AUTOMNALES 2019

LA « GESTION ADAPTATIVE DES ESPECES » PLOMBEE PAR LA LPO ET LE CONSEIL D’ETAT

 

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.   « Le Conseil d’Etat vient de récuser une nouvelle fois la gestion adaptative des espèces, proposée et souhaitée par les chasseurs, en annulant l’arrêté du Ministère de l’Ecologie qui autorisait le prélèvement de 6 000 courlis cendrés depuis le 3 août.

« La Ligue de Protection des Oiseaux, comme à son habitude et dans sa logique idéologique d’interdire la chasse, a attaqué cette décision dès la publication de l’arrêté.

« Il est important de rappeler que les chasseurs prélevaient jusqu’à l’année dernière environ 10 000 oiseaux sur le DPM et que la proposition de baisser à 6 000 répondait parfaitement aux demandes de la Commission européenne, tout en sachant que rien n’est fait pour améliorer les habitats et les lieux de reproduction de cette espèce sensible. Encore une fois, l’Europe et le Conseil d’Etat ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ne parlant de la chasse que comme variable d’ajustement, ce qui est ridicule à l’échelle de l’aire de répartition de cet oiseau (…).

« La frange ultra protectionniste des scientifiques membres du comité de gestion adaptive avait émis un avis défavorable à cette chasse sous prétexte d’absence de données sur l’espèce et notamment des données de prélèvements, alors que les chasseurs avaient transmis celles-ci de longue date au Ministère de l’Ecologie.

SUSPENSION « IMMEDIATE » DES NEGOCIATIONS

 
« La Ministre Emmanuelle Wargon reconnaissant cet argument comme fallacieux avait pris la décision d’ouvrir la chasse sur un quota restreint s’appuyant notamment sur deux rapports dont un de l’ONCFS lui-même, indiquant qu’un prélèvement durable serait au moins de l’ordre de 4,5 fois supérieur au prélèvement actuel.

« De plus, la FNC a développé une application smartphone unique au monde pour la saisie des prélèvements en temps réel. Les chasseurs, dont certains peu familiarisés avec les nouvelles technologies, se sont mobilisés pour acquérir un smartphone et utiliser cette application. A la demande de la Ministre, les fédérations des chasseurs ont organisé la collecte d’ailes des oiseaux prélevés. Tous ces efforts sont balayés une nouvelle fois par une décision arbitraire, sur de faux arguments.

 

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 « Alors que la gestion adaptative est une réussite co-partagée entre chasseurs et écologistes aux Etats-Unis ou au Canada, elle est dès son année de mise en place mise à mal par les pseudos écologistes suivis comme trop souvent par le Conseil d’Etat.

« La main tendue de la chasse française pour ouvrir une nouvelle aire de la gestion des espèces n’a pas été acceptée. Même un engagement ministériel de bon sens ne vaut plus rien devant le Conseil d’Etat ! Dans ce cas la FNC demande la suspension immédiate des négociations autour de la gestion adaptative tant que des bases saines n’auront pas été trouvées. La FNC demande également à la Ministre de la transition écologique de trouver une solution pour la chasse du courlis cendré dans les plus brefs délais »

 

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« J’ai tué le chien (NDLR : un Border collie de 4 mois) parce qu’en aboyant il risquait de faire fuir le gibier (NDLR : à quelques jours de l’ouverture de la chasse) ».  

« C’est la version donnée aux gendarmes de Saint-Agrève (Ardèche) par un détenteur du permis de chasser âgé de 22 ans.

 

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Il n’est pas dans mon intention d’accabler un peu plus le garçon fautif. D’autres s’en chargent ou s’en chargeront : procès le 14 février 2020 où l’accusé pourrait risquer jusqu’à deux ans de prison ferme, pétition en ligne avec près de 100 000 signataires qui réclament dans toute la France « justice pour le chiot Kinder », condamnation par la Fédération des chasseurs de l’Ardèche des faits relatés, nombreux articles à charge déjà publiés, annonce par le préfet de l’Ardèche que le jeune homme ne peut plus chasser en l’attente de son jugement. Je ne sais évidemment pas ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne le 26 août dernier. J’essaie comme toujours de faire la part des choses : certes, et c’est évidemment inexcusable, un petit chien est mort à la campagne, abattu volontairement par arme à feu pour un motif totalement extravagant. Chasseur ou pas, l’acte est injustifiable et condamnable. Mais chaque jour ou presque, dans nos villes et banlieues, d’autres jeunes font pareil ou parfois bien pire – et pas qu’à des chiens ! – sans susciter à travers la France pareille vague d’émotion et d’indignation partagées.

En aucune façon, un délit de chasse

 

Ceci étant dit, en tant que père de deux garçons, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une connerie particulièrement gratinée pour ne pas dire … Carabinée. C’est maintenant à la justice d’établir le délit et de prononcer la sanction. Nous savons déjà qu’en aucune façon il ne peut s’agir d’un délit de chasse car la chasse n’était pas ouverte et, que je sache, le chien n’est pas un gibier. C’est un délit d’une toute autre nature (l’« acte de cruauté envers un animal domestique » est évoqué) que l’enquête resituera peut-être, je n’en sais rien non plus, dans le contexte d’un simple conflit de voisinage qui se serait brusquement envenimé.

Pour alimenter le « chasse-bashing » à la mode, on ne pouvait faire mieux

 

« Au-delà de la responsabilité individuelle du tueur de chien et des suites judiciaires qui en découleront, il reste la portée symbolique de l’acte et l’exploitation inévitable qu’en feront – surtout au moment du procès – ceux qui n’aiment ni la chasse, ni les chasseurs. Déjà, on peut lire et entendre partout : « Abattu par un chasseur ». On peut anticiper la suite : « Un chasseur condamné pour avoir volontairement abattu un petit chien ». Pour la plupart des commentateurs, le statut de « chasseur » chez le responsable d’un acte délictueux est immanquablement mis en avant (circonstances aggravantes, amalgame facile) plutôt que son âge quand les mêmes parlent systématiquement de « jeunes » (circonstances atténuantes, excuse facile) pour désigner des délinquants de banlieue. Pourtant, comme le chantait Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire » … On connait la suite de la chanson. Prendre sa carabine pour tuer le chien du voisin qui aboie en expliquant que c’est pour mieux garder le gibier à sa porte, on ne pouvait faire mieux pour alimenter le « chasse-bashing », dénigrement de la chasse, stigmatisation du chasseur, postures déjà très à la modes dans le pays.

 Un vrai chasseur ne pourra jamais tirer sur un chien

 

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« La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a indiqué son intention de se constituer partie civile auprès du procureur de la République. Elle a raison. L’acte insensé commis à Saint-Agrève n’a strictement rien à voir avec l’acte de chasse ; ce n’est ni un délit de chasse, ni un accident de chasse mais l’image de la chasse en sort abîmée avec un préjudice moral qui concerne l’ensemble des chasseurs. En effet, un vrai chasseur, je le pense fortement, ne pourra jamais tirer sur un chien. Ni le sien, ni celui du voisin. De tout temps, le chien a été l’auxiliaire précieux du chasseur, son compagnon, son complice. Le vrai chasseur aime son chien. Le chien aime son maître. Depuis toujours, le chien est l’animal le plus familier, le plus proche, le plus fidèle du chasseur.

 La passion de la chasse tempérée par le respect de la vie

 

« Le vrai chasseur est généralement un passionné. Il respecte la vie, y compris celle du gibier qu’il prélève dans la nature. La passion de la chasse doit toujours être tempérée par le respect de la vie, sinon la passion égare. A chaque instant de chasse, la sécurité commande de penser d’abord à la vie des autres et à la sienne ; l’oublier peut être fatal, dramatique, mortel. La mort du gibier, assumée par le chasseur, n’est pas un drame sauf à considérer philosophiquement que chaque vie humaine s’exerçant librement n’a pas plus de valeur qu’une vie animale, ce qui est un autre débat. Toutefois, la mort du gibier est dégradante si elle ne s’accompagne pas, avant et après, du respect de l’animal : ne pas tirer trop loin, ni « dans le tas » si l’on risque avant tout de blesser, ne jamais tirer l’oiseau juvénile s’il ne peut pas encore correctement voler, savoir s’arrêter sans pourtant y être contraint quand des circonstances exceptionnelles permettraient d’alourdir le tableau de chasse, ne pas se résigner à perdre un animal blessé ou tué sans prendre le temps nécessaire de le rechercher avec son chien, etc. Être chasseur acteur de la biodiversité, ça se mérite. Parce que c’est se rappeler constamment que « bio » signifie vie.

 Le gibier est manqué ? Tant mieux pour lui ! Un chien aboie ? Et alors ?!

 

 

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« Et la chasse, la vraie chasse ? Elle se mérite aussi. Attendre patiemment l’ouverture, c’est préparer longtemps à l’avance sa saison, c’est accepter le moment venu la part du hasard, le risque du zéro prélèvement, c’est considérer que le qualitatif doit toujours l’emporter sur le quantitatif, que lorsqu’un gibier est manqué – ce qui arrive de temps en temps et sans doute un peu plus que la moyenne à l’auteur de ces lignes ! – c’est finalement tant mieux pour le gibier et absolument pas grave pour le chasseur. Enfin, il faut toujours raison garder. Un chien aboie ? Et alors ?! Lorsque les chiens n’aboieront plus, c’est qu’il n’y aura plus ni chien, ni chasseur. Le gibier dérangé risque de partir ailleurs ? Et alors ?! On pourrait aussi attacher le gibier à un piquet pour qu’il ne se sauve pas ! Savez-vous que la chasse en Sologne – la vraie – est en train de mourir à petit feu à force de laisser engrillager partout des milliers d’hectares acquis au prix fort par des néo-ruraux parisiens, pseudo-chasseurs traquant un gibier captif qui n’a plus de gibier que le nom ?

« Tant que le gibier sera sauvage, il sera libre. Tant que le gibier sera libre, nous les chasseurs, le serons aussi. »

NB : Sincèrement, un très grand merci à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de cette chronique occasionnelle qui m’ont dit ou écrit des choses sympa à la suite de mes deux derniers billets intitulés « Tant qu’il y aura des coqs » et « L’Ecologie homard ».

 

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.   EN PLEINE SECHERESSE ESTIVALE, LE MINISTERE DE L’ECOLOGIE SONNE L’ALERTE EN DRÔME-ARDECHE CONTRE … LES INONDATIONS !

 

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Sans commentaire

 

.   Cocorico, Maurice a gagné !

 

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Ils voulaient un procès ? Ils l’ont eu. Ils voulaient sa peau ? Ils ne l’auront pas.

Maurice, le coq, continuera fièrement de chanter. Ainsi a tranché la justice contre ceux qui voulaient qu’elle lui tranche le cou.  

Les grincheux et abusifs vacanciers d’Oléron en seront pour leurs frais. Au sens propre comme au figuré :  

Les plaignants anti-coq sont condamnés à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, plus les frais de justice. « On leur a volé dans les plumes ! », jubile-t-elle.  

Symbole de la ruralité mal comprise et malmenée, Maurice aurait, parait-il, poussé le cocorico de la victoire.

 

 

. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUFFLE LE CHAUD ET LE SEC SUR LES RENCONTRES TERRITORIALES

 

 

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Placées sous le signe du changement climatique et de ses conséquences pour le Rhône et nos agriculteurs de la plaine, les Rencontres Territoriales 2019 CNR organisées le 12 septembre à la ferme expérimentale d’Etoile S/Rhône ont trouvé un écho particulier chez la conseillère scientifique de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre, Marie-Agnès Pialet qui répondait – avec le président – à l’invitation de la Direction Territoriale Rhône-Isère.  

Visionnaire

Au risque assumé de « plomber un peu l’ambiance », la présidente du directoire et présidente directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault, a choisi de parler vrai, élevant le débat à la hauteur des enjeux mondiaux et de l’urgence de la situation. En donnant à son expertise la force visionnaire de ce qui dépasse une fonction et jusqu’à l’existence de la personne qui l’exerce, Madame Ayrault a capté l’attention de ses 400 invités.

Rareté

Depuis de longues années maintenant, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et Compagnie Nationale du Rhône entretiennent avec la direction territoriale de Valence d’excellentes relations basées sur la confiance et l’envie réciproque de faire progresser ensemble l’éducation à la sécurité hydraulique, la sensibilisation des acteurs de terrain à la richesse patrimoniale faunistique et floristique du fleuve Rhône, l’éveil des consciences à la rareté, ce jour-là encore fortement soulignée par les intervenants, de la ressource collective en eau.

Signal

Après la réunion, Christian Pialet a tenu à remercier la PDG de CNR « d’avoir bien voulu accorder aux chasseurs » par son intermédiaire « un espace privilégié d’expression ». Le choix de la Compagnie nationale de solliciter un entretien, puis de publier « Le Rhône qui relie les Hommes » (Juin 2018) dans son rapport annuel, document de référence s’il en est, a été interprété comme un signal positif fort envoyé aux chasseurs. Le président Pialet a également tenu à marquer sa profonde gratitude envers Elisabeth Ayrault « d’avoir pris la peine de souligner à deux reprises » son attachement au partenariat déjà très ancien « mais toujours efficace » qui associe durablement Compagnie Nationale du Rhône et Inter Chasse Drôme-Ardèche. Au cours de ces Rencontres Territoriales, chacun a pu voir les représentants des deux Fédérations Départementales des Chasseurs – Ardèche et Drôme – venir s’entretenir tour à tour, brièvement mais visiblement en toute cordialité, avec les représentants de l’Interdépartementale.

. L’ANCGE FAIT LE 13 HEURES DE TF1

 

Paris3 Septembre


Conseil d’administration de rentrée pour l’équipe nationale de l’ANCGE :  

La sécheresse et le changement climatique

 

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Face au réchauffement climatique et des périodes de sécheresse prolongées qui seront de plus en plus fréquentes, l’ANCGE veut se donner les moyens d’agir : par la mise en place d’un plan d’action global pour la gestion de l’eau et des zones humides. Celles-ci, trop longtemps négligées en tant que biotope d’une grande richesse redeviennent d’actualité. Avec leurs partenaires institutionnels et associatifs, les chasseurs de gibier d’eau veulent être à la pointe d’un combat gigantesque qui ne fait que commencer. « 100 hectares de marais préservés, c’est 1 million d’êtres vivants sauvés » lance l’administrateur chargé des relations avec Compagnie Nationale du Rhône, le RhôneAlpin Christian Pialet.

Des acteurs de la biodiversité

 

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Acteurs engagés et reconnus de la biodiversité, les responsables de l’ANCGE sont partie-prenantes dans de nombreux dossiers sensibles, au national comme à l’international : fichier national d’identification des espèces non domestiques (IFAP), programme de balisage Milouin OMPO/ANCGE, opération nationale « Balance ton Nid », oiseaux bagués et équipés de balises au Portugal, etc.

 L’invité de Jean-Pierre Pernaut

 

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La veille de l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, Bernard Garnier, le Secrétaire Général de l’ANCGE, avait les honneurs du présentateur vedette de TF1 lors de son « 13 heures ».

 

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Financement des dégâts : la révolte fédérale ?

.   LA FEDERATION DES LANDES FAIT SECESSION. ELLE APPELLE D’AUTRES FEDERATIONS A « ROMPRE » AVEC LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION

 

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STOP ! La FDC 40 dit « STOP »

« Stop » à « une situation qui précipite la fin d’un système ». Lequel ? Celui de l’indemnisation des dégâts de grand gibier, sanglier pour l’essentiel, jusqu’à présent supportée en totalité ou presque par les seuls chasseurs. Réunis le 27 septembre à l’appel de leur fédération en présence des responsables agricoles, 600 représentants des chasseurs landais (ACCA, chasses privées) viennent de signifier aux pouvoirs publics que ça suffit.

Le message fédéral est tout à fait clair. « Il n’y a pas d’autre alternative que de rompre avec le système en place ».  

Ne nous y trompons pas. Ce coup de tonnerre dans le ciel des Landes est annonciateur de tempête. L’appel à sécession n’est même pas dissimulé :

 « Croire ou faire croire que les fédérations de chasse peuvent continuer d’assumer la mission d’indemnisation confiée aux chasseurs depuis 1968 ne doit plus duper personne ».

 

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L’acte officiel de rupture est déjà programmé, daté au jour près : « 1er janvier 2020 ». Autrement dit, après-demain.

En réalisant ce coup d’éclat qui ne veut pas être un coup d’épée dans l’eau, les responsables fédéraux de la chasse landaise appellent d’autres fédérations à s’engouffrer dans la brèche. Cela aurait évidemment du poids … et des conséquences difficiles à prévoir.

 

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Il serait étonnant que la FNC reste les bras croisés. Ce n’est ni le genre de la maison, ni le tempérament du capitaine. Il se dit de plus en plus qu’un « congrès national extraordinaire de la chasse » consacré uniquement à la question de « l’indemnisation des dégâts » aura lieu à Paris avant la Toussaint.  

La tempête, dès demain ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE