ESTIVALES 2020 (2)

Etrange ouverture 2020

 

AVEC DES MASQUES ET POUR COMMENCER LA SAISON UNE INTERDICTION PRESIDENTIELLE

 

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. ET REVOILÀ LE SANGLIER !

 

MALADIE DE L’OEDEME : L’INTER AVAIT RAISON

 

S’appuyant sur différentes remontées de terrain, en particulier les observations de ses ACCA adhérentes, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait posté sur site, vous vous en souvenez peut-être, un article documenté concluant à l’improbabilité que les chiffres officiels publiés sur la mortalité du sanglier par l’œdème correspondent à la réalité. Démonstration avait été faite, sans que personne d’ailleurs ne vienne nous contredire, qu’une « sous-estimation » importante de la mortalité sanglier annoncée était quasi certaine.

Le Chasseur Ardéchois du 1er semestre 2020 est venu confirmer notre hypothèse. Rendant compte des travaux scientifiques toujours en cours, le bulletin de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche révèle que « la mortalité du sanglier par la maladie de l’œdème est probablement sous-estimée » car « influencée par la méthode d’observation ». A l’époque, l’Interdépartementale avait listé de façon détaillée les biais introduits par « la méthode d’observation retenue par SAGIR », le réseau de surveillance du pôle scientifique de l’ONCFS.

 

ASPAS : LA FARCE GROTTESQUE POUR EN FINIR SOIDISANT AVEC LES PROBLEMES DU SANGLIER

 

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L’ASPAS tente-t-elle de semer la pagaille entre chasseurs et agriculteurs ?

 

Au moment où les uns et les autres commencent à se rapprocher comme ce fut le cas à Crest le 21 août dernier pour dénoncer ensemble la mainmise sur les espaces naturels effectuée par … l’ASPAS, la question est posée.

Pour en finir avec les problèmes du sanglier (vaste programme !) que tout agriculteur peut légitimement redouter et qu’aucun chasseur ne peut nier, l’ASPAS n’y va pas par quatre chemins. Résumons : pour supprimer les problèmes du sanglier, supprimons … le sanglier. La farce de l’ASPAS se joue en 3 actes :

1. « Beaucoup de bruit » … Pour rien. « Faire du bruit » pour « effaroucher » l’animal … Lequel, pas fou, ira s’installer chez le voisin. Préconiser des nuisances sonores (« avec détonateurs »), voilà qui est original … Pour des écolos pur vert ! …

2. « Davantage de loups ».  Les dégâts de sangliers sont financés à 100 % par les chasseurs. L’ASPAS veut « plus de loups » pour « faire diminuer le nombre de sangliers » … sans dire comment. Evidemment, l’ASPAS se garde bien de se porter volontaire pour payer la facture déjà salée de l’indemnisation des troupeaux décimés par le loup, aberration écologique financée à 100 % par les contribuables. C’est ce que l’ASPAS appelle sans rire « de la bonne gestion » … « Bonne », surtout avec l’argent des autres ! …

3. « Stériliser la bête ». Donc, en trois ou quatre ans, plus aucun sanglier du tout … Et par conséquent plus aucun chasseur non plus mais ça, l’ASPAS oublie de vous le dire … Un peu grosse quand même, la ficelle ! …

Fin des 3 actes. Rideau. On est prié d’applaudir.

 

La petite farce vous a plu ? …

 

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. La nouvelle municipalité de Beauchastel reconduit la subvention communale à l’Interdépartementale

 

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La commission Vie Associative et Sports de la commune de Beauchastel, présidée par l’Adjoint au Maire, M. Rémi Le Corre a reçu l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche le 3 août 2020.

La nouvelle municipalité de Madame karine Takès se dit très attachée à maintenir le tissu associatif du village « qui rassemble petits et grands ». « Vous êtes pour cette nouvelle équipe municipale des acteurs incontournables. Le dynamisme de la vie associative est un facteur essentiel de qualité de vie et de lien social sur la commune ».

Le Conseil Municipal du 7 juillet a voté la délibération reconduisant la subvention de fonctionnement pour 2020 attribuée à chaque association au dossier retenu dont l’Inter Chasse 26-07.

Lors de sa rencontre avec les élus municipaux, Christian Pialet a donné l’assurance à la nouvelle municipalité que, « dans la continuité de ce qui se faisait avant, vous trouverez toujours en notre association la coopération la plus positive pour contribuer au rayonnement de notre village et être un acteur dynamique de la vie associative »

 

. Des crapauds mieux protégés que nos maires ?

 

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Ne voyez aucune irrévérence, provocation où exagération dans la question posée en titre, bien au contraire car la question se pose effectivement, dramatiquement hélas au regard de nos lois, de leur interprétation, de leur application. La preuve :

. D’abord, savez-vous quelle suite vient d’être donnée à l’agissement de trois lâches ayant insulté, menacé puis frappé à la tête et dans le dos un maire de 70 ans dont le seul tort a été de les informer consciencieusement qu’un arrêté municipal interdisait d’installer sa tente sur le parking de la plage et de les alerter civiquement des dangers à faire du feu à proximité d’une pinède ? … Un « rappel à la loi ». Tu parles !

. Maintenant, savez-vous ce que vous risquez en écrasant un crapaud à ventre jaune ? « Trois ans d’emprisonnement, 150 000 € d’amende ». Comparez.

De janvier à juillet 2020, 233 maires ou adjoints ont subi une agression dans l’exercice de leur fonction au service de la collectivité.

 


. Barbara Pompili ou l’ombre d’un doute

 

Sans faire de procès d’intention à Madame Pompili, le choix du président de la République de l’avoir nommée à la tête du ministère de l’Ecologie n’est pas fait pour rassurer les chasseurs … « Une écologiste à l’écologie », c’est pour la FNC trop de « mauvais souvenirs » … Qui pourraient vite se raviver, l’affaire de la glu nous y mène tout droit.

 

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. INTERDICTIONS : ET VOILA QUE ÇA (RE) COMMENCE SOYONS PRÊTS !

 

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. Avis de tempête.

 

Il est bien fini l’heureux temps où entre un futur président de la République et un président de fédérations des chasseurs, ce n’était que sourires complices, convergences de vue affichées sur la ruralité, défense vigoureuse des traditions, image positive de la chasse partagée, affirmée, assumée …

« La guerre est déclarée »

 

. « J’ai beaucoup d’admiration pour cet homme », pouvait confier Willy Schraen au Dauphiné Libéré en parlant d’Emmanuel Macron voici encore quelques jours. Mais c’était juste avant la décision du président de la République de piétiner la « tradition » que le candidat Macron promettait aux chasseurs de « respecter ». Personne ou presque ne savait en France ce qu’était la chasse de la grive à la glu jusqu’à ce que Macron l’interdise lui-même. Voilà donc un mode de chasse spécifique, ultra minoritaire soudainement élevé au rang de dossier national prioritaire par l’Elysée ! A celui qui, reniant ses promesses, vient d’interdire à des chasseurs de chasser, le patron de la FNC redirait-il son « admiration » ? « La guerre est déclarée ! » réplique en privé mais devant témoins un responsable influent de fédération de chasseurs du Sud-Ouest. Beaucoup se sentent trahis. « Macron, dit ce responsable, veut se refaire une santé écolo sur le dos des chasseurs. Il envoie un message fort à l’électorat vert ».

 

 

Chasse : le mensonge fait aux Français

 

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Septembre 2020 : Covid-19 donne à nouveau des sueurs froides au personnel hospitalier dans la crainte d’un automne agressif tandis que la crise économique et sociale s’annonce gigantesque et violente. Le président de la République l’a bien compris : « Vu l’état du pays et vu les défis qui l’attendent », Emmanuel Macron, manches retroussées, s’empare personnellement du dossier N°1 du moment. Assumant courageusement ses responsabilités, il le fait savoir solennellement aux Français inquiets par tant de questions sans réponse, d’insécurité montante, d’« ensauvagement » constaté : « La chasse traditionnelle à la glu est interdite » !!! … La patrie est sauvée. « N’ayant rien de mieux à faire que de s’occuper de ça », le président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Armées, jupitérien par-dessus le marché ordonne lui-même majestueusement « l’interdiction » de cette abominable « chasse traditionnelle ». Ouf ! Au diable Covid, crise, terrorisme islamique, séparatisme, insécurité, nous respirons quand même nettement mieux dans notre beau royaume de France puisqu’enfin débarrassés que nous sommes de l’ennemi public numéro un : l’horrible chasseur traditionnel de grive ! Il faudrait être bien ingrat, gueux ou manant pour ne pas en garder une profonde gratitude à notre très aimé Président.

« Très au clair sur le sujet »

Evidemment, on ne savait pas, on ne pouvait pas savoir à quel point Emmanuel Macron, président de la République, contenait douloureusement en silence depuis trois ans sa détestation, son horreur, sa haine des abominables chasses traditionnelles françaises au premier rang desquelles figure la chasse de la grive à la glu. On ne pouvait pas le savoir puisque le 14 mars 2017 Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République, homme de parole et de convictions, déclarait aux chasseurs à propos de ces mêmes chasses traditionnelles :

« Je suis très au clair sur le sujet ! »

Pour être clair, c’est clair car voilà la suite :

« Je ne suis pas pour qu’on les arrête (Les chasses traditionnelles – NDLR) parce que ça fait partie du patrimoine français, de l’art de vivre, parce qu’il faut laisser respirer les gens, arrêter, comme le disait le Président Pompidou d’emmerder les Français, parce qu’il y a des gens qui sont heureux en le faisant, parce que ça n’enlève rien à personne et parce que si vous trouvez des gouvernants, des législateurs, qui pensent qu’ils n’ont rien de mieux à faire que de s’occuper de ça, il faut me les présenter, ils ont beaucoup de chance … »

Que le « vieux monde » de gauche comme de droite « n’ait rien de mieux à faire » que de « s’occuper » des chasses traditionnelles démontre à quel point ce « vieux monde » qui n’a rien compris est fini. Macron, lui qui a tout compris de ce qui est déjà fini, en tire la leçon : s’il est élu Président, il n’ira pas se perdre ni perdre son temps, ni le faire perdre à la France comme le ferait un vulgaire élu de droite ou de gauche empêtré dans les postures politiciennes démagos d’un autre temps :

« Moi, vu l’état du pays et vu les défis qui nous attendent, j’ai beaucoup d’autres choses à faire ! ».

Magnifique déclaration d’hier, parfait reniement d’aujourd’hui. C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle sans doute l’art de « se réinventer ». La trahison de la parole donnée est exemplaire car présidentielle. L’insincérité du propos tenu pour se faire élire à tout prix est révélatrice. L’affirmation de 2017 « Moi, vu l’état du pays et les défis… », retournée comme une veste en 2020, résume à merveille la dialectique macronienne du « Et en même temps » aujourd’hui appliquée aux chasseurs comme elle l’a été déjà à tant d’autres citoyens :

Absolument pas contre les chasses traditionnelles « et en même temps » pour l’interdiction absolue de l’une d’entre elles.

Dans « l’ancien monde », les « gens de peu », les « gens de rien » qui n’avaient pas fait l’ENA appelaient ça mentir. Allez donc savoir, Mesdames, Messieurs les politiques nationaux, pourquoi 7 Français sur 10 ne croient plus aujourd’hui un mot de ceux qui, d’en haut et du haut de leurs mensonges, les gouvernent de cette belle manière …

 

« Macron a tué leurs rêves »

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. Un responsable cynégétique d’Auvergne-Rhône-Alpes qui passe généralement pour assez bon connaisseur de la vie politique livre son analyse :

« La glu ? Le dernier coup politique des communicants de l’Elysée ! Pour tenter d’enlever aux Verts quelques milliers de voix écolos-bobos des grandes villes au premier tour de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron (s’il y va) risque de le payer cher dans les campagnes … La chasse à la glu, je ne la pratique pas moi-même mais par solidarité je la défends comme j’ai toujours défendu toutes les chasses même si celle-là peut être discutable, j’en conviens et ne plaît pas beaucoup ni aux militants de la cause animale, ni aux technocrates de l’Union Européenne. Son interdiction présidentielle en France prend toutefois une portée symbolique que l’Elysée n’a pas mesurée. Attention ! Les chasseurs ont toujours eu de la mémoire avec les politiques qui ne les respectent pas. Pour avoir trop longtemps ignoré cette règle en snobant ses chasseurs tout en dopant aux subventions publiques leurs adversaires, cette Région qui est la mienne a fini par connaître son heure de vérité électorale lorsque l’électorat chasseur s’est mobilisé pour contribuer à faire élire la nouvelle majorité de Laurent Wauquiez. Faut-il rappeler aussi, une nouvelle fois, le résultat de l’élection présidentielle du 21 avril 2002 ? Avec CPNT, les chasseurs et leurs familles récoltent 1. 204. 689 voix au premier tour. Ils punissent Lionel Jospin d’avoir pris l’antichasse Dominique Voynet dans son gouvernement, privant le Premier Ministre socialiste d’un classique second tour gauche-droite contre Jacques Chirac. En même temps, ils sont à l’origine de « la surprise Le Pen » … que les commentateurs politiques parisiens n’ont évidemment pas vu venir. Ce sont ces mêmes commentateurs mal voyants qui ont toujours passé sous silence (et continuent de le faire, à quelques exceptions près) l’historique « vote chasse » de 2002 qui les dérange, eux les bien-pensants faiseurs d’opinion. En effet, ils s’obstinent à attribuer l’échec cinglant de Jospin à des candidatures trop nombreuses à gauche, ce qui est politiquement correct mais mathématiquement faux. Démonstration : sur 1. 200. 000 voix obtenues par le candidat CPNT, il y a entre 400. 000 et 600. 000 voix d’électeurs votant habituellement à gauche. Or, il ne manque même pas 200. 000 voix à Lionel Jospin (194. 600 exactement) pour passer devant Le Pen et donc être qualifié pour le second tour. Voilà la réalité que des commentateurs intéressés s’efforcent encore aujourd’hui de maquiller et de nous cacher ! Pardon de ce rappel historique qui permet néanmoins de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Revenons à l’interdiction de chasse à la glu décidée par le président Macron. J’en connais dans nos rangs qui ne vont pas aimer du tout l’image de ce jeune président de la République plutôt « cool » avec les interdits dont s’affranchissent collectivement depuis des mois des milliers de jeunes, règlementation Covid ou pas, mais qui s’en prend « en même temps » à quelques anciens isolés, les derniers chasseurs de grive pratiquant un mode traditionnel. Je pense que le président de la République s’est laissé embarquer dans cette affaire par des conseillers hors sol et qu’il pourrait amèrement le regretter un jour. Son erreur est d’avoir perdu de vue la dimension psychologique et humaine du problème ; à savoir qu’il ne leur restait plus, à ces vieux chasseurs, que quelques saisons de chasse à vivre mais à vouloir les vivre pleinement avec une passion intense restée intacte ; la passion transmise par leurs ancêtres. Macron a tué leurs rêves ».

 

« La glu, c’est le hors-d’œuvre »

 

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. Un autre président cynégétique, originaire du midi, pronostique : « L’interdiction de la glue, c’est le hors-d’œuvre. Ceux qui viennent de l’obtenir ont de l’appétit. En reniant ses promesses faites aux chasseurs qui l’ont cru, M. Macron a cédé aux ennemis déclarés de la chasse. Sans attendre, ils exigent déjà que le gouvernement interdise aussi le déterrage des blaireaux et des renards ou le piégeage des corvidés. Si on laisse faire, c’est la fin de la chasse du petit gibier au chien d’arrêt et au chien courant. Les antispécistes n’auront bientôt plus besoin de s’en prendre aux éleveurs de faisans, perdrix, lapins et lièvres. Faute de régulation, les prédateurs naturels en surabondance se chargeront de vider nos plaines et montagnes du gibier reproducteur payé par les sociétés de chasse ».

 

Premier trophée … Pas si glorieux que ça !

 

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. Ce serait Barbara Pompili, sous la pression de ses anciens amis d’EELV et surtout d’associations qui militent ouvertement contre la chasse, qui aurait exigé et finalement obtenu de l’Elysée le scalp de ces vieux chasseurs pratiquant encore la chasse à la glu, un mode traditionnel, ancestral, transmis de père en fils dans quelques familles modestes, mode de chasse controversé mais devenu confidentiel car ne concernant plus que quelques passionnés, le plus souvent âgés. Seulement voilà, ces chasseurs à l’ancienne ont le tort de déplaire en haut lieu à quelques jeunes députés du « nouveau monde » invités réguliers de l’Elysée. Ceux-ci jugent ces vieux chasseurs « non sélectifs dans leur pratique », ce qui est largement faux en réalité. Ils n’écoutent plus Willy Schraen qui leur explique que « sur 700 millions de grives recensées en Europe, seulement 0,001 % sont capturées à la glu ». Ils ne l’écoutent pas quand il leur dit que « les chats errants en attrapent mille fois plus ». Ils ne l’écoutent pas quand, soulignant le caractère exceptionnel de la mort d’une espèce protégée capturée par erreur ou d’une grive blessée sans possibilité de retrouver sa liberté, il leur rappelle que « les oiseaux attrapés sont soigneusement décollés puis conservés en bonne santé toute la saison de chasse pour servir d’appelants (qui attirent les grives en migration pour les faire poser – NDLR) et qu’ils seront « relâchés en fin de saison ». Non ! Ils n’écoutent pas, ils n’écoutent plus mais surtout, pas loin de pratiquer à l’encontre de ces chasseurs populaires le « délit de sale gueule », ils les accusent dans les salons parisiens d’être « archaïques », « bornés », « arriérés » et « populistes » : les insultes habituelles de ces distingués « progressistes », « mondialistes », « avant-gardistes » et « modernistes » que comptent l’Assemblée Nationale et le cabinet du président de la République, gens des beaux quartiers qui ne prennent ni le métro, ni le bus, n’ont jamais vu une grive de leur vie et qui, s’il la voyait, ne sauraient pas que c’en est une mais qui s’estiment pourtant, selon leur modestie désormais légendaire … « trop intelligents » (!)

. La chasse à la glu, première chasse traditionnelle interdite en macronie : premier trophée offert par Emmanuel Macron lui-même aux antichasses emmenés par des parlementaires LREM se voulant « modernes » parce que « verts ».

Pas sûr pourtant, au final, que la prise soit si glorieuse que ça. Les stratèges macroniens pourraient un jour le comprendre mais trop tard comme au temps de Dominique Voynet où un certain Lionel Jospin, premier ministre PS, fut tout éberlué d’être écarté dès le premier tour de l’élection présidentielle par le vote CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Tradition) : 1 200 000 voix. Des chasseurs en colère, privés de chasse, de tradition … mais pas de mémoire.

 

. Drôme : pour se verdir, une deuxième députée LREM s’engage contre la chasse

 

Après la Députée macronienne Alice Thourot, c’est au tour de sa collègue drômoise Mireille Clapot, elle aussi Député LREM, de basculer dans le camp de l’antichasse. Elle vient de signer le RIP (référendum d’initiative partagée) demandant notamment l’interdiction de la chasse à courre, la fin de la régulation des nuisibles par déterrage, la disparition des chasses traditionnelles. Au total, 130 parlementaires ont choisi le prétexte général de la cause animale pour torpiller en particulier le loisir de la chasse. Que cache toute cette agitation ? En réalité, la grande offensive politicienne préparant la présidentielle est lancée. Le thème ?

Moins vert que moi, tu meurs !

 

. Mais dans quel monde vivent ces 130 députés et sénateurs (une minorité, heureusement) si occupés à faire la chasse aux chasseurs ? N’ont-ils pas mieux à faire ?

 

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La cause animale est une cause juste si elle est justement défendue. Les chasseurs n’ont pas attendu 2020 pour s’y intéresser, faire un état des lieux, balayer devant leur porte, faire changer les mentalités et les pratiques d’une génération à l’autre quand cela s’imposait. Rien à voir avec les calculs de ces professionnels de la politique signataires du RIP qui découvrent la condition animale en même temps que la courbe des sondages confirmant leur impopularité grandissante et la poussée incontestable du vote écolo aux élections municipales dans les villes ! Autant de temps passé par ces élus, d’électeurs embrigadés pour signer leur RIP, de médias mobilisés, de personnalités impliquées, d’énergie parlementaire dépensée, de communication déployée, d’imagination débordante étalée, tout ça depuis des mois mis au service exclusif de « la cause animale » et surtout de la leur (!) pourquoi pas si c’était sincère ; pourquoi pas, surtout, si ce n’était pas au détriment d’autre chose. Là est le vrai problème d’une démocratie paralysée par la démagogie, d’une République affaiblie par l’impuissance.

Les « 130 » ne pourraient-ils trouver aujourd’hui meilleure cause à défendre ? Une cause qu’ils défendraient avec la même ardeur, la même priorité, la même ténacité – qu’est-ce qui les en empêchent ? -, une cause pour laquelle il serait plus urgent pour des élus efficaces, plus juste, plus indispensable, plus humain aux yeux d’une grande majorité de Français (70 % disent tous les sondages) de mobiliser la nation désunie qui pourrait enfin se rassembler sur l’essentiel :

La cause de l’Homme !

 

. Que des voyous puissent tranquillement massacrer un chauffeur de bus père de famille parce qu’il leur dit que le masque est devenu obligatoire dans les transports publics mériterait peut-être que 130 parlementaires se bougent, non ? …

. Qu’un salaud condamné aux assises à 18 ans de prison en 2005 pour 9 viols, 3 tentatives de viol, 1 agression sexuelle puisse légalement en sortir trois avant pour pouvoir tranquillement préméditer, organiser et commettre son 13e viol sur une fille de 15 ans qu’il va assassiner mériterait peut-être que 130 parlementaires signent un RIP et le fassent signer, non ? …

 

. Un secrétaire d’Etat à contre - emploi ?

 

Cosignataire (encore un !) du très controversé projet de RIP (référendum d’initiative partagée) sur les animaux, texte réclamant notamment de nouvelles interdictions de chasse, Joël Giraud (Député LREM) est en charge de la ruralité dans le nouveau gouvernement de M. Castex. Le Mouvement de la Ruralité (LMR) présidé par Eddie Puyjalon y voit « une erreur de casting » et s’alarme d’un glissement vers « l’antispécisme »

 

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« Un secrétaire d’État à la ruralité qui s’inscrit dans la logique antispéciste n’augure rien de bon » estime le Mouvement de la Ruralité (LMR) qui attend toujours du nouveau secrétaire d’État « qu’il retire sa signature du RIP ».

« Après les 46 députés LREM sous la coupe du député Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles, un secrétaire d’État à la ruralité qui soutient le RIP des antispécistes, cela fait beaucoup contre le monde rural en peu de temps ! », s’inquiète le LMR.

Les 46 députés LREM dont parle le LMR ont pris le risque calculé de remettre en marche la machine à interdire la chasse. Audace folle ? Non, car ils l’ont fait, on le sait aujourd’hui, avec l’accord pas forcément enthousiaste mais pourtant bien réel du premier ministre et surtout, c’est beaucoup plus grave, du président de la République en personne.

Cela explique que, par un prompt renfort de quelques sénateurs macroniens, les 46 se soient rapidement retrouvés 62. La démagogie étant la seconde nature de ceux qui décident en fonction des sondages et non des convictions, ils sont aujourd’hui pas moins de 130 parlementaires signataires du RIP, 130 députés ou sénateurs à œuvrer, pour commencer car ce n’est qu’un début, à la disparition programmée des chasses populaires traditionnelles, notamment la chasse de nuit aux anatidés qui en fait partie et de la chasse au petit gibier par interdiction prochaine de réguler les nuisibles comme le renard ou la corneille.

L’interdiction proclamée de la chasse à courre qu’ils mettent en avant comme un étendard pour faire signer le RIP à des électeurs abusés (600 000 signatures déjà !) est le symbole d’une tradition cynégétique ancestrale menacée dont les caricatures intentionnellement véhiculées par la plupart des médias dénaturent à l’excès la complexe réalité. En jouant en direction du grand public sur les émotions au détriment de toute rationalité, en s’appuyant sur les mensonges les plus grossiers au détriment de la vérité, la chasse à courre, comme la chasse de la grive à la glu, ne sont finalement que le Cheval de Troie de l’antichasse militante.

Dans ce contexte malsain, Giraud, secrétaire d’Etat à la ruralité signataire du RIP serait-il utilisé à contre-emploi comme certains le pensent ? Non, au contraire si le job politique pour lequel il est nommé consiste, sans le dire cela va de soi, à affaiblir un peu plus encore la France des campagnes, des villages, des traditions, cette France qui souffre et voterait mal parce qu’une certaine élite parisienne portant haut l’arrogance l’appelle, en se bouchant le nez, la France des « populistes ». Insulter le peuple, des usines ou des campagnes, n’a jamais connu une fin heureuse.

Que des chasseurs chassent, voilà qui peut déranger les bien-pensants ! Que les promoteurs du RIP sur la condition animale aient pour alliés objectifs les abrutis anonymes capables de badigeonner de nuit la vitrine d’une petite fromagerie parisienne, la couvrant d’inepties telles que « Lait = viol », « Eleveurs = violeurs » semble moins gêner ces bien-pensants que la chasse elle-même qui n’est pourtant qu’un loisir, un droit, une liberté …

… Inquiétante dérive de la pensée.

 

 

. Un million de chasseurs aiment leur chien, leur chat, leur cheval. Pourquoi se priver de leur soutien ?

 

 

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Oui, l’animal est un être sensible. Oui, la maltraitance des animaux existe : chez l’animal abandonné, délaissé, jeté ; chez l’animal persécuté, torturé ; chez l’animal traité comme objet, chose ou marchandise ; chez l’animal laissé agonisant, sans soin ou sans nourriture ; chez l’animal tué sans éviter ou abréger l’inutile souffrance.

Lutter contre la souffrance animale gratuite est en soi une cause tout à fait défendable. La détourner de son objectif au profit d’une idéologie ou d’une ambition politicienne est réducteur.

Si l’on veut vraiment en finir avec les abus dont certains animaux domestiques ou d’élevage sont encore victimes (comme quand des détraqués monstrueux prennent plaisir à ouvrir le ventre des chevaux, à leur couper l’oreille, leur arracher les organes), pourquoi se priver alors du soutien d’un million de chasseurs, de leurs conjoints, de leurs enfants qui, dans leur énorme majorité, aiment eux aussi leur chien, leur chat ou leur cheval, comprennent leur animal de compagnie, le respectent, le soignent, le cajolent, nouent avec lui une véritable complicité, lui procurent sans compter pendant de longues années une vie heureuse auprès de ses maîtres ?

A propos du cheval, « meilleur ami de l’Homme » (après le chien ?), la torture, les sévices infligés méticuleusement depuis plusieurs mois par différentes personnes à ces animaux intelligents et confiants ont provoqué à juste titre l’incrédulité, la stupéfaction, l’écœurement, l’indignation des Français. Parmi les 130 parlementaires promoteurs du RIP, procédure constitutionnelle censée défendre « la cause animale », combien de ces donneurs de leçon ont-ils pris publiquement la parole sur le sujet pendant toute cette période ? La réponse est connue : pratiquement aucun ! Cela confirme, si besoin était, que taper sur la chasse et les chasseurs semble bien être le principal, sinon l’unique moteur de leur action. Au 10 septembre 2020, aucune personne n’avait encore été traduite devant la justice (1 suspect arrêté puis relâché, aucune charge n’étant retenue contre lui) malgré les 153 enquêtes ouvertes par la gendarmerie et la police dans 43 départements.

 

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Leur coq ne chantera plus.

Marcel, 2 ans est mort. « Notre voisin a massacré notre coq » s’insurge Sébastien Verney. « Avec une arme à feu, puis une barre de fer ». Sa femme, ses deux filles et lui en sont encore tout retournés … Comme leur potager dévasté par le même individu.

En Ardèche aussi, la stupidité féroce importée de la ville par quelques hurluberlus à peine arrivés est devenue sans limite.

« Nous sommes en Ardèche, fier territoire rural », dit Sébastien, le prof d’histoire-géo. Et de demander : « Alors, qui sera la prochaine victime : le chant des tourterelles, la moisson du blé, les tomates qui poussent, le braiment de l’âne, le son de nos clochers ou la mise en pâturage de nos vaches ? »

L’association 30 millions d’Amis mais surtout près de 100 000 signataires indignés ont déjà apporté leur soutien à la famille Verney … En attendant le verdict de la justice. Nul ne doute que celle-ci ne manquera pas de s’appuyer sur le texte et l’esprit de la nouvelle loi, celle qui va protéger désormais l’ensemble du patrimoine « sensoriel » rural, chant du coq en tête.

 

 

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Encore une histoire de renard. Décidemment !

« Il y a trop de renards ». C’est la justice qui le dit.

En Seine-Maritime, un magistrat valide l’arrêté du préfet permettant le prélèvement de 1 430 renards. Le recours en référé de l’association protectionniste One Voice a donc été rejeté.

Pour la justice, « la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier », etc. justifient « suffisamment » la décision de limiter la prolifération du renard dans ce département.

Qu’en pensent les parlementaires qui veulent interdire aux chasseurs et aux piégeurs le droit de réguler le renard ?

 

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. « Oui y faut lui faire la peau à cette grosse salope vu sa grosse gueule de porc y a de quoi le faire saigné ». C’est signé (orthographe comprise) : « Nathalie Jeans ». Réponse de « Cindy Larchevesque » : « Nathalie, insulte pour les porcs. Matière fécale me conviendrait ». Voilà un court extrait (ça suffira !) des milliers de messagespoubelles similaires postés sur les réseaux sociaux. Ces ignominies visent une seule et même personne : Willy Schraen, le président national des chasseurs. Harcelé, menacé de mort, Willy Schraen et sa famille ont été placés sous protection policière.

Que n’aurait-on pas entendu sur les plateaux de TV, que n’auraient pas dit les journalistes, les commentateurs, les politiques et que ferait au passage le gouvernement si au lieu de s’en prendre de cette manière odieuse au représentant des chasseurs de France, il s’était agi d’une figure nationale défendant un autre droit que le loisir chasse, par exemple que la victime défende le droit des gens de culture ou du showbiz, des handicapés ou des femmes, des noirs ou des musulmans, des joueurs de pétanque ou des supporters de foot ? Que la comparaison puisse choquer serait infiniment choquant. Car du point de vue de la justice, de l’équité, ou de la morale, le « deux poids, deux mesures » ne peut être que choquant.

« C H A S S O P H O B I E » !

 

Comme trop souvent hélas dans notre démocratie chahutée, le mauvais exemple est venu de haut. Face au déferlement de haine visant M. Schraen insulté, menacé de mort avec sa famille, comment nos gouvernants et nos élus ont-ils publiquement réagi ? C’est instructif. Au silence public éloquent d’une ministre LREM théoriquement concernée par la chasse, est venue s’ajouter la prose ouvertement haineuse, insultante et démago d’un député LR, jusqu’à ce jour illustre inconnu passant d’un coup à la postérité le 14 mai 2020 par son écœurante indécence. Que l’on en juge :

 

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« Le Président des chasseurs, cet abruti … Le con … Je vais le faire courir ce chapon » :

Signé Diard. Diarrhée verbale pour attirer sans vergogne les voix de ce qu’il faut bien appeler désormais la « chassophobie » en inventant le mot qui n’existait pas encore ?

Qu’un parlementaire oubliant sa dignité se vautre au niveau où d’ordinaire se trouve le caniveau n’est pas que son problème. Ni seulement celui du parti (LR) tombé bien bas ici pour garder dans ses rangs pareil client. C’est plus grave que ça. En hurlant avec les loups qui veulent la peau de l’homme fut-il chasseur, cet élu au comportement irresponsable jette le discrédit sur l’institution de la République à laquelle il appartient encore :

Qu’on en prenne la mesure ou pas, l’honneur de l’Assemblée Nationale est entaché par les petits écrits misérablement grossiers et violents du dépité député Diard. La bêtise a sa place au Palais Bourbon, pas la haine.

 

 

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En compensation de l’interdiction prolongée des boîtes de nuit voulue par le gouvernement, par défi vis-à-vis des autorités, un peu partout en France, le phénomène « rave party », « free party » prend de l’ampleur, soulignant de multiples atteintes à la légalité. Certes, il faut que les jeunes s’amusent. Seulement voilà, d’un côté des agriculteurs qui travaillent dur, particulièrement l’été et qui n’en peuvent plus à force de règlementation tatillonne jusqu’à l’absurde, de directives européennes écrasantes de technocratie, de lois, décrets, règlements nationaux bureaucratiques et paralysants … De l’autre, ceux à qui tout semble permis depuis un certain déconfinement. C’est la triste expérience que vient de vivre chez lui en Lozère – un exemple parmi d’autres – le propriétaire d’un terrain agricole. Pardon ! De ce qu’il en reste.

Quelle drôle de surprise pour lui que de découvrir un samedi matin d’août au milieu de son champ 10 000 joyeux fêtards (chiffres de la gendarmerie) avec véhicules, sonos géantes, alcool et stupéfiants ! Le pauvre homme n’avait encore pas tout vu. Deux jours plus tard, 4 500 adeptes de la « rave party » sont toujours là. Les détritus en plus. « Quand on aime, on compte pas », n’est-ce pas ?

Le silence des grandes consciences vertes nationales

Que cela puisse se produire au beau milieu du parc national des Cévennes, dans un site européen hyper protégé où le « piétinement » doit faire l’objet d’une règlementation stricte par le ministère de l’Ecologie en application de la directive européenne Natura 2000 devrait provoquer l’indignation de tous les écologistes sincères mais, bizarrement, on n’a pas entendu les grandes consciences vertes nationales s’emparer du sujet. Trop d’amis sur zone ?

Que cela arrive en pleine règlementation Covid qui interdit notamment à plus de 5000 amateurs de foot ou de rugby de se rendre au stade n’aura fait venir sur les plateaux de TV ni le ministre de la santé, ni les conseillers scientifiques du gouvernement. Que dans une propriété privée où des gens et leurs véhicules sont entrés par effraction sans être délogés, où 20 000 pieds (et combien de roues de voitures, camping-cars et camions ?) auront allègrement « piétiné » pendant plusieurs jours l’outil de travail d’un paysan et sans plus de ménagement le précieux biotope de la nature environnante pose clairement une question : celle de l’autorité de l’Etat.

Garante de l’ordre public et du respect de la loi, la préfecture de Lozère disait faire ce qu’elle pouvait, c’est-à-dire pas grand-chose, à savoir :

Distribuer (gratuitement) aux fêtards quelques centaines de masques, de flacons de gel hydroalcoolique et quand même aussi quelques procès-verbaux pour alcoolémie flagrante et usage massif de produits stupéfiants (mais rien pour les autres délits ?), enfin installer deux centres de dépistage Covid-19 à proximité du site en promettant aux Lozériens qu’ils seraient « opérationnels dès mardi matin ». Mardi, quand tout était fini … Et puis c’est tout.

 

Quand l’Etat veut, l’Etat peut

 

Dans la Drôme, le préfet a été plus réactif.

Scénario identique pour weekend libre en forêt domaniale de Lente au cœur du parc naturel du Vercors ; sauf que là, le représentant des pouvoirs publics n’a pas attendu. Dès samedi, minuit passé, 80 gendarmes appuyés par hélicoptère se constituent en comité d’accueil, cueillant au saut des véhicules les premiers arrivants, confisquant les très coûteux murs de son, conduisant les responsables à la gendarmerie, histoire de leur tenir compagnie pour la nuit. Et en souvenir de la Drôme : plusieurs dizaines de contraventions offertes pour stationnement et circulation interdits avec en prime sur le dos une plainte de l’Office National des Forêts.

Résultat immédiat, tout ce petit monde ne se faisait pas prier pour déguerpir. Moralité de l’histoire : quand l’Etat veut, l’Etat peut.

Mais voilà, la Lozère n’est pas la Drôme. Là-bas, il reste aujourd’hui bien plus qu’un terrain agricole stérilisé pour longtemps, qu’un espace protégé saccagé, qu’un outil de travail dérobé à un malheureux agriculteur. Trois jours et trois nuits où des milliers de personnes auront été livrées à elles-mêmes en dehors de tout cadre légal auront piétiné aussi – et davantage encore – le principe et la loi :

Le principe d’égalité ; la loi républicaine devant laquelle nous sommes, en théorie, tous égaux.  Mais comme le disait déjà Coluche :

« Nous sommes tous égaux mais certains plus que d’autres ».

 

 

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.   Premiers à organiser une manifestation de chasseurs en Drôme-Ardèche, c’était, avec 500 personnes, le 18 juin 1988 à Privas ; premiers aussi à réclamer avec l’ANCGE et à obtenir de la FNC la plus grande manifestation nationale de chasseurs jamais organisée, c’était, avec plus de 200 000 participants, le 14 février 1998 à Paris ; premiers encore  à manifester en préfecture derrière une banderole unique « Chasse-Ruralité », c’était, le 10 septembre 2016, avec 80 courageux se pliant, sans aucun incident à déplorer, aux contraintes réglementaires drastiques liées au risque majeur terroriste alors porté à son niveau maximum. Compris ou pas, suivis ou pas, souvent les hommes et les femmes de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche auront ouvert la voie. C’est déjà ça, non ?

 

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Ce 21 août 2020 à Crest, dans un contexte évidemment très différent, 800 manifestants avec tracteurs, vaches, brebis, chevaux et chiens ont répondu à l’appel à manifester lancé par les éleveurs, bergers, agriculteurs drômois soutenus par leurs fédérations nationales et leurs syndicats, des élus aussi auxquels s’ajoutait, côtés organisateurs, une petite ACCA drômoise, celle de Léoncel. Manifestation déclarée ou interdite (le bruit avait couru) ou « interdite mais tolérée » selon la jurisprudence Castaner ? On ne savait plus trop. Mais à l’arrivée, manifestation réussie, ça on en est sûr !

S’en prenant directement à l’ASPAS et à ses centaines d’hectares de « réserves de vie sauvage » qui, tout particulièrement dans la Drôme, mettent de plus en plus « la nature sous cloche », excluent « la plupart des activités humaines », privatisent « de vastes espaces naturels », laissent au loup « des zones entières d’expansion », le monde paysan a choisi d’élever singulièrement le ton au cœur de l’été pour crier sa révolte, son ras-le-bol … Et se préparer à d’autres actions ?

« Foutez-nous la paix ! Rébellion, désobéissance, résistance, mondes définitivement irréconciliables », mots forts mais propos assumés.

L’un des organisateurs, Franck Reynier, le président de l’association du Vercors Iloupdev, est de ceux qui ne machent pas leurs mots :

« A cause de ces donneurs de leçons qui arrivent des grandes villes, toutes nos pratiques rurales sont en train de disparaître ». Franck Reynier prévient :

« Ce ne sont pas les bobos qui vont nous dicter leur loi ! »

 

 

La réponse du berger à la bergère

 

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Pourquoi manifester à Crest ? Parce que c’est le siège social de l’ASPAS. Mais Crest est aussi le siège social de la Fédération des chasseurs drômois qui soutenait la manif : réponse du berger à la bergère.

Question qui nous a été posée : pourquoi la FDC 26 soutenait-elle sans organiser ?

D’abord parce qu’il s’agissait d’une manifestation voulue par les agriculteurs et les éleveurs. Ensuite et de toute façon parce que, depuis la loi Voynet, les fédérations de chasse n’ont plus le droit d’organiser elles-mêmes des manifestations. Les présidents fédéraux, bien qu’élus, sont astreints au devoir de réserve et placés sous tutelle du ministre de l’Ecologie au motif que l’Etat délègue aux FDC son pouvoir en leur confiant des missions de service public.

Une fédération de chasseurs ne peut donc plus organiser elle-même une manifestation dans son département sans l’accord préalable et explicite du préfet, sauf à enfreindre la loi.

 

Ecologie confiscatoire

 

A contrario, cette précieuse liberté d’action et de manifestation à laquelle les chasseurs, comme tous les citoyens, restent attachés, les associations loi 1901 sans lien avec l’Etat ne l’ont pas (encore) perdue. C’est le cas de nos ACCA mais également de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui soutenait elle aussi le rassemblement de Crest.

Ainsi, nous avons pu en toute légalité, non seulement appeler publiquement nos ACCA adhérentes à manifester contre les excès de l’écologie confiscatoire mais aussi participer directement en tant que structure cynégétique régionale à ce grand rassemblement pour la ruralité.

Si nous avions été sollicités, nous aurions même pu apporter notre expérience au comité d’organisation, ayant d’ailleurs sur place à Crest un membre de l’équipe dirigeante de l’Inter en la personne de Serge Girard, volontiers disponible si on le lui avait demandé. Peut-être la prochaine fois ?

 

Les Ardéchois (aussi) sont là

 

 

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Contacté la veille de la manifestation par Franck Reynier, le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, lui fait part du « soutien de l’Inter » et de « l’appel aux chasseurs à manifester ». Quoi de plus normal si on se souvient que, dès le 28 février 2020, l’Inter a fait de « la défense des territoires » le temps fort de son assemblée générale annuelle et le dossier prioritaire des jeunes chasseurs pour les années à venir ? « La défense des territoires sera le combat de votre génération ! ». L’Ardéchois avait annoncé qu’étant personnellement absent le 21 août pour cause d’engagement antérieur « pris de longue date avec d’autres personnes » (évènement national chasse au gibier d’eau), l’Interdépartementale serait « représentée à Crest par ses ACCA adhérentes présentes », drômoises et ardéchoises.

C’est ça, le travail d’équipe.

Contrairement aux habitudes mais sans que nous en connaissions les raisons, le Dauphiné Libéré a fait le choix éditorial de passer sous silence l’appel de l’Inter aux chasseurs à se joindre à la manifestation (Cf. communiqué de presse ci-dessous), ce qui n’a pas empêché de comptabiliser deux bonnes douzaines au moins d’ACCA adhérentes de l’Inter présentes à Crest avec chacune entre deux et cinq représentants, soit une centaine de manifestants supplémentaires dont une majorité d’Ardéchois à la présence, nous a-t-on dit, « remarquée et appréciée ». Parmi eux, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental qui, bien que plus tout jeune, a fait le trajet depuis Satillieu avec son ACCA.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

DECOUVREZ EN EXCLUSIVITE LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, C’EST CE QU’IL SE DIT EXACTEMENT ENTRE CHASSEURS QUAND UNE ASSEMBLEE GENERALE LEUR PERMET DE PARLER LIBREMENT DES PROBLEMES DE LA  CHASSE QUI PREOCCUPENT LEURS ACCA

 

Adhésion obligatoire

La nouvelle équipe dirigeante de l’Interdépartementale souligne une différence qui la distingue des fédérations : si l’Inter Chasse 26-07 ne compte « que » 200 ACCA s’acquittant d’une cotisation sur les 700 ACCA qui existent en Drôme- Ardèche, il s’agit d’une adhésion volontaire tandis que l’adhésion des ACCA à leur fédération est non seulement payante mais obligatoire.

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Le petit observateur drômardéchois

 

POURQUOI LE SANGLIER EST EN TRAIN D’INQIETER SERIEUSEMENT LA FEDERATION DE LA DRÔME DONT LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER BONDIT DE 75 % ! …

 

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EN EXCLUSIVITE

LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

 

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Ambiance

Parmi les représentants des ACCA adhérentes de l’Interdépartementale, les vrais chasseurs de gibier d’eau, exclusivement gibier d’eau, se font de plus en plus rares. Jamais bien nombreux dans nos départements à très forte dominante sanglier, hyper spécialisés, maintenant plutôt âgés, ils voient leur nombre diminuer d’année en année. Les épisodes répétés de grippe aviaire avec interdictions totales ou partielles des appelants n’arrangent pas les choses ; les niveaux d’eau du Rhône régulièrement impactés par la sécheresse, non plus ; les silures de 100 Kg gros consommateurs de colverts jeunes ou adultes, pas davantage. Pour les chasseurs de gibier d’eau, le combat pour la survie cynégétique est ancien. Vu de l’extérieur, serait-il déjà terminé ? Certains ont pu le penser avec gourmandise et s’en réjouir par anticipation … En se trompant peut-être sur la capacité de résistance des derniers huttiers Drôme-Ardèche.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Malgré quelques bâtons mis dans les roues sans grande subtilité, CNR aura renouvelé dans deux ans les homologations de huttes de chasse sur le DPF Rhône et Isère en concertation étroite avec ses interlocuteurs habituels : l’ANCGE, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, la fédération territorialement compétente. Tout propriétaire de hutte de chasse ancien ou nouveau souhaitant faire valoir son droit de hutte pour la période 2019-2025 mais également tout chasseur utilisateur permanent ou occasionnel d’une hutte doit contacter directement l’Interdépartementale. Avant la prochaine ouverture de la chasse, le partenariat triennal CNR-Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, volontiers cité en exemple par la Présidente du Directoire, Présidente- Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, Elisabeth Eyrault, sera reconduit.

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Serge Roux – Chabeuil)

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« Face à la grippe aviaire qui revient chaque année, nous proposons l’écouvillonnage des appelants en début et fin de saison pour analyses en laboratoire avec en contrepartie transport et utilisation libres des appelants pendant toute la saison de chasse ».

 

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Vol de milouins :
En Drôme-Ardèche, sur les bords du Rhône comme de l’Isère, aucun oiseau
n’a encore jamais été trouvé mort de grippe aviaire

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Ambiance

A Beauchastel, les chasseurs de grive des 535 ACCA toujours arbitrairement privées de dix jours de chasse n’étaient guère plus nombreux que les chasseurs de gibier d’eau. Dépités, résignés, ils semblent avoir abandonné la partie.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Tant qu’il y a partout du « cochon », les grives, finalement tout le monde s’en fout un peu, surtout qu’on n’en voit plus beaucoup, ce n’est pas comme avant … ». Tous ceux que nous avons pu contacter après les Tables Rondes du 24 février ne cachaient pas leur amertume : « Là où il y a eu des grives cette année, (dans le sud de nos départements – NDLR), beaucoup de chasseurs ont pris leurs responsabilités. Ils n’ont pas regardé dans quelle commune ils se trouvaient pour les tirer jusqu’au 20 février ! C’est quand même lamentable d’être obligés d’en arriver là mais à part l’Interdépartementale, qui nous défend ?». « Les fédés n’ont pas eu un mot cette année pour aider les chasseurs de grives. C’est comme si on n’existait pas. Elles avaient pourtant promis de faire intervenir la FNC ». « La grive ? Les politiques s’en foutent complètement, il n’y a plus que le sanglier qui compte ». Quelle solution alors ? « Il nous reste encore le bulletin de vote pour bien les remercier ». « 20 février mais pas pour tous ! La Ségolène, elle a gagné » constatait avec amertume un président d’ACCA représentatif de ces 535 communes injustement interdites de chasse entre le 10 et le 20 février. « Pour les vieux chasseurs qui ont du mal à se déplacer, pouvoir tirer quelques grives en hiver dans les lierres, c’était parfois leur seul plaisir, leur seule motivation à reprendre le permis. Ils ne les ont pas respectés ». Si le sud voit encore épisodiquement quelques beaux passages de grives en février, la disparition progressive mais inéluctable en moyenne Vallée du Rhône des dernières plantations de pommiers, des vieux arbres à lierre et autres biotopes favorables aux turdidés a considérablement tari la source.

 

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Albert Zecchini – Valence)

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« C’est clair, on a voulu faire disparaitre une catégorie de chasseurs. C’est exactement ce qui est en train de se passer ! »

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Chasse à la grive : la « repasse de février ».
Tradition cynégétique ancestrale en voie de disparition en Drôme-Ardèche ?

 

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Ambiance

Le bruit courrait deux, trois jours avant la réunion ; l’Inter avait été prévenue par les amis, des anciens du CDCAR : les chasseurs de pigeon ramier ne viendraient pas à Beauchastel : « Une absence pour protester ». Effectivement, très peu sont venus. K.O. après la volte-face du préfet concernant son arrêté, ils n’ont pas voulu se déplacer : « Venir ? Pour quoi faire ?! On s’est encore fait enfler. Cette fois, c’est terminé ! ». « On n’a rien contre l’équipe de Christian, bien au contraire mais nous on a assez donné, ça sert à quoi maintenant ? ». Autour de la grande table-ronde (bien trop grande) qui était réservée aux chasseurs de « ramiers », les plus anciens se souviennent qu’à certaines assemblées de Beauchastel, « dans les années 80-90 », chasseurs de pigeon et de canards remplissaient la salle des fêtes de Beauchastel à eux seuls, que les seuls chasseurs de pigeon étaient jusqu’à 450-500 aux réunions du CDCAR animées par Bernard Brottes, Alain Roure, Marie-Christine et Claude Git, Gérard Bulliod, plus de 4000 même, une fois, à manifester à l’Escrinet autour de Jean Saint Josse (CPNT) ! Mais ça, c’était le siècle passé.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Comme d’habitude, on s’est fait avoir en beauté » mais « cette fois, c’est la dernière ». De guerre lasse, comme un seul homme, ils laissent tous tomber … « Définitivement ». « Sacré gâchis, putain ! ». Beaucoup auraient voulu « y croire encore », surtout parmi les jeunes. Les plus optimistes avaient même « déjà acheté les cartouches » à l’annonce du classement « nuisible » par « l’ami » préfet. D’autres ne se privent pas de rappeler la position « prudente » et « sage » (l’expérience instruit) du président de l’Interdépartementale lors de la préparation de la manifestation du 10 septembre 2016 : « Cette fois, c’est vrai, pour le pigeon nous avons plus de chances d’y arriver mais attention ! Quand Bernard Brottes nous dit qu’il ne faut pas manifester parce qu’il est certain d’obtenir du préfet la signature d’un arrêté favorable, la fédération oublie qu’un arrêté signé n’est pas encore un arrêté appliqué » … Quant aux jeunes manifestants du 10 septembre, ils sont « furieux » que les fédérations se soient servies de ce prétexte, de ce « chantage » disent-ils, pour « dissuader ceux qui voulaient venir manifester à Privas de le faire ». « On a manipulé les chasseurs pour obéir au pouvoir politique, c’est grave ! ». « Les chasseurs de pigeon qu’on a trompé une fois de plus voient aujourd’hui le résultat. Il est brillant ! A la fédération, ils peuvent être fiers de leur communiqué (recommandant de ne pas manifester – NDLR) ». Dépit, écoeurement, colère résument le sentiment général. Un Président d’ACCA de la région d’Aubenas, lui-même passionné de pigeon ramier même s’il chasse surtout le sanglier : « Pour le pigeon, cette fois, c’est mort. Les ACCA peuvent remercier la fédération qui peut remercier le préfet, lui envoyer ses amitiés et quand on y est le champagne payé par les chasseurs mais le 13 mai (Assemblée Générale annuelle d’Aubenas – NDLR) qu’Aurange et Brottes ne viennent pas encore nous parler du pigeon, parce que dans la salle ça pourrait chauffer grave ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Alain Pialet – Loriol)

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« Pour plusieurs générations de chasseurs, c’est une grosse déception. Les anciens espéraient pouvoir y revenir un jour, les plus jeunes pouvoir découvrir enfin cette chasse qu’ils ne connaissent pas mais qui les fait rêver parce qu’ils en ont souvent entendu parler. Ségolène Royal a tranché en faveur des écolos. Une solution encore possible avec les prochaines élections ? Personne n’y croit vraiment : les changements de majorité, il y en a déjà eu, avec des promesses mais sans jamais régler le problème du pigeon. Compter encore, malgré tout, sur les fédérations ? Elles disent vouloir rester dans le dialogue mais en réalité elles sont aux ordres des préfets. Nous n’avons plus le choix, ce qui nous arrive avec le pigeon le montre : si nous voulons sauver la chasse ou ce qu’il en reste, nous avons besoin de plus de solidarité entre chasseurs, tous modes de chasse confondus ».

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Pigeon en mars : l’espoir définitivement envolé ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Ambiance

« Ça parle beaucoup dans les ACCA en ce moment, surtout dans les équipes sanglier ». « Les chasseurs se demandent où l’on va, où l’on nous mène » … En Ardèche, cette année, les réunions de secteur ont révélé un « malaise entre la fédération et les ACCA ». Dans quatre secteurs au moins, des Présidents d’ACCA n’ont pas apprécié – et l’ont fait savoir – que le représentant de la fédération minimise systématiquement tous les problèmes, « comme si ces problèmes n’existaient pas », au point « d’oublier parfois d’en parler » : les fortes présomptions de manipulations génétiques sur le sanglier s’appuyant sur la publication par l’Interdépartementale de rapports officiels et de données scientifiques ? « Pour le moment, seulement des rumeurs propagées par certains. On connaitra peut-être la vérité d’ici dix ou quinze ans » ; la revendication officielle de stériliser la bête noire en Ardèche ? « Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas encore fait ! ». Ce qui passe encore plus mal, c’est que « la FDC 07 qui vient d’échouer encore une fois sur le pigeon ramier n’assume pas sa responsabilité ». Elle tente de se défausser sur l’Interdépartementale « quand on entend dire que Ségolène Royal a surement mal pris d’être sifflée au congrès et qu’il n’aurait peut-être pas fallu le faire ». Un chasseur de pigeon rétorque à la fédération que « personne n’avait sifflé la ministre en 2015, ce qui ne l’a pas empêchée de nous interdire le pigeon ramier en mars après nous avoir pondu sa grive communale en février ». Dans plusieurs secteurs, le délégué fédéral a été pris à parti par les représentants des ACCA sur la position des fédérations « qui ont désavoué la manifestation des ACCA de l’Interdépartementale » (10 septembre 2016) et s’en sont publiquement désolidarisées : « On pourra nous dire ce qu’on veut, ce n’est pas le rôle d’une fédération de chasseurs de s’en prendre à ceux qui défendent la chasse ! ».

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Pour les Présidents d’ACCA, ça devient compliqué. Il nous faut régler trois ou quatre problèmes à la fois, appliquer les décisions de l’administration, faire plaisir à nos chasseurs, ne pas se mettre à dos les agriculteurs, etc. Nous sommes que des bénévoles avec de tout petits moyens. On y passe beaucoup de temps et encore on se fait critiquer ». D’autres se disent préoccupés par la montée des conflits internes aux ACCA. « C’est un peu le bordel. Il y a de plus en plus de Présidents d’ACCA qui finissent maintenant devant un tribunal. Et quand on demande un conseil à notre fédération, il faut attendre un mois avant d’avoir la réponse … si on l’a ». Plusieurs Présidents d’ACCA s’indignent de voir plaider contre leur ACCA « un avocat payé par les fédérations, c’est-à-dire par les ACCA ». « N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ? ». « L’argent mis sur la table par des personnes extérieures au département (pour constituer une chasse privée sanglier – NDLR), cela fait monter les enchères, constate un autre. Nos équipes d’ACCA ont de plus en plus de mal à suivre. Elles perdent des territoires, souvent les meilleurs pour le sanglier ». « La moyenne d’âge des Présidents d’ACCA est élevée, heureusement que des jeunes s’y mettent ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Sébastien Riou – Boffres)

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« La FDC 07 est de plus en plus montrée du doigt dans les ACCA. Un soutien aux ACCA, notamment juridique, est attendu de l’Interdépartementale pour pallier aux insuffisances de la fédération ardéchoise. Nous  déplorons tous, Ardéchois comme Drômois, la mauvaise entente entre chasseurs, le manque de solidarité flagrant qui nous affaibli »

 

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L’appel à plus de solidarité des ACCA pour défendre la chasse

 

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Ambiance

Des cinq Tables Rondes organisées par l’Interdépartementale le 24 février 2017, celle du sanglier était la plus fournie en participants et … en réactions. Un sujet a occupé toutes les conversations : les chasseurs de sanglier sont-ils à la veille d’un « désastre annoncé », d’une « éradication du sanglier » qui se prépare méthodiquement et que l’on essaie encore de leur cacher ? Remontées de terrain : les révélations fracassantes de  l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sont actuellement reprises et discutées dans de nombreuses ACCA. Plus personne ne prend à la légère les publications argumentées de l’Interdépartementale qui font chauffer le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche : prétendue « maladie » du sanglier qui se promène de l’Ardèche aux Pyrénées sans contaminer un seul sanglier dans les autres départements traversés, stérilisation de masse du sanglier qui a déjà commencé dans la nature ici et là « à titre expérimental », officiellement en Catalogne et dont les Espagnols ne se cachent même plus, conférencière officielle prise en flagrant délit de mensonge (de son propre chef ou sur recommandation pressante de l’autorité supérieure ?) dans une réunion d’information d’ACCA organisée par une fédération, discours pommade d’une autre fédération consistant à nier en bloc, contre toute évidence, sans aucun argument scientifique à faire valoir en contre, l’hypothèse de plus en plus étayée d’une probable manipulation génétique sur le sanglier qui serait en cours d’expérimentation en Ardèche, dans les Pyrénées Orientales, dans le massif des Albères, versant espagnol.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Trois points de vue s’affrontent. Il y a d’abord ces chasseurs qui continuent à se rassurer – ce qui est leur droit – en faisant plutôt confiance au discours officiel relayé par les fédérations : « C’est vrai que nous aussi on se pose pas mal de questions mais quand l’Interdépartementale parle de scandale pour le sanglier, il n’y a pas de preuve, seulement des suppositions ». Il y a ensuite les chasseurs qui doutent sérieusement de la version officielle : « Comme tout le monde, au départ j’ai cru ce qu’on nous disait. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette maladie (de l’oedème du porc – NDLR), si c’était vraiment celle-là comme on nous le dit, fasse mourir les sangliers mais pas les porcs, qu’elle arrive tout d’un coup en Ardèche mais pas ailleurs puis maintenant dans les Pyrénées ». Il y a enfin tous ces chasseurs dont la conviction est faite depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui les plus nombreux : « Depuis le début, on nous prend pour des cons. C’est la « myxo » du sanglier qu’ils nous ont foutue ! ». « Il y en a qui savent, c’est sûr ; maintenant, ils doivent commencer à « baliser » si on découvre un jour la vérité ». « Au niveau politique, c’est décidé depuis longtemps : ils cherchent comment faire disparaitre le sanglier sans laisser de traces mais ça ils ne vont pas nous le dire ». Ces chasseurs estiment que l’argument scientifique penche de leur côté même s’il s’agit plus, pour le moment, de fortes probabilités que de réelles certitudes : « Quand des spécialistes invités par les fédérations n’hésitent pas à mentir pour essayer de convaincre, il faut quand même se demander pourquoi, non ? ». « Puisque notre fédération (Ardèche – NDLR) parle de rumeurs à propos de ce que l’Interdépartementale a publié sur le sanglier, que les chasseurs aillent donc voir eux-mêmes sur le site, ils sauront pourquoi il ne s’agit pas de rumeurs mais de travaux scientifiques que personne jusqu’à présent n’a pu contester, ni la fédération, ni la préfecture, ni le ministère de l’Ecologie ».  « Sûr que si l’Interdépartementale n’était pas là, on en serait encore à tout ignorer … comme des cons ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Jordan Laude – La Motte Chalencon)

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« Quel avenir pour la chasse au sanglier ? Les jeunes chasseurs sont inquiets. « Maladie » ou … tout autre chose, empoisonnements, stérilisation : les ACCA regrettent le manque d’information venant des fédérations. Que deviennent les résultats des analyses scientifiques effectuées depuis plusieurs années ? Que fait le ministère de l’Environnement pour lutter contre la pyrale du buis qui est en train de faire disparaitre une partie du biotope dans nos massifs à sanglier ? Il faut repenser la question de la maîtrise des dégâts de sanglier par rapport aux territoires dont le contrôle échappe de plus en plus aux ACCA. Là où il y a surpopulation de sangliers, pour éviter qu’on nous impose en secret des mesures catastrophiques, nous devons imaginer de nouvelles formes d’utilisation de nos équipes sanglier sur le terrain, par exemple en mobilisant quand il le faut, de façon  coordonnée, l’ensemble des ACCA d’un même secteur, en allant au besoin jusqu’à penser « massif » plutôt que « commune ».

 

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Il n’a pas fini de faire parler de lui ! …

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Une ACCA de l’Ardèche condamnée pour « désastre écologique »

L’INTERDEPARTEMENTALE QUI REJETTE « TOUT AMALGAME DESTINE A JETER LE DISCREDIT SUR L’ENSEMBLE DES ACCA » ESTIME QUE « LES CHASSEURS ONT UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE DANS LA PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT »

 

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Communiqué du Bureau Interdépartemental

 

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Beauchastel, le 15 avril 2017.

« C’est par le journal qu’un délit environnemental pour lequel une ACCA de l’Ardèche vient d’être condamnée a été porté à la connaissance des dirigeants de l’Interdépartementale.

« Le Bureau Interdépartemental prend acte de la décision de justice, l’ACCA déclarée coupable ne contestant pas les faits qui lui sont reprochés.

« L’Interdépartementale rejette tout amalgame destiné à jeter le discrédit sur l’ensemble des ACCA mais rappelle aux chasseurs la responsabilité particulière qui est la leur dans le respect de la nature, la préservation de l’environnement, l’image de la chasse donnée aux autres utilisateurs de la nature.

« Ainsi, par l’entretien permanent d’un millier de kilomètres de chemins à travers les massifs boisés, l’ensemble des ACCA de l’Ardèche participent efficacement à la lutte contre les incendies de forêts.

« Conceptrice et organisatrice des Printemps du Rhône, concept novateur aujourd’hui mis en pratique au niveau des autres fleuves français, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est depuis toujours très attachée à la préservation des milieux aquatiques.

« Au-delà du fait divers, de ce cas particulier qui ne manquera pas d’être monté en épingle et exploité contre les chasseurs, l’Interdépartementale est bien consciente du problème plus large qui est aujourd’hui soulevé.

« C’est pourquoi, elle invite les fédérations de chasseurs à lancer sans tarder une concertation générale avec leurs adhérents obligatoires, ACCA et chasses privées.

« Les fédérations pourront ainsi leur apporter des réponses précises, des moyens juridiques, techniques, financiers que les chasseurs attendent et réclament pour que les équipes grand gibier soient en situation de mettre en oeuvre dès la prochaine ouverture de la chasse des solutions concrètes, réalistes, applicables, progressives, financièrement supportables.

« L’Interdépartementale, qui prend acte qu’une enquête diligentée par la Gendarmerie Nationale et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage puisse se conclure en un an par la tenue d’un procès et la condamnation d’une ACCA, regrette qu’une ACCA du même département, ayant saisi la justice voici cinq ans pour empoisonnement chimique volontaire de la faune sauvage et mise en danger de la vie d’autrui  (bromadiolone), fait avéré, ait vue sa plainte classée sans suite, les coupables restant impunis à ce jour ».

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’AUDE PASSE LE BAC

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« Passe d’abord ton bac, tu chasseras après ! »

Ce reproche parental, aucun lycéen de l’Institut Saint-Joseph de Limoux dans l’Aude ne l’entend cette année. Car, pour réussir leur bac pro, les élèves de cet établissement ont passé l’option … « chasse ».

Pour gagner de précieux points au bac, ces jeunes ont suivi pendant leur année de terminale une formation au permis de chasser avec agrément piégeur et brevet de chasse à l’arc.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Cette grande première en France, une option « chasse » au bac validée par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Agriculture, on la doit à un partenariat exemplaire entre la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude et l’Institut agricole Saint-Joseph de Limoux.

Bravo, la « fédé » !

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … LA LPO DE BOUGRAIN-DUBOURG DIT LA MÊME CHOSE QUE NOUS !

 

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H5N8

Couplet antichasse imposé, « La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage d’appelants malgré la grippe aviaire ». Elle le dit mais sans insister plus que ça. A la LPO d’Allain Bougrain-Dubourg, la vraie nouveauté est ailleurs : c’est lorsque la LPO dit la même chose que l’Interdépartementale, à savoir que les oiseaux migrateurs ne sont ni responsables, ni coupables des épisodes de grippe aviaire, seulement victimes :

« Les oiseaux sauvages, constate la LPO, sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus. Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus ».

L’oiseau migrateur subit, il n’est pas à l’origine ; telle est la réponse de la LPO qui argumente en ce sens :

« Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du Sud-Est et la France. La seule espèce « long courrier » est la sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique ».

Et a LPO de conclure :

« Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

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Echos de campagne. Propos philosophiques sur la ruralité

 

  • Il y a la campagne, la leur (11 d’abord, 2 ensuite) et la campagne, la nôtre (celle où nous vivons)

Alain Finkielkraut, philosophe français contemporain :

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- « Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions ».

Michel Onfray, philosophe français contemporain :

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- « Chaque fois que je me trouve dans un village de France, je le vois meurtri, blessé, abandonné, délaissé, oublié par les villes dans lesquelles on décide pour eux (les ruraux – NDLR) de ce qu’ils ont le droit de faire, voire le devoir de faire pour se mettre en conformité avec les normes françaises, donc européennes ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

APRES LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, NOUVELLE EQUIPE POUR NOUVELLES PRIORITES

LE NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL 2017 A DOMINANTE « SANGLIER » EST INSTALLE

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Relatant l’assemblée générale du 24 février 2017, la presse a évoqué une « mutation en cours ». L’Inter Chasse 26-07, association déclarée au Journal Officiel de la République, à l’existence légale reconnue pour défendre la chasse et représenter ses adhérents volontaires les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées), a été créée en 1981. Son siège social se situe au centre géographique Nord-Sud-Ardèche-Drôme à Beauchastel, « village de caractère » inscrit à l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Ardèche.

« L’Interdépartementale » était née d’une triple volonté : 1er. Sauver en Ardèche et Drôme (fleuve Rhône, affluent Isère) la chasse aux anatidés (canards, oies) à la hutte avec appelants d’une « interdiction ministérielle déjà signée », sauvetage particulièrement compliqué pourtant parfaitement réussi. 2ième.  Sauvegarder dans les deux départements la chasse aux turdidés (grives, merles) interdite en mars puis en février, menacée de fermeture au 31 décembre, combat jalonné de « défaites et succès ». 3ième. Alerter les chasseurs de pigeon ramier de l’époque que s’ils baissaient un jour la garde leur passion serait à son tour « menacée de disparition ».

Quatre décennies plus tard, ce cycle long vient de s’achever. Dans l’histoire déjà bien remplie de l’Interdépartementale, cette association atypique parfois critiquée, souvent jalousée mais toujours plébiscitée depuis trente-six ans, une nouvelle page blanche s’ouvre « avec ceux qui voudront l’écrire » : celle de la « bête noire ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE L’INTERDEPARTEMENTALE ELUE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE SE REUNIRA LE 31 MARS

 

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Photo Inter/JMS

Il n’y a pas eu d’improvisation. Lorsque le Président Pialet est arrivé à l’assemblée générale du 24 février, il avait en poche la liste complète de sa nouvelle équipe de 27 membres. Sans rival déclaré, le vote n’a été pour lui qu’une formalité.

Pour « engager résolument l’Interdépartementale sur la voie de nos nouvelles priorités, le sanglier, nos ACCA, les jeunes », précise Christian Pialet, il fallait d’abord être en mesure de présenter une équipe 2017 « homogène, solidaire, efficace, représentative de ces nouvelles priorités ». Pour y parvenir, le président sortant a retenu plusieurs critères complémentaires : « Expérience, compétence, dynamisme, renouvellement, rajeunissement, représentation géographique de nos ACCA adhérentes, représentation de tous les modes de chasse ».

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C’est une équipe profondément remaniée, nettement renforcée qui a été élue par l’Assemblée Générale le 24 février 2017.

Pour sa prise de fonctions, le Conseil Interdépartemental se réunira le 31 mars pour élire le nouveau Bureau Interdépartemental.

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Après appel de candidatures, le Conseil Interdépartemental 2017 (27 membres) a été élu à l’unanimité.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

• Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
• Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
• Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
• Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

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GRIVE « COMMUNALE » : SUITE A L’INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE, LE PREFET DE LA DRÔME SAISI PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

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Suite à l’entretien qu’il avait accordé le 26 janvier 2017 à Valence au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le président du Conseil Départemental et député de la Drôme (LR), Patrick Labaune, a saisi le 17 février le préfet de la Drôme, Eric Spitz.

Antérieurement, le sénateur (PS) de la Drôme, Didier Guillaume, avait répondu favorablement à l’Interdépartementale en intervenant directement auprès de la ministre de l’Environnement. La demande argumentée du sénateur drômois (alors président du groupe PS au Sénat) de modifier au nom de l’égalité républicaine l’arrêté ministériel de la « grive communale » (535 ACCA de Drôme-Ardèche arbitrairement privées de 10 jours de chasse) avait été alors ignorée par Ségolène Royal.

 

PIGEON RAMIER : DES REMERCIEMENTS MALVENUS

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Petit matin clair de mars, direction l’Ardèche

Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Voilà comment on est en train de refaire l’histoire :

C’est parce que Ségolène Royal aurait été sifflée l’an passé en congrès fédéral après avoir reçu un carton rouge et le prix Citron Vert de l’assemblée générale de l’Interdépartementale puis empêchée par la mobilisation de nos ACCA de participer au Comité interministériel de Privas présidé par le Premier Ministre Manuel Vals qu’elle se serait bassement vengée des chasseurs ardéchois en interdisant cette année le pigeon ramier en mars que le préfet venait d’accorder.

Présenter les choses ainsi, c’est juste se moquer du monde. C’est prendre les chasseurs pour des imbéciles. Les faits en question se sont produits entre février et mai 2016. Et les faits sont têtus.

Ségolène Royal est ministre de tutelle des fédérations de chasseurs depuis le 2 avril 2014. A ce titre, elle nous avait déjà refusé la chasse au pigeon de mars en 2015 sans la moindre pression désobligeante de notre part. Telle est la vérité.

C’est parce que la ministre de l’Ecologie a provoqué les chasseurs ardéchois en leur imposant en février 2015 la fermeture communale de la grive, puis en leur interdisant le pigeon ramier en mars que les ACCA de l’Interdépartementale ont été obligées de réagir, non pas l’inverse. Pourquoi travestir la réalité des faits sinon pour tenter de faire oublier la responsabilité d’un échec ?

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Personne, en tous cas pas nous, ne conteste la qualité du dossier constitué par le président de la commission fédérale gibier migrateurs, Bernard Brottes (concertation avec le monde agricole, soutien des élus, déclarations de dégâts dans 149 communes) : dossier bien ficelé au plan technique.

Le problème que la fédération ne semble pas avoir anticipé c’est que Ségolène Royal n’est pas une ministre technique. C’est une ministre politique. Selon son humeur, ses préférences, ses accointances, Mme Royal autorise ou interdit. Les dossiers techniques, elle s’en moque comme de sa première campagne électorale. L’Interdépartementale en a apporté depuis longtemps la preuve. Nous avons publié sur ce site, sans jamais être démenti, la réponse ministérielle à notre argumentaire grive. On y voit les « experts » de la ministre confondre joyeusement – sur papier à en-tête de la République française – les grives (turdidés) et … les canard (anatidés) ! On y voit la ministre valider cette « expertise ».

Alors, là où Bernard Brottes se trompe, c’est que quand bien même le dossier fédéral qu’il a préparé aurait contenu deux fois plus de déclarations de dégâts aux cultures pour cause de pigeon ramier, trois fois plus de soutiens d’ACCA à la démarche de la fédération, Ségolène Royal aurait quand même fait exactement ce qu’elle a fait, chacun peut en être persuadé. Là-dessus, aucun regret à avoir !

La preuve ? M. Bougrain-Dubourg n’a pas eu besoin d’un gros dossier technique pour convaincre Mme Royal d’interdire. Sa lettre d’une page promettant l’épreuve de force (« des tensions violentes sur le terrain ») a suffi.

Ce que la fédération n’a jamais voulu entendre, ça n’a pourtant pas été faute de le dire à son président Jacques Aurange, c’est qu’une ministre politique ne marche qu’au rapport de force, pas aux arguments techniques.

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Devant la préfecture de l’Ardèche

Malgré les consignes fédérales dictées par le pouvoir politique
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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En affaiblissant volontairement un mouvement de protestation de chasseurs qui prenait de l’ampleur de jour en jour, en cassant cette dynamique de mobilisation sur ordre du pouvoir politique, en expliquant aux chasseurs qu’il ne fallait surtout pas manifester devant la préfecture, en incitant la fédération de la Drôme à démobiliser elle aussi ses chasseurs, en poussant à l’extrême cette stratégie de l’isolement fédéral (communiqué FDC 07 du 2 septembre 2016, repris par la FDC 26 le 7), la fédération de l’Ardèche porte seule devant les chasseurs la lourde responsabilité de l’échec.

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Face à la fédération de l’Ardèche, que risquait-elle ?

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Si la fédération veut retrouver un peu de crédibilité, ce qu’on lui souhaite sincèrement parce qu’elle nous représente, nous ses adhérents obligatoires, agit en notre nom, est censée défendre nos intérêts, elle devra sans tarder modifier une stratégie qui ne peut plus faire illusion : continuer à expliquer comme elle le fait qu’il y a à Privas un gentil préfet sur qui on peut compter, l’« ami » du Président fédéral, l’ami des chasseurs, etc. mais une méchante ministre ennemie des chasseurs à Paris, c’est faire de la politique, pas défendre la chasse.

Non ! Il n’y a pas un gouvernement à Paris, un autre à Privas. Le préfet de l’Ardèche représente officiellement le gouvernement dont il fait appliquer les décisions. Il est même payé pour ça. Alors, arrêtons les arguments de complaisance qui frôlent le ridicule. Personne n’a jamais obligé un préfet à signer un texte contre sa conscience. En privant des milliers de chasseurs ardéchois de pigeon en mars par son arrêté du 21 février 2017, le préfet de l’Ardèche savait ce qu’il faisait. Il a fait le job, un point c’est tout.

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Des remerciements malvenus qui ont enfoncé encore un peu plus les chasseurs de pigeon
Photo montage Inter/Léo Lespets

C’est pourquoi, il était particulièrement malvenu pour ne pas dire inconvenant d’enfoncer encore un peu plus les malheureux chasseurs de pigeon en saluant par communiqué officiel du président fédéral (21 février 2017) le « courage » du représentant officiel en Ardèche de Ségolène Royal, en se croyant obligé de « remercier tout particulièrement M. le préfet », en lui témoignant publiquement « soutien » et « amitié » le jour même où le représentant de la ministre venait d’interdire aux chasseurs ardéchois ce qu’il leur avait fait cruellement miroiter huit jours avant.

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Communiquer ainsi à titre personnel aurait déjà été une singulière maladresse car s’aplatir en permanence devant le pouvoir politique qui fait du mal à la chasse n’est plus acceptable.

Le faire par un communiqué officiel du président fédéral au nom des 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement mais à qui Jacques Aurange n’a pas demandé leur avis est une faute.

Avant son congrès fédéral, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se grandirait à le reconnaitre enfin.

 

DEBORDE PAR SA BASE EN COLERE QUI SE SENT TRAHIE, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE LA SOMME S’ATTEND  POUR SON PROCHAIN CONGRES – OU AVANT – A DES « DEFERLEMENTS DE VIOLENCE »

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Yves Butel, Président de la FDC 80 en grande difficulté

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

Entre une partie des chasseurs de gibier d’eau de la Somme et leur fédération, le torchon brûle.

La gestion politique désinvolte par Ségolène Royal de la fermeture des oies, l’interdiction de transport des appelants mal comprise et mal appliquée mais surtout l’accumulation pendant des années de mesures politiques ressenties par les chasseurs comme des provocations gratuites font aujourd’hui déborder le vase chez ceux qui ne supportent plus le temps du mépris.

La FDC du Président Yves Butel est accusée par une partie des chasseurs du département (fédération côtière à majorité de chasseurs de gibier d’eau) d’être le relais, sinon le bureau d’enregistrement de la politique antichasse du gouvernement. Pour Yves Butel, être attaqué frontalement par les chasseurs de  gibier d’eau de sa fédération est un comble ! Lui qui fait partie depuis toujours des « sauvaginiers » passionnés, a siégé au Conseil d’Administration de l’ANCGE où il était toujours très écouté, a été si souvent à la tête des chasseurs manifestants, le vit comme une épreuve. Sans doute le dirigeant fédéral paie-t-il aujourd’hui au prix fort des amitiés politiques qui, selon certains, l’auraient peu à peu éloigné des dures réalités du terrain et le feraient même passer pour « traitre » aux yeux de plusieurs opposants.

Comme ses collègues présidents de fédération, Yves Butel est surtout, de part sa responsabilité fédérale, « assis le cul entre deux chaises » : comment défendre efficacement les intérêts légitimes de ses chasseurs quand le pouvoir de tutelle à les moyens de vous interdire de le faire et ne s’en prive pas ?

Mais ce que n’acceptent plus les chasseurs de la Somme, c’est ce chantage politique permanent du pouvoir qui tient ce discours aux fédérations : « Une fédération rend des missions de service public au nom de l’Etat pour le compte de l’Etat sous contrôle de l’Etat. Un Président de fédération est là pour faire appliquer les décisions de l’Etat. Il agit sous contrôle du préfet. Il peut être révoqué à tout moment par la ministre ». C’est l’épée de Damoclès de la loi Voynet.

Que la fédération de la Somme, qui fut l’une des plus combatives de France, qui reste l’un des sièges emblématiques des gros bataillons de chasseurs de gibier d’eau en France se montre aujourd’hui « impuissante », « démunie », « sans solution » au point d’être obligée de cautionner dans les faits les mesures antichasse de la calamiteuse ministre de l’Environnement, c’en est trop. Des chasseurs viennent de le faire savoir vertement à Yves Butel : « A quoi sert ta fédération, à quoi sert notre Président fédéral ? Vous êtes là pour défendre les intérêts des chasseurs ou pour défendre la tranquillité du préfet ? ». C’est toute l’ambiguïté de la fonction. C’est la raison principale du malaise que l’on sent monter un peu partout dans les fédérations, le Président Willy Schraen (FNC) ne pouvant l’ignorer. Dans la Somme, des incidents sérieux ont déjà éclaté.

Dans ce climat d’avant congrès jugé « incandescent » par les observateurs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme ne peut que dénoncer « la colère aveugle » de ses propres chasseurs, « les attaques violentes à l’encontre de ses dirigeants bénévoles » (les Administrateurs fédéraux – NDLR).

Dramatisant de façon excessive la situation pour mieux la contrôler ou réellement alerté par des menaces précises, le Président de la FDC 80 confie, l’air angoissé, que sa fédération, en pleine préparation de son congrès annuel du 15 avril prochain, « s’attend à des déferlements de violence » (Picardie Chasse et Pêche – Mars 2017).

Face à la tempête printanière qui s’annonce en Baie de Somme, menaçant de tout emporter sur son passage, Yves Butel, Président fédéral dépité comme jamais, botte en touche :

« L’Etat récolte les fruits de toutes ces années de laxisme : qu’il en gère à présent les conséquences ».

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Qui peut y participer ?

Les adhérents obligatoires cotisants des fédérations, c’est-à-dire chaque chasseur ayant validé son permis dans le département, chaque détenteur du droit de chasse (ACCA, chasse privée)

A quoi sert le congrès fédéral ?

En principe, à donner la parole aux chasseurs sur les questions de chasse

Qui choisit les invités, les orateurs, la répartition des temps de parole, les questions à faire figurer à l’ordre du jour ?

Le Conseil d’Administration de la fédération

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L’INTERDEPARTEMENTALE

24 FEVRIER : NI TRIBUNE, NI DISCOURS OFFICIELS ! CHASSEURS, C’EST VOUS QUI AVEZ LA PAROLE.

TABLES-RONDES DE LA CHASSE : AVEC LES NOUVELLES REVELATIONS SUR SA PRETENDUE MALADIE « NATURELLE », LE SANGLIER S’INVITE LOURDEMENT.
MAIS AUSSI GRIVES, PIGEONS, APPELANTS, TERRITOIRES D’ACCA. SUPER TOMBOLA 2017 RESERVEE AUX SEULS PARTICIPANTS DU 24 FEVRIER : 10 GAGNANTS, 300 LOTS, VALEUR 3000 €. LA SOIREE QU’IL NE FAUT SURTOUT PAS MANQUER !

 

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MALADIE « NATURELLE » DU SANGLIER : A-T-ON TENTE DE DISSIMULER LA VERITE ? A QUOI L’ARGENT DES CHASSEURS A-T-IL SERVI ?

 

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Ce qui a été présenté officiellement depuis le début et jusqu’à aujourd’hui comme une maladie du porc transmise au sanglier sans intervention humaine, par conséquent de façon naturelle, est depuis le début contredit par les faits. Cela ne tient plus. Souvenez-vous ! En juillet 2012, des sangliers meurent empoisonnés à la bromadiolone. 6 mois avant, dans un rapport destiné à rester secret mais révélé en Drôme-Ardèche par l’Interdépartementale, une mission interministérielle sur les dégâts de grand gibier préconise pour les situations critiques de ramener le nombre de sangliers à … 3 aux 100 hectares ! Un an après, en juillet 2013, la Cour des Comptes recommande « compte-tenu de l’échec relatif du plan de lutte contre le sanglier » de « mettre en oeuvre une véritable démarche d’élimination des surpopulations en retenant un échantillon de départements considérés comme représentatifs ». Dont l’Ardèche ? C’est alors qu’apparait pour la première fois sur cette planète une maladie nouvelle du sanglier. Et c’est en Ardèche que cela arrive – pas partout – mais nulle part ailleurs. Là où ça part déjà mal pour le discours officiel vendant aux chasseurs et à l’opinion publique la thèse de la maladie inconnue mais naturelle, c’est qu’à l’époque les élevages de porcs de la région ne sont pas inquiétés par la maladie de l’oedème. Les sangliers foudroyés par la maladie du porc mais pas les porcs eux-mêmes ?! …

6Ce qui jette encore plus le trouble, c’est cet arrêté préfectoral signé le 4 septembre 2013 qui, bizarrement, n’interdit la consommation de viande de sanglier que dans 29 communes du département de l’Ardèche (pourquoi pas 30, pourquoi pas toutes ?). Bizarre, puisqu’ au même moment, selon le discours officiel tenu et relayé, personne n’est censé connaître le mal dont vont mourir brutalement en quelques semaines au minimum 123 sangliers en Ardèche (chiffre officiel non vérifiable) : une grande réunion fédérale d’information, avec mobilisation de l’Office, de Sagir, de la presse a même été organisée la veille, 3 septembre, tout spécialement pour nous dire … qu’on ignore à ce jour de quoi il s’agit. Alors, dans le doute absolu, pourquoi seulement une règlementation « communale » à minima interdisant la consommation de viande de sanglier ? Bizarre, très bizarre ! Parce que, pas plus que les grives de Madame Royal, les sangliers ne connaissent dans leurs déplacements les limites des communes d’Ardèche. Franchement ! Au nom du principe de précaution inscrit dans la constitution, le représentant de l’Etat pouvait-il prendre le moindre risque face à un danger potentiel majeur pour la santé publique dans son département car, ne l’oublions pas, nous sommes confrontés, un an après des empoisonnements chimiques, à un mal mystérieux qui tue en quelques heures et dont, début septembre 2013, les autorités prétendent absolument tout ignorer ?

Depuis l’été 2012, chaque année des sangliers meurent en Ardèche autrement que par la chasse ou la vieillesse. La « maladie » de l’oedème s’est durablement installée. La bactérie tueuse a frappé en 2013, 2014, 2015, 2016 dans des proportions et selon des chiffres officiels publiés qu’aucune méthode scientifique n’est en mesure de valider, nous avons expliqué ici pourquoi. Le mode de transmission de la maladie n’a jamais été expliqué, pas plus que son origine. L’hypothèse d’une expérimentation extrême, d’une manipulation génétique en laboratoire effectuée sur commande avec empoisonnement volontaire du sanglier pour éliminer radicalement les surpopulations responsables de dégâts non maîtrisés, hypothèse que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a eu le courage d’émettre publiquement dès 2013, a été balayée à l’époque d’un haussement d’épaules indigné. La demande insistante à faire partie de la commission fédérale grand gibier formulée en congrès fédéral par le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche en présence du préfet de l’Ardèche et du président de la fédération a été rejetée. Personne n’a jamais expliqué pourquoi ce refus à des chasseurs qui ont pourtant le droit de savoir. Aujourd’hui, cette position n’est plus tenable.

6Les chasseurs se demandent avec raison à quoi ont finalement bien pu servir tous ces cadavres d’animaux conservés dans les congélateurs, ces autopsies en laboratoires, ces prélèvements effectués pour analyses, ces oreilles coupées à la demande de la fédération, ces recherches, publications et communications officielles de Sagir, ces réunions et communiqués conjoints préfecture-fédération, tout ce travail de terrain des agents de l’ONCFS, cette mobilisation permanente des techniciens et personnels administratifs de la fédération ; au final, toutes ces recherches coûteuses menées depuis 5 ans avec l’argent des chasseurs.

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D’ailleurs, sur un aussi long trajet de la fameuse bactérie, c’est-à-dire la longueur de plusieurs départements français traversés de bout en bout, par quel miracle pas un sanglier (pas un seul !) n’aurait pu être contaminé durant ces quatre dernières années ? Tout se passe en réalité comme si la bactérie tueuse n’était jamais arrivée par ses propres moyens, ni en Ardèche, ni dans les Pyrénées Orientales, ni en Espagne. Mais si ce n’est pas la nature qui transmet aux sangliers depuis cinq ans la bactérie tueuse, c’est donc l’homme – cet apprenti sorcier d’hier et d’aujourd’hui – qui le fait.

6C’est pourquoi, demain, d’autres questions vont immanquablement se poser.

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Les Albères, la plaine du Roussillon donnant sur la Méditerrannée
depuis l’ermitage de Saint-Ferréol à Céret (Pyrénées-Orientales, France) :
Fin 2016 : une centaine de sangliers porteurs d’oedèmes sont trouvés morts
Photo Inter/capture d’écran/Jérôme Blum

Comme pour l’Ardèche, la Sierra de la Albera est sans doute loin d’avoir livré tous ses secrets.

 

6A suivre …

 

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Rapport de la Cour des comptes Observations définitives – Fédération
Nationale des Chasseurs – Exercices 2004/2005 à 2011/2012 – Juillet 2013
www.ccomptes.fr

 

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GRIVE « COMMUNALE » : LE DOSSIER EST DESORMAIS SUR LE BUREAU DU PRESIDENT DU DEPARTEMENT DE LA DRÔME, PATRICK LABAUNE

 

. Le 26 janvier 2017, Patrick Labaune, Président du Conseil Départemental de la Drôme, a reçu à l’Hôtel du Département Christian Pialet, Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Celui-ci lui a remis un dossier sur la grive « communale ». Il l’a informé de la discrimination dont sont victimes les chasseurs de grives de la Drôme et du département voisin. Le patron du département s’est montré très attentif aux arguments des chasseurs, à l’injustice qu’ils subissent, à l’égalité depuis trop longtemps bafouée.

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Photo Inter/Capture d’écran

A suivre …

 

Dernière minute : sauf improbable coup de théâtre, la réglementation hors sol de la grive « communale » sera encore imposée cette fin de saison par Paris du 10 au 20 février à tous les chasseurs de grives des 535 communes Drôme-Ardèche placées sur liste noire ministérielle.
Ségolène Royal – comme le dit si bien Natacha Polony à l’égard de la classe politique qui, tous bords confondus, fait aujourd’hui de « la République française un paysage dévasté » – c’est dans le gouvernement l’éclatant symbole d’Etat de « cette morgue incroyable de ceux qui pensent qu’ils peuvent tout se permettre ». Pour la défense de la dame de Poitou-Charentes, révélons quand même qu’au ministère de l’Environnement où elle ne met pratiquement plus les pieds (les palaces de la mondialisation que permettent les avantages de la fonction ayant sa préférence), des collaborateurs répondent que ni les fédérations, « organismes institutionnels représentatifs des chasseurs », ni les élus de la majorité en place « bien placés pour en juger » ne semblent plus faire de ce dossier grive une priorité, « silence valant approbation ». Les dindons de la farce apprécieront ! Mis devant le fait accompli comme tous les chasseurs, l’Interdépartementale ne se résigne pas à accepter l’inacceptable, nous ne sommes pas là pour ça. Quant à l’application sur le terrain d’une mesure que nous avions annoncée « inapplicable » l’an passé et qui de fait ne fut nulle part appliquée, chacun sait ce que nous en pensons …

 

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. Nouveau cap symbolique : 300 000 visiteurs … Que le compteur électronique du site, grippé depuis plusieurs semaines, semblait avoir du mal à franchir alors que tout indiquait au contraire (au moins au niveau des chasseurs) qu’il y avait sur le site affluence de visiteurs à la recherche d’informations. On commence à s’habituer : piratages du compte en ligne de l’association, groupes contacts vidés, compteur électronique du site bloqué ou tournant à l’envers (nous en avons fourni la preuve ici), dépôt de plainte par notre association, enquête de gendarmerie, classement sans suite de la plainte, mise en place d’un système interne de surveillance et vérification. Cette fois, ils se sont contentés d’un simple grippage électronique sans grande conséquence : la routine, quoi !

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L’INTERDEPARTEMENTALE

24 FEVRIER : L’INTER OUVRE LES TABLES RONDES DE LA CHASSE

POUVOIR ÊTRE UN CHASSEUR BIEN INFORME, RECHERCHER ENSEMBLE ENTRE ACCA DE L’ARDECHE ET DE LA DRÔME DES SOLUTIONS CONCRETES APPLICABLES, METTRE FIN A LA DISCRIMINATION QUE NOUS IMPOSE LE POUVOIR PARISIEN ? L’INTERDÉPARTEMENTALE OUVRE LES TABLES-RONDES DE LA CHASSE. 24 FÉVRIER 2017, TOUT LE MONDE EN PARLE … EN TOUTE LIBERTÉ : POUR QUE LES RESPONSABLES QUI PRENNENT LES DÉCISIONS AGISSENT VITE ET BIEN !

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SANGLIER : LE SCANDALE EN 2017 ? …

 

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2017 : de nouvelles révélations à venir pourraient mettre à mal la thèse officielle de la « maladie » naturelle d’origine « inconnue »
affectant le sanglier … Affaire à suivre.


ACCA, LE MALAISE : COMMENT GÉRER AU MIEUX LE SANGLIER SI NOUS PERDONS LA MAÎTRISE DES TERRITOIRES ?

 

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Photo Inter/Marie-Christine Git

Les ACCA pourront-elles encore longtemps garder la maîtrise de leurs territoires chassables ? Va-t-on vers une privatisation
rampante de ces territoires ?

 

. Pouvoirs publics et fédérations mettent de plus en plus la pression sur les ACCA : dégâts aux cultures trop importants, nombre de sangliers prélevés insuffisants, etc. Oui mais …

Dans le même temps, les ACCA sont confrontées, beaucoup plus que par le passé, à des problèmes que les responsables locaux des équipes dirigeantes
bénévoles ont parfois du mal à solutionner :

Conflits internes qui surgissent et s’enveniment quand des chasseurs étrangers à la commune, forts de leur droit et de leur argent, veulent faire main basse sur les territoires de l’ACCA en poussant sans ménagement les responsables locaux vers la sortie ; risque de privatisation rampante des territoires d’ACCA ; judiciarisation de ces conflits pour tenter de mettre en porte à faux les dirigeants locaux, les faire démettre de leurs fonction, puis prendre leur place ; intervention discutable d’avocats plaidant contre les ACCA que par ailleurs ils sont sensés défendre agissant ainsi à la limite du conflit d’intérêts ; contradiction entre les objectifs annoncés et les moyens réglementaires donnés aux ACCA ; absence de coordination sinon rivalité entre équipes d’ACCA voisines ; retraits de terrains d’ACCA par la procédure dite « d’opposition de conscience » ; territoires soustraits à la chasse par les opposants et transformés en « réserves de vie sauvage » ; territoires privatisés chassés uniquement une fois par semaine ; territoires de plus en plus mités par l’urbanisation galopante ; textes réglementaires s’imposant en droit aux ACCA mais s’avérant en partie inapplicables sur le terrain ; règlements intérieurs d’ACCA systématiquement refusés au sujet de l’organisation de la chasse aux grands gibiers ; flou artistique entretenu dans les réponses données aux ACCA quand ce n’est pas absence pure et simple de réponse, etc.

Pour enrayer ce phénomène inquiétant, les responsables d’ACCA auraient intérêt à se tenir informés, se concerter, se regrouper … Et agir. Avant que – pour cela aussi – il ne soit trop tard.

 

PIGEON RAMIER CLASSE NUISIBLE DANS LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE : L’ARRÊTE PREFECTORAL ANNONCE COMME CERTAIN DEPUIS SEPTEMBRE 2016 A-T-IL DES CHANCES REELLES D’ÊTRE APPLIQUE DANS TOUTES LES ACCA A PARTIR DU 1er MARS ?

 

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Les chasseurs ardéchois vont bientôt connaître la réponse …

 

 

GRIVE : CHASSER PARTOUT JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE LA NATURE LE PERMET ? OUI, CELA VA SE FAIRE CETTE ANNEE DANS LES 17 DEPARTEMENTS DU SUD, Y COMPRIS EN DRÔMEARDECHE … A MOINS QUE, PAR CAPRICE ROYAL, 8 CHASSEURS SUR 10 SOIENT ENCORE INTERDITS DE CHASSE DANS LES 535 ACCA MISES A L’INDEX PAR PARIS, LES 535 COMMUNES VICTIMES DU MEPRIS DE L’ETAT QUAND LA LOI DE LA REPUBLIQUE N’EST TOUJOURS PAS LA MÊME POUR TOUS

 

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Situation unique – et inique – en France : en Drôme-Ardèche, par décision du gouvernement, la date de fermeture de la chasse à la grive se fait en fonction de la commune ! Depuis 10 ans, les chasseurs de 535 ACCA sont arbitrairement interdits de 10 jours de chasse. En février 2017, dans la pratique, faut-il encore accepter cette bouffonnerie parisienne ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

EN APPELLE SOLENNELLEMENT A L’ENSEMBLE DES ELUS POUR QUE CESSE UNE MESURE DISCRIMINATOIRE, ARBITRAIRE, INJUSTE, PRISE SANS FONDEMENT SCIENTIFIQUE PAR LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE SEUL BUT D’AFFAIBLIR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS EN TENTANT VAINEMENT DE LES DIVISER

 

Depuis bientôt 10 ans, les chasseurs drômois et ardéchois
des 535 communes du centre et du nord (les 56 cantons d’avant le redécoupage cantonal), soit 8 chasseurs sur 10, sont injustement privés de dix jours de chasse à la grive, la fermeture intervenant pour eux de façon totalement discriminatoire et arbitraire le 10 février au lieu du 20 partout ailleurs (les 17 départements du sud de la France)

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  • Nous en appelons à tous les élus au nom de « l’Egalité républicaine ».

 

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  • Eux non plus ne comprennent pas l’acharnement durable déployé par un ministère contre une catégorie de citoyens qui, à redevance cynégétique égale versée à l’Etat, n’ont plus les mêmes droits dans leur département.

 

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GRIPPE AVIAIRE : INTERDIRE LA POSE D’APPELANTS NE SERT A RIEN SINON FAIRE PLAISIR AUX OPPOSANTS A LA CHASSE

 

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H5N1, H5N8 … Les foyers de grippe aviaire sont en Asie mais c’est en France que les éleveurs de canards ou de faisans ainsi que les chasseurs de gibier d’eau avec appelants en font les frais à répétition : prétexte commode trouvé uniquement pour plaire. Loin de toute démagogie, il serait temps de trouver une solution pérenne pour les saisons à venir.

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Photo Inter/Capture d’écran

. Dans sa séance du 9 décembre, le Conseil Interdépartemental a suivi avec un intérêt particulier le compte-rendu de la réunion annuelle qui s’est tenue le 9 novembre avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) en présence du Directeur régional de Valence, Philippe Armand.

La sécurité aux abords du fleuve et des ouvrages hydroélectriques reste une priorité partagée dans le partenariat, plusieurs fois renouvelé et actuellement triennal, qui lie la CNR, l’ANCGE et l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche depuis de nombreuses années, fruit de relations de travail et de confiance mises en place tout au long de plusieurs décennies avec plusieurs directions CNR et équipes régionales successives.

Ce partenariat réussi, cité en exemple de mission locale CNR d’intérêt général lors d’une réunion officielle en Ardèche par Elisabeth Ayrault, Présidente du Directoire et Présidente Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, souligne en un parallèle harmonieux la bidépartementalité du fleuve et l’interdépartementalité de notre association : le Rhône, trait d’union entre la Drôme et l’Ardèche, le fleuve qui relie les hommes.

La priorité de la sécurité pour CNR et les ACCA de l’Interdépartementale riveraines du Rhône ne fait pas oublier pour autant les autres créneaux sur lesquels l’Interdépartementale est positionnée depuis 35 ans : actions de sensibilisation et d’information, mise en valeur du patrimoine naturel rhôdanien, réappropriation des berges du Rhône par ses riverains, protection de l’environnement, préservation de la biodiversité, lutte contre les espèces invasives, entretien des chemins, roselières et abords des huttes de chasse, implantation, entretien, sécurisation et homologations officielles des huttes de chasse au gibier d’eau, partage de la nature avec tous les usagers, libre exercice des activités de loisirs nature au premier rang desquelles par le nombre de pratiquants (mais aussi les plus anciennes dans leur relation au fleuve Rhône) : la chasse et la pêche.

Dans la continuité de ce qui se fait depuis maintenant 35 ans entre CNR et chasseurs des deux rives, le 24 janvier dernier les Fédérations Départementales des Chasseurs de la Drôme et de l’Ardèche ont pu signer à leur tour une convention de partenariat en tous points analogue avec CNR : une première dont l’Interdépartementale se félicite.

 

Le groupe socialiste du Conseil Régional est-il contre la chasse et les chasseurs ?

 

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. Désormais dans l’opposition, le groupe socialiste du conseil régional classe les chasseurs, avec un regret appuyé, parmi les « grands gagnants » de la nouvelle politique de la région Auvergne-Rhône-Alpes initiée par le Président Laurent Wauquiez. Dès le lendemain de leur défaite aux élections régionales à laquelle, il est vrai, beaucoup de chasseurs avaient activement pris part, les socialistes avaient dénoncé le « clientélisme » pratiqué par le nouvel exécutif régional à l’égard des citoyens-chasseurs.

De deux choses l’une : ou les socialistes sont contre la chasse et ceux qui la pratiquent, alors ils doivent avoir le courage de le dire ; ou ils ne sont pas contre, alors pourquoi regretter le temps où seules les associations opposées à la chasse bénéficiaient de l’attention et des largesses de l’exécutif régional PSEurope- Ecologie-Les-Verts ?

Une clarification s’impose.

En Drôme-Ardèche, le réseau de relations tissé patiemment par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et les élus de tous bords permet un dialogue globalement positif avec les élus PS. Nos relations à tous les niveaux avec les élus socialistes (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires) sont plutôt satisfaisantes même si leur pouvoir d’intervention parait aujourd’hui assez limité lorsqu’il s’agit de faire aboutir auprès des ministères les dossiers de la chasse toujours en souffrance, en particulier au menu actuel : grive « communale », sauce royale ; pigeon ramier de mars, soupe à la grimace.

 

Conseil d’Administration ANCGE : grâce à la concertation étroite avec la FNC, le pire a été évité pour les appelants mais c’est une saison abîmée par des interdictions à répétition qui passent mal

 

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. Le 20 décembre 2016, le Conseil d’Administration de l’ANCGE tenu à Paris dans les locaux de l’ONCFS a été largement consacré à l’épisode actuel de grippe aviaire (H5N8) et ses conséquences sur la chasse au petit gibier et au gibier d’eau : interdiction des lâchers de faisans et du transport d’appelants, mesure nationale prise par arrêté ministériel s’appliquant à toute la vallée du Rhône ou presque … En fonction de la commune dans laquelle on se trouve ! Ça ne vous rappelle rien ? Alors, parlez-en aux chasseurs de grives … Christian Pialet était présent à Paris le 20 décembre.

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Dès le début des interdictions, le Président de l’Interdépartementale, par ailleurs Administrateur National de l’ANCGE, a plaidé le dossier du DPF (Domaine Public Fluvial). Il a dénoncé l’aberration de chasseurs interdits de transport d’appelants dans leur propre commune quand dans la commune d’en face c’est autorisé. Il a clairement laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à prendre la tête d’un mouvement national de protestation si l’interdiction n’était pas levée … Ce que le gouvernement s’est tout de même décidé à faire 48 h après.

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Christian Pialet avait adressé un argumentaire au Président National Didier Vergy ainsi qu’à ses collègues administrateurs de l’ANCGE sans oublier le Président de la FNC, Willy Schraen : arguments techniques, scientifiques et politiques dont une indiscrétion laisse à penser qu’ils ont été évoqués et bien pris en compte au ministère de l’agriculture en charge du dossier. Les efforts conjugués de l’ANCGE (le Docteur Jean-Michel François a piloté le dossier avec une compétence reconnue) et de la FNC ont rapidement débouché sur des dérogations permettant le retour des appelants sous conditions … Dont certaines peu satisfaisantes, à l’efficacité douteuse, à la mise en pratique confuse sur le terrain et que l’Etat devra absolument revoir mais en concertation – cette fois ! – avec les représentants des chasseurs.

Epilogue de la crise : Christian Pialet se dit « impressionné » par la détermination et la réactivité du nouveau patron des chasseurs de France dont c’était là la véritable première patate chaude. L’Ardéchois a d’ailleurs tenu à remercier personnellement le Président de la FNC pour sa gestion « délicate mais réussie » de la crise. Alertant celui-ci sur la probabilité que des opposants à la chasse réclament aussi la fermeture anticipée du gibier d’eau pour cause de froid (pour la bécasse, c’était plus justifié), 8 minutes seulement après l’envoi du courriel depuis Beauchastel, la FNC faisait savoir à l’Interdépartementale que le message avait déjà été transmis au Président Schraen.

A la Fédération Nationale des Chasseurs, un vent nouveau porteur d’espoir semble s’être levé.

L’an dernier, l’AG de l’Inter Chasse 26- 07 avait réservé une surprise de taille aux participants par la présence à la tribune de Beauchastel du footballeur professionnel Florent Laville, l’ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais …

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. Au 24 février pour une AG 2017 au déroulement inédit qui va surprendre !

 

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