BRÊVES AUTOMNALES (2)

ICI ET LA …

 

ET MAINTENANT, ILS VEULENT NOUS INTERDIRE PARTOUT DE CHASSER AVEC DU PLOMB !  … 

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Le coup est parti de très loin mais il pourrait nous faire très mal.

Nous sommes en mesure de vous révéler un projet d’interdiction du plomb concernant l’ensemble des migrateurs terrestres (en plus du gibier d’eau).

« Comme jamais auparavant, dans les 35 ans d’histoire de la Convention de Bonn, les animaux migrateurs illustrent un grand nombre de questions urgentes de notre temps ».

C’est de Quito (capitale de l’Equateur) que le (mauvais) coup est parti lors de la 11ième réunion de cette convention internationale regroupant 120 pays signataires dont la France.

Ratifiée en 1979, entrée en vigueur en 1983, administrée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la Convention de Bonn a pour objet la conservation des espèces migratrices. Objectif louable … trop souvent détourné par des visées partisanes. La France a adhéré à cette convention en 1990.

Du 4 au 9 novembre 2014, il aura fallu six jours de remue-méninges grassement subventionnés et de repas bien arrosés à l’Aguardiente et au Spirito del Ecuador pour que des esprits brillants sinon illuminés trouvent enfin la mesure phare qui sauvera  à coup sûr la planète et l’humanité :

“L’un des éléments clés consiste à éliminer progressivement l’utilisation de munitions au plomb dans tous les milieux au cours des trois prochaines années”.

Vous avez bien lu « au cours des trois prochaines années » et « dans tous les milieux ».

Autrement dit, c’est pour demain, partout !

Oui ! Partout et pas seulement, comme c’était le cas jusqu’à présent chez nous, dans les seules « zones humides » … Ce qui veut dire que l’interdiction du plomb vise à terme tous les modes de chasse (et plus uniquement le gibier d’eau). Pour les trois ans à venir, la convention de Bonn propose de s’en tenir (c’est son domaine de compétences) aux seuls migrateurs … Pour commencer ! Le temps qu’une autre convention prenne bientôt le relai. Sont d’ores et déjà visées, en plus des canards, bécassines, chevaliers et autres gibiers d’eau, les palombes, grives, alouettes, bécasses : à chasser uniquement avec de l’acier et non plus du plomb d’ici trois ans. En fait, c’est bien l’interdiction généralisée du plomb qu’ils nous préparent.

« Durant le mandat de la Convention, une coopération régionale sera entreprise afin de mieux protéger les animaux migrateurs à travers les frontières politiques ».

 « Une coopération régionale ». Traduction : une pression accrue qui va s’exercer d’en haut sur chaque Etat pour mise en conformité de sa législation nationale avec l’objectif affiché d’une chasse sans plomb.

« Mieux protéger les animaux migrateurs ». Autrement dit, pour les anti-chasse qui ont investi la Convention de Bonn, imaginer (et là-dessus, on peut leur faire confiance!) de nouvelles restrictions pénalisant la chasse qui viendront s’ajouter à toutes les restrictions de dates déjà en vigueur au niveau européen, national, régional (Ex : l’interdiction de chasser le pigeon en mars sur les cols ardéchois, la fermeture « cantonale » des grives en Drôme-Ardèche).

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Que nous enseigne l’interdiction du plomb pour la chasse au gibier d’eau dans les zones humides ou lors du tir en direction de la nappe d’eau, mesure en vigueur partout en France depuis maintenant 12 ans ?

Avec le recul (pas du fusil mais de l’expérience), trois constatations :

1er. Il a fallu changer les fusils ou les faire modifier : dépense supplémentaire pour le chasseur.

2ième. A distance de tir égale, l’acier se substituant au plomb blesse beaucoup plus fréquemment le gibier, entrainant d’inutiles souffrances pour l’animal, « être sensible », donnée jugée essentielle, à commencer par tout chasseur digne de ce nom, mais qui semble laisser pourtant complètement indifférents nos gentils protecteurs amis des animaux de la Convention de Bonn !

3ième. Les munitions de substitution (bismuth, tungstène, étain, alliages) sont généralement plus efficaces que l’acier mais à un prix restant beaucoup plus élevé sinon prohibitif, ce qui est encore dissuasif pour bon nombre de chasseurs.

Chasser mal ou chasser cher, voilà le « choix » laissé aux chasseurs !

C’est ce très mauvais choix et ces très fortes nouvelles contraintes que les anti-chasse, s’appuyant sur une convention internationale, ont l’intention – et la prétention –  d’imposer aux chasseurs à l’horizon 2017. S’ils gagnent, après la chasse sans plomb, prochain objectif pour eux :

2020, une chasse sans chasseur ?

Une fois de plus, dans certaines instances officielles de la chasse, va-t-on les regarder faire, puis les laisser faire sans réagir ?! …

 

PODIUMS POUR NOS CHAMPIONS ARDECHOIS

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Parmi les 50 personnalités ayant bien voulu accepter de composer en 2011 le Comité d’Honneur  du Trentenaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, se trouvaient plusieurs champions sportifs de très haut niveau. Depuis, par amitié, nous suivons toujours avec le plus grand intérêt leurs prestigieux parcours. Parmi eux, deux régionaux viennent encore de briller cette année en raflant des podiums : les Ardéchois Eléa Boissy et Nicolas Peschier.

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Photos Inter/Eléa Boissy

Déjà vice-championne du monde en 2013 de Triathlon nature XTerra (version tous terrains du triathlon) chez les moins de 20 ans, Eléa Boissy a gagné cette année un nouveau podium. La jeune championne originaire de St Laurent du Pape vient de briller au mondial de Triathlon nature d’Hawaï où elle termine 3ième chez les 20-24 ans (en étant l’une des plus jeunes de sa catégorie). Et ce n’est sans-doute pas fini … Car, dans la très sportive famille Boissy, motivation et émulation roulent ensemble, tant les classements, titres, podiums et médailles se collectionnent en fratrie mais aussi à travers plusieurs générations ! 

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Photo Inter/Nicolas Peschier

De son côté, Nicolas Peschier, le triple champion du monde de canoë kayak slalom de Vallon Pont d’Arc (natif de Guillerand-Granges), boucle une magnifique saison 2014 : 2ième marche du podium en Coupe du monde C2 individuel, champion de France Elite C2, vice-champion d’Europe en équipe, champion du monde en équipe C2 ! Cerise sur le bateau (comme dirait Loïck Peyron), Nicolas et son frère Benoît (encore un super champion) viennent de remporter ensemble le Challenge  du 30ième Marathon International des Gorges de l’Ardèche sous les yeux attendris de l’organisateur en chef – autre grand champion –  leur père, Claude Peschier.

 

« NOUS AVONS SAUVE L’ANCGE ! » 

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« Oui, l’ANCGE revient de loin mais contrairement au passé, grâce au travail quasi-unique des bénévoles,  y compris du Président, du Bureau et du Conseil d’Administration, les finances de notre association s’améliorent après quatre ans de véritable galère. Mais nous avons sauvé l’ANCGE ! ».

Ce constat, c’est celui du Président National de l’ANCGE, Didier Vergy, qui n’oublie pas d’ajouter :

« Un grand merci à tous ceux qui s’impliquent pour l’ANCGE ! ».

Le Secrétaire Général, Bernard Garnier, insiste de son côté sur la vitalité en partie retrouvée de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau :

« Tous ces moments simples mais si importants pour nous, qui font partie intégrante de notre vie de chasseur, de notre manière de vivre à fond notre passion, nous les devons en très grande partie à l’action de défense de nos chasses par notre association nationale, l’ANCGE :

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Photos Inter/ANCGE/La Sauvagine/CP

« Grâce à l’ANCGE, nous pouvons encore pratiquer aujourd’hui  en 2014 la chasse de nuit dans 27 départements, nous pouvons encore chasser avec des appelants vivants, chasser encore 38 espèces de gibier d’eau; nous pouvons continuer à chasser sur le DPF et sur le DPM; des études scientifiques (espèces, prélèvements, lecture d’ailes, retour de bagues, balises GPS) sont engagées; des formations cynégétiques (stage « Gibier d’Eau » de reconnaissance des espèces, de lecture d’ailes) sont proposées aux chasseurs; l’aménagement, la défense et la sauvegarde des zones humides sur le territoire national sont des priorités de l’ANCGE ».

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Chasse du gibier d’eau au chien d’arrêt sur les bords du Rhône
Photo Inter/AC

Rien ne se fait tout seul. L’ANCGE doit pouvoir compter sur ses adhérents. Elle peut compter aussi sur le soutien déterminé de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC). Bernard Garnier le rappelle :

« L’ANCGE reste la partenaire privilégiée des instances nationales de la chasse, comme la FNC ».

Les 7 Commissions nationales de l’ANCGE :

. Commission DPM (Présidée par Bruno Lancien)
. Commission DPF (Présidée par Jean-Michel François)
. Commission Scientifique (Présidée par Jérémy Miroir)
. Commission Vie associative (Présidée par Guy Duhem)
. Commission Prélèvements et lecture d’ailes (Présidée par Olivier Berthold)
. Commission retour de bagues (Présidée par Loïc Podvin)
. Commission Formation et Pédagogie (Présidée par Bernard Garnier)

En Drôme-Ardèche :

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Photos Inter/JMS

. Sont chargés pour l’ANCGE du recensement des propriétaires de huttes de chasse pour homologations et autorisations officielles délivrées par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) : Noël Chautard, Serge Roux

. Sont chargés pour la revue nationale de l’ANCGE, La Sauvagine, des observations du gibier d’eau et de la migration (Fleuve Rhône et affluent Isère) : Christophe Bréda, Gérard Avenas

 

ESPECE EN VOIE DE DISPARITION : LE BENEVOLE 

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« Attention, le bénévole a tendance à disparaître ! », nous alerte, dans le courrier des lecteurs du Dauphiné Libéré, M. Guy Coiquaud. Nul ne doute que sa démonstration trouvera écho chez les visiteurs de ce site, aussi bien parmi les Présidents d’ACCA que les membres du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche ou encore, chez tout autre responsable associatif :

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« Activus bénévolus », c’est son nom d’origine, est un mammifère bipède qu’on rencontre surtout dans les associations dont il se nourrit, où il peut se réunir avec ses congénères.

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« Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, pour discuter sur la meilleure façon d’animer une manifestation, de faire des recettes pour améliorer le budget.

«  Son téléphone, toujours bénévole, est un appareil qu’il utilise beaucoup (…).

« L’ennemi héréditaire du bénévole est le « Yaka » (…) bien abrité dans la cité anonyme (…).

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Selon M. Coiquaud, une maladie grave guette le bénévole : « le découragement ».

« Les premiers symptômes sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant sa canne  pêche (…).

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« Décimés par le découragement, les bénévoles risquent de disparaître et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme ces malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire ».

 

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BRÊVES AUTOMNALES (3)

 

 

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