APRES LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, NOUVELLE EQUIPE POUR NOUVELLES PRIORITES

LE NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL 2017 A DOMINANTE « SANGLIER » EST INSTALLE

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Relatant l’assemblée générale du 24 février 2017, la presse a évoqué une « mutation en cours ». L’Inter Chasse 26-07, association déclarée au Journal Officiel de la République, à l’existence légale reconnue pour défendre la chasse et représenter ses adhérents volontaires les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées), a été créée en 1981. Son siège social se situe au centre géographique Nord-Sud-Ardèche-Drôme à Beauchastel, « village de caractère » inscrit à l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Ardèche.

« L’Interdépartementale » était née d’une triple volonté : 1er. Sauver en Ardèche et Drôme (fleuve Rhône, affluent Isère) la chasse aux anatidés (canards, oies) à la hutte avec appelants d’une « interdiction ministérielle déjà signée », sauvetage particulièrement compliqué pourtant parfaitement réussi. 2ième.  Sauvegarder dans les deux départements la chasse aux turdidés (grives, merles) interdite en mars puis en février, menacée de fermeture au 31 décembre, combat jalonné de « défaites et succès ». 3ième. Alerter les chasseurs de pigeon ramier de l’époque que s’ils baissaient un jour la garde leur passion serait à son tour « menacée de disparition ».

Quatre décennies plus tard, ce cycle long vient de s’achever. Dans l’histoire déjà bien remplie de l’Interdépartementale, cette association atypique parfois critiquée, souvent jalousée mais toujours plébiscitée depuis trente-six ans, une nouvelle page blanche s’ouvre « avec ceux qui voudront l’écrire » : celle de la « bête noire ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE L’INTERDEPARTEMENTALE ELUE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE SE REUNIRA LE 31 MARS

 

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Photo Inter/JMS

Il n’y a pas eu d’improvisation. Lorsque le Président Pialet est arrivé à l’assemblée générale du 24 février, il avait en poche la liste complète de sa nouvelle équipe de 27 membres. Sans rival déclaré, le vote n’a été pour lui qu’une formalité.

Pour « engager résolument l’Interdépartementale sur la voie de nos nouvelles priorités, le sanglier, nos ACCA, les jeunes », précise Christian Pialet, il fallait d’abord être en mesure de présenter une équipe 2017 « homogène, solidaire, efficace, représentative de ces nouvelles priorités ». Pour y parvenir, le président sortant a retenu plusieurs critères complémentaires : « Expérience, compétence, dynamisme, renouvellement, rajeunissement, représentation géographique de nos ACCA adhérentes, représentation de tous les modes de chasse ».

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C’est une équipe profondément remaniée, nettement renforcée qui a été élue par l’Assemblée Générale le 24 février 2017.

Pour sa prise de fonctions, le Conseil Interdépartemental se réunira le 31 mars pour élire le nouveau Bureau Interdépartemental.

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Après appel de candidatures, le Conseil Interdépartemental 2017 (27 membres) a été élu à l’unanimité.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

• Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
• Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
• Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
• Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

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GRIVE « COMMUNALE » : SUITE A L’INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE, LE PREFET DE LA DRÔME SAISI PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

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Suite à l’entretien qu’il avait accordé le 26 janvier 2017 à Valence au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le président du Conseil Départemental et député de la Drôme (LR), Patrick Labaune, a saisi le 17 février le préfet de la Drôme, Eric Spitz.

Antérieurement, le sénateur (PS) de la Drôme, Didier Guillaume, avait répondu favorablement à l’Interdépartementale en intervenant directement auprès de la ministre de l’Environnement. La demande argumentée du sénateur drômois (alors président du groupe PS au Sénat) de modifier au nom de l’égalité républicaine l’arrêté ministériel de la « grive communale » (535 ACCA de Drôme-Ardèche arbitrairement privées de 10 jours de chasse) avait été alors ignorée par Ségolène Royal.

 

PIGEON RAMIER : DES REMERCIEMENTS MALVENUS

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Petit matin clair de mars, direction l’Ardèche

Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Voilà comment on est en train de refaire l’histoire :

C’est parce que Ségolène Royal aurait été sifflée l’an passé en congrès fédéral après avoir reçu un carton rouge et le prix Citron Vert de l’assemblée générale de l’Interdépartementale puis empêchée par la mobilisation de nos ACCA de participer au Comité interministériel de Privas présidé par le Premier Ministre Manuel Vals qu’elle se serait bassement vengée des chasseurs ardéchois en interdisant cette année le pigeon ramier en mars que le préfet venait d’accorder.

Présenter les choses ainsi, c’est juste se moquer du monde. C’est prendre les chasseurs pour des imbéciles. Les faits en question se sont produits entre février et mai 2016. Et les faits sont têtus.

Ségolène Royal est ministre de tutelle des fédérations de chasseurs depuis le 2 avril 2014. A ce titre, elle nous avait déjà refusé la chasse au pigeon de mars en 2015 sans la moindre pression désobligeante de notre part. Telle est la vérité.

C’est parce que la ministre de l’Ecologie a provoqué les chasseurs ardéchois en leur imposant en février 2015 la fermeture communale de la grive, puis en leur interdisant le pigeon ramier en mars que les ACCA de l’Interdépartementale ont été obligées de réagir, non pas l’inverse. Pourquoi travestir la réalité des faits sinon pour tenter de faire oublier la responsabilité d’un échec ?

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Personne, en tous cas pas nous, ne conteste la qualité du dossier constitué par le président de la commission fédérale gibier migrateurs, Bernard Brottes (concertation avec le monde agricole, soutien des élus, déclarations de dégâts dans 149 communes) : dossier bien ficelé au plan technique.

Le problème que la fédération ne semble pas avoir anticipé c’est que Ségolène Royal n’est pas une ministre technique. C’est une ministre politique. Selon son humeur, ses préférences, ses accointances, Mme Royal autorise ou interdit. Les dossiers techniques, elle s’en moque comme de sa première campagne électorale. L’Interdépartementale en a apporté depuis longtemps la preuve. Nous avons publié sur ce site, sans jamais être démenti, la réponse ministérielle à notre argumentaire grive. On y voit les « experts » de la ministre confondre joyeusement – sur papier à en-tête de la République française – les grives (turdidés) et … les canard (anatidés) ! On y voit la ministre valider cette « expertise ».

Alors, là où Bernard Brottes se trompe, c’est que quand bien même le dossier fédéral qu’il a préparé aurait contenu deux fois plus de déclarations de dégâts aux cultures pour cause de pigeon ramier, trois fois plus de soutiens d’ACCA à la démarche de la fédération, Ségolène Royal aurait quand même fait exactement ce qu’elle a fait, chacun peut en être persuadé. Là-dessus, aucun regret à avoir !

La preuve ? M. Bougrain-Dubourg n’a pas eu besoin d’un gros dossier technique pour convaincre Mme Royal d’interdire. Sa lettre d’une page promettant l’épreuve de force (« des tensions violentes sur le terrain ») a suffi.

Ce que la fédération n’a jamais voulu entendre, ça n’a pourtant pas été faute de le dire à son président Jacques Aurange, c’est qu’une ministre politique ne marche qu’au rapport de force, pas aux arguments techniques.

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Devant la préfecture de l’Ardèche

Malgré les consignes fédérales dictées par le pouvoir politique
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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En affaiblissant volontairement un mouvement de protestation de chasseurs qui prenait de l’ampleur de jour en jour, en cassant cette dynamique de mobilisation sur ordre du pouvoir politique, en expliquant aux chasseurs qu’il ne fallait surtout pas manifester devant la préfecture, en incitant la fédération de la Drôme à démobiliser elle aussi ses chasseurs, en poussant à l’extrême cette stratégie de l’isolement fédéral (communiqué FDC 07 du 2 septembre 2016, repris par la FDC 26 le 7), la fédération de l’Ardèche porte seule devant les chasseurs la lourde responsabilité de l’échec.

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Face à la fédération de l’Ardèche, que risquait-elle ?

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Si la fédération veut retrouver un peu de crédibilité, ce qu’on lui souhaite sincèrement parce qu’elle nous représente, nous ses adhérents obligatoires, agit en notre nom, est censée défendre nos intérêts, elle devra sans tarder modifier une stratégie qui ne peut plus faire illusion : continuer à expliquer comme elle le fait qu’il y a à Privas un gentil préfet sur qui on peut compter, l’« ami » du Président fédéral, l’ami des chasseurs, etc. mais une méchante ministre ennemie des chasseurs à Paris, c’est faire de la politique, pas défendre la chasse.

Non ! Il n’y a pas un gouvernement à Paris, un autre à Privas. Le préfet de l’Ardèche représente officiellement le gouvernement dont il fait appliquer les décisions. Il est même payé pour ça. Alors, arrêtons les arguments de complaisance qui frôlent le ridicule. Personne n’a jamais obligé un préfet à signer un texte contre sa conscience. En privant des milliers de chasseurs ardéchois de pigeon en mars par son arrêté du 21 février 2017, le préfet de l’Ardèche savait ce qu’il faisait. Il a fait le job, un point c’est tout.

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Des remerciements malvenus qui ont enfoncé encore un peu plus les chasseurs de pigeon
Photo montage Inter/Léo Lespets

C’est pourquoi, il était particulièrement malvenu pour ne pas dire inconvenant d’enfoncer encore un peu plus les malheureux chasseurs de pigeon en saluant par communiqué officiel du président fédéral (21 février 2017) le « courage » du représentant officiel en Ardèche de Ségolène Royal, en se croyant obligé de « remercier tout particulièrement M. le préfet », en lui témoignant publiquement « soutien » et « amitié » le jour même où le représentant de la ministre venait d’interdire aux chasseurs ardéchois ce qu’il leur avait fait cruellement miroiter huit jours avant.

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Communiquer ainsi à titre personnel aurait déjà été une singulière maladresse car s’aplatir en permanence devant le pouvoir politique qui fait du mal à la chasse n’est plus acceptable.

Le faire par un communiqué officiel du président fédéral au nom des 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement mais à qui Jacques Aurange n’a pas demandé leur avis est une faute.

Avant son congrès fédéral, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se grandirait à le reconnaitre enfin.

 

DEBORDE PAR SA BASE EN COLERE QUI SE SENT TRAHIE, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE LA SOMME S’ATTEND  POUR SON PROCHAIN CONGRES – OU AVANT – A DES « DEFERLEMENTS DE VIOLENCE »

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Yves Butel, Président de la FDC 80 en grande difficulté

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

Entre une partie des chasseurs de gibier d’eau de la Somme et leur fédération, le torchon brûle.

La gestion politique désinvolte par Ségolène Royal de la fermeture des oies, l’interdiction de transport des appelants mal comprise et mal appliquée mais surtout l’accumulation pendant des années de mesures politiques ressenties par les chasseurs comme des provocations gratuites font aujourd’hui déborder le vase chez ceux qui ne supportent plus le temps du mépris.

La FDC du Président Yves Butel est accusée par une partie des chasseurs du département (fédération côtière à majorité de chasseurs de gibier d’eau) d’être le relais, sinon le bureau d’enregistrement de la politique antichasse du gouvernement. Pour Yves Butel, être attaqué frontalement par les chasseurs de  gibier d’eau de sa fédération est un comble ! Lui qui fait partie depuis toujours des « sauvaginiers » passionnés, a siégé au Conseil d’Administration de l’ANCGE où il était toujours très écouté, a été si souvent à la tête des chasseurs manifestants, le vit comme une épreuve. Sans doute le dirigeant fédéral paie-t-il aujourd’hui au prix fort des amitiés politiques qui, selon certains, l’auraient peu à peu éloigné des dures réalités du terrain et le feraient même passer pour « traitre » aux yeux de plusieurs opposants.

Comme ses collègues présidents de fédération, Yves Butel est surtout, de part sa responsabilité fédérale, « assis le cul entre deux chaises » : comment défendre efficacement les intérêts légitimes de ses chasseurs quand le pouvoir de tutelle à les moyens de vous interdire de le faire et ne s’en prive pas ?

Mais ce que n’acceptent plus les chasseurs de la Somme, c’est ce chantage politique permanent du pouvoir qui tient ce discours aux fédérations : « Une fédération rend des missions de service public au nom de l’Etat pour le compte de l’Etat sous contrôle de l’Etat. Un Président de fédération est là pour faire appliquer les décisions de l’Etat. Il agit sous contrôle du préfet. Il peut être révoqué à tout moment par la ministre ». C’est l’épée de Damoclès de la loi Voynet.

Que la fédération de la Somme, qui fut l’une des plus combatives de France, qui reste l’un des sièges emblématiques des gros bataillons de chasseurs de gibier d’eau en France se montre aujourd’hui « impuissante », « démunie », « sans solution » au point d’être obligée de cautionner dans les faits les mesures antichasse de la calamiteuse ministre de l’Environnement, c’en est trop. Des chasseurs viennent de le faire savoir vertement à Yves Butel : « A quoi sert ta fédération, à quoi sert notre Président fédéral ? Vous êtes là pour défendre les intérêts des chasseurs ou pour défendre la tranquillité du préfet ? ». C’est toute l’ambiguïté de la fonction. C’est la raison principale du malaise que l’on sent monter un peu partout dans les fédérations, le Président Willy Schraen (FNC) ne pouvant l’ignorer. Dans la Somme, des incidents sérieux ont déjà éclaté.

Dans ce climat d’avant congrès jugé « incandescent » par les observateurs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme ne peut que dénoncer « la colère aveugle » de ses propres chasseurs, « les attaques violentes à l’encontre de ses dirigeants bénévoles » (les Administrateurs fédéraux – NDLR).

Dramatisant de façon excessive la situation pour mieux la contrôler ou réellement alerté par des menaces précises, le Président de la FDC 80 confie, l’air angoissé, que sa fédération, en pleine préparation de son congrès annuel du 15 avril prochain, « s’attend à des déferlements de violence » (Picardie Chasse et Pêche – Mars 2017).

Face à la tempête printanière qui s’annonce en Baie de Somme, menaçant de tout emporter sur son passage, Yves Butel, Président fédéral dépité comme jamais, botte en touche :

« L’Etat récolte les fruits de toutes ces années de laxisme : qu’il en gère à présent les conséquences ».

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Qui peut y participer ?

Les adhérents obligatoires cotisants des fédérations, c’est-à-dire chaque chasseur ayant validé son permis dans le département, chaque détenteur du droit de chasse (ACCA, chasse privée)

A quoi sert le congrès fédéral ?

En principe, à donner la parole aux chasseurs sur les questions de chasse

Qui choisit les invités, les orateurs, la répartition des temps de parole, les questions à faire figurer à l’ordre du jour ?

Le Conseil d’Administration de la fédération

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L’INTERDEPARTEMENTALE