24 FEVRIER : NI TRIBUNE, NI DISCOURS OFFICIELS ! CHASSEURS, C’EST VOUS QUI AVEZ LA PAROLE.

TABLES-RONDES DE LA CHASSE : AVEC LES NOUVELLES REVELATIONS SUR SA PRETENDUE MALADIE « NATURELLE », LE SANGLIER S’INVITE LOURDEMENT.
MAIS AUSSI GRIVES, PIGEONS, APPELANTS, TERRITOIRES D’ACCA. SUPER TOMBOLA 2017 RESERVEE AUX SEULS PARTICIPANTS DU 24 FEVRIER : 10 GAGNANTS, 300 LOTS, VALEUR 3000 €. LA SOIREE QU’IL NE FAUT SURTOUT PAS MANQUER !

 

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MALADIE « NATURELLE » DU SANGLIER : A-T-ON TENTE DE DISSIMULER LA VERITE ? A QUOI L’ARGENT DES CHASSEURS A-T-IL SERVI ?

 

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Ce qui a été présenté officiellement depuis le début et jusqu’à aujourd’hui comme une maladie du porc transmise au sanglier sans intervention humaine, par conséquent de façon naturelle, est depuis le début contredit par les faits. Cela ne tient plus. Souvenez-vous ! En juillet 2012, des sangliers meurent empoisonnés à la bromadiolone. 6 mois avant, dans un rapport destiné à rester secret mais révélé en Drôme-Ardèche par l’Interdépartementale, une mission interministérielle sur les dégâts de grand gibier préconise pour les situations critiques de ramener le nombre de sangliers à … 3 aux 100 hectares ! Un an après, en juillet 2013, la Cour des Comptes recommande « compte-tenu de l’échec relatif du plan de lutte contre le sanglier » de « mettre en oeuvre une véritable démarche d’élimination des surpopulations en retenant un échantillon de départements considérés comme représentatifs ». Dont l’Ardèche ? C’est alors qu’apparait pour la première fois sur cette planète une maladie nouvelle du sanglier. Et c’est en Ardèche que cela arrive – pas partout – mais nulle part ailleurs. Là où ça part déjà mal pour le discours officiel vendant aux chasseurs et à l’opinion publique la thèse de la maladie inconnue mais naturelle, c’est qu’à l’époque les élevages de porcs de la région ne sont pas inquiétés par la maladie de l’oedème. Les sangliers foudroyés par la maladie du porc mais pas les porcs eux-mêmes ?! …

6Ce qui jette encore plus le trouble, c’est cet arrêté préfectoral signé le 4 septembre 2013 qui, bizarrement, n’interdit la consommation de viande de sanglier que dans 29 communes du département de l’Ardèche (pourquoi pas 30, pourquoi pas toutes ?). Bizarre, puisqu’ au même moment, selon le discours officiel tenu et relayé, personne n’est censé connaître le mal dont vont mourir brutalement en quelques semaines au minimum 123 sangliers en Ardèche (chiffre officiel non vérifiable) : une grande réunion fédérale d’information, avec mobilisation de l’Office, de Sagir, de la presse a même été organisée la veille, 3 septembre, tout spécialement pour nous dire … qu’on ignore à ce jour de quoi il s’agit. Alors, dans le doute absolu, pourquoi seulement une règlementation « communale » à minima interdisant la consommation de viande de sanglier ? Bizarre, très bizarre ! Parce que, pas plus que les grives de Madame Royal, les sangliers ne connaissent dans leurs déplacements les limites des communes d’Ardèche. Franchement ! Au nom du principe de précaution inscrit dans la constitution, le représentant de l’Etat pouvait-il prendre le moindre risque face à un danger potentiel majeur pour la santé publique dans son département car, ne l’oublions pas, nous sommes confrontés, un an après des empoisonnements chimiques, à un mal mystérieux qui tue en quelques heures et dont, début septembre 2013, les autorités prétendent absolument tout ignorer ?

Depuis l’été 2012, chaque année des sangliers meurent en Ardèche autrement que par la chasse ou la vieillesse. La « maladie » de l’oedème s’est durablement installée. La bactérie tueuse a frappé en 2013, 2014, 2015, 2016 dans des proportions et selon des chiffres officiels publiés qu’aucune méthode scientifique n’est en mesure de valider, nous avons expliqué ici pourquoi. Le mode de transmission de la maladie n’a jamais été expliqué, pas plus que son origine. L’hypothèse d’une expérimentation extrême, d’une manipulation génétique en laboratoire effectuée sur commande avec empoisonnement volontaire du sanglier pour éliminer radicalement les surpopulations responsables de dégâts non maîtrisés, hypothèse que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a eu le courage d’émettre publiquement dès 2013, a été balayée à l’époque d’un haussement d’épaules indigné. La demande insistante à faire partie de la commission fédérale grand gibier formulée en congrès fédéral par le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche en présence du préfet de l’Ardèche et du président de la fédération a été rejetée. Personne n’a jamais expliqué pourquoi ce refus à des chasseurs qui ont pourtant le droit de savoir. Aujourd’hui, cette position n’est plus tenable.

6Les chasseurs se demandent avec raison à quoi ont finalement bien pu servir tous ces cadavres d’animaux conservés dans les congélateurs, ces autopsies en laboratoires, ces prélèvements effectués pour analyses, ces oreilles coupées à la demande de la fédération, ces recherches, publications et communications officielles de Sagir, ces réunions et communiqués conjoints préfecture-fédération, tout ce travail de terrain des agents de l’ONCFS, cette mobilisation permanente des techniciens et personnels administratifs de la fédération ; au final, toutes ces recherches coûteuses menées depuis 5 ans avec l’argent des chasseurs.

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D’ailleurs, sur un aussi long trajet de la fameuse bactérie, c’est-à-dire la longueur de plusieurs départements français traversés de bout en bout, par quel miracle pas un sanglier (pas un seul !) n’aurait pu être contaminé durant ces quatre dernières années ? Tout se passe en réalité comme si la bactérie tueuse n’était jamais arrivée par ses propres moyens, ni en Ardèche, ni dans les Pyrénées Orientales, ni en Espagne. Mais si ce n’est pas la nature qui transmet aux sangliers depuis cinq ans la bactérie tueuse, c’est donc l’homme – cet apprenti sorcier d’hier et d’aujourd’hui – qui le fait.

6C’est pourquoi, demain, d’autres questions vont immanquablement se poser.

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Les Albères, la plaine du Roussillon donnant sur la Méditerrannée
depuis l’ermitage de Saint-Ferréol à Céret (Pyrénées-Orientales, France) :
Fin 2016 : une centaine de sangliers porteurs d’oedèmes sont trouvés morts
Photo Inter/capture d’écran/Jérôme Blum

Comme pour l’Ardèche, la Sierra de la Albera est sans doute loin d’avoir livré tous ses secrets.

 

6A suivre …

 

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Rapport de la Cour des comptes Observations définitives – Fédération
Nationale des Chasseurs – Exercices 2004/2005 à 2011/2012 – Juillet 2013
www.ccomptes.fr

 

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GRIVE « COMMUNALE » : LE DOSSIER EST DESORMAIS SUR LE BUREAU DU PRESIDENT DU DEPARTEMENT DE LA DRÔME, PATRICK LABAUNE

 

. Le 26 janvier 2017, Patrick Labaune, Président du Conseil Départemental de la Drôme, a reçu à l’Hôtel du Département Christian Pialet, Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Celui-ci lui a remis un dossier sur la grive « communale ». Il l’a informé de la discrimination dont sont victimes les chasseurs de grives de la Drôme et du département voisin. Le patron du département s’est montré très attentif aux arguments des chasseurs, à l’injustice qu’ils subissent, à l’égalité depuis trop longtemps bafouée.

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Photo Inter/Capture d’écran

A suivre …

 

Dernière minute : sauf improbable coup de théâtre, la réglementation hors sol de la grive « communale » sera encore imposée cette fin de saison par Paris du 10 au 20 février à tous les chasseurs de grives des 535 communes Drôme-Ardèche placées sur liste noire ministérielle.
Ségolène Royal – comme le dit si bien Natacha Polony à l’égard de la classe politique qui, tous bords confondus, fait aujourd’hui de « la République française un paysage dévasté » – c’est dans le gouvernement l’éclatant symbole d’Etat de « cette morgue incroyable de ceux qui pensent qu’ils peuvent tout se permettre ». Pour la défense de la dame de Poitou-Charentes, révélons quand même qu’au ministère de l’Environnement où elle ne met pratiquement plus les pieds (les palaces de la mondialisation que permettent les avantages de la fonction ayant sa préférence), des collaborateurs répondent que ni les fédérations, « organismes institutionnels représentatifs des chasseurs », ni les élus de la majorité en place « bien placés pour en juger » ne semblent plus faire de ce dossier grive une priorité, « silence valant approbation ». Les dindons de la farce apprécieront ! Mis devant le fait accompli comme tous les chasseurs, l’Interdépartementale ne se résigne pas à accepter l’inacceptable, nous ne sommes pas là pour ça. Quant à l’application sur le terrain d’une mesure que nous avions annoncée « inapplicable » l’an passé et qui de fait ne fut nulle part appliquée, chacun sait ce que nous en pensons …

 

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. Nouveau cap symbolique : 300 000 visiteurs … Que le compteur électronique du site, grippé depuis plusieurs semaines, semblait avoir du mal à franchir alors que tout indiquait au contraire (au moins au niveau des chasseurs) qu’il y avait sur le site affluence de visiteurs à la recherche d’informations. On commence à s’habituer : piratages du compte en ligne de l’association, groupes contacts vidés, compteur électronique du site bloqué ou tournant à l’envers (nous en avons fourni la preuve ici), dépôt de plainte par notre association, enquête de gendarmerie, classement sans suite de la plainte, mise en place d’un système interne de surveillance et vérification. Cette fois, ils se sont contentés d’un simple grippage électronique sans grande conséquence : la routine, quoi !

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L’INTERDEPARTEMENTALE