Valence
Photos Inter/JC

 

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La veille de l’ouverture générale de la chasse
Photos Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

 

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76 000 €, C’EST CE QUE COÛTE EN REALITE LA PROTECTION DE CHAQUE LOUP VIVANT EN FRANCE EN UNE SEULE ANNEE : CINQ FOIS PLUS CHER QUE LA RETRAITE D’UN OUVRIER !

 

  • Le délire écologiste urbain nous coûte cher. Très cher. Mais ce n’est pas aux écolos que l’Etat présente la facture. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche lève le voile sur ce que l’on a caché jusqu’à présent …

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Un loup en activité reçoit cinq fois plus pour vivre qu’un ouvrier à la retraite

En 2015 (il y a des statistiques qui mettent du temps à sortir), la facture loup a encore – et inévitablement – augmenté. Selon le ministère de l’Agriculture, le loup aura coûté 19 millions d’euros « à l’Etat » en aides et indemnisations. Pour « 250 animaux vivant en France » (d’après le ministère de l’Ecologie), la protection de chaque loup coûte donc par an … 76 000 €, évidemment pas à l’Etat qui n’a plus d’argent mais en réalité au contribuable mis à toutes les sauces, y compris la sauce au poivre vert. Un seul loup vivant dix ans dans la nature coûte à la collectivité 760 000 €, excusez du peu. Un petit calcul rapide que nous avons fait permet cette comparaison soigneusement passée sous silence par les politiques car elle en dit long sur notre échelle de valeurs actuelle, sur les choix prioritaires que nos élus et gouvernants font dans notre dos :

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C’est simplement scandaleux mais cela, personne ne vous l’avait dit !

Autre aspect passé sous silence par ceux qui craignent de déplaire – toujours le « politiquement correct » ! – : pour ce qui est des dégâts occasionnés par le sanglier (animal sauvage, donc propriété de personne), c’est nous les méchants chasseurs qui payons seuls l’addition en indemnisant 100 % des dégâts du grand gibier (sangliers, cerfs, chevreuils) aux agriculteurs et sylviculteurs concernés.

Grâce aux seuls chasseurs, la facture sanglier, c’est par conséquent 0 % à la charge du contribuable.

Tandis que les gentils écolos pro-loups, généreux en bonnes paroles et en bons sentiments, indemnisent … 0 % des dégâts du loup aux éleveurs et bergers sinistrés.

Grâce aux seuls écolos, bien aidés en cela par un gouvernement et des élus qui arbitrent financièrement en leur faveur, la facture loup, c’est donc 100 % à la charge du contribuable !



Enorme, tout ça, non ?! … Et pourtant, mis à part nous, qui vous l’avait dit ?

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- Willy Schraen, nouveau Président des fédérations de chasseurs (FNC) -
Photo Inter/Capture d’écran/FNC

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

BREVES AUTOMNALES 2015

GRIVE « CANTONALE » : LE PRESIDENT DE LA REGION RHÔNE-ALPES INTERPELLE SEGOLENE ROYAL … ÇA COMMENCE A BOUGER !

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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Promesse faite, promesse tenue …

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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Une intervention qui sera décisive … ou pas ?

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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VOUS AVEZ DES CHASSEURS DE GRIVE DANS VOTRE ACCA ? IL EST ENCORE TEMPS DE NOUS REJOINDRE : POUR PESER ENSEMBLE SUR LA DECISION

 

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L’union fait la force : rejoignez-nous !
Photomontage/Inter

ASPAS : L’ETE MEURTRIER

 

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  • Vous vous demandez ce que devient l’ASPAS ? Les adhérents de cette association se le demandent aussi.

Depuis des mois maintenant, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages traverse la plus grave crise interne de son histoire … Et ne semble pas prête d’en sortir (Cf. articles du site, rubrique ANTICHASSE).

Après la démission de l’ancien Président Pierre Athanaze, les révocations de Roger Mathieu, membre du Bureau et de Françoise Savasta, Administratrice, c’est au tour d’une autre Administratrice de l’ASPAS, Geneviève Delvoye, d’avoir donné sa démission.

Premier visé par les « dissidents », le Vice-Président de l’ASPAS, Marc Giraud, réfute en bloc les accusations de Roger Mathieu et Françoise Savasta. Il s’insurge contre « l’attaque virulente et violente » dont ils se seraient rendus coupables à l’encontre du Conseil d’Administration.

Les accusant d’avoir « dénigré » des salariés en poste à l’ASPAS, Marc Giraud estime que « leurs agissements nuisent publiquement à la réputation de l’association ». Il en appelle aux adhérents en souhaitant un retour « au respect, à l’écoute, au dialogue ».

Visiblement, Marc Giraud n’aura pas été entendu. Dans une lettre adressée le 13 juillet 2015 au Vice-Président de l’ASPAS, Geneviève Delvoye, Administratrice démissionnaire à son tour, se plaint amèrement de l’absence d’écoute de l’équipe dirigeante et tout particulièrement du ton « inquisiteur et accusateur » de Marc Giraud.

De son côté, Roger Mathieu, l’un des principaux dirigeants évincés, s’insurge contre ce qu’il n’hésite plus à appeler « le délire paranoïaque » des dirigeants actuels de l’association ! …

Roger Mathieu leur reproche de « harceler par des salves d’injonctions tel ou tel militant soupçonné de « subversion » et sommé de s’expliquer devant ce qui ressemble à de véritable petits tribunaux d’exception ».

Le robespierrisme et la Terreur seraient-il en train de devenir le fil rouge de la verte association ?

Toujours est-il que, dénonçant à son tour des « procédés violents », Geneviève Delvoye, la naturaliste qui peut au moins se prévaloir d’une longue expérience de terrain dans le domaine des associations de protection de la nature (ASPAS, LPO, etc.) témoigne :

« En 40 ans de militantisme dans diverses associations et de participations passées et actuelles à divers Conseils d’Administration, je n’ai jamais connu pareille situation ».

NOS GIBIERS LES PLUS CHASSES EN FRANCE

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  • De l’étude BIPE (entreprise agréée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) réalisée en 2015 à l’initiative de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), il ressort le classement ci-dessous pour les gibiers prélevés par la chasse dans notre pays

Petit gibier sédentaire

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Grand gibier

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Gibier migrateur terrestre

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Gibier d’eau

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Grand gibier de montagne

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Photos Inter/Site internet
Adrien Vermare/Florian Lalièvre/CP

MIGRATEURS ET SATELLITES … CORBEAUX ET LOUP … REGIONALES ET FEDERATIONS … FAISANS ET DEMUNIS … FEMMES ET CHASSE …

LES INFORMATIONS DE L’EXTRÊME

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. Techniciens cynégétiques des fédérations de chasse et ornithologues agréés du Muséum (le Président de l’Interdépartementale a récemment partagé un café matinal sur les bords du Rhône avec l’un d’entre eux, rencontré en plein travail de bagage de bruants des roseaux) ont en commun une pratique véritablement scientifique de l’écologie. Ça nous change un peu des autres …

Baguer les oiseaux pour mieux les connaitre, c’est la méthode classique et peu coûteuse qui a fait ses preuves. Les équiper de balises électroniques, ça coûte cher (L’ANCGE en sait quelque chose pour participer à un programme scientifique de suivi de la migration des oies… Du moins, celles qui ne finissent pas gazées aux Pays-Bas grâce aux fonds européens). Oui ! C’est cher mais cela permet de les suivre par satellite tout au long de leur périple migratoire. Ce travail donne d’étonnants résultats que Le Chasseur Français a eu la bonne idée de condenser.

On apprend ainsi qu’un petit passereau, le pouillot fitis, se tape près de 10 000 Km d’un voyage le conduisant de chez Poutine jusque chez les Springboks, Europe de l’Est-Afrique du Sud, billet aller-retour ; que le martinet, visiteur estival familier de nos villages ardéchois et drômois (souvent confondu avec l’hirondelle), programmé et profilé pour voler sans cesse une fois son nid quitté, peut tenir en vol quatre ans sans jamais se poser, ni se re-poser, ni, par conséquent se … reposer ; qu’une sterne arctique (l’hirondelle de mer) peut couvrir en battements d’ailes pour seul carburant, au cours de sa frêle mais assez longue existence, jusqu’à 10 fois … la distance Terre-Lune ! Devant pareils exploits de la nature, on se sent tout petit, humble, modeste, émerveillé.

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. Drôles d’oiseaux. Il a tout de même de drôles de défenseurs, le loup, dans la Drôme. Voilà des semaines que des chasseurs du Haut-Diois ayant accepté une formation de tir du loup dans le cadre d’une mission bénévole de service public commanditée par l’Etat sont la proie d’un étrange « corbeau » ou plus vraisemblablement de plusieurs. Insultes par téléphone, menaces diverses, cartes postales postées de … Belgique (siège des institutions européennes), avec odieux chantage aux relations extraconjugales habilement dévoilées aux conjointes mais bien-sûr inventées de toutes pièces … Drôles d’oiseaux pour agir ainsi !

Le Président de la fédération des chasseurs drômois a sa petite idée sur l’origine de ces provocations de bas étage. Alain Hurtevent désigne sans hésiter « les écologistes radicaux », l’ancien commandant de gendarmerie de la Drôme se demandant tout haut « comment tout ça va finir ».

Nous attendons avec curiosité de voir si les associations pro-loups désavouent publiquement et sans ambiguïté des procédés qui ne grandissent ni leurs auteurs, ni la cause que ceux-ci prétendent défendre.

En toute logique aussi, les dépôts de plainte devraient maintenant tomber en rafale : la fédération de chasse 26 en tête mais également les ACCA concernées et bien-sûr tous les chasseurs visés en tant qu’auxiliaires de la puissance publique, sans oublier le Préfet de la Drôme puisque c’est son arrêté autorisant le tir de prélèvement d’un loup qui semble avoir déclenché ce tumulte.

Que la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, saisisse elle-même les tribunaux aux côtés du Préfet aurait de l’allure, sinon de la « bravitude ». De la part de l’Etat, ce serait, au-delà des mots souvent dits pour plaire, un acte. Un acte cohérent pleinement assumé car, sans arrêté ministériel autorisant sous conditions le tir du loup en France par des chasseurs, le Préfet de la Drôme n’aurait pas pu agir ainsi …

Espérons que les suites judiciaires, si suite il y a, seront cette fois à la hauteur, c’est-à-dire, plus dissuasives dans cette affaire du loup drômois et de son escorte de noirs volatiles qu’elles ne l’ont été, côté Ardèche, dans une autre affaire, tout autant bordée de sombre puisque s’agissant de bêtes noires ; celle de l’empoisonnement volontaire des sangliers à la bromadiolone : une action criminelle contre la faune sauvage, absolument démontrée et prouvée mais pourtant restée à ce jour totalement impunie.

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. Taclé ! « Je tiens à affirmer haut et fort que je ne suis pas de gauche ! ». Par cette proclamation politique intempestive que personne ne lui demandait, le Président des fédérations de chasseurs Rhône-Alpes (également Président de la fédé de la Loire), Gérard Aubret, sème le trouble parmi les chasseurs. Il enfonce le clou :

« J’ai fait le choix de m’inviter dans la campagne électorale pour les régionales ».

Cette initiative personnelle de M. Aubret serait en fait une offre de service à Laurent Wauquiez qui conduit la liste des Républicains pour la région Rhône-Alpes-Auvergne, liste opposée au Président sortant PS, Jean-Jack Queyranne … Lequel Wauquiez ne serait pas chaud du tout pour partir avec Aubret. Dans l’entourage du candidat de la droite républicaine, il se dit en effet que M. Aubret n’aurait pas la carrure. Une partie de l’état-major de Laurent Wauquiez estimerait par ailleurs risqué de prendre sur la liste un chasseur en position éligible. Pour ne pas trop déplaire aux écologistes. Dépité, Gérard Aubret aurait alors menacé, selon la presse cynégétique nationale, de monter sa propre liste régionale « chasseurs ». Dans quel but et surtout avec quels moyens ?

Au-delà des petits calculs politiciens qui n’intéressent personne et des ambitions personnelles de M. Aubret qui ne concernent que lui-même, une question se pose : l’entrée en politique d’un responsable régional de fédération est-elle compatible avec ses fonctions actuelles de responsable cynégétique ? Non ! Répondent les plus nombreux. Ceux-là pensent que s’il veut faire carrière politique dans un parti, ce qui est son droit, M. Aubret doit d’abord démissionner de ses fonctions fédérales car à ce titre, et jusqu’à hier encore, il représentait tous les chasseurs de sa fédération et pas seulement ceux qui partagent sa sensibilité politique.

C’est le point de vue exprimé, notamment, par la Rédaction de la revue nationale Plaisirs de la chasse qui pointe les difficultés de stratégie de la FNC, (« pas assez pensée »), s’inquiète de ses conséquences déjà visibles et tacle sévèrement, sans toutefois le nommer, M. Aubret :

« Que des élus fédéraux agissent auprès des politiques de tous bords pour « placer » des chasseurs sur des listes régionales de décembre prochain s’inscrit dans une stratégie d’influence bien légitime pour des représentants d’intérêts catégoriels. Que des présidents de fédérations départementales de chasseurs figurent sur ces listes, de la majorité ou de l’opposition, pose un problème de morale publique : ils détournent leur mandat cynégétique à des fins politiques » …

Cette analyse est partagée depuis toujours par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui redoute la confusion des genres et craint plus que tout que l’engagement politique partisan d’un Président de fédération de chasseurs soit source de divisions entre chasseurs de sensibilités politiques différentes et par conséquent d’affaiblissement collectif.

Ce risque d’une politisation des fédérations était souligné par le Président de l’Interdépartementale dans une interview donnée le 18 décembre 2014, propos prémonitoires qui prennent aujourd’hui tout leur sens :

  • « En 2015, nous n’aurons sûrement pas besoin, nous les chasseurs, de la politique comme motif supplémentaire de divisions et de difficultés. Laissons donc la politique là où elle est ! ».

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. Inter-Solidarité. Pour la troisième année consécutive, les chasseurs offrent du gibier aux banques alimentaires. 12 villes en bénéficient. 5000 faisans offerts par les professionnels de l’Inter-Prochasse seront ainsi dégustés à Noël par les plus démunis.

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. Podium. Et un, et deux, et trois ! Des 28 Etats membres de l’Union Européenne, la France a au moins une première place : celle du nombre de chasseurs avec environ un million de pratiquants. Notre pays occupe toujours la première marche du podium. Suivie par l’Espagne et l’Italie.

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. Tendance. « La femme est l’avenir de l’homme », chantait, depuis les bruyères d’Ardèche, notre Jean Ferrat national. Et si la femme était en train de devenir également l’avenir de la chasse ? Seuls les gros machos (les maigres aussi, d’ailleurs) pourront hausser les épaules, sûrement pas les féministes d’hier et d’aujourd’hui, qui voient toujours un progrès de la société partout où une femme exerce une fonction traditionnellement masculine !

En tous cas, elles sont là, de plus en plus nombreuses, à porter le fusil ou la carabine, à mener les chiens ou poser les appelants. Une enquête nationale vient de cerner le profil de la nouvelle Diane : les femmes qui découvrent la chasse sont des amoureuses de la nature, de vraies passionnées, généralement trentenaires, habitant souvent la ville, bien accueillies et respectées par leurs collègues hommes.

Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche compte 4 femmes sur 22 membres : Chantal, qui chasse le sanglier et mène les chiens ; Yolaine, qui a chassé le gibier d’eau à la hutte avec appelants, Janine, qui peut cuisiner n’importe quel gibier ; Marie-Agnès, qui apporte à l’équipe l’éclairage des Sciences de la Vie et de la Terre.

Grâce à vous, Mesdames, la chasse devient tendance …

La chasse au féminin : une petite révolution tranquille qui fait son chemin.

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- Jean-Jack Queyranne, le Président de la Région Rhône-Alpes,
qui vient de saisir la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, du dossier grive
après sa rencontre avec Christian Pialet -
La grive « cantonale » : un dossier de plus en plus embarrassant
pour les élus PS Rhône-Alpes à la veille des élections régionales
Photo Inter/JMS

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Prochain article :

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Brèves automnales (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE

BRÊVES ESTIVALES 2015 (3)

EN ATTENDANT L’OUVERTURE DE LA CHASSE, LE RHÔNE ETAIT EN FÊTE LE 15 AOÛT : CHASSEURS, PETANQUEURS, AMATEURS DE JET SKI ONT ANIME LA VALLEE ILLUMINEE D’UN FEU D’ARTIFICE

 

Vent de colère au pays du pigeon. Le chasseur, autant que la « bête noire » qu’il traque, a parfois le poil qui se hérisse, surtout si l’on vient chatouiller ses moustaches. Les promoteurs éoliens d’Aquitaine (seule région de France pour le moment encore sans parc éolien) ont pu s’en rendre compte. La table ronde qu’ils avaient organisée en Dordogne était un peu petite pour y loger le millier de chasseurs de palombes venus crier d’une même voix leur opposition catégorique à l’éolien industriel. Ces passionnés d’ « oiseau bleu » s’étaient déplacés comme un seul homme à l’appel du président de leur fédération. Comme quoi, les énergies vertes font parfois voir rouge.

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Le petit observateur drômardéchois

 

15 AOÛT, LE RHÔNE EN FÊTE POUR TOUS ! …

 

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Les Printemps du Rhône : une création de l’Inter Chasse 26-07
Photos d’archives Inter JMS/CR/AP/RP

  • Le Rhône, trait d’union. En initiant et organisant voici quelques années les Printemps du Rhône, manifestation populaire de l’avis général réussie, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait gagné son pari : réunir, trois années de suite, les acteurs et usagers du Rhône (CNR, association des riverains, fédération de pêche, chasseurs à l’arc ou à la hutte avec appelants, piégeurs agréés, promeneurs à pied ou en vélo, éducateurs et professeurs, artistes, etc.).

Le but ? Faire partager concrètement, par un public toujours plus nombreux, souvent très jeune et généralement émerveillé, cette idée simple mais forte que le Rhône, patrimoine naturel des habitants de la Vallée qui porte son nom, mérite d’être connu, entretenu, respecté, valorisé.

450 participants, 75 responsables et bénévoles engagés dans une démarche éco-citoyenne, plusieurs camions de détritus (!) ramassés le matin sur berges, 15 stands, une animation musicale avec orchestre en après-midi, etc. « Le Rhône, formidable trait d’union entre les Hommes des deux rives » comme ne manque jamais une occasion de le rappeler l’Ardéchois Christian Pialet, à l’origine de ces journées.

Cultivant l’interdépartementalité depuis ses origines, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a su bâtir un pont de plus entre Ardèche et Drôme : celui de la convivialité des personnes dans une découverte partagée du « fleuve roi », de ses riverains accueillants mais à fort caractère, de l’ancrage du fleuve dans la diversité de ses traditions, de son ouverture à une modernité acceptée du moment qu’elle n’est pas imposée.

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Les Printemps du Rhône : un évènement fédérateur et formateur autour du Rhône, de ses riverains, usagers, exploitants institutionnels, élus de la Vallée ; un évènement Nature convivial et pédagogique qui ne coûtait pas un centime d’euro à la collectivité !

Franchement, qui pouvait s’en plaindre ? … Et pourtant !

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Si les organisateurs des Printemps du Rhône ont malheureusement dû renoncer sous la contrainte pesante des textes et la menace bien réelle de sanctions financières et pénales pour cause de « bruit » et de « piétinement », (incidences d’une manifestation sur un site Natura 2000 en proximité immédiate d’une ZPS, circulaire du ministère de l’écologie du 15/04/2010), ils ont néanmoins tenu à préserver « à minima » le concours de pétanque Drôme-Ardèche qui était l’une des activités inscrites à l’édition 2010 (la dernière) du Printemps du Rhône.

Ainsi, depuis, en continuité et rappel des jolis Printemps du Rhône, c’est désormais chaque année que boulistes et spectateurs, chasseurs et non chasseurs se retrouvent à Beauchastel, toujours nombreux, dans une ambiance véritablement conviviale et un cadre approprié, celui du Rhôdanien.

S’y croisent au printemps ou au coeur de l’été, dans le meilleur esprit, joueurs locaux, amateurs de concours primés et titulaires de licence, touristes de passage et gens du village, footballeurs et rugbymen régionaux en mode décompression avant reprise d’un sport plus rugueux, responsables de chasse en attente d’ouverture et non chasseurs, jeunes et retraités …

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Photos Inter/JMS

Le 15 août 2015, avec des finalistes parisiens et drômois (dont un champion de France), 56 doublettes, soit 112 joueurs inscrits (malgré la concurrence directe d’un important concours à Chomérac et la fête nautique de La Voulte-sur-Rhône avec initiation au jet ski et démonstration d’un champion du monde de free ride), les scores souvent serrés entre joueurs amateurs et joueurs confirmés ont hissé cette 6ième édition du Rhôdanien au rang des concours régionaux qui comptent.

Monter encore en qualité le jeu pour la simple beauté du challenge tout en conservant à l’évènement son caractère amateur dans le meilleur sens du terme, offrir dotation conséquente et primes, boissons et restauration à tous les joueurs tout en réalisant un petit plus pour l’association (ce qui n’aura pas vraiment été le cas cette année, tant pis !), voilà un nouveau défi pour les hommes et les femmes de l’Interdépartementale.

  • Le Rhôdanien : une manifestation annuelle désormais bien ancrée dans notre région à partir de ce Village de caractère, Beauchastel, siège social de l’Inter Chasse 26-07.

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A 3 km de là seulement : La Voulte-sur-Rhône, mythique cité du rugby, ville des Cambérabéro. Bernard Brottes, le Maire (SE-DVD), a toujours soutenu les Printemps du Rhône lorsqu’il était encore Président du CDCAR (Collectif de Défense de la Chasse Ardéchoise) et Administrateur de la fédération des chasseurs de l’Ardèche, comme le faisait aussi son prédécesseur à la mairie, Marc Bolomey (PS) ou encore Alain Valla (PS), le Maire de Beauchastel, Bernard Berger (UMP-LR), le Maire de St Georges-les-Bains, etc. Rien d’étonnant donc à ce que le nouvel élu du chef-lieu-de-canton ait eu l’idée de cette première fête voultaine du Rhône organisée avec succès par sa municipalité, avec le soutien officiel du Conseiller Départemental, Christian Féroussier (Majorité Départementale).

Heureux hasard du calendrier, le Rhôdanien et la Fête du Rhône ont parfaitement coïncidé. A la satisfaction de tous.

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Réunis en même page du quotidien régional, les deux évènements festifs rhôdaniens du 15 août 2015 à La Voulte et Beauchastel

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Les Printemps du Rhône 2008, 2009, 2010
Rétrospective d’un succès populaire en milieu naturel :
Un évènement Nature initié et organisé par les chasseurs
Photos Inter/JMS/CR/AP/RP

 

LE SAVIEZ-VOUS ? DEPUIS 25 ANS, CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS BENEFICIENT DE L’OUVERTURE SPECIFIQUE DU GIBIER D’EAU EN AOÛT : GRÂCE A L’INTERDEPARTEMENTALE … QUI A EGALEMENT SAUVE LA CHASSE A LA HUTTE AVEC APPELANTS D’UNE DISPARITION CERTAINE

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

Naissance. Depuis le 21 août 2015, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois ont à nouveau pris possession de leurs huttes de chasse sur les bords du Rhône et de l’Isère. Ils pratiquent cette chasse hyper spécialisée avec des appelants (canards vivants attachés, bagués et déclarés dans le cadre de la veille sanitaire contre la grippe aviaire) et des formes (imitations en plastique peint) qu’ils disposent savamment sur l’eau (chacun a ses trucs) à l’aide d’une barque. Ils chassent le migrateur (l’avifaune aquatique) lorsqu’il passe (les vols de sarcelles d’été offrent parfois à cette époque mais seulement à cette époque de belles sensations) d’où cette ouverture spécifique d’été qui intervient, allez savoir pourquoi, dès le 1er août sur le DPM (Domaine Public Maritime) mais trois semaines plus tard sur le DPF (Domaine Public Fluvial). Toujours est-il que le chasseur de canard est content de pouvoir y aller de temps en temps en été sans attendre l’ouverture générale de la mi-septembre car les migrateurs, eux, n’attentent pas. Ils passent.

Cette chance de pouvoir y être quand le gibier y est encore, les chasseurs de canards de nos départements ne l’ont pas toujours connue : cela fait 25 ans maintenant qu’ils en bénéficient. Ils le doivent, faut-il le rappeler, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche.

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Ce 27 avril 1990, le Président de l’Interdépartementale a rendez-vous en début d’après-midi avec le Ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, le fondateur de Génération Ecologie. Mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche dont il est Vice-Président, Christian Pialet (qui était encore Chargé de mission au Cabinet du Ministre de l’Environnement deux ans avant) est chargé de remettre au Ministre le dossier qu’il a préparé avec l’Interdépartementale et la fédération. Il s’agit de tenter de convaincre le Gouvernement de Michel Rocard d’ouvrir par anticipation la chasse au gibier d’eau en août dans l’Ardèche et la Drôme, ce qui se fait alors dans une trentaine de départements mais a toujours été refusé jusque-là chez nous aux fédérations.

Profitant du voyage ministériel printanier en Ardèche de Brice Lalonde, Christian Pialet ne veut pour rien au monde manquer ce rendez-vous de la dernière chance sauf que … A 10 h, un évènement encore plus important le retient impérativement à Valence : la naissance de son deuxième garçon.

Côté montre, ça s’annonce serré car le Ministre déjà arrivé a choisi de parcourir la montagne ardéchoise au pas de charge. Pour le rejoindre, la route tourne. Les aiguilles de la montre aussi ! Première mairie visitée : quand le porte-parole des chasseurs arrive, le Ministre est déjà reparti depuis longtemps. Deuxième point de rendez-vous, parti aussi ! Le Président de l’Inter arrive enfin à la troisième et dernière étape ministérielle où la réunion express est déjà bien entamée. Un Ministre, c’est toujours pressé. Il avait été prévu par le protocole d’accorder 10 minutes d’entretien au Président de l’Inter. Brice Lalonde lui donne la parole en fin de réunion tout en jetant un coup d’oeil impatient à sa montre : « M. Pialet, je suis désolé, j’ai déjà pris du retard, je dois rentrer à Paris. Vous avez 3 minutes pour me convaincre ! ».

  • Trois mois plus tard, Brice Lalonde est le premier Ministre de l’Ecologie à signer l’ouverture anticipée de la chasse au gibier d’eau dans l’Ardèche et la Drôme. Depuis 25 ans, cette mesure a toujours été reconduite.

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A l’origine, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche fut créée pour s’opposer aux mesures d’interdiction de la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants. Le 19 mars 1981, les statuts de l’association étaient déposés. Visionnaires, les fondateurs englobaient déjà dans la même défense toutes les chasses aux migrateurs directement menacées (canards, pigeons, grives) : « Association interdépartementale pour la défense de la chasse au gibier d’eau et des autres chasses traditionnelles de gibiers de passage » (parution au Journal Officiel de la République Française en date du 28 mars 1981). Ce n’est qu’en 2004 qu’interviendra, par un vote unanime de l’Assemblée Générale, la réforme des statuts avec changement d’intitulé (Article 16), la nouvelle « Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche » prenant désormais en compte la défense de tous les modes de chasse (Article 3).

« Taper haut et fort », telle aurait pu être la devise du Président-Fondateur de 30 ans, élu à l’unanimité à la tête de la nouvelle association pour croiser le fer avec les expérimentés antichasse de l’époque qui trouvaient déjà des relais complices au sein de l’administration d’Etat. Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République. Le 10 septembre 1981, l’Elysée fait officiellement savoir à Christian Pialet que le dossier chasse Drôme-Ardèche est désormais suivi au plus haut niveau de l’Etat. Et il faudra bien ça, vous allez voir !

Alors que toutes les garanties ont été données à l’Interdépartementale (courriers du Directeur de la Protection de la Nature des 15 juillet et 13 octobre 1981) et que l’ouverture du gibier d’eau a pu encore se faire normalement cette année-là malgré les assauts répétés des antichasse, ces derniers, furieux de ne pas avoir réussi mais soutenus et relayés jusqu’à Paris par un de leur militant en poste dans une administration départementale sous tutelle du ministère, vont réussir en juillet-août 1982 ce tour de force :

A quelques semaines de l’ouverture de la chasse, ils obtiennent du Ministre de l’Environnement, Michel Crépeau (Parti Radical de Gauche), qu’il signe l’arrêté d’interdiction de la chasse à la hutte avec appelants en Drôme-Ardèche alors que le Ministre s’est engagé personnellement par écrit auprès de l’Interdépartementale à faire exactement … le contraire (courriers du Ministre des 18 mai et 22 juin 1982) !

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Reniant sa promesse, Michel Crépeau vient en fait de signer l’arrêt de mort de la chasse au gibier d’eau en Drôme-Ardèche. Les antichasse jubilent …

 

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Dès le 12 août, l’Interdépartementale alerte le Ministre sur les manoeuvres des antichasse au sein même de sa propre administration et sur l’incohérence de la position ministérielle qui en résulte. Le 9 septembre, Michel Crépeau semble enfin découvrir ce que son administration lui a caché. De là à faire marche arrière, c’est autre chose ! En effet, il ne reste plus que quelques jours à Christian Pialet, avant l’ouverture de la chasse, pour convaincre le Ministre de revenir sur sa décision, c’est-à-dire, le cas échéant, d’accepter de se déjuger publiquement en prenant un arrêté modificatif autorisant ce que l’arrêté précédent vient d’interdire. Autrement dit, aux yeux de tous, c’est quasiment :

Mission impossible !

Le Président de l’Interdépartementale ne renonce pourtant pas et s’en explique auprès de son équipe évidemment complètement découragée :

« Il y a 1 chance sur 100 pour que ça marche mais nous devons la tenter. Je suis en relation directe avec le Directeur de Cabinet du Ministre et son Conseiller Technique pour la chasse. Je pense que le Ministre s’est tout simplement fait piéger et que Michel Crépeau est un homme de bonne foi. J’ai la conviction qu’on a fait signer au Ministre à Paris un texte qu’il n’a pas lu et qu’on lui a forcé la main depuis Privas. J’en ai fait la démonstration à son Directeur de Cabinet. J’en envoie la preuve au Ministre. Si le dossier envoyé ne suffit pas, je monte à Paris rencontrer directement le Ministre ! Tenez-vous prêts à vous mobiliser et à mobiliser tous les amis chasseurs s’il le faut ».

Et l’improbable arriva : à une semaine de l’ouverture de la chasse, un nouvel arrêté ministériel était signé et envoyé par les préfectures pour affichage dans les mairies :

« La chasse au gibier d’eau est autorisée à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et dans la Drôme ».

Christian Pialet aura ce commentaire : « Un Ministre qui accepte de se déjuger publiquement par seul respect de la parole donnée, c’est plutôt rare ! Je rends hommage à l’honnêteté exemplaire de Michel Crépeau ».

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Quelques escarmouches interviendront encore de la part d’antichasse battus sur leur propre terrain en 1981, battus en 1982 mais assez vigoureux pour tenter de saborder (« jamais deux sans trois ») l’ouverture 1983. Néanmoins, privés de leur principal soutien – le fonctionnaire ardéchois un peu trop zélé dans sa détestation militante des chasseurs recevra un blâme de son ministère -, ils seront lâchés en rase campagne par la nouvelle Ministre de l’Environnement, Huguette Bouchardeau, l’ancienne dirigeante du PSU (Parti Socialiste Unifié) qui donnera entièrement raison à … L’Interdépartementale Chasse Dôme-Ardèche (courrier du 2 août 1983).

Ces combats menés et gagnés par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche l’ont été avec le soutien indéfectible de l’ANCGE, l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, toujours présente aux côtés de l’Interdépartementale depuis 35 ans et dont le Président Pialet est aussi l’Administrateur National Chargé des relations avec la CNR, la Compagnie Nationale du Rhône.

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Photo montage Inter/Archives/CP/ANCGE

  • Depuis, plus personne en Drôme-Ardèche ne se risquera à défier les chasseurs de gibier d’eau à la hutte. Ce ne sont pas leurs appelants qui s’en plaindront !

VOUS VOULEZ LES LOUPS ? EH BIEN ! PAYEZ DONC LEURS DEGÂTS … LES CHASSEURS LE FONT DEPUIS LONGTEMPS POUR LES SANGLIERS !

 

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Contributions équitables. Au moment où les contribuables retrouvent leur feuille d’impôts, voilà une question que personne, semble-t-il, n’a encore jamais osé poser à l’Etat : puisque les chasseurs doivent indemniser eux-mêmes 100 % des dégâts causés par le grand gibier, sangliers en particulier, pourquoi les amis des loups ne seraient-ils pas mis à contribution de la même façon ? Ce serait logique, juste et équitable, non ?

Qu’en pense le contribuable à qui l’Etat oublie de demander son avis sur la question, contribuable pourtant obligé de financer 100 % des dégâts occasionnés par des loups que personne ne voit jamais (et que beaucoup n’ont pas tellement envie de voir, d’ailleurs). Que personne ne voit jamais ? Sauf bien-sûr ces pauvres bergers, gardiens de brebis pourchassées et dépecées vivantes sans émouvoir les « amis des animaux » ! …

Voilà l’occasion pour Ségolène Royal, Ministre des grives cantonales, d’exercer enfin sa légendaire « bravitude » : des loups ou des brebis ? Des écolos ou des bergers ? Les voix d’Europe-Ecologie-Les-Verts (ou ce qu’il en reste) ou les euros des contribuables ? Parti-pris au service d’une minorité ou équité républicaine?

Le courage, en politique, Madame la Ministre, c’est d’abord de choisir.

 

12 SEPTEMBRE : LA GRIVE CANTONALE S’INVITE DEJA DANS LA CAMPAGNE REGIONALE DU PS

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

12 septembre. Ce jour-là, ce sera la veillée d’armes des chasseurs en attente du grand jour. La veille de l’ouverture générale de la chasse est toujours, pour un million de chasseurs français, un moment de forte intensité. Les chiens ont déjà tout compris depuis longtemps dès qu’ils ont vu ressortir fusils et habits de chasse. Ils sont impatients. Les chasseurs aussi. Les plus jeunes ne dormiront pas beaucoup cette nuit-là, les anciens se disent : « J’ai la chance de pouvoir repartir pour un tour ! ».

Repartir pour un tour (et même deux), c’est aussi le souhait, dans un tout autre registre, des candidats socialistes aux élections régionales. Le 12 septembre, ce sera leur veillée d’armes à eux avec le lancement officiel de la campagne électorale du PS en Ardèche. Ils n’oublieront pas ce jour-là, autour d’Hervé Saulignac, d’ajouter à la cuisine électorale ce qui pourrait bien devenir dans les prochains mois leur plat de résistance : la grive cantonale. Car, en cas de provocation maintenue par le ministère de la pensée verte, actuellement dirigé par une éminente représentante du Parti Socialiste, les chasseurs ne les oublieraient pas non plus les 6 et 13 décembre prochains.

Et des chasseurs en colère, ça pourrait à nouveau faire du bruit dans nos campagnes … Ainsi qu’un gros paquet de voix en moins pour certains en fin de campagne.

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« L’acharnement développé autour de la protection du loup fait partie du « programme » d’abolition de la chasse. Nos intégristes verts ont calculé que, quand il y aura suffisamment de loups en France, ceux-ci seront capables de maintenir les populations de grand gibiers, chevreuils, sangliers, cerfs, à des niveaux suffisamment faibles pour que leur chasse ne se justifie plus (…) »

- Jean-Pierre Janaud, Docteur en agro-écologie -

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Photos Inter/Site internet/Florian Lalièvre

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

BRÊVES ESTIVALES 2015 (2)

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, MINISTERE DE LA « BRAVITUDE » OU MINISTERE  DE LA DESINVOLTURE ?

Nouvelles ACCA. D’après le dernier point de situation effectué par l’Interdépartementale, les renouvellements d’adhésions ACCA continuent depuis le 30 juin mais à cadence très ralentie, ce qui est normal, seuls les retardataires se manifestant encore. La surprise est venue des nouvelles ACCA : sur 10 adhésions enregistrées dans la deuxième quinzaine de juillet, 6 étaient des ACCA qui adhéraient pour la première fois à l’association de défense de la chasse.

Des réunions d’ACCA devant encore se tenir, le conseil d’administration de l’Interdépartementale pense que le double objectif de l’assemblée générale sera dépassé avant la fin de l’année : « 40 nouvelles ACCA en 2015 pour un total, au minimum, de 200 ACCA adhérentes ». Et surtout, soulignent les responsables :

« Seulement 18 procès-verbaux d’assemblées générales notifiant un vote majoritaire de refus d’adhésion à l’Interdépartementale (10 pour l’Ardèche, 8 pour la Drôme) nous sont parvenus au 1er août  … Sur un total de 708 ACCA ».

Beau motif de satisfaction, en effet.

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Le petit observateur drômardéchois

 

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MAIS QU’ONT-ILS A LA PLACE DU CŒUR ? …

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Cruauté. Juillet-août, sale temps pour les chiens et les chats. Chaque année à cette époque, la SPA en ramasse à la pelle : la petite boule de poils offerte à Noël au chérubin de la famille qui n’a déjà plus envie de son poisson rouge complique le départ en vacances des parents. Alors, c’est le lâche abandon. Il y a parfois pire. A Portes-lès-Valence, il y avait eu ces pauvres chiots enfournés dans un sac poubelle puis jetés vivants dans un conteneur (enquête pour le moment sans résultat à notre connaissance). A Marseille, sur fond de drogue et de dispute familiale, c’est un chat tué à coup de marteau qui envoie aux Baumettes un récidiviste de la chose, lequel a reconnu en avoir déjà égorgé deux autres. Que ce triste individu ait été condamné trois fois pour avoir exercé des violences sur sa mère n’est finalement pas si étonnant que ça. Procès le 23 septembre. A Carrières-sur-Seine, deux promeneurs en compagnie de leur chienne voient, ébahis, bouger un tas de terre. Ils s’approchent et découvrent une malheureuse chienne enterrée vivante qu’ils s’empressent bien-sûr de libérer tout en ayant la présence d’esprit de filmer l’horrible scène … Ce qui conduit à la mise en examen du propriétaire. Procès en mars 2016. En attendant, la pétition mise en ligne par MesOpinions.com fait un tabac.

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SON MINISTERE POURRA-T-IL CONTINUER ENCORE LONGTEMPS A TRAITER CHASSEURS DE GRIVES ET PARLEMENTAIRES PS DE L’ARDECHE ET DE LA DRÔME AVEC AUTANT DE DESINVOLTURE ? NOUS POSONS LA QUESTION A SEGOLENE ROYAL

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Ministère de la « bravitude » ou ministère de la désinvolture ?
Photo A. Bouissou/MEDDE

. Elections plombées ? Premier des ministres en charge de l’Environnement lors de la création de ce nouveau ministère en janvier 1971, Robert Poujade aimait à le définir comme « le ministère de l’impossible ». Quarante quatre ans après, Ségolène Royal, adepte de la « bravitude », serait-elle en train de faire du ministère de l’Ecologie, sous la pression de quelques conseillers antichasse bien en cour, « le ministère de la désinvolture » ?

Depuis bien longtemps, les conseillers antichasse font partie des cabinets ministériels de l’Ecologie. Ils  sévissaient déjà auprès des prédécesseurs de Mme Royal : Nathalie Kosciusko-Morizet, par exemple, la très bobo-écolo parisienne UMP-LR, n’a jamais témoigné une grande empathie pour le monde rural en général ni pour les chasseurs en particulier. Au ministère de l’Ecologie, les antichasse sont en fait chez eux. Paradoxalement, le ministère de l’Ecologie a toujours eu la chasse parmi ses principales attributions. C’est comme si les conseillers du Ministre de la Défense Nationale, au lieu d’être des militaires, étaient recrutés parmi les antimilitaristes ! Pas étonnant donc que le comble du délire technocratique antichasse ait été atteint lorsqu’un anonyme cerveau d’énarque du ministère de l’Ecologie a produit l’ubuesque trouvaille de la fermeture « cantonale » des grives …  Une fois de plus, les chasseurs ardéchois et drômois ont eu droit à un « traitement de faveur » ! Eux et eux seuls.

En juillet 2015, un cran supplémentaire vient d’être franchi dans la provocation contre les chasseurs. Circonstance aggravante, les conseillers ministériels ont pu se prévaloir directement, dans leur combat douteux, de la signature de la Ministre Ségolène Royal. Dont acte. Ce qui pouvait passer jusqu’à présent pour une grosse maladresse des services de son ministère devient donc position officielle, affirmée et assumée du Gouvernement à l’égard des chasseurs ardéchois et drômois … Lesquels, n’étant pas idiots, vont montrer dans les prochains mois qu’ils ont de la mémoire.

Puisque la Ministre a donné son accord officiel à une nouvelle provocation – nous vous dévoilerons bientôt laquelle -, puisque le Gouvernement a choisi, semble-t-il, de jouer la carte du mépris contre les chasseurs plutôt que de les écouter, de dialoguer avec eux et de répondre enfin, ce qui n’a encore jamais été fait par personne, aux arguments précis qui sont objectés (Cf. notre article du 19/01/2015, dossier Grive), objectés non seulement par les représentants des chasseurs mais aussi par des élus de la Majorité qui nous soutiennent (Maires, Conseillers Départementaux, Conseillers Régionaux, Députés, Sénateurs) …

« Alors, oui, parlons-en, Madame la Ministre !

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Qui sont donc vos conseillers ministériels de l’ombre, prétendus experts en ornithologie, tellement « experts » qu’ils confondent – les fédérations de chasse 07 et 26 en ont la preuve écrite – une grive et … un canard ?!

Vos conseillers pour la chasse ou plutôt vos conseillers contre la chasse sont ces quelques haut-fonctionnaires antichasse inamovibles du ministère de l’Ecologie. Ils sont à votre ministère ce qu’a été à l’Education Nationale sous différents Ministres un Philippe Mérieu, « Super-Pédago » inspirateur de toutes les mauvaises réformes, lui aussi recyclé en fin de parcours chez Europe-Ecologie-Les-Verts ainsi qu’à la région Rhône-Alpes ou, en tant que Vice-Président écolo, il a veillé à ce que ses amis de la FRAPNA ne manquent de rien lors du vote des subventions. Les Ministres passent, vous passerez Madame, eux restent. Ils se sentent tout puissants. Ils sont tout puissants.

Anciens sympathisants quand ce n’est pas militants de la cause antichasse, aujourd’hui reconvertis en experts de l’Etat, ils sont là, pas par hasard, où partent tous les coups tordus contre la chasse : au cabinet du Ministre de l’Ecologie comme au GEOC, cet organisme d’Etat qui, huit fois sur dix, rend des avis défavorables aux chasseurs, avis dont peut alors se prévaloir ensuite, faussement étonné et faussement désolé … le ministère de l’Ecologie. Pas étonnant, dans ces conditions, que les réponses faites depuis Paris dégoulinent de mépris et de provocations face aux arguments légitimes et sensés des chasseurs ardéchois et drômois, arguments d’ailleurs repris et défendus, cela a du vous échapper Madame, par plusieurs Parlementaires du PS. Vos verdâtres conseillers et experts en antichasse ont pour eux le pouvoir d’agir (et de sévir ?) depuis l’appareil d’Etat. Sans jamais rendre compte bien-sûr, ni au peuple, ni aux élus du peuple. Peut-être à vous quand même ?

L’engagement idéologique viscéral contre la chasse de ces conseillers ministériels et autres  experts verts fournissant aux différents Ministres de l’Ecologie matière à raccourcir les dates de chasse aux migrateurs  a toujours été un puissant levier au service des associations antichasse les plus radicales dont ils sont eux-mêmes généralement issus. Ce sont ces mêmes conseillers qui ont convaincu plusieurs Ministres de l’Ecologie de faire place nette en Ardèche à l’Escrinet et sur les autres cols ardéchois en y délogeant, au besoin par la force des CRS, des milliers de paisibles chasseurs de pigeon ramier sur injonction d’un conseiller occulte parisien, le très influent Bougrain-Dubourg. L’actuelle affaire des grives accommodées à la sauce pistache « cantonale » est une nouvelle illustration, dans ses derniers rebondissements, de la remarquable capacité à nuire de ces conseillers et de leur excellence à provoquer ceux qui, ici et là, refusent toujours de courber l’échine.

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L’engagement borné de votre Ministère contre les chasseurs de grives de 56 cantons, ces citoyens-chasseurs-contribuables-électeurs qui n’ont plus aujourd’hui les mêmes droits dans leur département que ceux du canton voisin, l’acharnement mis à faire plier les chasseurs de deux départements en essayant en vain de les diviser sur la base du fait du prince et de l’arbitraire digne de l’Ancien Régime, risque de faire déborder le vase. Mais cette fois, à cause d’eux (à cause de vous ?), élus et candidats socialistes aux prochaines Régionales pourraient bien y laisser des plumes. Un gros tas de plumes. Pour vos beaux yeux et les risettes de circonstances de votre ministère en direction d’Europe-Ecologie-Les-Verts, vos amis socialistes, victimes expiatoires de la stratégie élyséenne, vont-ils prendre le risque de passer à la trappe dans quatre mois à cause d’un prévisible « vote-chasseur » ? Vont-ils attendre sans réagir, les bras croisés ?

Des poids-lourds régionaux du PS comme le drômois Didier Guillaume ou l’ardéchois Pascal Terrasse ont pu s’étonner à juste titre avec nous, nous le dire et vous le faire savoir, que nos départements fassent presque figure d’exception en droit français car nulle part ailleurs sur le territoire métropolitain la fermeture de la chasse à la grive n’intervient à des décades différentes (10 et 20 février) en fonction du canton (!), entité politique et administrative mais en rien entité biotopique ou biologique comme chacun le sait … à l’exception notable de vos trop fameux « experts ».

Les élucubrations renouvelées de vos conseillers et « experts » sur de prétendues « différences biologiques entre cantons » (sic), différences qu’ils n’ont jamais pu démontrer – et pour cause ! -, leur culot phénoménal à mettre en avant une approche soi-disant « scientifique » et soi-disant « juridique », uniquement pour se justifier et tenter de justifier la réglementation absconse qu’ils ont eux-mêmes produite quand ils confondent allégrement turdidés et anatidés, cantons du centre et cantons du nord, tout cela ne gêne nullement, dans leur prétention à dire le vrai, vos pseudos « experts ». Du moment que cela emmerde en Drôme-Ardèche un maximum de chasseurs et introduit entre eux un facteur de division durable (auquel ils n’ont toujours pas cédé), la cause est entendue, n’est-ce pas ? Pour eux, c’est aussi simple que ça. Et pour vous, Madame la Ministre ?

Cette situation absurde, franchement grotesque, qui n’a que trop duré, est scandaleuse. D’un point de vue strictement juridique, le texte ministériel en vigueur n’introduit-il pas une inacceptable rupture d’égalité de droits entre citoyens-chasseurs d’un même département s’acquittant auprès de l’Etat de la même redevance cynégétique, ce qui pourrait mettre non seulement en cause la légalité du texte mais soulèverait aussi la question de sa constitutionnalité ? Cette question essentielle, il serait bien étonnant que les Présidents de fédération de l’Ardèche et de la Drôme n’aient jamais eu l’envie de la poser à leur Préfet respectif ; seulement voilà, les Présidents de fédération, c’est vous qui les nommez, les maintenez et au besoin les révoquez. C’est pourquoi, cette situation scandaleuse est dénoncée depuis le début par l’Interdépartementale, toujours avec la même conviction, la même force, la même détermination à faire bénéficier enfin tous les chasseurs ardéchois et drômois des mêmes droits, c’est-à-dire de la fermeture de la grive pour tous au 20 février. Quand, sur le fond, les fédérations disent à leur tour la même chose que nous, le moment est venu de réclamer des comptes. Les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains vont s’y prêter à merveille. Nous n’allons pas nous en priver.

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La Ministre et nos deux Préfets doivent savoir que, pour nous faire entendre, nous allons utiliser tous les moyens légaux et tous les relais dont nous disposons aussi longtemps qu’un arbitrage impartial digne d’un Etat républicain n’aura pas été rendu.

Face à cette citadelle verte du parti-pris qu’est devenu le Ministère de l’Ecologie, ce n’est pas sans courage que la jeune et très active Députée de l’Ardèche, Sabine Buis (PS) est intervenue cette année, à notre demande, en faveur des chasseurs ardéchois et drômois comme plusieurs de ses collègues. Elle l’a fait depuis l’Assemblée Nationale (Question N° 75821 publiée au JO le 17/03/2015) en s’adressant directement à vous, Madame la Ministre de l’Ecologie. Selon nos informations, vous vous êtes empressée de lui répondre … quatre mois après (Réponse publiée au JO le 07/07/2015), sans doute trop occupée que vous étiez par vos portiques à écotaxe, vos péages autoroutiers soi-disant gratuits, votre interdiction du Roundup aux seuls particuliers et votre rétropédalage dans le Nutella. Quant à votre réponse officielle faite à l’honorable Parlementaire, nous allons avoir l’occasion d’en reparler. Elle vaut, en matière de désinvolture, son pesant de « bravitude ».

Par souci de transparence, nous allons en effet porter à la connaissance de l’opinion publique (pour autant que ce site ne nous sera pas fermé car notre équipe en a déjà vu d’autres pour tenter de la faire taire) tous les éléments du dossier dont les principaux, outre que février 2016 est encore loin, semblent avoir complètement échappé à nos confrères de la revue Plaisirs de la Chasse qu’on a connu mieux informés, mieux inspirés et surtout moins défaitistes (PLC août-septembre 2015).

Chacun pourra ainsi juger de la façon dont sont pris en compte, au sommet de l’Etat, les revendications d’une catégorie de citoyens injustement bafoués dans leurs droits depuis des années et avec quelle remarquable absence de considération sont traitées par un Ministre les interventions de nos élus Drôme-Ardèche appartenant à la Majorité. La question de la Députée était technique, précise, argumentée. Votre réponse, Madame la Ministre, qui vous êtes pourtant donné tout le temps de la réflexion, est une réponse royalement désinvolte parce que 100%  idéologique, 100% politique, 100% hors-sujet.

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Les chasseurs apprécieront. Eux aussi vont avoir tout le temps d’y réfléchir et d’en parler entre eux avant d’être appelés aux urnes pour les Régionales … Dans quatre mois.

Avant d’aller voter, ils se souviendront que chasser est une liberté et que la liberté quand on vous en prive, ça se défend ».

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… Écolos à nouveau assidument courtisés par le Président de la République,  François Hollande (les Duflot, Mamère, Placé et autres antichasse agissant), Ségolène Royal, en mission verte élyséenne, ira-t-elle jusqu’à plomber la campagne pour les élections régionales de ses amis  socialistes en Drôme-Ardèche et des candidats PS de la région Rhône-Alpes-Auvergne ?

Et si elle le fait, que fera alors le Premier Ministre, Manuel Valls ?

 

ICI ET LA

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. Grotte Chauvet. « La chasse, premier support culturel de l’humanité ? Nous serions tentés de le croire en contemplant l’art des cavernes à Chauvet dont les parois peintes s’offrent à nous (…) ». Ainsi conclue Pascal Durantel dans  la revue nationale Grand Gibier où il signe, sur 4 pleines pages, un très bel article, brillamment documenté et richement illustré, le journaliste ayant l’élégance, dans son avant-propos, de citer l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche.

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. 8 500. C’est le nombre officiel de brebis victimes du loup en France  pour la seule période juillet 2014-juillet 2015 (pour 17 loups tués seulement). Face au loup, les brebis tombent comme feuilles à l’automne. Sur le loup, les idées reçues commencent à tomber aussi. Le retour naturel du loup ? Plus personne ou presque n’y croit. Le Député-Maire de Nice, Christian Estrosi, dénonce la supercherie et croit pouvoir affirmer : « En 1992, le loup a été réintroduit artificiellement par des fonctionnaires de l’Etat ». Grave accusation ! Mais c’est précisément un haut fonctionnaire d’Etat, qui fut Directeur de la Nature et des Paysages au Ministère de l’Ecologie, qui révèle à son tour que l’on a bel et bien « lâché clandestinement des animaux sauvages dans la nature ». Le loup qui ne s’attaque jamais à l’homme ? Encore une baliverne ! Le Professeur d’Université Jean-Marc Moriceau, historien tout comme le chercheur Laurent Garde, Docteur en écologie et anthropologie ont, par le sérieux de leurs travaux, mis à mal la fable du gentil loup qui ne s’attaque pas à l’homme : une fable servie constamment aux médias par de zélés bourreurs de crâne et plus ou moins gobée par quelques conseillers ministériels distributeurs de subventions publiques qui n’ont jamais vu de loup autrement … qu’au zoo de Vincennes !

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. Appel. Bernard Baudin, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) vient d’appeler les Présidents de fédérations départementales (FDC) à se présenter partout aux élections de décembre sur des listes régionales. C’est une première. Si à une époque CPNT avait su capitaliser sur le mécontentement des chasseurs face aux mesures antichasse de Dominique Voynet et des Verts (plus d’un millions de voix « chasse » à l’élection présidentielle), c’était grâce à un positionnement non partisan « ni droite, ni gauche, tout chasse ». Quand CPNT a fait ensuite un autre choix plus ou moins forcé (s’allier avec un grand parti de droite ou disparaître), cette stratégie partisane a été contestée par d’anciens dirigeants, de nombreux adhérents et les résultats se sont avérés beaucoup plus minces. C’est bien la première fois que la FNC appelle les Présidents de fédés à s’engager eux-mêmes dans le combat politique tout en leur laissant le choix de la liste par respect pour leurs convictions politiques personnelles. Pour résumer la stratégie de la FNC aux élections régionales de décembre 2015, peu importe la couleur pourvu qu’il y ait la victoire. Pari hardi mais pas sans risque. Il sera intéressant de voir combien de Présidents de fédération iront vraiment à la bataille, lesquels et sur quelles listes, en quelle position et avec quels résultats. Déjà, les grandes manœuvres ont commencé. Candidat des Républicains à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et ayant face à lui Marine Le Pen en personne, Xavier Bertrand, conscient du poids des chasseurs et d’un basculement vers le FN de nombre d’entre eux, vient de signer un véritable accord de gouvernement régional avec 5 Présidents de fédération dont le bouillant Willy Schraen. Si la droite l’emporte dans quatre mois, les vice-présidences concernant l’environnement, la chasse, la nature sont d’ores et déjà réservées aux chasseurs. Quant aux écolos, ils pourront toujours se brosser pour leurs habituelles subventions de gavage. A gauche, le girondin Henri Sabarot, Président de fédération devenu Président de l’ONCFS, serait en position éligible sur la liste PS de sa région.

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.Tuberculose bovine. « Faut-il craindre le pire avec le retour de la tuberculose bovine ? » se demande Le Chasseur Français après qu’un sanglier porteur de la maladie ait été découvert dans le Loir-et-Cher. En Ardèche, les soupçons d’une nouvelle reprise de cette bien étrange maladie de l’œdème (toujours sans explication officielle à l’heure actuelle) ont commencé cette année dès le mois de mai, période à laquelle les premiers sangliers morts ont été trouvés avec d’autres en juin. Espérons que la longue période de canicule aura pu jouer en faveur de la bête noire.

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. Occasion manquée. Champagne à la FDC 07 ! Le nouveau belvédère, véritable vitrine de la fédération (au sens propre et figuré), a été inauguré comme il se devait. Et même plutôt deux fois qu’une. Une première fois, en mettant les petits plats dans les grands, avec les officiels invités (élus du département, autorités diverses, Conseil d’Administration de la fédération), une seconde fois avec les ACCA. Invitée à inaugurer le nouveau bâtiment du siège social des chasseurs ardéchois, l’Interdépartementale était représentée à la réunion « Portes Ouvertes » des ACCA par son Vice-président Chargé de l’animation, Franck Chalas. Le nouveau local transformé en espace VIP pour le Tour de France ? C’était en soi une bonne idée. Malheureusement, cela n’aura pas permis de rendre plus visible sur les écrans de télévision la présence des chasseurs, ni leurs revendications légitimes (grive, pigeon). En effet, les images officielles du Tour ont masqué soigneusement toute référence à la chasse tout comme les commentaires en direct : pas une seule fois le mot « chasseur » n’a été prononcé à la télé lors du passage des coureurs du Tour de France à l’Escrinet. C’est triste de le constater mais il en aurait sans doute été autrement si les chasseurs de pigeon avaient choisi de barrer la route au Tour … devant leur fédération.

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. Et maintenant, les pêcheurs ! De plus en plus, les pêcheurs ressentent, tout autant que les chasseurs, l’étau de la réglementation étatique se resserrer sur leur loisir et broyer petit à petit ce qui faisait leur art de vivre. Ce que dit aujourd’hui un des représentants de la pêche maritime de loisir, Jean Lepigouchet, c’est pratiquement mot pour mot ce que l’Interdépartementale dit de la chasse depuis longtemps : «  En l’espace d’une quinzaine d’années, il y a eu plus de réglementations pour la pêche de loisir qu’en à peu près un siècle auparavant. Gardons  tout de même l’espoir que notre loisir reste un espace de liberté ».

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. Réenchantement. Passant pour bien informé et assez visionnaire, Le Chasseur Français (qui fête ses 130 ans) fait la même analyse que nous pour le pigeon ou la grive, estimant que la réglementation qui nous est actuellement très défavorable peut un jour changer car ce qu’une loi a fait une autre pourra le défaire : « La chasse des migrateurs, en obtenant, par l’argumentation scientifique intelligemment portée politiquement, une évolution du contexte législatif pourrait se réenchanter ».

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- Sabine Buis, Députée de l’Ardèche (PS)
s’adressant à Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie
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L’intervention de Sabine Buis à l’Assemblée Nationale

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L’INTERDEPARTEMENTALE