BREVES AUTOMNALES (3)

DIESEL, LE CHIEN QUI EST MORT POUR QUE VIVENT LES HOMMES

 

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Photo Inter/Capture d’écran BFMTV

Il s’appelait Diesel. C’était un chien d’assaut du Raid. Berger malinois de sept ans, Diesel a perdu la vie lors de l’assaut des policiers d’élite contre les terroristes retranchés dans l’immeuble de Saint-Denis.

Son maître-chien, policier du Raid, témoigne : ” Dès que nous sommes arrivés, il y a eu de nombreux échanges de coups de feu, d’envoi de grenades. Et puis le calme est revenu, un calme presque anormal, très long.” Pensant que les terroristes ont été neutralisés, son maître décide d’envoyer Diesel inspecter l’appartement :

 « Je l’ai vu s’élancer, l’ai perdu de vue, des coups de feu ont retenti. Diesel est mort sur le coup. Je ne le reverrai jamais.”

Le rôle du chien d’assaut est essentiel dans ce type d’opération. « Il ouvre la voie au reste de la colonne, utilise tous ses sens pour détecter la présence d’individus : l’audition, la vue, le flair », précise le maître-chien du Raid.

Quelle relation entre le chien et son maître ? « C’est une confiance mutuelle, le chien a parfaitement confiance en moi, j’ai parfaitement confiance en lui, chacun sait comment réagira l’autre sur le terrain. »

L’histoire du chien policier abattu pour avoir fait son devoir a provoqué une émotion inattendue dans le monde entier via les réseaux sociaux. Certains souhaitent qu’une médaille lui soit décernée. Aux yeux de beaucoup, c’est un peu comme si, par transfert, ce chien mort en service commandé portait en lui la part d’humanité qui a déserté le cœur et le cerveau des terroristes islamistes de Saint-Denis.

Au terme de cinq années de bons et loyaux services dans l’unité d’élite de la police nationale, Diesel était promis à une belle et longue retraite, toujours près de son maître, dès le printemps prochain.

Si la mort d’un chien policier parfaitement dressé pour épargner ou sauver des vies humaines en affrontant la folie, la criminalité ou la barbarie de certains hommes est finalement peu de chose au regard de 130 personnes assassinées, souvent au printemps de leur vie, chacun peut comprendre néanmoins la peine contenue mais bien réelle de son maître qui ne verra plus jamais son fidèle « compagnon ».

Diesel : le chien qui est mort pour que vivent les hommes.

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  •    Gibier : ça chauffe aussi pour lui !

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Corentin Guérin

Au moment où se déroule à Paris le rassemblement planétaire climatique et environnemental de la COP 21, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) publie les résultats de trente ans d’observations de terrain et de travaux scientifiques. Pour les chasseurs au contact permanent de la nature, le résultat n’est pas vraiment une surprise : de la sarcelle d’hiver qui migre par la Vallée du Rhône au chamois du Vercors en passant par le chevreuil d’Ardèche, presque tous les gibiers chassés en France seraient déjà affectés par le réchauffement climatique ou risquent de l’être sous peu. Quelques espèces pourront probablement en profiter mais toutes devront s’adapter. S’adapter ou disparaître …

  • Elucubrations sur les armes de chasse d’avant 13 novembre 2015

     

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Photo Inter/Capture d’écran/Site internet L’Express

Est-ce par ignorance de la réalité, par démagogie facile et mercantile ou simplement pour se faire pardonner d’avoir déplu à certains de ses lecteurs en ayant répondu favorablement à une invitation de chasseurs pour le 20ième anniversaire du cercle cynégétique Gaston Phoebus ? Toujours est-il qu’on a connu Christophe Barbier plus perspicace. Editorialiste au talent reconnu, Directeur de rédaction à l’Express, débateur éloquent, journaliste politique bien informé, analyste souvent passionnant comme invité régulier de l’excellente émission TV C’est dans l’air, il a aujourd’hui bonne mine, lui qui, quelques jours avant les tragiques évènements de Paris du 13 novembre, avait eu cette idée géniale pour « améliorer la sécurité des Français » : que tous les chasseurs de France viennent déposer leurs armes en mairie après chaque sortie de chasse !

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  • Délires antichasse d’après 13 novembre 2015

     

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On ne se refait pas. Le Député écologiste Noël Mamère s’était singularisé en votant contre les mesures de sécurité publique adoptées à la quasi-unanimité des Députés et Sénateurs au lendemain des scènes de guerre qu’a connu Paris le 13 novembre 2015. Incontestablement pourtant, la palme de l’odieux dans la démagogie dégoulinante et le sectarisme de bas étage revient à un obscur Maire écolo du Nord, jusque-là parfait inconnu qui mérite grandement de le rester. Dès « l’état d’urgence » proclamé en riposte nationale à la menace globale du terrorisme islamiste, le perfide élu vert, prétextant sans vergogne « garantir l’ordre public » à ses administrés traumatisés par les évènements, n’a rien trouvé de mieux que d’interdire fallacieusement sur tout le territoire de sa commune … l’exercice de la chasse. Indécent.

 

Q'elle était verte

 

La Conseillère Régionale Rhône-Alpes d’Opposition, Marie-Christine Git, a fait pour nous les comptes …

 

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Photo Inter/CG

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Un grand merci à Marie-Christine Git qui termine son mandat d’élue régionale et ne se représente pas.

Sans elle, sans son travail discret mais méthodique, acharné, sans sa disponibilité pour ses administrés, sans sa volonté inébranlable de faire éclater la vérité même lorsque celle-ci n’est pas toujours bonne à dire, les chasseurs (et les autres citoyens) n’auraient certainement pas eu aussi facilement accès à ces informations désormais connues du grand public et ainsi mises en débat.

 

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La protection de la nature, la défense de l’environnement ? Oui ! Les subventions aux associations ? Pourquoi pas … à condition que l’état des finances publiques régionales le permette. Mais alors, que ce soit toujours dans le souci de l’équilibre, de l’équité. Pas dans l’entre soi, jamais dans le « deux poids, deux mesures ». Au cours du dernier mandat de nos élus régionaux, cela a-t-il été le cas ? A chacun de répondre en son âme et conscience.

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  • Grive « cantonale » : Hervé Saulignac, le patron (PS) du département de l’Ardèche, ne comprend pas, lui non plus, « la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois »

     

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    Photo Inter/Capture d’écran /France 3 Rhône-Alpes

L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche lui avait demandé de bien vouloir prendre position. Il l’a fait. Dans la réponse qu’il nous adresse, c’est clair, précis, concis :

« En ce qui concerne la fermeture cantonale des grives, malgré ma bonne volonté, je n’ai pas saisi les raisons de la discrimination qui s’applique en France aux seuls Ardéchois et Drômois ».

Signé : Hervé Saulignac, le Président (PS) du Conseil Départemental de l’Ardèche, Vice-Président de la région Rhône-Alpes, tête de liste PS Ardèche aux élections régionales des 6 et 13 décembre.

Dans la foulée, le patron du département de l’Ardèche annonce à son tour une initiative pour tenter de débloquer la situation :

« Je suis tout à fait disposé à relayer la dénonciation de cette application restrictive et arbitraire du droit de chasse auprès des parlementaires ardéchois en les encourageant à entreprendre une démarche commune vers le Ministère ». 

  • L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche remercie Hervé Saulignac pour son soutien déterminé aux chasseurs, approuve évidemment sa proposition et, selon ses principes et son expérience, jugera sur les résultats. Son homologue côté Drôme, Patrick Labaune (LR, ex. UMP) n’a pas encore répondu.

 

  •    GRIVES DE LA DISCRIMINATION : INTERPELLEE DE TOUTE PART, LA MINISTRE DES ECOLOGISTES JOUE LA MONTRE AVANT LES REGIONALES

 

Le Président sortant de la région Rhône-Alpes aurait-il perdu de son influence à Paris ?

On peut légitiment se poser la question à la lecture de la réponse que Ségolène Royal lui a adressée après qu’il eut saisit, à notre demande, la Ministre de l’Ecologie au sujet de la rocambolesque affaire des grives cantonales.

La bonne volonté de Jean-Jack Queyranne à l’égard des chasseurs n’est pas en cause. Il nous a reçus, écoutés, entendus, compris, soutenus. Il s’était engagé à relayer lui-même notre demande (nouvel arrêté ministériel rétablissant la chasse à la grive pour tous en Drôme-Ardèche jusqu’au 20 février 2016) directement auprès de la ministre. Il l’a fait.

En revanche, ce qui pose problème, c’est qu’en réponse à l’interpellation d’un Président PS de Conseil Régional, ancien ministre lui-même, un membre d’un gouvernement PS lui réponde en substance … qu’il lui répondra plus tard !

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Chasseurs de grives, votre ministre de tutelle vous offre généreusement avant Noël un « royal » cadeau :

 

La ministre PS de la grive cantonale qui cautionne ouvertement une véritable « discrimination » à l’égard des chasseurs ardéchois et drômois selon la propre analyse d’un Président de Conseil Départemental PS, vient de « demander à (ses) services » (ceux qui se payent notre tête depuis des années) « d’étudier » (on croyait qu’ils l’avaient déjà fait) « les remarques des chasseurs ardéchois et drômois sur les périodes de chasse aux turdidés dans les départements rhônalpins ».

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Pareille mauvaise foi confirme notre analyse, Madame la Ministre. Tant de désinvolture de la part de vos collaborateurs à l’égard des chasseurs mais tout autant vis-à-vis des élus de votre propre parti, le PS, ne pourra que discréditer chaque jour un peu plus votre posture, difficilement tenable, dans cette singulière affaire de la grive « cantonale », c’est-à-dire politicienne, dans cette construction juridique bancale sans fondement écologique scientifique, dans ce dispositif grotesque imaginé par des énarques parisiens uniquement dans le but de nuire aux chasseurs de nos campagnes.

Cette mesure inique que vous nous imposez rompt en pratique dans la République française l’égalité de droits entre citoyens-chasseurs d’un même département.

Certes, je vous l’accorde, elle a été utilisée bien avant votre arrivée dans ce ministère par des technocrates antichasse déjà en poste sous des gouvernements de droite mais pourquoi diable, alors, l’avoir reprise à votre compte et cautionnée, vous, une ministre PS appartenant à un gouvernement PS ? Et surtout, pourquoi vous entêter encore à la maintenir contre vents et marées ?

Notons quand même, sans trop d’illusions, que, pour la première fois, vous faites directement référence, Madame la Ministre, à l’argumentaire que nous vous avons adressé en soutien des fédérations, argumentaire relayé depuis par un Président de Région PS, quatre Parlementaires PS, un Parlementaire LR auxquels s’ajoute maintenant un Président PS de Conseil Départemental. Puisque vous avez lu enfin notre argumentaire, le temps n’est-il pas venu d’arbitrer vous-même en connaissance de cause plutôt que de botter en touche, une fois de plus, en direction de « (vos) services » ?

Utilisant la formule consacrée qui, dans votre cabinet ministériel, a déjà fait cent fois la preuve de sa parfaite inefficacité, vous ne craignez pas de conclure ainsi :

« Je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites qui y seront données ».

« Les suites » ? … Mais quelles suites ?! Allez-vous oser nous servir un nouveau copié-collé de votre réponse précédente déjà envoyée deux fois, la première aux Présidents de fédérations, la seconde à la Députée PS Sabine Buis, réponse truffée d’inepties, d’erreurs grossières et assortie de chantage, signe manifeste du refus obtus et condescendant de « (vos) services », de leur mépris affiché vis-à-vis des acteurs de la ruralité ? Et quand donc « les suites », Madame la Ministre ? Cela, vous oubliez également de le dire. Jouer la montre … Une ficelle de plus !

Alors, nous, nous le disons :

Quand ? Après les élections régionales, pardi !  

 

  • Laura, 20 ans, Hunter, 3 ans. Un plaisir partagé : la chasse au grand gibier

     

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Retour de chasse au sanglier à Beauchasel
Photo Inter/JMS

 Elle, c’est Laura. Lui, c’est Hunter.

Il a 3 ans, elle en a 20.

Laura, premier permis, premier chevreuil prélevé, est la petite Diane de l’ACCA de Vassieux-en-Vercors. Hunter, le bien nommé « chasseur », est un Gascon Saintongeois. Ils ne se quittent pas. La belle et la bête partagent dans la nature le même plaisir : la chasse. La chasse au grand gibier pour être précis. Et de grand gibier, le Vercors n’en manque pas … Pour autant que le loup en laisse un peu ici et là.

Pour un temps, la jeune drômoise a quitté la montagne pour la plaine où ses amis de l’ACCA de Beauchastel l’ont invitée. Le jour était bien choisi : 7 sangliers au tableau dont un 123 kg, joli trophée d’un autre jeune invité drômois, Benjamin.

Dans le beau cabanon tout frais aménagé de l’ACCA, mais en l’absence pour raisons sérieuses de santé du Président de l’ACCA, Michel Burine, toute l’équipe a reçu les félicitations du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, le Beauchastellois Christian Pialet, lui-même membre du Conseil d’Administration de l’ACCA. La bise en prime ! Pas pour l’équipe,  pour Laura.

 

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Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Département de l’Ardèche
- Hervé Saulignac, Président du Conseil Départemental de l’Ardèche
Au Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le 25 Novembre 2015 -

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L’INTERDEPARTEMENTALE