INVITATION

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018

 

Janine Burine nous a quittés

 

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Janine et Michel aimaient piloter ensemble les « Rhôdaniens » de l’Inter
Photo Inter/JMS

Janine vient de nous quitter. C’était quelques heures après que nous ayons terminé, en pensant à elle, notre conseil interdépartemental du 2 mars.

C’est vers Florence, Jérôme et Sylvain, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille que vont aujourd’hui nos pensées, notre amitié, notre affection. C’est aux autres que Janine pensait d’abord. C’est en pensant aux autres qu’elle fit face à la maladie durant des années, courageusement, sans se plaindre. Ne chassant pas, c’est d’abord pour rendre service aux autres qu’elle avait accepté d’entrer au conseil interdépartemental de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche où elle n’hésitait pas à nous dire le fond de sa pensée, à se porter volontaire pour aider. Avec Michel son mari, ces deuxlà faisaient la paire pour piloter avec assurance et gentillesse le concours annuel de pétanque de l’Inter, Le Rhôdanien ou encore, participer activement à la préparation de nos assemblées générales. Janine aimait la convivialité, son sourire et ses rires le disaient. Combien de fois l’équipe d’ACCA de Beauchastel, élargie une fois par an aux amis drômois de l’ACCA d’Etoile, s’est-elle retrouvée joyeusement après la battue du matin chez l’ami Michel, dans la grande salle du bas où Janine attendait les amis chasseurs pour leur faire partager la bombine, le pot au feu, la paella ou … le civet de chevreuil qu’elle venait de cuisiner avec amour et talent ?

Le 8 mars, jour de ses 67 ans, l’Eglise de Beauchastel était pleine pour lui dire adieu malgré les absents par contraintes professionnelles. Autour de la famille, les amis de diverses associations dans lesquelles Janine Burine s’investissait se sont retrouvés nombreux, la tête pleine de bons souvenirs. A la cérémonie, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné de membres du Bureau et du Conseil. Le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange, s’était fait représenter par Christian Pialet. Janine, les amis de l’Interdépartementale te disent merci. Tu viens de rejoindre ton Michel. Vous nous manquez tant, tous les deux, les amis ! L’assemblée générale annuelle 2018 de la Chasse Drôme-Ardèche vous sera dédiée.

L’équipe de l’Interdépartementale

 

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« LE RAPPROCHEMENT AUQUEL NOUS ŒUVRONS CONCRETEMENT ET SEREINEMENT, REMI GANDY, JACQUES AURANGE ET MOI »

 

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. Le Président de l’Inter Chasse 26-07, Christian Pialet, présent à Paris le 14 mars au Conseil d’Administration de l’ANCGE, vient de communiquer cette information aux Présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale :

« Suite aux discussions et décisions du Conseil Interdépartemental du 2 mars 2018, à l’occasion de la présence à Privas le 3 mars du Président National de l’Ordre National du Mérite, mon ami le Drômois Michel Lebon, j’ai remis en main propre au Préfet, M. Philippe Court, un message de l’Inter Chasse 26-07. Dans le cadre du rapprochement solide et durable avec nos fédérations auquel nous œuvrons concrètement et sereinement, Rémi  Gandy, Jacques Aurange et moi, j’ai transmis copie de l’intégralité de ce message au Président de la FDC 07 »  

 

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L’Interdépartementale à nouveau en deuil

JACKY FEROUSSIER TERRASSE PAR LA MALADIE

 

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Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier est parti. Très vite, trop vite et surtout bien trop tôt. A 67 ans, la maladie l’a terrassé. L’Interdépartementale est d’abord dans le respect de la douleur ; la douleur de celles et ceux qui sont aujourd’hui très éprouvés par un départ aussi rapide : son épouse Simone, ses filles Sylvie et Angélique, l’ensemble de sa famille, ses amis proches.

Jacky avait ma confiance. Il avait toute mon estime. A travers l’association, d’année en année, nous avons appris à mieux nous connaitre. VicePrésident à mes côtés, Chargé du grand gibier dont il était un spécialiste passionné, Jacky me donnait de l’énergie, de l’envie. Il m’aidait, m’apportait ses connaissances, ses conseils. Toute l’équipe appréciait sa gentillesse, son dévouement, son engagement résolu à défendre la chasse. D’un regard pétillant, il allumait le feu de la discussion. D’un esprit pétillant, il posait la question qui invitait à la réflexion. Dans l’équipe dirigeante de l’Inter comme dans le bureau d’ACCA de Beauchastel, Jacky aimait rendre service. Il aimait nous aider à trouver des solutions. D’un trait d’humour appuyé de son sourire, il faisait entre nous un trait d’union. Jacky aimait la convivialité. Il était heureux de partager le repas de travail d’un conseil interdépartemental, toujours volontaire pour aider à préparer la salle, garnir la table avec soin afin d’accueillir chaleureusement les amis qui allaient arriver de loin. Jusqu’au bout, il s’est inquiété de savoir si la soirée annuelle du 6 avril se préparait sans trop de difficultés. Jacky a été content d’apprendre que les évolutions positives au bénéfice des chasseurs ardéchois et drômois, entrevues depuis le 13 octobre 2017,  étaient sur le point de se concrétiser. Deux jours avant son décès, Jacky me demandait sur son lit d’hôpital à Valence si nous n’avions pas trop de mal à trouver les lots de tombola pour le 6 avril …

Ce soir-là, Jacky, dans cette salle des fêtes de Beauchastel où avec toi nous nous sommes réunis si souvent et si souvent dans la bonne humeur, tu seras tellement loin et pourtant, si proche de nous tous !

Jacky, l’Ami, Jacky notre Vice-Président, je sais tout ce que la chasse t’apportait, entouré de tes amis chasseurs de sanglier de l’ACCA de Beauchastel, accompagné de ton petit-fils que j’ai vu si fier, si émerveillé de suivre dans la montagne son Papy avec ses chiens. Je sais tout ce que tu as apporté à la chasse pendant ces années d’action bénévole partagée. Je sais, ils me permettront de le dire ici, ce que les chasseurs te doivent, jeunes et anciens. Jacky, par mon intermédiaire, tes amis chasseurs de Drôme-Ardèche te disent, du fond du cœur, un grand merci ».

Christian Pialet

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018 (3)

LE GRAND RENDEZ-VOUS : « LES TABLES RONDES DE LA  CHASSE 2018 ». AMI CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS, APRES LE SUCCES DE LA 1ère EDITION, TON ACCA (ADHERENTE OU NON A  L’INTER) EST INVITEE. BIENVENUE A TOI, VENDREDI 6 AVRIL, A PARTIR DE 18 H 30, A BEAUCHASTEL, SIEGE SOCIAL DE L’INTER CHASSE 26 – 07

 

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OIES GAZEES TOUTE L’ANNEE PLUTÔT QUE CHASSEES EN FEVRIER

2000 CHASSEURS DE GIBIER D’EAU DE CHARENTE-MARITIME CRIENT A NICOLAS HULOT ET A LA LPO LEUR INCOMPRÉHENSION ET LEUR COLÈRE

 

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« Gaze pas les oies, on les chasse en février ! »
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

« L’histoire cynégétique retiendra que, pour la première fois, nous ne chasserons pas les oies en février » constate l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau). Celle-ci apportait son soutien à la manifestation du 31 janvier organisée par des chasseurs de gibier d’eau de Charente-Maritime à Rochefort-sur-Mer. L’ANCGE y était représentée par son Secrétaire Général, Bernard Garnier.  

Contre l’interdiction de chasser de Nicolas Hulot

Malgré une pluie battante, ils étaient dans la rue plus de 2000 chasseurs d’oie et de canard (1100 selon la préfecture) pour protester contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse à l’oie au-delà du 31 janvier afin de « ne pas mettre en colère » ses « copains » de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux présidée par Alain Bougrain-Dubourg).

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Pour les chasseurs, gazer les oies sauvages est une hérésie écologique
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Constat amer d’un manifestant : « 8 jours de chasse en février, ce n’était déjà pas beaucoup mais c’était toujours mieux que rien. Avec Hulot, ce n’est carrément rien. Pour les sectaires de l’antichasse, il est préférable de gazer en Hollande des dizaines de milliers d’oies toute l’année plutôt que d’en prélever quelques centaines par la chasse en France au mois de février ».

 

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Le gazage des oies ne passe pas chez les chasseurs
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

Des chasseurs ont tenté de rejoindre le siège de la LPO. 500 CRS et policiers étaient mobilisés pour les en empêcher

 

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A deux pas du siège national de la LPO de M. Bougrain-Dubourg, ça chauffe !
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Pacifique au départ selon les consignes données, la manifest ation s’est durcie.  

Des chasseurs ont ainsi défié les 500 CRS et policiers mobilisés en tentant d’arriver jusqu’au siège national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) association militante domiciliée à Rochefort.

Grâce au sérieux des organisateurs, au sang-froid d’un service d’ordre interne impeccable, la manifestation s’est terminée sans incident grave qui aurait gâché la belle démonstration de force.

LA LPO SALUE DANS CETTE INTERDICTION DE CHASSER « UNE DECISION PLEINE DE BON SENS »

 

De son côté, la LPO s’est réjouie – à distance – de l’interdiction de chasser prise par le ministre d’Etat-et-de-mes-copains Nicolas Hulot, saluant « une décision pleine de bon sens ». « Le mois de février marque le début de la période de reproduction des oies cendrées », explique Alain Bougrain-Dubourg, le Président de la LPO. « On ne tire pas sur des oiseaux quand ils se reproduisent. C’est le bon comportement à adopter quand on prétend être bon gestionnaire de la nature ».

 

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« Le bon comportement à adopter » ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

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Sans commentaire !
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

 

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LE PATRON DES CHASSEURS A RENCONTRE LA PRESIDENTE DE LA FNSEA … Compliqué !

 

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Photo Inter/Capture/France 3

Le 30 janvier 2018, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s’est entretenu pendant deux heures avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). Objet de la réunion : ouvrir les dossiers chauds, source de tensions assez vives entre le monde agricole et les chasseurs.  

Il y en a trois sur lesquels nous avons pu recueillir quelques informations à la meilleure source :

 

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Photos Inter/SR

1°). La FNC ne veut plus que les FDC soient contraintes d’indemniser les dégâts (sanglier pour l’essentiel) là où les chasseurs sont interdits de chasse : 50 millions € par an pris dans la poche des chasseurs, « c’est beaucoup trop. Ce n’est plus supportable », martèle Willy Schraen. « De plus en plus de dégâts aux cultures, des récoltes perdues plusieurs fois de suite, c’est épuisant » lui répondent les exploitants agricoles. On sait où peut conduire l’impasse des dégâts sanglier si elle dure : l’Etat finira par imposer ses « solutions ». La stérilisation des laies en pleine nature aurait passé avec succès le cap expérimental … pas uniquement en Espagne.

 

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Photo Inter/Bing/JLPC/Wikimédia Commons

2°). La FNC « déplore la suppression des haies vives ». Leur disparition a entrainé la quasi disparition du petit gibier de plaine. « C’est un désastre écologique ». Les agriculteurs sont conscients qu’il faut revenir à des méthodes de production « plus naturelles ». Ils seraient prêts à « aller plus loin que le reboisement expérimental actuel » mais quand on est « endetté jusqu’au cou », que le revenu mensuel de l’exploitant n’est plus que de quelques centaines d’euros pour vivre, « les paysans peuvent-ils y arriver seuls » ?

 

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Photos Inter/Bing/Capture BFMTV

 
3°). Le monde agricole a « très mal pris » l’appui officiel médiatisé apporté à Nicolas Hulot par la FNC en faveur d’une interdiction rapide du glyphosate. Christiane Lambert ne s’est pas privée de le dire vertement à Willy Schraen. Pour les agriculteurs, dans le contexte si difficile qui est le leur, « faire ce cadeau à Hulot », c’était donner le bâton pour mieux se faire battre : « un manque de solidarité entre ruraux » face au ministre pro-loup et antichasse des écolos-bobos. Supprimer le pesticide si décrié (qui a valu à un représentant agricole, en plein Salon de l’Agriculture, de se faire « engueuler » par un Président de la République perdant son calme olympien) ? « Oui mais » répond la FNSEA, à condition de trouver autre chose, de bénéficier de mesures d’accompagnement, de prendre le temps de la transition. « A défaut de solutions de remplacement pouvant être immédiatement mises en œuvre » et « à défaut de soutien du représentant des chasseurs », les paysans français « auraient préféré que la FNC se taise ».

Bref ! entre le chasseur et l’agriculteur (les deux étant parfois une même personne) c’est devenu compliqué. Et quand c’est compliqué, ça coince. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu. Parce qu’il ne peut pas l’être. A l’évidence, les deux parties sont condamnées à s’entendre.

Le loup (ou son cousin hybride) coûte 29 millions € par an au contribuable français. Pour M. Hulot, ce n’est pas assez. Afin de « ne pas mettre (ses) copains en colère », Hulot-l’écolo en veut pour plus de 40 millions € !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

 Selon les chiffres officiels, le loup (ou hybride assimilé) a coûté au contribuable la bagatelle de 29 000 000, 00 € en 2017. D’après le ministre de l’Ecologie en personne, il n’y aurait en France « que » 360 loups. Faites vos comptes. Ça porte le loup ou assimilé à … 80 555, 00 € la bête.  A croire que pour le plat du jour régulièrement offert au canidé sur fonds publics, le gigot d’agneau saignant est maintenant farci aux truffes.

 Mais pour Nicolas Hulot, ce n’est encore pas assez.  

Hulot-l’écolo ministre d’Etat-« et de mes copains » en veut vraiment pour son argent … ou plutôt le nôtre ! En fixant l’objectif démentiel (un tant soit peu provocateur) de « 500 loups », Hulot-l’économe va donc faire dépenser prochainement à l’Etat plus de 40 millions € uniquement pour protéger sa bestiole terreur des bergers, éleveurs, brebis, chamois, chevreuils.  

40 millions € pour nourrir des loups hybrides ! Voici donc (re)venu le temps de l’écologie-caviar. Goinfrée comme toujours d’argent public. La France, après tout, n’a « que » 2 200 milliards de dette publique à rembourser. Le cadeau pour les générations futures ?

 40 millions € pour nourrir le loup !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

Ebloui par les ors et dorures des salons de la République, Nicolas Hulot au patrimoine déclaré dépassant 7 millions € n’a pas l’air de bien mesurer l’indécence de pareille exigence en comparaison de l’indignation qu’elle suscite dans notre région parmi les gens qui se lèvent tôt pour travailler et les retraités qui voient leur pension diminuer. Se croyant béni des dieux puisque intronisé par « Jupiter », Hulot le néo-aristo semble se moquer comme de sa première chemise verte qu’au même moment, dans le même gouvernement, sa collègue ministre de la justice puisse se lamenter que des actions judiciaires soient interrompues faute d’un budget suffisant pour les photocopies tandis que sa collègue ministre de la santé puisse pleurer sur le sort de ces personnes âgées laissées sans soin dans les EHPAD par manque d’argent pour embaucher le personnel nécessaire.

Ainsi va la joyeuse France de la Transition écologique.

 


 LE PRESIDENT NATIONAL DES  CHASSEURS REÇU A L’ELYSEE

 

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Photos Inter/Bing/FNC

Le 15 février 2018, soit quinze jours après la manifestation des chasseurs de gibier d’eau de Rochefort, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Celui-ci est sorti de l’entretien visiblement satisfait.

 

OIES CHASSEES PLUTÔT QUE GAZEES : ENGAGEMENT PRESIDENTIEL POUR FEVRIER … 2019

 

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Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

 Surprise, surprise !  

 

 Le Chef de l’Etat l’a coché sur son agenda. Il vient de prendre l’engagement que l’oie cendrée serait chassée en France du 1er au 28 février 2019 dans le cadre d’une dérogation de régulation telle que proposée depuis plusieurs années par la FNC, mesure pourtant sèchement rejetée par Nicolas Hulot voici quelques semaines (« même pas la peine d’en discuter ! ») … Si l’on en croit l’agenda présidentiel et la promesse républicaine faite aux chasseurs de gibier d’eau, voilà un ministre d’Etat qui aura donc quitté le gouvernement avant un an pour retourner auprès de « (ses) copains ». Ce départ anticipé de M. Hulot, hautement prévisible, ne semble pas chagriner outre mesure M. Macron. Pas excessivement non plus, les 1 000 000 chasseurs français.

« MODERNISER LA CHASSE FRANÇAISE » …

Dans un dialogue jugé « extrêmement cordial et constructif » par la FNC, le Président de la République a donné son plein accord à Willy Schraen pour lancer avec lui les grandes réformes « de modernisation de la chasse française » :  

- Permis de chasser
- ONCFS
- Police de la nature
- Gestion adaptative des espèces
- Biodiversité et ruralité
- Etc.

 … « ET EN MÊME TEMPS, RESPECTER LES TRADITIONS »

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Céline Aussourd

. D’autre part, alors qu’une proposition de loi visant à « interdire la chasse à courre » a été déposée fin janvier à l’Assemblée Nationale et co-signée par de nombreux députés dont plusieurs de la majorité présidentielle, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer son « soutien à tous les modes de chasse actuellement pratiqués en France », y compris « les chasses traditionnelles comme la vénerie » dont les pratiquants font depuis des mois l’objet d’une campagne de dénigrement violente, aussi haineuse que mensongère.   

 

A Beauchastel, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme et le Président de l’Inter Chasse 26-07 donnent ensemble le coup d’envoi de la traditionnelle battue interdépartementale de régulation du renard

 

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Rémi Gandy aux côtés de Christian Pialet : départ de la battue interdépartementale
Photos Inter/ACCA Beauchastel/Bing/Facebook

C’est une tradition. Depuis longtemps, les ACCA d’Etoile S/Rhône (26) et Beauchastel (07) clôturent la saison de chasse en février par une battue au renard commune aux Drômois et Ardéchois suivie d’un casse-croûte partagé dans la convivialité. Voici un bel exemple concret d’interdépartementalité perpétué par les Présidents d’ACCA actuels marchant sur les traces de leurs prédécesseurs : Eric Marsanon, le drômois, Franck Chalas, l’Ardéchois, ce dernier étant par ailleurs l’un des Vice-Présidents de l’Interdépartementale, association qui se félicite évidemment de ce genre d’initiatives pour les avoir initiées ou encouragées depuis 1981 : « Le Rhône n’est pas une barrière mais un lien entre les hommes ».
 
L’interdépartementalité appliquée à la vie interne des ACCA a d’ailleurs reçu cette année un écho particulier.  

En effet, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, Rémi Gandy, était à Beauchastel en compagnie du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet pour donner ensemble le coup d’envoi de cette énième battue interdépartementale d’ACCA.

 

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Le footballeur drômois Florent Laville (à droite) était lui aussi de la partie
Photo Inter/Archives/FL/OL

La bonne humeur matinale, au parfum de café chaud partagé entre ardéchois et drômois, a accompagné les chasseurs tout au long de la journée, une délicieuse paella leur étant servie à la mi-journée chez l’ami Stéphane Pépin. Autour des quatre Présidents, on remarquait aussi la présence d’autres personnalités, notamment le sportif (et chasseur drômois), Florent Laville, ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, double champion de France de foot Ligue 1.  

Destinée à faire un prélèvement sélectif de régulation sur une espèce très prolifique, la battue au renard du matin a permis trois tirs grâce au travail de chiens de métier parfaitement dressés, les tirs étant concluants. Dans un secteur où dix autres renards avaient déjà été prélevés par la chasse en cours de saison, cela aura ainsi sauvé la vie à des dizaines de lapins, perdrix, faisans. A ceux qui en douteraient, il suffit d’observer la dentition si particulière de Maître Goupil pour se convaincre que l’animal n’est pas vraiment programmé pour manger de l’herbe ou des petites fleurs. Quant aux propriétaires de poulaillers, clapiers, élevages de pigeons ou canards, ils savent pourquoi il se trouve plus de faisans dans les terriers à renard en fin de saison de chasse que dans les congélateurs des chasseurs.

 

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Photo Inter/Bing/Créative Commons/NuitFrance/Romain Sordello

Si le magnifique pelage (sauf en cas de gale !) du gentil Rox ami de Rouky lui donne par la magie de Disney cet air si attendrissant de peluche, la réalité oblige à se méfier comme de la peste de ce porteur d’échinococcose alvéolaire, redoutable maladie qui se transmet à l’homme et s’apparente à un cancer du foie. La même réalité oblige, dans le cadre d’une bonne gestion cynégétique, à contenir l’expansion de Fantastic Mr. Fox, qui, se promenant dans la nature sans permis de chasse avec nombre de ses congénères, braconne sans vergogne nuit et jour, 365 jours par an.      

LE SILURE BIENTÔT CLASSE « NUISIBLE » ?

Le poisson-chat géant qui pullule est peut-être en train de faire disparaitre le canard colvert du Rhône

 

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Le canard colvert en voie de disparition sur le Rhône ?
Photomontage Inter/Bing/Wikimédia Commons/Flickr/John Morris/Facebook/Sébastien Delabre

 

Le canard colvert, sédentaire ou migrateur, était de loin le gibier d’eau N°1 des chasseurs du Rhône pratiquant à la passée ou à la hutte, loin devant sarcelle d’hiver, chipeau, siffleur, milouin, morillon, souchet, sarcelle d’été, pilet, oie cendrée ou autres anatidés … « Etait ».

 

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Photo Inter/Bing/Pixabay

Depuis quelques années en effet, fini le plaisir des yeux de ces ouvertures générales de la chasse en septembre où des centaines de colverts s’envolaient de toute part jusqu’à encombrer le ciel de leurs vols caractéristiques ; finie l’émotion de ces poses hivernales aux appelants de 10, 15, 30 colverts ensemble, parfois plus ; finie l’observation de cette nidification dans le couvert de la roselière où chaque couple reproducteur perpétuait le cycle de la vie avec la tranquille assurance de donner naissance à une douzaine de jaunes et rayés canetons, lesquels arrivaient en quelques semaines au stade de « hallebrand » (jeune canard sauvage ne volant pas encore) grâce à l’expérience protectrice de la mère et la vigilance du père puis découvraient enfin l’autonomie de l’oiseau adulte, synonyme de liberté.  

Le coupable porte un nom : « silurus glanis », le silure glane

 

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Des monstres de 100 Kg, ce n’est plus l’exception pour les pêcheurs du Rhône
Photo Inter/Bing/Futurism

Depuis qu’un laboratoire valentinois a révélé que le contenu stomacal d’un silure d’une quarantaine de kilos seulement (certains font le triple) était composé des restes de quatre ou cinq canards adultes, le doute n’est plus permis. Les observations de terrain, les témoignages de chasseurs, pêcheurs, promeneurs vont dans le même sens. Le silure mange à peu près tout ce qu’il trouve : poissons adultes de n’importe quelle espèce, rats, ragondins, jeunes castors, petits chiens (?), charognes aperçues au fil de l’eau.  

Quand l’occasion se présente, il mange du canard, caneton ou adulte.

 

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Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Le silure chasse en meute. En hiver, il a été observé dans les profondeurs des fleuves et lacs colonisés de gigantesques pelotes formées de plusieurs dizaines de silures agglomérés. Le silure glane fréquente souvent les mêmes places. Il y reviendra tant qu’il y aura encore quelque chose à attraper, à manger ; par exemple, la couvée complète de canetons y passera en quelques jours … sans que le vorace ne rechigne à gober aussi d’une simple aspiration maman cane qui les surveillait. L’appétit du glane est proportionnel à sa taille.

 

LE PLUS GROS SILURE DU MONDE NAGE ACTUELLEMENT DANS LES EAUX DU RHÔNE

 

Originaire d’Europe Orientale (Bassin du Danube), le silure Glane se retrouve assez tôt dans le Bassin du Rhin. Son expansion aujourd’hui illimitée en Europe résulte d’introductions délibérées dans des lacs, rivières et fleuves dont il était absent. Vers 1860, il est introduit volontairement dans le bassin du Doubs, cent ans plus tard dans un affluent de la Seine. Dans la deuxième moitié du 20ième siècle, il arrive dans la Saône et le Rhône. En moins de quatre décennies, le silure a colonisé tous les bassins fluviaux. Selon une enquête du Chasseur Français (février 2018), « sa population a littéralement explosé dans les bassins de la Saône et du Rhône depuis la fin des années 1970. Le silure s’adapte d’une manière exceptionnelle à tous les milieux aquatiques ».

 

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L’estomac lesté de plusieurs canards adultes : un laboratoire d’analyses l’atteste 
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Face à un développement exponentiel du poisson géant que plus personne ne contrôle, les préfets sont saisis dans de nombreux départements de demandes, parfois véhémentes, de classement du silure en espèce « nuisible » avec interdiction absolue de remettre à l’eau « l’horrible glane » lorsqu’il a été pêché.  

Paradoxalement, cette demande provient le plus souvent des pêcheurs euxmêmes, catastrophés de ne plus attraper ni truites, ni sandres, ni brochets, ni carpes là où le silure s’est installé pour faire le vide. La question du statut du silure, espèce invasive et nuisible en fait mais pas en droit, se pose désormais pour l’Ardèche et la Drôme comme pour les autres départements rhodaniens. Elle se pose surtout au niveau national et européen.  

En attendant, le silure prospère, grossit et se multiplie partout.

 

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Sébastien Delabre et sa prise record : 130 Kg !
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

 
Le 22 octobre 2015, Sébastien Delabre pêche un silure de 2,73 mètres pour 130 kilos : record mondial homologué par huissier. C’est en France que cela se produit, dans le Gard, à Vauvert … dans les eaux du Rhône (au PetitRhône précisément, l’un des deux bras du delta du Rhône en limite Ouest de la Camargue).

 

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Le champion du monde le relâche, espérant « faire le bonheur d’un autre pêcheur »
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Le classement national et européen du silure comme espèce nuisible n’est pas pour demain. La pêche sportive « au gros » sur les fleuves comme le Rhône se développe. Se pratiquant jour et nuit, elle séduit de plus en plus de jeunes qui ont la culture du « No-Kill » (attraper le poisson, ne pas le tuer, le relâcher). Une capture-challenge du « monstre » fait rêver. La question fait débat jusqu’au parlement entre les pour et les contre. Une pétition nationale des « pro glane » contre le classement nuisible du monstre d’eau douce a convaincu en France le gouvernement qu’il était urgent d’attendre.

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Antoine Skipper

Pourtant, il faudra bien se poser un jour la question – à moins qu’il ne soit déjà trop tard – d’une espèce en expansion totalement incontrôlée (une femelle silure peut vivre 50 ans et elle dépose 30 000 œufs par kilo de poids) aux conséquences désastreuses pour la biodiversité. Il faudra bien par conséquent que les fédérations de pêche, de chasse, de protection de la nature se rencontrent pour en parler, que la recherche du point d’équilibre se poursuive entre pêcheurs « pro-glane » et « anti-glane » pour qu’élus et pouvoirs publics prennent alors leurs responsabilités.

 

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Pas de régulateur naturel. Seul l’homme pourrait (peut-être ?) freiner son expansion
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Si chacun regarde légitimement (et forcément subjectivement) le silure sous l’angle de son propre rapport personnel à la nature, il n’en reste pas moins que du point de vue strictement écologique, toute espèce animale carnassière, opportuniste, invasive, sans prédateur donc sans régulateur naturel, ne peut objectivement se développer qu’au détriment d’autres espèces.  

Ce qui, dans la durée, peut aller jusqu’à la complète disparition de ces espèces. 

 

Une chasse plus silencieuse ou beaucoup de bruit pour rien ?

 

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Etrangement signé par un Nicolas Hulot habituellement peu enclin à faire des cadeaux aux chasseurs, voilà un arrêté ministériel (pris le 2 janvier 2018, paru au Journal Officiel le 23) qui étonne, détonne, fait beaucoup de bruit. Il s’agit pourtant, en principe, de rendre plus … silencieuse la chasse en autorisant les réducteurs de son sur les carabines.  

Que penser de cette mesure ? Les arguments opposés ne manquent pas, tant chez les antichasse que chez les chasseurs eux-mêmes.

 

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Les adversaires de la chasse ont beau jeu de mettre en avant que le gibier sera plus vulnérable puisque moins effrayé. Il leur sera également facile de persuader certains promeneurs que les chasseurs de grand gibier étant moins facilement repérables ils deviennent ainsi plus dangereux.   

Si les « réducteurs de son » ou « modérateurs de son » qu’on appelait avant « silencieux » sont déjà très utilisés en Europe (Espagne, Scandinavie, Allemagne, Ecosse, etc.), leur possibilité d’utilisation peut séduire en France des chasseurs par le confort auditif apporté au tireur mais aussi avec le but de rendre la chasse moins agressivement sonore dans la nature, ce qui pourrait la faire mieux accepter. Cela se défend aussi.

D’autres chasseurs au contraire, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme ailleurs, se disent mal à l’aise par rapport à cette nouvelle mesure. Ils estiment qu’il ne faut pas aller trop loin dans la sophistication du matériel, toute avancée technologique diminuant de fait les chances du gibier.  

Par exemple, si les appelants sont heureusement autorisés pour chasser le canard ou l’oie (procédé naturel), les chants d’oiseaux enregistrés puis diffusés (procédé technique) restent interdits à la demande des chasseurs concernés. Pour eux, c’est d’abord une question d’éthique de la chasse. Parce qu’avant tout, la chasse doit rester une pratique naturelle, raisonnée, modérée, car la qualité et l’intérêt de l’acte cynégétique dépendent plus du sentiment de liberté qu’éprouve le chasseur immergé dans la nature que de la quantité de gibier prélevé. Or, cette liberté ne va pas sans la responsabilité qui consiste à privilégier dans tous les cas la sécurité et laisser la part d’incertitude à ses prélèvements en donnant une vraie chance à l’animal chassé. Sur ce dernier point, le débat est ouvert de la même façon chez nos amis pêcheurs.

 

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Beaucoup de chasseurs que nous avons rencontrés ne se sentent finalement pas concernés par l’autorisation des modérateurs de son, en tous cas pas pour le moment : d’abord, les réducteurs de son ne seraient pas compatibles avec les fusils. Ensuite, pour réduire de 30 % les décibels des carabines, l’équipement monté entrainera un surcoût de plusieurs centaines d’euros, « pas loin de 1000 € pour certains modèles » disent les armuriers. Enfin, l’arme ainsi équipée pèsera plus lourd (de 300 à 450 gr en plus) et sera donc un peu moins maniable.
Pour se faire une idée plus précise, il faudra sans doute attendre un peu pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/John Talbot

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2017 (4)

DIMANCHE 10 SEPTEMBRE, C’EST L’OUVERTURE !

 

L’ouverture générale de la chasse aura lieu dans nos départements de l’Ardèche et de la Drôme dimanche 10 septembre à 7 heures

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Photo Inter/Diane Dupré La Tour

L’ouverture générale, ce moment si longtemps attendu

 

Cette fois, nous y sommes vraiment !

Après les battues administratives organisées depuis le 1er juin pour répondre à la demande de l’autorité préfectorale afin de limiter au maximum les dégâts de sangliers, après l’ouverture spécifique du gibier d’eau intervenue par arrêté ministériel le 21 août, voilà l’Ouverture. L’Ouverture avec un grand O : l’ouverture générale de la chasse, celle qui concerne tous les gibiers à quelques exceptions près.

Le 10 septembre, pour tous, un maître mot, le seul de nature ce jour-là à calmer les ardeurs, freiner l’enthousiasme, atténuer les passions :

SECURITE

 

A chacune et chacun, bonne ouverture 2017 !

 

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Du haut du belvédère de la fédération des chasseurs de l’Ardèche, l’art animalier s’expose

 

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. Nul ne l’ignore désormais, c’est le département de l’Ardèche qui a vu naître le premier artiste peintre de l’humanité connu à ce jour : le chasseur génial de la caverne du Pont d’Arc, créateur d’un fabuleux bestiaire. Quoi de plus naturel alors que la Fédération Départementale des Chasseurs ait mis à disposition de deux artistes animaliers son espace de l’Escrinet pour une exposition grand public ?

 

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« À tire d’aile » :

 

A l’Escrinet, peinture et sculpture ont pris de la hauteur

 

Saluons l’initiative du président Aurange et de son équipe fédérale.

Avec l’exposition « à tire d’aile » de l’Escrinet, peinture et sculpture ont pris de la hauteur.

Un sculpteur animalier depuis longtemps fixé en terre ardéchoise (sa chèvre de l’Escrinet) : Pierre-Louis Chipon ; une artiste peintre animalière inspirée par les paysages de l’Ardèche et sa faune sauvage (ses bécasses, ses colverts) : Francine Domart Broage ; un panoramique exceptionnel : le belvédère observatoire de l’avifaune migratrice de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche … Osmose parfaite de la nature, du terroir, des femmes et des hommes qui y vivent.

 

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Une exposition de cette qualité aurait certainement mérité une affluence du public plus importante grâce à une couverture médiatique plus large.

Beaucoup de chasseurs, à commencer par eux, ont pu regretter de n’avoir été informés qu’après coup de l’exposition tenue en juin-juillet en lisant Le Chasseur Ardéchois envoyé par la fédération … en août. Rappelons à l’occasion que le site internet de la Chasse Drôme-Ardèche (500 000 visiteurs), qui assure un large rayonnement sur le département de l’Ardèche tout autant que sur le département voisin de la Drôme, reste un outil gratuit de diffusion de ce type d’information : il suffit de nous le demander.

Les initiatives de ce genre prises par les fédérations en direction du grand public sont un excellent moyen de rapprocher du monde de la chasse des gens qui y sont étrangers.

 

La chasse drômoise en deuil
ALAIN HURTEVENT N’EST PLUS

 1025Le bureau de la FNC autour du président national Willy Schraen : A gauche, Alain Hurtevent, président de la fédération drômoise
Photo Inter/Capture d’écran/FNC

Triste nouvelle. Alain Hurtevent vient de nous quitter. Après plusieurs mois de lutte contre la maladie, le combattant qu’il a toujours été est décédé.

Au terme d’une carrière professionnelle au service de la nation, réussie et jalonnée de hautes responsabilités à l’international comme sur le territoire français, Alain Hurtevent avait choisi la Drôme pour sa retraite en compagnie de son épouse, Nadine. Chasseur depuis toujours, il est élu président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme en 2010. Jusqu’à maintenant, il faisait également partie du bureau de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) en tant que trésorier adjoint.

Gestionnaire rigoureux, il a été un président fédéral déterminé dans son action. Faisant preuve de fermeté vis-à-vis des adversaires de la chasse, il n’en était  pas moins ouvert au dialogue avec les autres utilisateurs de la nature. Novateur, il a impulsé plusieurs actions déterminantes en faveur de l’organisation de  la chasse ou de la gestion de la faune sauvage. Elles marqueront son passage à la tête de la fédération drômoise.

A son épouse et ses enfants, aux administrateurs fédéraux de la Drôme, aux membres du personnel administratif et technique de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche exprime ses bien sincères condoléances.

 

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Site de la chasse Drôme-Ardèche DEJA 500 000 VISITEURS

 

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Depuis le 10 septembre 2016, date de la manif des ACCA de l’Interdépartementale devant la préfecture de l’Ardèche, le nombre de visiteurs permanents ou occasionnels du site ne cesse d’augmenter

 

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Photo Inter/Capture/Site Chasse Drôme-Ardèche

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L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2017 (2)

TABLES RONDES DE LA CHASSE DRÔME-ARDECHE : AU GOUVERNEMENT, C’EST JACQUES MEZARD QUI S’Y INTERESSE DE PRES

 

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Entre le ministre en charge de la ruralité et l’Inter Chasse 26-07, le courant passe

Conformément au relevé de décisions de l’assemblée générale annuelle 2017 de la Chasse Drôme-Ardèche, l’Interdépartementale avait adressé le 1er juin le compte-rendu officiel des Tables Rondes de la Chasse aux nouveaux ministres concernés du gouvernement d’Edouard Philippe : Nicolas Hulot pour l’Ecologie, Jacques Mézard pour l’Agriculture.

Ce dernier a tenu à répondre personnellement dès le 19 juin par un courrier envoyé au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche.

Entre temps, remaniement ministériel oblige, Jacques Mézard est devenu ministre de la Cohésion des Territoires. Dans le gouvernement, il est donc logiquement en charge de la ruralité. Il pourra par conséquent garder un oeil bienveillant sur certains dossiers de la chasse, principale activité de loisir avec la pêche, en milieu rural … A condition toutefois que le Président de la République et le Premier Ministre n’excluent pas la chasse de son nouveau périmètre d’attributions, l’ombre portée du ministre d’Etat en charge de l’Ecologie étant une donnée essentielle de la nouvelle majorité voulue par les électeurs.

En s’adressant au ministre de l’Agriculture, qui co-exerce sa tutelle sur les fédérations de chasse au même titre que son collègue de l’Ecologie, le président de l’Interdépartementale a ciblé tout particulièrement le sujet des appelants et de la grippe aviaire :

« Je souhaite, a écrit Christian Pialet à Jacques Mézard, que vous puissiez trouver dans le compte-rendu officiel des Tables Rondes de la Chasse 2017 matière à réflexion et action, en particulier au sujet des appelants et de la grippe aviaire ». Il ajoutait : « Si c’est le cas, cela ouvrira des perspectives nouvelles pour un dialogue apaisé avec votre ministère et des relations sereines avec vous-même ».

… Une main tendue que le nouveau ministre s’est empressé de saisir :

« Vous avez eu l’obligeance, répond-il à Christian Pialet, de me faire parvenir le compte-rendu officiel des Tables Rondes de la Chasse et je vous en remercie. J’ai pris connaissance de ce document avec attention et l’ai transmis à mon cabinet pour information ».

 

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Après avoir été commentées par le JDC, les Tables Rondes de la Chasse ont retenu l’attention du nouveau ministre Jacques Mézard

OISEAUX, EOLIENNES, BILAN

La LPO vient de réaliser la première étude nationale sur la mortalité des oiseaux due aux éoliennes. Cette enquête valide a postériori le travail de l’Interdépartementale

 

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Oiseaux victimes d’éoliennes

L’impact de l’éolien sur l’avifaune en France : pour la première fois, la LPO dresse un état des lieux

 

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Le Chasseur Français – Avril 2005

Avec pas moins de 6 000 éoliennes en exploitation sur le territoire national, il était temps d’avoir un bilan global des suivis environnementaux menés sur les parcs éoliens français depuis la fin des années 90.

Pour répondre à ce besoin, la LPO a compilé et analysé 197 rapports de suivis réalisés sur un total de 1 065 éoliennes réparties dans 142 parcs français.

L’association présidée par Alain Bougrain-Dubourg a ainsi récolté une masse de données importantes, constatant toutefois « l’existence d’un certain nombre d’indicateurs limités : distribution géographique disparate, suivis parfois décorrélés des cycles biologiques des espèces identifiées, disparité des méthodologies mises en oeuvre ». A l’Interdépartementale, nous avions nous-mêmes critiqué certaines méthodologies, notamment celle utilisée à Port La
Nouvelle par … la LPO.

 

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Jusqu’à 18 oiseaux tués par éolienne et par an

Si le nombre de cas de collisions constatées est « extrêmement variable d’un parc à l’autre », il apparaît « relativement faible » aux yeux des responsables la LPO : « 37 839 prospections documentées ont permis de retrouver 1 102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an ».

Les oiseaux migrateurs, les espèces protégées sont les principales victimes des éoliennes

« Les migrateurs, principalement des passereaux, représentent environ 60 % des cadavres retrouvés. Les roitelets à triple bandeau et les martinets noirs, impactés principalement lors de la migration postnuptiale, sont les espèces les plus dénombrées sous les éoliennes françaises. Les rapaces diurnes, représentant 23 % des cadavres retrouvés – principalement pendant la période de nidification – forment le deuxième cortège d’oiseaux impactés par les éoliennes ».

Les ¾ des oiseaux tués par les éoliennes sont des espèces protégées et les ZPS, inventées en Europe pour les protéger, deviennent de redoutables pièges en cas d’implantation d’éoliennes

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Depuis le début des années 2000, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche fait preuve de vigilance quant à l’implantation d’éoliennes dans le couloir rhodanien
Photo Inter/Alain Pialet

D’après l’étude de la LPO, « sur les 97 espèces retrouvées, 75 % sont officiellement protégées en France. 10 % des cadavres appartiennent à des espèces inscrites à l’Annexe I de la Directive Oiseaux tels que le faucon crécerellette, le milan royal, le milan noir ou le busard cendré ».

 

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« 8 % appartiennent à des espèces considérées comme menacées sur la liste rouge française à l’instar du gobemouche noir, du bruant jaune, etc… ».

 

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Photo Inter/Alain Pialet

L’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) « génère la plus grande mortalité », constate la LPO.

 

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Canards plongeurs (milouins et morillons) en hivernage dans la ZPS de Printegarde à proximité immédiate des deux éoliennes du Pouzin (Ardèche)
Photo Inter/Alain Pialet

« La mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1 000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales ».

Voilà un danger bien identifié que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait été la première à mettre en avant, notamment auprès des Commissaires Enquêteurs lors de la présentation de plusieurs projets éoliens en Vallée du Rhône.

 

LA POSITION DE L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE SUR LES EOLIENNES EN VALLEE DU RHÔNE VALIDEE A POSTERIORI PAR L’ETUDE DE LA LPO

Parmi les mesures préconisées aujourd’hui par la LPO, celle-ci : « Refuser l’implantation d’éoliennes à l’intérieur et à proximité des ZPS » (Zones de Protection Spéciales – NDLR). Au nom de la cohérence concernant la protection des espèces protégées, cela a toujours été le principe défendu par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Nous avons été entendus :

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ZPS – À Etoile S/Rhône, l’Interdépartementale obtient d’EDF le renoncement à son projet d’implantation d’éoliennes ; au Pouzin-Loriol, l’abandon par CNR de la 3ième éolienne prévue ; A Livron, l’abandon, également par CNR, du projet d’un parc éolien de « 8 à 12 machines »
Photo Inter/Alain Pialet

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Le combat pour la biodiversité mené avec succès dans plusieurs communes par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche : la presse nationale s’en fait l’écho

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Un dossier de 10 pages remis par l’Interdépartementale au Commissaire Enquêteur le 1er mars 2008 : aujourd’hui la LPO serait aux côtés de l’Interdépartementale

 

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. QUAND LES OISEAUX RAPPORTENT 3000 € DE PLUS A LA LPO QUI FAIT CONDAMNER L’ETAT : DERNIER AVATAR DE LA MINISTRE DE  L’ECOLOGIE SEGOLENE ROYAL …

 

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EN MARCHE ! – AUSSI – POUR LA CHASSE ?

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Aux côtés de Willy Schraen, Président de la FNC entouré du Vice-Président Alain Durand et du Secrétaire Jacky Desbrosse, le sénateur François Patriat signe l’accord au nom du parti La République En Marche !
Photo Inter/Capture d’écran FNC

Confirmation. Avant les législatives, un accord a bien été signé entre la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) et La République En Marche !

. Dans le cadre des élections législatives, comme elle l’avait fait pour l’élection présidentielle, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a soumis aux principaux partis politiques ses 30 propositions de réformes « pour une chasse simplifiée et dynamique au service des territoires ruraux et de la biodiversité ».

« Les Républicains-UDI et La République En Marche ! ont immédiatement réagi favorablement et engagé un dialogue constructif » avec l’instance nationale représentative des chasseurs français, se félicite la FNC.

Au nom du nouveau parti La République En Marche !, c’est le sénateur François Patriat, ancien du PS, ancien chasseur, qui a signé l’accord officiel avec la FNC.

 

Un drôle de canard se dresse en travers du chemin de Nicolas Hulot

 

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Photo Inter/Capture d’écran/France 24

EDF : 460 000 € par an. Véolia : 200 000. Vinci : 30 000.

Le Canard Enchaîné, car c’est bien de lui dont il s’agit, se dresse en travers du chemin de Nicolas Hulot. Il entrave le parcours du nouveau ministre d’Etat chargé de la Transition écologique d’un mur d’argent politiquement encombrant : celui du mécénat de sa fondation. Coup de bec du volatile : Nicolas Hulot devenu ministre peut-il être encore indépendant sur des dossiers tels que l’EPR de Flamanville (EDF) ou Vinci (Aéroport de Notre-Dames-des-Landes) ?

Canard enchaîné mais pas muet :

« À partir des années 2000, Éole Conseil, principalement alimentée par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et de gels douche de la marque Ushuaïa, a dégagé entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. »

Conflit d’intérêts ou pas ? La question est désormais posée.

 

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. Voilà maintenant trois ans et demi que ce site fonctionne grâce au travail d’une petite équipe bénévole alimentée en informations et réflexions par le  Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche ; grâce aussi à la fidélité de ses lecteurs. Jusque-là, c’était avec une moyenne annuelle de 100 000 visiteurs l’an que nous tournions sur les deux dernières années (50 000 « seulement » l’année du lancement).

Au dernier semestre 2016, portés par la dynamique de la manifestation de nos ACCA à l’organisation impeccable malgré les embuches, nous gagnons en crédibilité : les choses s’accélèrent, le cap des 300 000 est franchi fin décembre.

 

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Le site d’information N°1 de la chasse et de la nature en Drôme- Ardèche

 

Ces derniers mois, le rythme s’emballe carrément. Chaque jour, ce sont des dizaines de nouveaux visiteurs (chasseurs ou non) qui font connaissance avec cet outil média devenu au fil du temps le moyen d’information préféré des 25 000 chasseurs ardéchois et drômois, le site d’information N°1 de la chasse et de la nature en Drôme-Ardèche :

Avec plus de 400 000 entrées au compteur enregistrées avant le 14 juillet, la barre des 100 000 visiteurs supplémentaires n’aura pas attendu cette année le 31 décembre pour être franchie !

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Photo Inter/AC

L’équipe du site

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE