AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE