PRINTANIERES 2020

TERRITOIRES :
« LE COMBAT DE VOTRE GENERATION »

 

1

 

2

 

 

3

 

4

 

5

 

COVID – 19
Lettre aux adhérents

 

6 7 8 9

 

 

10

 

39e assemblée générale annuelle réussie

POSITIONNEE SUR LA DEFENSE DES TERRITOIRES, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE ATTEND DU GOUVERNEMENT QU’IL INSCRIVE SUR LA LISTE DES ESPECES A GESTION ADAPTATIVE LE PIGEON RAMIER ET LA GRIVE. L’INTER COMPTE SUR LE  SOUTIEN DES FEDERATIONS

 

11

12

13

 

14

 

. Entouré des jeunes dirigeants de l’Inter Chasse 26-07 pour animer lui-même la table ronde sur les territoires chassables, le président Pialet avait demandé à deux d’entre-eux (le vice-président chargé des relations avec les fédérations et les ACCA et le secrétaire interdépartemental) de coprésider l’assemblée générale annuelle avec lui.

15


Sur 23 membres élus que compte le Conseil Interdépartemental Drôme-Ardèche, 8 sont des jeunes.

Les jeunes constituent presque la moitié du Bureau Interdépartemental (5 sur 11) :

. Le vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, Sébastien Riou
. Le vice-président chargé du site internet, Anthony Cuoq
. Le vice-président chargé du mode de chasse grand gibier, Mickaël Félix
. Le vice-président chargé des relations avec les jeunes chasseurs, Clément Lamarie
. Le secrétaire interdépartemental, Alain Pialet

« Ma génération aura mené la bataille des dates. Pour le pigeon, la grive, le gibier d’eau, nous avons tenu 25 ans face à nos adversaires : 25 ans de gagnés pour des milliers de chasseurs qui ont pu continuer à pratiquer leur loisir, leur passion en préservant ce que j’appelle « la part du rêve ». La prochaine bataille sera la vôtre, celle de votre génération : la bataille des territoires. Elle vient de commencer. Ça va faire mal, très, très mal. Ce que vous les jeunes chasseurs ne ferez pas pour vous, personne ne le fera à votre place ».

Tout au long de son intervention, Christian Pialet s’adresse aux jeunes. Il s’appuie sur l’expérience « des quatre décennies de l’Interdépartementale » pour leur délivrer un double message : lucidité, espoir.

 


 Lucidité

 

« Vous devez être lucides sur ce qu’il vous attend. A la création de l’Inter, la France comptait 45 départements à ACCA, 29 aujourd’hui. En 2020, les deux tiers des 35 000 communes françaises n’ont pas ou plus d’ACCA. Que signifie « ACCA » ? Pour moi, cela veut dire : chasse populaire accessible à tous. Que veut dire « ACCA sans territoire » ? Rien ! L’an dernier, le chasseur d’ACCA a perdu la possibilité ancestrale de chasser sans surcoût sur les territoires des communes limitrophes à son département.

 

16

 

« Avant deux ans, le tiers du territoire national sera protégé », promet le président de la République. A Chamonix, Emmanuel Macron annonce que « 250 000 hectares de forêt supplémentaires vont s’ajouter aux zones boisées déjà protégées ». Son gouvernement prévoit de réformer l’Office National des Forêts « par ordonnances » (!) dans le but de privatiser la gestion des forêts publiques. Le démantèlement de l’ONF, déjà amorcé, va aboutir à l’explosion du prix des lots de chasse. ACCA mais aussi petites chasses privées vont être éliminées au profit exclusif des grands domaines qui ont déjà fait savoir à l’Etat qu’ils étaient prêts à sortir les millions  d’euros attendus par Bercy (NDLR – le ministère de l’Economie et des Finances). Privatisation « en marche » des territoires chassables d’un côté, terrains soustraits à la chasse par multiplication des « réserves de vie sauvage » de l’autre, voilà, jeunes gens, ce qu’il vous attend ! »

 

 Espoir

 

« A l’Inter, en 40 ans, nous en avons rencontré des difficultés, des déceptions, parfois des échecs mais moi je n’ai jamais perdu l’espoir. Là où il y a une volonté, croyez-moi, il y a toujours un chemin. Et nous avons souvent gagné quand tout le monde nous donnait perdants. Quelques exemples parmi d’autres illustrant ces 4 décennies que les plus jeunes n’ont pas connues :

. « Mon initiative la plus culottée »

« Quand ça bloque en bas, que faire ? … Passez par le haut ! 1981 : l’administration préfectorale fait interdire par notre ministre de tutelle la chasse à la hutte avec appelants sur la totalité des départements 26 – 07. Je cherche des soutiens de poids. Nous avons le choix : Giscard d’Estaing, Chirac ou Mitterrand. Lequel ? Je choisis les trois ! Personne n’y croit. J’y vais quand même. Je reviens avec … les trois soutiens. Et même trois plus un puisque le président Pouget débarque à Beauchastel. Le ministre annule les interdictions »  

. « Mon initiative la plus risquée »

« Comment mettre d’accord tout le monde quand vous avez dans la partie 110 structures différentes ? … Prenez le temps d’étudier le dossier, d’écouter les gens puis proposez des solutions simples, concrètes que l’on peut immédiatement appliquer ! 1985 : attaquée par les anti-chasse, la chasse au pigeon ramier de mars sur les cols ardéchois bat déjà de l’aile. Elle ne peut être sauvée que dans le cadre d’un consensus qu’il faut trouver. Avec la confiance du président FDC, je contacte les représentants de chaque structure concernée : 169 ACCA possédant une ligne de tir dont 103 présidents qui répondront à ma proposition mais aussi 3 chasses privées, l’ONCFS, la préfecture, l’Interdépartementale et bien-sûr la Fédération. Au total, 110 structures me donnent leur accord pour que nous recherchions ensemble des solutions. M’appuyant sur les résultats d’une enquête que j’ai lancée, les solutions que je préconise en clôture de cette vaste concertation sont acceptées par … les 110 structures. La chasse traditionnelle au pigeon ramier sur les cols ardéchois pourra continuer encore quelque temps – hélas trop bref – sur l’ensemble des cols ardéchois dans le cadre légal qui vient d’être redéfini et validé par le préfet »

. « Mon entretien le plus instructif avec un préfet »

Quand les réponses ne viennent pas, que faire ? … Allez les chercher ! 7 février 2014 : à la sortie d’un tête-à-tête mémorable de 75 minutes entièrement consacré au sanglier, comment interpréter la « crainte » ouvertement formulée devant moi par le représentant de l’Etat à propos de la maladie de l’œdème qui vient de contaminer mystérieusement la bête noire chez nous ? « Cette maladie nouvelle du sanglier, je crains, M. le Président, qu’elle s’installe durablement ». La crainte sera vérifiée.

. « Mon entretien le plus rapide avec un ministre »

17

 

. « Mon dossier le plus long »

« Quand ça bloque en bas, que faire ? … Le dossier fait 45 Km de long, soit la distance par le Rhône de La Roche de Glun à Baix. Un projet de création de réserve « nationale et même européenne » englobant les deux rives du fleuve signifie, s’il aboutit, la fin programmée de la chasse sur le Rhône en Drôme-Ardèche et de part et d’autre du lit du fleuve jusqu’à 30 m des bords. Clairement, l’interdiction de chasser concernera non seulement le tir du canard sur la nappe d’eau mais aussi sur terre et en l’air, donc tous les modes de chasse pratiqués en plaine : faisan, perdrix, caille, lièvre, lapin, grive, pigeon, etc. Je sais que la mobilisation locale ne suffira pas. Je monte à Paris défendre le dossier … Retrait du projet. Quand ça bloque en bas … »

18

 

19

 

 DPF : ACCA prioritaires. L’arrêté du ministre de l’Ecologie satisfait tous les chasseurs

 

20

 

« Sans adjudication préalable aux ACCA » (Article 14 – Arrêté ministériel du 13 mars 2019)  

Le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) donne satisfaction aux chasseurs d’ACCA. Portée par l’ANCGE avec le soutien de la FNC, acceptée par la ministre de l’Ecologie, la mesure entrée en vigueur le 1er juillet 2019 s’appliquera dans nos départements et ailleurs jusqu’au 30 juin 2028.

Une fois encore (la dernière ?), l’Etat n’aura pas cédé à certaines demandes pressantes d’envoyer les ACCA à l’abattoir, c’est-à-dire à la confrontation financière avec des associations anti-chasse subventionnées, bien que le Cahier des charges du DPF offre cette possibilité de faire passer tout le monde par la case « adjudications publiques » dans le cadre d’« enchères verbales » ou de « soumissions cachetées ».

 

21

Le jour où les adjudications publiques se feront au mieux-offrant sans clause d’attribution prioritaire aux ACCA, c’en sera finit de la chasse sur les bords du Rhône et affluents :  

Finie la chasse au gibier d’eau pour les derniers pratiquants mais surtout finie pour tous les autres la chasse au petit gibier de plaine, sédentaire ou migrateur, sans parler de la régulation du renard, du chevreuil et … du sanglier !

 

22

 

23

 

 

. Ces défenseurs de la chasse dont nous venons d’apprendre la disparition

 

 

 

24

. Giovanni Bana  

Décédé à Milan d’une pneumonie, le président des chasses traditionnelles européennes avait dirigé la FACE et la Fédération nationale des chasseurs italiens. Avocat mondialement connu, il a donné beaucoup de son temps pour la défense bénévole de la chasse.

. Raymond Marie

 

25

 

L’ANCGE en deuil, Raymond Marie nous a quittés.

Secrétaire Général de 2008 à 2010, puis Administrateur Général de l’ANCGE depuis 2010, Raymond Marie était en fonction jusqu’à ces derniers jours. Il était l’un des rares de l’équipe dirigeante à avoir travaillé avec quatre présidents : Raymond Pouget, Philippe Bettig, Bernard Buisine et l’actuel président, Didier Vergy. Toujours impeccablement mis, son sourire était accompagné avec élégance de son éternel nœud papillon. L’équipe dirigeante de l’ANCGE a rendu hommage à son Administrateur Général et bien plus encore à l’ami Raymond : « Homme libre, toujours tu chériras la mer. Que l’amitié nous réunisse bien au-delà des flots, dans le souvenir reconnaissant de notre association qui te doit tant »

. Henri Rouveyrol

Il a été le président de la fédération départementale des chasseurs de l’Ardèche de 1995 à 1997

. Gilbert Arsac

Le président de l’ACCA de Saint-Germain fut l’un des fondateurs de l’ACSA (Association des Chasseurs de Sangliers de l’Ardèche

 

26

 

 

27

 

 

28

 

29

 

30

 

 

 

31

 

 

32

 

33

 

 

34
Photomontage Inter/CP/CC BY-SC-ND

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2020 (2)

QUEL AVENIR POUR LES TERRITOIRES CHASSABLES DE NOS ACCA DE PLUS EN PLUS MENACES ? LES CHASSEURS DOIVENT-ILS CONTINUER A PAYER SEULS LES DEGÂTS LA OU ILS NE CHASSENT PAS ? ON EN PARLE ENSEMBLE LE 28 FEVRIER A BEAUCHASTEL

 

500

 

501

 

Drômardèche, Aspas : le préfet sans filtre 

 
Hugues Moutouh, préfet de la Drôme, dit ce qu’il pense, au risque de cliver, comme lorsqu’il défend l’idée que la Drôme et l’Ardèche « gagneraient à se rapprocher » et « dans dix ou vingt ans », pourquoi pas, fusionner. Les réactions, plutôt vives surtout côté Ardèche voient dans l’idée une utopie. Pourtant, les chasseurs ne contrediront pas le représentant de l’Etat lorsqu’il rappelle que « depuis longtemps déjà, des associations sont drômardéchoises ». C’est en effet l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui a ouvert la voie à l’interdépartementalité « drômardéchoise » sans jamais nier, ni renier bien au contraire les spécificités propres à chacun des deux départements et à leurs habitants.

Selon nos informations que le Dauphiné-Libéré n’a pas semblé avoir, l’Inter Chasse 26-07 fut la toute première entité « drômardèche » a obtenir une existence légale et juridique que son président-fondateur, Christian Pialet, Ardéchois pourtant lui-même profondément attaché à l’identité de son territoire natal, osa imaginer et concrétiser le premier, dès 1981, puis réussir à inscrire dans la longue durée, l’association et son président-fondateur étant toujours là en 2020.

Autre exemple de franc-parler du préfet sans filtre, l’acquisition par l’Aspas de 500 hectares de terrain dans le Vercors pour y créer une « réserve de vie sauvage » à interdictions multiples, notamment celle d’y chasser. Selon le préfet, si l’on avait vraiment voulu faire œuvre utile pour préserver la biodiversité, il y aurait eu mieux à faire et ailleurs que provoquer inutilement les chasseurs, eux-mêmes acteurs reconnus de la biodiversité :

« A l’Aspas, dit le préfet, ces gens-là sont dans une logique d’affrontement pur et simple. Ils sont dans l’écologie en tant qu’idéologie. Pour eux, la main de l’homme est forcément malveillante. Ils se trompent de cible ».  
 
C’est dit.

 

502

 

 

 

503

 

28 FEVRIER 2020, A BEAUCHASTEL, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE INVITE LES CHASSEURS A SE SAISIR DE LA QUESTION DES TERRITOIRES : « AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD »

 

. Les opposants à la chasse seraient-ils déjà en train de gagner la bataille des territoires ? …

 

504

 

. Les ACCA et les fédérations de chasse doivent-elles continuer à payer seules les dégâts de sangliers sur les territoires où la chasse est interdite ? …

 

505

 

 

506

 

. L’OFB, QU’EST-CE QUE C’EST ?

 

507

 

L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Pierre Dubreuil en est le Directeur général. Ce nouvel établissement public dispose de 2 800 agents (dont entre 15 et 25 « Inspecteurs de l’environnement » par département).

L’OFB est doté d’un budget annuel de 433 millions d’euros. Réforme de la chasse, agences de l’eau, parcs nationaux, nouvelle gestion des personnels administratifs et techniques sont au cœur de cette réorganisation voulue par le gouvernement.

Sous influence militante, l’OFB ne risque-t-il pas de devenir le bras armé d’une écologie punitive volontiers anti chasse ? Certains le craignent. Pierre Dubreuil s’en défend :

 

508

 

« Les chasseurs sont des acteurs à part entière de la biodiversité, souvent les meilleurs connaisseurs de la nature dans bien des endroits ». 

 

On s’en souviendra …

 

. Espèce en voie de disparition : IL FAUT SAUVER LE CHASSEUR D’ACCA ! 

Plus que 34 chasseurs par ACCA ! C’est la moyenne nationale actuelle. Plus que 29 départements – dont l’Ardèche et la Drôme – qui sont encore à ACCA obligatoires pour la totalité de leurs communes ! Dans 41 autres départements, les ACCA peuvent toujours exister dans certaines communes mais plus dans d’autres. Moins d’un chasseur français sur quatre est aujourd’hui encore adhérent d’une ACCA ! Dans les deux tiers des 35 000 communes de France, il n’y a pas (ou plus) une seule ACCA ! Eparpillés à travers 70 départements, ce ne sont plus que 350 000 chasseurs (sur un million) qui sont répartis dans les 10 000 ACCA qui nous restent (10 100 pour être précis).  

. La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 (loi Verdeille) a créé les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) et les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) pour que l’argent-roi ne soit pas l’infranchissable barrière interdisant au plus grand nombre le plaisir de chasser. Allons-nous laisser disparaître nos territoires d’ACCA ? …

 

509

 

Et que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? La réponse est une évidence : il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens. Et la chasse populaire n’existera plus. Ne pas s’impliquer aujourd’hui dans la défense de la chasse populaire menacée interdira de se lamenter demain. Après la bataille des dates finalement perdue par les chasseurs, nos adversaires veulent notre prochaine défaite … et la préparent. Celle-là pourrait bien nous être fatale : la perte de nos territoires chassables. Défaite que l’on peut encore éviter … A condition de le vouloir … Vraiment ! Et de montrer que nous le voulons.

 

510

 

511

 

« Prennent acte que le changement de présidence et de méthode intervenu à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur a pour conséquence de rompre le lien avec les ACCA qui adhérent à l’Interdépartementale car si elles sont chez nous, c’est d’abord pour que soit défendue et soutenue la petite chasse populaire et par-delà l’ensemble des acteurs associatifs bénévoles du monde rural dont nous faisons partie en Drôme-Ardèche depuis bientôt 40 ans.

« Au nom des valeurs qui ont toujours été les nôtres :  

« Nous regrettons que 12 ans de partenariat gagnant-gagnant entre l’Inter Chasse 2607 et Groupama, 12 ans de relations confiantes, respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, 12 ans de choix effectués jusque-là par Groupama dans la clarté et la transparence, 12 ans d’un témoignage constant de valeurs partagées sous les présidences précédentes de la fédération ardéchoise de Groupama aient été balayés en une posture rigide étonnante jugée méprisante par nos chasseurs : refus incompréhensible d’un dialogue véritable, d’un minimum de concertation avant décision, d’une explication loyale des choix, de clarté dans les arbitrages effectués ; dédain ressenti par les chasseurs qui nous font confiance et que nous représentons.  

« Vis-à-vis de « Groupama, plus là pour moi ! » :

 « Les présidents, les administrateurs bénévoles, les sociétaires membres de nos ACCA adhérentes, sauront en tirer les conséquences à titre associatif, individuel et familial : comme nous le faisons nous-mêmes aujourd’hui »  

 

. Les participants à l’assemblée générale auront à valider le choix de résilier l’assurance Groupama de l’Inter

 

512

 

La lettre recommandée avec accusé de réception est prête, signée par la trésorière au nom du conseil interdépartemental ayant voté unanimement en ce sens le 31 janvier 2020. Il ne manque plus que la date qui sera vraissemblablement celle du 28 février, l’assemblée générale devant valider, sauf surprise, le choix unanime du conseil de résilier à échéance l’assurance de l’Inter jusque-là toujours prise chez Groupama.

 . « Nous quittons aujourd’hui Groupama à qui nos familles ont fait confiance pendant 57 ans ». Le témoignage choc de plusieurs dirigeants …

 

La réponse négative de l’Interdépartementale à l’offre de partenariat formulée le 25 octobre 2019 par la fédération ardéchoise de Groupama, « nous l’assumons au nom des valeurs que nous portons et des adhérents de nos ACCA que nous représentons », indique le conseil interdépartemental.  

Ni les demandes d’explication de l’Interdépartementale jugées légitimes mais restées sans réponse, ni les remous internes provoqués, semble-t-il, dans plusieurs agences, ni même les remontées du dossier jusqu’au président régional, au directeur général, au président national du groupe n’ont eu raison d’une « volonté manifeste de snober la chasse populaire des ACCA et leur composante, le bénévolat associatif rural ».

A l’évidence, certaines « dames cerises » n’ont pas une sympathie débordante pour les 12 partenariats annuels signés avec l’Inter Chasse Drôme-Ardèche par les différents présidents des fédérations départementales de Groupama, partenariats exemplaires, gagnant-gagnant mais qui auront pris fin, d’abord en Drôme puis en Ardèche sous … les deux présidences féminines qu’ont connu ces fédérations.

 

513

 

Tirant logiquement les conséquences de la situation en les transposant au plan personnel et familial et pour l’un d’entre eux au niveau de son ACCA, plusieurs responsables de l’Inter et pas des moindres, clients de longue date chez Groupama, ont annoncé leur départ : le premier à lancer l’idée d’un départ groupé qui serait porté dans le détail à la connaissance des ACCA adhérentes aura été le vice-président en charge du grand gibier, Mickaël Félix, de St Julien le Roux. Egalement président de l’ACCA de Vernoux, il ne cache pas son amertume. M. Félix souligne que sa famille était depuis toujours à Groupama. Il change aujourd’hui d’assureur. Il va écrire à Montpellier (Siège social de Groupama Méditerranée – NDLR) pour « leur dire comment les choses se sont passées » et ce qu’il en pense.  

Le secrétaire interdépartemental Alain Pialet, habitant Loriol, lui emboîte le pas. Ses grands-parents, ses parents, lui-même ont toujours été clients fidèles de Groupama depuis les origines (Assurances Mutuelles Agricoles en 1963 qui deviennent Groupama et sa filiale Samda en 1986 – NDLR). Groupama, fini : plus là pour lui.  

Même positionnement annoncé par le président de l’ACCA de Boffres, Sébastien Riou. Le vice-président chargé des relations avec les fédérations, les AICA, les ACCA se sépare de Groupama. Sa famille était chez l’assureur depuis le début, il y a … 57 ans !

Président de l’ACCA de Monestier, membre du conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, Jean Fanget, d’Annonay, explique que dans son ACCA, ses amis et lui envisageaient de « changer d’assureur pour … rejoindre Groupama ». Après les informations qu’il a transmises à ses collègues chasseurs, il n’en est « évidemment plus question ». Dans d’autres ACCA, on commence à en parler aussi.

 

514

 

La position du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était attendue. Avec son épouse Marie-Agnès, Christian Pialet a toujours été assuré chez Groupama. Signataire de tous les partenariats de l’Inter avec Groupama, il s’en va à son tour, non sans rendre un hommage appuyé à plusieurs représentants des fédérations Groupama Drôme et Ardèche : « Ceux, dit-il, qui ont longtemps partagé nos valeurs de solidarité rurale entre chasseurs et agriculteurs, de loyauté et d’estime réciproque entre partenaires de longue date, de convivialité dans le bénévolat associatif et qui, pour ces raisons, méritaient notre confiance ».  

Ces personnalités diverses issues du monde agricole et viticole, Christian Pialet dit les avoir côtoyées « avec grand plaisir » durant 12 années. Il cite volontiers « le président drômois Marc Loriol ou les présidents ardéchois Amaury Cornut-Chauvinc, Jean-Pierre Constant ». Il en conclue : « Pendant longtemps, Groupama pouvait s’appuyer dans les campagnes sur des responsables élus de qualité, compétents, à l’écoute, de bonne foi, préférant la franchise du dialogue direct aux décisions arbitraires prises pour plaire aux uns et non assumées devant les autres. Ces représentants de Groupama se sont toujours montrés très respectueux de nos adhérents les présidents d’ACCA membres associés de l’Inter et de leurs sociétaires, bienveillants à l’égard de la petite chasse populaire de nos villages comme de ceux qui la défendent avec constance et dévouement depuis bientôt 40 ans, créant ainsi du lien social en milieu rural en siégeant bénévolement au sein du conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche ».  

Destinataires en copie du courrier que la présidente de Groupama fédération Ardèche a reçu et auquel elle n’a jamais répondu, des présidents d’ACCA adhérentes de l’Inter dans les deux départements, des membres de leur conseil d’administration, des sociétaires de ces ACCA appellent l’Inter pour dire qu’ils sont « déçus », « en colère », « écœurés » par le « parti pris » dont ils se sentent l’objet et qu’ils ne comprennent « absolument pas ». A échéance, ils ne renouvelleront pas chez Groupama leurs contrats d’assurances habitation, chasse, etc. D’autres nous disent que, sans attendre, ils vont demander en agence pour leur assurance voitures (ou l’ont déjà fait) le relevé d’information auquel ils ont droit légalement, faisant ainsi jouer la concurrence.

 

 . La commune de Beauchastel a renouvelé son partenariat avec l’Inter en 2019

515

 

Voilà 39 ans que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a choisi la mairie de Beauchastel comme siège social, la commune ardéchoise étant idéalement située d’un point de vue géographique par sa position centrale quasi parfaite reliant Nord et Sud, Est et Ouest des deux départements. Le rayonnement de l’association à travers des manifestations médiatisées telles que les Printemps du Rhône, le Rhodanien, les assemblées générales, son site internet s’approchant des 1 500 000 visiteurs ont contribué à faire connaitre ce « village de caractère » bien au-delà de la famille DrômeArdèche des chasseurs déjà forte par elle-même de quelques 27 000 membres.

Aussi, c’est tout naturellement que le maire Alain Valla et ses équipes municipales successives ont souhaité apporter leur concours à l’Inter Chasse 26-07, d’autant plus que son président-fondateur est un enfant du village. Alors que ce partenariat a été reconduit une nouvelle fois en 2019 et au moment même où les élus en place s’apprêtent à céder la place en mars prochain à une nouvelle équipe municipale, l’Interdépartementale tient à remercier la commune de Beauchastel et sa municipalité pour les relations de confiance et d’estime réciproques qui ont pu être tissées au fil du temps. 

 

 . Le cri d’alarme du conseil inter de la Chasse Drôme-Ardèche : 

 
« Que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? Il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens !

« Après la bataille perdue des dates, nos adversaires veulent notre prochaine défaite. Celle-là pourrait nous être fatale : la perte de nos territoires chassables …

 

516

 

… « Défaite que l’on pourrait encore éviter si
« … Si toi, l’Ami Chasseur, tu le veux … Vraiment ! Alors ? … »

 

517

 

. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

518

 

519

 

520

 

521

 

Affiche AG 2020 Le lien

 

522

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2020

L’EXTREME MOTIVATION D’UNE MINORITE QUI NE VEUT PLUS ENTENDRE PARLER DE CHASSE CONTRASTE AVEC UNE FORME D’APATHIE GENERALE DE LA GRANDE MASSE DES CHASSEURS. INQUIETANT.

 

400

 

 

401

 

Chasseurs, vos territoires vous filent sous le nez et vous les regardez partir en restant les bras croisés !

 

402

 

.   Et si finalement « ils » gagnaient la partie contre la chasse sans que les chasseurs n’aient joué le match ? KO par simple forfait. Victoire sur tapis vert … L’apathie de la masse des chasseurs qui, en grande majorité, ne font plus grandchose ou ne font rien pour défendre la chasse contre l’extrême détermination d’une petite minorité qui ne veut plus entendre parler de chasse … Ce n’est pas complétement farfelu d’imaginer qu’au bout d’une génération ou deux – peut-être avant – ce soit à la fin la petite minorité très motivée qui gagne.  

 La bataille des territoires va être décisive. Les opposants à la chasse l’ont bien compris mais pas (tous) les chasseurs

 

403

 

En quatre décennies, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura mené – avec d’autres – la grande bataille des dates. La chasse aux oiseaux migrateurs ayant pour caractéristique de pouvoir chasser le gibier quand il passe, les opposants comme M. Bougrain-Dubourg ou Mme Voynet en ont fait le combat prioritaire de leur génération. En 35 ans, « ils » sont arrivés à leur fin. En une génération, le chasseur français a vu la chasse au canard, à la grive, au pigeon se réduire considérablement en passant du 14 juillet – 31 mars au 21 août – 31 janvier. Plus que des jours, des semaines, des mois de chasse en moins, ce que les chasseurs ont d’abord perdu, c’est ce qui faisait le meilleur moment de leur chasse (« la part du rêve ») puisque, selon l’interprétation très restrictive par les tribunaux des termes de la loi française et européenne, la chasse s’arrête quand la migration commence. Autrement dit, le chasseur de migrateur a le droit de chasser à condition que le gibier migrateur ne soit plus là ou pas encore là. Dans la pratique, les prélèvements autorisés sur les anatidés, turdidés, colombidés – quand la chasse n’est pas fermée, quand il ne gèle pas trop fort ni trop longtemps, quand l’espèce n’est pas soumise à quota ou moratoire – se font à la marge, de façon occasionnelle et toujours à minima. En 35 ans, « ils » y sont donc arrivés. 35 ans, à l’échelle de l’espèce humaine, c’est court, très court. Et s’il n’y avait pas eu ici et là une résistance organisée par des associations de terrain rassemblant les chasseurs les plus motivés pour défendre la chasse (ANCGE au niveau national, CDCAR et Inter Chasse Drôme-Ardèche au niveau régional, fédérations de chasseurs au niveau départemental jusqu’à ce que cela leur soit interdit par Dominique Voynet), en 10 ans c’était plié.

 

404

 

« Les chasseurs sont devenus spectateurs. Nos détracteurs peuvent se réjouir »

Aujourd’hui, le contexte a complètement changé. Parce que les opposants à la chasse ont gagné la bataille des dates, ils se jettent avec gourmandise dans la bataille des territoires. Celle-là sera décisive, les opposants à la chasse l’ont bien compris. Mais pas tous les chasseurs, loin s’en faut ! Partout le constat est le même : c’est l’apathie générale, l’endormissement collectif. Chacun râle dans son coin mais ça s’arrête là.  Willy Schraen, le président national des fédérations, pourtant très combatif, constate l’assoupissement du monde de la chasse et le déplore. Des quatre coins de France, nous parviennent les mêmes échos plutôt désabusés de responsables peu, mal ou pas soutenus, à peine encouragés, souvent critiqués. « Les chasseurs sont devenus spectateurs, nos détracteurs peuvent se réjouir de la situation ! » nous écrit Gilles Péré de Saintes (Charente-Maritime), homme de terrain s’il en est, un passionné de l’ANCGE, responsable des observations mensuelles de la migration pour la revue nationale des chasseurs de gibier d’eau La Sauvagine. Ce manque d’implication partout constaté de la masse des chasseurs qui ne défendent plus, autrement qu’en discussions souvent stériles, leur loisir préféré pourrait bien jouer à tous un très vilain tour … Et peut être plus vite qu’on ne le pense. « Spectateurs » … d’un naufrage collectif annoncé ?
Car, à la différence des dates qui n’ont jamais concerné avec le gibier migrateur qu’une minorité de chasseurs certes passionnés mais aujourd’hui bien peu nombreux et vieillissants, la bataille des territoires va progressivement impacter tous les chasseurs – absolument tous ! -, dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes à commencer par les chasseurs de grand gibier, sanglier en tête.  

Et ça va faire mal. Très, très mal.

 

405

 

Chasse et Territoires

Un groupe Chasse et Territoires existe à l’Assemblée Nationale. Qui le sait ? Particulièrement discret sinon muet sur ces questions, il regroupe pourtant 118 députés de sensibilités politiques différentes. Problème : les députés LREM y sont nombreux et pas forcément bienveillants à l’égard des chasseurs. Comme, par exemple, Mme Barbara Pompili, transfuge des Verts. C’est elle qui a fait repousser par ses collègues députés de La République en Marche une proposition de loi sénatoriale créant un délit d’entrave à la chasse sanctionnable par de lourdes amendes et éventuellement de la prison. Que penser également de la présence dans ce groupe Chasse et Territoires de l’Assemblée Nationale de Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon ? Le député LREM se sert d’un accident de chasse mortel, toujours consternant, comme prétexte à dénigrer une activité de loisir rigoureusement encadrée par la loi, choisie en France par près d’un million de personnes mais qui ne lui plait pas. En tant qu’élue de la nation, ne devraitelle pas mettre au moins la même ardeur à plaider la cause d’autres victimes qui n’ont rien à voir avec la chasse mais qui, celles-là, se comptent au total par milliers : les victimes du terrorisme islamiste, d’homicides volontaires, d’accidents de la route, du manque dramatique de moyens dans les hôpitaux publics et les EHPAD, d’accidents de loisirs en montagne et en mer, etc. ?  

Face au manque de combativité des chasseurs qui encourage en fait le silence calculé des députés de la majorité, les opposants à la chasse se sentent pousser des ailes parce que complètement requinqués qu’ils sont par l’amollissement de leurs adversaires. Pendant que des ACCA économisent glorieusement les 35 ou 40 € de cotisation annuelle que leur Bureau ne votera pas pour défendre la chasse, « Ils » sont désormais capables de réunir en une année à peine plusieurs millions d’euros (cotisations, financement participatif, dons de fondations, subventions, etc.), leur permettant d’acheter des forêts entières, des massifs montagneux dans leur totalité : déjà 100 hectares par-ci, 500 hectares par-là, 1000 ou 2000 bientôt. Les acheter pour les soustraire à la chasse ! En quelques années, « Ils » ont déjà réussi à transformer des terrains de chasse en réserves contre la chasse, à l’instar des « réserves de vie sauvage » que des associations comme l’ASPAS (qui a pratiquement le même âge que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche), Forêt vivante ou d’autres encore sont en train d’implanter dans la Drôme, en Haute-Savoie et ailleurs.

En lançant la bataille des territoires, les écologistes anti-chasse voient grand et loin. A chaque nouvelle prise, leur jubilation est partout la même :  

« C’est toujours ça que les chasseurs n’auront pas ou … n’auront plus ! ».

 

 

Avant 2 ans, le tiers du territoire national sera « protégé », promet M. Macron

 

406

 

La société change. « Ils » ont le vent porteur. Si les chasseurs ont été les premiers à créer des réserves de faune sauvage, la multiplication actuelle des retraits de terrain est d’une tout autre nature lorsque des néo-ruraux utilisent à fond la règlementation des 150 m (ils commencent d’ailleurs à revendiquer … 200 m), le droit d’opposition territoriale, le droit d’opposition de conscience, l’arrêt du conseil d’Etat permettant le regroupement de plusieurs petits propriétaires pour atteindre la superficie minimale donnant droit de retrait, etc. « Ils » ont même pu prendre pour encouragement fort le récent objectif annoncé par le président de la République, Emmanuel Macron :

 

407
« Avant 2022 », objectif du Président de la République
Inter/Capture/Site FNC/Image d’archives 2017

« Avant 2022, nous devons porter de 20 à 30 % du territoire national les espaces protégés ».  

 Le tacle qui fait mal

2022, ce n’est pas dans 35 ans mais dans 2. On ne saurait reprocher aux néo-rurauxécolos, aux puristes de la biodiversité, ni d’avoir flairé le bon coup à jouer contre la chasse, ni la motivation profonde qui les anime à défendre une cause à laquelle ils croient. Que les chasseurs mille fois plus nombreux qu’eux voient des territoires entiers de chasse leur filer sous le nez tandis qu’ils les regardent partir en restant les bras croisés est une autre histoire. C’est notre histoire, à nous chasseurs ! Se faire tacler par l’adversaire qui marque des buts, gagne des matchs et progresse au classement n’est jamais agréable. Alors ! Arrêtons les lamentations, agissons.  

 Qui veut encore défendre les ACCA ?  

La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 a créé les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) et les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées). Depuis et pendant longtemps, les ACCA étaient la garantie législative absolue que le petit chasseur à faible pouvoir d’achat trouverait toujours près de chez lui un territoire de chasse accueillant et en superficie suffisante. Ce n’est plus tout à fait le cas. Si en droit c’est toujours la règle, dans la réalité les territoires d’ACCA diminuent d’année en année, en nombre et en espaces chassables. Sans parler des déboisements gloutons ! Aux retraits de terrains pour cause lucrative (le sanglier qui fait grimper les prix de la broussaille) ou idéologique (la mode qui est aux droits de l’animal), s’ajoutent les orientations voulues par un pouvoir politique sous haute influence financière qui n’a pas de ce fait une sympathie immense pour les adeptes de la petite chasse populaire. Dernier exemple en date : pour obliger les chasseurs de condition modeste à payer plus cher leur permis (la fameuse validation nationale à 200 €), le gouvernement et sa majorité ont supprimé le droit de chasser dans les communes limitrophes des départements voisins que permettait jusque-là une simple validation départementale moins coûteuse.

 

408

 

. Dans nos ACCA, une question se pose donc : que restera-t-il aux chasseurs dans quelques années lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu sous la pression conjuguée de l’argent-roi et des anti-chasse ? La réponse est simple : il restera les chasses privées. Ce qui veut dire, que la chasse populaire aura disparu. Ne pas vouloir se donner aujourd’hui les moyens d’organiser notre défense – au minimum en soutenant les quelques-uns qui se battent encore – interdira de se lamenter les lendemains de défaites cuisantes. Défaites que nos adversaires nous préparent et nous annoncent mais défaites que l’on peut encore éviter …  

… Si on le veut vraiment. Mais le veut-on encore ?! …

 

 

409

 

 

 

410

411

 

 

 

412

413

 

 

 

414

 

 

415

 

 

.   Conseil Inter du 29 novembre : le choix du renouvellement des sponsors

 

416

417 418 419

 

 

. Le Conseil Interdépartemental du 29 novembre a fait une large place aux choix du renouvellement des partenariats en cours. Cette question avait déjà fait l’objet d’une première approche le 25 octobre.

 

420

 

Les relations durables et très positives avec Compagnie Nationale du Rhône, Direction Territoriale Rhône-Isère se déroulent dans un climat de confiance, d’écoute et de respect mutuel. La sécurité hydraulique des usagers des bords du Rhône et de l’Isère, les priorités environnementales en lien avec le patrimoine faunistique et floristique rhodanien sont les deux axes majeurs de l’action d’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche dans son partenariat avec CNR.

Un partenariat en tout point satisfaisant reconduit en 2019.

 

 

 

421

Douze ans de partenariat gagnant-gagnant …

… entre l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Groupama fédération Drôme (sous la présidence de M. Marc Loriol) et Groupama fédération Ardèche (sous la présidence de MM. Amaury Cornut-Chauvinc, puis Jean-Pierre Constant) ont été rendus possibles par des relations respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, par l’affirmation constante de valeurs partagées. Le changement de présidence et de méthode intervenus depuis deux ans à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur nécessite, selon l’avis exprimé par l’ensemble des membres du Conseil Interdépartemental, « des éclaircissements à l’attention des chasseurs de nos ACCA adhérentes quant aux valeurs aujourd’hui portées par Groupama en direction de la chasse populaire et plus largement des acteurs associatifs bénévoles du monde rural ».

C’est la raison pour laquelle le Conseil Interdépartemental après discussions, tour de table et vote à l’unanimité a décidé de demander des « explications précises » et des « gestes concrets » à la présidente de la fédération départementale des Caisses locales de l’Ardèche de Groupama avant que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ne se prononce définitivement sur un éventuel dépôt de dossier de renouvellement de partenariat pour 2020, demande qui lui a été faite le 25 octobre dernier par la fédération ardéchoise de Groupama.

 

422

 

 

423

 

 

. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

424

 

 

425

 

426

 

427

 

428

 

429

 

430

Photomontage Inter/Bing/Pixbay/Azazelok/CC BY-SA-NC

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2016

« LE PARADOXE DU CHASSEUR »

 

Changement de ton.

« En 2016, les chasseurs maltraités pourraient bien cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent et passer à l’action. Notre assemblée générale en décidera le 26 février ».

C’est par ces mots que Christian Pialet a résumé l’orientation des débats et décisions du conseil interdépartemental du 15 janvier.

Ce changement de ton ouvre la porte à des « actions » qui auraient déjà été listées par les dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche mais devraient rester « secrètes » jusqu’au 26 février.

La 35ième assemblée générale de l’inter chasse 26-07 « à laquelle tous les chasseurs voulant s’informer et se mobiliser en vue d’actions à venir sont d’ores et déjà invités » pourrait déboucher, si les adhérents le décident, sur un « changement de stratégie ». Nous n’en savons pas plus mais le président Pialet insiste beaucoup sur un point : « Si nos ACCA adhérentes ne sont pas présentes en nombre suffisant le 26 février à Beauchastel, nous ne pourrons rien décider du tout ».

2016 qui commence, c’est l’occasion d’innover.

C’est ce que nous tentons sur le site dès aujourd’hui, vous allez sûrement vous en rendre compte, nous qui constituons la petite équipe bénévole (trois personnes) responsable de la communication en ligne de la chasse Drôme-Ardèche. A travers ces quelques nouveautés, nous espérons que vous apprécierez le fond et la forme.

Bonne année, bonne santé, bonne lecture.

706

Le petit observateur drômardéchois

 

DIESEL LE CHIEN VA ÊTRE DECORE

 707
Photo Inter retouchée/Capture d’écran/BFMTV

Diesel, le chien mort pour que vivent les hommes, va être décoré.

L’histoire de cette chienne du Raid, un berger malinois qui avait été abattu par les terroristes islamistes lors de l’assaut de Saint-Denis, avait provoqué, chacun s’en souvient, une intense émotion dans le monde entier à travers les réseaux sociaux.

Diesel sera bientôt décorée à titre posthume … par les Anglais. La chienne recevra la médaille Dickin, la plus haute distinction récompensant les animaux, a annoncé l’association britannique DPSA qui la décerne.

« La médaille Dickin du DPSA reconnaît l’accomplissement remarquable du sens du devoir sur le théâtre des conflits. Diesel est un récipiendaire particulièrement méritant », a indiqué Jan McLoughlin, directeur de l’association.

Créée en 1943, la médaille Dickin a été remise à des pigeons voyageurs ayant transporté des messages derrière les lignes ennemies lors de la deuxième guerre mondiale ou encore à des chiens de l’armée qui ont détecté des explosifs cachés par les talibans en Afghanistan.

708

. UNE SURPRISE, UN BEAU GESTE ET QUATRE BENEFICIAIRES DONT L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

 709
En présence du Maire, Alain Valla, la remise des chèques par Janine Burine aux 4 associations : Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche
Photo Inter/JMS

Quelques jours avant son décès le mois dernier, le Vice-Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Michel Burine, avait tenu à rendre officielle la dissolution de la Pétanque de l’Eyrieux qu’il présidait. Il a préparé cette ultime étape avec Janine, en accord avec son Conseil d’Administration.

Au bout de 35 ans, la dernière page se tourne aujourd’hui pour cette association beauchastelloise connue. A la Pétanque de l’Eyrieux, la convivialité entre amis se mêlait toujours au plaisir du jeu. Les interclubs très courus dont les réputés « Lundi de Pâques », le concours de pétanque en doublettes des « Printemps du Rhône » et jusqu’à l’an passé toutes les éditions du « Rhôdanien » de l’Interdépartementale organisées en partenariat avec la Pétanque de l’Eyrieux : autant de moments forts qui ont marqué pendant 35 ans la vie de l’association de pétanque.

La gestion rigoureuse de l’association avait permis l’achat de matériel au service des joueurs. Elle se solde aujourd’hui positivement par un beau geste généreux et solidaire. Une surprise ! 4 chèques d’un montant de 775 € chacun, signés de la main de Michel Burine sur son lit d’hôpital, viennent d’être remis par la Vice-Présidente de la Pétanque de l’Eyrieux, Janine Burine, lors d’une petite cérémonie en présence du maire de Beauchastel, Alain Valla, aux représentants présents des 4 associations désignées comme bénéficiaires :

Ligue contre le cancer (Ardèche), Maison Marguerite, ACCA Beauchastel, Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche.

Ainsi ont été respectées les dernières décisions associatives voulues et prises par Michel Burine.

 

. LA CHASSE FAIT SON ENTREE A LA REGION

710

711
Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

Et si les choses commençaient enfin à bouger vraiment pour les chasseurs ?

Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout au cours d’un hiver qui a pris du retard mais quand même … Voici au moins une promesse de campagne qui n’aura pas été oubliée. Et voilà un homme politique qui commence son mandat en assumant ses choix sans complexe. C’est préférable à ceux qui perdent subitement la mémoire dès l’élection passée et font alors le contraire de ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient. C’est plutôt nouveau et assez encourageant. Espérons, pour nous chasseurs, que cela va durer. Prudence quand même ! Des reniements, des trahisons, des abandons, nous en avons connu de toutes les couleurs à l’Interdépartementale, de la part des politiques, depuis 35 ans.

Dès l’élection de sa liste proclamée, avant même que Laurent Wauquiez ne soit installé par le vote des Conseillers Régionaux à la présidence de l’exécutif de notre nouvelle région, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche prenait contact avec le Président de Rhône-Alpes-Auvergne et lui adressait pour information l’analyse publiée sur notre site, analyse depuis très commentée :

« Y a-t-il eu un vote « chasseurs » en Rhône-Alpes-Auvergne ? »

Sans trop y croire, reconnaissons-le, nous espérions quand même un premier geste significatif en direction de ces 136 000 citoyens-chasseurs-électeurs de Rhône-Alpes-Auvergne trop longtemps oubliés sinon délibérément ignorés. La réponse a été immédiate :

712

Photo Inter/Alain Pialet

– Philippe Meunier (LR/Rhône) est nommé par Laurent Wauquiez Vice-Président en charge de la chasse (et de la pêche) en plus de la sécurité et des partenariats internationaux.

Pour la première fois, la chasse est officiellement représentée en Rhône-Alpes au niveau de l’exécutif régional. Dans le prolongement des mots d’une campagne électorale, c’est un premier acte. Nous le saluons. D’autres devront suivre évidemment. Nous serons vigilants. Parce que les chasseurs nous le demandent. Parce que nous sommes là pour ça.

 

713

- Par ailleurs, c’est Eric Fournier (UDI/Haute-Savoie) qui sera en charge de l’environnement, du développement durable, de l’énergie, des parcs naturels régionaux.

C’est donc lui, en matière de subventions environnementales, qui aura la mission de mettre en cohérence les engagements pris, le choix souverain des électeurs et les décisions à venir. Sur ce plan-là aussi, nous serons vigilants. Parce que l’équité doit redevenir la règle.

 

714
Photo Inter/Alain Pialet

- Fidèle à ses objectifs et ses valeurs

– informer les chasseurs et les défendre, promouvoir une image positive de la chasse, revendiquer l’équité pour tous les chasseurs et la justice dans les décisions prises – l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a déjà pris contact avec les deux Vice-Présidents de la nouvelle région. Il a été décidé de les tenir régulièrement informés des dossiers chasse dont nous avons la compétence et sur lesquels nous sommes engagés.

– Fidèle à ses engagements

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche agira en lien avec les fédérations, en prenant appui sur ses adhérents, nos 200 ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) que nous représentons et qui nous font confiance, socle légitime de notre action.

715

716

Le 7 décembre dernier, Michel Burine nous quittait. En ce début 2016, Michel reste pourtant tellement présent dans l’équipe de l’Interdépartementale ! Comme je l’ai souligné en présence de Janine à l’ouverture de notre Conseil Interdépartemental du 15 janvier 2016 – le premier sans Michel -, pour nous ses amis il fera toujours vraiment partie de l’équipe car ce que Michel aurait dit, ce qu’il aurait fait, même s’il n’est plus là pour le dire, pour le faire, continue à inspirer notre action collective et nous donne « l’envie d’avoir envie ». Notre beau travail d’équipe se poursuit.

D’un Michel à l’autre … Le « Gendarme de St Tropez » a tiré sa révérence dans un dernier fou-rire. Le rire et le talent. Quand Michel Galabru jouait du Pagnol, il ne jouait pas, il était. De tout son rire, de tout son accent, de toute sa truculence, de tout son talent, vrai acteur, il était vraiment le boulanger.

717
Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Adrien Vermare

Pagnol, c’était lui aussi l’accent chantant du midi aux senteurs ensoleillées de thym et de lavande ; Marcel Pagnol, c’est l’auteur inoubliable de la chasse au perdreau sauvage, la perdrix rouge, ces fameuses « bartavelles » qu’enfant il découvrit vraiment lors de l’émerveillement juvénile d’une mémorable partie de chasse « à la gloire de (son) père » :

« Alors mon coeur sauta dans ma poitrine : des bartavelles ! Des perdrix royales ! ».

718

… Le Midi, la Méditerranée si chers à Galabru et Pagnol.

Qui n’a jamais fredonné, sifflé ou entendu au moins une fois dans sa vie cette belle chanson populaire de Michel Delpech : « Le chasseur » ?

« Il était cinq heures du matin, on avançait dans les marais couverts de brume. J’avais mon fusil dans les mains … ».

« Un vol de perdreaux, par-dessus les champs, montait dans les nuages, la forêt chantait, le soleil brillait au bout des marécages ».

719
A gauche, Moka. Au centre et à droite, Nala
Photos Inter/Alain Pialet

Comme pour tout vrai chasseur digne de ce nom (ne confondons pas chasseurs et « viandards » !), Michel Delpech n’élude pas le paradoxe du chasseur :

« Avec mon fusil dans les mains, au fond de moi je me sentais un peu coupable. Alors, je suis parti tout seul, j’ai emmené mon épagneul en promenade ».

Non ! Le plaisir de chasser ne se résume pas à la caricature que l’on en fait. Ce qu’un « antichasse » peut difficilement comprendre, c’est que le chasseur, le vrai chasseur qui n’a rien vu ou rien tiré ou rien tué, rentre pourtant à la maison généralement satisfait d’avoir accompli sa partie de chasse. Cela va plus loin. Lequel d’entre nous, vrai chasseur, n’a pas choisi, sans doute plusieurs fois, de laisser partir le gibier qu’il visait, d’écourter exprès, un jour de gros passage, une partie de chasse à la grive ou à l’alouette, d’avoir dans la lunette de sa carabine le sanglier ou le chevreuil et finalement de ne pas presser la détente, de contempler une pose de canards à la hutte sans se presser pour tirer au risque (et alors ?) qu’ils s’en aillent, d’être entouré de lapins de garenne au coucher du soleil et se contenter de les regarder ? …

Cela, et c’est heureux, la plupart des chasseurs le comprennent; peu le disent, beaucoup le font.

720

721
Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’auteur de ces lignes pourrait citer des dizaines d’exemples vrais du même genre qui lui ont été rapportés, de la Drôme, de l’Ardèche et d’ailleurs.

Il a lui-même vraiment fait le choix, entre autres, de laisser partir, sans tirer, la première bécasse de sa vie, pourtant levée trois fois, d’abord deux dans des conditions difficiles pour un non spécialiste, ensuite pour finir, parfaitement bloquée à deux mètres du chasseur par sa petite chienne épagneul (c’était aussi ta première bécasse, pardon Nala, toi dont les parents sont des bécassiers confirmés !), bécasse à l’envol droit, haut, à découvert, ce qui est plutôt rare pour l’oiseau mythique si difficile à trouver, à approcher, à tirer. La prochaine fois, si prochaine fois il y a, promis Nala, je tirerai la mordorée … En essayant de ne pas la rater mais ça, avec moi, tu sais que ce n’est jamais gagné d’avance !

Avoir laissé filer exprès la première bécasse que je pouvais vraiment tirer (ces magnifiques oiseaux partent souvent à travers branches, trop bas, à hauteur d’homme et sont alors intirables pour des raisons de sécurité), a valu au père de deux garçons chasseurs quelques gentilles moqueries en famille … Pourtant, j’ai fait ce choix sans hésiter sur le moment, sans le moindre regret après. Le choix de ne pas tirer parce que je l’ai décidé, je l’assume vraiment en toute sérénité. Comme j’assume vraiment en toute sérénité le plaisir de chasser. Comprenne qui pourra ; Comprenne qui voudra.

C’est ce que j’appelle : le paradoxe du chasseur ».

722

 

Le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité :

AUJOURD’HUI, LA REVUE DU PRESTIGIEUX SAINT- HUBERT CLUB DE FRANCE S’ASSOCIE A L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE POUR L’EVOQUER

723
L’Ardèche comme on l’aime est de nouveau à l’honneur dans la presse cynégétique nationale. Ainsi que l’avait déjà fait la revue nationale Grand Gibier, c’est au tour d’un autre magazine cynégétique, le Saint-Hubert, de se rapprocher aujourd’hui de l’Interdépartementale à l’occasion de la parution de son premier numéro 2016. Le Saint-Hubert fait découvrir à ses lecteurs le chasseur ardéchois, premier artiste reconnu de l’humanité. L’espace de restitution, appelé la Caverne du Pont d’Arc a utilisé les technologies les plus innovantes. Depuis son ouverture au public, la réplique parfaite de la Grotte Chauvet voit passer des centaines de milliers de visiteurs venus du monde entier : Ardèche de la modernité qui plonge ses racines jusqu’au coeur de la préhistoire.

724

Dans un article-dossier de 4 pages, agrémenté de belles photos, le Saint-Hubert N° 119 (janvier-février-mars 2016) fait découvrir à ses nombreux lecteurs en France et à travers le monde les merveilles de la Grotte Chauvet visibles dans la Caverne de restitution du Pont d’Arc.

725

Après quatre questions posées à Jean Clottes, Conservateur général du patrimoine, expert en art rupestre auprès de l’Unesco, Président d’honneur de la Société préhistorique française, le Saint-Hubert s’est tourné vers le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Estimant qu’un Ardéchois, natif de l’Ardèche, chasseur lui-même, était le mieux placé pour faire découvrir aux lecteurs le génie du chasseur-artiste du Pont d’Arc, la Rédaction de la revue du prestigieux Saint-Hubert Club de France donne la parole à Christian Pialet dans un texte intitulé « L’oeil du chasseur », formule-titre à double sens.

Dès le 21 avril 2015, certains se le rappellent, c’est l’Interdépartementale qui avait établi la première auprès des médias nationaux et du grand public ce lien si direct, si essentiel entre le chasseur ardéchois et le premier geste de création artistique reconnu de l’humanité. Cf. sur ce site notre article en Dossiers/Nature :

726

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/grotte-chauvet-pont-darc-25-avril-2015-jour-de-gloire-du-chasseur-ardechois/

 

Carnet de deuil

  • Gérard Mallen est décédé

727
Gérard Mallen (à droite, 3ième rang) parmi les personnalités présentes au Trentenaire de l’Interdépartementale
Photo Inter/JMS

Gérard Mallen qui fut longtemps Conseiller Régional, Conseiller Général et pendant 31 ans Maire de Saint-Péray est décédé. Officier de l’ordre national du Mérite, Chevalier des arts et lettres, Gérard Mallen avait accepté de faire partie des 50 personnalités ayant constitué le Comité d’Honneur du 30ième anniversaire de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Il y était au titre de Président pour l’Ardèche de l’ordre national du Mérite. Le 25 février 2011, il avait honoré de sa présence l’Assemblée Générale exceptionnelle du Trentenaire. Ce 23 janvier 2016, jour de ses obsèques en l’église de Saint-Péray, Gérard Mallen aurait eu 87 ans. L’Interdépartementale était représentée à la cérémonie par son Président.

 

ANCGE

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE A FAIT PLACE AUX DIFFICULTES DES DERNIERES ANNEES

728
Didier Vergy, le Président National de l’ANCGE et Christian Pialet
Photo Inter/ANCGE/Pierrick François

Le Conseil d’Administration de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) qui s’est tenu à Paris le 22 décembre 2015 a permis de vérifier que les difficultés de ces dernières années sont en train de faire place à une nouvelle dynamique.

729
Lorsqu’il y avait encore de vrais hivers ! …
Photo Inter

Sous l’impulsion du Président Didier Vergy, l’équipe nationale de bénévoles qui l’entoure a remis l’ANCGE sur les rails. Signe qui ne trompe pas, à nouveau, les portes s’ouvrent : Assemblée Nationale, Sénat, ministères, ONCFS, FNC, etc. Les responsables de l’ANCGE sont maintenant mieux écoutés. Souhaitons qu’ils soient entendus.

730

 

Observations de la migration en Drôme-Ardèche :

CHAQUE MOIS DANS LA SAUVAGINE, LA REVUE NATIONALE DES CHASSEURS DE GIBIER D’EAU

 

731

Les lecteurs de La Sauvagine, mensuel national des chasseurs de gibier d’eau, ont remarqué depuis plusieurs mois que l’Interdépartementale communique maintenant, elle aussi, ses observations de la migration dans la page spéciale dirigée par Gilles Péré. L’avifaune migratrice qui emprunte le couloir Rhôdanien (2ième axe migratoire européen du Paléarctique occidental après l’Atlantique) est désormais scrutée dans ses mouvements, décade après décade.

732

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche apporte ainsi sa contribution aux observations nationales qui couvrent une bonne partie de la France. Elle le fait à partir d’un réseau de quatre observateurs expérimentés : Anthony Cuoq et Christian Pialet pour le fleuve Rhône, Gérard Avenas et Serge Roux pour l’affluent Isère.

733
De gauche à droite, Serge Roux et Gérard Avenas sur l’Isère
Photo Inter

Pamela Anderson fait des vagues … LPO : « Ligue du Parfait Opportuniste » ? … Nature en cage, façon ASPAS … la FRAPNA contrainte de laisser la place aux chasseurs …

Les deux planètes … Tant qu’il y aura des grives … Sanglier-punition d’ACCA (Félines) : la presse nationale s’empare du dossier …

 

734 735 736

Alerte à Malibu … et au Palais Bourbon !

Elle a bien choisi son moment, la députée écolo ! En pleine tempête sanitaire (élevages fermés, production interdite pour cause de grippe aviaire) qui déstabilise l’ensemble des producteurs de canards et d’oies du Sud-Ouest, c’est mettre un peu plus la tête sous l’eau à ceux qui se noient que de demander, dans ce contexte, l’interdiction du foie gras.

C’est pourtant ce qui est fait par une députée écologiste, Laurence Abeille, qui vient de déposer un projet de loi visant à interdire le gavage des oies ou des canards et par conséquent l’interdiction du foie gras.

Doutant peut-être de sa propre force de conviction, la députée a appelé en renfort l’actrice hollywoodienne Pamela Anderson. Celle-ci, armée de platitudes (nous parlons de son discours), a fait des vagues à l’Assemblée nationale, ce qui a valu à Madame Abeille ce commentaire sans miel et plutôt piquant de CPNT :

« Pas de doute, elle préfère les dindes gonflées au silicone aux bonnes oies gavées au maïs des Landes, du Périgord, de Vendée ou d’Alsace … ».

Et d’en retartiner une couche :

« Nous préférons le naturel, l’authenticité et le bon goût des savoir-faire du terroir au mauvais goût des écologistes pour le factice bourré de plastique (…) ».

Plutôt gonflé, l’humour de CPNT et même un peu gras … comme un certain foie.

 

773

737
Photo Inter/Capture d’écran/France 2
09/11/2015

M. Bougrain-Dubourg qui vient de la TV s’y croit encore. Son carnet d’adresses médias-people lui permet de s’entourer de caméras aussi souvent qu’il le veut. Il peut ainsi sauter sur toutes les occasions, quitte, quand il n’y en a pas, à les fabriquer lui-même.

Il sait aussi sauter sur toutes les clôtures, s’invitant là où on ne l’attend pas, rarement là où on le désire. On garde en mémoire, par exemple, ce face à face télévisé entre le patron de la LPO et l’inconnu à la pelle filmé en slip dans son jardin : une image qui a fait le bonheur des internautes … et le tour de la planète.
Un gros coup du pub à la LPO, c’était bien le but, qui a pu, une fois de plus, se dire « agressée » en venant provoquer à domicile le soi-disant « braconnier » !

« Braconnier » ? Sauf, que l’homme en question (il y a peut-être eu erreur sur la personne ?) aurait été parfaitement en règle au regard de la législation sur la chasse en étant titulaire d’une licence attribuée par la préfecture. De plus, il était chez lui. En réalité, ce serait les envahisseurs qui auraient enfreint la loi en ayant fait irruption dans une propriété privée. Mais cela, on ne l’a appris que plus tard et ce n’est pas la LPO qui a rappelé la TV pour le dire.

C’est avec son même sens légendaire de l’opportunisme que « l’ami des oiseaux » vient de manifester à Lyon en faveur … du loup (drôle d’oiseau !) après s’être assuré qu’il pourrait y prendre la parole devant les caméras de télévision. Le loup ? Vous aussi, vous aviez cru que LPO voulait dire : « Ligue pour la Protection des Oiseaux » ? Perdu !

« Ligue du Parfait Opportuniste », serait sans doute plus approprié.

Car, à notre connaissance, le nouvel ami autodésigné des loups et ancien grand protecteur autoproclamé des oiseaux n’a jamais manifesté une seule fois, ni seulement protesté à voix basse contre l’ignoble gazage de 500 000 oies cendrées et canards siffleurs. Ce sont pourtant des oiseaux que l’on extermine massivement en toute légalité européenne. Et sauvages, par-dessus le marché.

Mais quand les chasseurs ne sont pas là, la cause animale, M. Bougrain-Dubourg s’en fout comme de sa première clôture.

 

738

739
Les lecteurs du site ont pu suivre les multiples rebondissements de la crise interne qui secoue depuis des mois l’ASPAS (et ce n’est pas fini, vous pouvez nous croire). Son Vice-Président, Marc Giraud, est un homme intelligent. En bon tacticien, il a peut-être trouvé le moyen de relancer l’ASPAS en pleine tempête : tout simplement en parlant d’autre chose.

L’occasion, il vient de la créer lui-même par l’ouverture en fanfare de sa nouvelle réserve de « vie sauvage » avec participation très médiatisée du cinéaste Jacques Perrin, lequel fait de beaux films nature et aurait gagné à s’en tenir à ça par considération pour son public plus large, heureusement pour M. Perrin, que les adhérents de l’ASPAS.

La nouvelle réserve naturelle, propriété de l’ASPAS, se situe aux Deux lacs de Châteauneuf-du-Rhone : 60 hectares. La Drôme est particulièrement servie puisque la première réserve de l’ASPAS s’y trouve déjà depuis 2014 dans le massif du Grand Barry. D’autres réserves privées de ce type existent ailleurs : dans la Somme (1000 hectares), l’Isère (3000 hectares), etc. Au total, ce sont des milliers d’hectares de nature qui sont en train d’être mis sous cloche, vitrifiés.

Qu’est-ce qu’une « réserve de vie sauvage » ?

Un sanctuaire vert, la nature mise en cage :

– Chasse interdite
– Pêche interdite
– Cueillette interdite
– Exploitation forestière interdite
– Exploitation agricole interdite
– Elevage interdit
– Feux interdits
– Chiens non tenus en laisse interdits
– Voitures interdites
– Motos interdites
– Cyclomoteurs interdits
– Quads interdits
– Caravanes interdites
– Camping interdit

La nature, c’est bien, tout le monde en convient. Pour quelques-uns, la nature sans l’homme, ce serait encore mieux. En une formule, Marc Giraud a tout dit :

- « L’homme, c’est plutôt le problème que la solution ».

740

741

742

Aux dernières nouvelles, l’interdiction de nourrir les trolls n’était pas (encore) mentionnée ! …

 

743

745

A la FRAPNA, rien ne va plus.

Personne ne devrait se réjouir quand une association qui a inscrit son action dans la durée bat de l’aile car c’est du lien social qui s’effiloche, de la démocratie participative qui recule. Il y a des associations que nous combattons depuis toujours mais toujours loyalement, c’est-à-dire à visage découvert, en respectant les personnes même si le débat est parfois âpre parce que ce sont des bénévoles comme nous, en nous en tenant aux faits. Nous les combattons mais, sincèrement, nous ne souhaitons à aucune sa disparition car, pensons-nous, il faut de tout pour faire un monde et chacun y a sa place. Nos adversaires aussi. Eux autant que nous.

Simple constat : en Ardèche, aujourd’hui, la FRAPNA n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Avec des comptes dans le rouge depuis des mois, un déficit qui approcherait les 75 000 € pour l’exercice 2014 (nous ne connaissons pas encore celui de 2015), des recettes en baisse malgré le robinet toujours ouvert des subventions publiques grâce aux élus verts et associés (plus de la moitié des recettes de la FRAPNA), des pertes de marché dans les expertises éoliennes au profit d’experts indépendants qui ne sont pas juge et partie, des dommages et intérêts à verser, des dépenses qui continueraient d’augmenter, un solde négatif de trésorerie qui serait passé de – 9000 € en début d’exercice à – 35 000 € en fin d’exercice, un emprunt de 19 000 € qui aurait été contracté pour boucler les fins de mois et, pour clore un tableau déjà bien sombre, plusieurs salariés dévoués priés d’aller pointer à Pôle emploi, avec tout cela la délégation ardéchoise de la FRAPNA a connu meilleure forme.

Selon des sources internes crédibles, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature pourrait cumuler à ce jour, à travers ses différentes délégations départementales, un déficit compris entre 300 000 et 400 000 €.

746

Ainsi donc, les millions d’euros versés pendant des années et des années au petit hérisson par les contribuables de Rhône-Alpes sur décision de l’ancienne majorité régionale PS-Europe Ecologie-Les Verts n’auront pas suffi à masquer une gestion défectueuse et des gaspillages évitables, ni à sauver la FRAPNA d’un naufrage financier annoncé. Et comme si ça ne suffisait pas, M. Wauquiez, le nouveau Président de région, aurait l’audace de vouloir tenir ses promesses. Cela veut dire que la corne d’abondance des subventions publiques de complaisance devrait fortement se tarir en 2016, ce qui ne manque pas d’affoler, on les comprend, les dirigeants actuels de la FRAPNA.

747

Révélateur d’une association en perte de vitesse à peu près partout et aujourd’hui menacée de disparition, la FRAPNA vient de se voir retirer dans la Loire la gestion d’un espace naturel sensible de 40 hectares, la Gravière aux oiseaux, qu’elle gérait depuis plusieurs années. Elle en perd le contrôle au profit des chasseurs (et des pêcheurs).

L’affaire fait du bruit car elle crée un précédent.

Depuis 2008, la gestion du site (bords de Loire, étangs) faisait l’objet d’une délégation de service public confiée à la FRAPNA, puis d’une convention. En 2015, les élus, décideurs et payeurs de Roannais Agglomération ont décidé de ne pas reconduire la convention avec la FRAPNA pour la remplacer par un partenariat avec les fédérations de chasseurs et de pêcheurs de la Loire qui apportent sur le site leur expérience, leur savoir-faire, leurs connaissances de la faune, de la flore, des milieux naturels.

Ce désaveu s’explique par un choix délibéré de la part des élus :

Privilégier désormais l’écologie qui agit plutôt que l’écologie qui punit, en finir avec la vieille conception confiscatoire de la nature pour en faire bénéficier enfin, de façon plus ouverte, plus démocratique, tous les publics.

Dans la Loire, l’homme interdit de nature, c’est peut-être bientôt fini.

748

749

Les chasseurs ne garderont pas un souvenir impérissable du passage de Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), au ministère de l’écologie. NKM la bourgeoise maniérée et capricieuse n’a jamais considéré la chasse populaire comme un sujet digne d’intérêt. NKM la ministre des chasseurs n’a rien fait et a laissé faire les hauts-fonctionnaires de son administration. NKM la parisienne n’a jamais compris grand-chose à la France rurale. NKM l’énarque ne pouvait que décevoir le monde de la chasse. Elle l’a déçu. D’autres ont fait pire depuis.

Depuis l’histoire abracadabrantesque de la fermeture anticipée, sélective et surtout punitive de la chasse à la grive, scandaleusement imposée en France aux seuls chasseurs ardéchois et drômois ayant l’unique tort d’habiter hier dans le canton d’à côté, aujourd’hui dans la commune de la rue d’en face, chacun savait que la plupart des énarques en poste au ministère de l’écologie (Ségolène Royal en tête, pur produit de l’ENA jusqu’au bout des ongles, l’ENA où elle a rencontré le père de ses quatre enfants, François Hollande) habitent sur une autre planète que celle où vivent la très grande majorité des Français, c’est-à-dire les gens normaux.

Parlons donc un peu de certains de ces énarques parisiens, de ceux qui semblent avoir pour mission militante, idéologique et lucrative d’empoisonner le plus possible la vie des gens, ruraux en général, chasseurs de préférence. Leur vie ne sera jamais la nôtre et nous n’envions pas la leur. Car leur vie à eux est tout entière faite d’apparences, de « bling-bling », d’argent facile, de magouilles inavouables, de frénésie du pouvoir, de compromissions quotidiennes, de renoncements, de mensonges, parfois de trahisons … de mépris enfin, de ce mépris distillé à distance mais jamais en face, mépris de cette « France d’en haut » à l’égard des gens du peuple qu’ils traitent généralement de « populistes », croyant ainsi les insulter : hommage du vice à la vertu ?

Un fait d’actualité nous apporte un éclairage finalement assez convainquant de la façon dont fonctionne les cerveaux de la caste de l’autre planète. Peut-être avez-vous entendu parler des confidences faussement navrées de Madame Sall, cette énarque repentante (mais repentante seulement une fois prise la main dans le pot de confiture), énarque accro aux taxis qui se dit aujourd’hui victime et même « symbole » (à tant faire !) de « l’hostilité aux élites » ? Plainte touchante de la Jeanne d’Arc de l’élite nationale traînée sur le bûcher populiste, « symbole » larmoyant de la très brillante « France d’en haut » contre la très ingrate « France d’en bas » …

750

La pauvre, en effet ! Patronne de l’Institut National de l’Audiovisuel et percevant donc un salaire de misère auquel s’ajoutaient la voiture de fonction avec chauffeur de l’administration publique et autres petites facilités que l’Etat sait offrir à ceux qui le représentent, Agnès Sall a fait payer par les contribuables ses frais personnels de taxi et même (pourquoi se gêner ?) ceux du fiston pour la somme modique de 40 000 euros. Des broutilles pour qui peut fréquenter les grands couturiers comme les grands de ce monde … Vive la crise !

Face au scandale révélé (un de plus mais pour le contribuable modeste ça commence à faire beaucoup), la caste au pouvoir serre les rangs, recroquevillée sur ses privilèges de fin de règne, arc-boutée plus que jamais aux délicieux abus du pouvoir dont les mesquineries pathologiques faites aux chasseurs de notre région depuis des années ne sont sans doute qu’un infime exemple parmi tant d’autres.

Ceux de l’autre monde ne souffrent de rien, ne se doutent de rien. Ils sont entre gens de bonne compagnie puisqu’entre gens de l’autre monde, donc parfaitement sourds à la souffrance, l’indignation, la colère, la révolte qui montent dans nos campagnes et dans nos villes, sourds aux résultats électoraux qui se suivent, se ressemblent mais qu’ils s’empressent d’oublier, emprisonnés dans leur bulle, loin de tous les « populismes », loin, très loin, surtout de la planète terre ; loin, très, très loin de la terre de nos campagnes de Drôme et d’Ardèche. Là où les gens normaux se lèvent tôt pour travailler dur. Là où leurs enfants attendent tôt le matin leur bus scolaire, pas le taxi offert par la République. Là où ceux qui sont chez eux, en Ardèche et en Drôme, pourraient se distraire au grand air comme avant s’ils sont chasseurs quand passent les pigeons ramiers en mars, quand passent en février les grives … Oui ! Ils pourraient s’il n’y avait pas à Paris des énarques obtus qui se font un devoir et un plaisir de les en empêcher.

Les grives ! Vous savez, ces oiseaux migrateurs que les scientifiques appellent « turdidés » mais que de brillants « experts », énarques sévissant au ministère de l’écologie, semblent avoir confondu dans leur précipitation à nous nuire avec … les canards que les scientifiques appellent « anatidés ». La farce ministérielle écologique étalée pleine page sur papier à en-tête de la République française, beau travail d’« experts ».

751
Photo Inter retouchée/JMS

752

 

 

753
Photo Inter/Capture d’écran/France 3 Rhône-Alpes

754

« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois », nous disait avec conviction mais non sans ironie Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, alors encore Vice-Président de la région Rhône-Alpes.

755

Le Président Saulignac « n’a pas saisi ». Les chasseurs non plus ! Et encore, en étions-nous alors à ce moment-là « juste » à la fermeture « cantonale », pas encore « communale », des grives, cadeau « royal » généreusement offert aux chasseurs pour fêter Noël et, semble-t-il aussi, à Jean-Jack Queyranne qui n’en demandait pas tant.

En attendant l’inévitable grive « de quartier », puis, en toute logique gouvernementale, la prévisible grive « de rue », l’invention de la grive « communale » ne semble avoir d’autre ambition que le simple régal mesquin de quelques bureaucrates antichasse, antiruraux, antitout.

756
Photo A. Bouissou/MEDDE

A un tel niveau actuel de blocage gouvernemental jamais vu parce que voulu, imposé, entretenu (le fait du prince … ou plutôt de la princesse !), pas besoin d’avoir fait l’ENA pour anticiper les conséquences prévisibles sur le terrain d’ici quelques jours s’il passe des grives :

Entre le 10 et le 20 février 2016, si les grives se trompent de chemin pour migrer (n’ayant pas fait l’ENA, elles auront peut-être quelques difficultés à trouver les limites de nos quelques 730 communes Drôme-Ardèche) ou encore, si des chasseurs de grives se trompent de commune pour les chasser (des distraits, il risque d’y en avoir partout tellement cette réglementation est compliquée), personne ne devra s’en étonner. D’ailleurs, se tromper, ça peut arriver à tout le monde, même aux énarques, n’est-ce pas ? Au ministère de l’écologie, il y a bien ceux qui prennent les grives pour des canards … Et « les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » !

Que vaudrait d’ailleurs un étonnement ministériel de la part de celle qui n’aime pas les « 4×4 » de chasseurs et voudrait augmenter encore davantage la taxe du gazole quand les amis « écolo-zadistes » de Notre-Dame-des-Landes ont pu, eux, squatter illégalement pendant trois ans des terrains et des routes qui ne leur appartenaient pas, menacer et voler en toute impunité les habitants, tapisser de tags injurieux l’intérieur des habitations, déverser dans les champs et sur les routes, sans pour autant émouvoir la ministre de l’écologie, des monticules de déchets en tous genres qui n’avaient rien de recyclés ? Bravo l’écologie politique !

757
Barbara Pompili
Photo Inter/Capture d’écran/LCP

« L’écologie politique est malade ». Ce sont les écologistes eux-mêmes qui le disent, comme Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

Les chasseurs de grives Drôme-Ardèche sont des citoyens respectueux de leurs compatriotes. Ils ne menacent personne, ne volent personne. Ils ne jettent pas leurs déchets dans la nature ni sur la voie publique. Ils ne brûlent pas les voitures. Quand ils portent des cagoules, c’est pour se protéger du froid. Ils revendiquent l’égalité, principe républicain. Ils refusent l’arbitraire et l’injustice. Ils n’acceptent plus, en 2016, d’être traités comme les parias de la République.

En 2016, confrontés à ce qu’un Président de la République, François Mitterrand, appela un jour, pour s’en démarquer avec vigueur, « la force injuste de la loi », les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent.

Or, l’arrêté ministériel du 23 novembre 2015 instaure uniquement en Drôme-Ardèche et nulle part ailleurs dans les territoires ruraux de la République une fermeture « communale » (!) de la chasse aux turdidés en février 2016. Cet arrêté bafoue ouvertement le principe républicain d’égalité sans que certains responsables politiques, habituels donneurs de leçons, ne s’en émeuvent. L’arrêté ministériel de Madame Royal représente pour les citoyens-chasseurs Drôme-Ardèche « la force injuste de la loi » jadis dénoncée par un Président de la République socialiste. La provocation délibérée et permanente que subissent les chasseurs de nos départements rend donc l’épreuve de force inévitable si cette année passent les grives …

758

Comme c’est encore pour une pincée de jours la période des voeux et qu’il est question d’un remaniement ministériel possible avant le 10 février (Ségolène Royal quittant alors, peut-être, le ministère de l’écologie), souhaitons-nous bonne chance, restons volontairement optimistes, même au-delà du raisonnable et tentons de faire partager cet optimisme à nos Préfets. Car, dans quelques jours, si les grives passent, ce sont eux qui auront à gérer une situation forcément tendue pouvant vite devenir compliquée sur le terrain si la raison et le bon sens ne se substituent pas, ici chez nous, aux lamentables provocations parisiennes subies par les chasseurs depuis trop longtemps ; d’autant plus, qu’avant les élections régionales et cela aucun chasseur ne l’a oublié, le patron PS du département de l’Ardèche nous annonçait une initiative susceptible de faire avancer les choses, initiative que nous avons publiquement soutenue … et dont nous attendons maintenant la réalisation rapide dans la perspective de résultats concrets.

759

La balle est aujourd’hui dans le camp du Président Saulignac, des Parlementaires PS de l’Ardèche et de la Drôme, des Préfets de nos deux départements que le Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche rencontrera éventuellement mais seulement si cela peut être réellement utile pour débloquer la situation, évidemment accompagné – sinon, il n’ira pas – des Présidents de fédérations et, ce serait bien qu’ils y soient aussi, du Président du Conseil Départemental de l’Ardèche et des Parlementaires qui nous soutiennent.

Février sera vite là. Les grives et les merles pour tous, aussi. Et s’il y a des grives dans les bois cette année à la faveur d’un coup de froid tardif, alors là ! … Chasser les turdidés jusqu’au 20 février dans la Drôme et l’Ardèche comme dans tous les cantons et toutes les communes des 15 autres départements concernés ?…

760
Photo Inter/Site internet Inter Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

  • SANGLIER-PUNITION D’ACCA : EMBOITANT LE PAS A L’INTERDEPARTEMENTALE, LA PRESSE CYNEGETIQUE NATIONALE S’ALARME D’UNE SITUATION DEVENUE « UBUESQUE » EN ARDECHE

 

761

Nos élus doivent en prendre conscience ! Désormais, pour faire parler de l’Ardèche aux quatre coins de France, il n’y aura pas que la Caverne du Pont d’Arc. Avec la grive et le sanglier, le traitement d’exception réservé à notre département en matière de chasse et par ricochet aux amis de la Drôme commence à faire jaser dans l’hexagone.

A la pitrerie sans fin de la grive cantonale-communale est venu s’ajouter « l’ubuesque » dossier du sanglier-punition d’ACCA. Pour les chasseurs punis de l’ACCA ardéchoise de Félines, la saison de chasse 2015-2016 n’aura, pour le moment, duré que quinze jours.

Déjà connue dans toute la France pour sa maladie extraordinaire du sanglier dont l’Etat ne nous a toujours pas dit par quel miracle elle a pu venir chez nous et rien que chez nous (les « experts » du ministère de l’écologie seraient-ils trop occupés avec la grive ?!), la chasse ardéchoise s’est donc enrichie d’un nouvel épisode, celui-là aussi sans équivalent nulle part ailleurs. La mesure autoritaire prise par le Préfet (à la demande du ministère de l’écologie ?) au sujet du sanglier d’ACCA commence à inquiéter tous ceux qui réalisent que le mauvais coup porté à 62 chasseurs pourrait bien frapper les prochaines saisons n’importe qui, n’importe où, n’importe comment, y compris à nouveau en Ardèche d’autant plus que la position de la fédération des chasseurs sur le projet d’arrêté avait été tenue pour quantité négligeable par les pouvoirs publics.

762

763

Pour tous les chasseurs, voilà bien en ce début d’année 2016 « un inquiétant précédent » comme s’en alarme à juste titre la Revue Nationale de la Chasse. La RNC n’hésite pas à pointer du doigt « une situation ubuesque » en Ardèche ! …

764

C’est une raison supplémentaire qui fait qu’en 2016 les chasseurs maltraités pourraient cesser d’être gentils avec ceux qui les maltraitent. Le 26 février à Beauchastel, ce sera aux ACCA de le dire, aux ACCA d’en décider en toute liberté.

Attention !

Tout ce grand bazar voulu et entretenu en haut lieu risque finalement de n’être bon pour personne. Ni pour les chasseurs qui en sont déjà les victimes, ni pour les élus ardéchois du PS qui, après avoir attendu en vain des réponses, sont maintenant en droit, sinon dans l’obligation, de demander des comptes au gouvernement, ni surtout pour l’image présente et à venir de notre département. Le risque de voir cette belle image abîmée existe. Il dépasse de loin le cadre de la chasse.

765
Photo Patrick Aventurier

766

767

768
Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet,
le 25 novembre 2015 -

769

770 771

Prochain article :

772

Hivernales 2016 (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE

BREVES AUTOMNALES (3)

DIESEL, LE CHIEN QUI EST MORT POUR QUE VIVENT LES HOMMES

 

 578
Photo Inter/Capture d’écran BFMTV

Il s’appelait Diesel. C’était un chien d’assaut du Raid. Berger malinois de sept ans, Diesel a perdu la vie lors de l’assaut des policiers d’élite contre les terroristes retranchés dans l’immeuble de Saint-Denis.

Son maître-chien, policier du Raid, témoigne : ” Dès que nous sommes arrivés, il y a eu de nombreux échanges de coups de feu, d’envoi de grenades. Et puis le calme est revenu, un calme presque anormal, très long.” Pensant que les terroristes ont été neutralisés, son maître décide d’envoyer Diesel inspecter l’appartement :

 « Je l’ai vu s’élancer, l’ai perdu de vue, des coups de feu ont retenti. Diesel est mort sur le coup. Je ne le reverrai jamais.”

Le rôle du chien d’assaut est essentiel dans ce type d’opération. « Il ouvre la voie au reste de la colonne, utilise tous ses sens pour détecter la présence d’individus : l’audition, la vue, le flair », précise le maître-chien du Raid.

Quelle relation entre le chien et son maître ? « C’est une confiance mutuelle, le chien a parfaitement confiance en moi, j’ai parfaitement confiance en lui, chacun sait comment réagira l’autre sur le terrain. »

L’histoire du chien policier abattu pour avoir fait son devoir a provoqué une émotion inattendue dans le monde entier via les réseaux sociaux. Certains souhaitent qu’une médaille lui soit décernée. Aux yeux de beaucoup, c’est un peu comme si, par transfert, ce chien mort en service commandé portait en lui la part d’humanité qui a déserté le cœur et le cerveau des terroristes islamistes de Saint-Denis.

Au terme de cinq années de bons et loyaux services dans l’unité d’élite de la police nationale, Diesel était promis à une belle et longue retraite, toujours près de son maître, dès le printemps prochain.

Si la mort d’un chien policier parfaitement dressé pour épargner ou sauver des vies humaines en affrontant la folie, la criminalité ou la barbarie de certains hommes est finalement peu de chose au regard de 130 personnes assassinées, souvent au printemps de leur vie, chacun peut comprendre néanmoins la peine contenue mais bien réelle de son maître qui ne verra plus jamais son fidèle « compagnon ».

Diesel : le chien qui est mort pour que vivent les hommes.

579

 

607

 

  •    Gibier : ça chauffe aussi pour lui !

580
Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

Au moment où se déroule à Paris le rassemblement planétaire climatique et environnemental de la COP 21, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) publie les résultats de trente ans d’observations de terrain et de travaux scientifiques. Pour les chasseurs au contact permanent de la nature, le résultat n’est pas vraiment une surprise : de la sarcelle d’hiver qui migre par la Vallée du Rhône au chamois du Vercors en passant par le chevreuil d’Ardèche, presque tous les gibiers chassés en France seraient déjà affectés par le réchauffement climatique ou risquent de l’être sous peu. Quelques espèces pourront probablement en profiter mais toutes devront s’adapter. S’adapter ou disparaître …

  • Elucubrations sur les armes de chasse d’avant 13 novembre 2015

     

591
Photo Inter/Capture d’écran/Site internet L’Express

Est-ce par ignorance de la réalité, par démagogie facile et mercantile ou simplement pour se faire pardonner d’avoir déplu à certains de ses lecteurs en ayant répondu favorablement à une invitation de chasseurs pour le 20ième anniversaire du cercle cynégétique Gaston Phoebus ? Toujours est-il qu’on a connu Christophe Barbier plus perspicace. Editorialiste au talent reconnu, Directeur de rédaction à l’Express, débateur éloquent, journaliste politique bien informé, analyste souvent passionnant comme invité régulier de l’excellente émission TV C’est dans l’air, il a aujourd’hui bonne mine, lui qui, quelques jours avant les tragiques évènements de Paris du 13 novembre, avait eu cette idée géniale pour « améliorer la sécurité des Français » : que tous les chasseurs de France viennent déposer leurs armes en mairie après chaque sortie de chasse !

592

 

  • Délires antichasse d’après 13 novembre 2015

     

593

On ne se refait pas. Le Député écologiste Noël Mamère s’était singularisé en votant contre les mesures de sécurité publique adoptées à la quasi-unanimité des Députés et Sénateurs au lendemain des scènes de guerre qu’a connu Paris le 13 novembre 2015. Incontestablement pourtant, la palme de l’odieux dans la démagogie dégoulinante et le sectarisme de bas étage revient à un obscur Maire écolo du Nord, jusque-là parfait inconnu qui mérite grandement de le rester. Dès « l’état d’urgence » proclamé en riposte nationale à la menace globale du terrorisme islamiste, le perfide élu vert, prétextant sans vergogne « garantir l’ordre public » à ses administrés traumatisés par les évènements, n’a rien trouvé de mieux que d’interdire fallacieusement sur tout le territoire de sa commune … l’exercice de la chasse. Indécent.

 

Q'elle était verte

 

La Conseillère Régionale Rhône-Alpes d’Opposition, Marie-Christine Git, a fait pour nous les comptes …

 

595
Photo Inter/CG

596

 

597

Un grand merci à Marie-Christine Git qui termine son mandat d’élue régionale et ne se représente pas.

Sans elle, sans son travail discret mais méthodique, acharné, sans sa disponibilité pour ses administrés, sans sa volonté inébranlable de faire éclater la vérité même lorsque celle-ci n’est pas toujours bonne à dire, les chasseurs (et les autres citoyens) n’auraient certainement pas eu aussi facilement accès à ces informations désormais connues du grand public et ainsi mises en débat.

 

598

La protection de la nature, la défense de l’environnement ? Oui ! Les subventions aux associations ? Pourquoi pas … à condition que l’état des finances publiques régionales le permette. Mais alors, que ce soit toujours dans le souci de l’équilibre, de l’équité. Pas dans l’entre soi, jamais dans le « deux poids, deux mesures ». Au cours du dernier mandat de nos élus régionaux, cela a-t-il été le cas ? A chacun de répondre en son âme et conscience.

599

  • Grive « cantonale » : Hervé Saulignac, le patron (PS) du département de l’Ardèche, ne comprend pas, lui non plus, « la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois »

     

    600
    Photo Inter/Capture d’écran /France 3 Rhône-Alpes

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche lui avait demandé de bien vouloir prendre position. Il l’a fait. Dans la réponse qu’il nous adresse, c’est clair, précis, concis :

« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois ».

Signé : Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, Vice-Président de la région Rhône-Alpes, tête de liste PS Ardèche aux élections régionales des 6 et 13 décembre.

Dans la foulée, le patron du département de l’Ardèche annonce à son tour une initiative pour tenter de débloquer la situation :

« Je suis tout à fait disposé à relayer la dénonciation de cette application restrictive et arbitraire du droit de chasse auprès des parlementaires ardéchois en les encourageant à entreprendre une démarche commune vers le Ministère ». 

  • L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche remercie Hervé Saulignac pour son soutien déterminé aux chasseurs, approuve évidemment sa proposition et, selon ses principes et son expérience, jugera sur les résultats. Son homologue côté Drôme, Patrick Labaune (LR, ex. UMP) n’a pas encore répondu.

 

  •    GRIVES DE LA DISCRIMINATION : INTERPELLEE DE TOUTE PART, LA MINISTRE DES ECOLOGISTES JOUE LA MONTRE AVANT LES REGIONALES

 

Le Président sortant de la région Rhône-Alpes aurait-il perdu de son influence à Paris ?

On peut légitiment se poser la question à la lecture de la réponse que Ségolène Royal lui a adressée après qu’il eut saisit, à notre demande, la Ministre de l’Ecologie au sujet de la rocambolesque affaire des grives cantonales.

La bonne volonté de Jean-Jack Queyranne à l’égard des chasseurs n’est pas en cause. Il nous a reçus, écoutés, entendus, compris, soutenus. Il s’était engagé à relayer lui-même notre demande (nouvel arrêté ministériel rétablissant la chasse à la grive pour tous en Drôme-Ardèche jusqu’au 20 février 2016) directement auprès de la ministre. Il l’a fait.

En revanche, ce qui pose problème, c’est qu’en réponse à l’interpellation d’un Président PS de Conseil Régional, ancien ministre lui-même, un membre d’un gouvernement PS lui réponde en substance … qu’il lui répondra plus tard !

601 602

Chasseurs de grives, votre ministre de tutelle vous offre généreusement avant Noël un « royal » cadeau :

 

La ministre PS de la grive cantonale qui cautionne ouvertement une véritable « discrimination » à l’égard des chasseurs ardéchois et drômois selon la propre analyse d’un Président de Conseil Départemental PS, vient de « demander à (ses) services » (ceux qui se payent notre tête depuis des années) « d’étudier » (on croyait qu’ils l’avaient déjà fait) « les remarques des chasseurs ardéchois et drômois sur les périodes de chasse aux turdidés dans les départements rhônalpins ».

603

Pareille mauvaise foi confirme notre analyse, Madame la Ministre. Tant de désinvolture de la part de vos collaborateurs à l’égard des chasseurs mais tout autant vis-à-vis des élus de votre propre parti, le PS, ne pourra que discréditer chaque jour un peu plus votre posture, difficilement tenable, dans cette singulière affaire de la grive « cantonale », c’est-à-dire politicienne, dans cette construction juridique bancale sans fondement écologique scientifique, dans ce dispositif grotesque imaginé par des énarques parisiens uniquement dans le but de nuire aux chasseurs de nos campagnes.

Cette mesure inique que vous nous imposez rompt en pratique dans la République française l’égalité de droits entre citoyens-chasseurs d’un même département.

Certes, je vous l’accorde, elle a été utilisée bien avant votre arrivée dans ce ministère par des technocrates antichasse déjà en poste sous des gouvernements de droite mais pourquoi diable, alors, l’avoir reprise à votre compte et cautionnée, vous, une ministre PS appartenant à un gouvernement PS ? Et surtout, pourquoi vous entêter encore à la maintenir contre vents et marées ?

Notons quand même, sans trop d’illusions, que, pour la première fois, vous faites directement référence, Madame la Ministre, à l’argumentaire que nous vous avons adressé en soutien des fédérations, argumentaire relayé depuis par un Président de Région PS, quatre Parlementaires PS, un Parlementaire LR auxquels s’ajoute maintenant un Président PS de Conseil Départemental. Puisque vous avez lu enfin notre argumentaire, le temps n’est-il pas venu d’arbitrer vous-même en connaissance de cause plutôt que de botter en touche, une fois de plus, en direction de « (vos) services » ?

Utilisant la formule consacrée qui, dans votre cabinet ministériel, a déjà fait cent fois la preuve de sa parfaite inefficacité, vous ne craignez pas de conclure ainsi :

« Je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites qui y seront données ».

« Les suites » ? … Mais quelles suites ?! Allez-vous oser nous servir un nouveau copié-collé de votre réponse précédente déjà envoyée deux fois, la première aux Présidents de fédérations, la seconde à la Députée PS Sabine Buis, réponse truffée d’inepties, d’erreurs grossières et assortie de chantage, signe manifeste du refus obtus et condescendant de « (vos) services », de leur mépris affiché vis-à-vis des acteurs de la ruralité ? Et quand donc « les suites », Madame la Ministre ? Cela, vous oubliez également de le dire. Jouer la montre … Une ficelle de plus !

Alors, nous, nous le disons :

Quand ? Après les élections régionales, pardi !  

 

  • Laura, 20 ans, Hunter, 3 ans. Un plaisir partagé : la chasse au grand gibier

     

604
Retour de chasse au sanglier à Beauchasel
Photo Inter/JMS

 Elle, c’est Laura. Lui, c’est Hunter.

Il a 3 ans, elle en a 20.

Laura, premier permis, premier chevreuil prélevé, est la petite Diane de l’ACCA de Vassieux-en-Vercors. Hunter, le bien nommé « chasseur », est un Gascon Saintongeois. Ils ne se quittent pas. La belle et la bête partagent dans la nature le même plaisir : la chasse. La chasse au grand gibier pour être précis. Et de grand gibier, le Vercors n’en manque pas … Pour autant que le loup en laisse un peu ici et là.

Pour un temps, la jeune drômoise a quitté la montagne pour la plaine où ses amis de l’ACCA de Beauchastel l’ont invitée. Le jour était bien choisi : 7 sangliers au tableau dont un 123 kg, joli trophée d’un autre jeune invité drômois, Benjamin.

Dans le beau cabanon tout frais aménagé de l’ACCA, mais en l’absence pour raisons sérieuses de santé du Président de l’ACCA, Michel Burine, toute l’équipe a reçu les félicitations du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, le Beauchastellois Christian Pialet, lui-même membre du Conseil d’Administration de l’ACCA. La bise en prime ! Pas pour l’équipe,  pour Laura.

 

605
Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le 25 Novembre 2015 -

606

L’INTERDEPARTEMENTALE