HIVERNALES 2017

24 FEVRIER 2017 : APRES LA MANIFESTATION REUSSIE DU 10 SEPTEMBRE, L’INTER SE FIXE UN NOUVEAU DEFI : AIDER A LIBERER LA CHASSE LORS D’UNE ASSEMBLEE NOVATRICE ET DECOIFFANTE. SURPRISES GARANTIES … POUR CEUX QUI Y SERONT ! CHAQUE CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS (ET CONJOINT) AURA LE DROIT D’Y PARTICIPER LIBREMENT ET D’Y PRENDRE LA PAROLE

 

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2017.

 

La décision a été arrêtée à l’unanimité après débat. Le dernier conseil interdépartemental de l’année 2016 (9 décembre) s’est prononcé pour un « changement stratégique » de l’Interdépartementale dans sa contribution à la défense de la chasse et les services rendus aux chasseurs.

Pour aborder la nouvelle année, l’Interdépartementale recentre ses moyens et ses objectifs sur ses fondamentaux.

Désormais, les informations exclusives, diffusées en temps réel, sont « réservées aux seules ACCA Membres Associés à jour de cotisation de l’année en cours ». Il en va de même pour l’aide et le soutien apportés aux ACCA à leur demande.

La « super tombola » annuelle de la chasse Drôme-Ardèche dont la réputation n’est plus à faire (plusieurs milliers d’euros mis en jeu sous forme de centaines de lots offerts par les sponsors, répartis en dix prix chaque année) bénéficiera en totalité aux seuls présents à l’assemblée générale du 24 février 2017 : « Pour pouvoir jouer et gagner, il faudra y être ! ».

La contribution de l’Inter Chasse 26-07 a la défense de la chasse – « Toute la chasse ! » – est redéfinie selon la même volonté de privilégier « la proximité avec tous ceux qui (nous) font confiance et (nous) soutiennent ».

Le changement de ton et de cap sera officiellement donné le 24 février 2017 lors d’une assemblée annoncée comme « novatrice, décoiffante, riche en surprises … pour ceux qui y seront ». Objectif annoncé : « Aider à libérer la chasse des technocrates parisiens qui l’emprisonnent : ACCA, sanglier, pigeon, grive, grippe aviaire, etc. ». Et pour commencer : « Libérer la parole de chaque chasseur d’ACCA sur les incompréhensions, les déceptions, les attentes et les espoirs qui sont les siens », répondre à toutes les questions qui se posent « sans noyer le poisson ».

Autrement dit : « Parler vrai pour agir vraiment ».

 

Telle est aujourd’hui la revendication forte d’une partie des chasseurs qui estiment avec l’Interdépartementale que d’autres rendez-vous annuels – « formels, institutionnels, sous contrôle et dont les compte-rendus sont préparés à l’avance » – peinent de plus en plus à remplir ce rôle.

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Le petit observateur drômardéchois

 

APRES LA MANIFESTATION, NOS 3 OBJECTIFS PRIORITAIRES INCHANGÉS

 

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FEVRIER-MARS 2017 : LES CHASSEURS DE PIGEONS ET GRIVES POURRONT-ILS ENFIN CHASSER NORMALEMENT EN DRÔME-ARDECHE COMME DANS LES AUTRES DEPARTEMENTS OU LEURS FEDERATIONS ONT OBTENU GAIN DE CAUSE DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES ?

 

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Chasser la grive partout jusqu’au 20 février, prélever le pigeon ramier en mars dans toutes nos ACCA, ce serait logique parce que la nature le permet. Mais la logique et le ministère de l’Ecologie, ça fait deux ! Quant aux promesses « institutionnelles » du « dialogue constructif » claironnées en septembre, attendons pour voir …

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APPELANTS : LE RETOUR … SOUS CONDITIONS

 

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Photo Inter/Capture d’écran/Chasseur de France TV

L’influenza aviaire (H5 N8) complique à nouveau la vie des éleveurs professionnels de canards. Elle a aussi des répercussions sur les lâchers de petit gibier (faisans, en particulier) ainsi que le transport des appelants servant à la chasse au gibier d’eau. Grâce aux efforts conjugués de l’ANCGE et de la FNC, le pire a pu être évité pour les chasseurs.

  • Henri Volle et Marc Bolomey nous ont quittés

- Les chasseurs ardéchois, les piègeurs de France, ont appris avec tristesse le décès de Monsieur Henri Volle qui fut Secrétaire National de l’UNAPAF, Président-Fondateur de l’Association des Piègeurs Agréés de l’Ardèche (APA07). Avec sa famille et ses amis, il avait enrichi les éditions des Printemps du Rhône d’un stand très visuel et coloré, explications détaillées à l’appui de ce bénévole dévoué particulièrement compétent dans sa spécialité.

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- Celui qui fut longtemps Maire de La Voulte et Vice-Président du Conseil Général de l’Ardèche, Marc Bolomey, est parti trop vite. Les chasseurs avaient apprécié sa présence bienveillante à l’une des éditions du Printemps du Rhône ainsi qu’à l’Assemblée Générale du Trentenaire de l’Interdépartementale.

 

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Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets
- Christian Pialet, Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche -

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L’INTERDEPARTEMENTALE

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REGION, DEPARTEMENT : DES RENFORTS DE POIDS ARRIVENT. UNANIMITE DES ACCA PRESENTES POUR MANIFESTER MAIS PAS N’IMPORTE QUAND, NI N’IMPORTE COMMENT. CHASSEURS, PARLEZ-EN DANS VOS ACCA, FAITES-NOUS CONNAITRE VOS IDEES !

 

« Bougeons les autres ! ». Comme annoncé, l’assemblée générale 2016 de la chasse 26-07 s’est prononcée par vote :

« Pour se faire entendre, les chasseurs vont manifester ». Là-dessus, tout le monde a été d’accord parmi les chasseurs réunis à Beauchastel. Pour autant, les ACCA représentées n’ont pas voulu céder à la précipitation et risquer, par une improvisation hasardeuse, de gâcher la fête : la manifestation du lendemain, un temps sérieusement envisagé, a été repoussée à l’unanimité après débat moins une voix et trois abstentions.

Les présidents d’ACCA seront particulièrement attentifs aux solutions concrètes qui vont être annoncées par les préfets le 30 avril lors des congrès fédéraux (grive, pigeon, sanglier).

Le préfet de l’Ardèche a fait savoir à Christian Pialet qu’il était prêt à le recevoir avant. De son côté, le vice-président de la région Rhône-Alpes-Auvergne en charge de la chasse a invité le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à venir le rencontrer prochainement à l’Hôtel de la région en se faisant accompagner de plusieurs élus dont le maire de La Voulte, Bernard Brottes. Avant l’assemblée générale du 26 février, Christian Pialet avait été reçu à l’Hôtel du département par le représentant du président Saulignac pour les questions cynégétiques et un vice-président du département.

Que la région et le département s’engagent simultanément et pour la première fois aux côtés des chasseurs Drôme-Ardèche est de nature à redonner espoir à beaucoup de chasseurs qui n’y croyaient plus.

« Ce soir, il a changé de niveau », faisait remarquer un observateur à l’issue de la réunion de Beauchastel en désignant le principal responsable de l’Interdépartementale.

Face à un pouvoir accusé sans détour de bloquer volontairement la situation peu enviable faite aux chasseurs 26-07, la suite dépendra du degré de mobilisation à venir dans les différentes ACCA, ce que résumait ainsi en fin de réunion, autour du buffet campagnard, le responsable de l’une de ces ACCA :

« C’est chacun de mes chasseurs, pas uniquement le président d’ACCA, qui doit dire ce qu’il veut : soit, tout va bien, alors ne faisons rien ; soit, ça commence à bien faire, alors allons-y tous ensemble ! ». Un autre faisait remarquer : « Dans chaque ACCA, il y aura toujours des gens qui trouveront un prétexte pour ne pas aller manifester et tenter de dissuader les autres pour se donner bonne conscience : la date, le temps qu’il fait, le lieu, l’organisateur, etc., rien de bien constructif si on les écoute. Raisonner comme ça ne mène nulle part, c’est même faire le jeu des antichasse. On le sait bien, en face ils se frotteront les mains si les chasseurs renoncent à se faire entendre. Un peu plus tard, c’est sûr, ils nous le feront payer et nous prendrons cher mais il ne faudra pas venir se plaindre si on n’a rien fait avant ».

S’adressant en début de réunion à la centaine de représentants d’ACCA présents dans la salle, le président Pialet n’avait pas dit autre chose sans être contredit par personne :

« Le principal adversaire de la chasse s’est toujours trouvé chez nous : indifférence des uns, division des autres ». Après le diagnostic, le pronostic :

« Bougeons-nous, bougeons-les autres, alors nous serons forts, très forts et personne ne pourra plus nous arrêter ! ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA CHASSE, L’ACTION, LA FÊTE !

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Photo Inter/Alain Pialet

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Buffet campagnard « Spécial Terroir » offert à l’arrivée et au départ pour une rencontre conviviale avec les élus ; billet de tombola gratuit pour chaque participant, donnant droit au tirage « Spécial gros lot 35ième anniversaire » (un prix d’une valeur de 620 €) ; Super tombola de l’AG 2016 (320 lots, 10 prix, valeur 2 950 €), tombola gratuite des ACCA présentes (trio de faisans reproducteurs) ; sympathique mug faïence au logo de l’Inter en cadeau souvenir de cette 35ième assemblée générale réussie de la chasse Drôme-Ardèche … Une assemblée dont les représentants officiels de la région et du département ont souligné l’un et l’autre « la préparation et l’organisation irréprochables », « la tenue en tous points remarquable », « les débats de qualité » .

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Photo Inter/JMS

Pour les responsables, il était normal que la centaine de représentants d’ACCA s’étant déplacés, souvent de loin et venant des quatre coins de nos deux départements (Ruoms, Vassieux en Vercors, La Charce, Coucouron, etc.) soient accueillis chaleureusement. Tout cela étant possible grâce à la générosité des 78 Partenaires Officiels de l’Interdépartementale qui apprécient l’image positive de la chasse que nous donnons et le font ainsi savoir.

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Photo Inter/Alain Pialet

Un écran TV avait même été installé pour qu’aucun amateur de rugby ne puisse manquer le direct du match France-Pays de Galles ; effort sans doute inutile de la part des organisateurs car, à l’évidence, parmi les six millions de téléspectateurs restés chez eux devant leur écran, il y avait aussi quelques Présidents d’ACCA de l’Ardèche et de la Drôme qui n’étaient pas à Beauchastel pour cette unique raison …

Si cela a pu avoir une influence sur le choix de manifester ou non dès le lendemain, ça n’a nullement empêché ni la fête, ni la défense collective de la chasse, ni la nouveauté dans les soutiens en tribune, ni la fermeté des résolutions prises, ni le lancement d’une action d’envergure pour 2016, ni même finalement … le sport lui-même, bien présent sur écran et en tribune comme pouvaient le découvrir, non sans surprise, des participants absolument ravis de leur soirée, ce qui faisait dire à un jeune chasseur enthousiaste : « Hier encore, j’hésitais à venir. Les réunions comme ça, c’est pas trop mon truc. C’est la première fois que je viens. Moi, j’ai trouvé ça super, je vais en parler à d’autres ! »

 

POUR LA PREMIERE FOIS, DES ELUS DE POIDS ET DE SENSIBILITES DIFFERENTES ONT RECU MANDAT D’ENGAGER A NOS CÔTES LA REGION RHÔNE-ALPES-AUVERGNE ET LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE

 

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Olivier Amrane et Christian Féroussier, représentant officiellement les Présidents de la région Rhône-Alpes-Auvergne et du Département de l’Ardèche
Photo Inter/JMS

« Pour la grive et le pigeon, puisque Paris nous ignore, nous demandons aujourd’hui l’intervention de la 2ième région de France ! ».

Cet appel du Président de l’Interdépartementale fait tourner les têtes des personnalités qui l’entourent :

Côte à côte en tribune, des maires de sensibilités politiques différentes, le représentant officiel du Président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez (Les Républicains), le représentant officiel du Président du département de l’Ardèche, Hervé Saulignac (PS) …

Jamais encore, les chasseurs Drôme-Ardèche n’avaient bénéficié à ce niveau d’un tel soutien. La deuxième région de France qui s’engage aux côtés des chasseurs en même temps que le département de l’Ardèche, cela pourrait être l’atout décisif dans les négociations à venir avec l’Etat … A condition, toutefois, que les chasseurs ne laissent pas passer bêtement leur meilleure chance ; ce qui serait pourtant le cas s’ils se perdaient à nouveau, comme l’écrivait récemment un Président d’ACCA, dans « des guéguerres entre équipes pour des histoires d’un autre temps » au lieu d’apporter aux élus qui l’attendent la forte mobilisation de nos ACCA sans laquelle rien ne se fera.

Olivier Amrane et Christian Féroussier, représentant officiellement la région Rhône-Alpes-Auvergne et le Département de l’Ardèche : deux nouveaux élus de poids. A l’écoute de la salle, ils nous ont dit avoir pris la mesure de la discrimination, de l’inégalité dont sont injustement victimes chasseurs ardéchois et drômois.

Des deux Préfets invités, celui de la Drôme avait tenu à se faire excuser, geste symbolique mais officiel qui a été apprécié. Des deux Présidents de fédérations, celui de l’Ardèche, empêché, avait demandé à être représenté en tribune par le Maire de La Voulte, lui-même Administrateur fédéral : dans le contexte, cela parle aussi.

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Jean-Paul de Bernis
Photo Inter/JMS

Parmi les nombreux soutien reçus, le témoignage amical du drômois Jean-Paul de Bernis, Président national et international de l’Académie du Mérite et Dévouement Français (retenu au même moment à Dreux par la réception de deux Ambassadeurs) mais aussi les messages d’élus Drôme-Ardèche excusés : 7 Parlementaires, 5 Conseillers Régionaux, 3 Conseillers Départementaux, 2 Maires.

 

SURPRISE ! LE FOOTBALLEUR VALENTINOIS, FLORENT LAVILLE, DOUBLE CHAMPION DE FRANCE EN LIGUE 1, ANCIEN CAPITAINE DE L’OL, PRESENT A BEAUCHASTEL

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Le footballeur Florent Laville, double champion de France Ligue 1,
Ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, est accueilli par Christian Pialet
Photo Inter/JMS

Le secret avait été bien gardé. Même l’équipe de Christian Pialet n’était pas au courant. L’invité d’honneur de ce 35ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura donc été un grand monsieur du football : Florent Laville, l’ami drômois, footballeur professionnel au palmarès impressionnant :

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- En 2003, Florent Laville, footballeur professionnel de Premier League, le très haut niveau européen du moment, affronte Liverpool avec le Bolton Wanderers Club aux côtés de Youri Djorkaeff, devant plus de 45 000 spectateurs …
- Joueur pro de l’Olympique Lyonnais pendant 9 ans, il participe directement à la saga de l’OL
LA CHASSE, L’ ACTION, LA FÊ TE !
- En 2001, c’est comme capitaine de l’OL qu’il soulève la coupe de la Ligue
- Toujours avec l’OL, Florent Laville est sacré double champion de France de foot de Ligue 1 (2002, 2003)

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- International membre de l’équipe de France olympique qui joue les ¼ de finale aux Jeux d’Atlanta, il est aligné sous maillot tricolore aux côtés des Vieira, Makélélé, Dhorasso, Candéla, Wiltord, Pirès
- Victime de blessures à répétition, il termine sa carrière pro en 2006 – 2007 parmi les joueurs cadres du FC Bastia (Ligue 2)
- Florent Laville a effectué 204 matchs en championnat de France de Ligue 1 et 43 en coupe d’Europe

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Au Bolton (Premier League, 2004) – Au SC Bastia (Ligue 2, 2006)

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Avec l’OL, double champion de France de Ligue 1
Capitaine victorieux de la coupe de la Ligue, toujours avec l’OL
Photos Inter/Florent Laville

« Passer une partie de sa vie à défendre face à ceux qui attaquent, c’est le rôle d’un défenseur central ; inscrire l’effort dans la durée, s’appuyer sur une équipe pour gagner, donner l’exemple du dynamisme et de la volonté, c’est le rôle d’un capitaine », soulignera, sous forme de clin d’oeil appuyé, le Président de l’Interdépartementale qui ajoutera, faisant acclamer le champion par une salle entière debout :

« Comme nous, à la chasse, tu es nature ! …Tu fais aujourd’hui un grand honneur, un immense plaisir aux chasseurs drômois et ardéchois. Merci Florent pour ce beau cadeau d’anniversaire ! »

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Christian Pialet fait également applaudir deux jeunes chasseurs parmi ceux présents dans la salle : la drômoise Laura Rouby-Giraud, l’ardéchois Dimitri Courbis.

Laura, les visiteurs du site de la chasse Drôme-Ardèche la connaissent bien tout comme les lecteurs du Lien : la rafraichissante carte de voeux 2016 de l’Inter, c’est elle ! A 20 ans, pour son deuxième permis, la jeune sociétaire de l’ACCA de Vassieux en Vercors termine une saison de chasse au grand gibier qui fera pâlir d’envie quelques vieux briscards : deux chevreuils, deux cerfs, un sanglier !

Dimitri, lui, vient de l’ACCA de Colombier-le-Jeune. Il entre au Conseil Interdépartemental 2016. Il a 30 ans. C’est précisément l’âge auquel l’actuel Président fondait l’Interdépartementale.

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Pour lancer le débat sur l’actualité de la chasse, Christian Pialet descend de la tribune. Il rejoint la salle pour s’adresser ainsi plus directement à l’Assemblée. Dans un réquisitoire implacable dressé contre « les discriminations, l’arbitraire et l’injustice qui frappent systématiquement les chasseurs ardéchois et drômois », le Président de l’Interdépartementale pose au gouvernement, et tout particulièrement à celle qu’il appelle « la ministre de la grive communale » des questions de simple bon sens auxquelles Ségolène Royal, selon sa façon de faire habituelle de plus en plus visible sur les plateaux de TV, ne répond absolument pas :

. « Sanglier – Combien de centaines de milliers d’euros pris dans la poche des chasseurs, dépensés en études jusqu’à présent inutiles, faudra-t-il pour que le gouvernement nous dise enfin comment une maladie du porc a pu se transmettre au sanglier uniquement en Ardèche, seulement dans une partie de l’Ardèche et nulle part ailleurs ? Pourquoi avoir interdit la chasse pendant toute une saison à tous les chasseurs d’une ACCA alors que la justice n’a désigné aucun coupable, aucun responsable ?

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Photos Inter/Alain Pialet

. « Pigeon – Pourquoi refuser encore cette année aux chasseurs de pigeon ramier ce que la ministre vient d’accorder aux chasseurs d’oie pour la deuxième année consécutive ?

. « Grive – Si les grives de la ministre ne volent pas à l’envers (!), pourquoi ferme-t-elle d’abord la chasse en Drôme-Ardèche dans le nord et le centre avant le sud ? Après le canton, la commune ! A quand le quartier, la rue, le chemin ? … J’avais dit que la fermeture communale des grives était inapplicable et qu’elle ne serait pas appliquée. Elle n’a pas été appliquée. »

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Olivier Amrane, Conseiller Spécial Délégué de la région Rhône-Alpes-Auvergne représentant à la tribune le Président Laurent Wauquiez, Christian Féroussier, Vice-Président du Département de l’Ardèche représentant à ses côtés le Président Hervé Saulignac :

« Avec le soutien officiel de la région et du département désormais à nos côtés, nous apportons aux chasseurs un niveau pour l’action encore jamais atteint », commentait, très satisfait, Christian Pialet.

La presse régionale ne s’y est d’ailleurs pas trompée, faisant largement écho au rassemblement de Beauchastel en lui donnant cette année une résonnance inhabituelle.

Se mobiliser pour l’action, en concertation étroite avec les ACCA, en lien avec les fédérations, en appui visible et sonore des initiatives que prendront pour nous aider les nouveaux élus représentant la région, le département, plusieurs communes, sans oublier les Parlementaires déjà engagés à nos côtés, voilà désormais la priorité de tous ceux qui disent avec nous « Maintenant, ça suffit ! », ne se résignent pas, sont décidés à faire entendre à un ministère de sourds la voix des chasseurs en colère : en application des votes de l’Assemblée.

Avec l’élection du Bureau Interdépartemental 2016, ce sera l’objet principal du Conseil Interdépartemental qui se tiendra le 25 mars prochain.

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Après des débats argumentés auxquels chaque personne présente à la tribune ou dans la salle peut librement participer, le dernier mot revient à l’Assemblée : respect de la démocratie interne.

Ainsi qu’il s’y était engagé, le Président Pialet donne plusieurs fois la parole à tous ceux qui souhaitent s’exprimer, sans limitation de temps, sans interrompre personne. Il fait ensuite la synthèse des interventions puis met au vote chaque décision à prendre.

Si le site de la Chasse Drôme-Ardèche reviendra plus en détail dans un prochain article sur cette partie essentielle de la réunion du 26 février, il est à noter que les deux questions principales ont donné des réponses complètement opposées :

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. « Etes-vous prêts à manifester dès demain 27 février, 10 h, à Privas devant la préfecture de l’Ardèche pour demander à être reçus par le représentant de la ministre de l’Ecologie dans le département ? ». A la quasi-unanimité, la réponse est « NON ».

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Prix « Citron vert de la chasse » décerné à la ministre de l’Ecologie !
« Carton rouge » de l’Assemblée Générale 2016 contre l’acharnement
De la ministre à provoquer les chasseurs ardéchois et drômois
Photomontage Inter/JMS/A.Bouissou/MEDDE

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Souvent individualistes à l’image de la société française, les chasseurs, ont trop souffert de leurs divisions dans le passé pour ne pas applaudir l’union quand elle se réalise devant leurs yeux.

Le 26 février à Beauchastel, l’union des chasseurs était dans les mots mais aussi dans les actes.

Les deux départements représentés par les ACCA de l’Ardèche et de la Drôme, tous les modes de chasse présents, toutes les générations aussi.

Les débats et les votes ont démontré qu’il ne s’agissait pas d’une union de façade car si les avis exprimés ont parfois été très différents, tout cela s’est fait dans le respect des différents points de vue, dans la sérénité de la discussion entre responsables cynégétiques et chasseurs.

Geste fort concrétisant l’union, la remise d’un chèque de soutien du CDCAR (Collectif pour la Défense de la Chasse Ardéchoise) à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche par Bernard Brottes, dernier Président de cette association qui, à l’époque des assauts médiatiques de l’Escrinet par Allain Bougrain-Dubourg et Sophie Marceau, a tout fait pour essayer de maintenir le plus longtemps possible en Ardèche la belle chasse de mars du pigeon ramier, celle des petits matins clairs quand souffle la bise. Un combat qui se réactive aujourd’hui avec espoir dans un cadre complètement nouveau, celui de la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne.

Ensemble à la tribune, c’est ensemble que Bernard Brottes et Christian Pialet seront reçus à la région dans les prochains jours.

Quand les chasseurs donnent eux-mêmes l’exemple de l’union, ils peuvent faire des petits miracles autour d’eux … Par exemple, entendre des élus de gauche et des élus de droite non seulement dire exactement la même chose concernant la rupture de l’égalité républicaine dont sont victimes 27 000 chasseurs ardéchois et drômois mais surtout venir en témoigner ensemble devant les chasseurs. C’est précisément ce qui s’est passé le 26 février à Beauchastel :

Un rassemblement fondateur à bien des égards.

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L’INTERDEPARTEMENTALE

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HIVERNALES 2016 (2)

26 FEVRIER – 35ième ANNIVERSAIRE DE L’INTERDEPARTEMENTALE – DETERMINATION, MOBILISATION, ACTION … SURPRISES ET PETITS CADEAUX … SEULE, SEGOLENE ROYAL RISQUE DE NE PAS ÊTRE A LA FÊTE !

 

26 février.

« L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche n’a rien à cacher. Nos débats en assemblée générale sont publics. Tout chasseur ardéchois ou drômois peut y assister librement, y participer » indique son président.

Selon les organisateurs, « au moins 100 » présidents et représentants des ACCA, associations adhérentes de l’Inter Chasse 26-07 pour la plupart, vont arriver le 26 février en soirée des quatre coins de la Drôme et de l’Ardèche. Point de ralliement : le petit village ardéchois de caractère, Beauchastel, qui, en matière de chasse, résiste toujours.

Des élus qui entretiennent de bonnes relations avec les chasseurs sont annoncés parmi les personnalités qui assisteront à cette assemblée générale du 35ième anniversaire. Les décisions « secrètes » examinées en conseil interdépartemental le 15 janvier planent toujours sur fond de mécontentement accumulé. Avec les chasseurs, il risque d’y avoir « du sport » dans les prochaines semaines ou les prochains mois si ces décisions sont votées par une majorité de chasseurs présents le 26 et si la situation n’évolue toujours pas.

L’assemblée générale 2016 est annoncée ouverte « à tout chasseur voulant s’informer, questionner, débattre, décider, se bouger ».

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Le petit observateur drômardéchois

NOUVEAU GOUVERNEMENT :
POUR LA CHASSE, C’EST « 3 VERTS BONJOUR LES DEGATS ! »

 

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« Un verre ça va … 3 verres bonjour les dégâts ! ». La campagne gouvernementale antialcoolisme de 1984 revisitée aujourd’hui par les chasseurs, c’est :
« 3 Verts au gouvernement : pour la chasse, bonjour les dégâts ! ».

 

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François Hollande
Photo Inter/Capture d’écran/TF1/11 février 2016

« Cosse, la déchéance, c’est maintenant ! », s’étrangle le député vert Sergio Coronado.

François Hollande a réussi son coup : en débauchant Emmanuelle Cosse qui hier encore dirigeait EELV (diriger, c’est beaucoup dire pour un parti aussi ingouvernable qu’Europe Ecologie-Les Verts), l’ancien Premier Secrétaire du PS a fini d’atomiser les derniers vestiges de l’écologie politique. Le Chef de l’Etat s’inspire de François Mitterrand qui avait fait alliance avec les communistes dans le but de mieux les neutraliser pour finir par les réduire.

Le ralliement docile de Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili était acté depuis longtemps, ce qui a permis à François Hollande de s’amuser un peu avec « ses » verts sans risque pour lui. Le Président de la République n’a pu s’empêcher de glisser en direction de ses obligés écolos quelques malicieuses et gentilles vilénies. Jean-Vincent en rêvait. Le voilà enfin … Placé ! S’est-il rendu compte, M. Placé, dans l’euphorie de sa nomination si longtemps attendue, que François Hollande, qui ne manque pas d’humour souvent piquant, a affublé d’un titre ronflant et compliqué son préposé à la … Simplification ? Barbara Pompili, elle, va devoir faire ses premiers pas ministériels sous tutelle royale. Nous souhaitons bien du plaisir à la jeune secrétaire d’Etat !

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L’écologie politique est désormais un champ en friche qui ne sera plus moissonné : le faucheur volontaire de l’Elysée a délibérément saccagé la récolte !

Avec un mouvement écolo plus affaibli que jamais (2% des voix à la Présidentielle divisé par 3, cela donne l’exacte représentativité de chacun des 3 arrivants verts au gouvernement), les chasseurs pourraient à priori se réjouir. Ce n’est pas si simple.

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Dominique Voynet, à l’origine de la fameuse « loi chasse »
Photos Inter/Capture d’écran/Public Sénat/14 octobre 2010

Même ultra minoritaires, les écolos politiques, il faut leur reconnaître ce talent, ont toujours eu dans les différentes instances où ils siègent une capacité de nuisance inversement proportionnelle à leur poids électoral. Dominique Voynet était l’unique verte du gouvernement Jospin.

Cela n’a pas empêché Madame Voynet, seule contre tous ou presque, d’imposer un système pervers (ou … per-vert !) qui interdit aux fédérations départementales des chasseurs de s’opposer en pratique aux décisions d’un gouvernement quel qu’il soit y compris lorsque ces décisions mettent à mal les traditions culturelles françaises, le droit pour tous de chasser (héritage de 1789), les intérêts légitimes des chasseurs.

 

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Barbara Pompili, secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/15 février 2014

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Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat et de la Simplification
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/19 mars 2015

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Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable
Photo Inter/Capture d’écran/LCP/4 avril 2015

Question chasse, Ségolène Royal toute seule, ce n’était déjà pas mal, on l’a vu ! Voici maintenant la madone de la grive communale promue Ministre de l’Environnement avec rang N°3 au gouvernement et désormais flanquée – provocation supplémentaire à l’égard des chasseurs qu’elle a exigé pour rester à ce poste ! – d’une secrétaire d’Etat écolo (Barbara Pompili), chargée de la biodiversité et par conséquent de la chasse … sans parler du renfort solidaire, chaque fois qu’il s’agira d’être encore un peu plus sournois vis-à-vis des chasseurs, de M. Placé et Mme Cosse.

Les déclarations d’avant-élections régionales de M. Hollande au Chasseur Français sont décidemment déjà bien loin … Et les belles promesses oubliées, comme d’habitude.

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Si les chasseurs de France ne veulent pas finir de perdre le peu de liberté qu’il leur reste, il va leur falloir entrer en résistance.

 

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EN FEVRIER, LES CHASSEURS DE PIGEONS ET GRIVES CHASSENT EN DRÔME-ARDECHE COMME DANS 15 AUTRES DEPARTEMENTS.
PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Dans le parcours-du-combattant-chasseur-de-grives, pour vous poster au bon endroit cette année, suivez la flèche ministérielle ! …

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait prévenu :

Du point de vue du simple bon sens, le montage juridique ministériel d’une fermeture « communale » de la chasse à la grive imaginé par les « experts » verts (les mêmes qui avaient déjà inventé la grive « cantonale ») s’annonce tout simplement inapplicable. En réalité, il ne sera pas appliqué : simple pronostic. En 2016, la réglementation d’exception destinée à brimer encore plus les chasseurs de grives de nos départements (après le canton, la commune !) et tenter une fois encore de les diviser (pari perdu d’avance) devient pour le chasseur, en ce mois de février, un kafkaïen labyrinthe de 730 communes.

Au sud, au centre, au nord, dans tous nos cantons, dans toutes nos communes, dans nos 730 ACCA Drôme-Ardèche, vallées, plaines, collines, montagnes, les chasseurs de migrateurs à poste fixe depuis le 10 février, fusil en main, voient passer grives et pigeons. Et vont continuer de le faire sans se priver jusqu’au 20 février. Comme dans 15 autres départements.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

Aux pigeons ramiers sédentarisés et de plus en plus nombreux partout (appelés palombes dans le Sud-Ouest), commencent à s’ajouter les éclaireurs de la migration remontant de la Péninsule Ibérique. Avec la douceur des températures, quelques beaux vols bleus précoces sont à prévoir pourvu que la « bise » souffle un peu, ce qui est loin d’être certain avec ce temps de Toussaint en plein hiver.

De petits contingents pré-migratoires de grives en déplacements erratiques ont déjà été signalés un peu partout : litornes (fia-fia) et mauvis (quines) en majorité.

Si les coups de fusil entendus ici et là restent encore discrets et les prélèvements connus modestes, c’est d’abord aux conditions météorologiques exceptionnelles d’un hiver qui n’en est pas un qu’on le doit. Avec un froid normal de saison, il en aurait été différemment. Un hiver ou l’autre, cela arrivera forcément. Des grives, il y en a des millions.

N’ayant pas souffert du froid, ayant toujours trouvé en abondance, en raison de l’absence de gel, de la nourriture fortement protéinée (vers de terre), ayant conservé entre 85 et 95 % de leurs réserves de masse graisseuse, ce sont des turdidés (grives et merles) en pleine forme qui volent à travers bois et restent particulièrement méfiants au cours de leurs déplacements. Peu vulnérables, ils sont par conséquent peu impactés par la chasse. Tant mieux pour eux !

Même si le nombre d’oiseaux observés augmente de jour en jour, peu de gibier ramené pour le moment, le temps qu’il fait ne s’y prête pas, peu importe : l’essentiel est que le chasseur puisse y être … Et y revenir l’an prochain.

Et il y est.

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Profitons de l’occasion pour ouvrir un débat auquel chaque chasseur est invité à venir prendre part directement le 26 février à Beauchastel :

 

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Photos Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/Corentin Guérin

26 FEVRIER : REMISE A PLAT DU DOSSIER MIGRATEURS TERRESTRES (PIGEON, GRIVE) ; CLARIFICATION DE LA GESTION DU SANGLIER PAR L’ETAT (NI ERADICATION, NI PUNITION)

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

26 février 2016, le tournant ? Peut-être …

Si l’Assemblée Générale Drôme-Ardèche du 26 février en a la capacité (combien de représentants d’ACCA seront présents ?) et la volonté (la résolution proposée par le Conseil Interdépartemental sera-t-elle votée ?), nous pourrons engager ensemble des actions médiatisées au cours de l’année 2016. Pour nous faire entendre d’un ministère de l’écologie devenu sourd.

Nous pourrons alors intervenir plus efficacement en direction des préfets, du ministre de l’écologie quel qu’il soit, de l’ensemble des élus. Nous pourrons – très important – interpeller chaque candidat à l’élection présidentielle en visite dans nos départements.

Nous pourrons le faire avec le soutien des élus de tous bords qui nous sont favorables, en lien avec la FNC et les fédérations, en prenant appui sur nos ACCA.

Nous le ferons pour obtenir de l’Etat la remise à plat du dossier migrateurs terrestres (grive, pigeon). Nous demanderons à nos préfets une clarification concernant la gestion du sanglier par l’Etat : ni éradication de notre gibier N°1, ni punition pour les chasseurs de nos ACCA.

Le 26 février, si le nombre de représentants d’ACCA présents le permet, si l’Assemblée Générale le décide, nous allons placer l’Etat face à ses responsabilités :

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Alain Pialet

 

  • LA GRIVE POUR TOUS EN DRÔME-ARDECHE JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE L’EGALITE REPUBLICAINE L’EXIGE
    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

 

  • LE PIGEON RAMIER EN ARDECHE PARTOUT JUSQU’AU 21 MARS PARCE QUE CE QUI EST POSSIBLE AILLEURS PENDANT TOUTE L’ANNEE EST POSSIBLE AUSSI EN ARDECHE PENDANT QUATRE SEMAINES

    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

 

  • LE SANGLIER RAISONNABLEMENT GERE SANS PRETEXTE A ERADICATION NI PUNITION PARCE QUE LA JUSTICE L’EXIGE

    PARCE QUE LA NATURE LE PERMET

SI L’ASSEMBLEE DU 26 FEVRIER LE DÉCIDE, LA MINISTRE DE LA GRIVE COMMUNALE NE SERA PLUS LA BIENVENUE EN DRÔME-ARDECHE JUSQU’A NOUVEL ORDRE

 

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Assez du « deux poids, deux mesures » ! Comme en 2015, Ségolène Royal a demandé aux Préfets de « ne pas verbaliser les chasseurs d’oie » pourtant interdits de chasse en février. Alors, Madame la Ministre, on fait pareil pour les chasseurs de pigeon en mars ?! …

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

“J’ai interrogé Ségolène Royal, ministre chargée des questions de la chasse. Elle m’a confirmé que le dispositif de l’année dernière est reconduit pour cette année. Cela signifie que les préfets vont être informés de la décision ministérielle afin que les chasseurs puissent chasser les oies jusqu’au 10 février.”

C’est ce qu’avait pu déclarer le député PS Philippe Plisson à Bernard Baudin, Président de la FNC. Le patron des fédérations de chasseurs relève au passage « la surprenante procédure qui consiste à faire intervenir le président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale comme porte-parole de la ministre ».

L’an passé, la même mesure ministérielle avait été diversement commentée. Il n’existe pas de texte réglementaire permettant de chasser l’oie en février car nos grands « protecteurs » d’oiseaux, genre LPO, s’y opposent. Pour eux, mieux vaut gazer les oies que les chasser. Ségolène Royal avait donc demandé aux préfets – à tous, Ardèche et Drôme compris – de ne pas verbaliser les chasseurs qui continueraient de chasser. Elle a reconduit la mesure cette année. Et les chasseurs d’oie ont pu y aller. Absolument partout.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la nouvelle majorité LR-UDI-MODEM-CPNT-SE de Xavier Bertrand a déposé une motion d’urgence et fait voter un voeu de soutien aux chasseurs pour qu’ils puissent continuer à chasser l’oie non pas jusqu’au 10 mais jusqu’au 20 février.

Seuls, le FN et le gouvernement ont été contre le soutien aux chasseurs.

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L’Interdépartementale attendra de connaître la position du préfet. Que personne ne s’expose inutilement sans information précise. Le 26 février, vous saurez et vous déciderez en toute connaissance de cause.

C’est dans ce contexte tendu que, lors de l’Assemblée Générale du 26 février, chaque participant pourra se prononcer lors du débat suivi d’un vote. Voici la résolution proposée aux chasseurs par le Conseil Interdépartemental :

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Photo A. Bouissou/MEDDE

- « A partir d’aujourd’hui, celle qui s’est illustrée pendant plusieurs années comme ministre des antichasse, ministre de la grive cantonale-communale (une règlementation d’exception absurde n’existant qu’en Drôme-Ardèche mais nulle part ailleurs), ministre du sanglier-punition d’ACCA (une sanction d’Etat exorbitante n’existant qu’en Ardèche mais nulle part ailleurs), ministre de la maladie inexpliquée du sanglier ardéchois (une maladie bien mystérieuse n’existant qu’en Ardèche mais nulle part ailleurs), n’est plus la bienvenue chez nous, en Drôme-Ardèche jusqu’à nouvel ordre.

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- « A l’échelon Drôme-Ardèche, des discussions sérieuses entre représentants des chasseurs (fédérations, Interdépartementale) et préfets (Drôme, Ardèche) portant sur la grive, le pigeon, le sanglier devront s’ouvrir avant les congrès fédéraux du 30 avril. Sinon, les échanges, que l’on peut prévoir vifs et directs, pourraient avoir lieu en congrès fédéral ou après, les chasseurs se réservant le droit d’interpeller comme ils l’entendent le préfet du département.

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- « Nous attendons depuis trop longtemps de la part de l’Etat la clarification qu’il n’a toujours pas faite. Le temps du mépris, c’est fini. Nous demandons aux représentants du gouvernement de venir s’expliquer, au plus tard le 30 avril, devant les représentants élus des chasseurs :

  • Sur les dates de fermeture grive et pigeon qui pénalisent exclusivement et arbitrairement ardéchois et drômois au mépris de l’Egalité
  • Sur une sanction d’Etat qui introduit dangereusement pour tous et partout le principe du sanglier-punition d’ACCA au mépris de la Justice

- « Nous le faisons avec la ferme volonté de protéger à l’avenir les chasseurs de nos ACCA contre toute atteinte à l’Egalité républicaine, contre toute discrimination s’exerçant contre les chasseurs ardéchois et drômois.

- « Nous le faisons avec la même volonté de les protéger à l’avenir contre tout amalgame, toute iniquité, toute sanction autoritaire injuste pénalisant de façon arbitraire, pécuniairement et règlementairement, la totalité des chasseurs d’une ACCA sans aucun discernement, sans responsabilités individuelles dûment établies, sans décision de justice préalablement rendue.

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- « Ils nous disent que ceux qui, depuis Paris, persistent à vouloir transformer le nécessaire dialogue entre l’Etat et les chasseurs Drôme-Ardèche en un permanent « dîner de cons », devraient avoir l’obligation de quitter au moins une fois dans leur vie les palais de la République pour venir voir dans nos campagnes à quoi ressemblent une grive perchée sur un arbre et un canard sauvage posé sur l’eau.

- « Les chasseurs leur expliqueront la différence.

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- « Les choses sont claires. Chacun sait que le blocage actuel est voulu et entretenu. S’il persiste encore le 30 avril, nous déclinons par avance toute responsabilité dans les conséquences qui pourraient en résulter dans nos départements de la Drôme et de l’Ardèche, en particulier dans la tenue et le déroulement de certaines activités et manifestations prévues à l’agenda 2016.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche

- « Bien conscients que les problèmes des chasseurs peuvent paraître très secondaires à beaucoup d’Ardéchois et de Drômois confrontés tous les jours aux pires difficultés en raison de la situation économique et sociale du pays, situation encore alourdie par la menace terroriste, nous nous efforcerons, en responsables que nous sommes, de toujours concilier au mieux d’éventuelles actions à venir de la part des chasseurs avec la sécurité des personnes et des biens, l’attrait touristique de nos départements, le respect du travail quotidien des ardéchois et des drômois, le respect de leurs déplacements professionnels et familiaux, le respect de leur cadre de vie et du déroulement de leurs loisirs.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Gérard Romain

 

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Carton plein ! Par leur vote, nos 4 sénateurs Drôme-Ardèche ont soutenu les chasseurs de grives

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S’il est un mode de chasse très sélectif et peu impactant sur le gibier, c’est bien la chasse traditionnelle de la grive à la glu, encore pratiquée en France par quelques dizaines de passionnés : tradition qui remonte à l’Antiquité grecque et romaine, mode sélectif de chasse car les oiseaux étant attrapés vivants, tout ce qui n’est pas grive est relâché. Quant aux grives capturées, elles restent également en vie puisqu’elles deviendront des appelants.
Il s’agit donc d’une chasse idéalement écologiste. Il se trouve pourtant quelques parlementaires pour vouloir supprimer aussi cette tradition : « Du passé, faisons table rase ! ». En ce moment, entre terrorisme et chômage, ces honorables parlementaires n’ont sans doute rien de mieux à faire ?
Appelés à voter l’amendement interdisant ce mode de chasse, les sénateurs, dans leur grande sagesse, l’ont repoussé à une très forte majorité.
Nos quatre sénateurs Drôme-Ardèche ont voté contre ensemble comme un seul homme : Jacques Genest (LR), Mathieu Darnaud (LR) côté Ardèche ; Didier Guillaume (PS), Gilbert Bouchet (LR), côté Drôme.

Merci, Messieurs les Sénateurs, d’avoir soutenu les chasseurs de grive par votre vote sans céder à la pression démago des antitout.

Le bon sens existe encore, tout n’est pas perdu

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Alain Pialet

Dans la crise sévère que traversent les éleveurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, un moment réconfortant de bon sens est intervenu lorsque l’administration a finalement accepté la demande pressante des chasseurs de gibier d’eau relayée par l’ANCGE :

L’abattage des canards appelants, un temps envisagé, n’aura pas lieu.

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Photo Inter/Capture d’écran/Chasseur de France TV

Plus intelligemment, des mesures de confinement et un suivi sanitaire des appelants détenus par des chasseurs référents servent de veille sanitaire.

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Photo Inter/Capture d’écran/Chasseur de France TV

Lutter contre la propagation de l’influenza aviaire en se privant du concours des chasseurs de gibier d’eau sur tout le territoire national aurait été une grosse erreur, évitée de peu mais qui n’aura finalement pas été commise.

 

« Le Rhôdanien-Challenge Michel Burine » 2016

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Photos Inter/JMS

C’est avec enthousiasme et émotion que le Conseil Interdépartemental du 15 janvier a approuvé la proposition du Président. En présence de Janine Burine, il a été décidé de continuer le Rhôdanien, concours Drôme-Ardèche de pétanque en doublettes formées organisé par l’Interdépartementale et dirigé chaque année par le regretté Michel Burine. En souvenir du Vice-Président disparu, le concours, dès sa prochaine édition 2016, s’appellera :

Le Rhôdanien-
Challenge Michel Burine

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Le 26 février à Beauchastel, commune dont il était Conseiller Municipal et où il présidait l’ACCA mais aussi la Pétanque de l’Eyrieux, un ultime hommage sera rendu par les chasseurs ardéchois et drômois à la mémoire du Vice-Président Chargé du grand gibier : les Présidents d’ACCA et tous ceux qui n’ont pas pu s’associer à son départ pourront ainsi le faire tous ensemble en début d’Assemblée Générale.

Jacky Féroussier, nouveau Vice-Président Chargé du grand gibier

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Sur proposition du Président, le Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 a adopté à l’unanimité la décision suivante :

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Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier, membre du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, membre du Conseil d’Administration de l’ACCA de Beauchastel, chasseur de sanglier expérimenté, ayant depuis longtemps une bonne connaissance des dossiers, entre au Bureau Interdépartemental en qualité de Vice-Président Chargé du grand gibier ».

 

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Photo Inter/JMS

Par ailleurs, Franck Chalas, Vice-Président Chargé de l’animation, vient d’être élu Président de l’ACCA de Beauchastel.

 

Du gibier dans l’assiette

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Il parait que notre alimentation moderne entretient un déséquilibre trop important entre oméga-6 et oméga-3. Selon les spécialistes, les populations occidentales ont entre 16 et 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.

Or, le nutritionniste Thierry Souccar fait la démonstration que nos ancêtres chasseurs étaient souvent au top de l’alimentation saine. En consommant beaucoup de gibier, ils avaient autant d’acides gras oméga-6 que d’oméga-3, soit un ratio de 1 pour 1, ratio optimal pour garder la santé.

Bon appétit !

Dans la Drôme, après le sanglier auto-stoppeur sur autoroute, le cerf fugueur sur voie ferrée !

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Dans la Drôme, le grand gibier n’en fait qu’à sa tête ! Après le sanglier ayant provoqué un accident heureusement sans gravité sur l’autoroute, c’est un cerf qui a été percuté par un train entre Crest et Die.

 

Adjudications ONF : c’est parti !

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Ouvrez le porte-monnaie ! Le renouvellement des baux de chasse en forêt domaniale se déroule en ce moment et jusqu’au 31 mars. Les locations (pour une durée de 12 ans) ne concernent que les lots n’ayant pas fait l’objet d’un bail de gré à gré. Les adjudications se font par enchères verbales et montantes.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

1 million d’hectares de bois et forêts sont ainsi proposés à la location par l’Office National des Forêts (ONF), établissement public qui est seul détenteur du droit de chasse en forêt domaniale. Généralement, 100 % des lots domaniaux trouvent preneurs.

L’Etat met ainsi à la disposition des chasseurs, principalement de grand gibier, de magnifiques territoires réputés très giboyeux. Merci l’Etat … L’Etat qui empochera au passage, lors du renouvellement des baux, près de 40 millions d’euros. Merci les chasseurs.

 

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Tout ça pour ça ?

 

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Que le représentant du gouvernement dans le département applique à la lettre les consignes d’une ministre, rien d’anormal à cela. Mais qu’un arrêté préfectoral interdise la chasse toute une saison à tous les chasseurs d’une ACCA est autre chose : l’affaire de Félines a créé « un inquiétant précédent » comme le souligne la Revue Nationale de la Chasse. Retour d’expérience …

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L’arrêté préfectoral N°2015-272-DDTSE01 portant dissolution du Conseil d’Administration de l’ACCA de Félines, suspension de la chasse sur le territoire de l’ACCA et ordonnant des battues administratives de destruction a été pris le 29 septembre 2015. Il a été constaté dans cette ACCA « la présence d’un nombre conséquent de sangliers et la persistance des dégâts agricoles notables qui leur sont attribués ». Le préfet de l’Ardèche a estimé que les prélèvements de sangliers opérés par l’Association Communale de Chasse Agréée étaient « notablement insuffisants malgré les latitudes réglementaires dont disposent les ACCA pour agir, latitudes qui ont encore été élargies ».

Le représentant du gouvernement a considéré que l’Association Communale de Chasse Agréée de Félines a ainsi « manqué aux obligations qui sont les siennes en matière de maintien de l’équilibre entre la population de sanglier et les cultures agricoles », que « cet équilibre constitue l’objectif majeur du schéma départemental de gestion cynégétique approuvé, qu’il n’a pas été possible de trouver, malgré les réunions successives, de solution à cette situation, qu’il existe des raisons plausibles d’attribuer à la pratique de la chasse les troubles à l’ordre public constatés, que ces troubles s’aggravent ».

Estimant que « l’absence de prélèvements de sangliers sur cette commune conduirait immanquablement à un plus rapide accroissement de l’effectif et une aggravation des dégâts et nuisances causés par ces animaux », le préfet a ordonné « que les sangliers de la commune de Félines fassent l’objet de mesures administratives de destruction diligentées par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage avec le concours des Lieutenants de Louveterie du département de l’Ardèche ».

Le représentant de l’Etat a assorti cette mesure d’une dissolution du Conseil d’Administration de l’ACCA et de la mise sous tutelle administrative de celle-ci.

Pour faire bonne mesure, le représentant de la ministre de l’écologie dans le département a interdit la chasse à compter du 29 septembre 2015 en principe jusqu’au 31 mars 2016 sur l’ensemble du territoire de la commune de Félines, sans aucune indemnisation des chasseurs qui venaient pourtant d’acquitter leur redevance cynégétique à l’Etat pour un montant couvrant normalement l’ensemble d’une saison de chasse. Si la mesure d’interdiction est finalement levée comme l’ont demandé l’Interdépartementale et la fédération, ce ne peut être que symboliquement pour quelques jours de chasse : pas de quoi faire oublier le fond du problème.

La décision prise en septembre 2015 par l’Etat est une mesure extrême d’interdiction de la chasse puisqu’elle s’applique sans distinction à tous les chasseurs, y compris ceux qui n’exerçaient aucune fonction de responsabilité dans l’ACCA et, ce qui est tout de même un comble, jusqu’aux malheureux chasseurs n’ayant jamais chassé le sanglier une seule fois dans leur vie !

Ce dernier aspect, particulièrement choquant, a été suffisamment commenté par les chasseurs eux-mêmes et par la presse cynégétique nationale pour ne pas y revenir.

Je soulignerai simplement trois autres aspects à mes yeux encore plus importants pour l’avenir :

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. Premièrement, l’Etat a voulu faire un exemple.

Il se réserve le droit de prendre à nouveau en Ardèche, s’il le juge utile, des mesures de rétorsion destinées à mettre au pas les ACCA. C’est la porte ouverte à l’arbitraire mais c’est dans le droit fil des instructions nationales données aux préfets ces dernières années comme des préconisations de certains rapports officiels (« 3 sangliers aux 100 hectares »), rapports gouvernementaux qui n’étaient pas destinés à être publiés mais dont l’Interdépartementale s’est quand même fait l’écho.

. Deuxièmement, rien n’empêchera à l’avenir d’autres préfets de tenter dans d’autres départements ce qui a déjà été fait en Ardèche, ce qui contribuera à affaiblir les ACCA.

Toutefois, il manquera à l’Etat de pouvoir s’appuyer sur une base juridique solide pour défier les ACCA car dans l’affaire de Félines, il n’y aura pas de jurisprudence puisque le Tribunal Administratif n’a pas été saisi par les chasseurs.

En effet, ni la FNC, ni la FDC 07, ni aucun chasseur de l’ACCA de Félines n’a voulu saisir la justice pour annulation de l’arrêté préfectoral comme l’arrêté lui-même en mentionnait pourtant la possibilité. Nous devons à la vérité de dire que l’idée nous a traversé l’esprit. Mais l’Interdépartementale, comme la fédération, n’a pas voulu commettre d’erreur d’appréciation, les responsables cynégétiques du département estimant que le risque de perdre devant un Tribunal Administratif était trop élevé. Car, en cas de désaveu par la justice, nous aurions alors contribué, bien malgré nous, à la naissance d’une jurisprudence défavorable aux ACCA et donc directement transposable dans la quarantaine de départements à ACCA. Sans aller jusqu’à dire que c’était peut-être là le piège qui nous était tendu, le risque de perdre ne pouvait être écarté à priori. Dans le passé, les juges ont en effet plus souvent désavoué les chasseurs qu’ils ne leur ont donné gain de cause.

. Troisièmement, le préfet de l’Ardèche s’est peut-être un tout petit peu emballé.

Face à une petite ACCA isolée, se trouvant à l’extrême nord du département, il est probable que le préfet ait été fortement encouragé à faire preuve de zèle, pour ne pas dire obligé, par un ministère de l’écologie qui perd rarement une occasion de nuire aux chasseurs, avec une délectation supplémentaire, chacun a pu s’en rendre compte, s’il s’agit des Ardéchois. Quand je dis emballé, c’est en référence aux moyens déployés et aux résultats espérés.

« Article 6 : Durant la période de suspension de la chasse visée à l’article 4, des mesures administratives de destruction de sangliers, de chevreuil et des espèces nuisibles à l’origine de dégâts ou nuisance sont ordonnées. Le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) est chargé de procéder à ces destructions soit sous forme de battue, soit individuellement, soit par tir à l’affût ou à l’approche, soit par tir de nuit, ou par piégeage sur le territoire communal de Félines. Le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage déterminera le nombre d’opérations nécessaires à exécuter. Ce service pourra se faire assister ou remplacer par un ou plusieurs Lieutenants de Louveterie de l’Ardèche et se fera assister des personnes de son choix. Les destructions seront effectuées au fusil,à la carabine ou à l’arc de chasse. Les opérations de tir de nuit pourront être effectuées à l’aide de véhicules automobiles. L’utilisation de sources lumineuses est autorisée dans le cadre de cette mission particulière ».

Comme on le voit, l’Etat, après avoir fait place nette s’est vraiment donné les moyens, sans regarder à la dépense, pour réussir là où les responsables de l’ACCA de Félines avaient échoué.

La puissance exemplaire de l’Etat en comparaison de l’inefficacité coupable des ACCA ! On allait voir ce qu’on allait voir…

On a vu.

 

. Nombre de sangliers prélevés par les chasseurs de l’ACCA de Félines au cours de la saison de chasse 2014 – 2015 :

24

. Nombre de sangliers prélevés par l’autorité administrative intervenant par décision préfectorale sur le territoire de la commune de Félines au cours de la période 29 septembre 2015 -1er janvier 2016 :

12

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2016

« LE PARADOXE DU CHASSEUR »

 

Changement de ton.

« En 2016, les chasseurs maltraités pourraient bien cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent et passer à l’action. Notre assemblée générale en décidera le 26 février ».

C’est par ces mots que Christian Pialet a résumé l’orientation des débats et décisions du conseil interdépartemental du 15 janvier.

Ce changement de ton ouvre la porte à des « actions » qui auraient déjà été listées par les dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche mais devraient rester « secrètes » jusqu’au 26 février.

La 35ième assemblée générale de l’inter chasse 26-07 « à laquelle tous les chasseurs voulant s’informer et se mobiliser en vue d’actions à venir sont d’ores et déjà invités » pourrait déboucher, si les adhérents le décident, sur un « changement de stratégie ». Nous n’en savons pas plus mais le président Pialet insiste beaucoup sur un point : « Si nos ACCA adhérentes ne sont pas présentes en nombre suffisant le 26 février à Beauchastel, nous ne pourrons rien décider du tout ».

2016 qui commence, c’est l’occasion d’innover.

C’est ce que nous tentons sur le site dès aujourd’hui, vous allez sûrement vous en rendre compte, nous qui constituons la petite équipe bénévole (trois personnes) responsable de la communication en ligne de la chasse Drôme-Ardèche. A travers ces quelques nouveautés, nous espérons que vous apprécierez le fond et la forme.

Bonne année, bonne santé, bonne lecture.

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Le petit observateur drômardéchois

 

DIESEL LE CHIEN VA ÊTRE DECORE

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Photo Inter retouchée/Capture d’écran/BFMTV

Diesel, le chien mort pour que vivent les hommes, va être décoré.

L’histoire de cette chienne du Raid, un berger malinois qui avait été abattu par les terroristes islamistes lors de l’assaut de Saint-Denis, avait provoqué, chacun s’en souvient, une intense émotion dans le monde entier à travers les réseaux sociaux.

Diesel sera bientôt décorée à titre posthume … par les Anglais. La chienne recevra la médaille Dickin, la plus haute distinction récompensant les animaux, a annoncé l’association britannique DPSA qui la décerne.

« La médaille Dickin du DPSA reconnaît l’accomplissement remarquable du sens du devoir sur le théâtre des conflits. Diesel est un récipiendaire particulièrement méritant », a indiqué Jan McLoughlin, directeur de l’association.

Créée en 1943, la médaille Dickin a été remise à des pigeons voyageurs ayant transporté des messages derrière les lignes ennemies lors de la deuxième guerre mondiale ou encore à des chiens de l’armée qui ont détecté des explosifs cachés par les talibans en Afghanistan.

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. UNE SURPRISE, UN BEAU GESTE ET QUATRE BENEFICIAIRES DONT L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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En présence du Maire, Alain Valla, la remise des chèques par Janine Burine aux 4 associations : Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Photo Inter/JMS

Quelques jours avant son décès le mois dernier, le Vice-Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Michel Burine, avait tenu à rendre officielle la dissolution de la Pétanque de l’Eyrieux qu’il présidait. Il a préparé cette ultime étape avec Janine, en accord avec son Conseil d’Administration.

Au bout de 35 ans, la dernière page se tourne aujourd’hui pour cette association beauchastelloise connue. A la Pétanque de l’Eyrieux, la convivialité entre amis se mêlait toujours au plaisir du jeu. Les interclubs très courus dont les réputés « Lundi de Pâques », le concours de pétanque en doublettes des « Printemps du Rhône » et jusqu’à l’an passé toutes les éditions du « Rhôdanien » de l’Interdépartementale organisées en partenariat avec la Pétanque de l’Eyrieux : autant de moments forts qui ont marqué pendant 35 ans la vie de l’association de pétanque.

La gestion rigoureuse de l’association avait permis l’achat de matériel au service des joueurs. Elle se solde aujourd’hui positivement par un beau geste généreux et solidaire. Une surprise ! 4 chèques d’un montant de 775 € chacun, signés de la main de Michel Burine sur son lit d’hôpital, viennent d’être remis par la Vice-Présidente de la Pétanque de l’Eyrieux, Janine Burine, lors d’une petite cérémonie en présence du maire de Beauchastel, Alain Valla, aux représentants présents des 4 associations désignées comme bénéficiaires :

Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche.

Ainsi ont été respectées les dernières décisions associatives voulues et prises par Michel Burine.

 

. LA CHASSE FAIT SON ENTREE A LA REGION

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

Et si les choses commençaient enfin à bouger vraiment pour les chasseurs ?

Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout au cours d’un hiver qui a pris du retard mais quand même … Voici au moins une promesse de campagne qui n’aura pas été oubliée. Et voilà un homme politique qui commence son mandat en assumant ses choix sans complexe. C’est préférable à ceux qui perdent subitement la mémoire dès l’élection passée et font alors le contraire de ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient. C’est plutôt nouveau et assez encourageant. Espérons, pour nous chasseurs, que cela va durer. Prudence quand même ! Des reniements, des trahisons, des abandons, nous en avons connu de toutes les couleurs à l’Interdépartementale, de la part des politiques, depuis 35 ans.

Dès l’élection de sa liste proclamée, avant même que Laurent Wauquiez ne soit installé par le vote des Conseillers Régionaux à la présidence de l’exécutif de notre nouvelle région, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche prenait contact avec le Président de Rhône-Alpes-Auvergne et lui adressait pour information l’analyse publiée sur notre site, analyse depuis très commentée :

« Y a-t-il eu un vote « chasseurs » en Rhône-Alpes-Auvergne ? »

Sans trop y croire, reconnaissons-le, nous espérions quand même un premier geste significatif en direction de ces 136 000 citoyens-chasseurs-électeurs de Rhône-Alpes-Auvergne trop longtemps oubliés sinon délibérément ignorés. La réponse a été immédiate :

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Photo Inter/Alain Pialet

– Philippe Meunier (LR/Rhône) est nommé par Laurent Wauquiez Vice-Président en charge de la chasse (et de la pêche) en plus de la sécurité et des partenariats internationaux.

Pour la première fois, la chasse est officiellement représentée en Rhône-Alpes au niveau de l’exécutif régional. Dans le prolongement des mots d’une campagne électorale, c’est un premier acte. Nous le saluons. D’autres devront suivre évidemment. Nous serons vigilants. Parce que les chasseurs nous le demandent. Parce que nous sommes là pour ça.

 

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- Par ailleurs, c’est Eric Fournier (UDI/Haute-Savoie) qui sera en charge de l’environnement, du développement durable, de l’énergie, des parcs naturels régionaux.

C’est donc lui, en matière de subventions environnementales, qui aura la mission de mettre en cohérence les engagements pris, le choix souverain des électeurs et les décisions à venir. Sur ce plan-là aussi, nous serons vigilants. Parce que l’équité doit redevenir la règle.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

- Fidèle à ses objectifs et ses valeurs

– informer les chasseurs et les défendre, promouvoir une image positive de la chasse, revendiquer l’équité pour tous les chasseurs et la justice dans les décisions prises – l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a déjà pris contact avec les deux Vice-Présidents de la nouvelle région. Il a été décidé de les tenir régulièrement informés des dossiers chasse dont nous avons la compétence et sur lesquels nous sommes engagés.

– Fidèle à ses engagements

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche agira en lien avec les fédérations, en prenant appui sur ses adhérents, nos 200 ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) que nous représentons et qui nous font confiance, socle légitime de notre action.

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Le 7 décembre dernier, Michel Burine nous quittait. En ce début 2016, Michel reste pourtant tellement présent dans l’équipe de l’Interdépartementale ! Comme je l’ai souligné en présence de Janine à l’ouverture de notre Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 – le premier sans Michel -, pour nous ses amis il fera toujours vraiment partie de l’équipe car ce que Michel aurait dit, ce qu’il aurait fait, même s’il n’est plus là pour le dire, pour le faire, continue à inspirer notre action collective et nous donne « l’envie d’avoir envie ». Notre beau travail d’équipe se poursuit.

D’un Michel à l’autre … Le « Gendarme de St Tropez » a tiré sa révérence dans un dernier fou-rire. Le rire et le talent. Quand Michel Galabru jouait du Pagnol, il ne jouait pas, il était. De tout son rire, de tout son accent, de toute sa truculence, de tout son talent, vrai acteur, il était vraiment le boulanger.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Pagnol, c’était lui aussi l’accent chantant du midi aux senteurs ensoleillées de thym et de lavande ; Marcel Pagnol, c’est l’auteur inoubliable de la chasse au perdreau sauvage, la perdrix rouge, ces fameuses « bartavelles » qu’enfant il découvrit vraiment lors de l’émerveillement juvénile d’une mémorable partie de chasse « à la gloire de (son) père » :

« Alors mon coeur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! ».

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… Le Midi, la Méditerranée si chers à Galabru et Pagnol.

Qui n’a jamais fredonné, sifflé ou entendu au moins une fois dans sa vie cette belle chanson populaire de Michel Delpech : « Le chasseur » ?

« Il était cinq heures du matin, on avançait dans les marais couverts de brume. J’avais mon fusil dans les mains … ».

« Un vol de perdreaux, par-dessus les champs, montait dans les nuages, la forêt chantait, le soleil brillait au bout des marécages ».

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A gauche, Moka. Au centre et à droite, Nala
Photos Inter/Alain Pialet

Comme pour tout vrai chasseur digne de ce nom (ne confondons pas chasseurs et « viandards » !), Michel Delpech n’élude pas le paradoxe du chasseur :

« Avec mon fusil dans les mains, au fond de moi je me sentais un peu coupable. Alors, je suis parti tout seul, j’ai emmené mon épagneul en promenade ».

Non ! Le plaisir de chasser ne se résume pas à la caricature que l’on en fait. Ce qu’un « antichasse » peut difficilement comprendre, c’est que le chasseur, le vrai chasseur qui n’a rien vu ou rien tiré ou rien tué, rentre pourtant à la maison généralement satisfait d’avoir accompli sa partie de chasse. Cela va plus loin. Lequel d’entre nous, vrai chasseur, n’a pas choisi, sans doute plusieurs fois, de laisser partir le gibier qu’il visait, d’écourter exprès, un jour de gros passage, une partie de chasse à la grive ou à l’alouette, d’avoir dans la lunette de sa carabine le sanglier ou le chevreuil et finalement de ne pas presser la détente, de contempler une pose de canards à la hutte sans se presser pour tirer au risque (et alors ?) qu’ils s’en aillent, d’être entouré de lapins de garenne au coucher du soleil et se contenter de les regarder ? …

Cela, et c’est heureux, la plupart des chasseurs le comprennent; peu le disent, beaucoup le font.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’auteur de ces lignes pourrait citer des dizaines d’exemples vrais du même genre qui lui ont été rapportés, de la Drôme, de l’Ardèche et d’ailleurs.

Il a lui-même vraiment fait le choix, entre autres, de laisser partir, sans tirer, la première bécasse de sa vie, pourtant levée trois fois, d’abord deux dans des conditions difficiles pour un non spécialiste, ensuite pour finir, parfaitement bloquée à deux mètres du chasseur par sa petite chienne épagneul (c’était aussi ta première bécasse, pardon Nala, toi dont les parents sont des bécassiers confirmés !), bécasse à l’envol droit, haut, à découvert, ce qui est plutôt rare pour l’oiseau mythique si difficile à trouver, à approcher, à tirer. La prochaine fois, si prochaine fois il y a, promis Nala, je tirerai la mordorée … En essayant de ne pas la rater mais ça, avec moi, tu sais que ce n’est jamais gagné d’avance !

Avoir laissé filer exprès la première bécasse que je pouvais vraiment tirer (ces magnifiques oiseaux partent souvent à travers branches, trop bas, à hauteur d’homme et sont alors intirables pour des raisons de sécurité), a valu au père de deux garçons chasseurs quelques gentilles moqueries en famille … Pourtant, j’ai fait ce choix sans hésiter sur le moment, sans le moindre regret après. Le choix de ne pas tirer parce que je l’ai décidé, je l’assume vraiment en toute sérénité. Comme j’assume vraiment en toute sérénité le plaisir de chasser. Comprenne qui pourra ; Comprenne qui voudra.

C’est ce que j’appelle : le paradoxe du chasseur ».

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Le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité :

AUJOURD’HUI, LA REVUE DU PRESTIGIEUX SAINT- HUBERT CLUB DE FRANCE S’ASSOCIE A L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE POUR L’EVOQUER

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L’Ardèche comme on l’aime est de nouveau à l’honneur dans la presse cynégétique nationale. Ainsi que l’avait déjà fait la revue nationale Grand Gibier, c’est au tour d’un autre magazine cynégétique, le Saint-Hubert, de se rapprocher aujourd’hui de l’Interdépartementale à l’occasion de la parution de son premier numéro 2016. Le Saint-Hubert fait découvrir à ses lecteurs le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité. L’espace de restitution, appelé la Caverne du Pont d’Arc a utilisé les technologies les plus innovantes. Depuis son ouverture au public, la réplique parfaite de la Grotte Chauvet voit passer des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier : Ardèche de la modernité qui plonge ses racines jusqu’au coeur de la préhistoire.

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Dans un article-dossier de 4 pages, agrémenté de belles photos, le Saint-Hubert N° 119 (janvier-février-mars 2016) fait découvrir à ses nombreux lecteurs en France et à travers le monde les merveilles de la Grotte Chauvet visibles dans la Caverne de restitution du Pont d’Arc.

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Après quatre questions posées à Jean Clottes, Conservateur général du patrimoine, expert en art rupestre auprès de l’Unesco, Président d’honneur de la Société préhistorique française, le Saint-Hubert s’est tourné vers le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Estimant qu’un Ardéchois, natif de l’Ardèche, chasseur lui-même, était le mieux placé pour faire découvrir aux lecteurs le génie du chasseur-artiste du Pont d’Arc, la Rédaction de la revue du prestigieux Saint-Hubert Club de France donne la parole à Christian Pialet dans un texte intitulé « L’oeil du chasseur », formule-titre à double sens.

Dès le 21 avril 2015, certains se le rappellent, c’est l’Interdépartementale qui avait établi la première auprès des médias nationaux et du grand public ce lien si direct, si essentiel entre le chasseur ardéchois et le premier geste de création artistique reconnu de l’humanité. Cf. sur ce site notre article en Dossiers/Nature :

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http://www.interchasse-dromeardeche.fr/grotte-chauvet-pont-darc-25-avril-2015-jour-de-gloire-du-chasseur-ardechois/

 

Carnet de deuil

  • Gérard Mallen est décédé

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Gérard Mallen (à droite, 3ième rang) parmi les personnalités présentes au Trentenaire de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

Gérard Mallen qui fut longtemps Conseiller Régional, Conseiller Général et pendant 31 ans Maire de Saint-Péray est décédé. Officier de l’ordre national du Mérite, Chevalier des arts et lettres, Gérard Mallen avait accepté de faire partie des 50 personnalités ayant constitué le Comité d’Honneur du 30ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Il y était au titre de Président pour l’Ardèche de l’ordre national du Mérite. Le 25 février 2011, il avait honoré de sa présence l’Assemblée Générale exceptionnelle du Trentenaire. Ce 23 janvier 2016, jour de ses obsèques en l’église de Saint-Péray, Gérard Mallen aurait eu 87 ans. L’Interdépartementale était représentée à la cérémonie par son Président.

 

ANCGE

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE A FAIT PLACE AUX DIFFICULTES DES DERNIERES ANNEES

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Didier Vergy, le Président National de l’ANCGE et Christian Pialet
Photo Inter/ANCGE/Pierrick François

Le Conseil d’Administration de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) qui s’est tenu à Paris le 22 décembre 2015 a permis de vérifier que les difficultés de ces dernières années sont en train de faire place à une nouvelle dynamique.

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Lorsqu’il y avait encore de vrais hivers ! …
Photo Inter

Sous l’impulsion du Président Didier Vergy, l’équipe nationale de bénévoles qui l’entoure a remis l’ANCGE sur les rails. Signe qui ne trompe pas, à nouveau, les portes s’ouvrent : Assemblée Nationale, Sénat, ministères, ONCFS, FNC, etc. Les responsables de l’ANCGE sont maintenant mieux écoutés. Souhaitons qu’ils soient entendus.

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Observations de la migration en Drôme-Ardèche :

CHAQUE MOIS DANS LA SAUVAGINE, LA REVUE NATIONALE DES CHASSEURS DE GIBIER D’EAU

 

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Les lecteurs de La Sauvagine, mensuel national des chasseurs de gibier d’eau, ont remarqué depuis plusieurs mois que l’Interdépartementale communique maintenant, elle aussi, ses observations de la migration dans la page spéciale dirigée par Gilles Péré. L’avifaune migratrice qui emprunte le couloir Rhôdanien (2ième axe migratoire européen du Paléarctique occidental après l’Atlantique) est désormais scrutée dans ses mouvements, décade après décade.

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L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche apporte ainsi sa contribution aux observations nationales qui couvrent une bonne partie de la France. Elle le fait à partir d’un réseau de quatre observateurs expérimentés : Anthony Cuoq et Christian Pialet pour le fleuve Rhône, Gérard Avenas et Serge Roux pour l’affluent Isère.

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De gauche à droite, Serge Roux et Gérard Avenas sur l’Isère
Photo Inter

Pamela Anderson fait des vagues … LPO : « Ligue du Parfait Opportuniste » ? … Nature en cage, façon ASPAS … la FRAPNA contrainte de laisser la place aux chasseurs …

Les deux planètes … Tant qu’il y aura des grives … Sanglier-punition d’ACCA (Félines) : la presse nationale s’empare du dossier …

 

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Alerte à Malibu … et au Palais Bourbon !

Elle a bien choisi son moment, la députée écolo ! En pleine tempête sanitaire (élevages fermés, production interdite pour cause de grippe aviaire) qui déstabilise l’ensemble des producteurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, c’est mettre un peu plus la tête sous l’eau à ceux qui se noient que de demander, dans ce contexte, l’interdiction du foie gras.

C’est pourtant ce qui est fait par une députée écologiste, Laurence Abeille, qui vient de déposer un projet de loi visant à interdire le gavage des oies ou des canards et par conséquent l’interdiction du foie gras.

Doutant peut-être de sa propre force de conviction, la députée a appelé en renfort l’actrice hollywoodienne Pamela Anderson. Celle-ci, armée de platitudes (nous parlons de son discours), a fait des vagues à l’Assemblée nationale, ce qui a valu à Madame Abeille ce commentaire sans miel et plutôt piquant de CPNT :

« Pas de doute, elle préfère les dindes gonflées au silicone aux bonnes oies gavées au maïs des Landes, du Périgord, de Vendée ou d’Alsace … ».

Et d’en retartiner une couche :

« Nous préférons le naturel, l’authenticité et le bon goût des savoir-faire du terroir au mauvais goût des écologistes pour le factice bourré de plastique (…) ».

Plutôt gonflé, l’humour de CPNT et même un peu gras … comme un certain foie.

 

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Photo Inter/Capture d’écran/France 2
09/11/2015

M. Bougrain-Dubourg qui vient de la TV s’y croit encore. Son carnet d’adresses médias-people lui permet de s’entourer de caméras aussi souvent qu’il le veut. Il peut ainsi sauter sur toutes les occasions, quitte, quand il n’y en a pas, à les fabriquer lui-même.

Il sait aussi sauter sur toutes les clôtures, s’invitant là où on ne l’attend pas, rarement là où on le désire. On garde en mémoire, par exemple, ce face à face télévisé entre le patron de la LPO et l’inconnu à la pelle filmé en slip dans son jardin : une image qui a fait le bonheur des internautes … et le tour de la planète.
Un gros coup du pub à la LPO, c’était bien le but, qui a pu, une fois de plus, se dire « agressée » en venant provoquer à domicile le soi-disant « braconnier » !

« Braconnier » ? Sauf, que l’homme en question (il y a peut-être eu erreur sur la personne ?) aurait été parfaitement en règle au regard de la législation sur la chasse en étant titulaire d’une licence attribuée par la préfecture. De plus, il était chez lui. En réalité, ce serait les envahisseurs qui auraient enfreint la loi en ayant fait irruption dans une propriété privée. Mais cela, on ne l’a appris que plus tard et ce n’est pas la LPO qui a rappelé la TV pour le dire.

C’est avec son même sens légendaire de l’opportunisme que « l’ami des oiseaux » vient de manifester à Lyon en faveur … du loup (drôle d’oiseau !) après s’être assuré qu’il pourrait y prendre la parole devant les caméras de télévision. Le loup ? Vous aussi, vous aviez cru que LPO voulait dire : « Ligue pour la Protection des Oiseaux » ? Perdu !

« Ligue du Parfait Opportuniste », serait sans doute plus approprié.

Car, à notre connaissance, le nouvel ami autodésigné des loups et ancien grand protecteur autoproclamé des oiseaux n’a jamais manifesté une seule fois, ni seulement protesté à voix basse contre l’ignoble gazage de 500 000 oies cendrées et canards siffleurs. Ce sont pourtant des oiseaux que l’on extermine massivement en toute légalité européenne. Et sauvages, par-dessus le marché.

Mais quand les chasseurs ne sont pas là, la cause animale, M. Bougrain-Dubourg s’en fout comme de sa première clôture.

 

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Les lecteurs du site ont pu suivre les multiples rebondissements de la crise interne qui secoue depuis des mois l’ASPAS (et ce n’est pas fini, vous pouvez nous croire). Son Vice-Président, Marc Giraud, est un homme intelligent. En bon tacticien, il a peut-être trouvé le moyen de relancer l’ASPAS en pleine tempête : tout simplement en parlant d’autre chose.

L’occasion, il vient de la créer lui-même par l’ouverture en fanfare de sa nouvelle réserve de « vie sauvage » avec participation très médiatisée du cinéaste Jacques Perrin, lequel fait de beaux films nature et aurait gagné à s’en tenir à ça par considération pour son public plus large, heureusement pour M. Perrin, que les adhérents de l’ASPAS.

La nouvelle réserve naturelle, propriété de l’ASPAS, se situe aux Deux lacs de Châteauneuf-du-Rhone : 60 hectares. La Drôme est particulièrement servie puisque la première réserve de l’ASPAS s’y trouve déjà depuis 2014 dans le massif du Grand Barry. D’autres réserves privées de ce type existent ailleurs : dans la Somme (1000 hectares), l’Isère (3000 hectares), etc. Au total, ce sont des milliers d’hectares de nature qui sont en train d’être mis sous cloche, vitrifiés.

Qu’est-ce qu’une « réserve de vie sauvage » ?

Un sanctuaire vert, la nature mise en cage :

– Chasse interdite
– Pêche interdite
– Cueillette interdite
– Exploitation forestière interdite
– Exploitation agricole interdite
– Elevage interdit
– Feux interdits
– Chiens non tenus en laisse interdits
– Voitures interdites
– Motos interdites
– Cyclomoteurs interdits
– Quads interdits
– Caravanes interdites
– Camping interdit

La nature, c’est bien, tout le monde en convient. Pour quelques-uns, la nature sans l’homme, ce serait encore mieux. En une formule, Marc Giraud a tout dit :

- « L’homme, c’est plutôt le problème que la solution ».

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Aux dernières nouvelles, l’interdiction de nourrir les trolls n’était pas (encore) mentionnée ! …

 

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A la FRAPNA, rien ne va plus.

Personne ne devrait se réjouir quand une association qui a inscrit son action dans la durée bat de l’aile car c’est du lien social qui s’effiloche, de la démocratie participative qui recule. Il y a des associations que nous combattons depuis toujours mais toujours loyalement, c’est-à-dire à visage découvert, en respectant les personnes même si le débat est parfois âpre parce que ce sont des bénévoles comme nous, en nous en tenant aux faits. Nous les combattons mais, sincèrement, nous ne souhaitons à aucune sa disparition car, pensons-nous, il faut de tout pour faire un monde et chacun y a sa place. Nos adversaires aussi. Eux autant que nous.

Simple constat : en Ardèche, aujourd’hui, la FRAPNA n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Avec des comptes dans le rouge depuis des mois, un déficit qui approcherait les 75 000 € pour l’exercice 2014 (nous ne connaissons pas encore celui de 2015), des recettes en baisse malgré le robinet toujours ouvert des subventions publiques grâce aux élus verts et associés (plus de la moitié des recettes de la FRAPNA), des pertes de marché dans les expertises éoliennes au profit d’experts indépendants qui ne sont pas juge et partie, des dommages et intérêts à verser, des dépenses qui continueraient d’augmenter, un solde négatif de trésorerie qui serait passé de – 9000 € en début d’exercice à – 35 000 € en fin d’exercice, un emprunt de 19 000 € qui aurait été contracté pour boucler les fins de mois et, pour clore un tableau déjà bien sombre, plusieurs salariés dévoués priés d’aller pointer à Pôle emploi, avec tout cela la délégation ardéchoise de la FRAPNA a connu meilleure forme.

Selon des sources internes crédibles, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature pourrait cumuler à ce jour, à travers ses différentes délégations départementales, un déficit compris entre 300 000 et 400 000 €.

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Ainsi donc, les millions d’euros versés pendant des années et des années au petit hérisson par les contribuables de Rhône-Alpes sur décision de l’ancienne majorité régionale PS-Europe Ecologie-Les Verts n’auront pas suffi à masquer une gestion défectueuse et des gaspillages évitables, ni à sauver la FRAPNA d’un naufrage financier annoncé. Et comme si ça ne suffisait pas, M. Wauquiez, le nouveau Président de région, aurait l’audace de vouloir tenir ses promesses. Cela veut dire que la corne d’abondance des subventions publiques de complaisance devrait fortement se tarir en 2016, ce qui ne manque pas d’affoler, on les comprend, les dirigeants actuels de la FRAPNA.

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Révélateur d’une association en perte de vitesse à peu près partout et aujourd’hui menacée de disparition, la FRAPNA vient de se voir retirer dans la Loire la gestion d’un espace naturel sensible de 40 hectares, la Gravière aux oiseaux, qu’elle gérait depuis plusieurs années. Elle en perd le contrôle au profit des chasseurs (et des pêcheurs).

L’affaire fait du bruit car elle crée un précédent.

Depuis 2008, la gestion du site (bords de Loire, étangs) faisait l’objet d’une délégation de service public confiée à la FRAPNA, puis d’une convention. En 2015, les élus, décideurs et payeurs de Roannais Agglomération ont décidé de ne pas reconduire la convention avec la FRAPNA pour la remplacer par un partenariat avec les fédérations de chasseurs et de pêcheurs de la Loire qui apportent sur le site leur expérience, leur savoir-faire, leurs connaissances de la faune, de la flore, des milieux naturels.

Ce désaveu s’explique par un choix délibéré de la part des élus :

Privilégier désormais l’écologie qui agit plutôt que l’écologie qui punit, en finir avec la vieille conception confiscatoire de la nature pour en faire bénéficier enfin, de façon plus ouverte, plus démocratique, tous les publics.

Dans la Loire, l’homme interdit de nature, c’est peut-être bientôt fini.

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Les chasseurs ne garderont pas un souvenir impérissable du passage de Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), au ministère de l’écologie. NKM la bourgeoise maniérée et capricieuse n’a jamais considéré la chasse populaire comme un sujet digne d’intérêt. NKM la ministre des chasseurs n’a rien fait et a laissé faire les hauts-fonctionnaires de son administration. NKM la parisienne n’a jamais compris grand-chose à la France rurale. NKM l’énarque ne pouvait que décevoir le monde de la chasse. Elle l’a déçu. D’autres ont fait pire depuis.

Depuis l’histoire abracadabrantesque de la fermeture anticipée, sélective et surtout punitive de la chasse à la grive, scandaleusement imposée en France aux seuls chasseurs ardéchois et drômois ayant l’unique tort d’habiter hier dans le canton d’à côté, aujourd’hui dans la commune de la rue d’en face, chacun savait que la plupart des énarques en poste au ministère de l’écologie (Ségolène Royal en tête, pur produit de l’ENA jusqu’au bout des ongles, l’ENA où elle a rencontré le père de ses quatre enfants, François Hollande) habitent sur une autre planète que celle où vivent la très grande majorité des Français, c’est-à-dire les gens normaux.

Parlons donc un peu de certains de ces énarques parisiens, de ceux qui semblent avoir pour mission militante, idéologique et lucrative d’empoisonner le plus possible la vie des gens, ruraux en général, chasseurs de préférence. Leur vie ne sera jamais la nôtre et nous n’envions pas la leur. Car leur vie à eux est tout entière faite d’apparences, de « bling-bling », d’argent facile, de magouilles inavouables, de frénésie du pouvoir, de compromissions quotidiennes, de renoncements, de mensonges, parfois de trahisons … de mépris enfin, de ce mépris distillé à distance mais jamais en face, mépris de cette « France d’en haut » à l’égard des gens du peuple qu’ils traitent généralement de « populistes », croyant ainsi les insulter : hommage du vice à la vertu ?

Un fait d’actualité nous apporte un éclairage finalement assez convainquant de la façon dont fonctionne les cerveaux de la caste de l’autre planète. Peut-être avez-vous entendu parler des confidences faussement navrées de Madame Sall, cette énarque repentante (mais repentante seulement une fois prise la main dans le pot de confiture), énarque accro aux taxis qui se dit aujourd’hui victime et même « symbole » (à tant faire !) de « l’hostilité aux élites » ? Plainte touchante de la Jeanne d’Arc de l’élite nationale traînée sur le bûcher populiste, « symbole » larmoyant de la très brillante « France d’en haut » contre la très ingrate « France d’en bas » …

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La pauvre, en effet ! Patronne de l’Institut National de l’Audiovisuel et percevant donc un salaire de misère auquel s’ajoutaient la voiture de fonction avec chauffeur de l’administration publique et autres petites facilités que l’Etat sait offrir à ceux qui le représentent, Agnès Sall a fait payer par les contribuables ses frais personnels de taxi et même (pourquoi se gêner ?) ceux du fiston pour la somme modique de 40 000 euros. Des broutilles pour qui peut fréquenter les grands couturiers comme les grands de ce monde … Vive la crise !

Face au scandale révélé (un de plus mais pour le contribuable modeste ça commence à faire beaucoup), la caste au pouvoir serre les rangs, recroquevillée sur ses privilèges de fin de règne, arc-boutée plus que jamais aux délicieux abus du pouvoir dont les mesquineries pathologiques faites aux chasseurs de notre région depuis des années ne sont sans doute qu’un infime exemple parmi tant d’autres.

Ceux de l’autre monde ne souffrent de rien, ne se doutent de rien. Ils sont entre gens de bonne compagnie puisqu’entre gens de l’autre monde, donc parfaitement sourds à la souffrance, l’indignation, la colère, la révolte qui montent dans nos campagnes et dans nos villes, sourds aux résultats électoraux qui se suivent, se ressemblent mais qu’ils s’empressent d’oublier, emprisonnés dans leur bulle, loin de tous les « populismes », loin, très loin, surtout de la planète terre ; loin, très, très loin de la terre de nos campagnes de Drôme et d’Ardèche. Là où les gens normaux se lèvent tôt pour travailler dur. Là où leurs enfants attendent tôt le matin leur bus scolaire, pas le taxi offert par la République. Là où ceux qui sont chez eux, en Ardèche et en Drôme, pourraient se distraire au grand air comme avant s’ils sont chasseurs quand passent les pigeons ramiers en mars, quand passent en février les grives … Oui ! Ils pourraient s’il n’y avait pas à Paris des énarques obtus qui se font un devoir et un plaisir de les en empêcher.

Les grives ! Vous savez, ces oiseaux migrateurs que les scientifiques appellent « turdidés » mais que de brillants « experts », énarques sévissant au ministère de l’écologie, semblent avoir confondu dans leur précipitation à nous nuire avec … les canards que les scientifiques appellent « anatidés ». La farce ministérielle écologique étalée pleine page sur papier à en-tête de la République française, beau travail d’« experts ».

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Photo Inter retouchée/JMS

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

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« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois », nous disait avec conviction mais non sans ironie Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, alors encore Vice-Président de la région Rhône-Alpes.

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Le Président Saulignac « n’a pas saisi ». Les chasseurs non plus ! Et encore, en étions-nous alors à ce moment-là « juste » à la fermeture « cantonale », pas encore « communale », des grives, cadeau « royal » généreusement offert aux chasseurs pour fêter Noël et, semble-t-il aussi, à Jean-Jack Queyranne qui n’en demandait pas tant.

En attendant l’inévitable grive « de quartier », puis, en toute logique gouvernementale, la prévisible grive « de rue », l’invention de la grive « communale » ne semble avoir d’autre ambition que le simple régal mesquin de quelques bureaucrates antichasse, antiruraux, antitout.

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Photo A. Bouissou/MEDDE

A un tel niveau actuel de blocage gouvernemental jamais vu parce que voulu, imposé, entretenu (le fait du prince … ou plutôt de la princesse !), pas besoin d’avoir fait l’ENA pour anticiper les conséquences prévisibles sur le terrain d’ici quelques jours s’il passe des grives :

Entre le 10 et le 20 février 2016, si les grives se trompent de chemin pour migrer (n’ayant pas fait l’ENA, elles auront peut-être quelques difficultés à trouver les limites de nos quelques 730 communes Drôme-Ardèche) ou encore, si des chasseurs de grives se trompent de commune pour les chasser (des distraits, il risque d’y en avoir partout tellement cette réglementation est compliquée), personne ne devra s’en étonner. D’ailleurs, se tromper, ça peut arriver à tout le monde, même aux énarques, n’est-ce pas ? Au ministère de l’écologie, il y a bien ceux qui prennent les grives pour des canards … Et « les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » !

Que vaudrait d’ailleurs un étonnement ministériel de la part de celle qui n’aime pas les « 4×4 » de chasseurs et voudrait augmenter encore davantage la taxe du gazole quand les amis « écolo-zadistes » de Notre-Dame-des-Landes ont pu, eux, squatter illégalement pendant trois ans des terrains et des routes qui ne leur appartenaient pas, menacer et voler en toute impunité les habitants, tapisser de tags injurieux l’intérieur des habitations, déverser dans les champs et sur les routes, sans pour autant émouvoir la ministre de l’écologie, des monticules de déchets en tous genres qui n’avaient rien de recyclés ? Bravo l’écologie politique !

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Barbara Pompili
Photo Inter/Capture d’écran/LCP

« L’écologie politique est malade ». Ce sont les écologistes eux-mêmes qui le disent, comme Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Les chasseurs de grives Drôme-Ardèche sont des citoyens respectueux de leurs compatriotes. Ils ne menacent personne, ne volent personne. Ils ne jettent pas leurs déchets dans la nature ni sur la voie publique. Ils ne brûlent pas les voitures. Quand ils portent des cagoules, c’est pour se protéger du froid. Ils revendiquent l’égalité, principe républicain. Ils refusent l’arbitraire et l’injustice. Ils n’acceptent plus, en 2016, d’être traités comme les parias de la République.

En 2016, confrontés à ce qu’un Président de la République, François Mitterrand, appela un jour, pour s’en démarquer avec vigueur, « la force injuste de la loi », les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent.

Or, l’arrêté ministériel du 23 novembre 2015 instaure uniquement en Drôme-Ardèche et nulle part ailleurs dans les territoires ruraux de la République une fermeture « communale » (!) de la chasse aux turdidés en février 2016. Cet arrêté bafoue ouvertement le principe républicain d’égalité sans que certains responsables politiques, habituels donneurs de leçons, ne s’en émeuvent. L’arrêté ministériel de Madame Royal représente pour les citoyens-chasseurs Drôme-Ardèche « la force injuste de la loi » jadis dénoncée par un Président de la République socialiste. La provocation délibérée et permanente que subissent les chasseurs de nos départements rend donc l’épreuve de force inévitable si cette année passent les grives …

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Comme c’est encore pour une pincée de jours la période des voeux et qu’il est question d’un remaniement ministériel possible avant le 10 février (Ségolène Royal quittant alors, peut-être, le ministère de l’écologie), souhaitons-nous bonne chance, restons volontairement optimistes, même au-delà du raisonnable et tentons de faire partager cet optimisme à nos Préfets. Car, dans quelques jours, si les grives passent, ce sont eux qui auront à gérer une situation forcément tendue pouvant vite devenir compliquée sur le terrain si la raison et le bon sens ne se substituent pas, ici chez nous, aux lamentables provocations parisiennes subies par les chasseurs depuis trop longtemps ; d’autant plus, qu’avant les élections régionales et cela aucun chasseur ne l’a oublié, le patron PS du département de l’Ardèche nous annonçait une initiative susceptible de faire avancer les choses, initiative que nous avons publiquement soutenue … et dont nous attendons maintenant la réalisation rapide dans la perspective de résultats concrets.

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La balle est aujourd’hui dans le camp du Président Saulignac, des Parlementaires PS de l’Ardèche et de la Drôme, des Préfets de nos deux départements que le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche rencontrera éventuellement mais seulement si cela peut être réellement utile pour débloquer la situation, évidemment accompagné – sinon, il n’ira pas – des Présidents de fédérations et, ce serait bien qu’ils y soient aussi, du Président du Conseil Départemental de l’Ardèche et des Parlementaires qui nous soutiennent.

Février sera vite là. Les grives et les merles pour tous, aussi. Et s’il y a des grives dans les bois cette année à la faveur d’un coup de froid tardif, alors là ! … Chasser les turdidés jusqu’au 20 février dans la Drôme et l’Ardèche comme dans tous les cantons et toutes les communes des 15 autres départements concernés ?…

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

  • SANGLIER-PUNITION D’ACCA : EMBOITANT LE PAS A L’INTERDEPARTEMENTALE, LA PRESSE CYNEGETIQUE NATIONALE S’ALARME D’UNE SITUATION DEVENUE « UBUESQUE » EN ARDECHE

 

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Nos élus doivent en prendre conscience ! Désormais, pour faire parler de l’Ardèche aux quatre coins de France, il n’y aura pas que la Caverne du Pont d’Arc. Avec la grive et le sanglier, le traitement d’exception réservé à notre département en matière de chasse et par ricochet aux amis de la Drôme commence à faire jaser dans l’hexagone.

A la pitrerie sans fin de la grive cantonale-communale est venu s’ajouter « l’ubuesque » dossier du sanglier-punition d’ACCA. Pour les chasseurs punis de l’ACCA ardéchoise de Félines, la saison de chasse 2015-2016 n’aura, pour le moment, duré que quinze jours.

Déjà connue dans toute la France pour sa maladie extraordinaire du sanglier dont l’Etat ne nous a toujours pas dit par quel miracle elle a pu venir chez nous et rien que chez nous (les « experts » du ministère de l’écologie seraient-ils trop occupés avec la grive ?!), la chasse ardéchoise s’est donc enrichie d’un nouvel épisode, celui-là aussi sans équivalent nulle part ailleurs. La mesure autoritaire prise par le Préfet (à la demande du ministère de l’écologie ?) au sujet du sanglier d’ACCA commence à inquiéter tous ceux qui réalisent que le mauvais coup porté à 62 chasseurs pourrait bien frapper les prochaines saisons n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, y compris à nouveau en Ardèche d’autant plus que la position de la fédération des chasseurs sur le projet d’arrêté avait été tenue pour quantité négligeable par les pouvoirs publics.

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Pour tous les chasseurs, voilà bien en ce début d’année 2016 « un inquiétant précédent » comme s’en alarme à juste titre la Revue Nationale de la Chasse. La RNC n’hésite pas à pointer du doigt « une situation ubuesque » en Ardèche ! …

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C’est une raison supplémentaire qui fait qu’en 2016 les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent. Le 26 février à Beauchastel, ce sera aux ACCA de le dire, aux ACCA d’en décider en toute liberté.

Attention !

Tout ce grand bazar voulu et entretenu en haut lieu risque finalement de n’être bon pour personne. Ni pour les chasseurs qui en sont déjà les victimes, ni pour les élus ardéchois du PS qui, après avoir attendu en vain des réponses, sont maintenant en droit, sinon dans l’obligation, de demander des comptes au gouvernement, ni surtout pour l’image présente et à venir de notre département. Le risque de voir cette belle image abîmée existe. Il dépasse de loin le cadre de la chasse.

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Photo Patrick Aventurier

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Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet,
le 25 novembre 2015 -

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Prochain article :

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Hivernales 2016 (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE

BREVES AUTOMNALES (4)

80 % DES CHASSEURS DRÔME-ARDECHE VONT DEVOIR CHANGER DE COMMUNE POUR POUVOIR CHASSER GRIVES ET MERLES APRES LE 10 FEVRIER

 

LA « SUITE ROYALE » DE LA GRIVE « CANTONALE » PREND L’ALLURE D’UN CAMOUFLET POUR CERTAINS ELUS MAIS CE SONT D’ABORD LES CHASSEURS QUI EN FONT LES FRAIS. AMIS CHASSEURS, VOICI VENU LE TEMPS DE LA GRIVE … « COMMUNALE » !

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Le 2 décembre, alors que nous venions de publier sur le site de la chasse Drôme-Ardèche le soutien « déterminé » du Président du Conseil Départemental de l’Ardèche, Hervé Saulignac (PS) en faveur de la grive pour tous jusqu’au 20 février, les Présidents de fédérations découvraient avec stupéfaction l’arrêté modificatif paru au Journal Officiel la veille, 1er décembre.
Cet arrêté ministériel, pris par Ségolène Royal le 23 novembre 2015, supprime certes la stupide et inique fermeture « cantonale » des grives en Drôme-Ardèche …

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Vous avez bien lu : « communale ». Sera désormais appliquée aux seuls départements de l’Ardèche et de la Drôme et nulle part ailleurs en France, une fermeture « communale » des grives. Après le sanglier-punition (ACCA Félines), la punition-grive-communale. L’écologie punitive, spécialité de la maison.

Sénateur Verdeille, réveille-toi, ils sont devenus fous !

 

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En plus, je vous l’envoie avec le sourire. De quoi vous plaignez-vous ?
Photo A. Bouissou/MEDDE

La dernière punition infligée par la ministre des antichasse aux mauvais élèves de la chasse française, ces turbulents Ardéchois et Drômois qui ont le toupet de résister encore à l’arbitraire et l’injustice révulse les fédérations tout autant que l’Interdépartementale. Elle irrite au plus haut point les chasseurs concernés qui n’ont pas l’intention de se laisser plumer.

La punition contre les chasseurs fait tousser aussi au PS.

En effet, cette provocation misérable aussi puérile qu’inutile, risque, par ricochet immédiat, de coûter très cher dimanche prochain à certains élus et candidats vu le timing volontairement choisi par les « services » de la ministre pour s’y livrer. A quelques jours des élections régionales, l’initiative prise fin novembre contre les chasseurs Drôme-Ardèche avec au minimum l’accord de celle qui fut elle-même Présidente PS de la région Poitou-Charentes prend l’allure d’un camouflet royal pour les candidats du PS de notre région, en particulier Jean-Jack Queyranne et Hervé Saulignac.

De l’avis de plusieurs élus, si Marie Ségolène Royal, ministre PS de l’écologie avait voulu torpiller la campagne électorale de Jean-Jack Queyranne, Président sortant PS de la région Rhône-Alpes, candidat à sa propre succession et faire du tort à Hervé Saulignac, Président PS du département de l’Ardèche, tête de liste PS aux régionales dans ce département, l’ancienne candidate du PS battue à l’élection présidentielle ne s’y serait pas prise autrement.

Ces « petits meurtres entre amis », nous les chasseurs on s’en fout royalement. C’est de la politique, ce n’est pas notre affaire. Seulement, c’est nous qui en faisons les frais aujourd’hui.

Faire semblant comme elle l’a fait de chercher des solutions (« j’ai aussitôt demandé à mes services d’étudier ces éléments »), entretenir de faux espoirs (« attentive à votre requête »), faire comme si le dossier (référencé « CP » … tiens, tiens !) était enfin pris en considération (« les remarques des chasseurs ardéchois et drômois sur les périodes de chasse aux turdidés dans les départements rhônalpins »), annoncer à un Président de région du même parti que le sien des « suites » (Quelles suites, disions-nous ?!) … Tout ça pour nous sortir du chapeau ministériel la mystification incroyable d’une fermeture « communale » des grives ! C’est du cynisme politique dans toute sa splendeur. Du cynisme à l’état pur. De ce cynisme qui donne aujourd’hui à de plus en plus de Français l’envie folle d’aller voter pour des gens comme ça …

 

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Avec Jacques Aurange et Alain Hurtevent, les Présidents des Fédérations Départementales des Chasseurs de l’Ardèche et de la Drôme, il y a longtemps que nous pensons, à l’Interdépartementale, que ce dossier, compte-tenu des blocages incompréhensibles qu’il occasionne, est forcément pollué depuis Paris par des considérations qui n’ont strictement rien à voir avec la gestion de l’avifaune sauvage.

Madame Royal nous en apporte aujourd’hui la preuve sans craindre le moins du monde, cela va sans dire, ni de gêner ses « amis » PS de Rhône-Alpes-Auvergne, ni de déconsidérer un peu plus, en pleine COP 21, l’action du ministère français de l’écologie dont elle a la charge. Un palier supplémentaire vient d’être franchi ce 1er décembre 2015 : celui de la dérision et de la déraison.

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Parions que ses « services » y travaillent déjà.

 

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CE QUI CHANGE CONCRETEMENT POUR LES CHASSEURS AVEC LE NOUVEL ARRÊTE MINISTERIEL PUBLIE LE 1er DECEMBRE

 

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Qu’est-ce qui change pour nous, à compter du 1er décembre 2015 ?

  • Ceux qui pouvaient déjà chasser grives et merles depuis bientôt dix ans jusqu’au 20 février pourront continuer à le faire. Tant mieux pour eux !
  • Ceux qui étaient jusque-là arbitrairement et injustement privés de 10 jours de chasse tout en payant à l’Etat la même redevance cynégétique que les autres continueront à être les dindons de la farce pour ce Noël 2015.
  • Ceux à qui certains avaient un peu imprudemment laissé l’espoir de profiter en 2016 du redécoupage cantonal qui aurait pu permettre à des communes jusque-là écartées de basculer favorablement dans le dispositif bancal, seront les vrais déçus. On pouvait pourtant s’y attendre.

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

LA REACTION DES FEDERATIONS QUI SE DISENT « CHOQUEES » : « GRANDE SURPRISE », « CHASSEURS PIGEONNES », « DISCRIMINATION », « MANOEUVRE », « COUP BAS MESQUIN », « ATTEINTE AUX INTERÊTS LEGITIMES DES CHASSEURS », « MYSTIFICATION »

 

Dans un communiqué commun, employant un vocabulaire qu’on ne se souvient pas d’avoir vu aussi résolument offensif, les Présidents FDC 07 et FDC 26 annoncent ensemble qu’ils ont décidé de « saisir les instances nationales ».

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Face à ce que Jacques Aurange et Alain Hurtevent appellent à juste titre « une véritable discrimination », « un coup bas mesquin », « une atteinte aux intérêts légitimes des chasseurs », « une mystification », Christian Pialet leur demande de préparer maintenant avec la FNC « une riposte appropriée à la hauteur de cette discrimination scandaleuse, une réponse concrète à cette provocation ».

A toute sollicitation venant des fédérations, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche répondra présente avec ses 200 ACCA Membres Associés.

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  • L’effet grive « cantonale » : 7000 visiteurs en plus sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche en seulement 48 h

     

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Entre la mise en ligne de notre dernier article (le 2 décembre) et le 4 décembre à la mi-journée, le compteur du site a enregistré 7000 visiteurs supplémentaires. Du jamais vu !

 

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- Jacques Aurange et Alain Hurtevent, Présidents FDC 07 et FDC 26, Le 3 décembre 2015 -

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Photo Inter/RP

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L’INTERDEPARTEMENTALE