AVANT SON CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL, CHRISTIAN PIALET S’INVITE EN REUNION FEDERALE DE SECTEUR …

INTERVENANT SUR LE SANGLIER, LA GRIVE, LES TERRITOIRES CHASSABLES, NATURA 2000, LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE, DES REPRESENTANTS DE L’INTERDEPARTEMENTALE ONT PRIS PART A UNE REUNION DE TRAVAIL CONSTRUCTIVE AVEC LA FEDE 07 PARMI UNE SOIXANTAINE DE REPRESENTANTS D’ACCA

 

Accélération. D’après les informations fournies par l’Interdépartementale, les renouvellements d’adhésions d’ACCA s’accélèrent. Des ACCA plus adhérentes depuis 2010, 2011, 2012, 2013 reviennent. L’Interdépartementale ne communique pas pour le moment sur le nombre de nouvelles ACCA. Il lui en faut 40 d’ici le 30 juin pour continuer.

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Le petit observateur drômardéchois

 

13 MARS : LES 22 MEMBRES DU NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL (DONT 70 % SONT EN RESPONSABILITES DANS LES ACCA) ONT ELU LE BUREAU 2015 (9 PERSONNES) AVEC UN NOUVEAU TRESORIER

 

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Photos Inter JMS

De gauche à droite en partant du fond : ZECCHINI Albert, CHANAS Eric, MOUNIER Joël, BREDA Christophe,  PIALET Alain, SABATON Olivier, BURINE Michel, RIOU Sébastien,  FEROUSSIER Jacky, PERENNEC Guillaume, PEATIER Denis, JONAC Chantal, PIALET Christian, PIALET Marie-Agnès, ROUX Serge, LETRANGE Yolaine, HERITIER Michel, BURINE Janine, CUOQ Anthony, CHALAS Franck, CHAUTARD Noël, AVENAS Gérard

Notre équipe

Le Bureau Interdépartemental 2015 (9 membres élus)

  • Composé du Président, des Vice-Présidents, du Trésorier, du Secrétaire, a été élu par le Conseil Interdépartemental du 13 mars 2015 pour une durée de 1 an jusqu’à l’Assemblée Générale annuelle 2016 si le maintien de l’association est prononcé le 30 juin 2015
  • Assure le fonctionnement permanent de l’association, les relations avec les pouvoirs publics, les élus, les partenaires officiels, la presse, les fédérations, les ACCA, les associations spécialisées
  • Diffuse l’information interne et gère la communication externe (site internet, Le lien, courrier, courrier informatique, téléphone, tenue des fichiers)
  • Assure le fonctionnement régulier de la trésorerie et tient à jour la comptabilité en relation avec l’établissement bancaire
  • Prépare les réunions du Conseil Interdépartemental et de l’Assemblée Générale annuelle, assure le suivi des projets et décisions

PRESIDENT

Christian Pialet
(Administrateur National ANCGE Chargé des relations avec la CNR, membre de Conseil d’Administration d’ACCA)

SECRETAIRE INTERDEPARTEMENTAL CHARGE DE L’ADMINISTRATION GENERALE

Alain Pialet

TRESORIER INTERDEPARTEMENTAL

Joël Mounier

VICE-PRESIDENTS SPECIALISES

-      Chargé des Relations avec les ACCA et AICA : Albert Zecchini (Président d’AICA, Président d’ACCA)

-      Chargé de l’Animation : Franck Chalas (membre de Conseil d’Administration d’ACCA)

-      Chargé du mode de chasse Gibier d’Eau : Noël Chautard (membre de Conseil d’Administration d’ACCA, Délégué Départemental ANCGE Drôme)

-      Chargé du mode de chasse Grand Gibier : Michel Burine (Président d’ACCA)

-      Chargé du mode de chasse Petit Gibier : Denis Péatier (membre de Bureau d’ACCA, membre de Conseil d’Administration d’AICA)

-      Chargé du Site Internet : Anthony Cuoq (membre de Bureau d’AICA, membre de Conseil d’Administration d’ACCA)

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Joël Mounier, nouveau Trésorier de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

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Membre du Conseil Interdépartemental 2015, Chantal Jonac, qui chasse le sanglier,
est Vice-Présidente de l’ACCA de St Maurice en Chalencon (07)
Photo Inter/JMS

Le Conseil Interdépartemental 2015 (22 membres élus)

  • A été élu pour un an par l’Assemblée Générale du 27 février 2015
  • A élu le Bureau Interdépartemental le 13 mars 2015
  • Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
  • Répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
  • Assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
  • Prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

AVENAS Gérard (St Paul les Romans, Conseil d’Administration ACCA), BREDA Christophe (St Lager Bressac), BURINE Janine (Beauchastel), BURINE Michel (Beauchastel, Président ACCA), CHALAS Franck (St Michel de Chabrillanoux, Conseil d’Administration ACCA), CHANAS Eric (Livron, Président ACCA), CHAUTARD Noël (Livron, Conseil d’Administration ACCA), CUOQ Anthony (Bourg les Valence, Bureau AICA, Conseil d’Administration ACCA), FEROUSSIER Jacky (Beauchastel, Conseil d’Administration ACCA), HERITIER Michel (Châteauneuf S/Isère), JONAC Chantal (St Michel de Chabrillanoux, Vice-Présidente ACCA), LETRANGE Yolaine (Châteauneuf S/Isère), MOUNIER Joël (Beauchastel), PEATIER Denis (Pont d’Isère, Bureau ACCA, Conseil d’Administration AICA), PERENNEC Guillaume (Ailhon, ancien Président ACCA), PIALET Alain (Beauchastel), PIALET Christian (Beauchastel, Conseil d’Administration ACCA), PIALET Marie-Agnès (Beauchastel), RIOU Sébastien (Boffres, Président ACCA), ROUX Serge (Chabeuil, Conseil d’Administration AICA), SABATON Olivier (Lentillères, Président ACCA), ZECCHINI Albert (Valence, Président AICA, Président ACCA)

L’Assemblée Générale

  • S’informe et débat des questions de l’actualité cynégétique
  • Vote le rapport financier, le rapport d’activités, les motions, les projets
  • Élit le Conseil Interdépartemental
  • Contrôle le tirage de la tombola gratuite des ACCA et de la Super Tombola

Vérificateur des comptes : M. Sébastien JAILLET

Le Comité d’Honneur du Trentenaire

  • 50 personnalités européennes, nationales ou régionales qui nous ont apporté leur soutien officiel

Le Club Partenaires Officiels

  • 71 entreprises et commerces en 2015 (56 en 2014)

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Nos adhérents

  • Tous les chasseurs des ACCA de la Drôme et de l’Ardèche peuvent soutenir activement leur association interdépartementale qui les informe et les défend bénévolement. Ils en deviennent adhérents par la simple adhésion volontaire et collective de leur ACCA (*). Les ACCA adhérentes à jour de cotisation (somme modique, proportionnelle au nombre de sociétaires) sont Membres Associés de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. A ce titre, elles constituent un réseau solidaire d’information des chasseurs et de défense efficace de toutes les chasses, mutualisent librement des idées et des projets, reçoivent l’ensemble des informations publiées en interne (Inter Flash Infos, Le lien, etc.), font remonter au Conseil Interdépartemental les attentes de leurs chasseurs et les actions jugées prioritaires pour l’avenir de la chasse en Drôme-Ardèche.

(*) Associations Communales de Chasse Agréées

 

UN ANCIEN ANCGE, NOUVEAU PRESIDENT DU GROUPE CHASSE-PÊCHE AU SENAT

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.   Jean-Noël Cardoux (UMP) est le nouveau Président du groupe Chasse-Pêche au Sénat. Il devient ainsi l’homologue de Philippe Plisson (PS), Président du groupe Chasse à l’Assemblée Nationale.   

Ce spécialiste du gibier d’eau est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Chasses de Loire : trente ans à l’affût du gibier d’eau ».

Le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et le Sénateur se connaissent depuis longtemps : Jean-Noël Cardoux a été le Vice-Président de la fédération des Chasseurs du Loiret, Christian Pialet le Vice-Président de la fédération des chasseurs de l’Ardèche. Les deux hommes ont siégé ensemble au Conseil d’Administration de l’ANCGE quand Jean-Noël Cardoux, qui en était le Vice-Président, a mis en place la Commission nationale DPF (Domaine Public fluvial).

Dans un message de félicitations qu’il lui a adressé, Christian Pialet lui écrit :

-        « …) Que de bons souvenirs, Jean-Noël, quand nous nous retrouvions à Paris au Conseil d’Administration de l’ANCGE mais comme le temps passe vite aussi …

« Les chasseurs en général, de gibier d’eau en particulier, peuvent être fiers d’avoir un porte-parole d’une aussi grande qualité à une fonction aussi stratégique ».

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De son côté, « l’ANCGE se félicite d’avoir pour la première fois à la tête d’un groupe parlementaire un véritable passionné de la chasse au gibier d’eau, sauvaginier émérite depuis plus de 40 ans, fondateur et Président de l’ACGEDL, créateur du GIC Loire ».

 

QUAND SEASONS PISTE L’ARGENT DES CHASSEURS … LA CHAÎNE DE CANAL + TRAQUE LES « OPACITES DE GESTION » DE CERTAINES FEDERATIONS

 

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« Chasseurs, faites-vos comptes ! ».

Dans un reportage très documenté, la chaîne préférée des chasseurs et des pêcheurs ouvre le dossier de la gestion financière des fédérations de chasse. Délicat !

S’il est souligné que « le vol et la fraude » restent l’exception (une seule condamnation par la justice d’un Président fédéral), Seasons pointe néanmoins du doigt les pratiques courantes d’un système que les juges de la Cour des Comptes ont eux-mêmes épluchées et dénoncées.

Des témoignages venus de plusieurs régions de France sont concordants :

Sanglier 2

Ici, « Les dégâts sanglier auraient bon dos ! ». Là, « entre 30 et 50 % de la taxe sanglier seraient affectés, non au paiement des dégâts comme on le fait croire aux chasseurs mais aux frais de fonctionnement global de la fédération ». Au point que des associations se sont montées récemment dans plusieurs départements pour réclamer l’accès aux comptes, ce que permet d’ailleurs la loi à tout chasseur individuel, selon les recommandations de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

Des personnalités de la chasse commencent aussi à monter au créneau, non pour remettre en cause le système fédéral dans son ensemble, ni pour jeter le doute sur l’honnêteté personnelle des dirigeants fédéraux mais pour alerter sur des « habitudes malsaines » dans la gestion des « fédés ». Car, au bout du compte, « c’est l’argent des chasseurs qui est concerné » :

« La fédé pompe, le chasseur trinque ! » a pu titrer, sans être démentie, une revue cynégétique nationale. L’éditorialiste bien connu des chasseurs, Paul-Henri Hansen-Catta, dresse le réquisitoire le plus sévère : « Il faut que les chasseurs ne comprennent rien pour que le système continue à fonctionner ».

Désinformer pour régner ?

La plus grosse épine plantée dans le pied du système fédéral s’appelle aujourd’hui Claude Bébéar. Une très grosse pointure.

Ce chasseur passionné n’est pas tombé de la dernière pluie surtout en matière de gestion financière. Fondateur du groupe AXA, le dynamique retraité à décidé avec quelques amis et leur association ACC 45 de mettre le nez là où il ne faut pas : s’intéresser de près aux compte des « fédés », voir où passe réellement l’argent des chasseurs. Il affirme qu’il est en train d’en découvrir tous les jours ! Parole de Grand Officier de la Légion d’Honneur et d’Officier de l’Ordre National du Mérite.

Conclusion du journaliste de Seasons :

« Face au mécontentement général des chasseurs, on peut se demander si l’heure d’une remise en cause n’est pas arrivée » …

Et ce constat final souvent fait ici en direction des ACCA :

« Aujourd’hui, le chasseur ne s’impose pas comme l’acteur principal de sa passion ».

D’autres informations, juste effleurées dans le reportage de Seasons, laissent songeurs :

Le Conseil Interdépartemental du 13 mars 2015 a pris connaissance de courriers depuis quelques jours en notre possession et adressés par plusieurs chasseurs. Extraits de 4 témoignages différents mais du même département dont le premier est une lettre adressée directement au Président d’une fédération :

-      « Je vous demande de bien vouloir publier dans votre revue le détail des frais des administrateurs et en particulier les vôtres (…). Aujourd’hui, beaucoup de chasseurs pensent que vous profitez du système (…) : multiplication des frais de déjeuner, cumul indemnités kilométriques et voiture professionnelle, carte bleue de la FDC. Ces frais seraient d’environ 2000 € (…) Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles ! »

-      « Je ne suis pas une vache à lait et je ne veux pas valider mon permis pour payer ce genre d’excès tout comme les nombreux chasseurs que je côtoie »

-      « A la fédé sur ce sujet, pour l’instant, c’est l’omerta »

-      « Défendez la chasse et mouillez-vous un peu pour les chasseurs ! Participez aux réunions au lieu d’envoyer vos adjoints. On va finir par avoir honte d’être chasseur »

Rien d’illégal peut-être mais quand même. Et dire qu’il se trouve des fédérations pour refuser une subvention de 150 € à des bénévoles qui défendent la chasse !

Depuis peu, le nom de cette fédération mise en cause nous est connu. Les informations qui nous sont parvenues nous obligent, à la demande de nos sources, à la confidentialité, engagement que nous avons pris et que nous respecterons. Si cette fédération souhaite répondre elle-même, ce qu’elle n’a toujours pas fait, nous publierons évidemment sa position. Précisons qu’il ne s’agit pas d’une fédération de la région Rhône-Alpes.

NOUVELLE OFFENSIVE DES ANTICHASSE ! 17 DEPUTES VIENNENT DE DEPOSER DES AMENDEMENTS A LA LOI AFIN QUE LE CARACTERE « SENSIBLE » DE L’ANIMAL « SAUVAGE » SOIT DESORMAIS INSCRIT DANS LE CODE DE L’ENVIRONNEMENT

 

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.   Alors que le 18 mars 2015 Ségolène Royal, pourtant Ministre de tutelle des fédérations, a brillé par son absence à l’Assemblée Générale de celles-ci (mépris de « la France d’en Haut » pour « La France d’en Bas » ou refus prudent de s’exposer à un débat toujours explosif sur les oies de février ?), le monde politique s’attend à un retour des écolos au Gouvernement après les élections départementales des 22 et 29 mars. Les Présidents des groupes parlementaires EELV (Vincent Placé pour le Sénat, François de Rugy pour l’Assemblée Nationale) qui meurent d’envie depuis longtemps d’avoir leur voiture officielle de fonction à cocarde tricolore, sont donnés favoris. On pourrait presque dire : l’un joue déjà « placé », l’autre en « rugit » de plaisir !

C’est le moment choisi par les Verts pour tenter de faire inscrire dans la loi, sous forme d’amendements, la reconnaissance de l’animal « sauvage » en tant qu’être « sensible ». Comme prévu, nous y voilà déjà ! 

19 Députés ont cosigné ces amendements :

-        Les 17 Députés d’Europe Ecologie Les Verts dont le Président du groupe EELV à l’Assemblée Nationale, François de Rugy

-        1 Député PS : Geneviève Gaillard

-        1 Député UMP : Arlette Grosskost

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Parmi les signataires, on notera sans surprise la présence de ces deux Députés :

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Noël Mamère, Cécile Duflot

 

LA GRIVE POUR TOUS JUSQU’AU 20 FEVRIER : L’INTERDEPARTEMENTALE NE LÂCHERA RIEN ET REÇOIT TOUJOURS DE NOUVEAUX SOUTIENS

 

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.   Chasser est une liberté. C’est maintenant que se préparent les prochains combats de la saison de chasse 2015-2016.

La grive pour tous jusqu’au 20 février reste l’une des priorités de l’Interdépartementale. Nous ne lâcherons rien !

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La FDC 07, qui a renoncé à attaquer en justice l’arrêté ministériel, donne l’impression d’accepter sans broncher que le système absurde de la grive cantonale soit reconduit pour 2015-2016

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Photo Inter/JMS

A l’Assemblée Générale de l’Interdépartementale, le 27 février 2015, les applaudissements de la salle ont accompagné les propos du Président Pialet sur la grive :

« Surtout, pas d’« extension » de ce système absurde, arbitraire, discriminatoire, inégalitaire, injuste de la grive « cantonale » comme semble pourtant s’en satisfaire la FDC 07 qui se contenterait de quelques communes de plus (courrier du Président fédéral en date du 6 février 2015) ! Pas d’ « extension » du système mais sa suppression complète et définitive avec son remplacement immédiat : la grive pour tous jusqu’au 20 février dans la totalité des départements de l’Ardèche et de la Drôme comme c’est déjà le cas dans les 15 autres départements de l’arc méditerranéen ».

Pour nous y aider, parmi les élus drômois et ardéchois, de nouveaux soutiens nous parviennent toujours, confortant notre volonté d’obtenir rapidement gain de cause en nous en donnant vraiment les moyens (mais cela dépend davantage maintenant des 708 ACCA que de nous).

Ces engagements d’élus à nos côtés nous seront très utiles pour interpeller directement, le moment venu, la Ministre et les Préfets, pour obliger ceux qui nous gouvernent à se bouger enfin sous la pression des chasseurs et de leurs ACCA si les valeurs républicaines d’égalité et de justice ne suffisent pas.

Dernier soutien reçu, celui de Sabine Buis (PS), s’ajoutant aux soutiens déjà enregistrés d’autres Parlementaires (Didier Guillaume, Olivier Dussopt, Jacques Genest, Pascal Terrasse).

 

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La Député de l’Ardèche et Conseillère Régionale Rhône-Alpes nous écrit :

  • «  Monsieur le Président,

(…) Votre correspondance a bien évidement retenu toute mon attention et c’est avec le plus grand intérêt que j’ai pris acte de son contenu.

L’inégalité de traitement appliquée aux différents cantons ardéchois dans le cadre de la période d’ouverture de la chasse aux turdidés peu en effet paraitre arbitraire ».

Sabine Buis nous fait part de la question écrite qu’elle a posé à l’Assemblée Nationale à Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie :

«  (…) Il a été démontré que l’extension de la mesure dérogatoire à la totalité du territoire des deux départements est scientifiquement et juridiquement recevable (…) ».

Lors du dernier congrès fédéral des chasseurs ardéchois, des voix se sont élevées pour reprocher à cette Parlementaire et au groupe auquel elle appartient de cultiver l’ambiguïté des alliances. Sur le dossier de la grive pour tous, l’engagement de Sabine Buis à nos côtés ne peut pas être plus clair. Nous la remercions vivement pour son soutien argumenté et déterminé comme nous remercions tous les élus nationaux, régionaux, départementaux, communaux de l’Ardèche et de la Drôme qui font leurs les arguments de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et s’engagent publiquement à nos côtés en faveur de « La grive pour tous jusqu’au 20 février ».

 

LE PRESIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE S’INVITE EN REUNION FEDERALE DE SECTEUR A LA RENCONTRE DES PRESIDENTS D’ACCA. DES RESPONSABLES DE L’INTERDEPARTEMENTALE ANIMENT LES DEBATS DANS PLUSIEURS REUNIONS FEDERALES

 

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Photo Inter/JMS

.   « Que les fédérations me permettent donc de venir m’expliquer en leur présence dans chaque réunion de secteur. Les Présidents d’ACCA pourront alors se faire une idée, juger sur pièce ! Qu’en pensent les 708 Présidents d’ACCA ? Et si on me refuse cette possibilité, que devront-ils en penser alors ? »

A la question posée en décembre 2014, on connait aujourd’hui la réponse : pas d’invitation pour l’Interdépartementale ! Permettre aux Présidents d’ACCA d’entendre autre chose que la parole officielle formatée est sans doute jugé beaucoup trop risqué.

Qu’à cela ne tienne. Quand le Président de l’Interdépartementale n’est pas invité par une fédération, il s’invite lui-même. C’est ce qu’il a fait, 4 jours avant la tenue de son Conseil Interdépartemental, lors de la réunion fédérale du secteur de Vernoux (07) qui s’est tenue à Dunière S/Eyrieux le 9 mars 2015. Il s’est invité en réunion fédérale parce qu’une fédération de chasseurs n’est la propriété de personne, sinon des chasseurs eux-mêmes.

Accueilli poliment mais sans chaleur excessive par l’Administrateur fédéral, Fabrice Aymard (assisté d’un technicien cynégétique), Christian Pialet a tenu à mettre les choses au point. Le Président de l’Interdépartementale a fait comprendre – respectueusement – aux deux représentants de la fédération qu’il n’avait pas à s’excuser de venir à la rencontre des Présidents d’ACCA pour leur apporter des informations qu’ils n’avaient peut-être pas et que si la chasse devait être gérée par les fédérations, elle méritait aussi d’être défendue.

Intervenant à plusieurs reprises dans la réunion, Christian Pialet a pris soin de vérifier par deux fois auprès de la soixantaine de Présidents et membres de Bureaux d’ACCA présents que personne ne s’opposait à sa prise de parole.

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« Les Comités de Pilotage Natura 2000 auxquels l’Interdépartementale participe depuis 10 ans, comme celui de l’Eyrieux et de ses affluents ou encore  le Comité de Pilotage du Rhône Centre qui gère la réserve nationale de Printegarde sur les deux rives du Rhône, Drôme et Ardèche, nous permettent d’y défendre nos territoires et nos modes de chasse », dira Christian Pialet.

« En l’absence des deux fédérations, nous avons souvent démontré notre complémentarité avec elles en faisant entendre la voix des chasseurs sur Natura 2000 au niveau Drôme-Ardèche. Quand les fédérations n’y sont pas, il est utile pour tout le monde, je crois, que nous puissions être là, face à la LPO, la FRAPNA, le représentant de l’Etat, pour défendre l’intérêt des chasseurs ».

Alain Menant, Président de l’ACCA d’Alboussière : « Non seulement, il ne faut pas regretter que Christian soit venu mais il faut le remercier de nous apporter des informations comme ce document du Ministère de l’Ecologie aux Préfets pour contrôle des subventions aux ACCA » « Une information que les fédés s’étaient bien gardées de faire passer aux ACCA », murmure un Président dans la salle.

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Photo Inter/JMS

D’autres dirigeants de l’Interdépartementale, eux-mêmes Présidents d’ACCA et d’AICA, prennent la parole :

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Quand le représentant de la fédération reprend la formule de l’Interdépartementale pour admettre que sur le sanglier et la maladie de l’œdème, il reste peut-être « des zones d’ombre », Michel Burine lui demande : « Toutes ces études scientifiques réalisées, ça coûte combien aux chasseurs, combien à notre fédération ? ». Fabrice Aymard lui répond … mais sans fournir de chiffre.

Sébastien Riou intervient plusieurs fois lui aussi sur le sanglier, les territoires, avec des questions pertinentes, incisives qui mériteraient débat.

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Albert Zecchini fait rire la salle en parlant des grives ardéchoises qui, d’après les « experts » du Ministère, « avancent à reculons ». Le Président de l’AICA Vallée du Duzon et du Grozon questionne : « Pourquoi la fédération du Pas-de-Calais peut-elle aller en justice contre le Schéma Départemental de Gestion Ecologique mais pas la fédération de l’Ardèche contre un arrêté ministériel qui interdit de chasser la grive pendant 10 jours à la grande majorité des chasseurs ardéchois ? ». Lui aussi attend toujours la réponse.

 

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Photos Inter/JMS

A quelques jours d’intervalle et une soixantaine de kilomètres plus loin, d’autres responsables de l’Interdépartementale interviennent eux aussi en réunion fédérale. Vals les Bains (07), Guillaume Pérennec et le jeune Président de l’ACCA de Lentillères, Olivier Sabaton, nouveaux entrants au Conseil 2015 de la Chasse Drôme-Ardèche, demandent des comptes à la fédération sur « ce qui est fait et a été fait pour la grive et le pigeon » et « avec quels résultats ». En réponse, ils s’attirent une vive réplique du représentant fédéral, Jean-Pierre Lagarde, qui, pour justifier l’action de la fédération, n’est pas plus tendre avec l’Interdépartementale qu’avec son collègue Administrateur jusque-là en charge de ce dossier à la FDC 07.

 

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A Dunière, malgré quelques regrets justifiés (pas une seule fois le mot « pigeon » n’a été prononcé par les représentants de la fédération), la réunion fédérale du secteur de Vernoux s’est avérée constructive. Chacun a pu s’informer à des sources complémentaires mais différentes, s’exprimer librement mais courtoisement, échanger utilement des points de vue, faire avancer les choses. De l’avis général, la participation surprise de Christian Pialet a été un plus pour l’information des ACCA (dont plusieurs Présidents ont confié en fin de réunion qu’ils avaient « appris des choses » et allaient demander à leur Assemblée Générale de « voter pour l’adhésion à l’Inter »).

Dès le lendemain de l’intervention de Christian Pialet à Dunière sur le SDGC (Schéma Départemental de Gestion Cynégétique), la fédération des chasseurs de l’Ardèche faisait parvenir le dossier à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche pour consultation et avis. Le 17 mars, le Président Jacques Aurange a invité l’Interdépartementale à une prochaine réunion de travail sur le SDGC.

Après avoir écouté le plaidoyer du Président de l’Interdépartementale en faveur de la grive pour tous jusqu’au 20 février, l’Administrateur de la fédération a tenu à « remercier » publiquement Christian Pialet pour son « expérience » et sa « connaissance du dossier » ainsi que pour « les informations apportées » aux détenteurs du droit de chasse.

Selon ses disponibilités d’agenda, le Président de l’Inter ne s’interdit pas, bien au contraire, de venir à la rencontre d’autres Présidents d’ACCA dans de nouvelles réunions fédérales. Pourquoi pas, aussi, dans la Drôme ?

 

UNE DECLARATION QUI VA ÊTRE LUE DANS TOUTES LES ACCA

 

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LES PRESIDENTS-CHASSEURS DE LA REPUBLIQUE

 

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Qu’ont-ils en commun, lui le PS, l’autre l’UMP ? D’abord, de présider l’un et l’autre chacune des deux assemblées parlementaires de la République …

Lui, c’est Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale. L’autre, c’est Gérard Larcher, Président du Sénat.

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Ensemble, ils font partie avec nous des
1 2OO OOO chasseurs français !

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL DU 12-12 : « PEUT-ÊTRE UN DES PLUS IMPORTANTS DANS L’HISTOIRE DE L’ASSOCIATION »

LA CLARIFICATION ATTENDUE A BIEN EU LIEU : UNANIMITE DU CONSEIL DE LA CHASSE DRÔME-ARDECHE POUR PLACER LES FEDERATIONS « FACE A LEURS RESPONSABILITES »

2010
Le 12, c’est un calibre que les chasseurs connaissent bien. En juxtaposé ou superposé, c’est le 12-12. Réputé efficace !

 Comme annoncé, le conseil interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche a pu se tenir « avant la mi-décembre », le 12-12 pour être précis : « peut-être un des plus importants dans l’histoire de l’association » d’après plusieurs responsables de l’Interdépartementale. Ce conseil très attendu était présidé par Christian Pialet qui signait là son retour aux responsabilités après 12 semaines d’indisponibilité médicale.

2011

TRANSPARENCE DES DEBATS : QUATRE OBSERVATEURS NEUTRES PRESENTS

2012

23. Ils étaient vingt-trois. Outre les dix-huit membres élus du conseil interdépartemental représentant quelques cent cinquante ACCA (une personne physiquement absente pour raison de santé mais néanmoins représentée et votant par procuration), le maire de Beauchastel, Alain Valla, empêché, avait délégué son Adjoint à la vie associative, Jean-Marie Gérard,  pour accueillir les participants dans sa commune, au siège social de l’association. Quatre observateurs neutres, extérieurs au conseil, étaient également présents pour témoigner, le cas échéant, de la parfaite transparence des débats et vérifier de façon incontestable l’aspect collectif des décisions prises : avaient été invités, deux observateurs amis non chasseurs (un homme, une femme), deux observateurs présidents d’ACCA (un drômois, le Président de l’ACCA de Livron, Eric Chanas, un ardéchois, le Président de l’ACCA de Lentillères, Guillaume Pérennec).

« A l’Interdépartementale, nous n’avons rien à cacher », commentait sobrement le président.

 

L’HOMMAGE DU CONSEIL A L’ANCIEN PRESIDENT DE LA FEDERATION, MAURICE GRANGEON

 

2013

Un courrier de Madame Grangeon. La réunion s’est ouverte par un hommage solennel du conseil interdépartemental à la mémoire de l’ancien président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Maurice Grangeon, décédé en juillet dernier :

-      « Maurice Grangeon aura passé une partie de sa vie à servir avec conviction la chasse et à défendre avec détermination les chasseurs. Nous lui devons beaucoup (…)».

Chacun peut retrouver intégralement l’hommage qui lui a été rendu sur le site le 7 août 2014 en dossier « relations avec les fédérations ».

Dans un courrier émouvant, l’épouse de l’ancien président de la fédération a eu les mots venus du cœur, Madame Grangeon ayant tenu à s’adresser, par l’intermédiaire du président Pialet, à chacun des membres du conseil.

 

LE MAIRE DE LA VOULTE, BERNARD BROTTES, A SES AMIS DE L’INTERDEPARTEMENTALE : « MERCI A VOUS TOUS, CONTINUEZ LE COMBAT ! »

 

2014
Photo Inter/JMS

Encouragements fédéraux. Christian Pialet a tenu à remercier tous ceux qui lui ont transmis au cours des derniers mois leurs souhaits de bon rétablissement : élus, membres du conseil, présidents d’ACCA, présidents de fédération, amis sponsors, etc.

En plus d’un message « amical et très personnel » qu’il a tenu à adresser au président de l’Interdépartementale avant de le rencontrer à Valence puis de lui rendre visite à Beauchastel, le maire de La Voulte, qui reste administrateur de la fédération de chasse ardéchoise et président du Collectif des Chasseurs Ardéchois (CDCAR), n’a pas manqué d’envoyer « un grand bonjour à toute l’équipe », assorti de vifs encouragements :

«  Merci à vous tous, continuez le combat ! ».

« Venant d’un administrateur fédéral, c’est actuellement appréciable », faisaient remarquer non sans ironie plusieurs participants.

 

DEJA 50 000 VISITEURS SUR LE SITE, 1000 DE PLUS CHAQUE SEMAINE !

 

2015

Avec une moyenne actuelle de 1000 visiteurs supplémentaires par semaine, le site de l’Inter arrive maintenant à 50 000 (le compteur informatique peut être consulté en permanence, par exemple dans la rubrique Historique de l’association).

Ouvert le 20 décembre 2013, ce moyen moderne de communication séduit, à commencer par les chasseurs. Ceux-ci attendent en effet de leurs représentants une information qui ne fasse l’impasse sur aucun sujet concernant l’actualité de la chasse, nationale comme régionale : « une information claire, véridique, indépendante de tout pouvoir », c’est ce qui explique le succès de ce site.

 

PARTENARIATS RENOUVELES, SUCCES DU RHÔDANIEN, « GROSSE SURPRISE » POUR LE CONCOURS CHASSE ET DEVELOPPEMENT DURABLE 2014

 

2016
Photos Inter/JMS

. Tous, sauf un.  Les bonnes nouvelles se suivent : l’édition 2014 du Rhôdanien a été à nouveau un franc succès avec une forte participation populaire apportant des recettes appréciables. Grâce aux généreux sponsors et au site internet, le jeu-concours primé et gratuit chasse et développement durable a pu être ouvert cette année à tous les chasseurs ardéchois et drômois réservant « une grosse surprise » qui ne sera dévoilée qu’en assemblée générale, sans autre publicité. Les partenariats avec les sponsors habituels ont tous été renouvelés à l’exception d’un seul : celui des fédérations de chasse. La demande de subvention fédérale annuelle de 150 € (pour un budget fédéral, c’est grain de sable dans la mer) s’est toujours heurtée au « même refus obstiné » côté Drôme. «  Avec un petit chantage », nous précise-t-on mais sans vouloir nous dire lequel. Pour la première fois, la subvention fédérale vient aussi d’être refusée en Ardèche, « sans aucune explication ». Ce sont 300 € de subventions fédérales qui font ainsi défaut au budget modeste d’une association de bénévoles « dont le seul but est pourtant de défendre la chasse ». Voudrait-on décourager les bonnes volontés ? C’était sans compter sur la détermination de l’équipe dirigeante qui a « aussitôt cherché et trouvé un nouveau soutien », en l’occurrence celui d’une commune ardéchoise dont les élus ont voté à l’Interdépartementale une subvention de … 300 €. 

 

JEUDI 18 DECEMBRE, 00H00, LA REPONSE DETAILLEE, POINT PAR POINT, AUX CRITIQUES PUBLIEES PAR LES FEDERATIONS

 

2017

Chèques d’ACCA gelés. « En s’en prenant publiquement à l’Interdépartementale (courriers aux ACCA), les fédérations ont choisi la division. Depuis plus d’un an, nous répondons aux critiques et à la division par des propositions. Aucune, à ce jour, n’a reçu de réponse. Le temps est donc venu de clarifier la situation, une fois pour toutes : dans l’intérêt de la chasse. Le conseil interdépartemental réuni le 12 décembre 2014 a décidé de placer les fédérations face à leurs responsabilités ».

Répondant à l’objectif fixé, la discussion et les votes de ce conseil interdépartemental ont permis aux responsables d’arrêter ensemble pour l’avenir « une stratégie claire, cohérente en interne, lisible à l’extérieur ». Les décisions, prises à l’unanimité soulignons-le, peuvent se résumer ainsi :

  1. Le président est missionné par le conseil pour expliquer sans délai, dans tous les détails, « pourquoi, à cause de quoi et à cause de qui » l’Interdépartementale, « qui défend la chasse », risque de ne plus exister au terme de son assemblée générale dont la date vient d’être fixée par le conseil au 27 février 2015. L’attitude des fédérations sera, nous dit-on, « forcément » au centre de l’explication. L’arbitrage des 708 ACCA de la Drôme et de l’Ardèche, jugé « déterminant pour l’avenir de la défense de la chasse populaire » va finalement être sollicité. Le président est chargé de s’exprimer « au nom du conseil, mandaté par le conseil ». Il va le faire sous la forme d’une interview exclusive réalisée grâce au concours d’un journaliste professionnel de la presse cynégétique nationale. La mise en ligne intégrale de l’interview, avec publication simultanée en extraits dans le bulletin d’information des dirigeants, Le lien, nous est annoncée pour « jeudi 18 décembre 2014, 00H00 ». Interview choc garantie.
  2. Du nombre d’adhésions d’ACCA 2015 qui seront reçues au siège de l’Interdépartementale avant le 27 février (renouvellements de cotisations et adhésions nouvelles 2015) dépendra « entièrement » la décision des 18 dirigeants de « continuer plusieurs années encore avec d’autres » ou de « tout arrêter ensemble définitivement ». Les responsables rappellent qu’il s’agit, pour seulement quelques dizaines d’euros par an et par ACCA, d’apporter son soutien volontaire à la défense de la chasse. La cotisation annuelle ACCA représente l’adhésion « collective » des chasseurs de l’ACCA et non l’adhésion du seul président. Un vote  pour ou contre est recommandé lorsque l’ACCA n’a encore jamais adhéré à l’Interdépartementale : en respect des règles de la démocratie (loi Verdeille permettant aujourd’hui l’existence des ACCA). Chacun des 708 présidents d’ACCA de l’Ardèche et de la Drôme aura reçu « avant Noël », non pas un cadeau au pied du sapin dans son petit soulier mais un courrier de l’Interdépartementale en mairie avec un bulletin d’adhésion collective ACCA 2015. Le bulletin (ci-dessous) sera également disponible sur le site à partir du 18 décembre, prêt à être imprimé et renvoyé.
    2018
  3.  Un « contrat de confiance » est conclu avec l’ensemble des 708 ACCA ayant déjà adhéré à l’Interdépartementale ou ne l’ayant encore jamais fait. Le trésorier de l’Interdépartementale a ordre du conseil de « geler tous les chèques d’ACCA » qui seront reçus au titre de la cotisation 2015. Aucun encaissement n’aura lieu avant le 27 février. En cas de dissolution de l’association votée par l’assemblée générale, « l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche s’engage » à retourner à chaque ACCA son chèque « dans le délai d’un mois maximum suivant la dissolution ».

 

« BIEN-ETRE DE L’ANIMAL SAUVAGE », PIEGE POUR LES CHASSEURS ? BEAUCOUP  LE PENSENT. SELON L’INTERDEPARTEMENTALE, C’EST LE COMBAT PRIORITAIRE POUR LES 10 ANS A VENIR.  « DES LE 1er JANVIER 2015, CE COMBAT DEVRA MOBILISER DANS L’UNITE TOUTES LES FORCES VIVES DE LA CHASSE SANS EXCEPTION »

 

2019

Installés sur le trottoir dans la fraîcheur de décembre, devant le restaurant Pic à Valence, une dizaine d’hommes et de femmes manifestent. A l’évidence, point de SDF affamé parmi ces personnes très correctement habillées. Ce sont des militants chaudement emmitouflés qui brandissent des pancartes et font signer une pétition : « Refusons le foie gras ! ».

Pour eux, l’oie, « être vivant et sensible » ne doit plus être gavée. « Ils iront, disent-ils, jusqu’au bout, jusqu’à l’interdiction totale ». C’est le combat de leur vie.

-      « L’oie plus jamais gavée ?… Plus gavée dans les élevages mais toujours gazée dans la nature comme aux Pays-Bas ? Joli programme ! », réplique d’un trait Christian Pialet.

Celui-ci fait remarquer qu’ « il est tout de même étrange qu’on  n’entende jamais ces  amis sélectifs des animaux, LPO, ASPAS, CORA, FRAPNA, etc., s’émouvoir et s’indigner, comme ils savent si bien le faire, sur le fait avéré que 500 000 anatidés (oies et canards sauvages), aient déjà été massacrés, en toute légalité, sur ordre de l’administration, dans un pays membre-fondateur de l’Union Européenne ».

 

2020

Il ajoute :

-      « Les œufs d’oiseaux sauvages badigeonnés de produit toxique, le caneton séparé de sa mère, poursuivi derrière les haies puis frappé à mort à coup de bâton, les oies prises au filet avant d’être étouffées dans des sacs poubelles, ces canards sauvages et ces oies sauvages ignoblement gazés par centaines de milliers, est-ce là un sort plus enviable pour ces animaux, « êtres vivants et sensibles », que pour l’oie domestique nourrie de force ou le canard sauvage foudroyé en vol par le coup de fusil du chasseur ? »  

La cause animale commence à devenir débat sociétal. « Pourquoi mangeons-nous des animaux ? », interroge un lecteur du Dauphiné-Libéré, question que ne se posait sûrement pas les générations d’avant. Et notre lecteur d’ajouter : «  Un cochon peut vivre 20 ans, une vache plus de 30. Pourquoi abrège-t-on leur vie ? Cette tradition n’a pas lieu d’être, elle est devenue obsolète. Il nous faut mettre la question animale dans le débat public ».

Côté animaliste, on croit dur comme fer que la cause animale est à l’avant-garde des choix éthiques d’une époque et d’une société. Remarquons toutefois que ces choix, jugés prioritaires par une minorité agissante, sont l’apanage de nos sociétés occidentales et le plus souvent les priorités d’individus issus de catégories sociales aisées. « Ainsi va la mode bobo, mode de la pensée, aussi », commente Christian Pialet, avant de nous préciser :

2021

-      « Pour la chasse … contre la chasse, il faut savoir raison garder. Les Français ont d’autres soucis aujourd’hui ! Quant au débat ouvert par les zoolâtres, il se résume pour moi ainsi : maltraiter son animal de compagnie, l’abandonner pour partir en vacances est lâchement irresponsable ; torturer un chat, comme des abrutis l’ont fait, est un comportement sadique qui relève des tribunaux. Mais s’indigner que l’on élève des animaux pour les manger (depuis 10 000 ans), ou qu’on puisse les chasser (depuis 4 millions d’années), révèle assez fréquemment, je pense, une détestation profonde de l’espèce humaine, détestation inavouée ou inconsciente, ce qui, par effet de compensation, conduit à mettre à égalité l’homme et l’animal, étape transitoire avant de décréter bientôt la supériorité de l’animal sur l’Homme ».

Pour le Président de l’Interdépartementale :

-    « A chacun sa philosophie ! La mienne est de garder les pieds sur terre en évitant de marcher au plafond : l’animal considéré comme une « personne », à l’égal de l’être humain ? N’exagérons pas ! L’inversion des valeurs n’est pas bonne conseillère. Ceux qui, dans d’autres parties du monde, luttent chaque jour pour que leurs enfants ne meurent pas de faim, de la maladie, du terrorisme ou des persécutions, n’ont certainement pas ce genre de priorités ».

 

2022

Pour autant, Christian Pialet ne prend pas à la légère cette évolution de la pensée occidentale vers une radicalisation de la cause animale (l’écoloterrorisme est déjà une réalité aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne). Encore très minoritaire dans notre pays, les ultras de la cause animale commencent à se faire une place dans les médias. Pour le responsable de l’Interdépartementale Chasse, un titre de livre récent résume à lui seul ce qui attend demain les chasseurs (et les autres):

 

2023

-      « L’animal est une personne. Pour nos sœurs et frères les bêtes » (Franz-Olivier Giesberg, Fayard)

Contre cette dérive qui se fait jour, le président a alerté son conseil interdépartemental :

-      « Nous devions déjà nous battre contre le grignotage bien  amorcé des territoires chassables (Natura 2000, Trame verte et bleue, réserves de vie sauvage), les périodes chassables raccourcies (ouverture générale retardée, février « cantonalisé » pour la grive, mars supprimé pour le pigeon ramier), le projet bien avancé d’interdiction généralisée du plomb, la disparition programmée du piégeage, etc. Voilà maintenant, en plus, l’évolution revendiquée d’un statut juridique de l’animal sauvage égal en droit à l’Homme. Le coup de grâce ? »

Conclusion sous forme de mise en garde du dirigeant cynégétique drômardéchois :

-       «  Ce nouveau défi qui nous est lancé par un collectif national antichasse de vingt associations bénéficiant de puissants relais au parlement, à la télévision, parmi les intellectuels, sera le combat principal que devrons mener les chasseurs dans les 10 ans à venir. L’enjeu est clair pour nos adversaires. Il doit être clair pour nous : le jour où l’animal sauvage aura des droits, le droit de chasser disparaîtra car les tribunaux appliqueront la loi ».

Bernard Baudin, président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) ne cache pas lui non plus sa perplexité. Dans un courrier qu’il vient d’adresser à Ségolène Royale, ministre de l’écologie, il écrit :

-       «  Le monde de la chasse est profondément inquiet de cette dérive animaliste ».

 

2024

Le « bien-être » de l’animal sauvage, piège fatal pour les chasseurs ? Certains le pensent et s’en délectent déjà. Beaucoup le redoutent. Le conseil interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche en est persuadé. Il invite les chasseurs à se mobiliser, à être prêts à se défendre. Le conseil lance cet appel pressant à tous les autres responsables de la chasse drômardéchoise (présidents de fédérations, présidents d’ACCA) :

-      « Arrêtons de nous tromper d’adversaire, de diviser les chasseurs ! La division, artificiellement entretenue, ne profite qu’à ceux qui veulent nous voir disparaitre. Ce qui nous attend pour les 10 ans à venir nous oblige à rester unis. Le bien-être animal, personne ne le conteste en soi mais il va servir de prétexte aux zoolâtres pour essayer de faire interdire la chasse par étapes législatives et juridiques successives. C’est maintenant pour les chasseurs le combat prioritaire. Dès le 1er janvier 2015, ce combat, qui s’ajoute à tous les autres, devra mobiliser dans l’unité toutes les énergies, toutes les compétences, toutes les forces vives de la chasse sans exception ».

2025

Le petit observateur drômardéchois

 

Jeudi 18 décembre, 00H00
Ce sera en extraits dans
Le lien et
En intégralité sur votre site préféré
Mais nulle part ailleurs …

 

2026

2027

BRÊVES AUTOMNALES (4)

LES ACTIVISTES ANTICHASSE NE DESARMENT PAS. ILS REPASSENT MÊME A L’OFFENSIVE

1070

« La chasse, le piégeage, y’en a marre ! ».

Lancé en septembre 2013 par une manifestation parisienne comportant peu de manifestants mais beaucoup de journalistes, un collectif national antichasse essaie d’inscrire son action dans la durée : le 18 octobre 2014, il pointait à nouveau le bout de son nez. Fort d’un premier résultat.

Les associations composant ce collectif sont la Fondation Brigitte Bardot, l’ASPAS, 30 Millions d’amis, la SPA, etc.

 

23 MESURES « URGENTES » POUR EN FINIR AVEC LA CHASSE ET LE PIEGEAGE

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Signataires d’une motion, ces associations annoncent la couleur : elles veulent, par des « mesures simples mais urgentes », faire « sortir » la France «  de la chasse et du piégeage » comme d’autres, pas très éloignés d’elles, voudraient faire sortir notre pays du nucléaire.

Parmi le florilège de mesures préconisées (23 au total), voici un échantillon :

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DES REVENDICATIONS ACCUEILLIES PAR UN HAUSSEMENT D’EPAULES

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Les éternels optimistes du monde de la chasse, qui ne veulent voir la réalité en face que quand celle-ci ne les dérange pas trop dans leur confort institutionnel, ont accueilli par un haussement d’épaules les revendications portées par ce collectif depuis septembre 2013.

Ils ont eu tort.

Ils ont eu tort de sous-estimer l’influence de ces associations très actives qui bénéficient de relais importants : journalistes et stars du showbiz qui modifient l’opinion publique, parlementaires qui modifient la loi, magistrats qui interprètent la loi et modifient la norme par la jurisprudence. 

 

UNE LOI VOTEE EN CACHETTE PAR LE PS ET LES VERTS

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Le 15 avril 2014, poussés par le collectif antichasse, un ancien Ministre de l’Agriculture, Jean Glavany et ses collègues du groupe PS  à l’Assemblée Nationale votaient avec les Verts d’EELV, à la sauvette, presque en cachette, au milieu de la nuit, un amendement législatif modifiant le Code civil pour faire des « animaux », en droit, des « êtres vivants doués de sensibilité ».

Qu’on ne s’y méprenne pas. Une révolution de la pensée est en marche.

L’animal, jusque-là considéré en droit comme « bien meuble » vient d’entrer dans le Code civil en tant qu’ « être vivant doué de sensibilité ». Les Français applaudissent. En octobre 2013, ils étaient 89 % à souhaiter un changement en ce sens dans la réglementation (sondage IFOP).

Logique ! Qui pourrait nier sérieusement que son chat ou son chien ne soit pas un « être vivant » et un « être sensible » ? Cela est frappé du simple bon sens. Alors, pourquoi s’inquiéter diront certains ?…

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En fait, derrière l’évidence partagée se cache une autre réalité, beaucoup moins avouable celle-là par ces élus ayant voté le texte.

 

«  LE CHEVAL DE TROIE DONT RÊVAIENT LES MOUVEMENTS DE LA PROTECTION ANIMALE »

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Le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme, Yves Butel, n’a pas manqué d’alerter ses chasseurs, dès le mois de juin, comme d’autres Présidents de fédération l’ont fait, sur la portée réelle de l’amendement voté par les Députés socialistes et leurs (ex) alliés écologistes :

« Cet amendement est le cheval de Troie dont rêvaient les mouvements de la protection animale. En effet, cet article, dont la portée est encore symbolique, laisse la porte entrouverte afin d’engager dans les plus brefs délais le débat de fond sur le statut de l’animal ».

La confirmation qu’Yves Butel a vu juste est venue de la Présidente du Groupe parlementaire sur la protection animale. Celle-ci a annoncé qu’elle préparait avec ses amis, « depuis plusieurs mois », la seconde étape : la création d’un « statut juridique de l’animal ». En écho, des voix médiatisées se sont élevées pour anticiper la suite et réclamer déjà la troisième et décisive étape : considérer en droit l’animal comme « une personne ». Car tel est bien le but poursuivi par les ultras de la cause animale.

Frère loup, nous voilà !

1079

Comme prévu, les associations antichasse se sont déjà engouffrées dans la première brèche dont elles ont elles-mêmes creusé le premier sillon, en militant maintenant ouvertement pour un « statut juridique », non plus de « l’animal » mais de « l’animal sauvage ».

 

« NE PAS ALLER PLUS LOIN » ? C’EST EXACTEMENT CE QUE DISAIT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE … DEUX MOIS AVANT D’ETRE DEMENTI PAR LE VOTE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

1080
Déjeuner de François Hollande avec Claude Bartolone,
Président de l’Assemblée Nationale, le 7 octobre 2014
Photo Présidence de la République

Parmi les politiques, des voix faussement apaisantes nous murmurent : « Nous n’irons pas plus loin ». Comme toujours, des responsables cynégétiques, dans nos fédérations, dans nos ACCA, leur emboîtent le pas en disant : «  Ce n’est pas si grave ! Pour nous, ça ne change pas grand-chose pour le moment ».

Pour le moment, non. Mais après ? A chaque débat de société, la loi modifiée annonce le débat suivant par évolution des esprits, interprétation de la loi, extension de la loi existante sous la pression de ceux qui en sont à l’origine mais en veulent plus. A la longue, ce qui est déterminant, c’est le rapport de force entre « anti » et « pro ».

Des Députés socialistes nous ont expliqué après leur vote qu’il ne fallait pas donner à leur amendement « plus de portée juridique qu’il n’en a ». On sait ce que vaut chez les politiques ce genre de propos rassurants. L’exemple vient de haut :

Le 21 février 2014, soit deux mois avant le vote à l’Assemblée Nationale de la nouvelle loi par le groupe PS, voici ce que déclarait le Président de la République lors d’une interview à  La France Agricole :

« A juste raison, beaucoup d’efforts ont été réalisés pour le bien-être animal sans qu’il soit nécessaire de le traduire par une loi. Dans le Code rural notamment, l’animal est déjà considéré comme un être sensible. Pourquoi ajouter d’autres considérations ? ».

Encore raté !

 

CHIEN, CHAT, POISSON ROUGE

1081

La loi d’avril 2014 ne parle certes que de « l’animal ». Les Français applaudissent en pensant chien, chat, poisson rouge.

1082

Le collectif antichasse évoque, lui, bien sûr, « l’animal sauvage » … Qui, tant qu’il n’est pas sous statut d’animal protégé, s’appelle « gibier ».


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Picardie Chasse Pêche
Juin 2014

Commentaire sur la nouvelle loi de la revue Picardie Chasse Pêche :

« Les activités de chasse, de pêche, d’agriculture et d’élevage professionnel ou amateur, d’équitation et autres seront sujettes à la multiplication des actions en justice de la part des défenseurs des animaux ».

1084

Le danger est là. L’expérience instruit.

En 1979, une directive européenne visait seulement à protéger, nous disait-on alors, les oiseaux migrateurs pendant leur période de reproduction. Sur le principe, rien à dire. Quant à l’application, nous connaissons trop bien la suite !

1085

Sur la base de ce texte, nous avons subi (et subissons toujours) 35 années de guérilla juridique menée par tout ce que l’Europe compte d’associations subventionnées résolument opposées à la chasse, 35 années d’interprétation de la loi européenne par les juridictions françaises, quasiment à sens unique; autrement dit, 9 fois sur 10 au détriment des chasseurs.

 

EN REPRENDRE POUR 35 ANS ?

1086

La loi censée protéger une espèce pendant son cycle de reproduction est devenue en pratique l’interdiction généralisée de chasser dès le premier oiseau aperçu en migration !

Ami Chasseur de nos ACCA, avec le « bien-être » de « l’animal sauvage » qui se profile, veux-tu vraiment en reprendre pour 35 ans ?…

Et cette fois, pas seulement pour la chasse aux migrateurs et au gibier d’eau mais pour tous nos modes de chasse, petit et grand gibier compris ! Un lièvre, un faisan, un sanglier ne sont-ils pas eux aussi des « êtres vivants », des « êtres sensibles ?

1087

Le « bien-être animal », Amis Chasseurs, Amis Pêcheurs, vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

… Et si vous ne vous bougez pas maintenant en soutenant les associations qui vous défendent face aux associations qui vous attaquent, vous n’aurez pas fini d’en supporter les conséquences.

1083

L’INTERDEPARTEMENTALE

BRÊVES AUTOMNALES (2)

ICI ET LA …

 

ET MAINTENANT, ILS VEULENT NOUS INTERDIRE PARTOUT DE CHASSER AVEC DU PLOMB !  … 

1030

Le coup est parti de très loin mais il pourrait nous faire très mal.

Nous sommes en mesure de vous révéler un projet d’interdiction du plomb concernant l’ensemble des migrateurs terrestres (en plus du gibier d’eau).

« Comme jamais auparavant, dans les 35 ans d’histoire de la Convention de Bonn, les animaux migrateurs illustrent un grand nombre de questions urgentes de notre temps ».

C’est de Quito (capitale de l’Equateur) que le (mauvais) coup est parti lors de la 11ième réunion de cette convention internationale regroupant 120 pays signataires dont la France.

Ratifiée en 1979, entrée en vigueur en 1983, administrée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la Convention de Bonn a pour objet la conservation des espèces migratrices. Objectif louable … trop souvent détourné par des visées partisanes. La France a adhéré à cette convention en 1990.

Du 4 au 9 novembre 2014, il aura fallu six jours de remue-méninges grassement subventionnés et de repas bien arrosés à l’Aguardiente et au Spirito del Ecuador pour que des esprits brillants sinon illuminés trouvent enfin la mesure phare qui sauvera  à coup sûr la planète et l’humanité :

“L’un des éléments clés consiste à éliminer progressivement l’utilisation de munitions au plomb dans tous les milieux au cours des trois prochaines années”.

Vous avez bien lu « au cours des trois prochaines années » et « dans tous les milieux ».

Autrement dit, c’est pour demain, partout !

Oui ! Partout et pas seulement, comme c’était le cas jusqu’à présent chez nous, dans les seules « zones humides » … Ce qui veut dire que l’interdiction du plomb vise à terme tous les modes de chasse (et plus uniquement le gibier d’eau). Pour les trois ans à venir, la convention de Bonn propose de s’en tenir (c’est son domaine de compétences) aux seuls migrateurs … Pour commencer ! Le temps qu’une autre convention prenne bientôt le relai. Sont d’ores et déjà visées, en plus des canards, bécassines, chevaliers et autres gibiers d’eau, les palombes, grives, alouettes, bécasses : à chasser uniquement avec de l’acier et non plus du plomb d’ici trois ans. En fait, c’est bien l’interdiction généralisée du plomb qu’ils nous préparent.

« Durant le mandat de la Convention, une coopération régionale sera entreprise afin de mieux protéger les animaux migrateurs à travers les frontières politiques ».

 « Une coopération régionale ». Traduction : une pression accrue qui va s’exercer d’en haut sur chaque Etat pour mise en conformité de sa législation nationale avec l’objectif affiché d’une chasse sans plomb.

« Mieux protéger les animaux migrateurs ». Autrement dit, pour les anti-chasse qui ont investi la Convention de Bonn, imaginer (et là-dessus, on peut leur faire confiance!) de nouvelles restrictions pénalisant la chasse qui viendront s’ajouter à toutes les restrictions de dates déjà en vigueur au niveau européen, national, régional (Ex : l’interdiction de chasser le pigeon en mars sur les cols ardéchois, la fermeture « cantonale » des grives en Drôme-Ardèche).

1031

Que nous enseigne l’interdiction du plomb pour la chasse au gibier d’eau dans les zones humides ou lors du tir en direction de la nappe d’eau, mesure en vigueur partout en France depuis maintenant 12 ans ?

Avec le recul (pas du fusil mais de l’expérience), trois constatations :

1er. Il a fallu changer les fusils ou les faire modifier : dépense supplémentaire pour le chasseur.

2ième. A distance de tir égale, l’acier se substituant au plomb blesse beaucoup plus fréquemment le gibier, entrainant d’inutiles souffrances pour l’animal, « être sensible », donnée jugée essentielle, à commencer par tout chasseur digne de ce nom, mais qui semble laisser pourtant complètement indifférents nos gentils protecteurs amis des animaux de la Convention de Bonn !

3ième. Les munitions de substitution (bismuth, tungstène, étain, alliages) sont généralement plus efficaces que l’acier mais à un prix restant beaucoup plus élevé sinon prohibitif, ce qui est encore dissuasif pour bon nombre de chasseurs.

Chasser mal ou chasser cher, voilà le « choix » laissé aux chasseurs !

C’est ce très mauvais choix et ces très fortes nouvelles contraintes que les anti-chasse, s’appuyant sur une convention internationale, ont l’intention – et la prétention –  d’imposer aux chasseurs à l’horizon 2017. S’ils gagnent, après la chasse sans plomb, prochain objectif pour eux :

2020, une chasse sans chasseur ?

Une fois de plus, dans certaines instances officielles de la chasse, va-t-on les regarder faire, puis les laisser faire sans réagir ?! …

 

PODIUMS POUR NOS CHAMPIONS ARDECHOIS

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Parmi les 50 personnalités ayant bien voulu accepter de composer en 2011 le Comité d’Honneur  du Trentenaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, se trouvaient plusieurs champions sportifs de très haut niveau. Depuis, par amitié, nous suivons toujours avec le plus grand intérêt leurs prestigieux parcours. Parmi eux, deux régionaux viennent encore de briller cette année en raflant des podiums : les Ardéchois Eléa Boissy et Nicolas Peschier.

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Photos Inter/Eléa Boissy

Déjà vice-championne du monde en 2013 de Triathlon nature XTerra (version tous terrains du triathlon) chez les moins de 20 ans, Eléa Boissy a gagné cette année un nouveau podium. La jeune championne originaire de St Laurent du Pape vient de briller au mondial de Triathlon nature d’Hawaï où elle termine 3ième chez les 20-24 ans (en étant l’une des plus jeunes de sa catégorie). Et ce n’est sans-doute pas fini … Car, dans la très sportive famille Boissy, motivation et émulation roulent ensemble, tant les classements, titres, podiums et médailles se collectionnent en fratrie mais aussi à travers plusieurs générations ! 

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Photo Inter/Nicolas Peschier

De son côté, Nicolas Peschier, le triple champion du monde de canoë kayak slalom de Vallon Pont d’Arc (natif de Guillerand-Granges), boucle une magnifique saison 2014 : 2ième marche du podium en Coupe du monde C2 individuel, champion de France Elite C2, vice-champion d’Europe en équipe, champion du monde en équipe C2 ! Cerise sur le bateau (comme dirait Loïck Peyron), Nicolas et son frère Benoît (encore un super champion) viennent de remporter ensemble le Challenge  du 30ième Marathon International des Gorges de l’Ardèche sous les yeux attendris de l’organisateur en chef – autre grand champion –  leur père, Claude Peschier.

 

« NOUS AVONS SAUVE L’ANCGE ! » 

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« Oui, l’ANCGE revient de loin mais contrairement au passé, grâce au travail quasi-unique des bénévoles,  y compris du Président, du Bureau et du Conseil d’Administration, les finances de notre association s’améliorent après quatre ans de véritable galère. Mais nous avons sauvé l’ANCGE ! ».

Ce constat, c’est celui du Président National de l’ANCGE, Didier Vergy, qui n’oublie pas d’ajouter :

« Un grand merci à tous ceux qui s’impliquent pour l’ANCGE ! ».

Le Secrétaire Général, Bernard Garnier, insiste de son côté sur la vitalité en partie retrouvée de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau :

« Tous ces moments simples mais si importants pour nous, qui font partie intégrante de notre vie de chasseur, de notre manière de vivre à fond notre passion, nous les devons en très grande partie à l’action de défense de nos chasses par notre association nationale, l’ANCGE :

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Photos Inter/ANCGE/La Sauvagine/CP

« Grâce à l’ANCGE, nous pouvons encore pratiquer aujourd’hui  en 2014 la chasse de nuit dans 27 départements, nous pouvons encore chasser avec des appelants vivants, chasser encore 38 espèces de gibier d’eau; nous pouvons continuer à chasser sur le DPF et sur le DPM; des études scientifiques (espèces, prélèvements, lecture d’ailes, retour de bagues, balises GPS) sont engagées; des formations cynégétiques (stage « Gibier d’Eau » de reconnaissance des espèces, de lecture d’ailes) sont proposées aux chasseurs; l’aménagement, la défense et la sauvegarde des zones humides sur le territoire national sont des priorités de l’ANCGE ».

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Chasse du gibier d’eau au chien d’arrêt sur les bords du Rhône
Photo Inter/AC

Rien ne se fait tout seul. L’ANCGE doit pouvoir compter sur ses adhérents. Elle peut compter aussi sur le soutien déterminé de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC). Bernard Garnier le rappelle :

« L’ANCGE reste la partenaire privilégiée des instances nationales de la chasse, comme la FNC ».

Les 7 Commissions nationales de l’ANCGE :

. Commission DPM (Présidée par Bruno Lancien)
. Commission DPF (Présidée par Jean-Michel François)
. Commission Scientifique (Présidée par Jérémy Miroir)
. Commission Vie associative (Présidée par Guy Duhem)
. Commission Prélèvements et lecture d’ailes (Présidée par Olivier Berthold)
. Commission retour de bagues (Présidée par Loïc Podvin)
. Commission Formation et Pédagogie (Présidée par Bernard Garnier)

En Drôme-Ardèche :

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Photos Inter/JMS

. Sont chargés pour l’ANCGE du recensement des propriétaires de huttes de chasse pour homologations et autorisations officielles délivrées par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) : Noël Chautard, Serge Roux

. Sont chargés pour la revue nationale de l’ANCGE, La Sauvagine, des observations du gibier d’eau et de la migration (Fleuve Rhône et affluent Isère) : Christophe Bréda, Gérard Avenas

 

ESPECE EN VOIE DE DISPARITION : LE BENEVOLE 

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« Attention, le bénévole a tendance à disparaître ! », nous alerte, dans le courrier des lecteurs du Dauphiné Libéré, M. Guy Coiquaud. Nul ne doute que sa démonstration trouvera écho chez les visiteurs de ce site, aussi bien parmi les Présidents d’ACCA que les membres du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche ou encore, chez tout autre responsable associatif :

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« Activus bénévolus », c’est son nom d’origine, est un mammifère bipède qu’on rencontre surtout dans les associations dont il se nourrit, où il peut se réunir avec ses congénères.

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« Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, pour discuter sur la meilleure façon d’animer une manifestation, de faire des recettes pour améliorer le budget.

«  Son téléphone, toujours bénévole, est un appareil qu’il utilise beaucoup (…).

« L’ennemi héréditaire du bénévole est le « Yaka » (…) bien abrité dans la cité anonyme (…).

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Selon M. Coiquaud, une maladie grave guette le bénévole : « le découragement ».

« Les premiers symptômes sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant sa canne  pêche (…).

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« Décimés par le découragement, les bénévoles risquent de disparaître et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme ces malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire ».

 

Prochain article :
BRÊVES AUTOMNALES (3)

 

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

BRAS DE FER ENTRE LA FRAPNA, LE PREFET DE LA DRÔME ET LA FDC 26

NATURA 2000 : LA DRÔME, LABORATOIRE EXPERIMENTAL JURIDIQUE POUR LA LPO ET LA FRAPNA !

 

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L’Interdépartementale, qui a dû renoncer à ses Printemps du Rhône pourtant portés par le succès populaire, avait prévenu : d’autres, parmi les chasseurs, auraient à affronter à leur tour nos opposants sur le terrain miné de Natura 2000. Après nous, c’est la FDC 26 qui a du se justifier devant la LPO et la FRAPNA. Une affaire compliquée car son issue peut avoir des retombées nationales.

 

LE TEXTE PRESENTE AU PREFET PAR LA FDC 26 SERAIT « ENTACHE D’ILLEGALITE »

 

« Si l’arrêté préfectoral était pris en l’état, il serait entaché d’illégalité et occasionnerait des recours devant les tribunaux ».

La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) a annoncé la couleur : d’après elle, la FDC 26 (Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme) serait coupable d’avoir proposé au Préfet du département de signer un texte qui ne respecterait pas la loi.

En cause ? Le projet de SDGC (Schéma Départemental de Gestion Cynégétique) présenté par la FDC 26. Le SDGC est le cadre légal, établi pour six ans, dans lequel chaque Fédération de chasseurs organise l’ensemble des activités cynégétiques du département.

Motif de l’épreuve de force engagée par la FRAPNA avec le Préfet et le Président de Fédération ? Le document élaboré par la FDC 26 (après concertation obligatoire avec les différents acteurs) ne comporterait pas d’étude d’incidences sur les sites Natura 2000, ce dont la Fédération des chasseurs se défend.

A l’appui de sa démarche, la FRAPNA cite la directive européenne Habitats du 21 Mai 1992 :

« Tout plan ou projet (…) fait l’objet d’une évaluation appropriée de ses incidences sur le site eu égard aux objectifs de conservation de ce site ».

 

L’ULTIMATUM DE LA FRAPNA

C’est un véritable ultimatum que la FRAPNA vient de lancer. En effet, ou le Préfet signe tel quel le projet de SDGC présenté par la FDC 26 et la FRAPNA l’attaque alors devant le Tribunal Administratif ou le Préfet s’incline devant les exigences de la FRAPNA et il désavoue ainsi  le Président de la FDC 26.

Cette attaque frontale d’une Fédération de chasse par la FRAPNA (soutenue dans sa démarche par la LPO), sur la base d’une évaluation des incidences sur les site Natura 2000, est une première … Qui, pour les antichasse, a valeur de test national.

 

UN ENJEU DE TAILLE

Derrière le contexte local (le SDGC pour la Drôme sera finalement validé, d’une façon ou d’une autre), se profile un tout autre enjeu. Les antichasse ont choisi la Drôme comme laboratoire expérimental juridique : si la FRAPNA va au bout de ses intentions affichées et si le Tribunal lui donne raison (cela fait quand même deux si), une jurisprudence sera créée. Pratiquement tous les SDGC de France pourraient alors être attaqués au motif que les chasseurs ne respecteraient pas la règlementation Natura 2000 ! L’enjeu, on le voit, est de taille.

Pour éviter un procès, le Préfet peut toujours refuser de signer l’arrêté, ce qui constituerait cependant un désaveu cinglant pour le Président de la FDC 26. Mais le Préfet peut tout aussi bien ignorer les menaces de la FRAPNA si les services juridiques de l’Administration ont la certitude qu’en droit le projet de SDGC de la Drôme est inattaquable.

 

« APRES NOUS, A QUI LE TOUR ? … »

Quelle que soit l’issue de ce test de résistance des Fédérations Départementales de Chasseurs auquel se livre la FRAPNA, Natura 2000, c’est à craindre, n’a pas fini d’étonner ceux qui n’ont jamais pris au sérieux les mises en garde de l’Interdépartementale. C’est bien connu, il n’y a pas pire sourd qui ne veut pas entendre …

Une Fédération de chasseurs aura certes toujours les moyens techniques, juridiques et financiers de se défendre. Mais qu’en sera-t-il, lorsque les territoires de nos ACCA classés Natura 2000 seront a leur tour la cible des antichasse ? Que se passera-t-il lorsqu’une ACCA devra apporter la preuve devant les tribunaux que la chasse sur son territoire est compatible avec Natura 2000 ?

« Après nous, à qui le tour ?… », interrogeait l’Interdépartementale dans Le lien N° 18 de Mars 2012 …

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