ESTIVALES 2018

L’INTER CHASSE 26-07 SE REND A L’INVITATION DE LA FDC 26 « POUR PARLER ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE »

 

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. Le 25 mai, c’est à un Conseil Interdépartemental d’une grande intensité qu’ont assisté deux observateurs invités dans une salle des fêtes de Beauchastel promise à rénovation.

Les délibérations ont été longues, animées. L’unanimité à 24 n’était pas gagnée d’avance. Elle s’est finalement faite sans grande difficulté face aux enjeux essentiels pour la chasse, dans le respect des points de vue différents exprimés avec conviction, sérénité, liberté.
Presque tous les membres du Conseil Interdépartemental présents ont tenu à prendre la parole. Les absents représentés par procurations ont pu livrer leur message par personnes interposées. Si les présidents d’ACCA de l’équipe ont naturellement donné un éclairage apprécié aux débats, les jeunes en responsabilités au sein du Bureau Interdépartemental, l’instance principale de décision, ont longuement pris la parole, s’affirmant sans complexe comme des responsables à part entière (3 drômois, deux Ardéchois) avec lesquels il va falloir compter. Les deux interventions féminines, très argumentées, assez inattendues et particulièrement écoutées, ont marqué les esprits. Leurs arguments ont orienté le ton de la réponse du collectif en direction de la fédération drômoise.  
Volontairement extérieur depuis le début à une polémique qui l’a placé malgré lui au centre des discussions, le président est sorti de son silence. Incisif, déterminé, n’éludant aucune question, jugé d’une « redoutable précision » dans chacune de ses réponses aux critiques injustes qu’il a subies, il a manifestement convaincu.
➢ Alors qu’il n’a pas voulu faire acte de candidature, sa 36ième réélection à la présidence, par approbation unanime des 23 autres membres du Conseil, est probablement la meilleure réponse à « certains » qui croyaient pouvoir facilement diviser et affaiblir une équipe de bénévoles qui défendent la chasse en opposant artificiellement « la personne » de leur président à « l’association » qu’il préside.  

 

BÊTE NOIRE … DANS LE ROUGE

 

222Photo Inter/CC BY-SA

 

« Sanglier : Tous les feux sont au rouge ! »

C’est par un titre sans ambiguïté que Jean-François Guerbert signe l’éditorial de Plaisirs de la Chasse dans son numéro de Juin-Juillet 2018.

« Ce fut, lors des assemblées générales, « le » sujet commun à quasiment toutes les FDC », écrit-il.

« Pic du montant des dégâts », « exaspération du monde agricole », « fuite en avant » : son constat rejoint en tous points le nôtre. Sa conclusion aussi :
« Après les doses considérables de stérilisants distribués aux USA et les expérimentations en cours en Espagne, une autre catastrophe nous menace. La peste porcine (…) ».

➢ En 2018, l’union des chasseurs n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Il semblerait que tout le monde l’ait enfin compris.

Par courrier de son président, Rémi Gandy, en date du 30 mai 2018, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme invite l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin prochain

 

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. Fait rarissime : en deux numéros mensuels successifs (mai 2018, juin 2018), la revue cynégétique nationale Nos Chasses (NC) consacre deux « éditos » à un même sujet traité en double signature, excusez du peu, par le directeur de la publication en personne, Charles-Henri Bachelier et son rédacteur en chef, Benjamin Basset.

Véganisme et antispécisme sont des théories philosophiques nées en Angleterre et aux Etats-Unis au milieu du siècle dernier.

En France, le nombre d’adeptes progresse comme dans d’autres pays européens et occidentaux, trouvant dans les médias des relais complaisants.  

Véganisme et antispécisme (sujet au cœur d’une de nos Tables Rondes de la Chasse 2018) sont aujourd’hui dénoncés par Nos Chasses comme étant « une nouvelle idéologie totalitaire », un « fascisme vert ».

Le directeur de publication de NC s’alarme de la montée en puissance d’un « totalitarisme » de la cause animale qui, « en voulant faire de l’animal l’égal de l’homme », en reconnaissant à l’animal « des droits » mais pas « des devoirs », nous mènerait tout droit vers une inquiétante société où « seul l’homme aura des devoirs et beaucoup moins de droits ».

Charles-Henri Bachelier s’indigne que des animalistes aient pu se réjouir, de façon « ignoble » souligne-t-il, de l’assassinat de Christian Medves par un terroriste islamiste, le responsable du rayon boucherie au Super U de Trèbes n’étant pour certains végans des réseaux sociaux qu’« un assassin tué par un terroriste ».

Le rédacteur en Chef de NC revient quant à lui sur un fait divers récent : « la boucherie lilloise vandalisée en mai dernier par un groupe de militants végans » qui ont cru bon de signer leur forfait en taguant sur la devanture de l’établissement : « Stop au spécisme ! ». Un méfait de plus parmi d’autres du même genre car une poissonnerie a suivi ; en mai 2015, c’est la FDC de l’Oise qui avait subi l’attaque en règle des furieux de la cause animale (tags injurieux, portes forcées, matériel de travail vandalisé, gaz ouvert dans l’espoir démentiel de provoquer l’explosion du bâtiment à l’arrivée du personnel). « D’antispéciste à meurtrier, je pense sincèrement qu’il n’y a plus qu’un pas et que certains sont conditionnés pour le franchir », n’hésite-il pas à écrire. Et Benjamin Basset d’en conclure avec pessimisme :

« Vouloir imposer une philosophie de vie et prêcher le principe d’une pensée unique en traumatisant les hommes qui y résistent n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire contemporaine ».

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2018

EXCLUSIVITE – LA SYNTHESE INTEGRALE DES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018, LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

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La synthèse complète des Tables Rondes de la Chasse avait été communiquée aux fédérations avant leurs AG

 

EN EXCLUSIVITE POUR NOS LECTEURS, LA SYNTHESE INTEGRALE DES TRC 2018

 

 

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Comme on pouvait s’y attendre, la discussion a beaucoup tourné autour des dégâts de sangliers et notamment sur les causes des dégâts et les débuts de solutions à y apporter.

Indemnisations des dégâts de sanglier  

  • Montant : Est-ce normal que les montants des indemnisations soient encore en totalité pris en charge par les chasseurs … Alors que, notamment, les dégâts du loup sont intégralement pris en charge par l’Etat et non par les associations pro-loup ?
  • Expertises : Il semblerait que des expertises en Ardèche soient plus ou moins contestables. Les détenteurs du droit de chasse pourraient être davantage associés à ces expertises (transparence) : en étant prévenus plus tôt pour s’organiser et y être présents
  • Opposition de conscience : Là où la chasse est interdite au nom de convictions personnelles philosophiques contre la chasse, les dégâts commis sur des parcelles de ces territoires ne devraient pas être indemnisés compte tenu que les chasseurs ne peuvent pas y réguler les populations de sangliers. Pour les mêmes raisons, les dégâts constatés à proximité de ces territoires déclarés en opposition de conscience devraient être pris pour partie en charge par l’opposant
  • Refus de clôture : Le refus par un propriétaire de la pose d’une clôture de protection devrait donner lieu à abattement important des indemnisations, voire pas d’indemnisation du tout

 

Surabondance des sangliers, explosion des dégâts

  • En Ardèche : Il semblerait que la DDT refuse qu’une ACCA limite le nombre d’équipes sur son territoire. De ce fait, des petites équipes se sont créées en marge des équipes officielles. Ces petites équipes n’apportent aucun concours à la protection des cultures. Par manque de cohésion, la multiplication des équipes favorise les surpopulations de sangliers. La mauvaise entente entre équipes n’est bonne pour personne
  • En Drôme : Depuis plusieurs années, les ACCA peuvent, par décision prise en AG et pour des raisons de sécurité, limiter le nombre d’équipes. La DDT 26 a toujours approuvé ces décisions
  • Territoires non chassables : Autour des maisons d’habitation (150 m), les sangliers se rapprochent de plus en plus des lieux habités pour trouver leur nourriture, notamment les années marquées par la sécheresse, la nourriture se raréfiant dans les bois, comme cette dernière saison. La présence de maisons interdit aux chasseurs d’y intervenir. Ces lieux deviennent des réserves à sanglier avec les problèmes de dégâts qui en découlent. Ne pourrait-il y avoir un chasseur par équipe autorisé à pénétrer avec les chiens (avec ou sans arme) dans ces périmètres pour y déloger les sangliers ?
  • Piégeage en zone urbaine : Il peut être utile et autorisé sous conditions
  • Opposition cynégétique : Pour pouvoir mettre un territoire en opposition cynégétique, la surface minimum légale est aujourd’hui de 20 hectares. Cette surface minimum était adaptée lors de la constitution des ACCA (loi Verdeille,1964) de par les modes de chasse les plus pratiqués alors, essentiellement, le petit gibier. Ce n’est plus du tout adapté aux modes de chasse de ces dernières années et … des prochaines. Certaines chasses privées posent des problèmes pour la chasse au sanglier sur les secteurs attenants. Si des chasses privées résultant du droit d’opposition cynégétique du propriétaire sont chassables pour le sanglier de par leurs surfaces et surtout de par leurs formes et configurations (pans de montagne, vallons indépendants, etc.), la plupart ne sont pas réellement chassables pour le sanglier. Or, aujourd’hui, quel que soit le type de chasse privée, un cahier de battue leur est attribué. Une commission Adhoc départementale devrait pouvoir décider de l’attribution ou pas du cahier de battue. Si la chasse privée n’est pas chassée pour le sanglier, son territoire devrait être soumis à l’action de chasse de l’ACCA (sanglier uniquement). La surface minimum pour mettre un territoire en opposition cynégétique devrait être portée à 60 hectares, voire plus en zone de montagne
  • Petites communes : Les membres de droit de l’ACCA y sont très peu nombreux, les membres extérieurs y sont parfois rejetés. La pression de chasse au sanglier y est très limitée de par l’effectif faible de chasseurs participant aux battues. Il en résulte que des secteurs entiers de ces communes ne sont pas chassés
  • Communes de très grande superficie : de grands secteurs sont soumis à de très faibles pression de chasse ou même parfois aucune. Sur ces territoires, les sangliers s’y retirent quand la pression de chasse est forte sur les pourtours et réapparaissent en fin de saison avec les dégâts qui les accompagnent. Une réflexion sur la limite territoriale des ACCA qui, aujourd’hui se confond administrativement avec celle des communes, serait la bienvenue. La délimitation des territoires d’ACCA devrait pouvoir mieux prendre en compte la topographie du terrain et la réalité des pressions de chasse

4 questions auxquelles notre TRC n’a pu répondre

Depuis quand les chasseurs paient-ils en France les dégâts du (grand) gibier ? 
La chasse au sanglier ne risque-t-elle pas de subir un jour le même sort que la chasse au lapin de garenne ? 
Les sommes perçues par les agriculteurs au titre des indemnisations des dégâts du gibier sont-elles imposables ? 
La maladie de l’œdème a-t-elle une origine naturelle ?  

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L’anthropologie ne contredit pas que l’Homme reste un animal (tout de même si particulier), une espèce parmi beaucoup d’autres ni que l’Homme soit destructeur de nombreuses espèces. Néanmoins, l’Homme, cet omnivore, reste génétiquement un prédateur. Il est faux de faire croire le contraire.
Biodiversité : l’impact très limité de la chasse

  • Crise de la biodiversité : Dans le déséquilibre actuel des écosystèmes ou leur disparition, la chasse n’a qu’un impact négatif très limité au regard de l’industrialisation, de l’urbanisation, de l’élevage intensif, de l’utilisation encore massive dans la nature des produits chimiques. Si l’hirondelle disparait, la chasse n’y est pour rien. Les chasseurs, au contraire, par les actions qu’ils mènent tout au long de l’année, apparaissent de plus en plus comme des acteurs essentiels de la biodiversité, rôle qui leur est reconnu par les pouvoirs publics et les élus
  • Bonne conscience urbaine : Le citadin se donne volontiers bonne conscience sur le dos du chasseur, ce méchant qui tue. Il ne faut pas craindre de rappeler que partout dans le monde la construction des villes et leur développement sont à l’origine de la destruction de beaucoup d’écosystèmes. Ce que reproche au chasseur le citadin est moins l’acte de mort que le plaisir de tuer oubliant en cela que l’acte final n’est qu’un long aboutissement (entretien permanent du territoire, gestion des populations gibiers, dressage du chien, choix et quête de l’animal convoité, difficultés de l’approche et du tir, résultat aléatoire, etc.). Le plaisir de la table (du chasseur, de sa famille, de ses amis) prolongeant la liberté de choisir son loisir n’est qu’hypocritement pris en compte par le citadin antichasse, tout responsable cynégétique connaissant au moins un militant écologiste qui se régale à Noël d’un civet de lièvre ou d’un cuissot de sanglier ! Quant à la mort de l’animal (vidéo du gazage des oies diffusée sur le site de l’Interdépartementale, vidéo d’un abattoir de viande hallal fournie par un membre de la Table-Ronde et qui soulève le cœur), elle est traitée différemment avec la conscience sélective de politiques, d’intellectuels ou de médias selon qu’il s’agit de chasse … ou pas
  • Solidarités rurales : Avec 80 % de citadins, 80 % de fonds publics affectés à la ville, la ruralité suffoque par asphyxie. Chasseurs, agriculteurs, pêcheurs, citoyens ruraux en général devraient s’affirmer comme acteurs essentiels de la gestion des territoires : avec le soutien actif de leurs élus
    … En rappelant davantage que leurs activités au cœur de la nature (personnelles, professionnelles, associatives) sont facteurs de cohésion sociale, d’équilibre humain dans des sociétés globalisées mais fragmentées, urbanisées et numérisées, en mal d’identité, à la recherche des racines perdues et de l’équilibre introuvable

Tendances, modes, nouveaux snobismes 

  • Antispécisme, végétalisme, véganisme : Chacun vit comme il veut. Cependant, l’espèce humaine a une histoire. Depuis des millions d’années qu’il existe, l’Homme consomme des fruits, des légumes, du poisson, de la viande parce que l’Homme est génétiquement omnivore
  • Exagération, déformation : Un accident de chasse – toujours de trop – fait la une des journaux ; 150 morts par noyade l’été donnent lieu à une brève en fin de journal, en fin de saison. Dans la chasse à courre hyper médiatisée, l’acte final occulte tout le reste : aspects culturels et socioéconomiques importants mais négligés, tradition aristocratique mise en évidence mais pratiques populaires passées sous silence (suiveurs en vélos, petite vénerie), immersion dans la nature, dressage et complicité des chiens, gestion rigoureuse, régulation sélective et sanitaire de la faune sauvage, etc.
  • Oubli : Si les randonneurs des villes qui arpentent les territoires des campagnes sur des chemins aménagés par les chasseurs peuvent s’émerveiller encore de rencontrer chevreuils ou lapins mais aussi nombre d’espèces protégées, ils le doivent largement aux efforts de gestion des ACCA (agréées par l’Etat comme leur nom l’indique), des associations spécialisées comme l’ANCGE (agréée au titre de la protection de l’environnement), des Fédérations Départementale des Chasseurs (agréées au titre de la protection de la nature)

Au banc d’essai 

  • A noter : Parmi les usagers de la nature, chasseurs et pêcheurs paient (plutôt cher) pour chasser, pêcher. Comme l’automobiliste, le chasseur doit réussir l’examen du permis.
  • Fluo : pour renforcer la sécurité, la tenue fluo est devenue obligatoire pour chasser le grand gibier. Après les réticences sont venus les résultats. Pourquoi les pouvoirs publics, toujours très imaginatifs pour améliorer la sécurité sur les routes, ne lanceraient-ils pas, en concertation étroite avec la FNC, une campagne de communication bienveillante vis-à-vis des chasseurs tout en incitant les randonneurs à porter des tenues bien visibles en période de chasse ? Du genre : « La sécurité aussi, ça se partage »
  • Ecole : la coopération judicieuse entre l’institution scolaire et l’institution cynégétique, encouragée par le ministère de l’Education Nationale, doit se développer grâce aux compétences des techniciens cynégétiques en poste dans les FDC

 

 

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Vue de l’extérieur, la chasse resitue l’Homme dans son rapport  profond à la nature mais aussi à la souffrance, la vie, la mort. Le non chasseur peut être rebuté à priori par la chasse, parfois très jeune, comme le non pêcheur par la pêche, tel l’enfant qui découvre l’halieutique en voyant saigner la bouche d’un poisson. 
Le chasseur : quelle image ?

  • L’image qu’on lui donne : alors que chaque année les loisirs d’été et d’hiver sont responsables en France de la mort accidentelle de plusieurs centaines de personnes, que la voiture endeuille des milliers de familles, sans parler des méfaits de l’alcool, du tabac, de la drogue, l’accident mortel de chasse, drame que personne ne nie, fait l’objet d’un traitement médiatique particulier en faisant surréagir une partie de la société
  • L’image que les chasseurs se donnent : des manifestations « nature », pédagogiques et populaires, organisées par les chasseurs, tels que les trois Printemps du Rhône de l’Interdépartementale ou des actions au quotidien tel que le ramassage par chaque chasseur de ses étuis de cartouches font peut-être plus pour l’image de la chasse que certaines campagnes de communication passées, plus ou moins réussies et mille fois plus coûteuses

Petits gestes pour grande cause

  • 30 mètres avant : les non chasseurs apprécient, lorsqu’ils se promènent dans la nature, de croiser des chasseurs polis, courtois avec lesquels ils peuvent éventuellement échanger, questionner, apprendre. Si le geste consistant à casser le fusil puis à le garder ouvert sur l’épaule est obligatoire pour la sécurité lors de la rencontre avec un promeneur, celui-ci appréciera encore plus que le chasseur n’attende pas le dernier moment pour le faire. 30 mètres avant, ça ne coûte rien. Il suffit juste d’y penser …
  • Sécurité, toujours et encore : les efforts d’information et de formation déployés par les FDC, les associations spécialisées, les ACCA pour améliorer la sécurité est un travail permanent. Aucun relâchement n’est permis 

Si les ACCA venaient à disparaître …

  • … Qui serait alors sur le terrain le gestionnaire des espaces naturels dans nos villages ? A moins de laisser complètement à l’abandon, aux ronces et… aux sangliers des milliers d’hectares de territoires, seul l’Etat aurait encore les moyens financiers, administratifs et juridiques d’intervenir dans chaque territoire communal. Les chasseurs ayant disparu, l’Etat ferait prioritairement plaisir aux contemplateurs venus des villes visiter les vestiges des réserves d’indiens : ceux qui rêvent d’une nature sans l’homme, d’une nature aseptisée, sous cloche, sous vitre et sous vide. L’Etat imposerait alors à tous, depuis Paris, ce qu’il est possible, bon et bien de voir et de faire dans des campagnes sans école, sans gare, sans train ni bureau de poste, sans pompier, sans gendarme ni maire, sans maternité ni médecin, sans boulanger ni épicier, sans moteur diesel ni feu de cheminée … sans chasseur, évidemment ! L’Etat en déciderait souverainement pour tous, pour le plus grand bonheur de tous, en disant dans la loi – sa loi – où, quand et comment. Ce jour-là, c’est sûr, nous aurions changé de société …

 

 

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Notre Table Ronde était composée d’un agriculteur et de représentants de chasseurs (ACCA de Mirmande, Condillac, Ardoix, Satillieu, Vernoux, Baix, Beauchastel, St Michel de Chabrillanoux).
Bonnes relations en général mais cas particuliers

  • Mauvaise foi : si les remontées de terrain font apparaitre des situations localement plutôt bonnes entre chasseurs et agriculteurs, la mauvaise foi rend parfois les relations compliquées, sinon tendues
  • Pyrale :  la pyrale du buis et l’absence de traitement en milieu naturel provoque le décantonnement des sangliers qui se rapprochent des vergers, des jardins, des pelouses
  • Clôtures : leur pose avant semis paraît nécessaire

Message à usage interne

  • Déclarations de dégâts :  faisant état de faits « confirmés », la Table Ronde adresse directement à « Monsieur le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche & Monsieur le président de la FDC 07 » une « information qui nous semble extrêmement importante ». Considérant que les faits incriminés peuvent être ressentis comme « une provocation vis-àvis du monde de la chasse », la Table Ronde affirme que « plusieurs agriculteurs seraient capables de témoigner » si nécessaire. S’agissant, selon les membres de la Table Ronde, d’« appeler à harceler s’il le faut, les responsables d’ACCA », l’intégralité du message ne serait rendue publique que « si le président fédéral, qui en a été avisé, le jugeait utile »

 

 

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LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2018

 

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➢ Le 5 mai, 3 responsables de l’Inter étaient dans l’Aude, 2 à Crest : Serge Roux, Noël Chautard et Michel Héritier, membres du Conseil Interdépartemental, ont participé à l’AG nationale de l’ANCGE dans l’Aude. L’administrateur national chargé des relations avec CNR y était représenté par les deux délégués départementaux. Invitée au même moment dans les locaux de la FDC 26 par l’Association des Chasseurs à l’Arc de la Drôme (ACA DRÔME) qui tenait son AG annuelle, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné d’un membre drômois du Conseil Interdépartemental, Serge Girard. Très bien accueilli par les responsables drômois, le président de l’Inter a été invité en clôture à prendre la parole pour présenter l’Interdépartementale à l’assemblée, ce qu’il a fait volontiers en quelques mots, soulignant la complémentarité des différentes structures Drôme-Ardèche de la chasse et la nécessité pour les chasseurs drômardéchois de s’unir face aux difficultés du dossier sanglier-dégâts-financement 

➢ Par délibération du 25 mai, l’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE a préparé une réponse point par point au courrier du 4 avril envoyé par la FDC 26. La réponse est collective. Elle est transmise à la fédération, au nom du Conseil Interdépartemental, par courrier du vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC. Dans un souci de clarté et de transparence, 24 membres du Conseil Interdépartemental sur 24 ont donné leur accord pour que cette réponse soit publiée sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche

➢ Par courrier du 30 mai, le président FDC 26 invite l’INTER CHASSE 26-07 à Crest pour rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin. D’accord sur le principe, le président de l’Inter s’entretiendra auparavant des modalités de la rencontre avec le président FDC 26

 

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

DES PAGES SE TOURNENT. LES 6 ET 14 AVRIL 2018, UNE ETAPE VIENT D’ÊTRE FRANCHIE VERS UN RAPPROCHEMENT ENTRE L’INTER ET LES FEDERATIONS

LES ASSEMBLEES GENERALES FEDERALES ONT CONFIRME LA NECESSITE DE S’UNIR FACE A LA MONTEE DU « PERIL NOIR »

 

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Invités

 

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Accueil des personnalités (région, département, municipalités, fédération des chasseurs)
Photos Inter/Léo Lespets

Hommage

 

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Un hommage émouvant leur a été rendu
En présence du président FDC 07 et du maire de Beauchastel
Photos Inter/Léo Lespets/JMS

Surprises

 

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Diplômes d’Honneur pour l’Ardéchois Jean Nicolas et le Drômois Claude Talon
Photos Inter/Léo Lespets

. C’est le drômois Jean-Christophe Chastang qui a remis le bon du trio de faisans reproducteurs que son entreprise commerciale avait l’occasion  d’offrir chaque année.   

Gagnant 2018 : AICA de Charmes – St Georges (07)

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Super Tombola AG 2018 : 20 heureux gagnants au lieu de 10 … 
Grâce à Maëlys-la-Chance !
Photos Inter/Léo Lespets

Quelques surprises étaient réservées … A ceux qui y étaient  

La Région Auvergnes-Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche étaient officiellement représentés … La municipalité de Beauchastel aussi … Le maire de La Voulte, administrateur fédéral, était présent … Le président de la fédération des chasseurs du département était bien là … Dans la salle, la représentation des ACCA, numériquement faible (Ah ! Dès que la chasse est fermée …) était cependant géographiquement intéressante avec un panel assez représentatif de la diversité de la Chasse Drôme-Ardèche. Les discussions ont permis des échanges fructueux et constructifs entre chasseurs venus de Beauchastel, La Voulte, Satillieu, Annonay, St Julien le Roux, Monestier, Boffres, Vernoux, Charmes S/Rhône, St Georges les Bains, St Michel de Chabrillanoux, Baix, Ardoix, etc., côté Ardèche ; de La Motte Chalencon, Etoile S/Rhône, Crest, Bourg-les-Valence, Châteauneuf S/l’Isère, Loriol, Chabeuil, Condillac, Mirmande, Livron, St Bonnet de Valclérieux, etc., côté Drôme.

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Des représentants d’ACCA venaient de loin : 
En sortant du travail, ils ont apprécié !
Photo Inter/Léo Lespets

Un buffet offert à tous accueillait dans la simplicité et la convivialité les participants … 20 numéros gagnants de tombola étaient tirés au lieu des 10 annoncés avec finalement 280 lots offerts par nos 97 Partenaires Officiels 2018 (liste complète et remerciements nominatifs à nos généreux sponsors affichés en salle) : photos-portrait de 148 €, crêpière, kit bricolage, kit jardinier, des vidanges auto, des repas resto, 11 Kg de jambon et saucisson, des chèques cadeaux et bons d’achat par dizaines, etc.  

Pour sa première participation à une réunion de l’Inter, c’est un jeune drômois, Gabriel, qui repart avec l’un des dix gros cartons de lots estampillés Super Tombola AG 2018. En plus, il gagne un jambon d’Aoste à l’os de 7, 5 kg. Sûr que Gabriel reviendra !

« Discussions constructives »

 

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3 heures de discussions animées, argumentées, conviviales et jugées « constructives »
Pour 1 heure d’informations et décisions importantes
Photos Inter/Léo Lespets

Au final, comme annoncé, 1 heure d’informations et de décisions pour 3 heures de discussions …   

Avec 10 minutes d’indulgence accordées aux retardataires, l’assemblée statutaire débutait à 19 h 40, faisant suite aux libres discussions entre représentants d’ACCA 26 et 07, élus, président de fédération, équipe dirigeante de l’Inter. A 22 h 15, les Tables Rondes étaient terminées, les synthèses restituées en assemblée plénière par les co-animateurs ; à 22 h 40, le président levait la séance une fois les 20 numéros gagnants tirés et chaque prix distribué (les paquets cadeaux étaient prêts, la liste officielle affichée, consultable par les participants).

On le voit, le « timing » a été scrupuleusement respecté. Nous l’avions annoncé. Nous l’avons fait.

« Polémique inutile »

 

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Courrier FDC 26 du 4 avril 2018
Photos Inter/CC BY-SA

C’est par une lettre polémique de 3 pages, normalement destinée au président de l’Inter Chasse 26-07 mais rendue publique le 4 avril par la FDC 26, que les ACCA drômoises ont appris que leur président fédéral ne serait finalement pas à Beauchastel aux côtés de son homologue ardéchois.  

Parmi les présidents d’ACCA drômois destinataires de la lettre fédérale, plusieurs ont dit aux membres de notre équipe ce qu’ils en pensaient. Ces présidents jugent « inutile et malvenue » la polémique ouverte. « Inutile » : polémiquer n’apporte rien aux chasseurs, rien à la chasse. « Malvenue » : avec l’explosion du financement des dégâts sanglier, quelle fédération pourrait se croire à l’abri des difficultés au point d’imaginer faire cavalier seul ?

 

Drôme

 

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Alice Thourot, Députée de la Drôme
Photo Inter/Assemblée Nationale

 

Votes

 

. Le rapport financier est adopté

 

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Joël Mounier annonce un 37ème exercice excédentaire pour l’Inter Chasse 26-07
Photos Inter/Léo Lespets

La diminution des dépenses traduit une gestion de trésorerie rigoureuse. L’exercice 2017 est excédentaire … pour la 37ème année consécutive !  

Comme on le voit, l’argent des chasseurs (cotisations volontaires d’ACCA) et des Partenaires Officiels (principaux partenariats renouvelés en 2017) est toujours aussi bien géré.  

Le poste principal des dépenses reste la communication externe (essentiellement, en direction des ACCA) impacté par la nouvelle hausse annuelle des tarifs postaux.

 

. Unanimité pour le vote d’orientation

 

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Des Présidents d’ACCA membres du Conseil font adopter le rapprochement avec les fédés
Photo Inter/Léo Lespets

 . L’équipe 2018 élue sans opposition

 

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Synthèse

 

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Remerciements

 

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Saint-Cyr (Ardèche), 14 avril 2018.
Le rendez-vous annuel des chasseurs ardéchois 
Photo Inter/FDC 07

.   En moins de dix jours, c’est par le tir groupé de trois assemblées générales cynégétiques (Inter Chasse Drôme-Ardèche le 6 avril, FDC Drôme et Ardèche le 14) que s’est soldée la saison de chasse 2017-2018 et … déjà amorcée la prochaine. A Saint-Cyr, devant 900 représentants d’ACCA (selon les chiffres du Service Départemental de l’Information Territoriale, « 700 » d’après la journaliste présente), Jacques Aurange et Christian Pialet ont tourné la page des désaccords passés, permettant ainsi aux chasseurs ardéchois de retrouver les chemins de l’unité. Les difficultés sans précédent qui s’accumulent obligent les responsables de la chasse à se serrer fermement les coudes : la « bête noire » est passée par là. 

 

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Salle comble et unité retrouvée pour l’assemblée générale des chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

Million €

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En Drôme-Ardèche, les dégâts de sanglier mettent à mal les finances fédérales
Photo Inter/CC BY-NC-SA

Tandis qu’en Ardèche un nouveau plafond de verre vient d’exploser sous la boutée des dégâts de sanglier (nouveau record historique à plus de 700 000 € en 2017-2018, soit une augmentation annuelle de 30 %), la FDC 26 est nettement plus épargnée … pour le moment. 

Avec une facture de dégâts sanglier deux fois moins importante, les amis drômois ne doivent pas sombrer pour autant dans un « optimisme béat ». Sous forme d’avertissement, le trésorier de la FDC 26 l’a rappelé à Montélimar le 14 avril devant les adhérents obligatoires de la fédération (ACCA, chasses privées), en présence de la sous-préfète de Nyons, Christine Bonnard, représentant le préfet de la Drôme :

« 2017 a été une année de déficit. Les dégâts ont été multipliés par 4 en 4 ans ».  

700 000 € de dégâts en Ardèche, 360 000 en Drôme … Pour la première fois dans l’histoire des FDC, le million d’euros de dégâts à charge des chasseurs drômardéchois vient d’être dépassé. Ne pas voir que c’est la priorité des priorités serait une erreur. Le voir mais ne pas en tirer toutes les conséquences serait une faute.

Les assemblées générales fédérales 2018 viennent de confirmer aux chasseurs la nécessité de s’unir face à la montée du « péril noir ». Cela ne sera peut-être pas suffisant mais c’est indispensable.

Parole tenue

 

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Face aux difficultés, Jacques Aurange en a appelé à la cohésion et l’unité des chasseurs
Photos Inter/FDC 07

Jacques Aurange, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, a tenu parole. Soucieux de la cohésion du monde cynégétique, il s’était personnellement engagé le 13 décembre 2017, lors de la rencontre de Beauchastel avec Christian Pialet et Rémi Gandy, à faire avancer concrètement l’union des chasseurs dans son département par un rapprochement « solide et durable » avec l’Interdépartementale et son président. Par sa présence symboliquement forte et réellement appréciée à Beauchastel le 6 avril, Jacques Aurange a pu lancer le 14 à Saint-Cyr un appel crédible, convaincant à « la cohésion et l’unité des chasseurs ». Donnant lui-même l’exemple de la cohérence, le président fédéral n’a pas manqué de multiplier les signes positifs lors de son assemblée générale :   

. En soulignant « le rôle positif des associations spécialisées » sur lesquelles la fédération entend « continuer à s’appuyer »

. En « remerciant l’Interdépartementale Chasse de ne pas avoir brouillé le message fédéral lors de l’assemblée générale extraordinaire de décembre » consacrée au délicat dossier du financement des dégâts sanglier    

. En soulignant l’intérêt de la FDC 07 pour les travaux des Tables Rondes de la Chasse 2018, lorsqu’il a repris à son compte dans son intervention l’une des quatre thématiques de Beauchastel : « Agriculteurs et chasseurs, nous sommes condamnés à nous entendre ! »

. En « remerciant » Christian Pialet parmi « les personnalités présentes invitées par la fédération », puis à nouveau lorsque celui-ci eu terminé son intervention de 3 minutes (lire en fin de compte-rendu la prise de parole du président de l’Inter). 

Absence remarquée

 

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Bernard Brottes était à Beauchastel le 6 avril mais pas à Saint-Cyr le 14 
« Retenu à La Voulte par la célébration d’un mariage »
Photo Inter/Léo Lespets

Garde rapprochée  

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Les élus et les présidents
Photo Inter/Léo Lespets

Le conseiller régional délégué à la ruralité, Olivier Amrane, est aux petits soins avec ses amis chasseurs ardéchois. A leurs côtés à Beauchastel le 6 avril, le revoilà à nouveau à Saint-Cyr le 14. Il a même offert à l’Inter une dotation en lots de la région Auvergne Rhône-Alpes pour la Super Tombola AG 2018. Le vice-président du département de l’Ardèche, Christian Féroussier, également présent à Beauchastel pour y représenter officiellement le président du département, Laurent Ughetto, a lui aussi fourni en lots la tombola de la Chasse Drôme-Ardèche : des présences et des gestes appréciés par les chasseurs qui savent renvoyer l’ascenseur.

Lecteur attentif

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Le Dauphiné-Libéré commenté
Photo Inter/Capture/France 3

Après l’intervention de Christian Pialet, une personnalité assise au premier rang des invités de la fédération a sorti de sa serviette en cuir le Dauphiné Libéré du 28 mars. (Re)lisant l’article qui annonce la volonté de rapprochement de l’Inter avec les fédérations, il en a fait le commentaire à ses voisins.   

Ce leader attentif aux évolutions du monde de la chasse n’est autre que Jean-Claude Flaugère, le président de la Chambre d’Agriculture Régionale.

Nouveau préfet

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Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, s’adressait pour la première fois aux chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

. Les représentants des chasseurs présents à Saint-Cyr ont remarqué le changement de ton du représentant de l’Etat aussi bien à l’égard de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche que des ACCA en difficultés sur le sanglier.  

Visiblement, Philippe Court, nouveau préfet de l’Ardèche, a décidé, lui aussi, de tourner la page. D’abord, celle de l’ostracisme et de la marginalisation dont se plaignaient à juste titre dirigeants et présidents d’ACCA membres associés de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche pendant les trois années précédentes : un message clair en direction de Beauchastel a ainsi été délivré par le représentant de l’Etat lorsqu’il a cité, à un moment de son discours, l’intervention précédente de Christian Pialet.

Maîtrisant bien le sujet chasse, le nouveau préfet a pu obtenir sans difficulté le silence attentif de l’auditoire. Assistant à l’assemblée générale fédérale du début à la fin, il a pris soin de charpenter son discours de clôture à partir de notes prises tout au long des interventions en tribune et dans la salle : preuve de l’intérêt du représentant des pouvoirs publics pour ce qui a été exprimé devant lui par l’ensemble de la représentation cynégétique ardéchoise. Sans complaisance ni démagogie, parlant clair et net sur la situation explosive du sanglier, M. Court n’a rien éludé. 

Face à la progression continue des dégâts, face au niveau toujours plus élevé de leur financement, le préfet considère lui aussi que la situation n’est plus tenable en l’état. Le représentant du gouvernement a clairement laissé entendre que 2017-2018 pourrait bien être la saison de la dernière chance et que, faute pour les chasseurs d’arriver – au minimum – à stabiliser une situation très dégradée, l’Etat serait contraint de passer à « autre chose ». Le préfet veut proposer un contrat d’objectif aux ACCA répertoriées en « points noirs ». Il s’agit des 28 communes ardéchoises qui représentent plus de 70 % des dégâts en euros du département. A mi-parcours de la saison, la diminution sensible des dégâts (il serait question d’un objectif de 20 %) devra être effective. Pour cela et si nécessaire, ouverture anticipée du sanglier à partir du 1er mai : du jamais vu ! En cas d’échec (et c’est un ton auquel les ACCA n’étaient plus habituées), Philippe Court ne montrera pas du doigt les mauvais élèves de la classe, il ne punira pas les vilains chasseurs. Il fera « accompagner » par les services de l’Etat l’ACCA en difficulté en mobilisant tous les moyens légaux à sa disposition pour que l’on se rapproche le plus possible de l’objectif fixé.

Certes, ce discours officiel ne fait pas dans la facilité ; il n’annonce en rien à la fédération, ni aux ACCA, des lendemains qui chantent ! Certains chasseurs s’en plaindront ou s’en inquiéteront. Des questions, il est vrai, restent encore sans réponse. Par exemple, comment le recours plus systématique (et prévisible) aux lieutenants de louvèterie sera-t-il organisé alors que les bras armés du préfet sont déjà extrêmement sollicités toute l’année au point d’arriver presque à saturation ? Ces interrogations sont légitimes, le préfet Philippe Court ne peut pas les ignorer. Mais tartiner un congrès fédéral de propos mielleux pour mieux interdire arbitrairement ensuite de chasser à toute une ACCA (Félines) ou encore, faire semblant d’autoriser magiquement un mode de chasse ancestral (pigeon ramier) pour mieux permettre à sa ministre de l’écologie de l’interdire définitivement huit jours après était une autre méthode qui n’aura pas laissé en Ardèche que de bons souvenirs …

Des représentants cynégétiques se sentant enfin compris, écoutés et respectés par le plus haut dépositaire de l’autorité publique dans le département, un discours gouvernemental assumant ses responsabilités sans mépriser qui que ce soit, le ton était bel et bien nouveau.

. « Cela nous change des années précédentes », faisait remarquer à la sortie, sourire aux lèvres, un président d’ACCA de l’Interdépartementale.    

« …Beauchastel »

 

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Philippe Meunier a rappelé « l’effort sans précédent » de la Région en faveur des chasseurs
Photo Inter/FDC 07

Avant de quitter Saint-Cyr, le président de l’Inter Chasse 26-07 est aller saluer le président de la FDC 07, ce qui était la moindre des choses mais aussi le viceprésident de la région Auvergne Rhône-Alpes, Philippe Meunier, représentant du président Laurent Wauquiez. C’est en effet le député du Rhône, cela, le président de l’Inter ne l’a pas oublié, qui avait reçu ensemble Jacques Aurange, Christian Pialet et Bernard Brottes à Lyon au siège de la région, aussitôt le nouvel exécutif d’AuvergneRhône-Alpes installé.  

Dans son intervention avec clin d’œil appuyé à ses origines familiales ardéchoises, Philippe Meunier n’a pas manqué de rappeler devant l’assemblée ardéchoise ce qu’il avait raconté ce jour-là à Lyon au représentant de la Chasse Drôme-Ardèche amusé :

« Comme vous, mon grand-père habitait … Beauchastel ».  

Le monde est petit.

Après s’être entretenu en aparté avec Jacques Aurange puis avoir remercié son président de fédération, Christian Pialet a tenu, avant de prendre congé, à faire le tour des administrateurs fédéraux. Il les a salués un par un, sans oublier le personnel technique et le personnel administratif de la FDC 07.

 

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Nicolas Hulot : le grand bleu

 

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Photos Inter/Capture/BFMTV/CC BY-SA

Adepte de la plongée sous-marine, M. Hulot découvre la plongée sondagière.  
En 6 mois, le ministre de l’Ecologie (et de la chasse) voit sa cote de popularité dévisser de 11 points. Même si ce n’est pas encore la plongée vers les abysses, c’est la plus forte baisse d’un membre du gouvernement.

 

La Frapna 07 aurait-elle, à son tour, tourné la page ?

 

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Le hérisson ardéchois a-t-il fait peau neuve ?
Photo Inter/CC BY-NC-SA

. Voici quelques années, la survie de la Frapna 07 était une question posée. Bien qu’adversaires, nous avions dit pourquoi sa disparition possible en tant qu’association ne nous réjouissait pas.

Certes, la Frapna 07 a pu compter à une autre époque plus d’anti-chasses souvent sectaires que de réels bienfaiteurs de la planète et de l’humanité. Certes, elle ne s’est jamais privée d’entraver la chasse en Ardèche, ni de combattre l’action de l’Interdépartementale dans sa défense de la chasse au gibier d’eau ou au pigeon ramier, ni même d’égratigner à l’occasion son président-fondateur. Mais, en tant que personnes, nous avons toujours respecté nos adversaires car si l’engagement associatif nous a parfois séparés, il se trouve à la Frapna comme ailleurs des hommes et des femmes de qualité.   

Certes, trop de permanents ont pu profiter pendant trop longtemps, à la Frapna comme à la LPO, d’un système exagérément biberonné aux subventions publiques. Nous avons dénoncé cette dérive. Par notre action permanente d’information de l’opinion publique en général et des familles de chasseurs en particulier, par nos démarches tenaces auprès de l’exécutif régional (l’ancien président de région comme le nouveau), nous avons contribué – et nous nous en félicitons – à obtenir de la région Auvergne-Rhône-Alpes que les chasseurs y soient enfin reconnus en tant qu’acteurs du territoire et acteurs de la biodiversité, à obtenir aussi qu’un rééquilibrage des subventions publiques soit désormais plus conforme à l’équité. 

Cela ne nous empêche pas de reconnaitre que des bénévoles et des adhérents de la Frapna ou de la LPO puissent être portés eux aussi dans leur engagement associatif par des convictions environnementales sincères et respectables.    

C’est pourquoi nous constatons aujourd’hui avec un intérêt particulier que la Frapna 07 parait avoir franchi un cap : en tournant la page, semble-t-il, d’une forme d’antichasse primaire qui fut longtemps sa marque de fabrique … Et l’obstacle majeur à son développement.    

Progressivement, une nouvelle génération semble prendre le relai et s’attacher à recentrer l’association sur des fondamentaux environnementalistes qui parlent davantage d’avenir et s’adressent donc davantage aux jeunes :  en 2018, forêts et rivières à préserver ou à restaurer sont devenues les combats prioritaires de la Frapna Ardèche. La faune et la flore font désormais l’objet d’approches plus scientifiques que militantes au service de projets concrets d’intérêt général susceptibles de susciter davantage qu’avant l’adhésion de tous.   

Si cette orientation nouvelle se confirmait, elle pourrait devenir vraiment intéressante. 

 

 

La FDC 26 reçoit l’ANCGE

   

. Les délégués départementaux ANCGE Drôme, Serge Roux (Chabeuil) et Noël Chautard (Livron) étaient conviés le 16 avril 2018 à Crest au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs. Les représentants drômois de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau ont été reçus à leur demande par le président FDC 26, Rémi Gandy et son Conseil d’Administration : un oubli réparé qui permet à l’ANCGE 26 de rejoindre les 12 associations spécialisées consultées par la FDC 26.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

INVITATION

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018

 

Janine Burine nous a quittés

 

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Janine et Michel aimaient piloter ensemble les « Rhôdaniens » de l’Inter
Photo Inter/JMS

Janine vient de nous quitter. C’était quelques heures après que nous ayons terminé, en pensant à elle, notre conseil interdépartemental du 2 mars.

C’est vers Florence, Jérôme et Sylvain, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille que vont aujourd’hui nos pensées, notre amitié, notre affection. C’est aux autres que Janine pensait d’abord. C’est en pensant aux autres qu’elle fit face à la maladie durant des années, courageusement, sans se plaindre. Ne chassant pas, c’est d’abord pour rendre service aux autres qu’elle avait accepté d’entrer au conseil interdépartemental de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche où elle n’hésitait pas à nous dire le fond de sa pensée, à se porter volontaire pour aider. Avec Michel son mari, ces deuxlà faisaient la paire pour piloter avec assurance et gentillesse le concours annuel de pétanque de l’Inter, Le Rhôdanien ou encore, participer activement à la préparation de nos assemblées générales. Janine aimait la convivialité, son sourire et ses rires le disaient. Combien de fois l’équipe d’ACCA de Beauchastel, élargie une fois par an aux amis drômois de l’ACCA d’Etoile, s’est-elle retrouvée joyeusement après la battue du matin chez l’ami Michel, dans la grande salle du bas où Janine attendait les amis chasseurs pour leur faire partager la bombine, le pot au feu, la paella ou … le civet de chevreuil qu’elle venait de cuisiner avec amour et talent ?

Le 8 mars, jour de ses 67 ans, l’Eglise de Beauchastel était pleine pour lui dire adieu malgré les absents par contraintes professionnelles. Autour de la famille, les amis de diverses associations dans lesquelles Janine Burine s’investissait se sont retrouvés nombreux, la tête pleine de bons souvenirs. A la cérémonie, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné de membres du Bureau et du Conseil. Le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange, s’était fait représenter par Christian Pialet. Janine, les amis de l’Interdépartementale te disent merci. Tu viens de rejoindre ton Michel. Vous nous manquez tant, tous les deux, les amis ! L’assemblée générale annuelle 2018 de la Chasse Drôme-Ardèche vous sera dédiée.

L’équipe de l’Interdépartementale

 

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« LE RAPPROCHEMENT AUQUEL NOUS ŒUVRONS CONCRETEMENT ET SEREINEMENT, REMI GANDY, JACQUES AURANGE ET MOI »

 

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. Le Président de l’Inter Chasse 26-07, Christian Pialet, présent à Paris le 14 mars au Conseil d’Administration de l’ANCGE, vient de communiquer cette information aux Présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale :

« Suite aux discussions et décisions du Conseil Interdépartemental du 2 mars 2018, à l’occasion de la présence à Privas le 3 mars du Président National de l’Ordre National du Mérite, mon ami le Drômois Michel Lebon, j’ai remis en main propre au Préfet, M. Philippe Court, un message de l’Inter Chasse 26-07. Dans le cadre du rapprochement solide et durable avec nos fédérations auquel nous œuvrons concrètement et sereinement, Rémi  Gandy, Jacques Aurange et moi, j’ai transmis copie de l’intégralité de ce message au Président de la FDC 07 »  

 

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L’Interdépartementale à nouveau en deuil

JACKY FEROUSSIER TERRASSE PAR LA MALADIE

 

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Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier est parti. Très vite, trop vite et surtout bien trop tôt. A 67 ans, la maladie l’a terrassé. L’Interdépartementale est d’abord dans le respect de la douleur ; la douleur de celles et ceux qui sont aujourd’hui très éprouvés par un départ aussi rapide : son épouse Simone, ses filles Sylvie et Angélique, l’ensemble de sa famille, ses amis proches.

Jacky avait ma confiance. Il avait toute mon estime. A travers l’association, d’année en année, nous avons appris à mieux nous connaitre. VicePrésident à mes côtés, Chargé du grand gibier dont il était un spécialiste passionné, Jacky me donnait de l’énergie, de l’envie. Il m’aidait, m’apportait ses connaissances, ses conseils. Toute l’équipe appréciait sa gentillesse, son dévouement, son engagement résolu à défendre la chasse. D’un regard pétillant, il allumait le feu de la discussion. D’un esprit pétillant, il posait la question qui invitait à la réflexion. Dans l’équipe dirigeante de l’Inter comme dans le bureau d’ACCA de Beauchastel, Jacky aimait rendre service. Il aimait nous aider à trouver des solutions. D’un trait d’humour appuyé de son sourire, il faisait entre nous un trait d’union. Jacky aimait la convivialité. Il était heureux de partager le repas de travail d’un conseil interdépartemental, toujours volontaire pour aider à préparer la salle, garnir la table avec soin afin d’accueillir chaleureusement les amis qui allaient arriver de loin. Jusqu’au bout, il s’est inquiété de savoir si la soirée annuelle du 6 avril se préparait sans trop de difficultés. Jacky a été content d’apprendre que les évolutions positives au bénéfice des chasseurs ardéchois et drômois, entrevues depuis le 13 octobre 2017,  étaient sur le point de se concrétiser. Deux jours avant son décès, Jacky me demandait sur son lit d’hôpital à Valence si nous n’avions pas trop de mal à trouver les lots de tombola pour le 6 avril …

Ce soir-là, Jacky, dans cette salle des fêtes de Beauchastel où avec toi nous nous sommes réunis si souvent et si souvent dans la bonne humeur, tu seras tellement loin et pourtant, si proche de nous tous !

Jacky, l’Ami, Jacky notre Vice-Président, je sais tout ce que la chasse t’apportait, entouré de tes amis chasseurs de sanglier de l’ACCA de Beauchastel, accompagné de ton petit-fils que j’ai vu si fier, si émerveillé de suivre dans la montagne son Papy avec ses chiens. Je sais tout ce que tu as apporté à la chasse pendant ces années d’action bénévole partagée. Je sais, ils me permettront de le dire ici, ce que les chasseurs te doivent, jeunes et anciens. Jacky, par mon intermédiaire, tes amis chasseurs de Drôme-Ardèche te disent, du fond du cœur, un grand merci ».

Christian Pialet

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2018 (3)

LE GRAND RENDEZ-VOUS : « LES TABLES RONDES DE LA  CHASSE 2018 ». AMI CHASSEUR ARDECHOIS OU DRÔMOIS, APRES LE SUCCES DE LA 1ère EDITION, TON ACCA (ADHERENTE OU NON A  L’INTER) EST INVITEE. BIENVENUE A TOI, VENDREDI 6 AVRIL, A PARTIR DE 18 H 30, A BEAUCHASTEL, SIEGE SOCIAL DE L’INTER CHASSE 26 – 07

 

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OIES GAZEES TOUTE L’ANNEE PLUTÔT QUE CHASSEES EN FEVRIER

2000 CHASSEURS DE GIBIER D’EAU DE CHARENTE-MARITIME CRIENT A NICOLAS HULOT ET A LA LPO LEUR INCOMPRÉHENSION ET LEUR COLÈRE

 

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« Gaze pas les oies, on les chasse en février ! »
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

« L’histoire cynégétique retiendra que, pour la première fois, nous ne chasserons pas les oies en février » constate l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau). Celle-ci apportait son soutien à la manifestation du 31 janvier organisée par des chasseurs de gibier d’eau de Charente-Maritime à Rochefort-sur-Mer. L’ANCGE y était représentée par son Secrétaire Général, Bernard Garnier.  

Contre l’interdiction de chasser de Nicolas Hulot

Malgré une pluie battante, ils étaient dans la rue plus de 2000 chasseurs d’oie et de canard (1100 selon la préfecture) pour protester contre la décision de Nicolas Hulot d’interdire la chasse à l’oie au-delà du 31 janvier afin de « ne pas mettre en colère » ses « copains » de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux présidée par Alain Bougrain-Dubourg).

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Pour les chasseurs, gazer les oies sauvages est une hérésie écologique
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Constat amer d’un manifestant : « 8 jours de chasse en février, ce n’était déjà pas beaucoup mais c’était toujours mieux que rien. Avec Hulot, ce n’est carrément rien. Pour les sectaires de l’antichasse, il est préférable de gazer en Hollande des dizaines de milliers d’oies toute l’année plutôt que d’en prélever quelques centaines par la chasse en France au mois de février ».

 

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Le gazage des oies ne passe pas chez les chasseurs
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

Des chasseurs ont tenté de rejoindre le siège de la LPO. 500 CRS et policiers étaient mobilisés pour les en empêcher

 

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A deux pas du siège national de la LPO de M. Bougrain-Dubourg, ça chauffe !
Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

Pacifique au départ selon les consignes données, la manifest ation s’est durcie.  

Des chasseurs ont ainsi défié les 500 CRS et policiers mobilisés en tentant d’arriver jusqu’au siège national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) association militante domiciliée à Rochefort.

Grâce au sérieux des organisateurs, au sang-froid d’un service d’ordre interne impeccable, la manifestation s’est terminée sans incident grave qui aurait gâché la belle démonstration de force.

LA LPO SALUE DANS CETTE INTERDICTION DE CHASSER « UNE DECISION PLEINE DE BON SENS »

 

De son côté, la LPO s’est réjouie – à distance – de l’interdiction de chasser prise par le ministre d’Etat-et-de-mes-copains Nicolas Hulot, saluant « une décision pleine de bon sens ». « Le mois de février marque le début de la période de reproduction des oies cendrées », explique Alain Bougrain-Dubourg, le Président de la LPO. « On ne tire pas sur des oiseaux quand ils se reproduisent. C’est le bon comportement à adopter quand on prétend être bon gestionnaire de la nature ».

 

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« Le bon comportement à adopter » ?
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

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Sans commentaire !
Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Film/Jos De Putter/ Ganzen ruimen Voor de grote vakantie doe je zo/de Correspondent

 

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LE PATRON DES CHASSEURS A RENCONTRE LA PRESIDENTE DE LA FNSEA … Compliqué !

 

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Photo Inter/Capture/France 3

Le 30 janvier 2018, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s’est entretenu pendant deux heures avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles). Objet de la réunion : ouvrir les dossiers chauds, source de tensions assez vives entre le monde agricole et les chasseurs.  

Il y en a trois sur lesquels nous avons pu recueillir quelques informations à la meilleure source :

 

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Photos Inter/SR

1°). La FNC ne veut plus que les FDC soient contraintes d’indemniser les dégâts (sanglier pour l’essentiel) là où les chasseurs sont interdits de chasse : 50 millions € par an pris dans la poche des chasseurs, « c’est beaucoup trop. Ce n’est plus supportable », martèle Willy Schraen. « De plus en plus de dégâts aux cultures, des récoltes perdues plusieurs fois de suite, c’est épuisant » lui répondent les exploitants agricoles. On sait où peut conduire l’impasse des dégâts sanglier si elle dure : l’Etat finira par imposer ses « solutions ». La stérilisation des laies en pleine nature aurait passé avec succès le cap expérimental … pas uniquement en Espagne.

 

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Photo Inter/Bing/JLPC/Wikimédia Commons

2°). La FNC « déplore la suppression des haies vives ». Leur disparition a entrainé la quasi disparition du petit gibier de plaine. « C’est un désastre écologique ». Les agriculteurs sont conscients qu’il faut revenir à des méthodes de production « plus naturelles ». Ils seraient prêts à « aller plus loin que le reboisement expérimental actuel » mais quand on est « endetté jusqu’au cou », que le revenu mensuel de l’exploitant n’est plus que de quelques centaines d’euros pour vivre, « les paysans peuvent-ils y arriver seuls » ?

 

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Photos Inter/Bing/Capture BFMTV

 
3°). Le monde agricole a « très mal pris » l’appui officiel médiatisé apporté à Nicolas Hulot par la FNC en faveur d’une interdiction rapide du glyphosate. Christiane Lambert ne s’est pas privée de le dire vertement à Willy Schraen. Pour les agriculteurs, dans le contexte si difficile qui est le leur, « faire ce cadeau à Hulot », c’était donner le bâton pour mieux se faire battre : « un manque de solidarité entre ruraux » face au ministre pro-loup et antichasse des écolos-bobos. Supprimer le pesticide si décrié (qui a valu à un représentant agricole, en plein Salon de l’Agriculture, de se faire « engueuler » par un Président de la République perdant son calme olympien) ? « Oui mais » répond la FNSEA, à condition de trouver autre chose, de bénéficier de mesures d’accompagnement, de prendre le temps de la transition. « A défaut de solutions de remplacement pouvant être immédiatement mises en œuvre » et « à défaut de soutien du représentant des chasseurs », les paysans français « auraient préféré que la FNC se taise ».

Bref ! entre le chasseur et l’agriculteur (les deux étant parfois une même personne) c’est devenu compliqué. Et quand c’est compliqué, ça coince. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu. Parce qu’il ne peut pas l’être. A l’évidence, les deux parties sont condamnées à s’entendre.

Le loup (ou son cousin hybride) coûte 29 millions € par an au contribuable français. Pour M. Hulot, ce n’est pas assez. Afin de « ne pas mettre (ses) copains en colère », Hulot-l’écolo en veut pour plus de 40 millions € !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

 Selon les chiffres officiels, le loup (ou hybride assimilé) a coûté au contribuable la bagatelle de 29 000 000, 00 € en 2017. D’après le ministre de l’Ecologie en personne, il n’y aurait en France « que » 360 loups. Faites vos comptes. Ça porte le loup ou assimilé à … 80 555, 00 € la bête.  A croire que pour le plat du jour régulièrement offert au canidé sur fonds publics, le gigot d’agneau saignant est maintenant farci aux truffes.

 Mais pour Nicolas Hulot, ce n’est encore pas assez.  

Hulot-l’écolo ministre d’Etat-« et de mes copains » en veut vraiment pour son argent … ou plutôt le nôtre ! En fixant l’objectif démentiel (un tant soit peu provocateur) de « 500 loups », Hulot-l’économe va donc faire dépenser prochainement à l’Etat plus de 40 millions € uniquement pour protéger sa bestiole terreur des bergers, éleveurs, brebis, chamois, chevreuils.  

40 millions € pour nourrir des loups hybrides ! Voici donc (re)venu le temps de l’écologie-caviar. Goinfrée comme toujours d’argent public. La France, après tout, n’a « que » 2 200 milliards de dette publique à rembourser. Le cadeau pour les générations futures ?

 40 millions € pour nourrir le loup !

 

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Photos Inter/Capture BFMTV/Bing

Ebloui par les ors et dorures des salons de la République, Nicolas Hulot au patrimoine déclaré dépassant 7 millions € n’a pas l’air de bien mesurer l’indécence de pareille exigence en comparaison de l’indignation qu’elle suscite dans notre région parmi les gens qui se lèvent tôt pour travailler et les retraités qui voient leur pension diminuer. Se croyant béni des dieux puisque intronisé par « Jupiter », Hulot le néo-aristo semble se moquer comme de sa première chemise verte qu’au même moment, dans le même gouvernement, sa collègue ministre de la justice puisse se lamenter que des actions judiciaires soient interrompues faute d’un budget suffisant pour les photocopies tandis que sa collègue ministre de la santé puisse pleurer sur le sort de ces personnes âgées laissées sans soin dans les EHPAD par manque d’argent pour embaucher le personnel nécessaire.

Ainsi va la joyeuse France de la Transition écologique.

 


 LE PRESIDENT NATIONAL DES  CHASSEURS REÇU A L’ELYSEE

 

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Photos Inter/Bing/FNC

Le 15 février 2018, soit quinze jours après la manifestation des chasseurs de gibier d’eau de Rochefort, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Elysée Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Celui-ci est sorti de l’entretien visiblement satisfait.

 

OIES CHASSEES PLUTÔT QUE GAZEES : ENGAGEMENT PRESIDENTIEL POUR FEVRIER … 2019

 

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Photo Inter/Capture/ANCGE/Xavier Léoti

 

 Surprise, surprise !  

 

 Le Chef de l’Etat l’a coché sur son agenda. Il vient de prendre l’engagement que l’oie cendrée serait chassée en France du 1er au 28 février 2019 dans le cadre d’une dérogation de régulation telle que proposée depuis plusieurs années par la FNC, mesure pourtant sèchement rejetée par Nicolas Hulot voici quelques semaines (« même pas la peine d’en discuter ! ») … Si l’on en croit l’agenda présidentiel et la promesse républicaine faite aux chasseurs de gibier d’eau, voilà un ministre d’Etat qui aura donc quitté le gouvernement avant un an pour retourner auprès de « (ses) copains ». Ce départ anticipé de M. Hulot, hautement prévisible, ne semble pas chagriner outre mesure M. Macron. Pas excessivement non plus, les 1 000 000 chasseurs français.

« MODERNISER LA CHASSE FRANÇAISE » …

Dans un dialogue jugé « extrêmement cordial et constructif » par la FNC, le Président de la République a donné son plein accord à Willy Schraen pour lancer avec lui les grandes réformes « de modernisation de la chasse française » :  

- Permis de chasser
- ONCFS
- Police de la nature
- Gestion adaptative des espèces
- Biodiversité et ruralité
- Etc.

 … « ET EN MÊME TEMPS, RESPECTER LES TRADITIONS »

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Céline Aussourd

. D’autre part, alors qu’une proposition de loi visant à « interdire la chasse à courre » a été déposée fin janvier à l’Assemblée Nationale et co-signée par de nombreux députés dont plusieurs de la majorité présidentielle, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer son « soutien à tous les modes de chasse actuellement pratiqués en France », y compris « les chasses traditionnelles comme la vénerie » dont les pratiquants font depuis des mois l’objet d’une campagne de dénigrement violente, aussi haineuse que mensongère.   

 

A Beauchastel, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme et le Président de l’Inter Chasse 26-07 donnent ensemble le coup d’envoi de la traditionnelle battue interdépartementale de régulation du renard

 

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Rémi Gandy aux côtés de Christian Pialet : départ de la battue interdépartementale
Photos Inter/ACCA Beauchastel/Bing/Facebook

C’est une tradition. Depuis longtemps, les ACCA d’Etoile S/Rhône (26) et Beauchastel (07) clôturent la saison de chasse en février par une battue au renard commune aux Drômois et Ardéchois suivie d’un casse-croûte partagé dans la convivialité. Voici un bel exemple concret d’interdépartementalité perpétué par les Présidents d’ACCA actuels marchant sur les traces de leurs prédécesseurs : Eric Marsanon, le drômois, Franck Chalas, l’Ardéchois, ce dernier étant par ailleurs l’un des Vice-Présidents de l’Interdépartementale, association qui se félicite évidemment de ce genre d’initiatives pour les avoir initiées ou encouragées depuis 1981 : « Le Rhône n’est pas une barrière mais un lien entre les hommes ».
 
L’interdépartementalité appliquée à la vie interne des ACCA a d’ailleurs reçu cette année un écho particulier.  

En effet, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme, Rémi Gandy, était à Beauchastel en compagnie du Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet pour donner ensemble le coup d’envoi de cette énième battue interdépartementale d’ACCA.

 

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Le footballeur drômois Florent Laville (à droite) était lui aussi de la partie
Photo Inter/Archives/FL/OL

La bonne humeur matinale, au parfum de café chaud partagé entre ardéchois et drômois, a accompagné les chasseurs tout au long de la journée, une délicieuse paella leur étant servie à la mi-journée chez l’ami Stéphane Pépin. Autour des quatre Présidents, on remarquait aussi la présence d’autres personnalités, notamment le sportif (et chasseur drômois), Florent Laville, ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais, double champion de France de foot Ligue 1.  

Destinée à faire un prélèvement sélectif de régulation sur une espèce très prolifique, la battue au renard du matin a permis trois tirs grâce au travail de chiens de métier parfaitement dressés, les tirs étant concluants. Dans un secteur où dix autres renards avaient déjà été prélevés par la chasse en cours de saison, cela aura ainsi sauvé la vie à des dizaines de lapins, perdrix, faisans. A ceux qui en douteraient, il suffit d’observer la dentition si particulière de Maître Goupil pour se convaincre que l’animal n’est pas vraiment programmé pour manger de l’herbe ou des petites fleurs. Quant aux propriétaires de poulaillers, clapiers, élevages de pigeons ou canards, ils savent pourquoi il se trouve plus de faisans dans les terriers à renard en fin de saison de chasse que dans les congélateurs des chasseurs.

 

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Photo Inter/Bing/Créative Commons/NuitFrance/Romain Sordello

Si le magnifique pelage (sauf en cas de gale !) du gentil Rox ami de Rouky lui donne par la magie de Disney cet air si attendrissant de peluche, la réalité oblige à se méfier comme de la peste de ce porteur d’échinococcose alvéolaire, redoutable maladie qui se transmet à l’homme et s’apparente à un cancer du foie. La même réalité oblige, dans le cadre d’une bonne gestion cynégétique, à contenir l’expansion de Fantastic Mr. Fox, qui, se promenant dans la nature sans permis de chasse avec nombre de ses congénères, braconne sans vergogne nuit et jour, 365 jours par an.      

LE SILURE BIENTÔT CLASSE « NUISIBLE » ?

Le poisson-chat géant qui pullule est peut-être en train de faire disparaitre le canard colvert du Rhône

 

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Le canard colvert en voie de disparition sur le Rhône ?
Photomontage Inter/Bing/Wikimédia Commons/Flickr/John Morris/Facebook/Sébastien Delabre

 

Le canard colvert, sédentaire ou migrateur, était de loin le gibier d’eau N°1 des chasseurs du Rhône pratiquant à la passée ou à la hutte, loin devant sarcelle d’hiver, chipeau, siffleur, milouin, morillon, souchet, sarcelle d’été, pilet, oie cendrée ou autres anatidés … « Etait ».

 

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Photo Inter/Bing/Pixabay

Depuis quelques années en effet, fini le plaisir des yeux de ces ouvertures générales de la chasse en septembre où des centaines de colverts s’envolaient de toute part jusqu’à encombrer le ciel de leurs vols caractéristiques ; finie l’émotion de ces poses hivernales aux appelants de 10, 15, 30 colverts ensemble, parfois plus ; finie l’observation de cette nidification dans le couvert de la roselière où chaque couple reproducteur perpétuait le cycle de la vie avec la tranquille assurance de donner naissance à une douzaine de jaunes et rayés canetons, lesquels arrivaient en quelques semaines au stade de « hallebrand » (jeune canard sauvage ne volant pas encore) grâce à l’expérience protectrice de la mère et la vigilance du père puis découvraient enfin l’autonomie de l’oiseau adulte, synonyme de liberté.  

Le coupable porte un nom : « silurus glanis », le silure glane

 

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Des monstres de 100 Kg, ce n’est plus l’exception pour les pêcheurs du Rhône
Photo Inter/Bing/Futurism

Depuis qu’un laboratoire valentinois a révélé que le contenu stomacal d’un silure d’une quarantaine de kilos seulement (certains font le triple) était composé des restes de quatre ou cinq canards adultes, le doute n’est plus permis. Les observations de terrain, les témoignages de chasseurs, pêcheurs, promeneurs vont dans le même sens. Le silure mange à peu près tout ce qu’il trouve : poissons adultes de n’importe quelle espèce, rats, ragondins, jeunes castors, petits chiens (?), charognes aperçues au fil de l’eau.  

Quand l’occasion se présente, il mange du canard, caneton ou adulte.

 

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Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Le silure chasse en meute. En hiver, il a été observé dans les profondeurs des fleuves et lacs colonisés de gigantesques pelotes formées de plusieurs dizaines de silures agglomérés. Le silure glane fréquente souvent les mêmes places. Il y reviendra tant qu’il y aura encore quelque chose à attraper, à manger ; par exemple, la couvée complète de canetons y passera en quelques jours … sans que le vorace ne rechigne à gober aussi d’une simple aspiration maman cane qui les surveillait. L’appétit du glane est proportionnel à sa taille.

 

LE PLUS GROS SILURE DU MONDE NAGE ACTUELLEMENT DANS LES EAUX DU RHÔNE

 

Originaire d’Europe Orientale (Bassin du Danube), le silure Glane se retrouve assez tôt dans le Bassin du Rhin. Son expansion aujourd’hui illimitée en Europe résulte d’introductions délibérées dans des lacs, rivières et fleuves dont il était absent. Vers 1860, il est introduit volontairement dans le bassin du Doubs, cent ans plus tard dans un affluent de la Seine. Dans la deuxième moitié du 20ième siècle, il arrive dans la Saône et le Rhône. En moins de quatre décennies, le silure a colonisé tous les bassins fluviaux. Selon une enquête du Chasseur Français (février 2018), « sa population a littéralement explosé dans les bassins de la Saône et du Rhône depuis la fin des années 1970. Le silure s’adapte d’une manière exceptionnelle à tous les milieux aquatiques ».

 

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L’estomac lesté de plusieurs canards adultes : un laboratoire d’analyses l’atteste 
Photo Inter/Bing/Wikimédia Commons

Face à un développement exponentiel du poisson géant que plus personne ne contrôle, les préfets sont saisis dans de nombreux départements de demandes, parfois véhémentes, de classement du silure en espèce « nuisible » avec interdiction absolue de remettre à l’eau « l’horrible glane » lorsqu’il a été pêché.  

Paradoxalement, cette demande provient le plus souvent des pêcheurs euxmêmes, catastrophés de ne plus attraper ni truites, ni sandres, ni brochets, ni carpes là où le silure s’est installé pour faire le vide. La question du statut du silure, espèce invasive et nuisible en fait mais pas en droit, se pose désormais pour l’Ardèche et la Drôme comme pour les autres départements rhodaniens. Elle se pose surtout au niveau national et européen.  

En attendant, le silure prospère, grossit et se multiplie partout.

 

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Sébastien Delabre et sa prise record : 130 Kg !
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

 
Le 22 octobre 2015, Sébastien Delabre pêche un silure de 2,73 mètres pour 130 kilos : record mondial homologué par huissier. C’est en France que cela se produit, dans le Gard, à Vauvert … dans les eaux du Rhône (au PetitRhône précisément, l’un des deux bras du delta du Rhône en limite Ouest de la Camargue).

 

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Le champion du monde le relâche, espérant « faire le bonheur d’un autre pêcheur »
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Le classement national et européen du silure comme espèce nuisible n’est pas pour demain. La pêche sportive « au gros » sur les fleuves comme le Rhône se développe. Se pratiquant jour et nuit, elle séduit de plus en plus de jeunes qui ont la culture du « No-Kill » (attraper le poisson, ne pas le tuer, le relâcher). Une capture-challenge du « monstre » fait rêver. La question fait débat jusqu’au parlement entre les pour et les contre. Une pétition nationale des « pro glane » contre le classement nuisible du monstre d’eau douce a convaincu en France le gouvernement qu’il était urgent d’attendre.

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/Antoine Skipper

Pourtant, il faudra bien se poser un jour la question – à moins qu’il ne soit déjà trop tard – d’une espèce en expansion totalement incontrôlée (une femelle silure peut vivre 50 ans et elle dépose 30 000 œufs par kilo de poids) aux conséquences désastreuses pour la biodiversité. Il faudra bien par conséquent que les fédérations de pêche, de chasse, de protection de la nature se rencontrent pour en parler, que la recherche du point d’équilibre se poursuive entre pêcheurs « pro-glane » et « anti-glane » pour qu’élus et pouvoirs publics prennent alors leurs responsabilités.

 

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Pas de régulateur naturel. Seul l’homme pourrait (peut-être ?) freiner son expansion
Photo Inter/Facebook/Sébastien Delabre

Si chacun regarde légitimement (et forcément subjectivement) le silure sous l’angle de son propre rapport personnel à la nature, il n’en reste pas moins que du point de vue strictement écologique, toute espèce animale carnassière, opportuniste, invasive, sans prédateur donc sans régulateur naturel, ne peut objectivement se développer qu’au détriment d’autres espèces.  

Ce qui, dans la durée, peut aller jusqu’à la complète disparition de ces espèces. 

 

Une chasse plus silencieuse ou beaucoup de bruit pour rien ?

 

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Etrangement signé par un Nicolas Hulot habituellement peu enclin à faire des cadeaux aux chasseurs, voilà un arrêté ministériel (pris le 2 janvier 2018, paru au Journal Officiel le 23) qui étonne, détonne, fait beaucoup de bruit. Il s’agit pourtant, en principe, de rendre plus … silencieuse la chasse en autorisant les réducteurs de son sur les carabines.  

Que penser de cette mesure ? Les arguments opposés ne manquent pas, tant chez les antichasse que chez les chasseurs eux-mêmes.

 

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Les adversaires de la chasse ont beau jeu de mettre en avant que le gibier sera plus vulnérable puisque moins effrayé. Il leur sera également facile de persuader certains promeneurs que les chasseurs de grand gibier étant moins facilement repérables ils deviennent ainsi plus dangereux.   

Si les « réducteurs de son » ou « modérateurs de son » qu’on appelait avant « silencieux » sont déjà très utilisés en Europe (Espagne, Scandinavie, Allemagne, Ecosse, etc.), leur possibilité d’utilisation peut séduire en France des chasseurs par le confort auditif apporté au tireur mais aussi avec le but de rendre la chasse moins agressivement sonore dans la nature, ce qui pourrait la faire mieux accepter. Cela se défend aussi.

D’autres chasseurs au contraire, à l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche comme ailleurs, se disent mal à l’aise par rapport à cette nouvelle mesure. Ils estiment qu’il ne faut pas aller trop loin dans la sophistication du matériel, toute avancée technologique diminuant de fait les chances du gibier.  

Par exemple, si les appelants sont heureusement autorisés pour chasser le canard ou l’oie (procédé naturel), les chants d’oiseaux enregistrés puis diffusés (procédé technique) restent interdits à la demande des chasseurs concernés. Pour eux, c’est d’abord une question d’éthique de la chasse. Parce qu’avant tout, la chasse doit rester une pratique naturelle, raisonnée, modérée, car la qualité et l’intérêt de l’acte cynégétique dépendent plus du sentiment de liberté qu’éprouve le chasseur immergé dans la nature que de la quantité de gibier prélevé. Or, cette liberté ne va pas sans la responsabilité qui consiste à privilégier dans tous les cas la sécurité et laisser la part d’incertitude à ses prélèvements en donnant une vraie chance à l’animal chassé. Sur ce dernier point, le débat est ouvert de la même façon chez nos amis pêcheurs.

 

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Beaucoup de chasseurs que nous avons rencontrés ne se sentent finalement pas concernés par l’autorisation des modérateurs de son, en tous cas pas pour le moment : d’abord, les réducteurs de son ne seraient pas compatibles avec les fusils. Ensuite, pour réduire de 30 % les décibels des carabines, l’équipement monté entrainera un surcoût de plusieurs centaines d’euros, « pas loin de 1000 € pour certains modèles » disent les armuriers. Enfin, l’arme ainsi équipée pèsera plus lourd (de 300 à 450 gr en plus) et sera donc un peu moins maniable.
Pour se faire une idée plus précise, il faudra sans doute attendre un peu pour voir comment cela se passe réellement sur le terrain.

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/CC0 Creative Commons/Pixabay

 

 

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Photo Inter/Bing/Flickr/John Talbot

 

L’INTERDEPARTEMENTALE