BRÊVES ESTIVALES 2015 (3)

EN ATTENDANT L’OUVERTURE DE LA CHASSE, LE RHÔNE ETAIT EN FÊTE LE 15 AOÛT : CHASSEURS, PETANQUEURS, AMATEURS DE JET SKI ONT ANIME LA VALLEE ILLUMINEE D’UN FEU D’ARTIFICE

 

Vent de colère au pays du pigeon. Le chasseur, autant que la « bête noire » qu’il traque, a parfois le poil qui se hérisse, surtout si l’on vient chatouiller ses moustaches. Les promoteurs éoliens d’Aquitaine (seule région de France pour le moment encore sans parc éolien) ont pu s’en rendre compte. La table ronde qu’ils avaient organisée en Dordogne était un peu petite pour y loger le millier de chasseurs de palombes venus crier d’une même voix leur opposition catégorique à l’éolien industriel. Ces passionnés d’ « oiseau bleu » s’étaient déplacés comme un seul homme à l’appel du président de leur fédération. Comme quoi, les énergies vertes font parfois voir rouge.

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Le petit observateur drômardéchois

 

15 AOÛT, LE RHÔNE EN FÊTE POUR TOUS ! …

 

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Les Printemps du Rhône : une création de l’Inter Chasse 26-07
Photos d’archives Inter JMS/CR/AP/RP

  • Le Rhône, trait d’union. En initiant et organisant voici quelques années les Printemps du Rhône, manifestation populaire de l’avis général réussie, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avait gagné son pari : réunir, trois années de suite, les acteurs et usagers du Rhône (CNR, association des riverains, fédération de pêche, chasseurs à l’arc ou à la hutte avec appelants, piégeurs agréés, promeneurs à pied ou en vélo, éducateurs et professeurs, artistes, etc.).

Le but ? Faire partager concrètement, par un public toujours plus nombreux, souvent très jeune et généralement émerveillé, cette idée simple mais forte que le Rhône, patrimoine naturel des habitants de la Vallée qui porte son nom, mérite d’être connu, entretenu, respecté, valorisé.

450 participants, 75 responsables et bénévoles engagés dans une démarche éco-citoyenne, plusieurs camions de détritus (!) ramassés le matin sur berges, 15 stands, une animation musicale avec orchestre en après-midi, etc. « Le Rhône, formidable trait d’union entre les Hommes des deux rives » comme ne manque jamais une occasion de le rappeler l’Ardéchois Christian Pialet, à l’origine de ces journées.

Cultivant l’interdépartementalité depuis ses origines, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a su bâtir un pont de plus entre Ardèche et Drôme : celui de la convivialité des personnes dans une découverte partagée du « fleuve roi », de ses riverains accueillants mais à fort caractère, de l’ancrage du fleuve dans la diversité de ses traditions, de son ouverture à une modernité acceptée du moment qu’elle n’est pas imposée.

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Les Printemps du Rhône : un évènement fédérateur et formateur autour du Rhône, de ses riverains, usagers, exploitants institutionnels, élus de la Vallée ; un évènement Nature convivial et pédagogique qui ne coûtait pas un centime d’euro à la collectivité !

Franchement, qui pouvait s’en plaindre ? … Et pourtant !

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Si les organisateurs des Printemps du Rhône ont malheureusement dû renoncer sous la contrainte pesante des textes et la menace bien réelle de sanctions financières et pénales pour cause de « bruit » et de « piétinement », (incidences d’une manifestation sur un site Natura 2000 en proximité immédiate d’une ZPS, circulaire du ministère de l’écologie du 15/04/2010), ils ont néanmoins tenu à préserver « à minima » le concours de pétanque Drôme-Ardèche qui était l’une des activités inscrites à l’édition 2010 (la dernière) du Printemps du Rhône.

Ainsi, depuis, en continuité et rappel des jolis Printemps du Rhône, c’est désormais chaque année que boulistes et spectateurs, chasseurs et non chasseurs se retrouvent à Beauchastel, toujours nombreux, dans une ambiance véritablement conviviale et un cadre approprié, celui du Rhôdanien.

S’y croisent au printemps ou au coeur de l’été, dans le meilleur esprit, joueurs locaux, amateurs de concours primés et titulaires de licence, touristes de passage et gens du village, footballeurs et rugbymen régionaux en mode décompression avant reprise d’un sport plus rugueux, responsables de chasse en attente d’ouverture et non chasseurs, jeunes et retraités …

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Photos Inter/JMS

Le 15 août 2015, avec des finalistes parisiens et drômois (dont un champion de France), 56 doublettes, soit 112 joueurs inscrits (malgré la concurrence directe d’un important concours à Chomérac et la fête nautique de La Voulte-sur-Rhône avec initiation au jet ski et démonstration d’un champion du monde de free ride), les scores souvent serrés entre joueurs amateurs et joueurs confirmés ont hissé cette 6ième édition du Rhôdanien au rang des concours régionaux qui comptent.

Monter encore en qualité le jeu pour la simple beauté du challenge tout en conservant à l’évènement son caractère amateur dans le meilleur sens du terme, offrir dotation conséquente et primes, boissons et restauration à tous les joueurs tout en réalisant un petit plus pour l’association (ce qui n’aura pas vraiment été le cas cette année, tant pis !), voilà un nouveau défi pour les hommes et les femmes de l’Interdépartementale.

  • Le Rhôdanien : une manifestation annuelle désormais bien ancrée dans notre région à partir de ce Village de caractère, Beauchastel, siège social de l’Inter Chasse 26-07.

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A 3 km de là seulement : La Voulte-sur-Rhône, mythique cité du rugby, ville des Cambérabéro. Bernard Brottes, le Maire (SE-DVD), a toujours soutenu les Printemps du Rhône lorsqu’il était encore Président du CDCAR (Collectif de Défense de la Chasse Ardéchoise) et Administrateur de la fédération des chasseurs de l’Ardèche, comme le faisait aussi son prédécesseur à la mairie, Marc Bolomey (PS) ou encore Alain Valla (PS), le Maire de Beauchastel, Bernard Berger (UMP-LR), le Maire de St Georges-les-Bains, etc. Rien d’étonnant donc à ce que le nouvel élu du chef-lieu-de-canton ait eu l’idée de cette première fête voultaine du Rhône organisée avec succès par sa municipalité, avec le soutien officiel du Conseiller Départemental, Christian Féroussier (Majorité Départementale).

Heureux hasard du calendrier, le Rhôdanien et la Fête du Rhône ont parfaitement coïncidé. A la satisfaction de tous.

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Réunis en même page du quotidien régional, les deux évènements festifs rhôdaniens du 15 août 2015 à La Voulte et Beauchastel

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Les Printemps du Rhône 2008, 2009, 2010
Rétrospective d’un succès populaire en milieu naturel :
Un évènement Nature initié et organisé par les chasseurs
Photos Inter/JMS/CR/AP/RP

 

LE SAVIEZ-VOUS ? DEPUIS 25 ANS, CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS BENEFICIENT DE L’OUVERTURE SPECIFIQUE DU GIBIER D’EAU EN AOÛT : GRÂCE A L’INTERDEPARTEMENTALE … QUI A EGALEMENT SAUVE LA CHASSE A LA HUTTE AVEC APPELANTS D’UNE DISPARITION CERTAINE

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

Naissance. Depuis le 21 août 2015, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois ont à nouveau pris possession de leurs huttes de chasse sur les bords du Rhône et de l’Isère. Ils pratiquent cette chasse hyper spécialisée avec des appelants (canards vivants attachés, bagués et déclarés dans le cadre de la veille sanitaire contre la grippe aviaire) et des formes (imitations en plastique peint) qu’ils disposent savamment sur l’eau (chacun a ses trucs) à l’aide d’une barque. Ils chassent le migrateur (l’avifaune aquatique) lorsqu’il passe (les vols de sarcelles d’été offrent parfois à cette époque mais seulement à cette époque de belles sensations) d’où cette ouverture spécifique d’été qui intervient, allez savoir pourquoi, dès le 1er août sur le DPM (Domaine Public Maritime) mais trois semaines plus tard sur le DPF (Domaine Public Fluvial). Toujours est-il que le chasseur de canard est content de pouvoir y aller de temps en temps en été sans attendre l’ouverture générale de la mi-septembre car les migrateurs, eux, n’attentent pas. Ils passent.

Cette chance de pouvoir y être quand le gibier y est encore, les chasseurs de canards de nos départements ne l’ont pas toujours connue : cela fait 25 ans maintenant qu’ils en bénéficient. Ils le doivent, faut-il le rappeler, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche.

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Ce 27 avril 1990, le Président de l’Interdépartementale a rendez-vous en début d’après-midi avec le Ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, le fondateur de Génération Ecologie. Mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche dont il est Vice-Président, Christian Pialet (qui était encore Chargé de mission au Cabinet du Ministre de l’Environnement deux ans avant) est chargé de remettre au Ministre le dossier qu’il a préparé avec l’Interdépartementale et la fédération. Il s’agit de tenter de convaincre le Gouvernement de Michel Rocard d’ouvrir par anticipation la chasse au gibier d’eau en août dans l’Ardèche et la Drôme, ce qui se fait alors dans une trentaine de départements mais a toujours été refusé jusque-là chez nous aux fédérations.

Profitant du voyage ministériel printanier en Ardèche de Brice Lalonde, Christian Pialet ne veut pour rien au monde manquer ce rendez-vous de la dernière chance sauf que … A 10 h, un évènement encore plus important le retient impérativement à Valence : la naissance de son deuxième garçon.

Côté montre, ça s’annonce serré car le Ministre déjà arrivé a choisi de parcourir la montagne ardéchoise au pas de charge. Pour le rejoindre, la route tourne. Les aiguilles de la montre aussi ! Première mairie visitée : quand le porte-parole des chasseurs arrive, le Ministre est déjà reparti depuis longtemps. Deuxième point de rendez-vous, parti aussi ! Le Président de l’Inter arrive enfin à la troisième et dernière étape ministérielle où la réunion express est déjà bien entamée. Un Ministre, c’est toujours pressé. Il avait été prévu par le protocole d’accorder 10 minutes d’entretien au Président de l’Inter. Brice Lalonde lui donne la parole en fin de réunion tout en jetant un coup d’oeil impatient à sa montre : « M. Pialet, je suis désolé, j’ai déjà pris du retard, je dois rentrer à Paris. Vous avez 3 minutes pour me convaincre ! ».

  • Trois mois plus tard, Brice Lalonde est le premier Ministre de l’Ecologie à signer l’ouverture anticipée de la chasse au gibier d’eau dans l’Ardèche et la Drôme. Depuis 25 ans, cette mesure a toujours été reconduite.

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A l’origine, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche fut créée pour s’opposer aux mesures d’interdiction de la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants. Le 19 mars 1981, les statuts de l’association étaient déposés. Visionnaires, les fondateurs englobaient déjà dans la même défense toutes les chasses aux migrateurs directement menacées (canards, pigeons, grives) : « Association interdépartementale pour la défense de la chasse au gibier d’eau et des autres chasses traditionnelles de gibiers de passage » (parution au Journal Officiel de la République Française en date du 28 mars 1981). Ce n’est qu’en 2004 qu’interviendra, par un vote unanime de l’Assemblée Générale, la réforme des statuts avec changement d’intitulé (Article 16), la nouvelle « Interdépartementale chasse Drôme-Ardèche » prenant désormais en compte la défense de tous les modes de chasse (Article 3).

« Taper haut et fort », telle aurait pu être la devise du Président-Fondateur de 30 ans, élu à l’unanimité à la tête de la nouvelle association pour croiser le fer avec les expérimentés antichasse de l’époque qui trouvaient déjà des relais complices au sein de l’administration d’Etat. Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République. Le 10 septembre 1981, l’Elysée fait officiellement savoir à Christian Pialet que le dossier chasse Drôme-Ardèche est désormais suivi au plus haut niveau de l’Etat. Et il faudra bien ça, vous allez voir !

Alors que toutes les garanties ont été données à l’Interdépartementale (courriers du Directeur de la Protection de la Nature des 15 juillet et 13 octobre 1981) et que l’ouverture du gibier d’eau a pu encore se faire normalement cette année-là malgré les assauts répétés des antichasse, ces derniers, furieux de ne pas avoir réussi mais soutenus et relayés jusqu’à Paris par un de leur militant en poste dans une administration départementale sous tutelle du ministère, vont réussir en juillet-août 1982 ce tour de force :

A quelques semaines de l’ouverture de la chasse, ils obtiennent du Ministre de l’Environnement, Michel Crépeau (Parti Radical de Gauche), qu’il signe l’arrêté d’interdiction de la chasse à la hutte avec appelants en Drôme-Ardèche alors que le Ministre s’est engagé personnellement par écrit auprès de l’Interdépartementale à faire exactement … le contraire (courriers du Ministre des 18 mai et 22 juin 1982) !

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Reniant sa promesse, Michel Crépeau vient en fait de signer l’arrêt de mort de la chasse au gibier d’eau en Drôme-Ardèche. Les antichasse jubilent …

 

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Dès le 12 août, l’Interdépartementale alerte le Ministre sur les manoeuvres des antichasse au sein même de sa propre administration et sur l’incohérence de la position ministérielle qui en résulte. Le 9 septembre, Michel Crépeau semble enfin découvrir ce que son administration lui a caché. De là à faire marche arrière, c’est autre chose ! En effet, il ne reste plus que quelques jours à Christian Pialet, avant l’ouverture de la chasse, pour convaincre le Ministre de revenir sur sa décision, c’est-à-dire, le cas échéant, d’accepter de se déjuger publiquement en prenant un arrêté modificatif autorisant ce que l’arrêté précédent vient d’interdire. Autrement dit, aux yeux de tous, c’est quasiment :

Mission impossible !

Le Président de l’Interdépartementale ne renonce pourtant pas et s’en explique auprès de son équipe évidemment complètement découragée :

« Il y a 1 chance sur 100 pour que ça marche mais nous devons la tenter. Je suis en relation directe avec le Directeur de Cabinet du Ministre et son Conseiller Technique pour la chasse. Je pense que le Ministre s’est tout simplement fait piéger et que Michel Crépeau est un homme de bonne foi. J’ai la conviction qu’on a fait signer au Ministre à Paris un texte qu’il n’a pas lu et qu’on lui a forcé la main depuis Privas. J’en ai fait la démonstration à son Directeur de Cabinet. J’en envoie la preuve au Ministre. Si le dossier envoyé ne suffit pas, je monte à Paris rencontrer directement le Ministre ! Tenez-vous prêts à vous mobiliser et à mobiliser tous les amis chasseurs s’il le faut ».

Et l’improbable arriva : à une semaine de l’ouverture de la chasse, un nouvel arrêté ministériel était signé et envoyé par les préfectures pour affichage dans les mairies :

« La chasse au gibier d’eau est autorisée à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et dans la Drôme ».

Christian Pialet aura ce commentaire : « Un Ministre qui accepte de se déjuger publiquement par seul respect de la parole donnée, c’est plutôt rare ! Je rends hommage à l’honnêteté exemplaire de Michel Crépeau ».

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Quelques escarmouches interviendront encore de la part d’antichasse battus sur leur propre terrain en 1981, battus en 1982 mais assez vigoureux pour tenter de saborder (« jamais deux sans trois ») l’ouverture 1983. Néanmoins, privés de leur principal soutien – le fonctionnaire ardéchois un peu trop zélé dans sa détestation militante des chasseurs recevra un blâme de son ministère -, ils seront lâchés en rase campagne par la nouvelle Ministre de l’Environnement, Huguette Bouchardeau, l’ancienne dirigeante du PSU (Parti Socialiste Unifié) qui donnera entièrement raison à … L’Interdépartementale Chasse Dôme-Ardèche (courrier du 2 août 1983).

Ces combats menés et gagnés par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche l’ont été avec le soutien indéfectible de l’ANCGE, l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, toujours présente aux côtés de l’Interdépartementale depuis 35 ans et dont le Président Pialet est aussi l’Administrateur National Chargé des relations avec la CNR, la Compagnie Nationale du Rhône.

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Photo montage Inter/Archives/CP/ANCGE

  • Depuis, plus personne en Drôme-Ardèche ne se risquera à défier les chasseurs de gibier d’eau à la hutte. Ce ne sont pas leurs appelants qui s’en plaindront !

VOUS VOULEZ LES LOUPS ? EH BIEN ! PAYEZ DONC LEURS DEGÂTS … LES CHASSEURS LE FONT DEPUIS LONGTEMPS POUR LES SANGLIERS !

 

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Contributions équitables. Au moment où les contribuables retrouvent leur feuille d’impôts, voilà une question que personne, semble-t-il, n’a encore jamais osé poser à l’Etat : puisque les chasseurs doivent indemniser eux-mêmes 100 % des dégâts causés par le grand gibier, sangliers en particulier, pourquoi les amis des loups ne seraient-ils pas mis à contribution de la même façon ? Ce serait logique, juste et équitable, non ?

Qu’en pense le contribuable à qui l’Etat oublie de demander son avis sur la question, contribuable pourtant obligé de financer 100 % des dégâts occasionnés par des loups que personne ne voit jamais (et que beaucoup n’ont pas tellement envie de voir, d’ailleurs). Que personne ne voit jamais ? Sauf bien-sûr ces pauvres bergers, gardiens de brebis pourchassées et dépecées vivantes sans émouvoir les « amis des animaux » ! …

Voilà l’occasion pour Ségolène Royal, Ministre des grives cantonales, d’exercer enfin sa légendaire « bravitude » : des loups ou des brebis ? Des écolos ou des bergers ? Les voix d’Europe-Ecologie-Les-Verts (ou ce qu’il en reste) ou les euros des contribuables ? Parti-pris au service d’une minorité ou équité républicaine?

Le courage, en politique, Madame la Ministre, c’est d’abord de choisir.

 

12 SEPTEMBRE : LA GRIVE CANTONALE S’INVITE DEJA DANS LA CAMPAGNE REGIONALE DU PS

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

12 septembre. Ce jour-là, ce sera la veillée d’armes des chasseurs en attente du grand jour. La veille de l’ouverture générale de la chasse est toujours, pour un million de chasseurs français, un moment de forte intensité. Les chiens ont déjà tout compris depuis longtemps dès qu’ils ont vu ressortir fusils et habits de chasse. Ils sont impatients. Les chasseurs aussi. Les plus jeunes ne dormiront pas beaucoup cette nuit-là, les anciens se disent : « J’ai la chance de pouvoir repartir pour un tour ! ».

Repartir pour un tour (et même deux), c’est aussi le souhait, dans un tout autre registre, des candidats socialistes aux élections régionales. Le 12 septembre, ce sera leur veillée d’armes à eux avec le lancement officiel de la campagne électorale du PS en Ardèche. Ils n’oublieront pas ce jour-là, autour d’Hervé Saulignac, d’ajouter à la cuisine électorale ce qui pourrait bien devenir dans les prochains mois leur plat de résistance : la grive cantonale. Car, en cas de provocation maintenue par le ministère de la pensée verte, actuellement dirigé par une éminente représentante du Parti Socialiste, les chasseurs ne les oublieraient pas non plus les 6 et 13 décembre prochains.

Et des chasseurs en colère, ça pourrait à nouveau faire du bruit dans nos campagnes … Ainsi qu’un gros paquet de voix en moins pour certains en fin de campagne.

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« L’acharnement développé autour de la protection du loup fait partie du « programme » d’abolition de la chasse. Nos intégristes verts ont calculé que, quand il y aura suffisamment de loups en France, ceux-ci seront capables de maintenir les populations de grand gibiers, chevreuils, sangliers, cerfs, à des niveaux suffisamment faibles pour que leur chasse ne se justifie plus (…) »

- Jean-Pierre Janaud, Docteur en agro-écologie -

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Photos Inter/Site internet/Florian Lalièvre

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE