EXCLUSIF. CHRISTIAN PIALET S’EXPLIQUE A LA DEMANDE ET AU NOM DU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL DE LA CHASSE DRÔME-ARDECHE

« TOUT EST FAIT DEPUIS UN AN POUR TENTER DE FAIRE TAIRE CEUX QUI VEULENT ENCORE DEFENDRE LA CHASSE : PARCE QUE NOUS DERANGEONS ! »

 

.  En exclusivité pour les lecteurs du lien avec publication intégrale et simultanée sur le site Internet de L’INTERDEPARTEMENTALE à l’attention de ses visiteurs (déjà 50 000 au compteur), le Président de l’Interdépartementale prend la parole, en toute liberté :

.  Pour s’adresser directement aux chasseurs « sans être censuré »

. Pour défendre une équipe dont l’action bénévole est « systématiquement et injustement dénigrée depuis 1 an »

. Pour évoquer l’avenir sans langue de bois : « Dans moins de 6 mois, il se peut que l’association de défense de la chasse Drôme-Ardèche n’existe plus »

. Parce que « chacun des 12 300 chasseurs ardéchois et des 14 600 chasseurs drômois a le droit de savoir ce qu’il se passe »

-      Alors que la saison de chasse est en cours, l’Interdépartementale réagit ainsi à toutes les questions que les chasseurs des 708 ACCA de l’Ardèche et de la Drôme se posent.

-      Tout est dit : sur les relations des fédérations avec l’Interdépartementale, sur les relations de l’Interdépartementale avec le système fédéral (FNC, FDC), sur le rôle attendu de « ces ACCA jusque-là absentes du débat, pourtant les plus nombreuses, qui peuvent à coup sûr débloquer la situation ».

-      Une clarification nécessaire « une fois pour toutes » … Clarification qui n’a pas fini d’alimenter les discussions dans les bistrots, les cabanons de chasse et les réunions d’ACCA !

 

2030

Un journaliste professionnel, qui préfère garder l’anonymat par déontologie vis-à-vis de son entreprise de presse, a bien voulu réaliser l’interview pour 

Le lien

Nous l’en remercions vivement

Bureau Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche
Elu par le Conseil Interdépartemental du 11 Avril 2014 : 

Une équipe bénévole, compétente, dynamique, dévouée, solidaire mais visée par une salve de critiques injustes

 

2031
Entourant le Président-Fondateur de l’Interdépartementale, les 6 Vice-Présidents spécialisés et le Secrétaire Interdépartemental Chargé de la trésorerie et de l’administration générale
Photo Inter/JMS

Propos recueillis pour
Le lien

 

Sur le plan personnel, vous venez de traverser une période difficile …
. Oui. Tous ceux qui ont été confrontés à l’épreuve de la maladie savent qu’être entouré de sa famille, recevoir le soutien de ses amis, retrouver le souffle du vent, la chaleur du soleil, valent plus que tout l’or du monde. Il n’y a pas que la chasse dans la vie ! Comparés à d’autres problèmes que vivent aujourd’hui tant de gens, nos petits problèmes de chasseurs sont toujours à relativiser. Mais puisque c’est l’objet de notre discussion, parlons-en !

Avant le début de cet entretien, vous vous êtes engagé à répondre le plus directement possible à toutes les questions sans qu’elles ne vous soient communiquées au préalable. Pour la première fois en 33 ans, le Président de l’Interdépartementale a décidé de s’adresser directement et solennellement à chaque chasseur de l’Ardèche et de la Drôme. Christian Pialet, que se passe-t-il ?
. Nous ne pouvons plus continuer comme avant ! J’interviens à la demande et au nom du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche ainsi qu’à la demande de nombreuses ACCA pour clarifier la situation. Quelle est la position des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme vis-à-vis de l’Interdépartementale, quelle est la position de l’Interdépartementale vis à vis du système fédéral (FNC, FDC) ? Chacun des 12 300 chasseurs ardéchois et des 14 600 chasseurs drômois a le droit de savoir ce qu’il se passe. Je suis mandaté pour dire que, depuis un an, tout est fait pour tenter de faire taire ceux qui veulent encore défendre la chasse : parce que nous dérangeons. Certains en sont maintenant à demander comment ils pourraient obtenir la fermeture de notre site internet. Et puis quoi, encore ?! L’équipe qui m’entoure ne comprend pas un tel acharnement.

C’est-à-dire ?
. Cela fait un an que l’on nous met des bâtons dans les roues. Nous avons fait le dos rond pour ne pas envenimer les choses, donné des gages de bonne volonté. Rien n’y fait. Le fond du problème ? Lorsque nous parlons, nous gênons. Lorsque nous agissons, nous gênons. Lorsque nous faisons des propositions, nous gênons. Nous existons, donc nous gênons. Ce n’est pourtant pas notre faute si des dirigeants vivent sans grande sérénité les responsabilités importantes qu’ils ont réclamées, comme s’ils se trouvaient en permanence dans une citadelle assiégée. Constamment sur la défensive, empêtrés selon certains dans des compromis insolubles avec l’autorité de tutelle, chacun les a vu paniquer l’an dernier quand l’orage a éclaté. Se défausser sur nous de leurs propres erreurs d’appréciation, de communication, de décision, n’est pas acceptable et nous ne l’acceptons pas. Pour mon équipe dirigeante, pour nos ACCA adhérentes, il est hors de question de laisser s’instaurer à nouveau l’ambiance de la saison passée. Avant notre assemblée générale annuelle, qui sera peut-être la dernière, le moment est venu de clarifier la situation.

 

UNE TENTATIVE CONCERTEE D’INTIMIDATION DE L’INTERDEPARTEMENTALE

 

2032

Voilà qui est clair ! On entend dire ici et là que vous êtes les électrons libres de la chasse. Seriez-vous devenus, vous et vos amis de l’Interdépartementale, des empêcheurs de tourner en rond ?
. Oui, c’est ça. Certains s’emploient par tous les moyens et probablement sur ordre supérieur, ce qui est encore plus inquiétant, à casser cette dynamique associative qui fait de plus en plus peur à ceux qui ne la contrôlent pas. Devant la gravité des faits, nous avons estimé, mon équipe et moi, que chaque chasseur devait maintenant être informé personnellement de la situation. Nous ne pouvons plus passer sous silence ce qu’il faut bien appeler une tentative concertée d’intimidation de l’Interdépartementale.

Qui aurait des raisons d’en vouloir à ce point à l’Interdépartementale ?
. Tous ceux que nous dérangeons ! Ne parlons pas de nos adversaires de toujours, les antichasse : nous les combattons, ils nous rendent ce que nous leur donnons ; ni des autorités, je les comprends : quand nous disons du mal de l’Etat parce que l’Etat se conduit mal avec les chasseurs, l’Etat se défend. Pour mon équipe, c’est plus difficile à avaler lorsque les coups ne viennent plus ni du camp d’en face, ni de l’autorité publique mais de ceux qui devraient logiquement travailler tous les jours main dans la main avec nous car c’est tout de même pour les chasseurs que l’Interdépartementale se bat, pas pour le roi de Prusse !

Soyez précis, de qui parlez-vous ?
. De certains responsables en fonction dans nos fédérations. Entendons-nous bien. A l’Interdépartementale, personne ne mettra jamais en cause les Fédérations Départementales des Chasseurs en tant que telles, c’est-à-dire, en tant qu’institutions officielles représentatives des chasseurs. Et pas davantage les personnes car nous avons tous, les uns et les autres, moi comme les autres, nos défauts et nos qualités. Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est la pratique que font de l’institution fédérale certains responsables dans l’exercice même de leurs fonctions. En effet, leur pratique personnelle s’éloigne de plus en plus, dans l’Ardèche et la Drôme, des recommandations pourtant explicites de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), laquelle représente, chacun le sait, l’ensemble des fédérations départementales.

Auriez-vous un exemple précis ?
. Non, deux. Pour la préparation des Etats-Généraux de la chasse au gibier d’eau, la FNC avait demandé à toutes les fédérations de proposer aux représentants des chasseurs de gibier d’eau de leur département, délégués ANCGE notamment, de les inviter à les accompagner à Paris. Dans la Drôme et l’Ardèche, les Délégués Départementaux de l’ANCGE attendent toujours l’invitation fédérale, l’Administrateur National de l’ANCGE, aussi. Un autre exemple ? La FNC avait demandé aux fédérations de lire, commenter et faire voter en congrès fédéral la motion nationale de soutien aux ACCA. Quel écho chez nous ? Cette motion avait pourtant été votée à l’unanimité des Présidents de fédération réunis en congrès. Avec absence ou abstention des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme ? On pourrait le croire puisqu’il a fallu que ce soit l’Interdépartementale qui informe les ACCA et les Parlementaires de l’importance de cette motion de soutien aux ACCA menacées de démantèlement. A quoi joue-t-on ?

Dans quel but les instances fédérales de vos départements s’affranchissent-elles ainsi  des consignes nationales données par la centrale fédérale ?
. Je constate qu’elles ne le font que pour nous contourner ou nous ignorer. C’est le contraire même de l’esprit fédératif. Cela porte en germe la division. Dans l’intérêt bien compris de la chasse, la FNC demande aux fédérations départementales de travailler le plus étroitement possible avec les associations spécialisées qui défendent la chasse et non de provoquer leur disparition. Dans l’organisation générale de la chasse, ces associations sont parfaitement légitimes car elles ont une place officiellement reconnue, même si la hiérarchie institutionnelle les place, ce qui est normal, juste après les fédérations. La spécialiste du droit cynégétique en France, Annie Charlez, le rappelle d’ailleurs dans son Guide Pratique et Juridique publié par le Saint-Hubert du Chasseur (Décembre 2013). A la question « Quels sont les représentants des chasseurs ? », la juriste répond : «  Ce sont d’abord les fédérations des chasseurs ainsi que les associations cynégétiques spécialisées. Ces associations sont présentes au niveau national, régional et départemental ». Voilà qui est limpide ! Or, c’est l’existence même de ces associations, pourtant officiellement reconnues, qui est aujourd’hui niée dans nos deux départements par certains représentants fédéraux.

De vilains coups qui viendraient de votre propre camp ? Pourquoi ?
. Parce que les petites jalousies déclenchent parfois les grandes manœuvres, parce que vous bousculez des intérêts ; parce que vous dérangez des situations acquises ; parce que vous  appuyez là où ça fait mal ; parce que vous faites un peu d’ombre à ceux qui pensent que le soleil ne doit briller que pour eux ; parce que ceux qui trouveraient géniales vos idées, s’ils les avaient eues avant vous, les trouvent nulles parce que ce ne sont pas les leurs. J’ai toujours eu la chance d’être entouré et porté par une équipe pleine de mérite. Pour quelques-uns, c’est insupportable : « Jamais un envieux ne pardonne au mérite » (Pierre Corneille).

 

CERTAINS ET PAS DES MOINDRES SONT DEJA PARTIS AVEC FRACAS

 

2033

En dressant un tableau aussi noir de la situation, vous n’exagérez pas un peu ?
. Non. D’autres que nous peuvent témoigner ou l’on déjà fait des procédés employés contre ceux qui dérangent. Il faudrait aussi les écouter.

A quoi ou à qui faites-vous allusion ?
. D’un côté du Rhône, la plupart de celles et ceux qui défendaient comme nous les chasseurs de la base ont été poussés vers la sortie par des pratiques qu’ils estiment de plus en plus autoritaires et de moins en moins collectives. Ils y ont été poussés sans ménagement, sans élégance. Écœurés, ils s’en vont les uns après les autres. Certains et pas des moindres, d’Annonay à Meysse, sont déjà partis avec fracas du Conseil d’Administration d’une fédération où ils siégeaient depuis longtemps, d’autres font maintenant autre chose en trouvant ailleurs plus de gratification et de reconnaissance, d’autres enfin, constatant qu’un congrès fédéral ne permet plus le libre débat entre chasseurs ont dit qu’ils ne viendraient plus. C’est grave parce qu’on a volontairement divisé et affaibli les chasseurs.

Et de l’autre côté du Rhône ?
. Ce n’est pas mieux. Les lecteurs du Dauphiné Libéré (il n’y a pas que les chasseurs qui le lisent !) ont découvert avec effarement que la priorité d’un Président de fédération, dès son élection acquise, était d’accabler publiquement le Président précédent, qu’un Directeur de fédération, qu’on n’imaginait pourtant pas en conflit permanent avec son Président, intente un procès à la fédération. Bonjour l’image ! Tout cela affaibli gravement en Drôme-Ardèche la représentation des chasseurs. Pendant ce temps, les antichasse redressent la tête comme jamais, n’hésitant pas à menacer d’un procès le Préfet et le Président de la fédération. Nos adversaires sont mobilisés, déterminés à faire disparaître la chasse grâce aux appuis multiformes dont ils disposent et que fait-on ? Au lieu de fédérer toutes les forces vives de la chasse, d’unir les chasseurs, de les mobiliser vraiment contre les 1000 projets qui menacent notre loisir préféré, tout est fait par en dessous pour les diviser, les affaiblir. Et tenter, bien-sûr, de faire porter le chapeau à  l’Interdépartementale ! Il est temps que les responsables fédéraux actuels se ressaisissent. Au lieu de continuer à se crisper contre des chasseurs qui défendent la chasse, qu’ils se montrent donc au moins aussi combatifs avec les antichasse qu’ils l’ont été avec nous depuis un an. Quand les a-t-on déjà vu intenter une action devant un tribunal pour contrer les antichasse qui eux ne s’en privent jamais contre nous ? Même lorsqu’il y a eu empoisonnement volontaire et avéré de la faune sauvage à la bromadiolone, épisode criminel signant le début de la mortalité anormale des sangliers en Ardèche, la fédération n’a pas porté plainte, laissant une ACCA et une association environnementaliste saisir seules la justice avec les résultats que l’on sait !

Vous avez mangé du lion !
. Pour le moment, le sanglier me suffit.

 

EN PERDANT LEUR INDEPENDANCE, NOS PRESIDENTS DE FEDERATION AURAIENT-ILS PERDU LE FEU SACRE ?

 

2034

On vous sent assez remonté …
. Déçu ! Profondément déçu pour la chasse. Les 17 autres membres du Conseil Interdépartemental sont sans doute bien plus remontés que moi et avec eux la plupart de nos Présidents d’ACCA au fur et à mesure que tous découvrent l’acharnement déployé contre ceux qui osent encore défendre la chasse. Une fédération devrait toujours donner l’exemple de l’union et de la détermination. Les chasseurs ne sont pas idiots. Ils se demandent qui, en coulisses, peut bien avoir intérêt à tirer les ficelles. J’entends dire ici et là, dans nos ACCA, qu’ « en perdant leur indépendance, les Présidents de fédération ont perdu le feu sacré », qu’en agissant pour l’Etat, en pouvant être révoqués par l’Etat, ils se comportent chez nous, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs (Nord, Pas-de-Calais, Charente-Maritime, Somme …), comme « des fonctionnaires de la chasse ». Jugés  par nos chasseurs « beaucoup trop dociles » face aux remontrances des pouvoirs publics (sanglier, en particulier), ces dirigeants donnent le sentiment dans nos ACCA qu’ils ne supportent plus la moindre remarque qui les contrarie. Ils donnent l’impression de s’être barricadés dans leur donjon. « Nous n’avons pas besoin de l’Interdépartementale, ni du CDCAR, ni de l’ANCGE, ni de personne, la fédération suffit ». En Drôme-Ardèche, cette petite musique, diffusée en boucle en direction des ACCA, ne sert finalement qu’une cause : la division. Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde. C’est aussi le plus sûr moyen d’affaiblir les chasseurs.

Donc d’après vous, tout le monde se détournerait plus ou moins du système sauf peut-être ceux qui ont intérêt à y rester et manipulent les autres. C’est un peu comme en politique ? Pourtant, l’Interdépartementale est toujours là …
. Pour certains, c’est bien le problème : parce que nous dérangeons. Il est possible que l’on soit des gêneurs, des empêcheurs de tourner en rond mais si certains tournent en rond, cela veut dire qu’ils font du surplace, n’est-ce pas ? Evidemment, dans certains bureaux la vie serait beaucoup plus simple sans nous, c’est à dire, sans les informations que nous donnons, sans les analyses que nous publions, sans les débats que nous ouvrons, sans les questions que nous posons, sans les révélations que nous faisons, sans les documents que nous divulguons, sans l’action que nous menons, sans les énergies que nous mobilisons, sans les soutiens que nous recevons, sans les résultats que nous obtenons.

 

CE QUI EST PERMIS A N’IMPORTE QUEL CHASSEUR EST AUJOURD’HUI REFUSE A L’INTERDEPARTEMENTALE

 

2035

Pour vous expliquer, pourquoi Internet ? Pourquoi ne pas avoir choisi plutôt Le Chasseur Ardéchois et Le Chasseur Drômois, bulletins d’information officiels des fédérations, donc de tous les chasseurs ?
. Parce que ce qui est permis à n’importe quel chasseur, n’importe quelle association de chasse est aujourd’hui refusé à l’Interdépartementale. On nous prive de façon calculée de tout moyen d’expression. Cela a été, tenez-vous bien, jusqu’à refuser de publier dans le bulletin fédéral un texte de dix lignes avec photo en hommage à la mémoire d’un vrai serviteur de la chasse disparu l’an passé, l’ancien Trésorier de l’Interdépartementale, mon père. Cette proposition venait d’ailleurs d’un Administrateur fédéral que je salue et que je remercie. Au dernier moment, alors qu’accord avait pourtant été donné pour publication, quelqu’un a remplacé les documents fournis par une phrase ambigüe et  à minima sans même prévenir cet Administrateur fédéral, ni m’en aviser moi-même. Est-il besoin d’ajouter que Pierre Pialet avait pourtant beaucoup fait, durant toute sa vie, pour la chasse et les chasseurs, dans son ACCA, à l’Interdépartementale, à l’ANCGE, apportant même son concours pendant plusieurs années à la Fédération des Chasseurs de l’Ardèche pour en superviser bénévolement les comptes ? A titre anecdotique, sachez que même la subvention fédérale, pourtant purement symbolique (150 € par an) vient de nous être refusée pour la première fois cette année, sans la moindre explication, par cette même fédération qui veut sans-doute nous punir mais de quoi ? L’autre fédération nous accorderait (peut-être) les 150 € si nous lui fournissions d’abord la liste de nos ACCA adhérentes ! Notre indépendance n’est pas à vendre, personne ne pourra donc nous l’acheter. Pour qui nous prend-on ? Comment-voulez-vous que nous ne réagissions pas ? Que feriez-vous à notre place ?

Entre l’Interdépartementale et les fédérations, c’est donc la fin d’une histoire, la fin du dialogue, de la concertation, du travail commun, des actions concertées, de l’appel commun à la mobilisation des chasseurs ?
. Dans l’intérêt de la chasse, je ne le souhaite pas mais je commence sérieusement à m’interroger sur l’objectif poursuivi par les responsables fédéraux actuels. Pour nos 27 000 chasseurs, un « Silence dans les rangs ! » ne sera jamais le mot d’ordre mobilisateur. C’est totalement contre-productif. Cela fait 33 ans qu’avec mes amis de l’Interdépartementale nous apportons loyalement et bénévolement notre concours aux fédérations. Drôles de remerciements que les procédés en cours ! Oui, ce sera la fin de l’histoire si les fédérations ont décidé d’aller au bout de leur logique négative, c’est-à-dire jusqu’à la rupture complète qu’elles auront voulue, programmée, provoquée pour se débarrasser enfin des gêneurs que nous sommes.  

D’après vous, cette rupture est donc possible ? Au bout de 33 ans, ce serait quand même un évènement !
. Constatant les procédés utilisés contre ceux qui dérangent, je n’en écarte absolument pas l’éventualité. Que cela plaise ou non, l’Interdépartementale représente 150 ACCA : les ACCA Membres Associés qui, statutairement, sont nos adhérents. J’ai l’honneur d’exprimer en leur nom des idées, des projets, des propositions, des impatiences et parfois, c’est vrai, des incompréhensions, des désaccords. Ces chasseurs (150 ACCA, 5 255 personnes au total en 2013), nos fédérations ne peuvent plus faire semblant de les ignorer.

 

SI UN PRESIDENT D’ACCA N’EST PAS D’ACCORD AVEC NOUS, NOUS LUI FAISONS CETTE SUGGESTION

 

2036

Que proposez-vous donc ?
. De remettre les compteurs à zéro. Pour passer à autre chose. D’abord, nous en appelons aux ACCA. Que chaque chasseur puisse débattre librement dans son ACCA de la situation créée, dire ce qu’il en pense. Il est temps de libérer partout la parole des chasseurs ! Si un Président d’ACCA n’est pas d’accord avec nous, nous lui faisons cette suggestion : qu’il permette donc au Président de l’Interdépartementale ou à quelqu’un de mon équipe de venir répondre à ses questions, ses objections lors de son assemblée générale. Personne ne devrait craindre le débat, non ? Moi, je ne le crains pas.

 

NOUS RESTONS A LA DISPOSITION DES PRESIDENTS DE FEDERATION POUR LES RENCONTRER

 

2037

Ensuite ?
. Ensuite, les 18 membres élus du Conseil Interdépartemental restent à la disposition des Présidents de fédération pour les rencontrer ensemble et si possible, en présence du Président National des fédérations. Pourquoi nos précédentes demandes sont-elles restées sans réponse depuis le 28 Février ? L’inertie fédérale est paralysante. Les dossiers de la grive pour tous jusqu’au 20 Février et du pigeon ramier partout jusqu’au 20 Mars ne peuvent plus attendre. En cas d’échec renouvelé cette année, le bla-bla-bla officiel ne suffira plus. L’interdiction du pigeon ramier en Ardèche mais pas ailleurs est vécue comme une vraie discrimination ; la fermeture cantonale des grives en Drôme-Ardèche mais pas ailleurs comme une mauvaise plaisanterie. Que les fédérations soient à la hauteur parce que les chasseurs risquent de venir leur demander des comptes !

Pourquoi ce refus persistant de vous rencontrer ?
. C’est aux actuels Présidents de fédération de répondre.

On devine que la rencontre avec vos fédérations que vous réclamez, ce n’est pas gagné d’avance !
. De quoi les responsables fédéraux auraient-ils peur ? Je le répète, nous sommes, je suis, à l’entière disposition des Présidents de fédération pour les rencontrer : pour tout remettre à plat. A chacun son rôle : les fédérations gèrent la chasse sous contrôle de l’Etat, l’Interdépartementale la défend librement sous contrôle de ses ACCA Membres Associés. Au nom de quoi les fédérations nous refuseraient-elles une liberté que la loi nous reconnait ? Ou alors, le pli étant déjà pris, serait-il maintenant plus difficile à des dirigeants fédéraux de parler en toute liberté avec une association de défense de la chasse que de discuter sous contrôle des Préfets avec des associations antichasse ?

 

CES ACCA, LES PLUS NOMBREUSES, QUI PEUVENT A COUP SÛR DEBLOQUER LA SITUATION

 

2038

Si, malgré tout, vous n’êtes pas entendu ?
. Alors, les responsables actuels des fédérations auront pris seuls la responsabilité de la rupture. Je ne crois pas qu’à Paris ce soit vraiment le souhait, dans leur grande sagesse, des instances nationales de la chasse, fédérales comme associatives, que je rencontre de temps en temps.

Que se passera-t-il ensuite si, en dépit de vos efforts, les fédérations persistent dans leur volonté de vous ignorer, de tenir à l’écart l’Interdépartementale, son Président, son Conseil d’Administration, ses ACCA ?
. Ce sera le problème des fédérations, pas le mien. Nos ACCA adhérentes auront de toute façon le dernier mot. Je ne crains pas l’arbitrage des ACCA.

Pour l’image de la chasse dans votre région, c’est le scénario catastrophe ?
. J’espère encore que nous n’en arriverons pas là. La solution ? Elle est entre les mains des autres ACCA, jusque-là majoritairement absentes du débat. Ces ACCA ne peuvent plus rester à l’écart comme s’il ne s’était rien passé. Parfaitement informées, elles vont devoir prendre position. Car ce sont ces ACCA, de loin les plus nombreuses, qui peuvent maintenant à coup sûr débloquer la situation.

Comment ? 
. En répondant à cette question : faut-il oui ou non continuer à défendre la chasse ou doit-on laisser disparaitre ce qu’il nous reste sans réagir ?

 

LA MONTEE EN PUISSANCE DES DEFENSEURS DE LA CHASSE

 

2039

Il y a une question que j’ai très envie de vous poser. Si vos Présidents de fédération semblent vous en vouloir à ce point, il y a quand même bien une raison, non ? Excusez le direct de la question : Christian Pialet, que leur avez-vous fait, que vous reprochent-ils finalement, à vous, personnellement ?
. A moi, personnellement ? Rien. Sinon, ça se saurait. Au Président de l’Interdépartementale ? Beaucoup de choses. La violence des courriers qu’ils m’ont envoyés pour accabler l’Interdépartementale en témoigne. Personnaliser le débat à outrance vis-à-vis de moi comme ils le font est finalement pour eux un moyen commode de diversion qui leur permet d’éviter de répondre aux questions de fond que posent certaines ACCA qui les dérangent
. Prisonniers de leur fonction, de leur mission, ils subissent de plus en plus ouvertement la pression de l’Etat qui ne voit pas forcément d’un bon œil, je peux le comprendre, la montée en puissance des défenseurs de la chasse : ces dangereux gêneurs, de plus en plus nombreux, qui pourraient demain venir manifester bruyamment devant les préfectures, ces incontrôlables gêneurs qui osent poser publiquement les questions qui dérangent.

 

LES RESPONSABLES FEDERAUX : DES PERSONNES QUI ONT FORCEMENT DES QUALITES

 

2040
Le travail bénévole de toute une équipe au service des chasseurs
Photo Inter/JMS

Vous avez peut-être de bonnes raisons d’en vouloir personnellement aux dirigeants de vos fédérations. Est-ce le cas ?
. Non. Le désaccord sur la méthode, dans le cadre de la vie associative qui n’est pas toujours un long fleuve tranquille, n’interdit pas la considération pour les personnes en dehors de leur fonction. Franchement, en tant que personnes, les responsables fédéraux actuels, Présidents ou Administrateurs, ne me posent strictement aucun problème. Aucun ! Ce sont des personnes qui ont forcément des qualités. Cela étant dit, ces personnes ont mal agi dans le cadre de leurs fonctions fédérales en utilisant contre nous des procédés que tous les membres de mon équipe réprouvent. Qu’elles aient pu le faire pour obéir à une demande pressante ou même la devancer n’y change rien.

Par calcul, les responsables fédéraux surjouent-ils l’indignation vis-à-vis de l’Interdépartementale et de son Président ?
. Oui, je le pense. Surjouer les indignés contre l’Interdépartementale, nous faire les gros yeux, n’est-ce pas au fond le seul prétexte qu’ils ont trouvé pour tenter de nous mettre sur la touche ? Sans-doute ont-ils reçu la consigne de le faire mais ils ne vous le diront pas. Et cela ne les excuse pas de dénigrer, depuis des mois, le travail bénévole de toute une équipe au service des chasseurs.

 

 QUE LES FEDERATIONS ME PERMETTENT DONC DE VENIR M’EXPLIQUER DANS CHAQUE REUNION DE SECTEUR !

 

2041

Cela vous touche quand ce sont les fédérations qui vous critiquent ?
. Oui, quand les critiques qu’elles m’adressent sont injustes. Contrairement à d’autres, je ne sacralise ni ma personne, ni ma fonction. Que l’on me critique, que l’on critique l’Interdépartementale n’a rien de choquant. Cela ne me gêne absolument pas. Ce n’est pas anormal. Ce qui l’est, c’est lorsque les critiques ne correspondent pas à la réalité, quand elles ne sont lancées que pour nuire. A l’Interdépartementale, nous n’avons rien à cacher. Quand les fédérations agissent dans l’intérêt des chasseurs, nous le disons. Si à nos yeux elles se trompent, nous le leur disons. Quand elles agissent mal contre des chasseurs qui défendent la chasse, nous le disons aux chasseurs, à commencer par ceux qui nous font confiance. Que les fédérations me permettent donc de venir m’expliquer en leur présence dans chaque réunion de secteur ! Les Présidents d’ACCA pourront alors se faire une idée, juger sur pièce. Qu’en pensent les 708 Présidents d’ACCA ? Et si on me refuse cette possibilité, que devront-ils en penser alors ?

 

LE PRESIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE EST ACCUSE PUBLIQUEMENT DE « MENSONGE », DE « DEMAGOGIE », DE PROCEDER DE FAÇON « MALHONNÊTE » !

 

2042

Si je comprends bien vos propos, vous refusez de personnaliser le débat mais cela ne vous empêche pas de défendre bec et ongles votre équipe quand se dressent devant l’Interdépartementale les représentants officiels de la chasse dans l’Ardèche et la Drôme. Vous les accusez implicitement de vouloir torpiller votre association. Entre responsables, l’accusation est grave. Avez-vous des exemples précis pour étayer vos dires ?
. Oui. Un Administrateur fédéral tient sur Internet des propos publics mettant en cause l’Interdépartementale, ce qui vaut quand même un rappel à l’ordre officiel du Président fédéral en Conseil d’Administration de la fédération ; lors de réunions de secteur, des propos pas franchement amicaux concernant les associations de défense de la chasse sont tenus par un Président fédéral, des Administrateurs fédéraux ; au cours de la réunion fédérale régionale Rhône-Alpes des Présidents de fédération, un Président fédéral se plaint ouvertement d’avoir à supporter dans son département des associations de défense de la chasse ; un autre déclare devant une assemblée de Présidents d’ACCA que « la chasse n’a pas besoin d’être défendue » …

Permettez-moi de vous couper. Pour la bonne compréhension de nos lecteurs, pouvez-vous préciser dans vos accusations de quelle fédération il s’agit ?
. Si vous voulez. C’est le Président fédéral de l’Ardèche qui rend public, par envoi aux ACCA, un courrier citant l’Interdépartementale. Il fait l’amalgame entre les commentaires publics  de notre association (site internet, Le lien, conférences de presse) sur l’inexplicable maladie ardéchoise du sanglier et les rumeurs de bistrot les plus farfelues, n’hésitant pas à écrire : « Il nous faut réagir contre ces détracteurs qui, en déconsidérant les instances officielles représentatives des chasseurs, ne font qu’affaiblir la chasse » ; de son côté, le Président fédéral de la Drôme envoie un courriel à « Monsieur Pialet » (sic), rendu lui aussi public par copie aux ACCA, pour réagir aux prises de parole d’un congrès fédéral … auquel il n’assistait pas.  Il reproche à l’Interdépartementale « d’avoir fait de la déstabilisation des instances officielles de la chasse son fonds de commerce ». Et comme si cette exagération ne suffisait pas, le Président de l’Interdépartementale est accusé publiquement de « mensonge », de « démagogie », de procéder de façon « malhonnête » par quelqu’un qui me reproche de ne pas avoir assisté avec lui à des réunions de travail en oubliant seulement de préciser … qu’il ne m’y a jamais invité ! Dois-je continuer l’énumération des procédés utilisés contre nous ?

 

SI UN SEUL MOT DE CE QUE J’AFFIRME N’EST PAS VRAI, QU’ON LE DISE, QU’ON L’ECRIVE ET NOUS VERRONS LA SUITE …

 

2043

A première vue, c’est plutôt instructif pour les chasseurs de vos départements …
. Soit ! Alors, je continue. Eh bien ! … Pour mieux accabler l’Interdépartementale, pour mieux nous enfoncer, nos deux Présidents fédéraux, se sentant sans-doute à court d’arguments, ont fait appel à un troisième Président fédéral venu « spontanément » en renfort du département de la Loire. Celui-ci s’était déjà signalé, lors de son passage en Ardèche, en engageant le crédit de la FNC au nom duquel il s’exprimait pour annoncer officiellement et péremptoirement la disparition d’un organisme d’Etat, le GEOC, annonce pourtant formellement démentie quelques jours plus tard par le Gouvernement. Dans ce 3ième courrier, rendu lui aussi public par copie aux ACCA, ce Président fédéral reproche à « Mr Pialet » (sic) d’avoir pris en congrès fédéral la défense des chasseurs de nos ACCA (mon intervention depuis la salle sur « La France d’en Haut et la France d’en Bas » applaudie par les 850 participants). Le propos du Président de l’Interdépartementale est sentencieusement jugé par lui « populiste » et « démagogique ». A quand le bûcher pour hérésie ? Pour faire bonne mesure, ce Président fédéral, qui  a dû me parler deux fois cinq minutes dans sa vie, s’en prend avec une admirable précision et une prodigieuse mémoire (qualités qui avaient un peu flanché chez lui à propos du GEOC) à « (mon) passage parisien au Gouvernement dans les années 1988 » ! Quel rapport, je vous le demande, avec les problèmes des chasseurs aujourd’hui ? J’ajoute que ces missives ont été adressées aux ACCA toutes trois le même jour, par pur hasard bien-sûr ! C’est ce que le Président fédéral de l’Ardèche ose appeler sans rire « des réactions et des réponses spontanées et non concertées ». Il faut arrêter de se moquer du monde ! Nous possédons les documents, nous avons les témoignages; plus deux ou trois autres pièces très intéressantes à verser en annexe au dossier fédéral, s’il le fallait. Si un seul mot de ce que je viens d’affirmer n’est pas vrai, qu’on le dise, qu’on l’écrive et nous verrons la suite … Je le répète, mon équipe en a assez. Elle ne comprend pas cette espèce de harcèlement qui n’encourage pas au bénévolat associatif.

 

 DETOURNER DE L’INTERDEPARTEMENTALE UNE PARTIE DES ACCA QUI LA SOUTIENNENT ?

 

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Séquence émotion. Trentenaire de l’Interdépartementale (2011) :
Standing-ovation des 150 invités réservée au Président Pialet
Photo Inter/JMS

Dans quel but, cette pluie de missiles venue des fédérations ?
. Je n’en vois qu’un ! Essayer de nous discréditer auprès des ACCA pour tenter de casser cette dynamique d’adhésions à l’Interdépartementale qui, en haut lieu, fait si peur à certains. Parce que nous dérangeons. Certains ont-ils fait le calcul que, contre un Président associatif qui a comme tout le monde ses défauts mais s’efforce d’avoir un comportement honnête, n’a ni ambition personnelle, ni dossier le rendant vulnérable, le pilonnage par l’artillerie lourde pourrait peut-être suffire à le décourager ? Ou, à défaut, suffire à détourner de l’Interdépartementale une partie des ACCA qui la soutiennent ou s’apprêteraient à la rejoindre ? Tout ça, parce que nous gênons. Si certains ont pu croire que mon équipe se laisserait piétiner comme un paillasson, ils se sont trompés.

 

CEUX QUI ONT MARQUE DES POINTS CONTRE LEUR CAMP AURAIENT TORT DE SE REJOUIR TROP VITE …

 

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Avec quels résultats, ces « piétinements » fédéraux ?
. Ceux qui ont marqué des points contre leur camp auraient tort de se réjouir trop vite. Il n’est pas certains que tous ces Présidents d’ACCA qu’on a voulu abuser avec de faux arguments et de vrais mensonges se laissent manœuvrer une nouvelle fois. Il est pourtant exact que l’acharnement qui a été mis pendant des mois pour casser la dynamique d’adhésions des ACCA à l’Interdépartementale a en partie porté ses fruits, pourquoi le nier ? Des Présidents d’ACCA ont été désorientés par tout ce qui a été déversé contre nous sans que nous puissions répondre. Ils ont alors renvoyé dos à dos l’Interdépartementale et les fédérations en ne renouvelant pas leur cotisation chez nous, tout en continuant à cotiser dans leur fédération parce que là c’est obligatoire. Par ailleurs, quelques ACCA de l’Ardèche, assez isolées mais dont il faut aussi tenir le plus grand compte, nous ont également tourné le dos en mettant dans le même sac l’Interdépartementale, le CDCAR, la FDC 07 au motif que « la chasse du pigeon ramier n’a pas été rétablie en mars ». Est-ce la faute des bénévoles qui défendent la chasse ? Serons-nous plus forts en étant plus affaiblis ? J’attends maintenant de tous  ceux qui sont partis qu’ils reviennent vers nous en 2015. Ils seront toujours les bienvenus. Reste que nous allons payer cher cette année, je le reconnais, le « traitement de faveur » qui nous a été réservé. Les ACCA, qui ne sont pas (encore) adhérentes chez nous vont-elles accepter ça sans réagir, sans nous aider ?

Pourriez-vous indiquer l’importance de ces non-renouvellements d’adhésion et l’impact sur vos finances ?
. Oui. En 2011 (année du Trentenaire), le rapport financier voté en assemblée générale a fait apparaître une augmentation sans précédent de nos recettes en cotisations ACCA (+ 106 % par rapport à 2010). En 2012, nous avons connu une stabilisation, donc nous restions à un très haut niveau. En 2013, nouvelle et forte augmentation (+ 76 %). A l’inverse, pour 2014, l’évolution de nos recettes en cotisations ACCA s’annonce négative par rapport à 2013, les nouvelles ACCA adhérentes limitant certes les défections, sans toutefois les compenser. Notre budget général annuel restera cependant excédentaire comme il l’est chaque année depuis 33 ans grâce à une gestion très serrée de l’argent qui nous est confié pour œuvrer dans l’intérêt des chasseurs. Mais si l’on veut être en mesure de continuer à défendre la chasse en 2015, la première condition à remplir est celle-là : il faut absolument que les ACCA, les plus nombreuses possibles, nous envoient un signal fort, du genre, « Tenez bon ! ». Comment ? En nous renouvelant leur confiance ou en nous rejoignant pour la première fois. Le mieux serait qu’elles le fassent toutes dès maintenant, si possible avant l’Assemblée Générale 2015. Sinon ! …

 

MON ENGAGEMENT POUR LA CHASSE ET LA NATURE N’EST DICTE NI PAR L’INTERET, NI PAR L’AMBITION, NI PAR LA SOUMISSION MAIS PAR LA CONVICTION

 

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Si des fédérations ont pris la décision de taper si fort sur votre association, avec quelques résultats tangibles, vous le reconnaissez vous-même, c’est peut-être qu’elles estiment à bon droit que vous êtes devenus des concurrents trop sérieux et qu’elles ne le supportent pas ?
. Je m’interroge vraiment sur ce qui peut pousser des responsables fédéraux à essayer, coûte que coûte, de nous pousser ainsi vers la sortie. Objectivement, il n’y a pourtant pas de concurrence directe entre l’Interdépartementale et les fédérations. Seulement complémentarité. Le seul problème, c’est de réussir à faire accepter cette complémentarité par ceux qu’elle n’enthousiasme pas. S’enfermer dans sa tour d’ivoire conduit immanquablement à l’appauvrissement de l’action collective. Il faut être à l’écoute des autres. De quoi auraient-ils peur ?

Peut-être que vous preniez un jour leur place !
. Je ne veux la place de personne. Je ne suis candidat à rien. Je ne le serai pas davantage demain. Personne, à l’Interdépartementale ne veut « déstabiliser les fédérations », contrairement à ce qui a été écrit avec une grande exagération par nos deux Présidents de fédération dans un moment d’affolement général. Au passage, c’était me prêter beaucoup de pouvoir ! … Mais s’ils le pensent encore, ils se trompent complètement sur mes intentions. Même accablé de critiques les plus injustes, je ne déclarerai jamais la guerre au système fédéral, je ne prendrai jamais l’initiative d’un conflit avec une fédération. La franche explication d’aujourd’hui n’est que la réponse provoquée par la brutalité des attaques que nous avons subies, mes amis et moi, tout au long de la saison de chasse précédente. Nous avons été publiquement attaqués, calomniés, nous nous défendons. Qui pourrait nous le reprocher ? Pour autant, je ne prendrai jamais l’initiative de bloquer le système fédéral.

Vous en prenez l’engagement ?
. Oui. Parce que le système fédéral, de par la loi, est la représentation officielle des chasseurs. Imaginer que je puisse appeler un jour les ACCA à bloquer le système fédéral, c’est mal me connaître. Après 33 ans passés à défendre la chasse, dont 6 dans une fédération, je ne ferai pas ce cadeau aux antichasse. Chaque fois que les intérêts supérieurs de la chasse seront en jeu, les fédérations pourront continuer à compter sur le soutien de l’Interdépartementale … A condition que notre association existe encore ! Si, par exemple, les antichasse attaquent devant les tribunaux le SDGC (Schéma Départemental de Gestion Cynégétique) préparé par une fédération, nous serons entièrement solidaires de la fédération. Je dis bien, entièrement. Après ce que l’on nous a fait, peut-on exiger plus de nous ? Si la vie associative cynégétique m’est vraiment rendue impossible de l’extérieur par quelques personnes, si les ACCA, maintenant parfaitement informées de la situation, ne se saisissent pas de l’affaire, si, résignées, elles continuent à laisser faire et ne se mobilisent pas plus pour défendre à nos côtés la chasse populaire, qui est précisément la chasse des ACCA, alors je préfèrerai m’en aller. Tout simplement.

Pourquoi ?
. Parce que mon engagement pour la chasse et la nature ne m’est dicté ni par l’intérêt, ni par l’ambition, ni par la soumission mais par la conviction. Je ne suis ni obligé de faire ce que je fais, ni payé pour le faire. Je suis libre à tout moment de quitter ou non mes fonctions sans la moindre pression car pour faire cela personne ne m’a jamais contraint ni accroché de casserole. Seulement une médaille.

Il ne vous est jamais arrivé de vous tromper ?
. Si, bien-sûr ! Contrairement à d’autres, je n’ai pas la prétention de détenir seul la vérité. Je dis souvent à mes amis qu’on est plus intelligent à plusieurs que tout seul. Vivant depuis toujours à Beauchastel, n’étant pas d’un naturel envieux, me contentant d’une vie simple en phase avec la nature, « l’Ardéchois cœur fidèle » que je suis est toujours heureux de la réussite des autres, y compris quand elle me dépasse. Je n’ai aucune sorte de réticence à reconnaître le mérite de ceux qui réussissent sans écraser les autres. C’est pourquoi, il m’arrive encore trop souvent, je le reconnais, de sous-estimer le côté obscur de la nature humaine, par exemple, de ne pas toujours anticiper que les mauvais coups qui volent toujours en escadrille peuvent venir aussi de mon propre camp. Mais assez parlé de moi, revenons à notre sujet.

 

POUR TOUS CES CHASSEURS QUE JE RENCONTRE, LA COMPLEMENTARITE ASSUMEE FEDERATIONS – INTERDEPARTEMENTALE POURRAIT ÊTRE UN FORMIDABLE ATOUT. POURQUOI LES EN PRIVER ?

 

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Sur quels éléments concrets reposent, selon vous, cette complémentarité avec les fédérations que vous souhaiteriez voir enfin reconnue ?
. Peu de gens le savent mais les fédérations disposent de puissants moyens humains, financiers, administratifs, techniques, juridiques : des Président (dont les frais sont intégralement remboursés, ce qui est normal mais qui se font attribuer ou non selon la fédération une indemnité mensuelle de fonction votée par le Conseil d’Administration et payée par les chasseurs, ce qui est plus discutable), entre 30 et 32 Administrateurs élus pour deux fédérations, des Directeurs hautement qualifiés, du personnel technique et administratif nombreux et compétent ; au total, près de 70 personnes en Drôme-Ardèche dont 35 salariés.

En comparaison, l’Interdépartementale a des moyens minuscules, je suppose ?
. En effet ! Une fédération, c’est à la fois une association selon ses statuts, une entreprise avec ses administrateurs, sa direction, son personnel, son patrimoine immobilier, ses bureaux, son matériel, ses placements financiers (quelquefois très hasardeux comme ce fut le cas dans notre région voici quelques années), une administration d’Etat avec ses missions de service public et ses prérogatives de puissance publique. L’Interdépartementale, c’est beaucoup plus modestement une association de bénévoles, de volontaires qui en veulent et qui y croient. Comme dans chacune de nos ACCA, le Président est lui aussi un bénévole qui doit se débrouiller tous les jours pour réussir à faire le mieux avec peu. Notre bénévolat collectif au service de la chasse, honoré à Beauchastel en 2011 par le Président National d’une institution prestigieuse, l’Académie du Mérite et Dévouement Français, s’inscrit depuis longtemps dans la durée. Offert à tous les chasseurs sans distinction, ce bénévolat peut bien être considéré d’en haut avec un rien de mépris, il est notre fierté.

D’où proviennent vos ressources ?
. Vous voulez savoir ce qui réussit à faire tourner notre association au niveau élevé où nous sommes arrivés, ce qui nous permet d’informer les chasseurs sans rien leur cacher et d’agir efficacement pour la chasse dans deux départements à la fois ? D’abord, le soutien déterminé de ces amis chasseurs de 150 ACCA (ce qui, sur 708, n’est évidemment pas assez) qui nous apportent chaque année une adhésion collective d’ACCA de quelques dizaines d’euros ; ensuite, le dévouement exemplaire de nos bénévoles (Les Printemps du Rhône, le Trentenaire, le Rhôdanien, le jeu-concours primé et gratuit Chasse et Développement Durable, la super tombola annuelle, Le lien, le site internet, etc.) ; enfin, le soutien de nos fidèles sponsors, grands ou petits, qui apprécient l’image que nous donnons de la chasse et qui partagent avec nous certaines actions de protection de la nature, de défense de l’environnement, d’engagement pour la biodiversité, pour le développement durable. Ainsi, chaque action réussie de « l’Inter » en faveur de la chasse et de la nature bénéficie-t-elle, au moins indirectement, aux fédérations. Comme on le voit, nous ne sommes pas concurrents mais complémentaires.

Si les deux Présidents de vos fédérations étaient assis en ce moment à ma place, que leur diriez-vous ?
. Je leur dirais : parlons-nous, détendez-vous ! J’ai 63 ans. J’en avais 30 quand j’ai fondé l’Interdépartementale avec une poignée de chasseurs qui refusaient la résignation, la soumission. Cela me donne, je crois, une certaine expérience. J’ai travaillé en Drôme-Ardèche avec pas moins de 8 ou 9 Présidents de fédération différents dont certains étaient des personnalités remarquables qui ont su fédérer les énergies, rassembler les hommes, toujours dans le respect des différences, sans écarter personne. Aux Présidents fédéraux actuels, je dis : additionnons à nouveau nos forces plutôt que les diviser. Assez de cette situation absurde où deux fédérations font semblant d’ignorer ensemble l’Interdépartementale et où chaque fédération des deux côtés du Rhône ignore l’autre au point de publier dans la presse avant l’ouverture de la chasse des informations contradictoires. Il y aurait pourtant un formidable levier pour dynamiser nos ACCA si l’on mettait enfin en synergie toutes nos forces en les additionnant ! Le Rhône n’est pas une barrière entre les hommes, c’est un trait d’union, l’Interdépartementale en fait la démonstration tous les jours depuis 33 ans. On m’a toujours appris que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Ne croyez-vous pas que les Présidents de fédération aient pu penser que vous marchiez un peu trop sur leurs plates-bandes, de quoi en avoir pris ombrage ?
. C’est possible. Subjectivement, c’est possible. Leur ego ne devrait pourtant pas trop en souffrir car, objectivement, nous occupons des espaces différents. Une fédération, c’est un seul département avec cotisation d’ACCA obligatoire ; « L’Inter », deux départements réunis avec adhésion d’ACCA volontaire. Une fédération, c’est une association sous tutelle de l’Etat qui gère la chasse par délégation de service public de l’Etat ; « L’Inter », une association qui défend la chasse librement. Nous sommes complémentaires parce que nous sommes différents. La chasse est tout sauf un monde uniforme. La chasse, c’est la diversité ! Diversité des hommes, des territoires, des dates, des gibiers, des modes de prélèvement, des recettes culinaires; la diversité, c’est ce qui fait tout son charme. En 2014, vouloir uniformiser, caporaliser, faire marcher d’un seul pas 27 000 chasseurs dans 708 ACCA en les menant à la baguette, sans une seule tête qui dépasse, ce serait se tromper complètement de méthode et d’époque. Pour une chasse libre, commençons par libérer les chasseurs ! Pour tous ces chasseurs que je rencontre, si différents entre eux mais partageant tous le même loisir, la même passion, la complémentarité assumée fédérations-Interdépartementale pourrait être un formidable atout. Pourquoi les en priver ? Nous disons et faisons aujourd’hui ce que les fédérations ne disent plus et ne font plus. Qui cela peut-il déranger ?

 

COUPER OU NON DEFINITIVEMENT LES PONTS ?

 

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La tension actuelle entre les fédérations et l’Interdépartementale ne repose-t-elle pas aussi sur des malentendus, des non-dits ?
. Je suis d’accord avec vous. Il y a sans doute un malentendu sur mes propres intentions. J’ai certainement eu tort, préférant toujours parler de mon équipe plutôt que de moi, de ne pas m’en expliquer bien avant. Etant systématiquement visé personnellement alors que je représente un collectif de 150 ACCA, une association bi-départementale qui, depuis longtemps, a fait ses preuves, je suis bien obligé de me demander pourquoi. Ceux qui me connaissent mal peuvent penser soit que je sous-estime l’importance des fédérations, soit que je nourri des ambitions personnelles. Eh bien ! Ni l’un, ni l’autre. Je le confirme, je ne suis candidat à rien, je ne veux la place de personne. Je connais aussi bien que d’autres l’importance d’une fédération puisque j’en ai été moi-même Administrateur et Vice-Président pendant 6 ans (plutôt bien élu, vous me l’accorderez, avec la confiance de plus de 90 % des Présidents d’ACCA). Le système fédéral, avec la FNC et les FDC, est le socle institutionnel de l’organisation de la chasse, de sa gestion, de la représentation des chasseurs.

Vous respectez ce système ?
. Bien-sûr ! Je respecte tout à fait le système fédéral même si je déplore qu’il ait perdu l’indépendance qui faisait sa force. J’ai de la considération pour tout Président de fédération dont certains d’ailleurs, notamment à l’ANCGE, sont mes amis. Car je respecte avant tout les personnes.

Justement, si l’on s’en tient aux personnes, quel jugement portez-vous aujourd’hui sur Alain Hurtevent (FDC 26) et sur Jacques Aurange (FDC 07) que vous connaissez-bien ?
. Oh ! Je ne juge personne. Qui suis-je pour juger les autres ? Dans l’Ardèche, je connais bien, en effet et depuis longtemps, l’actuel Président fédéral. Au-delà des divergences d’appréciation actuelles dans nos fonctions respectives, nous avons toujours tenu, l’un et l’autre, à préserver sur le plan personnel un respect mutuel, une estime réciproque. Encore récemment, j’ai apprécié que le Président de la fédération m’appelle uniquement pour prendre des nouvelles de ma santé. De mon côté, j’aurais fait la même chose. Dans la Drôme, la personne du Président fédéral, que je connais peu mais qui a bien voulu me recevoir longuement après sa prise de fonction, n’est absolument pas en cause, non plus. J’ai seulement regretté que cette rencontre d’un jour n’ait pas eu de suite. Voilà deux personnalités, dans l’Ardèche et la Drôme, avec des tempéraments différents, qui ne manquent pas de qualités, qui ont choisi de mettre leurs compétences, leur dynamisme, leur temps disponible au service des chasseurs et qui ont été élus pour le faire. A ce titre aussi, ils méritent de la part de nous tous considération et respect. Si des problèmes existent entre nous trois, on se le dit, on en parle, en grands garçons que nous sommes. Il n’y a là strictement rien d’ordre personnel car nous n’avons jamais eu, eux et moi, je le répète, le moindre grief personnel. Ils pourront vous le confirmer, l’un comme l’autre.

 

L’EXEMPLE A SUIVRE DANS TOUS LES DEPARTEMENTS

 

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Pourquoi donc ces tiraillements qui persistent entre fédérations et associations de défense de la chasse si les hommes, malgré tout, se respectent ?
. Parce qu’il peut y avoir dans la grande famille des chasseurs, comme dans toute famille, des tiraillements comme vous dites, des disputes. Nous n’allons pas nous y complaire. C’est pourquoi, je propose aux deux Présidents fédéraux que nous nous mettions rapidement autour d’une table, seuls ou avec nos Conseils d’Administration respectifs, en y invitant le Président de la FNC. Listons nos différents actuels, puis établissons ensemble un code de bonne conduite. Alors, le travail commun pourra reprendre sur de bonnes bases. Dans l’immédiat, je me réjouis que le Président National des Fédérations, Bernard Baudin, homme avisé, d’expérience, de dialogue et de conciliation (bien que lui aussi n’ait pas toujours été épargné par les critiques aussi cinglantes qu’injustes de quelques Présidents fédéraux), fasse de la coopération nationale actuelle entre la FNC et l’ANCGE l’exemple à suivre dans tous les départements. Puisse-t-il être entendu jusque chez nous !

 

LAISSONS DONC LA POLITIQUE LA OU ELLE EST !

 

2050

Dans les milieux fédéraux, j’ai souvent entendu dire que si les chasseurs ne s’occupent pas à priori de politique, la politique, elle, s’occupe d’eux. Renseignements pris, certains vous reprocheraient vos engagements politiques passés. Que leur répondez-vous ?
. Qu’ils se trompent en mélangeant aujourd’hui chasse et politique, que je n’ai rien à cacher de l’action civique qui a été la mienne mais que le passé est le passé. En 2015, nous n’aurons sûrement  pas besoin, nous les chasseurs, de la politique comme motif supplémentaire de division et de difficultés. Laissons donc la politique là où elle est ! Ne la mettons ni dans nos fédérations même si elle y est déjà puisque les Préfets les contrôlent, ni dans nos ACCA où la diversité d’opinions reste fort heureusement la règle. Mon engagement public de simple citoyen, à l’âge de 17 ans, derrière le Général de Gaulle, je ne le renie pas mais il y a 20 ans que j’ai cessé tout engagement politique partisan. Cette indépendance m’assure, dans mon action bénévole au service de tous les chasseurs, 100 % de liberté de parole, 100 % de liberté d’action. Mon amitié de longue date, fidèle et donc toujours actuelle, avec différentes personnalités connues dont un Commissaire Européen qui a été notre Ministre des Affaires Etrangères, est d’ordre privé et
ne regarde que moi. Pour défendre la chasse, j’ai soutenu activement, il est vrai, par principe, par conviction, sans n’y avoir aucun intérêt personnel, l’expérience originale CPNT. Je l’ai fait tant que le positionnement initial de ce mouvement (« ni droite, ni gauche, seulement la chasse ») me paraissait efficace (1 204 689 voix « chasse » à l’élection présidentielle), d’autant plus que cette indépendance de CPNT à l’égard des partis politiques était alors respectueuse de la diversité d’opinions de tous les chasseurs (« tous rassemblés et unis pour la chasse, au-delà de nos différences »). N’étant absolument pas d’accord ensuite pour que CPNT devienne l’allié supplétif d’un parti politique quel qu’il soit, j’ai cessé d’y adhérer. Aujourd’hui, CPNT est en grande difficulté, largement en raison de ce choix stratégique malheureux. Son Président National vient même d’annoncer que CPNT pourrait avoir disparu au 31 décembre 2014. Pour cette raison, j’ai décidé il y a quelques jours en conscience de renouveler symboliquement ma cotisation 2014 au mouvement de la ruralité tout en restant en désaccord, je tiens à le souligner, avec le choix fait par CPNT de se mettre à la remorque d’un parti politique. Je l’ai fait en toute transparence car je n’étais pas obligé de le dire et personne ne l’aurait jamais su. Je l’ai fait à titre personnel. Cela n’engage donc en rien l’Interdépartementale. Si je l’ai fait, c’est uniquement parce que je ne refuserai jamais mon soutien à une association qui défend la chasse au moment où cette association risque de disparaître. Quant à mon expérience de Chargé de Mission au Cabinet du Ministre de l’Environnement, elle est encore bien utile aujourd’hui aux chasseurs ardéchois et drômois chaque fois que je rencontre un Préfet, des élus, des journalistes, des partenaires officiels de l’Interdépartementale, des dirigeants européens ou nationaux de la chasse. Pour ce qui est du positionnement officiel  et collectif de l’Interdépartementale, il est sans aucune ambiguïté et n’a jamais varié (Cf. l’Historique de l’association sur ce site). L’Interdépartementale ne fait pas de politique. Elle a, parmi les élus actuels Drôme-Ardèche, des amis, chasseurs ou non, à droite, à gauche, au milieu. Les élus qui soutiennent les chasseurs nous le font savoir et nous faisons savoir aux chasseurs quels sont les élus sur lesquels nous pouvons compter. C’est aussi simple que ça. Où est le mal ?

 

TENIR BON OU LAISSER TOMBER ?

2051

En préalable à cet entretien, vous avez accepté de répondre à toutes mes questions sans exception. Le bruit court que vous auriez déjà informé vos amis de la possibilité de cesser d’exercer toutes vos responsabilités dans le domaine de la chasse à compter de votre assemblée générale 2015. Est-ce exact ? Si oui, qu’est-ce qui pourrait vous conduire, seul ou avec votre équipe, à tout arrêter ?
. Je me pose effectivement la question. Je me la posais d’ailleurs bien avant mes ennuis de santé. Nous y répondrons le moment venu et comme toujours de façon collective, mes amis et moi. Ce qui pourrait me conduire à tout arrêter, comme beaucoup d’autres l’ont déjà fait ? Une certaine lassitude, pas tant vis-à-vis des coups reçus (j’ai depuis longtemps le cuir tanné !) mais bien davantage face à la passivité, l’indifférence d’une majorité d’ACCA qui traduit l’incohérence d’une partie des chasseurs : beaucoup parmi nous redoutent, avec raison, je peux vous l’annoncer, qu’on leur supprime encore des droits (le bien-être animal façon antichasse va nous faire très mal) mais qu’auront-ils donc fait avant pour essayer, concrètement, de défendre leurs droits ? Ne pas soutenir un peu ceux qui défendent avec conviction la chasse et informent régulièrement les chasseurs sans rien leur cacher, est-ce cohérent ? Le risque est réel : dans moins de 6 mois, il se peut très bien que l’association de défense de la chasse Drôme-Ardèche n’existe plus. Que ceux qui manifestent tant d’impatience à l’extérieur de l’association se rassurent : tôt ou tard, je partirai.

Et si c’est le cas ? …
. Alors, la vie continuera … Personne n’est indispensable.  

Qu’est-ce qui pourrait vous décider à rester quand même ?
. Peut-être le choix du cœur … Pour faire plaisir aux membres de mon équipe si tel est leur souhait mais eux aussi, vous savez, se posent des questions sur l’utilité de continuer après tout ce que nous avons dû supporter. Peut-être aussi, ce constat, partagé par toute mon équipe : si nous étions si insignifiants, si marginaux, si dépourvus de légitimité, d’idées et de troupes, comme on s’efforce d’en persuader les 708 Présidents d’ACCA Drôme-Ardèche depuis un an, croyez-vous vraiment que certains se donneraient tout ce mal pour tenter de nous décourager ? Mes amis et moi, nous nous disons aujourd’hui que, si on nous attaque si fort et parfois si bas, c’est peut-être bien la preuve que nous dérangeons trop fortement des situations à l’apparence trop lisse, que nous gênons trop fortement des décisions trop importantes pour que les chasseurs des ACCA aient à les connaître et donc, peut-être, que nous devons quand même servir à quelque chose, non ?

On vous sent très lucide sur la situation mais tout de même un peu désabusé. Quel est le point le plus positif qui motive actuellement votre équipe ?
. Le point positif qui nous motive ? Ce sont tous ces Présidents d’ACCA merveilleux, dévoués, qui portent à bout de bras leur ACCA, qui sont injustement critiqués eux-aussi mais tiennent bon et qui, petit à petit, comprennent de mieux en mieux ce qu’on a voulu leur cacher, pourquoi nous dérangeons, pourquoi nous nous battons. Doit-on les laisser tomber ?

 

MALADIE DU SANGLIER : « NO COMMENT ! »

 

2052

Nous arrivons à la fin de ce long entretien et vous n’échapperez pas à la question que tout le monde se pose : alors que la maladie de l’œdème frappe à nouveau les sangliers d’Ardèche depuis le mois de juin, comment se fait-il que l’Interdépartementale n’ait pas encore livré son commentaire ?
. Sur le sanglier et la récidive de la maladie ardéchoise de l’œdème, il n’y aura pas de notre part de commentaire sur la situation, sauf évènement extraordinaire tel que la découverte de l’origine de la maladie ou une mise en examen pour empoisonnement de la faune sauvage. Mais ne rêvons pas. La fédération, cela n’a échappé à personne, le répète avec une bien étrange insistance : « Cela peut prendre beaucoup de temps, il se peut même qu’on ne connaisse jamais la vérité » … Eh bien, moi, je ne me résignerai jamais à l’idée que l’on puisse ne pas connaître un jour la vérité sur cette ténébreuse affaire ! C’est pourquoi l’an passé, nos initiatives (qui ont fait bouger les choses), nos informations (dont aucune n’a été démentie), nos questions au représentant de l’Etat (qui ne lui avaient encore jamais été posées), notre proposition d’entrer dans la commission fédérale grand gibier (qui a été refusée sans être discutée), tout cela a servi à faire avancer la vérité. Malheureusement pour nous, cela a aussi fourni à nos dépends le prétexte à diversion que certains cherchaient fébrilement dans une situation qui leur échappait. L’expérience instruit. On ne nous piègera pas deux fois de suite.

Par conséquent, nous n’en saurons pas plus ?
. Non. Sur le fond, la position de l’Interdépartementale est connue, les évidentes contradictions du dossier aussi. Tout reste visible sur notre site internet (Cf. Dossier sanglier) … tant que le site ne nous est pas fermé ! Il n’y a pas un mot à ajouter. Ni à retrancher.
Avec les spécialistes de la chasse au sanglier qui m’entourent, nous ferons si nécessaire un point complet de situation mais seulement en fin de saison. En attendant, selon la Préfecture de l’Ardèche, des réunions de travail pour suivre l’évolution de la maladie ont lieu régulièrement “avec les différents partenaires” mais sans l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. En effet, notre proposition, faite en congrès fédéral, d’apporter notre expérience et nos idées à la commission fédérale Grand Gibier, a été rejetée par le Président fédéral devant l’assemblée des Présidents d’ACCA, en présence du Préfet, sans discussion ni vote, ni inscription à un ordre du jour suivant. Parce que nous dérangeons. Tant que nous serons là, et peu importe si nous gênons, l’Interdépartementale continuera à suivre avec la même vigilance l’évolution du dossier sanglier sous tous ses aspects : empoisonnement à la bromadiolone, déclanchement et récidive de la maladie de l’œdème, résultats des multiples et coûteuses enquêtes, dégâts, indemnisations, financement, règlementation, nouvelles contraintes imposées aux ACCA. Rendez-vous en fin de saison.

 

LE PC FEDERAL SANGLIER INSTALLE DANS LE BUREAU DU PREFET …

 

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Quoi d’autre ?
. Sans commenter le fond du dossier, arrêtons-nous sur un fait précis : le communiqué officiel du 4 Juillet 2014, sur feuille à double en-tête « Préfet de l’Ardèche – Fédération Départementale des Chasseurs ». Voilà qui inaugure un nouveau et bien étrange fonctionnement fédéral. En 33 ans, c’est même la première fois que je vois ça ! C’est sans doute une situation absolument inédite en France qu’un Président de fédération, en théorie responsable de la gestion cynégétique dans son département, accepte sans sourciller que le poste de commandement fédéral pour le gibier N° 1 de sa fédération, le sanglier, soit désormais installé, non dans son bureau mais dans le bureau du Préfet ! Franchement, où cela va-t-il mener les chasseurs ? …

Qu’est-ce que cela signifie au juste, d’après-vous ?
. Que certaines fédérations (pas toutes, heureusement) n’ont désormais plus qu’un semblant de communication autonome. Quant à leur pouvoir réel de décision, cela laisse songeur … A défaut de les faire enfin bouger, cela devrait au moins interpeller tous ceux qui ne jurent que par la bonne parole fédérale reçue. N’est-ce pas la preuve, pour ceux qui pouvaient en douter encore, que certaines de nos fédérations sous tutelle de l’Etat n’ont plus aujourd’hui de réelle capacité à porter librement la parole des chasseurs ? A un mois d’intervalle, ce qu’a publié le Président de la fédération de Charente-Maritime, un soir de chaude manifestation (« Il n’est plus question de lâcher quoi que ce soit face à ceux qui veulent faire disparaître la chasse et les chasseurs »), qui pourra encore le dire à son Préfet, à Privas ou à Valence, au nom des chasseurs ? Une fédération ne serait-elle bientôt plus qu’un guichet de l’administration préfectorale où l’on encaisse l’argent des validations du permis de chasser et où l’on distribue aux chasseurs les consignes officielles ? Peu à peu, les yeux commencent à s’ouvrir. Voici le commentaire édifiant reçu de l’un de nos Présidents d’ACCA, qui traduit bien le malaise général : – « A ceux qui nous serinent depuis des années : « A quoi sert l’Interdépartementale ? », nous pouvons maintenant leur retourner le compliment : « A quoi servent les fédérations ? ». Ces fédés doivent vite nous dire si elles ont reçu l’ordre de saborder les dernières associations qui nous défendent et nous informent, nous les petits, les obscurs de la chasse qu’on n’écoute pas (…). Va-t-on liquider l’Interdépartementale pour faire place nette à la communication officielle bien propre sur soi ? (…). « Chasseur, paye ton permis et circule, y’a rien à voir ! » (…) » – . Je reconnais que c’est peut-être dit outrancièrement, sans les précautions oratoires de tribune de nos congrès fédéraux. Il n’empêche que le coup de gueule de ce Président d’ACCA ouvre effectivement un vrai débat de fond. Les responsables fédéraux actuels pourront-ils échapper à ce débat après leur brutale mise en cause des défenseurs de la chasse ?

 

L’AVIS QUE JE PARTAGE AVEC LE PRESIDENT NATIONAL DES FEDERATIONS 

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Pour terminer, prenons, si vous voulez-bien, de la hauteur. Au-delà de la Drôme-Ardèche, vous exercez depuis de longues années, dans le domaine de la chasse, des responsabilités nationales. Quel jugement l’Administrateur National de l’ANCGE porte-t-il sur le système fédéral qui encadre en France les activités de chasse ?
. D’abord, le constat d’une profonde mutation qu’a connu le système fédéral depuis qu’il est passé entièrement sous tutelle de l’Etat : depuis la loi Voynet (qui porte le nom du ministre le plus antichasse de la 5ième République) la marge de manœuvre d’un Président de fédération a été nettement augmentée dans le périmètre de la gestion des affaires courantes. Il s’agissait en fait de décharger l’Etat des fardeaux les plus épineux et les plus coûteux pour la puissance publique (formation et examen du permis de chasser en lien direct avec la sécurité publique, gestion ô combien délicate des dégâts grand gibier en relation avec les agriculteurs, indemnisation financière de ces dégâts incombant à 100 % aux chasseurs, enquêtes scientifiques elles aussi entièrement payées par les chasseurs, etc.). Parallèlement, la marge de manœuvre du Président fédéral a été fortement diminuée dans sa capacité à s’opposer réellement au démantèlement de la chasse (réductions toujours plus importantes des modes de chasse et maintenant de la régulation des nuisibles, réductions des jours de chasse, des espèces chassables, des territoires chassables).

Ensuite?
. Un deuxième constat : la plupart des Présidents de fédération se servent du système fédéral (qui, comme le nom l’indique, pousse à fédérer, à rassembler) pour renforcer l’unité des chasseurs dans leur département et créer ainsi un rapport de force favorable. Quelques autres, hélas, sont tentés de la jouer perso, au détriment du collectif et se retrouvent alors bien seuls, sinon isolés face à la puissance publique. La Fédération Nationale des Chasseurs a parfaitement compris ce risque de dérive qui nous affaiblit. Jusqu’à présent, la FNC a toujours eu une position d’une grande clarté et d’une grande sagesse, qui malheureusement est volontairement ignorée dans quelques départements. C’est la FNC, je le rappelle, qui a tenu à souligner récemment, par la bouche de son Président, Bernard Baudin, de son Vice-Président Alain Durand, de son juriste-conseil, Me Charles Lagier, que les associations de défense de la chasse avaient évidemment toute leur place aux côtés des fédérations, citant en exemple « la coopération étroite au niveau national entre l’ANCGE et la FNC ». Pour la FNC, l’ANCGE est aujourd’hui un « partenaire incontournable ». Pour prendre un autre exemple, c’est tout de même le patron des fédérations qui est venu dire en personne à Aubenas, en ma présence, qu’il était « entièrement d’accord » avec l’argumentaire que j’ai développé en direction des Préfets et du Ministre pour appuyer la démarche des fédérations afin que la grive soit chassable pour tous jusqu’au 20 Février dans l’Ardèche et la Drôme. Ça doit vouloir dire quelque chose, non ? Enfin, quand la Fédération Nationale prend l’engagement d’inviter à Paris l’ANCGE « à toutes ses réunions de travail », le refus de travailler en bonne intelligence avec nous en Drôme-Ardèche n’est plus tenable. Je partage avec le Président National des fédérations l’avis plein de bon sens qu’entre responsables de chasse, il vaudra toujours mieux additionner que soustraire ou diviser.

 

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Revenir au Conseil d’Administration d’une fédé, cela ne vous tenterait pas ?
. Merci bien, j’ai déjà donné. L’Interdépartementale suffit à mon bonheur, c’est assez de soucis et de travail comme ça ! Que cela soit bien clair : je ne retournerai plus dans une fédération. Je le redis, je ne veux prendre la place de personne. Ni dans l’Ardèche, ni dans la Drôme. Ni aujourd’hui, ni demain. Coopérer à nouveau comme avant avec les fédérations, une fois la situation débloquée, oui, trois fois oui ; me cloîtrer dans une fédération sous tutelle de l’Etat, catégoriquement, non. Ma liberté d’expression et d’action, mon expérience, mises au service de tous les chasseurs dans le cadre collectif de l’Interdépartementale, leur sont beaucoup plus utiles, je pense. Et toute mon équipe le pense avec moi.

Vous auriez pourtant pu faire un bon Président de Fédération …
. Je ne crois pas, même si c’était l’avis du Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche qui m’avait choisi pour le seconder et, espérait-il, pour lui succéder. « Moi, Président » (rire !), le Ministre de tutelle, quel qu’il soit, ne me supporterait pas longtemps, le Préfet non plus. Vous me connaissez ! Je ne pourrais pas m’empêcher de déranger, de gêner, en continuant de dire tout haut ce que je pense, en mettant quand il le faut les pieds là où il ne faut pas, en posant à ceux qui ont la réponse la question qui fâche et surtout, en me trouvant aussi souvent que nécessaire en travers du chemin de tous ceux qui veulent à tout prix torpiller la chasse.

 

L’INTERDEPARTEMENTALE, « UNE CHANCE POUR LES FEDERATIONS CONCERNEES »

 

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Le mot de la fin ?…
. Même plusieurs, si vous permettez. Au risque de me répéter, je réaffirme ici que personne à l’Interdépartementale ne mettra jamais en cause l’institution fédérale. Je dis tout aussi clairement que je n’accepterai jamais que l’on remette en cause l’existence des associations spécialisées qui défendent la chasse. Nous ne sommes pas facilement manipulables et personne ne peut nous acheter. Dans ma vie, la défense de la chasse m’aura pris, croyez-moi, beaucoup de temps et d’énergie ainsi qu’à ma famille mais la chasse et tous ses à-côtés m’auront aussi beaucoup apporté. Il faut savoir rendre un peu de ce que l’on a reçu. La chasse reste avant tout pour mes amis et moi « un plaisir d’Homme libre ». Défendre cette liberté avec toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas, c’est, pour le chasseur que je suis, un bel idéal à partager. Combien d’ACCA hésitaient encore, jusqu’à présent, à nous rejoindre alors que ce sont elles qui ont pourtant le pouvoir de débloquer la situation ? Je sais bien que le réflexe légitimiste jouait jusqu’à maintenant en faveur des fédérations tant que des Présidents d’ACCA avaient du mal à répondre à cette double question : qu’est-ce que l’Interdépartementale et à quoi sert-elle ? La clarification qui vient d’être faite aujourd’hui devrait les aider, je pense, à dépasser enfin cette interrogation pour prendre finalement la bonne décision : celle de nous rejoindre. Mais attention, le temps presse ! Cependant, si le moindre doute existe encore pour l’un de ces Présidents d’ACCA, un regard totalement extérieur et neutre vaudra alors cent fois mieux que tout ce qui précède : c’est un journaliste indépendant, de grande renommée dans le monde de la chasse, spécialiste de la vie cynégétique française et européenne, René Lacaze, qui a écrit le 17 Mai 2013 dans le bulletin national d’information et de liaison des dirigeants de la chasse, La Gazette Officielle : « L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche : une chance pour les fédérations concernées ».  Que voulez-vous ajouter de plus ?

 

Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche :
Elu à l’unanimité le 28 Février 2014
par 200 chasseurs ardéchois et drômois
représentant 150 ACCA Membres Associés :

L’équipe à abattre ? …

2058Photo Inter/JMS

De gauche à droite, 3ième rang : HERITIER Michel (Châteauneuf S/Isère), FEROUSSIER Jacky (Beauchastel, Conseil d’Administration ACCA), ROUX Serge (Chabeuil), CHALAS Franck (St Michel de Chabrillanoux, Conseil d’Administration ACCA), AVENAS Gérard (St Paul les Romans), PEATIER Denis (Pont d’Isère)

De gauche à droite, 2ième rang : BURINE Michel (Beauchastel, Président ACCA), BURINE Janine (Beauchastel), PIALET Marie-Agnès (Beauchastel), JONAC Chantal (St Michel de Chabrillanoux), LETRANGE Yolaine (Châteauneuf S/Isère), RIOU Sébastien (Boffres, Président ACCA)

De gauche à droite, 1er rang : MOUNIER Joël (Beauchastel), PIALET Alain (Beauchastel), PIALET Christian (Beauchastel, Conseil d’Administration ACCA), CUOQ Anthony (Bourg les Valence), ZECCHINI Albert (Valence, Président AICA, Président ACCA), CHAUTARD Noël (Livron, Conseil d’Administration ACCA)

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Ici,

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Bulletin d’adhésion
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merci

 

<Le Conseil Interdépartemental>

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