DECOUVREZ EN EXCLUSIVITE LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, C’EST CE QU’IL SE DIT EXACTEMENT ENTRE CHASSEURS QUAND UNE ASSEMBLEE GENERALE LEUR PERMET DE PARLER LIBREMENT DES PROBLEMES DE LA  CHASSE QUI PREOCCUPENT LEURS ACCA

 

Adhésion obligatoire

La nouvelle équipe dirigeante de l’Interdépartementale souligne une différence qui la distingue des fédérations : si l’Inter Chasse 26-07 ne compte « que » 200 ACCA s’acquittant d’une cotisation sur les 700 ACCA qui existent en Drôme- Ardèche, il s’agit d’une adhésion volontaire tandis que l’adhésion des ACCA à leur fédération est non seulement payante mais obligatoire.

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Le petit observateur drômardéchois

 

POURQUOI LE SANGLIER EST EN TRAIN D’INQIETER SERIEUSEMENT LA FEDERATION DE LA DRÔME DONT LE PRIX DU TIMBRE GRAND GIBIER BONDIT DE 75 % ! …

 

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EN EXCLUSIVITE

LA SYNTHESE DES 1ères TABLES RONDES DE LA CHASSE QUI SERA COMMUNIQUEE AUX PROCHAINS MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’AGRICULTURE

 

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Ambiance

Parmi les représentants des ACCA adhérentes de l’Interdépartementale, les vrais chasseurs de gibier d’eau, exclusivement gibier d’eau, se font de plus en plus rares. Jamais bien nombreux dans nos départements à très forte dominante sanglier, hyper spécialisés, maintenant plutôt âgés, ils voient leur nombre diminuer d’année en année. Les épisodes répétés de grippe aviaire avec interdictions totales ou partielles des appelants n’arrangent pas les choses ; les niveaux d’eau du Rhône régulièrement impactés par la sécheresse, non plus ; les silures de 100 Kg gros consommateurs de colverts jeunes ou adultes, pas davantage. Pour les chasseurs de gibier d’eau, le combat pour la survie cynégétique est ancien. Vu de l’extérieur, serait-il déjà terminé ? Certains ont pu le penser avec gourmandise et s’en réjouir par anticipation … En se trompant peut-être sur la capacité de résistance des derniers huttiers Drôme-Ardèche.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Malgré quelques bâtons mis dans les roues sans grande subtilité, CNR aura renouvelé dans deux ans les homologations de huttes de chasse sur le DPF Rhône et Isère en concertation étroite avec ses interlocuteurs habituels : l’ANCGE, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, la fédération territorialement compétente. Tout propriétaire de hutte de chasse ancien ou nouveau souhaitant faire valoir son droit de hutte pour la période 2019-2025 mais également tout chasseur utilisateur permanent ou occasionnel d’une hutte doit contacter directement l’Interdépartementale. Avant la prochaine ouverture de la chasse, le partenariat triennal CNR-Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, volontiers cité en exemple par la Présidente du Directoire, Présidente- Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, Elisabeth Eyrault, sera reconduit.

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Serge Roux – Chabeuil)

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« Face à la grippe aviaire qui revient chaque année, nous proposons l’écouvillonnage des appelants en début et fin de saison pour analyses en laboratoire avec en contrepartie transport et utilisation libres des appelants pendant toute la saison de chasse ».

 

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Vol de milouins :
En Drôme-Ardèche, sur les bords du Rhône comme de l’Isère, aucun oiseau
n’a encore jamais été trouvé mort de grippe aviaire

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Ambiance

A Beauchastel, les chasseurs de grive des 535 ACCA toujours arbitrairement privées de dix jours de chasse n’étaient guère plus nombreux que les chasseurs de gibier d’eau. Dépités, résignés, ils semblent avoir abandonné la partie.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Tant qu’il y a partout du « cochon », les grives, finalement tout le monde s’en fout un peu, surtout qu’on n’en voit plus beaucoup, ce n’est pas comme avant … ». Tous ceux que nous avons pu contacter après les Tables Rondes du 24 février ne cachaient pas leur amertume : « Là où il y a eu des grives cette année, (dans le sud de nos départements – NDLR), beaucoup de chasseurs ont pris leurs responsabilités. Ils n’ont pas regardé dans quelle commune ils se trouvaient pour les tirer jusqu’au 20 février ! C’est quand même lamentable d’être obligés d’en arriver là mais à part l’Interdépartementale, qui nous défend ?». « Les fédés n’ont pas eu un mot cette année pour aider les chasseurs de grives. C’est comme si on n’existait pas. Elles avaient pourtant promis de faire intervenir la FNC ». « La grive ? Les politiques s’en foutent complètement, il n’y a plus que le sanglier qui compte ». Quelle solution alors ? « Il nous reste encore le bulletin de vote pour bien les remercier ». « 20 février mais pas pour tous ! La Ségolène, elle a gagné » constatait avec amertume un président d’ACCA représentatif de ces 535 communes injustement interdites de chasse entre le 10 et le 20 février. « Pour les vieux chasseurs qui ont du mal à se déplacer, pouvoir tirer quelques grives en hiver dans les lierres, c’était parfois leur seul plaisir, leur seule motivation à reprendre le permis. Ils ne les ont pas respectés ». Si le sud voit encore épisodiquement quelques beaux passages de grives en février, la disparition progressive mais inéluctable en moyenne Vallée du Rhône des dernières plantations de pommiers, des vieux arbres à lierre et autres biotopes favorables aux turdidés a considérablement tari la source.

 

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Albert Zecchini – Valence)

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« C’est clair, on a voulu faire disparaitre une catégorie de chasseurs. C’est exactement ce qui est en train de se passer ! »

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Chasse à la grive : la « repasse de février ».
Tradition cynégétique ancestrale en voie de disparition en Drôme-Ardèche ?

 

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Ambiance

Le bruit courrait deux, trois jours avant la réunion ; l’Inter avait été prévenue par les amis, des anciens du CDCAR : les chasseurs de pigeon ramier ne viendraient pas à Beauchastel : « Une absence pour protester ». Effectivement, très peu sont venus. K.O. après la volte-face du préfet concernant son arrêté, ils n’ont pas voulu se déplacer : « Venir ? Pour quoi faire ?! On s’est encore fait enfler. Cette fois, c’est terminé ! ». « On n’a rien contre l’équipe de Christian, bien au contraire mais nous on a assez donné, ça sert à quoi maintenant ? ». Autour de la grande table-ronde (bien trop grande) qui était réservée aux chasseurs de « ramiers », les plus anciens se souviennent qu’à certaines assemblées de Beauchastel, « dans les années 80-90 », chasseurs de pigeon et de canards remplissaient la salle des fêtes de Beauchastel à eux seuls, que les seuls chasseurs de pigeon étaient jusqu’à 450-500 aux réunions du CDCAR animées par Bernard Brottes, Alain Roure, Marie-Christine et Claude Git, Gérard Bulliod, plus de 4000 même, une fois, à manifester à l’Escrinet autour de Jean Saint Josse (CPNT) ! Mais ça, c’était le siècle passé.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Comme d’habitude, on s’est fait avoir en beauté » mais « cette fois, c’est la dernière ». De guerre lasse, comme un seul homme, ils laissent tous tomber … « Définitivement ». « Sacré gâchis, putain ! ». Beaucoup auraient voulu « y croire encore », surtout parmi les jeunes. Les plus optimistes avaient même « déjà acheté les cartouches » à l’annonce du classement « nuisible » par « l’ami » préfet. D’autres ne se privent pas de rappeler la position « prudente » et « sage » (l’expérience instruit) du président de l’Interdépartementale lors de la préparation de la manifestation du 10 septembre 2016 : « Cette fois, c’est vrai, pour le pigeon nous avons plus de chances d’y arriver mais attention ! Quand Bernard Brottes nous dit qu’il ne faut pas manifester parce qu’il est certain d’obtenir du préfet la signature d’un arrêté favorable, la fédération oublie qu’un arrêté signé n’est pas encore un arrêté appliqué » … Quant aux jeunes manifestants du 10 septembre, ils sont « furieux » que les fédérations se soient servies de ce prétexte, de ce « chantage » disent-ils, pour « dissuader ceux qui voulaient venir manifester à Privas de le faire ». « On a manipulé les chasseurs pour obéir au pouvoir politique, c’est grave ! ». « Les chasseurs de pigeon qu’on a trompé une fois de plus voient aujourd’hui le résultat. Il est brillant ! A la fédération, ils peuvent être fiers de leur communiqué (recommandant de ne pas manifester – NDLR) ». Dépit, écoeurement, colère résument le sentiment général. Un Président d’ACCA de la région d’Aubenas, lui-même passionné de pigeon ramier même s’il chasse surtout le sanglier : « Pour le pigeon, cette fois, c’est mort. Les ACCA peuvent remercier la fédération qui peut remercier le préfet, lui envoyer ses amitiés et quand on y est le champagne payé par les chasseurs mais le 13 mai (Assemblée Générale annuelle d’Aubenas – NDLR) qu’Aurange et Brottes ne viennent pas encore nous parler du pigeon, parce que dans la salle ça pourrait chauffer grave ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Alain Pialet – Loriol)

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« Pour plusieurs générations de chasseurs, c’est une grosse déception. Les anciens espéraient pouvoir y revenir un jour, les plus jeunes pouvoir découvrir enfin cette chasse qu’ils ne connaissent pas mais qui les fait rêver parce qu’ils en ont souvent entendu parler. Ségolène Royal a tranché en faveur des écolos. Une solution encore possible avec les prochaines élections ? Personne n’y croit vraiment : les changements de majorité, il y en a déjà eu, avec des promesses mais sans jamais régler le problème du pigeon. Compter encore, malgré tout, sur les fédérations ? Elles disent vouloir rester dans le dialogue mais en réalité elles sont aux ordres des préfets. Nous n’avons plus le choix, ce qui nous arrive avec le pigeon le montre : si nous voulons sauver la chasse ou ce qu’il en reste, nous avons besoin de plus de solidarité entre chasseurs, tous modes de chasse confondus ».

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Pigeon en mars : l’espoir définitivement envolé ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Ambiance

« Ça parle beaucoup dans les ACCA en ce moment, surtout dans les équipes sanglier ». « Les chasseurs se demandent où l’on va, où l’on nous mène » … En Ardèche, cette année, les réunions de secteur ont révélé un « malaise entre la fédération et les ACCA ». Dans quatre secteurs au moins, des Présidents d’ACCA n’ont pas apprécié – et l’ont fait savoir – que le représentant de la fédération minimise systématiquement tous les problèmes, « comme si ces problèmes n’existaient pas », au point « d’oublier parfois d’en parler » : les fortes présomptions de manipulations génétiques sur le sanglier s’appuyant sur la publication par l’Interdépartementale de rapports officiels et de données scientifiques ? « Pour le moment, seulement des rumeurs propagées par certains. On connaitra peut-être la vérité d’ici dix ou quinze ans » ; la revendication officielle de stériliser la bête noire en Ardèche ? « Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas encore fait ! ». Ce qui passe encore plus mal, c’est que « la FDC 07 qui vient d’échouer encore une fois sur le pigeon ramier n’assume pas sa responsabilité ». Elle tente de se défausser sur l’Interdépartementale « quand on entend dire que Ségolène Royal a surement mal pris d’être sifflée au congrès et qu’il n’aurait peut-être pas fallu le faire ». Un chasseur de pigeon rétorque à la fédération que « personne n’avait sifflé la ministre en 2015, ce qui ne l’a pas empêchée de nous interdire le pigeon ramier en mars après nous avoir pondu sa grive communale en février ». Dans plusieurs secteurs, le délégué fédéral a été pris à parti par les représentants des ACCA sur la position des fédérations « qui ont désavoué la manifestation des ACCA de l’Interdépartementale » (10 septembre 2016) et s’en sont publiquement désolidarisées : « On pourra nous dire ce qu’on veut, ce n’est pas le rôle d’une fédération de chasseurs de s’en prendre à ceux qui défendent la chasse ! ».

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

« Pour les Présidents d’ACCA, ça devient compliqué. Il nous faut régler trois ou quatre problèmes à la fois, appliquer les décisions de l’administration, faire plaisir à nos chasseurs, ne pas se mettre à dos les agriculteurs, etc. Nous sommes que des bénévoles avec de tout petits moyens. On y passe beaucoup de temps et encore on se fait critiquer ». D’autres se disent préoccupés par la montée des conflits internes aux ACCA. « C’est un peu le bordel. Il y a de plus en plus de Présidents d’ACCA qui finissent maintenant devant un tribunal. Et quand on demande un conseil à notre fédération, il faut attendre un mois avant d’avoir la réponse … si on l’a ». Plusieurs Présidents d’ACCA s’indignent de voir plaider contre leur ACCA « un avocat payé par les fédérations, c’est-à-dire par les ACCA ». « N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ? ». « L’argent mis sur la table par des personnes extérieures au département (pour constituer une chasse privée sanglier – NDLR), cela fait monter les enchères, constate un autre. Nos équipes d’ACCA ont de plus en plus de mal à suivre. Elles perdent des territoires, souvent les meilleurs pour le sanglier ». « La moyenne d’âge des Présidents d’ACCA est élevée, heureusement que des jeunes s’y mettent ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Sébastien Riou – Boffres)

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« La FDC 07 est de plus en plus montrée du doigt dans les ACCA. Un soutien aux ACCA, notamment juridique, est attendu de l’Interdépartementale pour pallier aux insuffisances de la fédération ardéchoise. Nous  déplorons tous, Ardéchois comme Drômois, la mauvaise entente entre chasseurs, le manque de solidarité flagrant qui nous affaibli »

 

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L’appel à plus de solidarité des ACCA pour défendre la chasse

 

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Ambiance

Des cinq Tables Rondes organisées par l’Interdépartementale le 24 février 2017, celle du sanglier était la plus fournie en participants et … en réactions. Un sujet a occupé toutes les conversations : les chasseurs de sanglier sont-ils à la veille d’un « désastre annoncé », d’une « éradication du sanglier » qui se prépare méthodiquement et que l’on essaie encore de leur cacher ? Remontées de terrain : les révélations fracassantes de  l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sont actuellement reprises et discutées dans de nombreuses ACCA. Plus personne ne prend à la légère les publications argumentées de l’Interdépartementale qui font chauffer le compteur électronique du site internet de la Chasse Drôme-Ardèche : prétendue « maladie » du sanglier qui se promène de l’Ardèche aux Pyrénées sans contaminer un seul sanglier dans les autres départements traversés, stérilisation de masse du sanglier qui a déjà commencé dans la nature ici et là « à titre expérimental », officiellement en Catalogne et dont les Espagnols ne se cachent même plus, conférencière officielle prise en flagrant délit de mensonge (de son propre chef ou sur recommandation pressante de l’autorité supérieure ?) dans une réunion d’information d’ACCA organisée par une fédération, discours pommade d’une autre fédération consistant à nier en bloc, contre toute évidence, sans aucun argument scientifique à faire valoir en contre, l’hypothèse de plus en plus étayée d’une probable manipulation génétique sur le sanglier qui serait en cours d’expérimentation en Ardèche, dans les Pyrénées Orientales, dans le massif des Albères, versant espagnol.

Ce qu’il s’est dit dans les ACCA concernées

Trois points de vue s’affrontent. Il y a d’abord ces chasseurs qui continuent à se rassurer – ce qui est leur droit – en faisant plutôt confiance au discours officiel relayé par les fédérations : « C’est vrai que nous aussi on se pose pas mal de questions mais quand l’Interdépartementale parle de scandale pour le sanglier, il n’y a pas de preuve, seulement des suppositions ». Il y a ensuite les chasseurs qui doutent sérieusement de la version officielle : « Comme tout le monde, au départ j’ai cru ce qu’on nous disait. Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à croire que cette maladie (de l’oedème du porc – NDLR), si c’était vraiment celle-là comme on nous le dit, fasse mourir les sangliers mais pas les porcs, qu’elle arrive tout d’un coup en Ardèche mais pas ailleurs puis maintenant dans les Pyrénées ». Il y a enfin tous ces chasseurs dont la conviction est faite depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui les plus nombreux : « Depuis le début, on nous prend pour des cons. C’est la « myxo » du sanglier qu’ils nous ont foutue ! ». « Il y en a qui savent, c’est sûr ; maintenant, ils doivent commencer à « baliser » si on découvre un jour la vérité ». « Au niveau politique, c’est décidé depuis longtemps : ils cherchent comment faire disparaitre le sanglier sans laisser de traces mais ça ils ne vont pas nous le dire ». Ces chasseurs estiment que l’argument scientifique penche de leur côté même s’il s’agit plus, pour le moment, de fortes probabilités que de réelles certitudes : « Quand des spécialistes invités par les fédérations n’hésitent pas à mentir pour essayer de convaincre, il faut quand même se demander pourquoi, non ? ». « Puisque notre fédération (Ardèche – NDLR) parle de rumeurs à propos de ce que l’Interdépartementale a publié sur le sanglier, que les chasseurs aillent donc voir eux-mêmes sur le site, ils sauront pourquoi il ne s’agit pas de rumeurs mais de travaux scientifiques que personne jusqu’à présent n’a pu contester, ni la fédération, ni la préfecture, ni le ministère de l’Ecologie ».  « Sûr que si l’Interdépartementale n’était pas là, on en serait encore à tout ignorer … comme des cons ! ».

La position officielle de la Table Ronde 2017

(Rapporteur choisi par le groupe : Jordan Laude – La Motte Chalencon)

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« Quel avenir pour la chasse au sanglier ? Les jeunes chasseurs sont inquiets. « Maladie » ou … tout autre chose, empoisonnements, stérilisation : les ACCA regrettent le manque d’information venant des fédérations. Que deviennent les résultats des analyses scientifiques effectuées depuis plusieurs années ? Que fait le ministère de l’Environnement pour lutter contre la pyrale du buis qui est en train de faire disparaitre une partie du biotope dans nos massifs à sanglier ? Il faut repenser la question de la maîtrise des dégâts de sanglier par rapport aux territoires dont le contrôle échappe de plus en plus aux ACCA. Là où il y a surpopulation de sangliers, pour éviter qu’on nous impose en secret des mesures catastrophiques, nous devons imaginer de nouvelles formes d’utilisation de nos équipes sanglier sur le terrain, par exemple en mobilisant quand il le faut, de façon  coordonnée, l’ensemble des ACCA d’un même secteur, en allant au besoin jusqu’à penser « massif » plutôt que « commune ».

 

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Il n’a pas fini de faire parler de lui ! …

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Une ACCA de l’Ardèche condamnée pour « désastre écologique »

L’INTERDEPARTEMENTALE QUI REJETTE « TOUT AMALGAME DESTINE A JETER LE DISCREDIT SUR L’ENSEMBLE DES ACCA » ESTIME QUE « LES CHASSEURS ONT UNE RESPONSABILITE PARTICULIERE DANS LA PRESERVATION DE L’ENVIRONNEMENT »

 

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Communiqué du Bureau Interdépartemental

 

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Beauchastel, le 15 avril 2017.

« C’est par le journal qu’un délit environnemental pour lequel une ACCA de l’Ardèche vient d’être condamnée a été porté à la connaissance des dirigeants de l’Interdépartementale.

« Le Bureau Interdépartemental prend acte de la décision de justice, l’ACCA déclarée coupable ne contestant pas les faits qui lui sont reprochés.

« L’Interdépartementale rejette tout amalgame destiné à jeter le discrédit sur l’ensemble des ACCA mais rappelle aux chasseurs la responsabilité particulière qui est la leur dans le respect de la nature, la préservation de l’environnement, l’image de la chasse donnée aux autres utilisateurs de la nature.

« Ainsi, par l’entretien permanent d’un millier de kilomètres de chemins à travers les massifs boisés, l’ensemble des ACCA de l’Ardèche participent efficacement à la lutte contre les incendies de forêts.

« Conceptrice et organisatrice des Printemps du Rhône, concept novateur aujourd’hui mis en pratique au niveau des autres fleuves français, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche est depuis toujours très attachée à la préservation des milieux aquatiques.

« Au-delà du fait divers, de ce cas particulier qui ne manquera pas d’être monté en épingle et exploité contre les chasseurs, l’Interdépartementale est bien consciente du problème plus large qui est aujourd’hui soulevé.

« C’est pourquoi, elle invite les fédérations de chasseurs à lancer sans tarder une concertation générale avec leurs adhérents obligatoires, ACCA et chasses privées.

« Les fédérations pourront ainsi leur apporter des réponses précises, des moyens juridiques, techniques, financiers que les chasseurs attendent et réclament pour que les équipes grand gibier soient en situation de mettre en oeuvre dès la prochaine ouverture de la chasse des solutions concrètes, réalistes, applicables, progressives, financièrement supportables.

« L’Interdépartementale, qui prend acte qu’une enquête diligentée par la Gendarmerie Nationale et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage puisse se conclure en un an par la tenue d’un procès et la condamnation d’une ACCA, regrette qu’une ACCA du même département, ayant saisi la justice voici cinq ans pour empoisonnement chimique volontaire de la faune sauvage et mise en danger de la vie d’autrui  (bromadiolone), fait avéré, ait vue sa plainte classée sans suite, les coupables restant impunis à ce jour ».

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’AUDE PASSE LE BAC

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« Passe d’abord ton bac, tu chasseras après ! »

Ce reproche parental, aucun lycéen de l’Institut Saint-Joseph de Limoux dans l’Aude ne l’entend cette année. Car, pour réussir leur bac pro, les élèves de cet établissement ont passé l’option … « chasse ».

Pour gagner de précieux points au bac, ces jeunes ont suivi pendant leur année de terminale une formation au permis de chasser avec agrément piégeur et brevet de chasse à l’arc.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Cette grande première en France, une option « chasse » au bac validée par le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Agriculture, on la doit à un partenariat exemplaire entre la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude et l’Institut agricole Saint-Joseph de Limoux.

Bravo, la « fédé » !

 

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME … LA LPO DE BOUGRAIN-DUBOURG DIT LA MÊME CHOSE QUE NOUS !

 

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H5N8

Couplet antichasse imposé, « La LPO s’étonne que l’on ait continué à autoriser l’usage d’appelants malgré la grippe aviaire ». Elle le dit mais sans insister plus que ça. A la LPO d’Allain Bougrain-Dubourg, la vraie nouveauté est ailleurs : c’est lorsque la LPO dit la même chose que l’Interdépartementale, à savoir que les oiseaux migrateurs ne sont ni responsables, ni coupables des épisodes de grippe aviaire, seulement victimes :

« Les oiseaux sauvages, constate la LPO, sont une fois de plus incriminés comme étant les vecteurs essentiels du virus. Il n’est pas question de nier que l’oiseau sauvage peut être porteur. La question est de savoir s’il est à l’origine ou s’il subit le virus ».

L’oiseau migrateur subit, il n’est pas à l’origine ; telle est la réponse de la LPO qui argumente en ce sens :

« Il n’existe pas d’oiseau migrateur reliant l’Asie du Sud-Est et la France. La seule espèce « long courrier » est la sterne arctique qui effectue un déplacement vertical de 40 000 km, entre la Scandinavie et l’Antarctique ».

Et a LPO de conclure :

« Les seuls oiseaux qui nous arrivent en masse d’Extrême-Orient sont des volailles domestiques qui prennent l’avion !

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Echos de campagne. Propos philosophiques sur la ruralité

 

  • Il y a la campagne, la leur (11 d’abord, 2 ensuite) et la campagne, la nôtre (celle où nous vivons)

Alain Finkielkraut, philosophe français contemporain :

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- « Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions ».

Michel Onfray, philosophe français contemporain :

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- « Chaque fois que je me trouve dans un village de France, je le vois meurtri, blessé, abandonné, délaissé, oublié par les villes dans lesquelles on décide pour eux (les ruraux – NDLR) de ce qu’ils ont le droit de faire, voire le devoir de faire pour se mettre en conformité avec les normes françaises, donc européennes ».

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

24 FEVRIER : L’INTER OUVRE LES TABLES RONDES DE LA CHASSE

POUVOIR ÊTRE UN CHASSEUR BIEN INFORME, RECHERCHER ENSEMBLE ENTRE ACCA DE L’ARDECHE ET DE LA DRÔME DES SOLUTIONS CONCRETES APPLICABLES, METTRE FIN A LA DISCRIMINATION QUE NOUS IMPOSE LE POUVOIR PARISIEN ? L’INTERDÉPARTEMENTALE OUVRE LES TABLES-RONDES DE LA CHASSE. 24 FÉVRIER 2017, TOUT LE MONDE EN PARLE … EN TOUTE LIBERTÉ : POUR QUE LES RESPONSABLES QUI PRENNENT LES DÉCISIONS AGISSENT VITE ET BIEN !

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SANGLIER : LE SCANDALE EN 2017 ? …

 

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2017 : de nouvelles révélations à venir pourraient mettre à mal la thèse officielle de la « maladie » naturelle d’origine « inconnue »
affectant le sanglier … Affaire à suivre.


ACCA, LE MALAISE : COMMENT GÉRER AU MIEUX LE SANGLIER SI NOUS PERDONS LA MAÎTRISE DES TERRITOIRES ?

 

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Photo Inter/Marie-Christine Git

Les ACCA pourront-elles encore longtemps garder la maîtrise de leurs territoires chassables ? Va-t-on vers une privatisation
rampante de ces territoires ?

 

. Pouvoirs publics et fédérations mettent de plus en plus la pression sur les ACCA : dégâts aux cultures trop importants, nombre de sangliers prélevés insuffisants, etc. Oui mais …

Dans le même temps, les ACCA sont confrontées, beaucoup plus que par le passé, à des problèmes que les responsables locaux des équipes dirigeantes
bénévoles ont parfois du mal à solutionner :

Conflits internes qui surgissent et s’enveniment quand des chasseurs étrangers à la commune, forts de leur droit et de leur argent, veulent faire main basse sur les territoires de l’ACCA en poussant sans ménagement les responsables locaux vers la sortie ; risque de privatisation rampante des territoires d’ACCA ; judiciarisation de ces conflits pour tenter de mettre en porte à faux les dirigeants locaux, les faire démettre de leurs fonction, puis prendre leur place ; intervention discutable d’avocats plaidant contre les ACCA que par ailleurs ils sont sensés défendre agissant ainsi à la limite du conflit d’intérêts ; contradiction entre les objectifs annoncés et les moyens réglementaires donnés aux ACCA ; absence de coordination sinon rivalité entre équipes d’ACCA voisines ; retraits de terrains d’ACCA par la procédure dite « d’opposition de conscience » ; territoires soustraits à la chasse par les opposants et transformés en « réserves de vie sauvage » ; territoires privatisés chassés uniquement une fois par semaine ; territoires de plus en plus mités par l’urbanisation galopante ; textes réglementaires s’imposant en droit aux ACCA mais s’avérant en partie inapplicables sur le terrain ; règlements intérieurs d’ACCA systématiquement refusés au sujet de l’organisation de la chasse aux grands gibiers ; flou artistique entretenu dans les réponses données aux ACCA quand ce n’est pas absence pure et simple de réponse, etc.

Pour enrayer ce phénomène inquiétant, les responsables d’ACCA auraient intérêt à se tenir informés, se concerter, se regrouper … Et agir. Avant que – pour cela aussi – il ne soit trop tard.

 

PIGEON RAMIER CLASSE NUISIBLE DANS LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE : L’ARRÊTE PREFECTORAL ANNONCE COMME CERTAIN DEPUIS SEPTEMBRE 2016 A-T-IL DES CHANCES REELLES D’ÊTRE APPLIQUE DANS TOUTES LES ACCA A PARTIR DU 1er MARS ?

 

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Les chasseurs ardéchois vont bientôt connaître la réponse …

 

 

GRIVE : CHASSER PARTOUT JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE LA NATURE LE PERMET ? OUI, CELA VA SE FAIRE CETTE ANNEE DANS LES 17 DEPARTEMENTS DU SUD, Y COMPRIS EN DRÔMEARDECHE … A MOINS QUE, PAR CAPRICE ROYAL, 8 CHASSEURS SUR 10 SOIENT ENCORE INTERDITS DE CHASSE DANS LES 535 ACCA MISES A L’INDEX PAR PARIS, LES 535 COMMUNES VICTIMES DU MEPRIS DE L’ETAT QUAND LA LOI DE LA REPUBLIQUE N’EST TOUJOURS PAS LA MÊME POUR TOUS

 

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Situation unique – et inique – en France : en Drôme-Ardèche, par décision du gouvernement, la date de fermeture de la chasse à la grive se fait en fonction de la commune ! Depuis 10 ans, les chasseurs de 535 ACCA sont arbitrairement interdits de 10 jours de chasse. En février 2017, dans la pratique, faut-il encore accepter cette bouffonnerie parisienne ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

EN APPELLE SOLENNELLEMENT A L’ENSEMBLE DES ELUS POUR QUE CESSE UNE MESURE DISCRIMINATOIRE, ARBITRAIRE, INJUSTE, PRISE SANS FONDEMENT SCIENTIFIQUE PAR LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE SEUL BUT D’AFFAIBLIR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS EN TENTANT VAINEMENT DE LES DIVISER

 

Depuis bientôt 10 ans, les chasseurs drômois et ardéchois
des 535 communes du centre et du nord (les 56 cantons d’avant le redécoupage cantonal), soit 8 chasseurs sur 10, sont injustement privés de dix jours de chasse à la grive, la fermeture intervenant pour eux de façon totalement discriminatoire et arbitraire le 10 février au lieu du 20 partout ailleurs (les 17 départements du sud de la France)

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  • Nous en appelons à tous les élus au nom de « l’Egalité républicaine ».

 

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  • Eux non plus ne comprennent pas l’acharnement durable déployé par un ministère contre une catégorie de citoyens qui, à redevance cynégétique égale versée à l’Etat, n’ont plus les mêmes droits dans leur département.

 

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GRIPPE AVIAIRE : INTERDIRE LA POSE D’APPELANTS NE SERT A RIEN SINON FAIRE PLAISIR AUX OPPOSANTS A LA CHASSE

 

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H5N1, H5N8 … Les foyers de grippe aviaire sont en Asie mais c’est en France que les éleveurs de canards ou de faisans ainsi que les chasseurs de gibier d’eau avec appelants en font les frais à répétition : prétexte commode trouvé uniquement pour plaire. Loin de toute démagogie, il serait temps de trouver une solution pérenne pour les saisons à venir.

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Photo Inter/Capture d’écran

. Dans sa séance du 9 décembre, le Conseil Interdépartemental a suivi avec un intérêt particulier le compte-rendu de la réunion annuelle qui s’est tenue le 9 novembre avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) en présence du Directeur régional de Valence, Philippe Armand.

La sécurité aux abords du fleuve et des ouvrages hydroélectriques reste une priorité partagée dans le partenariat, plusieurs fois renouvelé et actuellement triennal, qui lie la CNR, l’ANCGE et l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche depuis de nombreuses années, fruit de relations de travail et de confiance mises en place tout au long de plusieurs décennies avec plusieurs directions CNR et équipes régionales successives.

Ce partenariat réussi, cité en exemple de mission locale CNR d’intérêt général lors d’une réunion officielle en Ardèche par Elisabeth Ayrault, Présidente du Directoire et Présidente Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, souligne en un parallèle harmonieux la bidépartementalité du fleuve et l’interdépartementalité de notre association : le Rhône, trait d’union entre la Drôme et l’Ardèche, le fleuve qui relie les hommes.

La priorité de la sécurité pour CNR et les ACCA de l’Interdépartementale riveraines du Rhône ne fait pas oublier pour autant les autres créneaux sur lesquels l’Interdépartementale est positionnée depuis 35 ans : actions de sensibilisation et d’information, mise en valeur du patrimoine naturel rhôdanien, réappropriation des berges du Rhône par ses riverains, protection de l’environnement, préservation de la biodiversité, lutte contre les espèces invasives, entretien des chemins, roselières et abords des huttes de chasse, implantation, entretien, sécurisation et homologations officielles des huttes de chasse au gibier d’eau, partage de la nature avec tous les usagers, libre exercice des activités de loisirs nature au premier rang desquelles par le nombre de pratiquants (mais aussi les plus anciennes dans leur relation au fleuve Rhône) : la chasse et la pêche.

Dans la continuité de ce qui se fait depuis maintenant 35 ans entre CNR et chasseurs des deux rives, le 24 janvier dernier les Fédérations Départementales des Chasseurs de la Drôme et de l’Ardèche ont pu signer à leur tour une convention de partenariat en tous points analogue avec CNR : une première dont l’Interdépartementale se félicite.

 

Le groupe socialiste du Conseil Régional est-il contre la chasse et les chasseurs ?

 

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. Désormais dans l’opposition, le groupe socialiste du conseil régional classe les chasseurs, avec un regret appuyé, parmi les « grands gagnants » de la nouvelle politique de la région Auvergne-Rhône-Alpes initiée par le Président Laurent Wauquiez. Dès le lendemain de leur défaite aux élections régionales à laquelle, il est vrai, beaucoup de chasseurs avaient activement pris part, les socialistes avaient dénoncé le « clientélisme » pratiqué par le nouvel exécutif régional à l’égard des citoyens-chasseurs.

De deux choses l’une : ou les socialistes sont contre la chasse et ceux qui la pratiquent, alors ils doivent avoir le courage de le dire ; ou ils ne sont pas contre, alors pourquoi regretter le temps où seules les associations opposées à la chasse bénéficiaient de l’attention et des largesses de l’exécutif régional PSEurope- Ecologie-Les-Verts ?

Une clarification s’impose.

En Drôme-Ardèche, le réseau de relations tissé patiemment par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et les élus de tous bords permet un dialogue globalement positif avec les élus PS. Nos relations à tous les niveaux avec les élus socialistes (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires) sont plutôt satisfaisantes même si leur pouvoir d’intervention parait aujourd’hui assez limité lorsqu’il s’agit de faire aboutir auprès des ministères les dossiers de la chasse toujours en souffrance, en particulier au menu actuel : grive « communale », sauce royale ; pigeon ramier de mars, soupe à la grimace.

 

Conseil d’Administration ANCGE : grâce à la concertation étroite avec la FNC, le pire a été évité pour les appelants mais c’est une saison abîmée par des interdictions à répétition qui passent mal

 

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. Le 20 décembre 2016, le Conseil d’Administration de l’ANCGE tenu à Paris dans les locaux de l’ONCFS a été largement consacré à l’épisode actuel de grippe aviaire (H5N8) et ses conséquences sur la chasse au petit gibier et au gibier d’eau : interdiction des lâchers de faisans et du transport d’appelants, mesure nationale prise par arrêté ministériel s’appliquant à toute la vallée du Rhône ou presque … En fonction de la commune dans laquelle on se trouve ! Ça ne vous rappelle rien ? Alors, parlez-en aux chasseurs de grives … Christian Pialet était présent à Paris le 20 décembre.

119 120Photos Inter/ANCGE/Flavie

Dès le début des interdictions, le Président de l’Interdépartementale, par ailleurs Administrateur National de l’ANCGE, a plaidé le dossier du DPF (Domaine Public Fluvial). Il a dénoncé l’aberration de chasseurs interdits de transport d’appelants dans leur propre commune quand dans la commune d’en face c’est autorisé. Il a clairement laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à prendre la tête d’un mouvement national de protestation si l’interdiction n’était pas levée … Ce que le gouvernement s’est tout de même décidé à faire 48 h après.

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Christian Pialet avait adressé un argumentaire au Président National Didier Vergy ainsi qu’à ses collègues administrateurs de l’ANCGE sans oublier le Président de la FNC, Willy Schraen : arguments techniques, scientifiques et politiques dont une indiscrétion laisse à penser qu’ils ont été évoqués et bien pris en compte au ministère de l’agriculture en charge du dossier. Les efforts conjugués de l’ANCGE (le Docteur Jean-Michel François a piloté le dossier avec une compétence reconnue) et de la FNC ont rapidement débouché sur des dérogations permettant le retour des appelants sous conditions … Dont certaines peu satisfaisantes, à l’efficacité douteuse, à la mise en pratique confuse sur le terrain et que l’Etat devra absolument revoir mais en concertation – cette fois ! – avec les représentants des chasseurs.

Epilogue de la crise : Christian Pialet se dit « impressionné » par la détermination et la réactivité du nouveau patron des chasseurs de France dont c’était là la véritable première patate chaude. L’Ardéchois a d’ailleurs tenu à remercier personnellement le Président de la FNC pour sa gestion « délicate mais réussie » de la crise. Alertant celui-ci sur la probabilité que des opposants à la chasse réclament aussi la fermeture anticipée du gibier d’eau pour cause de froid (pour la bécasse, c’était plus justifié), 8 minutes seulement après l’envoi du courriel depuis Beauchastel, la FNC faisait savoir à l’Interdépartementale que le message avait déjà été transmis au Président Schraen.

A la Fédération Nationale des Chasseurs, un vent nouveau porteur d’espoir semble s’être levé.

L’an dernier, l’AG de l’Inter Chasse 26- 07 avait réservé une surprise de taille aux participants par la présence à la tribune de Beauchastel du footballeur professionnel Florent Laville, l’ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais …

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. Au 24 février pour une AG 2017 au déroulement inédit qui va surprendre !

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2016

« LE PARADOXE DU CHASSEUR »

 

Changement de ton.

« En 2016, les chasseurs maltraités pourraient bien cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent et passer à l’action. Notre assemblée générale en décidera le 26 février ».

C’est par ces mots que Christian Pialet a résumé l’orientation des débats et décisions du conseil interdépartemental du 15 janvier.

Ce changement de ton ouvre la porte à des « actions » qui auraient déjà été listées par les dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche mais devraient rester « secrètes » jusqu’au 26 février.

La 35ième assemblée générale de l’inter chasse 26-07 « à laquelle tous les chasseurs voulant s’informer et se mobiliser en vue d’actions à venir sont d’ores et déjà invités » pourrait déboucher, si les adhérents le décident, sur un « changement de stratégie ». Nous n’en savons pas plus mais le président Pialet insiste beaucoup sur un point : « Si nos ACCA adhérentes ne sont pas présentes en nombre suffisant le 26 février à Beauchastel, nous ne pourrons rien décider du tout ».

2016 qui commence, c’est l’occasion d’innover.

C’est ce que nous tentons sur le site dès aujourd’hui, vous allez sûrement vous en rendre compte, nous qui constituons la petite équipe bénévole (trois personnes) responsable de la communication en ligne de la chasse Drôme-Ardèche. A travers ces quelques nouveautés, nous espérons que vous apprécierez le fond et la forme.

Bonne année, bonne santé, bonne lecture.

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Le petit observateur drômardéchois

 

DIESEL LE CHIEN VA ÊTRE DECORE

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Photo Inter retouchée/Capture d’écran/BFMTV

Diesel, le chien mort pour que vivent les hommes, va être décoré.

L’histoire de cette chienne du Raid, un berger malinois qui avait été abattu par les terroristes islamistes lors de l’assaut de Saint-Denis, avait provoqué, chacun s’en souvient, une intense émotion dans le monde entier à travers les réseaux sociaux.

Diesel sera bientôt décorée à titre posthume … par les Anglais. La chienne recevra la médaille Dickin, la plus haute distinction récompensant les animaux, a annoncé l’association britannique DPSA qui la décerne.

« La médaille Dickin du DPSA reconnaît l’accomplissement remarquable du sens du devoir sur le théâtre des conflits. Diesel est un récipiendaire particulièrement méritant », a indiqué Jan McLoughlin, directeur de l’association.

Créée en 1943, la médaille Dickin a été remise à des pigeons voyageurs ayant transporté des messages derrière les lignes ennemies lors de la deuxième guerre mondiale ou encore à des chiens de l’armée qui ont détecté des explosifs cachés par les talibans en Afghanistan.

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. UNE SURPRISE, UN BEAU GESTE ET QUATRE BENEFICIAIRES DONT L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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En présence du Maire, Alain Valla, la remise des chèques par Janine Burine aux 4 associations : Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Photo Inter/JMS

Quelques jours avant son décès le mois dernier, le Vice-Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Michel Burine, avait tenu à rendre officielle la dissolution de la Pétanque de l’Eyrieux qu’il présidait. Il a préparé cette ultime étape avec Janine, en accord avec son Conseil d’Administration.

Au bout de 35 ans, la dernière page se tourne aujourd’hui pour cette association beauchastelloise connue. A la Pétanque de l’Eyrieux, la convivialité entre amis se mêlait toujours au plaisir du jeu. Les interclubs très courus dont les réputés « Lundi de Pâques », le concours de pétanque en doublettes des « Printemps du Rhône » et jusqu’à l’an passé toutes les éditions du « Rhôdanien » de l’Interdépartementale organisées en partenariat avec la Pétanque de l’Eyrieux : autant de moments forts qui ont marqué pendant 35 ans la vie de l’association de pétanque.

La gestion rigoureuse de l’association avait permis l’achat de matériel au service des joueurs. Elle se solde aujourd’hui positivement par un beau geste généreux et solidaire. Une surprise ! 4 chèques d’un montant de 775 € chacun, signés de la main de Michel Burine sur son lit d’hôpital, viennent d’être remis par la Vice-Présidente de la Pétanque de l’Eyrieux, Janine Burine, lors d’une petite cérémonie en présence du maire de Beauchastel, Alain Valla, aux représentants présents des 4 associations désignées comme bénéficiaires :

Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche.

Ainsi ont été respectées les dernières décisions associatives voulues et prises par Michel Burine.

 

. LA CHASSE FAIT SON ENTREE A LA REGION

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

Et si les choses commençaient enfin à bouger vraiment pour les chasseurs ?

Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout au cours d’un hiver qui a pris du retard mais quand même … Voici au moins une promesse de campagne qui n’aura pas été oubliée. Et voilà un homme politique qui commence son mandat en assumant ses choix sans complexe. C’est préférable à ceux qui perdent subitement la mémoire dès l’élection passée et font alors le contraire de ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient. C’est plutôt nouveau et assez encourageant. Espérons, pour nous chasseurs, que cela va durer. Prudence quand même ! Des reniements, des trahisons, des abandons, nous en avons connu de toutes les couleurs à l’Interdépartementale, de la part des politiques, depuis 35 ans.

Dès l’élection de sa liste proclamée, avant même que Laurent Wauquiez ne soit installé par le vote des Conseillers Régionaux à la présidence de l’exécutif de notre nouvelle région, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche prenait contact avec le Président de Rhône-Alpes-Auvergne et lui adressait pour information l’analyse publiée sur notre site, analyse depuis très commentée :

« Y a-t-il eu un vote « chasseurs » en Rhône-Alpes-Auvergne ? »

Sans trop y croire, reconnaissons-le, nous espérions quand même un premier geste significatif en direction de ces 136 000 citoyens-chasseurs-électeurs de Rhône-Alpes-Auvergne trop longtemps oubliés sinon délibérément ignorés. La réponse a été immédiate :

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Photo Inter/Alain Pialet

– Philippe Meunier (LR/Rhône) est nommé par Laurent Wauquiez Vice-Président en charge de la chasse (et de la pêche) en plus de la sécurité et des partenariats internationaux.

Pour la première fois, la chasse est officiellement représentée en Rhône-Alpes au niveau de l’exécutif régional. Dans le prolongement des mots d’une campagne électorale, c’est un premier acte. Nous le saluons. D’autres devront suivre évidemment. Nous serons vigilants. Parce que les chasseurs nous le demandent. Parce que nous sommes là pour ça.

 

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- Par ailleurs, c’est Eric Fournier (UDI/Haute-Savoie) qui sera en charge de l’environnement, du développement durable, de l’énergie, des parcs naturels régionaux.

C’est donc lui, en matière de subventions environnementales, qui aura la mission de mettre en cohérence les engagements pris, le choix souverain des électeurs et les décisions à venir. Sur ce plan-là aussi, nous serons vigilants. Parce que l’équité doit redevenir la règle.

 

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Photo Inter/Alain Pialet

- Fidèle à ses objectifs et ses valeurs

– informer les chasseurs et les défendre, promouvoir une image positive de la chasse, revendiquer l’équité pour tous les chasseurs et la justice dans les décisions prises – l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a déjà pris contact avec les deux Vice-Présidents de la nouvelle région. Il a été décidé de les tenir régulièrement informés des dossiers chasse dont nous avons la compétence et sur lesquels nous sommes engagés.

– Fidèle à ses engagements

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche agira en lien avec les fédérations, en prenant appui sur ses adhérents, nos 200 ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) que nous représentons et qui nous font confiance, socle légitime de notre action.

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Le 7 décembre dernier, Michel Burine nous quittait. En ce début 2016, Michel reste pourtant tellement présent dans l’équipe de l’Interdépartementale ! Comme je l’ai souligné en présence de Janine à l’ouverture de notre Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 – le premier sans Michel -, pour nous ses amis il fera toujours vraiment partie de l’équipe car ce que Michel aurait dit, ce qu’il aurait fait, même s’il n’est plus là pour le dire, pour le faire, continue à inspirer notre action collective et nous donne « l’envie d’avoir envie ». Notre beau travail d’équipe se poursuit.

D’un Michel à l’autre … Le « Gendarme de St Tropez » a tiré sa révérence dans un dernier fou-rire. Le rire et le talent. Quand Michel Galabru jouait du Pagnol, il ne jouait pas, il était. De tout son rire, de tout son accent, de toute sa truculence, de tout son talent, vrai acteur, il était vraiment le boulanger.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Pagnol, c’était lui aussi l’accent chantant du midi aux senteurs ensoleillées de thym et de lavande ; Marcel Pagnol, c’est l’auteur inoubliable de la chasse au perdreau sauvage, la perdrix rouge, ces fameuses « bartavelles » qu’enfant il découvrit vraiment lors de l’émerveillement juvénile d’une mémorable partie de chasse « à la gloire de (son) père » :

« Alors mon coeur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! ».

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… Le Midi, la Méditerranée si chers à Galabru et Pagnol.

Qui n’a jamais fredonné, sifflé ou entendu au moins une fois dans sa vie cette belle chanson populaire de Michel Delpech : « Le chasseur » ?

« Il était cinq heures du matin, on avançait dans les marais couverts de brume. J’avais mon fusil dans les mains … ».

« Un vol de perdreaux, par-dessus les champs, montait dans les nuages, la forêt chantait, le soleil brillait au bout des marécages ».

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A gauche, Moka. Au centre et à droite, Nala
Photos Inter/Alain Pialet

Comme pour tout vrai chasseur digne de ce nom (ne confondons pas chasseurs et « viandards » !), Michel Delpech n’élude pas le paradoxe du chasseur :

« Avec mon fusil dans les mains, au fond de moi je me sentais un peu coupable. Alors, je suis parti tout seul, j’ai emmené mon épagneul en promenade ».

Non ! Le plaisir de chasser ne se résume pas à la caricature que l’on en fait. Ce qu’un « antichasse » peut difficilement comprendre, c’est que le chasseur, le vrai chasseur qui n’a rien vu ou rien tiré ou rien tué, rentre pourtant à la maison généralement satisfait d’avoir accompli sa partie de chasse. Cela va plus loin. Lequel d’entre nous, vrai chasseur, n’a pas choisi, sans doute plusieurs fois, de laisser partir le gibier qu’il visait, d’écourter exprès, un jour de gros passage, une partie de chasse à la grive ou à l’alouette, d’avoir dans la lunette de sa carabine le sanglier ou le chevreuil et finalement de ne pas presser la détente, de contempler une pose de canards à la hutte sans se presser pour tirer au risque (et alors ?) qu’ils s’en aillent, d’être entouré de lapins de garenne au coucher du soleil et se contenter de les regarder ? …

Cela, et c’est heureux, la plupart des chasseurs le comprennent; peu le disent, beaucoup le font.

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’auteur de ces lignes pourrait citer des dizaines d’exemples vrais du même genre qui lui ont été rapportés, de la Drôme, de l’Ardèche et d’ailleurs.

Il a lui-même vraiment fait le choix, entre autres, de laisser partir, sans tirer, la première bécasse de sa vie, pourtant levée trois fois, d’abord deux dans des conditions difficiles pour un non spécialiste, ensuite pour finir, parfaitement bloquée à deux mètres du chasseur par sa petite chienne épagneul (c’était aussi ta première bécasse, pardon Nala, toi dont les parents sont des bécassiers confirmés !), bécasse à l’envol droit, haut, à découvert, ce qui est plutôt rare pour l’oiseau mythique si difficile à trouver, à approcher, à tirer. La prochaine fois, si prochaine fois il y a, promis Nala, je tirerai la mordorée … En essayant de ne pas la rater mais ça, avec moi, tu sais que ce n’est jamais gagné d’avance !

Avoir laissé filer exprès la première bécasse que je pouvais vraiment tirer (ces magnifiques oiseaux partent souvent à travers branches, trop bas, à hauteur d’homme et sont alors intirables pour des raisons de sécurité), a valu au père de deux garçons chasseurs quelques gentilles moqueries en famille … Pourtant, j’ai fait ce choix sans hésiter sur le moment, sans le moindre regret après. Le choix de ne pas tirer parce que je l’ai décidé, je l’assume vraiment en toute sérénité. Comme j’assume vraiment en toute sérénité le plaisir de chasser. Comprenne qui pourra ; Comprenne qui voudra.

C’est ce que j’appelle : le paradoxe du chasseur ».

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Le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité :

AUJOURD’HUI, LA REVUE DU PRESTIGIEUX SAINT- HUBERT CLUB DE FRANCE S’ASSOCIE A L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE POUR L’EVOQUER

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L’Ardèche comme on l’aime est de nouveau à l’honneur dans la presse cynégétique nationale. Ainsi que l’avait déjà fait la revue nationale Grand Gibier, c’est au tour d’un autre magazine cynégétique, le Saint-Hubert, de se rapprocher aujourd’hui de l’Interdépartementale à l’occasion de la parution de son premier numéro 2016. Le Saint-Hubert fait découvrir à ses lecteurs le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité. L’espace de restitution, appelé la Caverne du Pont d’Arc a utilisé les technologies les plus innovantes. Depuis son ouverture au public, la réplique parfaite de la Grotte Chauvet voit passer des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier : Ardèche de la modernité qui plonge ses racines jusqu’au coeur de la préhistoire.

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Dans un article-dossier de 4 pages, agrémenté de belles photos, le Saint-Hubert N° 119 (janvier-février-mars 2016) fait découvrir à ses nombreux lecteurs en France et à travers le monde les merveilles de la Grotte Chauvet visibles dans la Caverne de restitution du Pont d’Arc.

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Après quatre questions posées à Jean Clottes, Conservateur général du patrimoine, expert en art rupestre auprès de l’Unesco, Président d’honneur de la Société préhistorique française, le Saint-Hubert s’est tourné vers le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Estimant qu’un Ardéchois, natif de l’Ardèche, chasseur lui-même, était le mieux placé pour faire découvrir aux lecteurs le génie du chasseur-artiste du Pont d’Arc, la Rédaction de la revue du prestigieux Saint-Hubert Club de France donne la parole à Christian Pialet dans un texte intitulé « L’oeil du chasseur », formule-titre à double sens.

Dès le 21 avril 2015, certains se le rappellent, c’est l’Interdépartementale qui avait établi la première auprès des médias nationaux et du grand public ce lien si direct, si essentiel entre le chasseur ardéchois et le premier geste de création artistique reconnu de l’humanité. Cf. sur ce site notre article en Dossiers/Nature :

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http://www.interchasse-dromeardeche.fr/grotte-chauvet-pont-darc-25-avril-2015-jour-de-gloire-du-chasseur-ardechois/

 

Carnet de deuil

  • Gérard Mallen est décédé

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Gérard Mallen (à droite, 3ième rang) parmi les personnalités présentes au Trentenaire de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

Gérard Mallen qui fut longtemps Conseiller Régional, Conseiller Général et pendant 31 ans Maire de Saint-Péray est décédé. Officier de l’ordre national du Mérite, Chevalier des arts et lettres, Gérard Mallen avait accepté de faire partie des 50 personnalités ayant constitué le Comité d’Honneur du 30ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Il y était au titre de Président pour l’Ardèche de l’ordre national du Mérite. Le 25 février 2011, il avait honoré de sa présence l’Assemblée Générale exceptionnelle du Trentenaire. Ce 23 janvier 2016, jour de ses obsèques en l’église de Saint-Péray, Gérard Mallen aurait eu 87 ans. L’Interdépartementale était représentée à la cérémonie par son Président.

 

ANCGE

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE A FAIT PLACE AUX DIFFICULTES DES DERNIERES ANNEES

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Didier Vergy, le Président National de l’ANCGE et Christian Pialet
Photo Inter/ANCGE/Pierrick François

Le Conseil d’Administration de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) qui s’est tenu à Paris le 22 décembre 2015 a permis de vérifier que les difficultés de ces dernières années sont en train de faire place à une nouvelle dynamique.

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Lorsqu’il y avait encore de vrais hivers ! …
Photo Inter

Sous l’impulsion du Président Didier Vergy, l’équipe nationale de bénévoles qui l’entoure a remis l’ANCGE sur les rails. Signe qui ne trompe pas, à nouveau, les portes s’ouvrent : Assemblée Nationale, Sénat, ministères, ONCFS, FNC, etc. Les responsables de l’ANCGE sont maintenant mieux écoutés. Souhaitons qu’ils soient entendus.

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Observations de la migration en Drôme-Ardèche :

CHAQUE MOIS DANS LA SAUVAGINE, LA REVUE NATIONALE DES CHASSEURS DE GIBIER D’EAU

 

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Les lecteurs de La Sauvagine, mensuel national des chasseurs de gibier d’eau, ont remarqué depuis plusieurs mois que l’Interdépartementale communique maintenant, elle aussi, ses observations de la migration dans la page spéciale dirigée par Gilles Péré. L’avifaune migratrice qui emprunte le couloir Rhôdanien (2ième axe migratoire européen du Paléarctique occidental après l’Atlantique) est désormais scrutée dans ses mouvements, décade après décade.

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L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche apporte ainsi sa contribution aux observations nationales qui couvrent une bonne partie de la France. Elle le fait à partir d’un réseau de quatre observateurs expérimentés : Anthony Cuoq et Christian Pialet pour le fleuve Rhône, Gérard Avenas et Serge Roux pour l’affluent Isère.

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De gauche à droite, Serge Roux et Gérard Avenas sur l’Isère
Photo Inter

Pamela Anderson fait des vagues … LPO : « Ligue du Parfait Opportuniste » ? … Nature en cage, façon ASPAS … la FRAPNA contrainte de laisser la place aux chasseurs …

Les deux planètes … Tant qu’il y aura des grives … Sanglier-punition d’ACCA (Félines) : la presse nationale s’empare du dossier …

 

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Alerte à Malibu … et au Palais Bourbon !

Elle a bien choisi son moment, la députée écolo ! En pleine tempête sanitaire (élevages fermés, production interdite pour cause de grippe aviaire) qui déstabilise l’ensemble des producteurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, c’est mettre un peu plus la tête sous l’eau à ceux qui se noient que de demander, dans ce contexte, l’interdiction du foie gras.

C’est pourtant ce qui est fait par une députée écologiste, Laurence Abeille, qui vient de déposer un projet de loi visant à interdire le gavage des oies ou des canards et par conséquent l’interdiction du foie gras.

Doutant peut-être de sa propre force de conviction, la députée a appelé en renfort l’actrice hollywoodienne Pamela Anderson. Celle-ci, armée de platitudes (nous parlons de son discours), a fait des vagues à l’Assemblée nationale, ce qui a valu à Madame Abeille ce commentaire sans miel et plutôt piquant de CPNT :

« Pas de doute, elle préfère les dindes gonflées au silicone aux bonnes oies gavées au maïs des Landes, du Périgord, de Vendée ou d’Alsace … ».

Et d’en retartiner une couche :

« Nous préférons le naturel, l’authenticité et le bon goût des savoir-faire du terroir au mauvais goût des écologistes pour le factice bourré de plastique (…) ».

Plutôt gonflé, l’humour de CPNT et même un peu gras … comme un certain foie.

 

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Photo Inter/Capture d’écran/France 2
09/11/2015

M. Bougrain-Dubourg qui vient de la TV s’y croit encore. Son carnet d’adresses médias-people lui permet de s’entourer de caméras aussi souvent qu’il le veut. Il peut ainsi sauter sur toutes les occasions, quitte, quand il n’y en a pas, à les fabriquer lui-même.

Il sait aussi sauter sur toutes les clôtures, s’invitant là où on ne l’attend pas, rarement là où on le désire. On garde en mémoire, par exemple, ce face à face télévisé entre le patron de la LPO et l’inconnu à la pelle filmé en slip dans son jardin : une image qui a fait le bonheur des internautes … et le tour de la planète.
Un gros coup du pub à la LPO, c’était bien le but, qui a pu, une fois de plus, se dire « agressée » en venant provoquer à domicile le soi-disant « braconnier » !

« Braconnier » ? Sauf, que l’homme en question (il y a peut-être eu erreur sur la personne ?) aurait été parfaitement en règle au regard de la législation sur la chasse en étant titulaire d’une licence attribuée par la préfecture. De plus, il était chez lui. En réalité, ce serait les envahisseurs qui auraient enfreint la loi en ayant fait irruption dans une propriété privée. Mais cela, on ne l’a appris que plus tard et ce n’est pas la LPO qui a rappelé la TV pour le dire.

C’est avec son même sens légendaire de l’opportunisme que « l’ami des oiseaux » vient de manifester à Lyon en faveur … du loup (drôle d’oiseau !) après s’être assuré qu’il pourrait y prendre la parole devant les caméras de télévision. Le loup ? Vous aussi, vous aviez cru que LPO voulait dire : « Ligue pour la Protection des Oiseaux » ? Perdu !

« Ligue du Parfait Opportuniste », serait sans doute plus approprié.

Car, à notre connaissance, le nouvel ami autodésigné des loups et ancien grand protecteur autoproclamé des oiseaux n’a jamais manifesté une seule fois, ni seulement protesté à voix basse contre l’ignoble gazage de 500 000 oies cendrées et canards siffleurs. Ce sont pourtant des oiseaux que l’on extermine massivement en toute légalité européenne. Et sauvages, par-dessus le marché.

Mais quand les chasseurs ne sont pas là, la cause animale, M. Bougrain-Dubourg s’en fout comme de sa première clôture.

 

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Les lecteurs du site ont pu suivre les multiples rebondissements de la crise interne qui secoue depuis des mois l’ASPAS (et ce n’est pas fini, vous pouvez nous croire). Son Vice-Président, Marc Giraud, est un homme intelligent. En bon tacticien, il a peut-être trouvé le moyen de relancer l’ASPAS en pleine tempête : tout simplement en parlant d’autre chose.

L’occasion, il vient de la créer lui-même par l’ouverture en fanfare de sa nouvelle réserve de « vie sauvage » avec participation très médiatisée du cinéaste Jacques Perrin, lequel fait de beaux films nature et aurait gagné à s’en tenir à ça par considération pour son public plus large, heureusement pour M. Perrin, que les adhérents de l’ASPAS.

La nouvelle réserve naturelle, propriété de l’ASPAS, se situe aux Deux lacs de Châteauneuf-du-Rhone : 60 hectares. La Drôme est particulièrement servie puisque la première réserve de l’ASPAS s’y trouve déjà depuis 2014 dans le massif du Grand Barry. D’autres réserves privées de ce type existent ailleurs : dans la Somme (1000 hectares), l’Isère (3000 hectares), etc. Au total, ce sont des milliers d’hectares de nature qui sont en train d’être mis sous cloche, vitrifiés.

Qu’est-ce qu’une « réserve de vie sauvage » ?

Un sanctuaire vert, la nature mise en cage :

– Chasse interdite
– Pêche interdite
– Cueillette interdite
– Exploitation forestière interdite
– Exploitation agricole interdite
– Elevage interdit
– Feux interdits
– Chiens non tenus en laisse interdits
– Voitures interdites
– Motos interdites
– Cyclomoteurs interdits
– Quads interdits
– Caravanes interdites
– Camping interdit

La nature, c’est bien, tout le monde en convient. Pour quelques-uns, la nature sans l’homme, ce serait encore mieux. En une formule, Marc Giraud a tout dit :

- « L’homme, c’est plutôt le problème que la solution ».

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Aux dernières nouvelles, l’interdiction de nourrir les trolls n’était pas (encore) mentionnée ! …

 

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A la FRAPNA, rien ne va plus.

Personne ne devrait se réjouir quand une association qui a inscrit son action dans la durée bat de l’aile car c’est du lien social qui s’effiloche, de la démocratie participative qui recule. Il y a des associations que nous combattons depuis toujours mais toujours loyalement, c’est-à-dire à visage découvert, en respectant les personnes même si le débat est parfois âpre parce que ce sont des bénévoles comme nous, en nous en tenant aux faits. Nous les combattons mais, sincèrement, nous ne souhaitons à aucune sa disparition car, pensons-nous, il faut de tout pour faire un monde et chacun y a sa place. Nos adversaires aussi. Eux autant que nous.

Simple constat : en Ardèche, aujourd’hui, la FRAPNA n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Avec des comptes dans le rouge depuis des mois, un déficit qui approcherait les 75 000 € pour l’exercice 2014 (nous ne connaissons pas encore celui de 2015), des recettes en baisse malgré le robinet toujours ouvert des subventions publiques grâce aux élus verts et associés (plus de la moitié des recettes de la FRAPNA), des pertes de marché dans les expertises éoliennes au profit d’experts indépendants qui ne sont pas juge et partie, des dommages et intérêts à verser, des dépenses qui continueraient d’augmenter, un solde négatif de trésorerie qui serait passé de – 9000 € en début d’exercice à – 35 000 € en fin d’exercice, un emprunt de 19 000 € qui aurait été contracté pour boucler les fins de mois et, pour clore un tableau déjà bien sombre, plusieurs salariés dévoués priés d’aller pointer à Pôle emploi, avec tout cela la délégation ardéchoise de la FRAPNA a connu meilleure forme.

Selon des sources internes crédibles, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature pourrait cumuler à ce jour, à travers ses différentes délégations départementales, un déficit compris entre 300 000 et 400 000 €.

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Ainsi donc, les millions d’euros versés pendant des années et des années au petit hérisson par les contribuables de Rhône-Alpes sur décision de l’ancienne majorité régionale PS-Europe Ecologie-Les Verts n’auront pas suffi à masquer une gestion défectueuse et des gaspillages évitables, ni à sauver la FRAPNA d’un naufrage financier annoncé. Et comme si ça ne suffisait pas, M. Wauquiez, le nouveau Président de région, aurait l’audace de vouloir tenir ses promesses. Cela veut dire que la corne d’abondance des subventions publiques de complaisance devrait fortement se tarir en 2016, ce qui ne manque pas d’affoler, on les comprend, les dirigeants actuels de la FRAPNA.

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Révélateur d’une association en perte de vitesse à peu près partout et aujourd’hui menacée de disparition, la FRAPNA vient de se voir retirer dans la Loire la gestion d’un espace naturel sensible de 40 hectares, la Gravière aux oiseaux, qu’elle gérait depuis plusieurs années. Elle en perd le contrôle au profit des chasseurs (et des pêcheurs).

L’affaire fait du bruit car elle crée un précédent.

Depuis 2008, la gestion du site (bords de Loire, étangs) faisait l’objet d’une délégation de service public confiée à la FRAPNA, puis d’une convention. En 2015, les élus, décideurs et payeurs de Roannais Agglomération ont décidé de ne pas reconduire la convention avec la FRAPNA pour la remplacer par un partenariat avec les fédérations de chasseurs et de pêcheurs de la Loire qui apportent sur le site leur expérience, leur savoir-faire, leurs connaissances de la faune, de la flore, des milieux naturels.

Ce désaveu s’explique par un choix délibéré de la part des élus :

Privilégier désormais l’écologie qui agit plutôt que l’écologie qui punit, en finir avec la vieille conception confiscatoire de la nature pour en faire bénéficier enfin, de façon plus ouverte, plus démocratique, tous les publics.

Dans la Loire, l’homme interdit de nature, c’est peut-être bientôt fini.

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Les chasseurs ne garderont pas un souvenir impérissable du passage de Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), au ministère de l’écologie. NKM la bourgeoise maniérée et capricieuse n’a jamais considéré la chasse populaire comme un sujet digne d’intérêt. NKM la ministre des chasseurs n’a rien fait et a laissé faire les hauts-fonctionnaires de son administration. NKM la parisienne n’a jamais compris grand-chose à la France rurale. NKM l’énarque ne pouvait que décevoir le monde de la chasse. Elle l’a déçu. D’autres ont fait pire depuis.

Depuis l’histoire abracadabrantesque de la fermeture anticipée, sélective et surtout punitive de la chasse à la grive, scandaleusement imposée en France aux seuls chasseurs ardéchois et drômois ayant l’unique tort d’habiter hier dans le canton d’à côté, aujourd’hui dans la commune de la rue d’en face, chacun savait que la plupart des énarques en poste au ministère de l’écologie (Ségolène Royal en tête, pur produit de l’ENA jusqu’au bout des ongles, l’ENA où elle a rencontré le père de ses quatre enfants, François Hollande) habitent sur une autre planète que celle où vivent la très grande majorité des Français, c’est-à-dire les gens normaux.

Parlons donc un peu de certains de ces énarques parisiens, de ceux qui semblent avoir pour mission militante, idéologique et lucrative d’empoisonner le plus possible la vie des gens, ruraux en général, chasseurs de préférence. Leur vie ne sera jamais la nôtre et nous n’envions pas la leur. Car leur vie à eux est tout entière faite d’apparences, de « bling-bling », d’argent facile, de magouilles inavouables, de frénésie du pouvoir, de compromissions quotidiennes, de renoncements, de mensonges, parfois de trahisons … de mépris enfin, de ce mépris distillé à distance mais jamais en face, mépris de cette « France d’en haut » à l’égard des gens du peuple qu’ils traitent généralement de « populistes », croyant ainsi les insulter : hommage du vice à la vertu ?

Un fait d’actualité nous apporte un éclairage finalement assez convainquant de la façon dont fonctionne les cerveaux de la caste de l’autre planète. Peut-être avez-vous entendu parler des confidences faussement navrées de Madame Sall, cette énarque repentante (mais repentante seulement une fois prise la main dans le pot de confiture), énarque accro aux taxis qui se dit aujourd’hui victime et même « symbole » (à tant faire !) de « l’hostilité aux élites » ? Plainte touchante de la Jeanne d’Arc de l’élite nationale traînée sur le bûcher populiste, « symbole » larmoyant de la très brillante « France d’en haut » contre la très ingrate « France d’en bas » …

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La pauvre, en effet ! Patronne de l’Institut National de l’Audiovisuel et percevant donc un salaire de misère auquel s’ajoutaient la voiture de fonction avec chauffeur de l’administration publique et autres petites facilités que l’Etat sait offrir à ceux qui le représentent, Agnès Sall a fait payer par les contribuables ses frais personnels de taxi et même (pourquoi se gêner ?) ceux du fiston pour la somme modique de 40 000 euros. Des broutilles pour qui peut fréquenter les grands couturiers comme les grands de ce monde … Vive la crise !

Face au scandale révélé (un de plus mais pour le contribuable modeste ça commence à faire beaucoup), la caste au pouvoir serre les rangs, recroquevillée sur ses privilèges de fin de règne, arc-boutée plus que jamais aux délicieux abus du pouvoir dont les mesquineries pathologiques faites aux chasseurs de notre région depuis des années ne sont sans doute qu’un infime exemple parmi tant d’autres.

Ceux de l’autre monde ne souffrent de rien, ne se doutent de rien. Ils sont entre gens de bonne compagnie puisqu’entre gens de l’autre monde, donc parfaitement sourds à la souffrance, l’indignation, la colère, la révolte qui montent dans nos campagnes et dans nos villes, sourds aux résultats électoraux qui se suivent, se ressemblent mais qu’ils s’empressent d’oublier, emprisonnés dans leur bulle, loin de tous les « populismes », loin, très loin, surtout de la planète terre ; loin, très, très loin de la terre de nos campagnes de Drôme et d’Ardèche. Là où les gens normaux se lèvent tôt pour travailler dur. Là où leurs enfants attendent tôt le matin leur bus scolaire, pas le taxi offert par la République. Là où ceux qui sont chez eux, en Ardèche et en Drôme, pourraient se distraire au grand air comme avant s’ils sont chasseurs quand passent les pigeons ramiers en mars, quand passent en février les grives … Oui ! Ils pourraient s’il n’y avait pas à Paris des énarques obtus qui se font un devoir et un plaisir de les en empêcher.

Les grives ! Vous savez, ces oiseaux migrateurs que les scientifiques appellent « turdidés » mais que de brillants « experts », énarques sévissant au ministère de l’écologie, semblent avoir confondu dans leur précipitation à nous nuire avec … les canards que les scientifiques appellent « anatidés ». La farce ministérielle écologique étalée pleine page sur papier à en-tête de la République française, beau travail d’« experts ».

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Photo Inter retouchée/JMS

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

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« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois », nous disait avec conviction mais non sans ironie Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, alors encore Vice-Président de la région Rhône-Alpes.

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Le Président Saulignac « n’a pas saisi ». Les chasseurs non plus ! Et encore, en étions-nous alors à ce moment-là « juste » à la fermeture « cantonale », pas encore « communale », des grives, cadeau « royal » généreusement offert aux chasseurs pour fêter Noël et, semble-t-il aussi, à Jean-Jack Queyranne qui n’en demandait pas tant.

En attendant l’inévitable grive « de quartier », puis, en toute logique gouvernementale, la prévisible grive « de rue », l’invention de la grive « communale » ne semble avoir d’autre ambition que le simple régal mesquin de quelques bureaucrates antichasse, antiruraux, antitout.

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Photo A. Bouissou/MEDDE

A un tel niveau actuel de blocage gouvernemental jamais vu parce que voulu, imposé, entretenu (le fait du prince … ou plutôt de la princesse !), pas besoin d’avoir fait l’ENA pour anticiper les conséquences prévisibles sur le terrain d’ici quelques jours s’il passe des grives :

Entre le 10 et le 20 février 2016, si les grives se trompent de chemin pour migrer (n’ayant pas fait l’ENA, elles auront peut-être quelques difficultés à trouver les limites de nos quelques 730 communes Drôme-Ardèche) ou encore, si des chasseurs de grives se trompent de commune pour les chasser (des distraits, il risque d’y en avoir partout tellement cette réglementation est compliquée), personne ne devra s’en étonner. D’ailleurs, se tromper, ça peut arriver à tout le monde, même aux énarques, n’est-ce pas ? Au ministère de l’écologie, il y a bien ceux qui prennent les grives pour des canards … Et « les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » !

Que vaudrait d’ailleurs un étonnement ministériel de la part de celle qui n’aime pas les « 4×4 » de chasseurs et voudrait augmenter encore davantage la taxe du gazole quand les amis « écolo-zadistes » de Notre-Dame-des-Landes ont pu, eux, squatter illégalement pendant trois ans des terrains et des routes qui ne leur appartenaient pas, menacer et voler en toute impunité les habitants, tapisser de tags injurieux l’intérieur des habitations, déverser dans les champs et sur les routes, sans pour autant émouvoir la ministre de l’écologie, des monticules de déchets en tous genres qui n’avaient rien de recyclés ? Bravo l’écologie politique !

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Barbara Pompili
Photo Inter/Capture d’écran/LCP

« L’écologie politique est malade ». Ce sont les écologistes eux-mêmes qui le disent, comme Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Les chasseurs de grives Drôme-Ardèche sont des citoyens respectueux de leurs compatriotes. Ils ne menacent personne, ne volent personne. Ils ne jettent pas leurs déchets dans la nature ni sur la voie publique. Ils ne brûlent pas les voitures. Quand ils portent des cagoules, c’est pour se protéger du froid. Ils revendiquent l’égalité, principe républicain. Ils refusent l’arbitraire et l’injustice. Ils n’acceptent plus, en 2016, d’être traités comme les parias de la République.

En 2016, confrontés à ce qu’un Président de la République, François Mitterrand, appela un jour, pour s’en démarquer avec vigueur, « la force injuste de la loi », les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent.

Or, l’arrêté ministériel du 23 novembre 2015 instaure uniquement en Drôme-Ardèche et nulle part ailleurs dans les territoires ruraux de la République une fermeture « communale » (!) de la chasse aux turdidés en février 2016. Cet arrêté bafoue ouvertement le principe républicain d’égalité sans que certains responsables politiques, habituels donneurs de leçons, ne s’en émeuvent. L’arrêté ministériel de Madame Royal représente pour les citoyens-chasseurs Drôme-Ardèche « la force injuste de la loi » jadis dénoncée par un Président de la République socialiste. La provocation délibérée et permanente que subissent les chasseurs de nos départements rend donc l’épreuve de force inévitable si cette année passent les grives …

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Comme c’est encore pour une pincée de jours la période des voeux et qu’il est question d’un remaniement ministériel possible avant le 10 février (Ségolène Royal quittant alors, peut-être, le ministère de l’écologie), souhaitons-nous bonne chance, restons volontairement optimistes, même au-delà du raisonnable et tentons de faire partager cet optimisme à nos Préfets. Car, dans quelques jours, si les grives passent, ce sont eux qui auront à gérer une situation forcément tendue pouvant vite devenir compliquée sur le terrain si la raison et le bon sens ne se substituent pas, ici chez nous, aux lamentables provocations parisiennes subies par les chasseurs depuis trop longtemps ; d’autant plus, qu’avant les élections régionales et cela aucun chasseur ne l’a oublié, le patron PS du département de l’Ardèche nous annonçait une initiative susceptible de faire avancer les choses, initiative que nous avons publiquement soutenue … et dont nous attendons maintenant la réalisation rapide dans la perspective de résultats concrets.

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La balle est aujourd’hui dans le camp du Président Saulignac, des Parlementaires PS de l’Ardèche et de la Drôme, des Préfets de nos deux départements que le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche rencontrera éventuellement mais seulement si cela peut être réellement utile pour débloquer la situation, évidemment accompagné – sinon, il n’ira pas – des Présidents de fédérations et, ce serait bien qu’ils y soient aussi, du Président du Conseil Départemental de l’Ardèche et des Parlementaires qui nous soutiennent.

Février sera vite là. Les grives et les merles pour tous, aussi. Et s’il y a des grives dans les bois cette année à la faveur d’un coup de froid tardif, alors là ! … Chasser les turdidés jusqu’au 20 février dans la Drôme et l’Ardèche comme dans tous les cantons et toutes les communes des 15 autres départements concernés ?…

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Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

  • SANGLIER-PUNITION D’ACCA : EMBOITANT LE PAS A L’INTERDEPARTEMENTALE, LA PRESSE CYNEGETIQUE NATIONALE S’ALARME D’UNE SITUATION DEVENUE « UBUESQUE » EN ARDECHE

 

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Nos élus doivent en prendre conscience ! Désormais, pour faire parler de l’Ardèche aux quatre coins de France, il n’y aura pas que la Caverne du Pont d’Arc. Avec la grive et le sanglier, le traitement d’exception réservé à notre département en matière de chasse et par ricochet aux amis de la Drôme commence à faire jaser dans l’hexagone.

A la pitrerie sans fin de la grive cantonale-communale est venu s’ajouter « l’ubuesque » dossier du sanglier-punition d’ACCA. Pour les chasseurs punis de l’ACCA ardéchoise de Félines, la saison de chasse 2015-2016 n’aura, pour le moment, duré que quinze jours.

Déjà connue dans toute la France pour sa maladie extraordinaire du sanglier dont l’Etat ne nous a toujours pas dit par quel miracle elle a pu venir chez nous et rien que chez nous (les « experts » du ministère de l’écologie seraient-ils trop occupés avec la grive ?!), la chasse ardéchoise s’est donc enrichie d’un nouvel épisode, celui-là aussi sans équivalent nulle part ailleurs. La mesure autoritaire prise par le Préfet (à la demande du ministère de l’écologie ?) au sujet du sanglier d’ACCA commence à inquiéter tous ceux qui réalisent que le mauvais coup porté à 62 chasseurs pourrait bien frapper les prochaines saisons n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, y compris à nouveau en Ardèche d’autant plus que la position de la fédération des chasseurs sur le projet d’arrêté avait été tenue pour quantité négligeable par les pouvoirs publics.

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Pour tous les chasseurs, voilà bien en ce début d’année 2016 « un inquiétant précédent » comme s’en alarme à juste titre la Revue Nationale de la Chasse. La RNC n’hésite pas à pointer du doigt « une situation ubuesque » en Ardèche ! …

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C’est une raison supplémentaire qui fait qu’en 2016 les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent. Le 26 février à Beauchastel, ce sera aux ACCA de le dire, aux ACCA d’en décider en toute liberté.

Attention !

Tout ce grand bazar voulu et entretenu en haut lieu risque finalement de n’être bon pour personne. Ni pour les chasseurs qui en sont déjà les victimes, ni pour les élus ardéchois du PS qui, après avoir attendu en vain des réponses, sont maintenant en droit, sinon dans l’obligation, de demander des comptes au gouvernement, ni surtout pour l’image présente et à venir de notre département. Le risque de voir cette belle image abîmée existe. Il dépasse de loin le cadre de la chasse.

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Photo Patrick Aventurier

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Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet,
le 25 novembre 2015 -

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Prochain article :

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Hivernales 2016 (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE

NOTRE NOUVELLE REGION : 136 000 CITOYENS-CHASSEURS-ELECTEURS

Y A-T-IL EU UN VOTE « CHASSEURS » EN RHÔNE-ALPES-AUVERGNE ?

Compréhension. En raison du décès de son vice-président et de l’hommage rendu sur site à la mémoire de Michel Burine, l’Interdépartementale a modifié la programmation annoncée : les « Brèves automnales (5) » ont été supprimées. L’équipe responsable des publications en ligne « sait pouvoir compter sur la compréhension de ses fidèles lecteurs ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

LE RESULTAT DES ELECTIONS REGIONALES A-T-IL PU ÊTRE INFLUENCE PAR LES 136 000 CHASSEURS DE LA NOUVELLE REGION, LEURS FAMILLES, LEURS AMIS ? ELEMENTS DE REPONSE …

 

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Photo Inter/JMS

  • Certains politiques accueilleront la question-titre par un haussement d’épaules, des politiques autant agacés par le résultat des élections que pressés de retourner à leurs habitudes. Le poids du vote des chasseurs, s’il est évidemment à relativiser, doit être néanmoins pris en compte car, comme nous le démontrons par la suite, un résultat électoral peut en dépendre. Les 6 et 13 décembre 2015, y a-t-il eu un vote « chasseurs » en Rhône-Alpes-Auvergne ? Assurément, il faut beaucoup de modestie et de prudence pour répondre à une question aussi complexe ; surtout qu’il n’existe aucune étude scientifique sur le vote « chasseurs » propre à cette élection dans la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne. Pour répondre honnêtement, il est nécessaire de croiser les études par sondages faites antérieurement au niveau national sur le vote « chasseurs » et les remontées de terrain, assez précises, qui nous sont parvenues tout au long des mois et des semaines précédant les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, non seulement de la Drôme et de l’Ardèche mais aussi des dix autres départements (plus la Métropole de Lyon) de notre nouvelle région. Sans prétendre aucunement à une précision absolue, nous pouvons dégager néanmoins avec certitude quelques tendances qui ne manquent pas d’intérêt.

 

  • 111 000 voix ont manqué à M. Queyranne pour être réélu dans une région qui compte 136 000 chasseurs plus leurs familles

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Premier élément, essentiel : le vote des chasseurs n’est jamais homogène.

Nous ne sommes pas dans le secret des isoloirs mais à l’Interdépartementale et parmi nos ACCA Membres Associés, nous connaissons suffisamment de chasseurs qui au 2ième tour ne se sont pas cachés d’avoir voté Wauquiez (droite), d’autres Queyranne (gauche), d’autres Boudot (FN), ou d’autres encore qui se sont abstenus ou ont dit avoir voté blanc, pour en tirer une analyse.

Si le vote des chasseurs n’est pas homogène, des tendances facilement identifiables existent pourtant : tendances de fond comme l’hostilité naturelle à Europe-Ecologie-Les Verts ou l’irritation permanente à l’égard du ministère de l’écologie ; des tendances du moment, épidermiques, comme en Drôme-Ardèche l’affaire des grives cantonales-communales ou le sanglier-punition d’ACCA de Félines.

Le Président sortant PS de la région Rhône-Alpes devait compter, pour sa réélection dans la nouvelle entité Rhône-Alpes-Auvergne, sur l’attitude – neutre, positive ou négative – qu’adopteraient à son égard les 136 000 chasseurs de la nouvelle région. Les politiques oublient parfois que 136 000 chasseurs représentent en fait une masse électorale de 250 000 à 400 000 électeurs car entre famille et amis, selon le type d’élection, c’est en moyenne 1 ou 2 personnes que chaque chasseur peut influencer directement.

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Photo Inter/JMS

En Rhône-Alpes-Auvergne, une tendance se dégage facilement : M. Queyranne partait avec un quadruple handicap face à 136 000 chasseurs, ce qui est beaucoup :

1. Ses alliances politiques nouées avec les écologistes et les subventions de complaisance dont ceux-ci ont longtemps bénéficié

2. Son appartenance à la même majorité et au même parti politique, le PS, que l’actuelle ministre de l’écologie, Ségolène Royal en conflit permanent avec les chasseurs

3. L’attitude problématique de Mme Royal vis-à-vis de M. Queyranne dans l’affaire de la grive « cantonale » devenue « communale » la veille des élections laissant craindre un règlement de comptes politique sur le dos des chasseurs

4. Le choix délibéré de M. Wauquiez de parler chasse aux chasseurs pendant sa campagne électorale, par conviction, par habileté ou par tactique face à l’embarras du candidat de gauche et au silence du candidat FN

 

  • Les chasseurs : leur vote a changé

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Le vote des chasseurs a-t-il changé au cours de ces vingt dernières années ? Oui et même profondément ! Aujourd’hui, les 1 000 000 chasseurs français sont assez représentatifs de la diversité d’opinions de la société française et de la fluidité des comportements électoraux de l’ensemble des français : comme l’électeur moyen, le chasseur est souvent indécis, changeant, déçu, en colère.

La référence directe et exclusive à la chasse ne concerne plus aujourd’hui qu’une minorité de chasseurs devant l’urne (assez loin derrière la sécurité, l’immigration,
l’emploi, etc.) mais la chasse demeure cependant un paramètre d’influence dans la détermination du vote d’une majorité de chasseurs : face aux échéances électorales, la chasse reste donc un élément qui s’ajoute à d’autres.

 

  • De la Picardie à l’Ardèche, un vote « chasseurs » faiseur d’élus

     

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Photo Inter/ANCGE/Didier Hosselet

Dans quelques régions de France comme la Picardie chère au coeur de Jean-Pierre Pernaut (TF1), il est encore possible de suivre à la trace un véritable vote « chasseurs » faiseur d’élus.

Il est connu que les grands regroupements de chasseurs de gibier d’eau des départements côtiers (Nord, Pas-de-Calais, Somme, etc.) ont longtemps fourni de gros bataillons d’électeurs aux notables de gauche qui, lorsqu’ils étaient encore dans l’opposition, savaient parler aux chasseurs et les aider.

 

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Après 1981, déçus par deux décennies de revirements et de promesses trahies, bousculés par le rouleau compresseur bruxellois, agressés par l’opposition frontale de Dominique Voynet, les mêmes chasseurs de gibier d’eau (en plus vieux), rejoints par les chasseurs de toutes les régions représentant tous les modes de chasse, réglaient pacifiquement leurs comptes avec les politiques en étant 250 000 à manifester sous la Tour Eiffel sans casser une vitre, puis portaient sans état d’âme CPNT sur les sommets de l’élection présidentielle face à des politiques décontenancés.

Ce double coup d’éclat fut hélas sans lendemain faute d’une vraie stratégie et surtout d’un vrai courage de la part de dirigeants institutionnels de la chasse française pas vraiment à la hauteur, contraints de manifester et d’aller voter avec leurs troupes … mais à reculons.

S’ils avaient vraiment pris leurs responsabilités (comme le suggérait alors un Administrateur de l’ANCGE, cet Ardéchois qui avait fait pencher au dernier moment le Président de la FNC du côté de la grande manifestation nationale parisienne plutôt que pour les trois ou quatre manifestations régionales qu’il avait prévues) en demandant aux 250 000 manifestants rentrés chez eux de camper aussitôt devant chaque préfecture aussi longtemps qu’une solution concrète n’aurait pas été apportée à chaque grand problème de la chasse française, nous n’en serions pas là aujourd’hui … Une génération de chasseurs avait quand même relevé le défi.

Ce sont leurs enfants, dans ces départements côtiers où gauche et chasse s’entendaient à merveille (y compris à table !), qui se réfugient aujourd’hui, demandez-leur pourquoi, dans l’abstention ou le vote FN.

Autre exemple : en Ardèche, la gauche s’est longtemps appuyée, notamment dans le sud du département ou en vallée du Rhône, sur des relais d’opinions tels que des Présidents d’ACCA ou des Administrateurs fédéraux (Stéphane Alaize fut élu Député PS après avoir présidé la Commission Gibier d’Eau-Migrateurs Terrestres de la FDC 07 à la suite de Christian Pialet et avant Alain Roure et Bernard Brottes).

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Photo Inter/JMS

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Photo Inter/JMS

La montée en puissance de CPNT en Ardèche contraria cette stratégie jusque-là gagnante de la gauche, les électeurs ardéchois ayant envoyé siéger à la région des Administrateurs FDC 07 représentant Chasse-Pêche-Nature-Traditions, d’abord Alain Roure, puis Marie-Christine Git.

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Photo Sénat

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Photo Inter/JMS

Ces dernières années, le lien qui unissait depuis des générations la gauche ardéchoise au monde de la chasse s’est encore distendu comme en témoignent plusieurs indicateurs : l’élection au Sénat sous l’étiquette des Républicains de Jacques Genest (ancien Administrateur de la FDC 07), l’élection de Bernard Brottes à La Voulte, le Président du CDCAR (lui aussi Administrateur FDC 07) ravissant le fauteuil de Maire au Vice-Président PS du Conseil Général.

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Photos Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’interdiction du pigeon ramier sur les cols ardéchois restée en travers de milliers de gorges, la gestion politique quasi débile des turdidés en Ardèche et Drôme faisant s’étrangler de rire non seulement des milliers de chasseurs mais tous les gens sensés, la singularité ardéchoise du sanglier (maladie unique au monde à l’origine restant mystérieusement inconnue, animal décrété fauteur de troubles à l’ordre public au point d’interdire de chasse toute une saison ceux qui n’y sont pour rien) ont fini de décrédibiliser aux yeux des chasseurs les décisions politiques les concernant … avec dégâts collatéraux et électoraux pour ceux qui prennent ces décisions ou les laissent prendre.

  • Tout sauf EELV

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Politiquement, tous les votes se retrouvent aujourd’hui dans l’électorat chasseur ; tout est possible à l’exception notable du vote écologiste EELV. Sociologiquement, les chasseurs vivent soit à la campagne, soit en milieu péri-urbain ; une minorité d’entre eux habitent en ville mais se trouvent régulièrement à la campagne pour y chasser. Le vote rural s’en ressent. Entre 8 et 9 chasseurs sur 10 partagent le sentiment que la ruralité est devenue le parent pauvre de l’aménagent du territoire. Moins de 5% des chasseurs font confiance aux élites parisiennes et bruxelloises, 95% ne croient pas ou ne croient plus aux promesses des politiques. La vie au village, l’art de vivre à la campagne sont regardés par eux avec nostalgie, y compris par une partie des jeunes. A 98%, les chasseurs plébiscitent le sentiment de liberté lorsqu’ils sont dans la nature … Difficile à comprendre pour un technocrate ministériel enfermé dans son bureau parisien avec « clim » mais sans fenêtre, technocrate formaté dès le biberon aux 11 000 lois, 130 000 décrets, 400 000 normes répartis dans les 62 codes applicables à chaque français !

Dans la relation des chasseurs au pouvoir politique et au pouvoir médiatique, le fossé s’est creusé. Il est profond. Seuls encore épargnés et bénéficiant d’une relative indulgence de la part des chasseurs : le pouvoir local de proximité, tel que l’élu municipal ou le correspondant de presse local. Pour le reste, le divorce est consommé. Il reste aux chasseurs une carte d’électeur pour le dire … s’ils s’en servent encore.

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  • Une « conspiration du silence », politique et médiatique, a toujours soigneusement caché que, lors du fameux « séisme » présidentiel du 21 avril 2002, c’est d’abord le vote des chasseurs de gauche qui a impitoyablement puni la gauche et sa ministre écolo Dominique Voynet

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Dans certains milieux, prendre le chasseur au sérieux ne fait pas sérieux. Cette façon de voir le chasseur comme un être rustique et même rustre, dépourvu de subtilité et que l’on pourra donc facilement manipuler le moment venu est très prisée chez certains politiciens, jusqu’à la caricature dans un certain ministère …

Depuis le 21 avril 2002, tous les politologues sérieux savent, eux, que le vote « chasseurs » peut parfois être décisif, y compris dans l’élection majeure : la présidentielle.

Au 1er tour de l’élection présidentielle 2002, un « séisme politique », comme aiment le dire les médias, se produit : avec 4 600 000 voix, le candidat du Parti Socialiste, Lionel Jospin, Premier Ministre en exercice est éliminé au bénéfice du Président du Front National, Jean-Marie Le Pen qui le devance de 200 000 voix et se trouve ainsi pour le 2ième tour face au candidat issu du RPR, le Président de la République sortant, Jacques Chirac.

Fait presqu’incroyable sous la 5ième République, la gauche est balayée au premier tour d’une élection présidentielle. Il lui a manqué seulement 200 000 voix. Qui les lui a prises ?

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Pour des médias conformistes et rarement indépendants, pour des analystes parisiens mal informés des réalités du monde rural, pour tous les bien-pensants de droite comme de gauche et d’ailleurs, la vraie réponse est terriblement dérangeante, tellement dérangeante qu’elle ne fut guère dite :

Le candidat des chasseurs et de la ruralité, Jean Saint-Josse, Président de CPNT, a totalisé à la surprise générale, lors de ce premier tour de la présidentielle, 1 200 000 voix dont le tiers – au minimum – étaient des voix de chasseurs votant jusque-là à gauche mais horripilés par la politique antichasse, provocante et méprisante, de la ministre de l’écologie, Dominique Voynet … Le tiers, soit 400 000 voix. Or, il n’a manqué que 200 000 voix au socialiste Lionel Jospin pour être au 2ième tour. Cherchez l’erreur !

Dans les cercles parisiens, les états-majors des partis politiques, les préfectures et les salles de rédaction, il est de bon ton de passer sous silence cette réalité qui donnerait finalement beaucoup trop d’importance à une catégorie de citoyens généralement regardée depuis Paris et les grandes villes avec condescendance :

Les chasseurs.

Seulement, voilà ! Comme disait Lénine, les faits sont têtus. Si la gauche a été éliminée dès le premier tour de la présidentielle de 2002, c’est avant tout parce qu’entre 300 000 et 600 000 chasseurs de gauche ont décidé de punir la gauche en votant « chasse », souvent avec famille et amis en renfort, plutôt que PS (et combien de chasseurs aussi, parmi le petit million de votes blancs ou nuls qui ont également fait défaut, pour partie, à la gauche ?) :

Un vrai vote « chasseurs », un vote de défi, parfaitement identifiable et parfaitement assumé, un vote pour protester démocratiquement contre l’acharnement antichasse d’une ministre de l’écologie d’un gouvernement de gauche.

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Photo FNC

Que ce soit les chasseurs qui soient à l’origine de ce premier « séisme politique » PS-Front National, inédit sous la 5ième République, perturbera autant le système politique (sans pour autant changer ses habitudes) que l’éruption de la candidature Coluche à une autre présidentielle, celle de 1981.

C’est sans doute très dérangeant mais c’est arithmétiquement irréfutable.

Qu’une « conspiration du silence », politique et médiatique, ait toujours fait l’impasse sur cette analyse trop dérangeante pour le système en place, ses intérêts, ses privilèges, n’y change rien :

Dans un premier tour d’élection présidentielle en France, le vote « chasseurs » a bel et bien été, au moins une fois, absolument déterminant.

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Photo FNC

Imposé par une classe politique inquiète sinon paniquée mais se remettant très rarement en cause, le tabou demeure aujourd’hui encore. Peu de journalistes se risquent à soulever ce lièvre.

La seule personnalité qui n’a pu s’empêcher d’y revenir après l’élection présidentielle de 2002 n’est ni un élu, ni un journaliste. Elle est néanmoins bien placée pour en parler. Cette personnalité n’est autre que la philosophe Sylviane Agacinski, Madame Jospin en personne, la rancune tenace mais l’analyse affûtée. Dans son livre intitulé « Journal interrompu », commis avec la bile dès le lendemain de la présidentielle, Madame Jospin, bourgeoise de gauche dépitée de devoir abandonner si brusquement les privilèges du pouvoir d’Etat, s’est visiblement défoulée en traitant 1 200 000 électeurs, ceux de CPNT (soit une partie non négligeable du peuple français), 1 200 000 citoyens parfaitement respectueux des lois de la République, 1 200 000 Français accomplissant de façon exemplaire leur devoir civique … d’« imbéciles ». C’est tout dire.

Le seul problème, en 2002 comme en 2015, c’est que ces « imbéciles » d’électeurs ont de la mémoire quand les politiques n’en ont pas.

  • En Rhône-Alpes-Auvergne, aux Régionales 2015, une majorité de chasseurs n’a certainement pas voté spontanément « chasse » mais combien, parmi les plus « passionnés », se sont dits « déçus » ou même « en colère » au point de s’être abstenus, d’avoir voté blanc ou d’avoir carrément orienté leur vote « en réponse » cinglante à un pouvoir qui les maltraite constamment tandis qu’il subventionne outrageusement les adversaires de la chasse ?

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Photo FNC

C’est ce qui ressort de ce que nous avons entendu dans la bouche des chasseurs pendant les semaines précédant les élections régionales. Thèmes récurrents :

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- Les subventions Queyranne aux antichasse

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- La provocation du ministère de l’écologie dans l’affaire de la grive cantonale Drôme-Ardèche devenue grive « communale » la veille des élections régionales

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- Les chasseurs d’une ACCA tous interdits de chasse, dans le flou le plus total, une saison entière, sans remboursement de leur permis

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- Le logo CPNT sur les documents électoraux de Laurent Wauquiez en appui de ses déclarations d’intention favorables aux chasseurs

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- Le désintérêt pour la politique en général, la déception à l’égard des promesses non tenues en particulier


Dans un contexte global peu favorable à la gauche, les chasseurs ont assez fréquemment ajouté un ressentiment personnel à l’égard de ceux qui ont le pouvoir mais s’en servent contre eux par des mesures jugées injustes et arbitraires (ACCA de Félines), partisanes ou de copinage (subventions de la région à la LPO et la FRAPNA), délibérément farfelues et provocatrices (affaire de la grive ministérielle cantonale, puis communale).

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Photo FNC

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Photo Inter/JMS

Pour rattraper les coups partis (en l’occurrence, des mauvais coups), l’entrevue Queyranne-Pialet, les messages de soutien des élus PS (Guillaume, Terrasse, Buis, Dussopt, Saulignac) n’ont pu compenser par les mots, même argumentés et sincères, les actes. Les chasseurs ne sont pas idiots. Ils ont bien noté qu’au-delà des déclarations, pas un geste concret, pas un seul, n’est venu de la part d’un pouvoir sûr de lui, dominateur et inflexible avec les chasseurs … un tout petit peu moins avec les émeutiers cagoulés de Moirans.

Nous, les chasseurs, nous avions prévenu. Les 6 et 13 décembre 2015, nous avons été nombreux à mettre en conformité nos actes avec nos paroles, quelles que soient nos préférences politiques personnelles forcément différentes.

  • Les politiques, comme d’ailleurs les journalistes, ont largement sous-estimé que dans les « cabanons » ou les bistrots, ça parle et que des milliers de chasseurs qui vont régulièrement chercher l’information sur internet informent à leur tour ceux qui n’y vont pas

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Ce qui est certain, c’est que la ministre de la grive cantonale-communale et du sanglier-punition d’ACCA n’aura pas incité beaucoup de chasseurs en Rhône-Alpes-Auvergne à aller voter avec enthousiasme en faveur de la liste Queyranne ! …
Photo A. Bouissou/MEDDE

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Les réseaux de chasseurs démultipliés par l’effet internet ? La solidarité et le mécontentement du monde de la chasse amplifiés par un site très regardé comme celui de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche ?

D’après nos informations, tout porte à le croire.

Première année de fonctionnement de ce nouveau site : 50 000 visiteurs totalisés au compteur. Deuxième année : 150 000.

  • Nous savons que des soutiens de Laurent Wauquiez ont fait circuler massivement les informations de notre site dans les 12 départements de Rhône-Alpes-Auvergne. Nous disons : « Bonne chance au nouveau Président mais attention Monsieur Wauquiez, n’oubliez pas vos promesses aux chasseurs ! »

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Photos Inter/Captures d’écran

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3

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Aux chasseurs, Laurent Wauquiez aura beaucoup dit, beaucoup promis. Il aura donc beaucoup à tenir. Nous serons là pour le rappeler.

Celui qui n’a pas hésité à prendre sur sa liste quelques responsables de chasse comme le Président de la Fédération régionale des chasseurs Rhône-Alpes (mais aucun en position éligible), à utiliser le logo CPNT (parti politique associé aux Républicains), à dénoncer les subventions régionales de complaisance aux antichasse, a tenu le discours que les chasseurs voulaient entendre :

« Attaché à la défense de l’ensemble des territoires ruraux, je refuse que la nature puisse continuer à faire l’objet d’un excès de réglementations déconnectées des réalités du terrain »

Les oreilles de la ministre de la grive cantonale-communale ont dû siffler … Ou encore :

« Venant d’une famille de chasseurs, j’ai toujours été aux côtés des chasseurs, et je me suis toujours élevé contre les caricatures insupportables qui en étaient faites ». (…) Passion sincère et enracinée, la chasse occupe une place fondamentale dans les milieux ruraux où elle contribue au maintien des traditions et de la biodiversité, mais aussi à la promotion des produits de nos terroirs »

Et cette promesse en guise de conclusion :

« Je refuse que l’on nous dicte depuis Paris comment nous devons vivre, au mépris de nos traditions. Vous pouvez donc compter sur moi (…) »

  • L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, indépendante de tout pouvoir, ne faisant pas de politique, n’ayant donné aucune consigne de vote, ayant librement informé les chasseurs, n’obéit qu’à une règle : juger non sur les mots mais sur les actes. En souhaitant bonne chance au nouveau Président de notre nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne, nous ne manquerons pas de rappeler à Laurent Wauquiez, chaque fois que nécessaire, son bel engagement de campagne auprès des chasseurs de l’Ardèche, de la Drôme, de l’Ain, de l’Allier, du Cantal, de l’Isère, de la Loire, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Haute-Savoie et de la Métropole de Lyon.

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  • Quelles que soient les majorités politiques en place, l’Interdépartementale ne change ni d’objectifs, ni de priorités. L’Interdépartementale ne fait pas de politique : depuis 35 ans, contre vents et marées, elle informe les chasseurs, elle les défend.

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Intense activité de l’ANCGE : les chasseurs de gibier d’eau reçus à la FNC, à l’Assemblée Nationale, au Sénat

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Le 5 novembre 2015, s’est tenue au siège de la FNC, une réunion de la Commission « Gibier d’Eau », animée par le Vice-Président de la FNC, Alain Durand, à laquelle participaient également plusieurs Présidents de fédérations comme Henri Sabarot pour la Gironde, Auguste Foulon pour la Manche, Patrice Varenne pour la Charente-Maritime, Gilbert Bagnol pour le Gard, Yves Butel pour la Somme, ainsi que le Président de l’ISNEA et Président FDC du Pas-de-Calais, Willy Shraen, le responsable de NATURACOSTA et scientifique Mathieu Boos, le représentant de l’ONCFS, Matthieu Guillemain , le directeur scientifique du service technique FNC, Jean-Pierre Arnauduc, Christian Lucas pour l’ACTCM, le journaliste cynégétique
Thierry Delfosse. Toutes les questions d’actualité concernant la chasse au gibier d’eau ont été abordées.

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  • L’ANCGE était représentée par Bruno Lancien (Commission DPM), Olivier Berthold (Récolte d’ailes), Bernard Garnier (Secrétaire Général)

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Le 24 novembre 2015, le Président de l’ANCGE, Didier Vergy, accompagné du Secrétaire Général, Bernard Garnier, se sont rendus à l’Assemblé Nationale à l’invitation du Député (LR) du Maine-et-Loire, Vice-Président de la Commission « Chasse et territoires », Marc Laffineur.

Plusieurs dossiers concernant la chasse au gibier d’eau en France, dont la chasse de février, furent évoqués pendant cet entretien d’une heure.

  • Le Président National de l’ANCGE, Didier Vergy a également soulevé le dossier des « subventions démesurées allouées aux associations écologistes », argent public qui pourrait être partagé avec les chasseurs « qui sont eux aussi de vrais protecteurs de la nature » et cela afin « d’optimiser, dans l’intérêt général, les études scientifiques sur la faune sauvage, en particulier l’avifaune migratrice »

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Photo Inter/Capture d’écran

Le 2 décembre 2015, le Président de l’ANCGE, Didier Vergy et le Secrétaire Général, Bernard Garnier se sont rendus au Sénat, répondant ainsi à l’invitation du groupe « Chasse et Pêche », présidé par le Sénateur Jean-Noël Cardoux (LR). La réunion qui a duré une heure, en présence également du Président du CICB, Patrice Février, a été suivie par une douzaine de sénateurs et sénatrices, dont le Sénateur de la Côte-d’Or, François Patriat (PS), rapporteur de la loi chasse en 2000.

 

  • Lors de cet entretien, le président de l’ANCGE a évoqué « le dossier brûlant du projet d’encadrement renforcé des armes de chasse semi-automatiques, qui ne sont en rien comparables avec les armes employées par les terroristes »

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De gauche à droite : Didier Vergy, Président National de l’ANCGE et Jean-Noël Cardoux, Président du groupe « Chasse et Pêche » au Sénat
Photo Inter/ANCGE

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  • Le 22 décembre 2015, le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, par ailleurs Administrateur National de l’ANCGE Chargé des relations avec la CNR, a participé à Paris au Conseil d’Administration de l’ANCGE

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Dans les locaux de l’ONCFS, de gauche à droite : Dr Jean-Michel François, Administrateur ANCGE Chargé du DPF, Bernard Garnier, Secrétaire Général ANCGE, Didier Vergy, Président National ANCGE, Christian Pialet, Administrateur ANCGE Chargé des relations avec la CNR, Jean-Louis Durel, Trésorier National ANCGE
Photo Inter/ANCGE/Pierrick François

UN SANGLIER SUR L’A7 A LIVRON : COLLISION AVEC PLUSIEURS VOITURES

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

Grosse frayeur pour des automobilistes engagés sur l’autoroute A7 à hauteur de Livron lorsqu’ils ont vu débouler un sanglier.

3 conducteurs n’ont pas pu éviter l’animal, 4 voitures ont été accidentées, sans gravité pour l’une, avec de sérieux dégâts pour les autres.

Fort heureusement, le sanglier tué dans la collision n’a fait aucun blessé.

Faisans de Noël : « Les chasseurs ont du coeur »

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

La Banque alimentaire Drôme-Ardèche vient de recevoir en cadeau de l’Interprochasse 500 faisans, plumés, vidés, prêts à être cuisinés. Le gibier ainsi offert par les professionnels de la filière pour les fêtes de Noël et fin d’année sera servi à près de 2000 bénéficiaires.

C’est le drômois Jean-Christophe Chastang, le Secrétaire Général du Syndicat National des Producteurs de Gibiers de Chasse et Président Rhône-Alpes qui a supervisé l’opération en présence de Patrick Labaune, Président (LR) du Conseil Départemental de la Drôme. Celui-ci a souligné « une belle initiative des chasseurs au service des plus démunis ».

Effectuée depuis plusieurs années, cette opération annuelle baptisée « Les chasseurs ont du coeur » a lieu sur tout le territoire national dans de nombreux départements.

Attachés à la qualité des aliments distribués, les bénévoles de la Banque alimentaire sont ravis du cadeau offert par les chasseurs. En effet, le gibier est une viande à la qualité nutritionnelle reconnue.

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Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes
Laurent Wauquiez,
Nouveau Président de la région Rhône-Alpes-Auvergne

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Photo FNC

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L’INTERDEPARTEMENTALE

BREVES AUTOMNALES (2)

SI RIEN N’EST OBTENU PAR LES CHASSEURS AVANT LE 6 DECEMBRE AFIN D’EN FINIR AVEC L’INJUSTICE ET LE PARTI PRIS, L’ADDITION POURRAIT S’ANNONCER SALEE POUR LES CANDIDATS DU PARTI DE LA MINISTRE DE L’ECOLOGIE

 

RHÔNE-ALPES-AUVERGNE : ET SI LES CHASSEURS FAISAIENT LA DIFFERENCE ?

 

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Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – 25 octobre 2015

Plus que 4 semaines, Mesdames, Messieurs les élus et candidats …

Par expérience, tout électeur sait qu’il vaut mieux s’adresser aux élus et aux candidats avant les élections plutôt qu’après. C’est ce que nous faisons.

Parmi les chasseurs, nous rencontrons deux points de vue : ceux qui nous disent que cela ne sert à rien, qu’il n’y a plus rien à attendre des politiques quels qu’ils soient ; ceux qui croient encore qu’il vaut toujours mieux essayer plutôt que se résigner. L’Interdépartementale penche de ce côté.

Résignés ! Surprenant ou pas, c’est l’état d’esprit que nous percevons chez un nombre non négligeable d’élus de la majorité, de sensibilité PS en particulier. Si l’on en croit ce qui nous est dit directement ou rapporté ici et là, peu importe à la limite que les chasseurs mécontents s’ajoutent le 6 décembre à une longue liste de catégories déçues : un peu plus, un peu moins, de toute façon, dans la majorité présidentielle, personne ne se ferait guère d’illusion quant au résultat des régionales des 6 et 13 décembre. Un mauvais moment à passer, en quelque sorte.

Le discours est pourtant assez différent chez les candidats directement engagés aux régionales que nous avons croisés. En Rhône-Alpes-Auvergne, les sondages annoncent un résultat de deuxième tour serré. Pour le Président PS sortant de la région et ses soutiens, rien n’est fait, une voix reste une voix. 27 000 électeurs-chasseurs Drôme-Ardèche, ça compte !

A l’Interdépartementale, nous faisons donc cette analyse : le résultat final de l’élection régionale peut se jouer à quelques milliers de voix qui donneront à la liste arrivée en tête au 2ième tour la majorité absolue en sièges (en raison du mode de scrutin proportionnel avec 25 % des sièges en prime à la liste arrivée en tête).

Et si c’était les chasseurs, en Rhône-Alpes-Auvergne, qui faisaient finalement la différence, dans un sens ou dans l’autre ?

  • Dans la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes, 204 Conseillers Régionaux vont être élus dont 9 pour l’Ardèche, 13 pour la Drôme. Le 6 décembre, le choix de chaque chasseur-électeur comptera : voter ou s’abstenir et s’il vote, voter pour qui il voudra. Un choix en toute connaissance de cause, en toute liberté aussi. L’Interdépartementale ne faisant pas de politique, elle ne donnera ni consigne de vote, ni recommandation particulière aux 27 000 chasseurs-électeurs Drôme-Ardèche que nous tenons régulièrement informés. Mais c’est bien à la majorité politique en place, qui a seule le pouvoir de décision, d’obtenir de la ministre PS de l’Ecologie – avant le 6 décembre – les solutions concrètes attendues impatiemment par des milliers de chasseurs-électeurs :
  • Nouvel arrêté ministériel permettant la chasse à la grive pour tous jusqu’au 20 février 2016 en Drôme-Ardèche
  • Nouvel arrêté préfectoral supprimant sans délai l’interdiction de chasser en 2015-2016 dans l’ACCA de Félines (Ardèche)
  • Ouverture d’une vraie négociation avec le Préfet de l’Ardèche et le ministère de l’Ecologie pour obtenir l’autorisation de tirer le pigeon ramier en Ardèche du 20 février au 20 mars 2016.

 

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LA SANCTION COLLECTIVE D’ETAT POUR ACCA RESTE EN TRAVERS DE LA GORGE DES CHASSEURS

 

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En ACCA, la liberté de chasser le sanglier est un facteur de convivialité qui crée du lien social. L’oublier serait une erreur.
Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

Casseurs de Moirans, chasseurs de Félines

 

Personne ne prétend que la gestion du sanglier dans nos ACCA est toujours parfaite. Loin de là ! Comme dans toute catégorie de citoyens, quelques individus isolés peuvent parfois donner sur le terrain une image peu flatteuse de notre loisir, chacun l’admet et le déplore mais il serait profondément injuste de mettre tous les chasseurs dans le même sac. Injuste et trop facile !

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Dans l’affaire de la gigantesque émeute de Moirans, on nous a expliqué que personne n’avait pu être arrêté parce que certains émeutiers étaient cagoulés (ce qui, au passage, est interdit) et qu’il était donc impossible de distinguer les responsables d’exactions des autres manifestants. Autrement dit, pas d’amalgame car mieux vaut laisser courir des coupables plutôt que risquer d’attraper un innocent.

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Ce « deux poids, deux mesures » est l’une des raisons pour lesquelles l’arrêté du Préfet de l’Ardèche interdisant la chasse à tous les chasseurs jusqu’au 31 mars 2016 dans l’ACCA de Félines peut être perçu par beaucoup comme excessif, injuste et n’a pas fini, à notre avis, de faire des remous.

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Les dizaines de réactions de chasseurs, responsables d’ACCA, Administrateurs fédéraux qui nous parviennent de toute l’Ardèche (et d’ailleurs !) sont quasi unanimes : la décision de l’Etat est incomprise et désapprouvée, parfois en termes virulents. Depuis les informations que nous avons publiées, la position que nous avons prise, le compteur du site est en surchauffe, témoin objectif de l’intérêt exceptionnel pour le sujet chez nos lecteurs, chasseurs ou non.

Que l’Etat s’en prenne frontalement à une Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) est déjà mal vu. Mais que les pouvoirs publics, en cette période de crise qui rend la vie si difficile dans nos campagnes, aient pu donner l’impression de viser en plus les personnes au portefeuille (« Chasseurs, merci d’avoir payé votre redevance cynégétique à l’Etat, maintenant arrêtez de chasser ! »), que la Ministre de l’Ecologie ait paru trouver tout à fait normal – qui ne dit mot consent – de priver des personnes de leur liberté de chasser pour toute une saison est un parti pris qui peut, nous le comprenons, choquer beaucoup de monde.

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

De fait, la privation totale de liberté de chasser qui vise directement les chasseurs de sanglier est d’abord perçue, notamment en comparaison de faits d’actualité infiniment plus graves, comme disproportionnée. Ensuite, le caractère collectif de la sanction est jugé particulièrement inéquitable car les chasseurs qui ne sont pas concernés par la chasse au sanglier sont tout autant pénalisés. Pourquoi donc ?

Quand on connait les difficultés à vivre aujourd’hui en milieu rural, dans nos villages où domine souvent, y compris chez nos élus locaux, le sentiment d’abandon reproché à la puissance publique, quand on n’ignore rien des sacrifices que peuvent faire en Ardèche (ou ailleurs) certains jeunes ou beaucoup de petits retraités pour pouvoir se payer une saison de chasse – c’est leur libre choix –, quand on sait que des chômeurs en fin de droits ou des personnes confrontées à des difficultés familiales graves (deuil, maladie, divorce), n’ont parfois plus que les sorties de chasse avec le chien ou les copains pour tenir, pour s’évader un peu des difficultés du quotidien, alors la technocratie d’Etat montre sa froideur et ses limites.

Au motif que des chasseurs ne chasseraient pas assez une espèce, les plus hauts responsables politiques peuvent-ils punir tous les chasseurs sans mettre à mal la liberté de chacun ?

 

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Chasser le sanglier : un loisir convivial librement choisi
Photo Inter/Site internet/ACCA Alboussière

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La chasse sera toujours un plaisir d’Homme libre,
Jamais une obligation !
Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – Page d’accueil

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Le Président fédéral de la Drôme :
« Où serait le plaisir de chasser si celui-ci devait devenir une obligation de réguler ? »
Site internet/Inter Chasse Drôme-Ardèche
Capture d’écran – 15 Septembre 2014

La décision du Préfet de l’Ardèche relance le débat, essentiel pour l’avenir de notre loisir, sur la finalité même de la chasse. Les chasseurs de demain seront-ils « Chasseurs ou fonctionnaires de la mort » selon le titre-choc d’un livre, celui du regretté Jean Berton ?

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A ceux qui pourraient manquer de repères sur la question, rappelons simplement que la chasse, c’est naturel. Et que c’est par la chasse que les espèces animales se régulent entre elles.

 

Depuis 2011, la sanction collective est interdite par l’Etat dans l’Education Nationale. Pourquoi l’Etat appliquerait-il alors aujourd’hui ce type de sanction aux chasseurs ?

 

En droit français, la sanction collective peut-elle exister ? Dans plusieurs domaines, la jurisprudence indique que le principe de personnalisation de la sanction doit être retenu, ce qui, par conséquent, interdit la sanction collective comprise comme adressée à un groupe sans que l’on sache si chacun est responsable et s’il l’est au même titre que les autres.

Par exemple, dans l’Education Nationale, la circulaire N° 2011-111 du 1er août 2011 stipule à cet égard que « Le principe de l’individualisation des sanctions est conforme à la règle d’équité : elles ne peuvent atteindre indistinctement un groupe ».

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Quand il s’agit de l’Education Nationale, l’Etat met en avant l’équité pour interdire à ses propres agents, les professeurs, de pratiquer la sanction collective. L’Etat reconnait ainsi lui-même que punir tout le monde à la fois sans établir la responsabilité de chacun est injuste.

« Equité » : tout est dit.

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ET EN PLUS, LE GOUVERNEMENT VOUDRAIT MAINTENANT FAIRE MAIN BASSE SUR L’ARGENT DES CHASSEURS ! LES SENATEURS LR (LES REPUBLICAINS) DE L’ARDECHE S’Y OPPOSENT ET VOTENT CONTRE

 

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Mathieu Darnaud et Jacques Genest, Sénateurs (LR) de l’Ardèche :
« Pas question que l’Etat se serve dans la poche des chasseurs ! »
Photos Site internet/Chaîne parlementaire Public Sénat
Captures d’écran – 25 et 27 Novembre 2014

Le 25 octobre, L’Interdépartementale posait cette question :

« N’y aurait-il donc personne à l’UMP, au Front National, au Front de Gauche, etc. pour s’intéresser aux problèmes des chasseurs ? »

La réponse ne s’est pas faite attendre : par un communiqué publié dans Le Dauphiné le 29 octobre, Mathieu Darnaud et Jacques Genest, les Sénateurs LR (Les Républicains) de l’Ardèche ont tenu à faire connaître pour l’un, à rappeler pour l’autre « leur engagement auprès des chasseurs de l’Ardèche et de la chasse en général ».

Intervenant au Sénat dans la discussion sur le projet de loi de finances 2016, ils dénoncent la volonté du gouvernement de ponctionner plus d’un million d’euros (!) sur la redevance cynégétique payée par chaque chasseur pour affecter cette somme au financement du budget général :

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« Pas question que l’Etat se serve dans la poche des chasseurs ! »

Les deux Sénateurs ardéchois voteront contre ce prélèvement d’Etat. Parce qu’ils le jugent totalement « injustifié ».

L’Interdépartementale leur a écrit pour les remercier de leur engagement aux côtés des chasseurs.

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

L’association de défense de la chasse en a profité pour demander au Sénateur Darnaud quelle est sa position, non connue à ce jour, sur les dossiers pigeon et grive. Elle a interrogé le Sénateur Genest sur les suites réservées à son intervention parlementaire concernant le pigeon ramier en lien avec la fédération.

L’Interdépartementale a questionné les Sénateurs LR sur ce qu’ils pensent de l’interdiction de chasser infligée par l’Etat à tous les chasseurs d’une ACCA pour cause de prélèvements sangliers jugés insuffisants.

Sur toutes ces questions, nous ne manquerons pas de porter à la connaissance de nos lecteurs la réponse des Parlementaires ardéchois dès qu’elle nous parviendra.

 

L’ANCGE : « CHASSER L’OIE JUSQU’AU 20 FEVRIER EST JUSTIFIE »

 

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Dans un communiqué de presse du 31 octobre 2015, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) indique avoir pris connaissance du rapport du groupe chasse à l’Assemblée Nationale concernant la mission d’information sur la chasse des oies en février. Ce groupe, présidé par le Député (PS) Philippe Plisson, a rédigé le document suite à la demande conjointe de l’ISNEA (Institut Scientifique Nord Est Atlantique) et de l’ANCGE effectuée lors de la réunion à l’Assemblée Nationale du 20 janvier 2015.

Dans le rapport, qui reprend l’ensemble des connaissances sur la gestion des oies cendrées et l’état d’avancement actuel du dossier, « quelques points semblent intéressants », indique l’ANCGE. « On notera notamment le constat clair et factuel du très bon état de conservation des populations d’oies grises sur leurs aires de répartition Ouest et Centre Paléarctique. Cette affirmation constitue un élément primordial et un argument supplémentaire justifiant la chasse des oies jusqu’au 20 février inclus, date demandée et défendue par l’ANCGE ».

 

ANCGE ET CNR : UN LONG CHEMIN DEJA PARCOURU ENSEMBLE

 

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 La Sauvagine
Revue nationale des chasseurs de gibier d’eau
Octobre 2015 – N° 622

 

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  • 400 Gaulois réunis avec bien-sûr du sanglier au menu

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Au banquet gaulois, ils étaient 400 à déguster cochons et sangliers délicieusement cuits au feu de bois : il leur fallait bien ça pour se remettre de la longue marche. Sous le regard attendri d’Astérix et Obélix, les organisateurs bénévoles (Comité des Fêtes de St Georges-les-Bains, ACCA de Charmes, ACCA de St Georges-les-Bains) pouvaient savourer ce beau succès.

Selon nos informations, point de Romain en vue, seulement quelques gentils druides pour distribuer sur le parcours un peu de potion magique aux plus fatigués. Quant au très mélodieux et légendaire barde, il fut efficacement bâillonné pendant tout le repas … au plus grand soulagement des convives !

  • Deux fois de suite, la justice vient de donner tort aux antichasse

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Sale temps pour les antichasse habitués à gagner dans les prétoires !

Tour à tour, le tribunal administratif de Grenoble donne tort à l’ASPAS en considérant que l’abattage d’un loup est légal, puis désavoue la FRAPNA en refusant de suspendre l’abattage de 300 bouquetins malades.

Les juges, à leur tour, commenceraient-ils à être lassés par les antitout ?

 

  • La Fédé 07 a rencontré les Maires

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La FDC 07 a eu la très bonne idée de tenir un stand au Congrès des Maires de l’Ardèche le 15 octobre. Jacques Aurange, le Président des chasseurs ardéchois qui a pu nouer à cette occasion des contacts, recevoir des soutiens, a fait remarquer que parmi les 12 200 chasseurs ardéchois beaucoup sont eux-mêmes des élus dans leur commune.

 

  • Chien et maître

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Sur nos chasses.fr, cette histoire vraie : en poursuivant un élan durant une partie de chasse en Suède, le chien Rocky reste bloqué à la surface d’un lac partiellement gelé.

Son maître, Jonas Lundh, se jette alors dans l’eau glacée et nage sur plusieurs dizaines de mètres pour porter secours à son chien. Tous deux rejoignent la rive la plus proche : sains et saufs.

 

  • Préfet aux champs

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Sûr que les idolâtres du loup vont apprécier !

Alain Triolle, le Préfet de l’Ardèche, ne manque pas d’humour : il aime bien les loups mais « uniquement ceux qui sont végétariens » ! Ou bien encore, « ceux qui ne chassent que les animaux sauvages » … Le gibier, pas les brebis.

Quant aux loups qui n’auraient pas pris l’habitude de brouter l’herbe tendre et s’obstineraient encore à croquer de la brebis, le Préfet les aime aussi mais … ailleurs qu’en Ardèche. Chez la Sous-Préfète de Die, par exemple ? Ça, le Préfet ne le dit pas.

 

  • 26 février 2016 : 35ième anniversaire de l’Interdépartementale, projets d’avenir

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Pour son 20ième anniversaire, le Cercle Gaston-Phoebus que préside Antoine Cohen-Potin a invité ce 4 novembre, lendemain de la Saint-Hubert, un prestigieux panel : l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, des ministres d’aujourd’hui ou d’hier comme Stéphane Le Foll, Roselyne Bachelot, Corinne Lepage, François Sauvadet, des parlementaires, des journalistes, les Ambassadeurs d’Azerbaïdjan, de Monaco, de Suède, des chefs d’entreprise, etc. Les scènes de chasse de la littérature française étaient à l’honneur, de belles évocations d’Alexandre Dumas, Guy de Maupassant, etc. étant lues par l’éditorialiste, Directeur de l’Express, Christophe Barbier et la comédienne, metteur en scène, Directrice de la prestigieuse Villa Médicis, Muriel Mayette.

Joyeux anniversaire !

 

25 MANIFESTANTS … CONTRE LA CHASSE LE WEEKEND … LA FRANCE D’EN HAUT … AU FEU ! …

 

LES INFORMATIONS DE L’EXTRÊME

 

En Ardèche, la manif antichasse n’a pas fait recette

 

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Photo Inter/JMS

Manifestant devant la préfecture de l’Ardèche, ils étaient tout juste 25 pour leur « grande » journée « nationale » contre la chasse. 25 personnes (pour l’ensemble du département de l’Ardèche) regroupées dans un collectif qui revendique 50 associations.

Le Préfet sait maintenant à quoi s’en tenir quant à la représentativité de ceux qui lui demandent d’interdire la chasse.

EELV (Europe Ecologie Les Verts) veut se refaire une santé sur le dos des chasseurs en réclamant à son tour l’interdiction de chasser le dimanche

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Et c’est reparti ! Vieille lune des antichasse, la pétition sans fin pour interdire la chasse le dimanche revient chaque année aussi sûrement que l’automne revient après l’été. Aux côtés des habituels, EELV.

Abandonnée en rase campagne par ses chefs parlementaires, désertée par ses militants, regardée de haut par ses anciens alliés PS, EELV qui fit 2% de l’électorat au meilleur de sa forme présidentielle essaie tant bien que mal de se refaire une petite santé sur le dos des chasseurs. A la veille des régionales, si ça ne rapporte pas beaucoup, au moins ça ne coûte rien.

 

Vie de château pour France d’en haut ?

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Photo A. Bouissou/MEDDE

On ne l’entend plus. Elle ne nous parle plus. Dans sa dégringolade de 5 points au dernier sondage TNS Sofres – Figaro Magazine du 24 au 28 septembre 2015, les 1 000 000 chasseurs français, leurs familles, leurs amis y sont peut-être pour quelque chose …

Absente à l’assemblée générale annuelle des fédérations départementales de chasseurs, muette sur la mauvaise plaisanterie de la grive cantonale Drôme-Ardèche en dépit des interventions du Président PS de région et de quatre parlementaires PS de nos départements, sans voix sur le pigeon ramier interdit en mars, sans réaction sur le sanglier-punition, sanction exorbitante infligée par l’Etat tout puissant à 62 malheureux chasseurs d’une petite ACCA (une de ces ACCA que le Sénateur socialiste Verdeille avaient voulu pour que chaque chasseur, même de condition modeste, puisse chasser librement et qui doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe) … Non ! On ne l’entend plus.

Mme Royal ayant complètement disparu des écrans radars de la planète chasse, c’est le Président de la République en personne qui en est réduit, comme un vulgaire ministre suppléant, à assurer le service après-vente de la politique gouvernementale de la chasse, attribution normalement dévolue à Mme Royal, ministre (PS) de tutelle des fédérations de chasseurs.

On ne l’entend plus, elle ne nous parle plus mais elle fait toujours parler d’elle :

« Hôtel 5 étoiles, berlines de marque et table ouverte chez l’ex-Premier Ministre (arrêté depuis pour fraude fiscale) : la presse de l’île Maurice est en train de déballer tous les privilèges et avantages dont Ségolène Royal aurait bénéficié lors de séjours effectués entre 2011 et 2014 (…) La ministre de l’Ecologie y menait apparemment un train de vie … royal ! Le tout aux frais du contribuables mauricien ». Voilà ce que révèle Le Figaro-Magazine.

Ainsi que Charles Baudelaire débarquant sur l’île Maurice, la ministre de l’Ecologie serait donc partie oublier les ennuyeuses contraintes des dossiers brûlants de la chasse « au pays parfumé que le soleil caresse ».

Si tout cela est vrai (pas de démenti à notre connaissance), une fois de plus l’exemple viendrait de haut.

Entendez-vous, dans nos campagnes, ce qui se dit sur vous, hommes et femmes de pouvoir de la France d’en haut ?

« Bon ! Après tout, qu’ils se les gardent leurs privilèges, leur fric, leur vie de château, tous ces grands personnages qui nous gouvernent. Qu’ils se les gardent et qu’ils en profitent bien pour le temps qu’ils y sont. Mais qu’ils arrêtent au moins d’emm…er le monde ».

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Entendez-vous, dans nos campagnes, ce que vous disent ces hommes et ces femmes qui chassent ?

« Qu’ils nous rendent – et le temps presse – nos traditions volées, notre liberté de loisirs piétinée, nos droits de chasse bafoués. Trop longtemps, bien trop longtemps, la chasse fut privilège royal et privilège de la noblesse, trop longtemps la chasse fut exclusivement celle de la France d’en haut méprisant le peuple des campagnes, trop longtemps la chasse fut le loisir réservé aux nantis et aux puissants. Avec la République, on croyait naïvement ce temps révolu. ».

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1789 a fait de la chasse un loisir populaire accessible à tous, une liberté jusque-là obstinément refusée au peuple des campagnes.

En 2015, l’histoire bégaie :

Voilà que dans notre modernité mondialisée où la ruralité laissée en jachère par le pouvoir central n’aurait plus sa place, une escouade d’écolobobos parisiens, alternativement de gauche et de droite mais toujours hors-sol car issus du même moule, l’ENA, passant leur vie aux frais des contribuables dans le luxe des palais nationaux, se croient autorisés à afficher, depuis la capitale, un souverain mépris pour la vie simple et souvent plus saine des campagnes ! Qu’ils viennent donc ici, nous trouverons les sujets pour leur parler.

Voilà que ces écolobobos antichasse, antitout, nous confisquent avec délectation, morceau par morceau, jour après jour, nos chasses populaires, nos modes de chasse, nos territoires de chasse, nos dates de chasse, notre liberté de chasser ! …

Jusqu’à quand ?


Au feu ! …

 

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Photo Inter/Site internet/Le Chasseur Français
20 Octobre 2015

Pour le pouvoir, à quatre semaines du premier tour des régionales, il y a le feu dans l’électorat chasseur, en particulier dans les anciens bastions du PS. Toutes les remontées de terrain nous le confirment ainsi que quelques confidences d’élus socialistes plutôt médusés par l’attitude (qu’ils jugent eux-mêmes incompréhensible) du pouvoir à l’égard des chasseurs. Ces chasseurs dont la moitié votaient pourtant à gauche jusque-là. Médusés mais apparemment impuissants car superbement ignorés eux aussi, bien qu’élus du PS, par un ministère de l’Ecologie piloté par une ministre PS, qui plus est poids-lourd du gouvernement ayant ses entrées à l’Elysée …

Alors, pour tenter d’éteindre l’incendie qu’ils ont eux-mêmes allumé et méthodiquement entretenu, voilà que les pompiers pyromanes tout d’un coup sont là ! D’ordinaire un tantinet méprisants avec les chasseurs mais jamais avec notre argent, ni nos voix, nous infligeant à tour de bras, entre deux élections, des interdictions aussi incohérentes que répétitives, caressant toujours plus les écolos dans le sens du poil, ils nous promettent maintenant – élection oblige – d’inverser la courbe … de l’antichasse.

Faut-il les croire ?

Où est la liberté dont ils nous parlent quand le gouvernement peut interdire la chasse à tous les chasseurs dans certaines ACCA ? Où est l’égalité dont ils nous parlent quand le gouvernement peut interdire la chasse dans certains cantons de certains départements ?

Assez de mots, des actes, Monsieur le Président de la République !

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- François Hollande, Président de la République -
Déclaration au Chasseur Français
(Numéro de Novembre 2015)

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Site internet/Le Chasseur Français
Capture d’écran/20 0ctobre 2015

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L’INTERDEPARTEMENTALE