PRINTANIERES 2019 (2)

CHASSE DRÔME – ARDECHE : LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL ( 26 RESPONSABLES DONT 11 NOUVEAUX) A ELU LE BUREAU (5 ARDECHOIS, 6 DRÔMOIS)

 

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FAKE NEWS

 

En français, « une information mensongère ou délibérément biaisée », la « fake news », sert à « semer le trouble pour défavoriser une institution, une organisation », par exemple une association. Cette pratique ancienne de la rumeur propagée pour nuire est amplifiée à notre époque par les réseaux sociaux. L’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’y a pas échappé. Il y a eu la rumeur « l’Interdépartementale, c’est fini » … En réalité, une nouvelle trésorière ainsi qu’une nouvelle équipe dirigeante de 26 membres. Il y a eu la rumeur « leur partenaire principal les a lâchés » … En réalité, la poursuite d’un partenariat officiel à montant identique renouvelé pour trois ans après arbitrage de la PDG du groupe sponsor. Il y a eu la rumeur « leur président va démissionner pour raison de santé » … En réalité, l’empêchement de tenir une conférence de presse après une intervention chirurgicale. Il y a eu la rumeur « leur vice-président sera pris à parti au congrès fédéral » … En réalité, un vice-président nommément cité, remercié es-qualités, invité comme les autres personnalités à rester déjeuner.

 

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LE CRI D’ALARME DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE L’ARDECHE :
« LA CHASSE POPULAIRE EST SACRIFIEE ! »

➢ Le président Jacques Aurange lance un appel à
« préserver les ACCA »

 

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Aubenas, 27 avril 2019 : L’AG annuelle des chasseurs ardéchois engage le combat pour la défense des ACCA
Photo Inter/FDC 07

 

.   Dans son discours aux chasseurs ardéchois, leur président Jacques Aurange ne pouvait être plus clair. Pour satisfaire des intérêts économiques et financiers qu’il n’a pas hésité à nommer, en particulier le lobby forestier, « la chasse populaire des ACCA a été sacrifiée ».  

S’adressant aux élus présents (président du département, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires), le président de la FDC 07 les implore d’intervenir pour aider les chasseurs à « préserver les ACCA » aujourd’hui menacées.
« Un absent à la présence remarquée »  

« Un absent à la présence remarquée », la formule est d’un élu parlant de Christian Pialet. Empêché pour raison familiale, le beauchastellois s’était fait représenter.
 
Jacques Aurange a d’abord excusé le président de l’Inter en ouverture de l’assemblée générale des chasseurs ardéchois. Il a ensuite accueilli son représentant, Sébastien Riou, qu’il a remercié au titre de « vice-président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC ». Enfin, il n’est pas passé inaperçu que ce soit le président fédéral en personne qui lise le message de Christian Pialet adressé aux chasseurs ardéchois :  
 
Un message d’union et d’avenir auquel le président de la fédération fera directement écho dans son intervention.

 

 

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C’est le vice-président de l’Inter, Sébastien Riou, qui représentait Christian Pialet
Photo Inter/Image d’archives/JMS/FDC 07

.   En présence de son homologue drômois venu en voisin invité, le président de la fédération a tenu à retransmettre lui-même aux chasseurs le message d’unité du président de l’Inter Chasse 26-07 :

– « J’envoie à tous nos amis chasseurs ardéchois le message de l’unité retrouvée, renforcée, résolument porteuse d’avenir. Chacune à leur place mais ensemble, l’Interdépartementale, notre fédération, nos ACCA œuvrent concrètement chaque jour à la défense de la chasse. Malgré les difficultés, je crois que la chasse ardéchoise peut avoir encore un bel avenir aussi longtemps que le sens de l’intérêt général sera la priorité partagée de ses différents responsables »  

Un message d’union reçu cinq sur cinq par l’assemblée fédérale statutaire 2019.

 « Faire le jeu des anti-chasses »  

Oh ! Il y eu bien dans la salle quatre ou cinq sourires narquois et chuchotements. Impossible de savoir si cela concernait le président de l’Inter ou visait la présence du président de la FDC 26. Peu importe, l’important, c’est que personne, parmi les 700 personnes présentes à Aubenas, n’ait jugé utile de se lever pour venir contester au micro l’union complètement retrouvée depuis décembre 2017.

Au contraire, plusieurs délégués et pas des moindres se disaient ravis à la sortie que la vision d’avenir portée par l’Inter Chasse Drôme-Ardèche relègue « plusieurs années en arrière » les désaccords passés connus de tous. Avant de partir se restaurer, un petit groupe de représentants d’ACCA ne se cachait pas pour donner raison à Christian Pialet et Jacques Aurange qui, « en hommes, ont su se parler, puis prendre leurs responsabilités », qui ont « ravalé leur amour-propre » en acceptant de « tourner la page des divergences qui ne s’oublient pas mais qu’il est bon de dépasser », qui ont « réussi à convaincre leurs troupes » que « la division des chasseurs », face aux « énormes difficultés » du moment, serait « juste suicidaire pour la chasse ». Un président d’ACCA, chasseur de sanglier :

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Il est clair que les chasseurs nostalgiques des bisbilles passées, amateurs de polémiques à l’ancienne, jusqu’auboutistes dans l’action, excessifs (pour le dire gentiment !) dans leurs prises de paroles publiques devant des élus et un représentant du préfet sont devenus ultra minoritaires dans cette fédération. Ils n’ont ni le soutien de la Fédération, ni le soutien des ACCA. Et pas davantage celui de l’Interdépartementale.

S’impose donc aujourd’hui l’évidence : quand on connait les problèmes gravissimes du sanglier auxquels sont confrontés nos fédérations, la situation de plus en plus préoccupante de nos ACCA devenues très minoritaires en France et de plus en plus fragilisées, l’union dans nos départements n’est pas une option, c’est l’impérieuse nécessité qui s’impose à tous les chasseurs …

… A commencer par leurs représentants élus, fédéraux ou associatifs, qui se doivent de donner l’exemple. C’est ce que le congrès fédéral 2019 vient de démontrer avec éclat.

 

« Rassemblés » derrière leur fédération, « unis » comme jamais, les chasseurs ardéchois sont prêts pour les « combats » à venir, prêts pour la « reconquête », déterminés à « préserver leurs ACCA »

 

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« Rassemblés », « unis », « combats », « reconquête », « préserver les ACCA ». Ces paroles mobilisatrices, consensuelles, le patron des chasseurs ardéchois les a prononcées avec force. Elles tracent pour tous la ligne à suivre en 2019-2020.  

Fidèle depuis bientôt 40 ans à son « combat déterminé en faveur de la chasse populaire, celle des ACCA », l’Inter Chasse Drôme-Ardèche « se félicite de l’orientation prise à Aubenas ce 27 avril 2019 ».  

Le président de l’ACCA de Boffres qui y représentait officiellement l’Inter se réjouit du « rapprochement réussi Interdépartementale-Fédération » : une avancée décisive, obtenue par étapes, à laquelle certains n’ont d’abord pas cru mais que tout le monde peut vérifier aujourd’hui et qui bénéficiera maintenant à tous les chasseurs. Sébastien Riou dit apprécier « l’accueil reçu », l’appel « à la mobilisation et à l’union » lancé par Jacques Aurange et bien sûr la priorité donnée par la fédération au « combat » en faveur de « la chasse populaire » pour la sauvegarde « des ACCA » ; sans oublier, insiste-t-il, « la qualité des rapports techniques présentés », séquence fédérale que Sébastien Riou dit avoir « particulièrement aimée ».

 

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AVEC LE SOUTIEN DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS (FNC), L’ANCGE SE PREPARE AU RENOUVELLEMENT DES BAUX DU DPF

 

 

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Le 30 juin 2019 va avoir lieu le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial), l’ANCGE s’y prépare

Par arrêté du 13 mars 2019, la durée des baux du DPF est portée à 9 ans au lieu de 6, couvrant ainsi la période « du 1er juillet 2019 au 30 juin 2028 ». Depuis 1951, l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) est représentée en Drôme-Ardèche, son premier délégué officiel ayant été Pierre Pialet, le père du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, le grand-père du Secrétaire Interdépartemental, Alain Pialet. Aujourd’hui, l’ANCGE a pour représentants Philippe Platet (Baix) côté Ardèche, Noël Chautard (Livron) côté Drôme, les deux délégués départementaux faisant partie de l’équipe dirigeante de l’Inter.

Depuis le 13 mars, l’ANCGE peut se féliciter d’avoir obtenu satisfaction sur la durée des baux de la part du ministère de l’Ecologie. Il est vrai que pendant deux ans et demi, l’équipe nationale du président Didier Vergy, en particulier la commission nationale du DPF présidée par le Dr Jean-Michel François, n’a pas ménagé ses efforts pour préparer ce dossier. Autre motif de satisfaction : la voix des ACCA, portée à Paris avec force et détermination par l’Ardéchois Christian Pialet, a été cette fois encore entendue. Le nouveau Cahier des charges du DPF stipule en effet (Article 14) que les amodiations se font prioritairement « sans adjudications préalables aux ACCA ».

 

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Les associations communales de chasse agréées de la Vallée du Rhône et de la Vallée de l’Isère peuvent donc dire « Merci, l’ANCGE ! ». Car les ACCA échappent ainsi une nouvelle fois (la dernière ?) aux enchères verbales et aux soumissions cachetées prévues dans l’arrêté, dispositions réglementaires qui leur auraient été fatales. Ce n’est un secret pour personne qu’aucune ACCA ardéchoise ou drômoise n’aurait été en capacité financière, surtout en ce moment, de se mesurer à une association comme l’ASPAS. S’appuyant sur une expérience de plus de soixante ans, utilisant ses compétences, son savoir-faire et ses réseaux, l’ANCGE a su éviter aux ACCA un écueil qui leur aurait été fatal. Le soutien précieux apporté à l’ANCGE tout au long des négociations avec l’Etat par la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), son président Willy Schraen, a été très apprécié de l’ensemble des chasseurs de gibier d’eau de France :  

Quand les dirigeants de la chasse acceptent de dépasser leurs différences pour jouer la carte de la complémentarité, ce sont les chasseurs qui gagnent !  

 

PPA : ENFIN, UNE BONNE NOUVELLE !

 

 

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C’est officiel, la Peste Porcine Africaine a disparu de la République Tchèque.

Sévissant sur un territoire très limité affectant par conséquent un tout petit nombre de sangliers, l’épidémie de PPA a pu être enrayée par l’éradication quasi-totale de la population de suidés qui se trouvait à l’intérieur d’un périmètre à haut risque.

Voilà un résultat qui redonne espoir à nos voisins belges et … Aux chasseurs français.

 

 

 

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EXTRÊME-VEGANISME 

PREMIERES CONDAMNATIONS A DE LA PRISON FERME

 

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Trois femmes, un homme, jusque-là inconnus des services de police. Ils ont entre 23 et 39 ans. Au nom d’un véganisme radical, ces extrémistes de la cause animale ont harcelé une quinzaine de commerçants, bouchers, restaurateurs en vandalisant leur vitrine, parfois à plusieurs reprises. Le tribunal correctionnel de Lille a condamné deux des militants antispécistes à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres s’en tirent avec six mois de sursis.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

 

PRINTANIERES 2018

EXCLUSIVITE – LA SYNTHESE INTEGRALE DES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018, LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

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La synthèse complète des Tables Rondes de la Chasse avait été communiquée aux fédérations avant leurs AG

 

EN EXCLUSIVITE POUR NOS LECTEURS, LA SYNTHESE INTEGRALE DES TRC 2018

 

 

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Comme on pouvait s’y attendre, la discussion a beaucoup tourné autour des dégâts de sangliers et notamment sur les causes des dégâts et les débuts de solutions à y apporter.

Indemnisations des dégâts de sanglier  

  • Montant : Est-ce normal que les montants des indemnisations soient encore en totalité pris en charge par les chasseurs … Alors que, notamment, les dégâts du loup sont intégralement pris en charge par l’Etat et non par les associations pro-loup ?
  • Expertises : Il semblerait que des expertises en Ardèche soient plus ou moins contestables. Les détenteurs du droit de chasse pourraient être davantage associés à ces expertises (transparence) : en étant prévenus plus tôt pour s’organiser et y être présents
  • Opposition de conscience : Là où la chasse est interdite au nom de convictions personnelles philosophiques contre la chasse, les dégâts commis sur des parcelles de ces territoires ne devraient pas être indemnisés compte tenu que les chasseurs ne peuvent pas y réguler les populations de sangliers. Pour les mêmes raisons, les dégâts constatés à proximité de ces territoires déclarés en opposition de conscience devraient être pris pour partie en charge par l’opposant
  • Refus de clôture : Le refus par un propriétaire de la pose d’une clôture de protection devrait donner lieu à abattement important des indemnisations, voire pas d’indemnisation du tout

 

Surabondance des sangliers, explosion des dégâts

  • En Ardèche : Il semblerait que la DDT refuse qu’une ACCA limite le nombre d’équipes sur son territoire. De ce fait, des petites équipes se sont créées en marge des équipes officielles. Ces petites équipes n’apportent aucun concours à la protection des cultures. Par manque de cohésion, la multiplication des équipes favorise les surpopulations de sangliers. La mauvaise entente entre équipes n’est bonne pour personne
  • En Drôme : Depuis plusieurs années, les ACCA peuvent, par décision prise en AG et pour des raisons de sécurité, limiter le nombre d’équipes. La DDT 26 a toujours approuvé ces décisions
  • Territoires non chassables : Autour des maisons d’habitation (150 m), les sangliers se rapprochent de plus en plus des lieux habités pour trouver leur nourriture, notamment les années marquées par la sécheresse, la nourriture se raréfiant dans les bois, comme cette dernière saison. La présence de maisons interdit aux chasseurs d’y intervenir. Ces lieux deviennent des réserves à sanglier avec les problèmes de dégâts qui en découlent. Ne pourrait-il y avoir un chasseur par équipe autorisé à pénétrer avec les chiens (avec ou sans arme) dans ces périmètres pour y déloger les sangliers ?
  • Piégeage en zone urbaine : Il peut être utile et autorisé sous conditions
  • Opposition cynégétique : Pour pouvoir mettre un territoire en opposition cynégétique, la surface minimum légale est aujourd’hui de 20 hectares. Cette surface minimum était adaptée lors de la constitution des ACCA (loi Verdeille,1964) de par les modes de chasse les plus pratiqués alors, essentiellement, le petit gibier. Ce n’est plus du tout adapté aux modes de chasse de ces dernières années et … des prochaines. Certaines chasses privées posent des problèmes pour la chasse au sanglier sur les secteurs attenants. Si des chasses privées résultant du droit d’opposition cynégétique du propriétaire sont chassables pour le sanglier de par leurs surfaces et surtout de par leurs formes et configurations (pans de montagne, vallons indépendants, etc.), la plupart ne sont pas réellement chassables pour le sanglier. Or, aujourd’hui, quel que soit le type de chasse privée, un cahier de battue leur est attribué. Une commission Adhoc départementale devrait pouvoir décider de l’attribution ou pas du cahier de battue. Si la chasse privée n’est pas chassée pour le sanglier, son territoire devrait être soumis à l’action de chasse de l’ACCA (sanglier uniquement). La surface minimum pour mettre un territoire en opposition cynégétique devrait être portée à 60 hectares, voire plus en zone de montagne
  • Petites communes : Les membres de droit de l’ACCA y sont très peu nombreux, les membres extérieurs y sont parfois rejetés. La pression de chasse au sanglier y est très limitée de par l’effectif faible de chasseurs participant aux battues. Il en résulte que des secteurs entiers de ces communes ne sont pas chassés
  • Communes de très grande superficie : de grands secteurs sont soumis à de très faibles pression de chasse ou même parfois aucune. Sur ces territoires, les sangliers s’y retirent quand la pression de chasse est forte sur les pourtours et réapparaissent en fin de saison avec les dégâts qui les accompagnent. Une réflexion sur la limite territoriale des ACCA qui, aujourd’hui se confond administrativement avec celle des communes, serait la bienvenue. La délimitation des territoires d’ACCA devrait pouvoir mieux prendre en compte la topographie du terrain et la réalité des pressions de chasse

4 questions auxquelles notre TRC n’a pu répondre

Depuis quand les chasseurs paient-ils en France les dégâts du (grand) gibier ? 
La chasse au sanglier ne risque-t-elle pas de subir un jour le même sort que la chasse au lapin de garenne ? 
Les sommes perçues par les agriculteurs au titre des indemnisations des dégâts du gibier sont-elles imposables ? 
La maladie de l’œdème a-t-elle une origine naturelle ?  

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L’anthropologie ne contredit pas que l’Homme reste un animal (tout de même si particulier), une espèce parmi beaucoup d’autres ni que l’Homme soit destructeur de nombreuses espèces. Néanmoins, l’Homme, cet omnivore, reste génétiquement un prédateur. Il est faux de faire croire le contraire.
Biodiversité : l’impact très limité de la chasse

  • Crise de la biodiversité : Dans le déséquilibre actuel des écosystèmes ou leur disparition, la chasse n’a qu’un impact négatif très limité au regard de l’industrialisation, de l’urbanisation, de l’élevage intensif, de l’utilisation encore massive dans la nature des produits chimiques. Si l’hirondelle disparait, la chasse n’y est pour rien. Les chasseurs, au contraire, par les actions qu’ils mènent tout au long de l’année, apparaissent de plus en plus comme des acteurs essentiels de la biodiversité, rôle qui leur est reconnu par les pouvoirs publics et les élus
  • Bonne conscience urbaine : Le citadin se donne volontiers bonne conscience sur le dos du chasseur, ce méchant qui tue. Il ne faut pas craindre de rappeler que partout dans le monde la construction des villes et leur développement sont à l’origine de la destruction de beaucoup d’écosystèmes. Ce que reproche au chasseur le citadin est moins l’acte de mort que le plaisir de tuer oubliant en cela que l’acte final n’est qu’un long aboutissement (entretien permanent du territoire, gestion des populations gibiers, dressage du chien, choix et quête de l’animal convoité, difficultés de l’approche et du tir, résultat aléatoire, etc.). Le plaisir de la table (du chasseur, de sa famille, de ses amis) prolongeant la liberté de choisir son loisir n’est qu’hypocritement pris en compte par le citadin antichasse, tout responsable cynégétique connaissant au moins un militant écologiste qui se régale à Noël d’un civet de lièvre ou d’un cuissot de sanglier ! Quant à la mort de l’animal (vidéo du gazage des oies diffusée sur le site de l’Interdépartementale, vidéo d’un abattoir de viande hallal fournie par un membre de la Table-Ronde et qui soulève le cœur), elle est traitée différemment avec la conscience sélective de politiques, d’intellectuels ou de médias selon qu’il s’agit de chasse … ou pas
  • Solidarités rurales : Avec 80 % de citadins, 80 % de fonds publics affectés à la ville, la ruralité suffoque par asphyxie. Chasseurs, agriculteurs, pêcheurs, citoyens ruraux en général devraient s’affirmer comme acteurs essentiels de la gestion des territoires : avec le soutien actif de leurs élus
    … En rappelant davantage que leurs activités au cœur de la nature (personnelles, professionnelles, associatives) sont facteurs de cohésion sociale, d’équilibre humain dans des sociétés globalisées mais fragmentées, urbanisées et numérisées, en mal d’identité, à la recherche des racines perdues et de l’équilibre introuvable

Tendances, modes, nouveaux snobismes 

  • Antispécisme, végétalisme, véganisme : Chacun vit comme il veut. Cependant, l’espèce humaine a une histoire. Depuis des millions d’années qu’il existe, l’Homme consomme des fruits, des légumes, du poisson, de la viande parce que l’Homme est génétiquement omnivore
  • Exagération, déformation : Un accident de chasse – toujours de trop – fait la une des journaux ; 150 morts par noyade l’été donnent lieu à une brève en fin de journal, en fin de saison. Dans la chasse à courre hyper médiatisée, l’acte final occulte tout le reste : aspects culturels et socioéconomiques importants mais négligés, tradition aristocratique mise en évidence mais pratiques populaires passées sous silence (suiveurs en vélos, petite vénerie), immersion dans la nature, dressage et complicité des chiens, gestion rigoureuse, régulation sélective et sanitaire de la faune sauvage, etc.
  • Oubli : Si les randonneurs des villes qui arpentent les territoires des campagnes sur des chemins aménagés par les chasseurs peuvent s’émerveiller encore de rencontrer chevreuils ou lapins mais aussi nombre d’espèces protégées, ils le doivent largement aux efforts de gestion des ACCA (agréées par l’Etat comme leur nom l’indique), des associations spécialisées comme l’ANCGE (agréée au titre de la protection de l’environnement), des Fédérations Départementale des Chasseurs (agréées au titre de la protection de la nature)

Au banc d’essai 

  • A noter : Parmi les usagers de la nature, chasseurs et pêcheurs paient (plutôt cher) pour chasser, pêcher. Comme l’automobiliste, le chasseur doit réussir l’examen du permis.
  • Fluo : pour renforcer la sécurité, la tenue fluo est devenue obligatoire pour chasser le grand gibier. Après les réticences sont venus les résultats. Pourquoi les pouvoirs publics, toujours très imaginatifs pour améliorer la sécurité sur les routes, ne lanceraient-ils pas, en concertation étroite avec la FNC, une campagne de communication bienveillante vis-à-vis des chasseurs tout en incitant les randonneurs à porter des tenues bien visibles en période de chasse ? Du genre : « La sécurité aussi, ça se partage »
  • Ecole : la coopération judicieuse entre l’institution scolaire et l’institution cynégétique, encouragée par le ministère de l’Education Nationale, doit se développer grâce aux compétences des techniciens cynégétiques en poste dans les FDC

 

 

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Vue de l’extérieur, la chasse resitue l’Homme dans son rapport  profond à la nature mais aussi à la souffrance, la vie, la mort. Le non chasseur peut être rebuté à priori par la chasse, parfois très jeune, comme le non pêcheur par la pêche, tel l’enfant qui découvre l’halieutique en voyant saigner la bouche d’un poisson. 
Le chasseur : quelle image ?

  • L’image qu’on lui donne : alors que chaque année les loisirs d’été et d’hiver sont responsables en France de la mort accidentelle de plusieurs centaines de personnes, que la voiture endeuille des milliers de familles, sans parler des méfaits de l’alcool, du tabac, de la drogue, l’accident mortel de chasse, drame que personne ne nie, fait l’objet d’un traitement médiatique particulier en faisant surréagir une partie de la société
  • L’image que les chasseurs se donnent : des manifestations « nature », pédagogiques et populaires, organisées par les chasseurs, tels que les trois Printemps du Rhône de l’Interdépartementale ou des actions au quotidien tel que le ramassage par chaque chasseur de ses étuis de cartouches font peut-être plus pour l’image de la chasse que certaines campagnes de communication passées, plus ou moins réussies et mille fois plus coûteuses

Petits gestes pour grande cause

  • 30 mètres avant : les non chasseurs apprécient, lorsqu’ils se promènent dans la nature, de croiser des chasseurs polis, courtois avec lesquels ils peuvent éventuellement échanger, questionner, apprendre. Si le geste consistant à casser le fusil puis à le garder ouvert sur l’épaule est obligatoire pour la sécurité lors de la rencontre avec un promeneur, celui-ci appréciera encore plus que le chasseur n’attende pas le dernier moment pour le faire. 30 mètres avant, ça ne coûte rien. Il suffit juste d’y penser …
  • Sécurité, toujours et encore : les efforts d’information et de formation déployés par les FDC, les associations spécialisées, les ACCA pour améliorer la sécurité est un travail permanent. Aucun relâchement n’est permis 

Si les ACCA venaient à disparaître …

  • … Qui serait alors sur le terrain le gestionnaire des espaces naturels dans nos villages ? A moins de laisser complètement à l’abandon, aux ronces et… aux sangliers des milliers d’hectares de territoires, seul l’Etat aurait encore les moyens financiers, administratifs et juridiques d’intervenir dans chaque territoire communal. Les chasseurs ayant disparu, l’Etat ferait prioritairement plaisir aux contemplateurs venus des villes visiter les vestiges des réserves d’indiens : ceux qui rêvent d’une nature sans l’homme, d’une nature aseptisée, sous cloche, sous vitre et sous vide. L’Etat imposerait alors à tous, depuis Paris, ce qu’il est possible, bon et bien de voir et de faire dans des campagnes sans école, sans gare, sans train ni bureau de poste, sans pompier, sans gendarme ni maire, sans maternité ni médecin, sans boulanger ni épicier, sans moteur diesel ni feu de cheminée … sans chasseur, évidemment ! L’Etat en déciderait souverainement pour tous, pour le plus grand bonheur de tous, en disant dans la loi – sa loi – où, quand et comment. Ce jour-là, c’est sûr, nous aurions changé de société …

 

 

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Notre Table Ronde était composée d’un agriculteur et de représentants de chasseurs (ACCA de Mirmande, Condillac, Ardoix, Satillieu, Vernoux, Baix, Beauchastel, St Michel de Chabrillanoux).
Bonnes relations en général mais cas particuliers

  • Mauvaise foi : si les remontées de terrain font apparaitre des situations localement plutôt bonnes entre chasseurs et agriculteurs, la mauvaise foi rend parfois les relations compliquées, sinon tendues
  • Pyrale :  la pyrale du buis et l’absence de traitement en milieu naturel provoque le décantonnement des sangliers qui se rapprochent des vergers, des jardins, des pelouses
  • Clôtures : leur pose avant semis paraît nécessaire

Message à usage interne

  • Déclarations de dégâts :  faisant état de faits « confirmés », la Table Ronde adresse directement à « Monsieur le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche & Monsieur le président de la FDC 07 » une « information qui nous semble extrêmement importante ». Considérant que les faits incriminés peuvent être ressentis comme « une provocation vis-àvis du monde de la chasse », la Table Ronde affirme que « plusieurs agriculteurs seraient capables de témoigner » si nécessaire. S’agissant, selon les membres de la Table Ronde, d’« appeler à harceler s’il le faut, les responsables d’ACCA », l’intégralité du message ne serait rendue publique que « si le président fédéral, qui en a été avisé, le jugeait utile »

 

 

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LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2018

 

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➢ Le 5 mai, 3 responsables de l’Inter étaient dans l’Aude, 2 à Crest : Serge Roux, Noël Chautard et Michel Héritier, membres du Conseil Interdépartemental, ont participé à l’AG nationale de l’ANCGE dans l’Aude. L’administrateur national chargé des relations avec CNR y était représenté par les deux délégués départementaux. Invitée au même moment dans les locaux de la FDC 26 par l’Association des Chasseurs à l’Arc de la Drôme (ACA DRÔME) qui tenait son AG annuelle, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné d’un membre drômois du Conseil Interdépartemental, Serge Girard. Très bien accueilli par les responsables drômois, le président de l’Inter a été invité en clôture à prendre la parole pour présenter l’Interdépartementale à l’assemblée, ce qu’il a fait volontiers en quelques mots, soulignant la complémentarité des différentes structures Drôme-Ardèche de la chasse et la nécessité pour les chasseurs drômardéchois de s’unir face aux difficultés du dossier sanglier-dégâts-financement 

➢ Par délibération du 25 mai, l’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE a préparé une réponse point par point au courrier du 4 avril envoyé par la FDC 26. La réponse est collective. Elle est transmise à la fédération, au nom du Conseil Interdépartemental, par courrier du vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC. Dans un souci de clarté et de transparence, 24 membres du Conseil Interdépartemental sur 24 ont donné leur accord pour que cette réponse soit publiée sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche

➢ Par courrier du 30 mai, le président FDC 26 invite l’INTER CHASSE 26-07 à Crest pour rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin. D’accord sur le principe, le président de l’Inter s’entretiendra auparavant des modalités de la rencontre avec le président FDC 26

 

 

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

INVITATION

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018

 

Janine Burine nous a quittés

 

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Janine et Michel aimaient piloter ensemble les « Rhôdaniens » de l’Inter
Photo Inter/JMS

Janine vient de nous quitter. C’était quelques heures après que nous ayons terminé, en pensant à elle, notre conseil interdépartemental du 2 mars.

C’est vers Florence, Jérôme et Sylvain, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille que vont aujourd’hui nos pensées, notre amitié, notre affection. C’est aux autres que Janine pensait d’abord. C’est en pensant aux autres qu’elle fit face à la maladie durant des années, courageusement, sans se plaindre. Ne chassant pas, c’est d’abord pour rendre service aux autres qu’elle avait accepté d’entrer au conseil interdépartemental de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche où elle n’hésitait pas à nous dire le fond de sa pensée, à se porter volontaire pour aider. Avec Michel son mari, ces deuxlà faisaient la paire pour piloter avec assurance et gentillesse le concours annuel de pétanque de l’Inter, Le Rhôdanien ou encore, participer activement à la préparation de nos assemblées générales. Janine aimait la convivialité, son sourire et ses rires le disaient. Combien de fois l’équipe d’ACCA de Beauchastel, élargie une fois par an aux amis drômois de l’ACCA d’Etoile, s’est-elle retrouvée joyeusement après la battue du matin chez l’ami Michel, dans la grande salle du bas où Janine attendait les amis chasseurs pour leur faire partager la bombine, le pot au feu, la paella ou … le civet de chevreuil qu’elle venait de cuisiner avec amour et talent ?

Le 8 mars, jour de ses 67 ans, l’Eglise de Beauchastel était pleine pour lui dire adieu malgré les absents par contraintes professionnelles. Autour de la famille, les amis de diverses associations dans lesquelles Janine Burine s’investissait se sont retrouvés nombreux, la tête pleine de bons souvenirs. A la cérémonie, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné de membres du Bureau et du Conseil. Le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange, s’était fait représenter par Christian Pialet. Janine, les amis de l’Interdépartementale te disent merci. Tu viens de rejoindre ton Michel. Vous nous manquez tant, tous les deux, les amis ! L’assemblée générale annuelle 2018 de la Chasse Drôme-Ardèche vous sera dédiée.

L’équipe de l’Interdépartementale

 

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« LE RAPPROCHEMENT AUQUEL NOUS ŒUVRONS CONCRETEMENT ET SEREINEMENT, REMI GANDY, JACQUES AURANGE ET MOI »

 

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. Le Président de l’Inter Chasse 26-07, Christian Pialet, présent à Paris le 14 mars au Conseil d’Administration de l’ANCGE, vient de communiquer cette information aux Présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale :

« Suite aux discussions et décisions du Conseil Interdépartemental du 2 mars 2018, à l’occasion de la présence à Privas le 3 mars du Président National de l’Ordre National du Mérite, mon ami le Drômois Michel Lebon, j’ai remis en main propre au Préfet, M. Philippe Court, un message de l’Inter Chasse 26-07. Dans le cadre du rapprochement solide et durable avec nos fédérations auquel nous œuvrons concrètement et sereinement, Rémi  Gandy, Jacques Aurange et moi, j’ai transmis copie de l’intégralité de ce message au Président de la FDC 07 »  

 

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L’Interdépartementale à nouveau en deuil

JACKY FEROUSSIER TERRASSE PAR LA MALADIE

 

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Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier est parti. Très vite, trop vite et surtout bien trop tôt. A 67 ans, la maladie l’a terrassé. L’Interdépartementale est d’abord dans le respect de la douleur ; la douleur de celles et ceux qui sont aujourd’hui très éprouvés par un départ aussi rapide : son épouse Simone, ses filles Sylvie et Angélique, l’ensemble de sa famille, ses amis proches.

Jacky avait ma confiance. Il avait toute mon estime. A travers l’association, d’année en année, nous avons appris à mieux nous connaitre. VicePrésident à mes côtés, Chargé du grand gibier dont il était un spécialiste passionné, Jacky me donnait de l’énergie, de l’envie. Il m’aidait, m’apportait ses connaissances, ses conseils. Toute l’équipe appréciait sa gentillesse, son dévouement, son engagement résolu à défendre la chasse. D’un regard pétillant, il allumait le feu de la discussion. D’un esprit pétillant, il posait la question qui invitait à la réflexion. Dans l’équipe dirigeante de l’Inter comme dans le bureau d’ACCA de Beauchastel, Jacky aimait rendre service. Il aimait nous aider à trouver des solutions. D’un trait d’humour appuyé de son sourire, il faisait entre nous un trait d’union. Jacky aimait la convivialité. Il était heureux de partager le repas de travail d’un conseil interdépartemental, toujours volontaire pour aider à préparer la salle, garnir la table avec soin afin d’accueillir chaleureusement les amis qui allaient arriver de loin. Jusqu’au bout, il s’est inquiété de savoir si la soirée annuelle du 6 avril se préparait sans trop de difficultés. Jacky a été content d’apprendre que les évolutions positives au bénéfice des chasseurs ardéchois et drômois, entrevues depuis le 13 octobre 2017,  étaient sur le point de se concrétiser. Deux jours avant son décès, Jacky me demandait sur son lit d’hôpital à Valence si nous n’avions pas trop de mal à trouver les lots de tombola pour le 6 avril …

Ce soir-là, Jacky, dans cette salle des fêtes de Beauchastel où avec toi nous nous sommes réunis si souvent et si souvent dans la bonne humeur, tu seras tellement loin et pourtant, si proche de nous tous !

Jacky, l’Ami, Jacky notre Vice-Président, je sais tout ce que la chasse t’apportait, entouré de tes amis chasseurs de sanglier de l’ACCA de Beauchastel, accompagné de ton petit-fils que j’ai vu si fier, si émerveillé de suivre dans la montagne son Papy avec ses chiens. Je sais tout ce que tu as apporté à la chasse pendant ces années d’action bénévole partagée. Je sais, ils me permettront de le dire ici, ce que les chasseurs te doivent, jeunes et anciens. Jacky, par mon intermédiaire, tes amis chasseurs de Drôme-Ardèche te disent, du fond du cœur, un grand merci ».

Christian Pialet

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE