BREVES AUTOMNALES 2015

GRIVE « CANTONALE » : LE PRESIDENT DE LA REGION RHÔNE-ALPES INTERPELLE SEGOLENE ROYAL … ÇA COMMENCE A BOUGER !

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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Promesse faite, promesse tenue …

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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Une intervention qui sera décisive … ou pas ?

 

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Photo Inter/Site internet/Florian Lalièvre

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VOUS AVEZ DES CHASSEURS DE GRIVE DANS VOTRE ACCA ? IL EST ENCORE TEMPS DE NOUS REJOINDRE : POUR PESER ENSEMBLE SUR LA DECISION

 

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L’union fait la force : rejoignez-nous !
Photomontage/Inter

ASPAS : L’ETE MEURTRIER

 

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  • Vous vous demandez ce que devient l’ASPAS ? Les adhérents de cette association se le demandent aussi.

Depuis des mois maintenant, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages traverse la plus grave crise interne de son histoire … Et ne semble pas prête d’en sortir (Cf. articles du site, rubrique ANTICHASSE).

Après la démission de l’ancien Président Pierre Athanaze, les révocations de Roger Mathieu, membre du Bureau et de Françoise Savasta, Administratrice, c’est au tour d’une autre Administratrice de l’ASPAS, Geneviève Delvoye, d’avoir donné sa démission.

Premier visé par les « dissidents », le Vice-Président de l’ASPAS, Marc Giraud, réfute en bloc les accusations de Roger Mathieu et Françoise Savasta. Il s’insurge contre « l’attaque virulente et violente » dont ils se seraient rendus coupables à l’encontre du Conseil d’Administration.

Les accusant d’avoir « dénigré » des salariés en poste à l’ASPAS, Marc Giraud estime que « leurs agissements nuisent publiquement à la réputation de l’association ». Il en appelle aux adhérents en souhaitant un retour « au respect, à l’écoute, au dialogue ».

Visiblement, Marc Giraud n’aura pas été entendu. Dans une lettre adressée le 13 juillet 2015 au Vice-Président de l’ASPAS, Geneviève Delvoye, Administratrice démissionnaire à son tour, se plaint amèrement de l’absence d’écoute de l’équipe dirigeante et tout particulièrement du ton « inquisiteur et accusateur » de Marc Giraud.

De son côté, Roger Mathieu, l’un des principaux dirigeants évincés, s’insurge contre ce qu’il n’hésite plus à appeler « le délire paranoïaque » des dirigeants actuels de l’association ! …

Roger Mathieu leur reproche de « harceler par des salves d’injonctions tel ou tel militant soupçonné de « subversion » et sommé de s’expliquer devant ce qui ressemble à de véritable petits tribunaux d’exception ».

Le robespierrisme et la Terreur seraient-il en train de devenir le fil rouge de la verte association ?

Toujours est-il que, dénonçant à son tour des « procédés violents », Geneviève Delvoye, la naturaliste qui peut au moins se prévaloir d’une longue expérience de terrain dans le domaine des associations de protection de la nature (ASPAS, LPO, etc.) témoigne :

« En 40 ans de militantisme dans diverses associations et de participations passées et actuelles à divers Conseils d’Administration, je n’ai jamais connu pareille situation ».

NOS GIBIERS LES PLUS CHASSES EN FRANCE

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  • De l’étude BIPE (entreprise agréée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) réalisée en 2015 à l’initiative de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs), il ressort le classement ci-dessous pour les gibiers prélevés par la chasse dans notre pays

Petit gibier sédentaire

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Grand gibier

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Gibier migrateur terrestre

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Gibier d’eau

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Grand gibier de montagne

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Photos Inter/Site internet
Adrien Vermare/Florian Lalièvre/CP

MIGRATEURS ET SATELLITES … CORBEAUX ET LOUP … REGIONALES ET FEDERATIONS … FAISANS ET DEMUNIS … FEMMES ET CHASSE …

LES INFORMATIONS DE L’EXTRÊME

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. Techniciens cynégétiques des fédérations de chasse et ornithologues agréés du Muséum (le Président de l’Interdépartementale a récemment partagé un café matinal sur les bords du Rhône avec l’un d’entre eux, rencontré en plein travail de bagage de bruants des roseaux) ont en commun une pratique véritablement scientifique de l’écologie. Ça nous change un peu des autres …

Baguer les oiseaux pour mieux les connaitre, c’est la méthode classique et peu coûteuse qui a fait ses preuves. Les équiper de balises électroniques, ça coûte cher (L’ANCGE en sait quelque chose pour participer à un programme scientifique de suivi de la migration des oies… Du moins, celles qui ne finissent pas gazées aux Pays-Bas grâce aux fonds européens). Oui ! C’est cher mais cela permet de les suivre par satellite tout au long de leur périple migratoire. Ce travail donne d’étonnants résultats que Le Chasseur Français a eu la bonne idée de condenser.

On apprend ainsi qu’un petit passereau, le pouillot fitis, se tape près de 10 000 Km d’un voyage le conduisant de chez Poutine jusque chez les Springboks, Europe de l’Est-Afrique du Sud, billet aller-retour ; que le martinet, visiteur estival familier de nos villages ardéchois et drômois (souvent confondu avec l’hirondelle), programmé et profilé pour voler sans cesse une fois son nid quitté, peut tenir en vol quatre ans sans jamais se poser, ni se re-poser, ni, par conséquent se … reposer ; qu’une sterne arctique (l’hirondelle de mer) peut couvrir en battements d’ailes pour seul carburant, au cours de sa frêle mais assez longue existence, jusqu’à 10 fois … la distance Terre-Lune ! Devant pareils exploits de la nature, on se sent tout petit, humble, modeste, émerveillé.

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. Drôles d’oiseaux. Il a tout de même de drôles de défenseurs, le loup, dans la Drôme. Voilà des semaines que des chasseurs du Haut-Diois ayant accepté une formation de tir du loup dans le cadre d’une mission bénévole de service public commanditée par l’Etat sont la proie d’un étrange « corbeau » ou plus vraisemblablement de plusieurs. Insultes par téléphone, menaces diverses, cartes postales postées de … Belgique (siège des institutions européennes), avec odieux chantage aux relations extraconjugales habilement dévoilées aux conjointes mais bien-sûr inventées de toutes pièces … Drôles d’oiseaux pour agir ainsi !

Le Président de la fédération des chasseurs drômois a sa petite idée sur l’origine de ces provocations de bas étage. Alain Hurtevent désigne sans hésiter « les écologistes radicaux », l’ancien commandant de gendarmerie de la Drôme se demandant tout haut « comment tout ça va finir ».

Nous attendons avec curiosité de voir si les associations pro-loups désavouent publiquement et sans ambiguïté des procédés qui ne grandissent ni leurs auteurs, ni la cause que ceux-ci prétendent défendre.

En toute logique aussi, les dépôts de plainte devraient maintenant tomber en rafale : la fédération de chasse 26 en tête mais également les ACCA concernées et bien-sûr tous les chasseurs visés en tant qu’auxiliaires de la puissance publique, sans oublier le Préfet de la Drôme puisque c’est son arrêté autorisant le tir de prélèvement d’un loup qui semble avoir déclenché ce tumulte.

Que la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, saisisse elle-même les tribunaux aux côtés du Préfet aurait de l’allure, sinon de la « bravitude ». De la part de l’Etat, ce serait, au-delà des mots souvent dits pour plaire, un acte. Un acte cohérent pleinement assumé car, sans arrêté ministériel autorisant sous conditions le tir du loup en France par des chasseurs, le Préfet de la Drôme n’aurait pas pu agir ainsi …

Espérons que les suites judiciaires, si suite il y a, seront cette fois à la hauteur, c’est-à-dire, plus dissuasives dans cette affaire du loup drômois et de son escorte de noirs volatiles qu’elles ne l’ont été, côté Ardèche, dans une autre affaire, tout autant bordée de sombre puisque s’agissant de bêtes noires ; celle de l’empoisonnement volontaire des sangliers à la bromadiolone : une action criminelle contre la faune sauvage, absolument démontrée et prouvée mais pourtant restée à ce jour totalement impunie.

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. Taclé ! « Je tiens à affirmer haut et fort que je ne suis pas de gauche ! ». Par cette proclamation politique intempestive que personne ne lui demandait, le Président des fédérations de chasseurs Rhône-Alpes (également Président de la fédé de la Loire), Gérard Aubret, sème le trouble parmi les chasseurs. Il enfonce le clou :

« J’ai fait le choix de m’inviter dans la campagne électorale pour les régionales ».

Cette initiative personnelle de M. Aubret serait en fait une offre de service à Laurent Wauquiez qui conduit la liste des Républicains pour la région Rhône-Alpes-Auvergne, liste opposée au Président sortant PS, Jean-Jack Queyranne … Lequel Wauquiez ne serait pas chaud du tout pour partir avec Aubret. Dans l’entourage du candidat de la droite républicaine, il se dit en effet que M. Aubret n’aurait pas la carrure. Une partie de l’état-major de Laurent Wauquiez estimerait par ailleurs risqué de prendre sur la liste un chasseur en position éligible. Pour ne pas trop déplaire aux écologistes. Dépité, Gérard Aubret aurait alors menacé, selon la presse cynégétique nationale, de monter sa propre liste régionale « chasseurs ». Dans quel but et surtout avec quels moyens ?

Au-delà des petits calculs politiciens qui n’intéressent personne et des ambitions personnelles de M. Aubret qui ne concernent que lui-même, une question se pose : l’entrée en politique d’un responsable régional de fédération est-elle compatible avec ses fonctions actuelles de responsable cynégétique ? Non ! Répondent les plus nombreux. Ceux-là pensent que s’il veut faire carrière politique dans un parti, ce qui est son droit, M. Aubret doit d’abord démissionner de ses fonctions fédérales car à ce titre, et jusqu’à hier encore, il représentait tous les chasseurs de sa fédération et pas seulement ceux qui partagent sa sensibilité politique.

C’est le point de vue exprimé, notamment, par la Rédaction de la revue nationale Plaisirs de la chasse qui pointe les difficultés de stratégie de la FNC, (« pas assez pensée »), s’inquiète de ses conséquences déjà visibles et tacle sévèrement, sans toutefois le nommer, M. Aubret :

« Que des élus fédéraux agissent auprès des politiques de tous bords pour « placer » des chasseurs sur des listes régionales de décembre prochain s’inscrit dans une stratégie d’influence bien légitime pour des représentants d’intérêts catégoriels. Que des présidents de fédérations départementales de chasseurs figurent sur ces listes, de la majorité ou de l’opposition, pose un problème de morale publique : ils détournent leur mandat cynégétique à des fins politiques » …

Cette analyse est partagée depuis toujours par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui redoute la confusion des genres et craint plus que tout que l’engagement politique partisan d’un Président de fédération de chasseurs soit source de divisions entre chasseurs de sensibilités politiques différentes et par conséquent d’affaiblissement collectif.

Ce risque d’une politisation des fédérations était souligné par le Président de l’Interdépartementale dans une interview donnée le 18 décembre 2014, propos prémonitoires qui prennent aujourd’hui tout leur sens :

  • « En 2015, nous n’aurons sûrement pas besoin, nous les chasseurs, de la politique comme motif supplémentaire de divisions et de difficultés. Laissons donc la politique là où elle est ! ».

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. Inter-Solidarité. Pour la troisième année consécutive, les chasseurs offrent du gibier aux banques alimentaires. 12 villes en bénéficient. 5000 faisans offerts par les professionnels de l’Inter-Prochasse seront ainsi dégustés à Noël par les plus démunis.

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. Podium. Et un, et deux, et trois ! Des 28 Etats membres de l’Union Européenne, la France a au moins une première place : celle du nombre de chasseurs avec environ un million de pratiquants. Notre pays occupe toujours la première marche du podium. Suivie par l’Espagne et l’Italie.

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. Tendance. « La femme est l’avenir de l’homme », chantait, depuis les bruyères d’Ardèche, notre Jean Ferrat national. Et si la femme était en train de devenir également l’avenir de la chasse ? Seuls les gros machos (les maigres aussi, d’ailleurs) pourront hausser les épaules, sûrement pas les féministes d’hier et d’aujourd’hui, qui voient toujours un progrès de la société partout où une femme exerce une fonction traditionnellement masculine !

En tous cas, elles sont là, de plus en plus nombreuses, à porter le fusil ou la carabine, à mener les chiens ou poser les appelants. Une enquête nationale vient de cerner le profil de la nouvelle Diane : les femmes qui découvrent la chasse sont des amoureuses de la nature, de vraies passionnées, généralement trentenaires, habitant souvent la ville, bien accueillies et respectées par leurs collègues hommes.

Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche compte 4 femmes sur 22 membres : Chantal, qui chasse le sanglier et mène les chiens ; Yolaine, qui a chassé le gibier d’eau à la hutte avec appelants, Janine, qui peut cuisiner n’importe quel gibier ; Marie-Agnès, qui apporte à l’équipe l’éclairage des Sciences de la Vie et de la Terre.

Grâce à vous, Mesdames, la chasse devient tendance …

La chasse au féminin : une petite révolution tranquille qui fait son chemin.

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- Jean-Jack Queyranne, le Président de la Région Rhône-Alpes,
qui vient de saisir la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, du dossier grive
après sa rencontre avec Christian Pialet -
La grive « cantonale » : un dossier de plus en plus embarrassant
pour les élus PS Rhône-Alpes à la veille des élections régionales
Photo Inter/JMS

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Brèves automnales (2)

L’INTERDEPARTEMENTALE