PRINTANIERES 2020

TERRITOIRES :
« LE COMBAT DE VOTRE GENERATION »

 

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COVID – 19
Lettre aux adhérents

 

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39e assemblée générale annuelle réussie

POSITIONNEE SUR LA DEFENSE DES TERRITOIRES, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE ATTEND DU GOUVERNEMENT QU’IL INSCRIVE SUR LA LISTE DES ESPECES A GESTION ADAPTATIVE LE PIGEON RAMIER ET LA GRIVE. L’INTER COMPTE SUR LE  SOUTIEN DES FEDERATIONS

 

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. Entouré des jeunes dirigeants de l’Inter Chasse 26-07 pour animer lui-même la table ronde sur les territoires chassables, le président Pialet avait demandé à deux d’entre-eux (le vice-président chargé des relations avec les fédérations et les ACCA et le secrétaire interdépartemental) de coprésider l’assemblée générale annuelle avec lui.

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Sur 23 membres élus que compte le Conseil Interdépartemental Drôme-Ardèche, 8 sont des jeunes.

Les jeunes constituent presque la moitié du Bureau Interdépartemental (5 sur 11) :

. Le vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, Sébastien Riou
. Le vice-président chargé du site internet, Anthony Cuoq
. Le vice-président chargé du mode de chasse grand gibier, Mickaël Félix
. Le vice-président chargé des relations avec les jeunes chasseurs, Clément Lamarie
. Le secrétaire interdépartemental, Alain Pialet

« Ma génération aura mené la bataille des dates. Pour le pigeon, la grive, le gibier d’eau, nous avons tenu 25 ans face à nos adversaires : 25 ans de gagnés pour des milliers de chasseurs qui ont pu continuer à pratiquer leur loisir, leur passion en préservant ce que j’appelle « la part du rêve ». La prochaine bataille sera la vôtre, celle de votre génération : la bataille des territoires. Elle vient de commencer. Ça va faire mal, très, très mal. Ce que vous les jeunes chasseurs ne ferez pas pour vous, personne ne le fera à votre place ».

Tout au long de son intervention, Christian Pialet s’adresse aux jeunes. Il s’appuie sur l’expérience « des quatre décennies de l’Interdépartementale » pour leur délivrer un double message : lucidité, espoir.

 


 Lucidité

 

« Vous devez être lucides sur ce qu’il vous attend. A la création de l’Inter, la France comptait 45 départements à ACCA, 29 aujourd’hui. En 2020, les deux tiers des 35 000 communes françaises n’ont pas ou plus d’ACCA. Que signifie « ACCA » ? Pour moi, cela veut dire : chasse populaire accessible à tous. Que veut dire « ACCA sans territoire » ? Rien ! L’an dernier, le chasseur d’ACCA a perdu la possibilité ancestrale de chasser sans surcoût sur les territoires des communes limitrophes à son département.

 

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« Avant deux ans, le tiers du territoire national sera protégé », promet le président de la République. A Chamonix, Emmanuel Macron annonce que « 250 000 hectares de forêt supplémentaires vont s’ajouter aux zones boisées déjà protégées ». Son gouvernement prévoit de réformer l’Office National des Forêts « par ordonnances » (!) dans le but de privatiser la gestion des forêts publiques. Le démantèlement de l’ONF, déjà amorcé, va aboutir à l’explosion du prix des lots de chasse. ACCA mais aussi petites chasses privées vont être éliminées au profit exclusif des grands domaines qui ont déjà fait savoir à l’Etat qu’ils étaient prêts à sortir les millions  d’euros attendus par Bercy (NDLR – le ministère de l’Economie et des Finances). Privatisation « en marche » des territoires chassables d’un côté, terrains soustraits à la chasse par multiplication des « réserves de vie sauvage » de l’autre, voilà, jeunes gens, ce qu’il vous attend ! »

 

 Espoir

 

« A l’Inter, en 40 ans, nous en avons rencontré des difficultés, des déceptions, parfois des échecs mais moi je n’ai jamais perdu l’espoir. Là où il y a une volonté, croyez-moi, il y a toujours un chemin. Et nous avons souvent gagné quand tout le monde nous donnait perdants. Quelques exemples parmi d’autres illustrant ces 4 décennies que les plus jeunes n’ont pas connues :

. « Mon initiative la plus culottée »

« Quand ça bloque en bas, que faire ? … Passez par le haut ! 1981 : l’administration préfectorale fait interdire par notre ministre de tutelle la chasse à la hutte avec appelants sur la totalité des départements 26 – 07. Je cherche des soutiens de poids. Nous avons le choix : Giscard d’Estaing, Chirac ou Mitterrand. Lequel ? Je choisis les trois ! Personne n’y croit. J’y vais quand même. Je reviens avec … les trois soutiens. Et même trois plus un puisque le président Pouget débarque à Beauchastel. Le ministre annule les interdictions »  

. « Mon initiative la plus risquée »

« Comment mettre d’accord tout le monde quand vous avez dans la partie 110 structures différentes ? … Prenez le temps d’étudier le dossier, d’écouter les gens puis proposez des solutions simples, concrètes que l’on peut immédiatement appliquer ! 1985 : attaquée par les anti-chasse, la chasse au pigeon ramier de mars sur les cols ardéchois bat déjà de l’aile. Elle ne peut être sauvée que dans le cadre d’un consensus qu’il faut trouver. Avec la confiance du président FDC, je contacte les représentants de chaque structure concernée : 169 ACCA possédant une ligne de tir dont 103 présidents qui répondront à ma proposition mais aussi 3 chasses privées, l’ONCFS, la préfecture, l’Interdépartementale et bien-sûr la Fédération. Au total, 110 structures me donnent leur accord pour que nous recherchions ensemble des solutions. M’appuyant sur les résultats d’une enquête que j’ai lancée, les solutions que je préconise en clôture de cette vaste concertation sont acceptées par … les 110 structures. La chasse traditionnelle au pigeon ramier sur les cols ardéchois pourra continuer encore quelque temps – hélas trop bref – sur l’ensemble des cols ardéchois dans le cadre légal qui vient d’être redéfini et validé par le préfet »

. « Mon entretien le plus instructif avec un préfet »

Quand les réponses ne viennent pas, que faire ? … Allez les chercher ! 7 février 2014 : à la sortie d’un tête-à-tête mémorable de 75 minutes entièrement consacré au sanglier, comment interpréter la « crainte » ouvertement formulée devant moi par le représentant de l’Etat à propos de la maladie de l’œdème qui vient de contaminer mystérieusement la bête noire chez nous ? « Cette maladie nouvelle du sanglier, je crains, M. le Président, qu’elle s’installe durablement ». La crainte sera vérifiée.

. « Mon entretien le plus rapide avec un ministre »

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. « Mon dossier le plus long »

« Quand ça bloque en bas, que faire ? … Le dossier fait 45 Km de long, soit la distance par le Rhône de La Roche de Glun à Baix. Un projet de création de réserve « nationale et même européenne » englobant les deux rives du fleuve signifie, s’il aboutit, la fin programmée de la chasse sur le Rhône en Drôme-Ardèche et de part et d’autre du lit du fleuve jusqu’à 30 m des bords. Clairement, l’interdiction de chasser concernera non seulement le tir du canard sur la nappe d’eau mais aussi sur terre et en l’air, donc tous les modes de chasse pratiqués en plaine : faisan, perdrix, caille, lièvre, lapin, grive, pigeon, etc. Je sais que la mobilisation locale ne suffira pas. Je monte à Paris défendre le dossier … Retrait du projet. Quand ça bloque en bas … »

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 DPF : ACCA prioritaires. L’arrêté du ministre de l’Ecologie satisfait tous les chasseurs

 

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« Sans adjudication préalable aux ACCA » (Article 14 – Arrêté ministériel du 13 mars 2019)  

Le renouvellement des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) donne satisfaction aux chasseurs d’ACCA. Portée par l’ANCGE avec le soutien de la FNC, acceptée par la ministre de l’Ecologie, la mesure entrée en vigueur le 1er juillet 2019 s’appliquera dans nos départements et ailleurs jusqu’au 30 juin 2028.

Une fois encore (la dernière ?), l’Etat n’aura pas cédé à certaines demandes pressantes d’envoyer les ACCA à l’abattoir, c’est-à-dire à la confrontation financière avec des associations anti-chasse subventionnées, bien que le Cahier des charges du DPF offre cette possibilité de faire passer tout le monde par la case « adjudications publiques » dans le cadre d’« enchères verbales » ou de « soumissions cachetées ».

 

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Le jour où les adjudications publiques se feront au mieux-offrant sans clause d’attribution prioritaire aux ACCA, c’en sera finit de la chasse sur les bords du Rhône et affluents :  

Finie la chasse au gibier d’eau pour les derniers pratiquants mais surtout finie pour tous les autres la chasse au petit gibier de plaine, sédentaire ou migrateur, sans parler de la régulation du renard, du chevreuil et … du sanglier !

 

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. Ces défenseurs de la chasse dont nous venons d’apprendre la disparition

 

 

 

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. Giovanni Bana  

Décédé à Milan d’une pneumonie, le président des chasses traditionnelles européennes avait dirigé la FACE et la Fédération nationale des chasseurs italiens. Avocat mondialement connu, il a donné beaucoup de son temps pour la défense bénévole de la chasse.

. Raymond Marie

 

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L’ANCGE en deuil, Raymond Marie nous a quittés.

Secrétaire Général de 2008 à 2010, puis Administrateur Général de l’ANCGE depuis 2010, Raymond Marie était en fonction jusqu’à ces derniers jours. Il était l’un des rares de l’équipe dirigeante à avoir travaillé avec quatre présidents : Raymond Pouget, Philippe Bettig, Bernard Buisine et l’actuel président, Didier Vergy. Toujours impeccablement mis, son sourire était accompagné avec élégance de son éternel nœud papillon. L’équipe dirigeante de l’ANCGE a rendu hommage à son Administrateur Général et bien plus encore à l’ami Raymond : « Homme libre, toujours tu chériras la mer. Que l’amitié nous réunisse bien au-delà des flots, dans le souvenir reconnaissant de notre association qui te doit tant »

. Henri Rouveyrol

Il a été le président de la fédération départementale des chasseurs de l’Ardèche de 1995 à 1997

. Gilbert Arsac

Le président de l’ACCA de Saint-Germain fut l’un des fondateurs de l’ACSA (Association des Chasseurs de Sangliers de l’Ardèche

 

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Photomontage Inter/CP/CC BY-SC-ND

L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2020 (2)

QUEL AVENIR POUR LES TERRITOIRES CHASSABLES DE NOS ACCA DE PLUS EN PLUS MENACES ? LES CHASSEURS DOIVENT-ILS CONTINUER A PAYER SEULS LES DEGÂTS LA OU ILS NE CHASSENT PAS ? ON EN PARLE ENSEMBLE LE 28 FEVRIER A BEAUCHASTEL

 

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Drômardèche, Aspas : le préfet sans filtre 

 
Hugues Moutouh, préfet de la Drôme, dit ce qu’il pense, au risque de cliver, comme lorsqu’il défend l’idée que la Drôme et l’Ardèche « gagneraient à se rapprocher » et « dans dix ou vingt ans », pourquoi pas, fusionner. Les réactions, plutôt vives surtout côté Ardèche voient dans l’idée une utopie. Pourtant, les chasseurs ne contrediront pas le représentant de l’Etat lorsqu’il rappelle que « depuis longtemps déjà, des associations sont drômardéchoises ». C’est en effet l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche qui a ouvert la voie à l’interdépartementalité « drômardéchoise » sans jamais nier, ni renier bien au contraire les spécificités propres à chacun des deux départements et à leurs habitants.

Selon nos informations que le Dauphiné-Libéré n’a pas semblé avoir, l’Inter Chasse 26-07 fut la toute première entité « drômardèche » a obtenir une existence légale et juridique que son président-fondateur, Christian Pialet, Ardéchois pourtant lui-même profondément attaché à l’identité de son territoire natal, osa imaginer et concrétiser le premier, dès 1981, puis réussir à inscrire dans la longue durée, l’association et son président-fondateur étant toujours là en 2020.

Autre exemple de franc-parler du préfet sans filtre, l’acquisition par l’Aspas de 500 hectares de terrain dans le Vercors pour y créer une « réserve de vie sauvage » à interdictions multiples, notamment celle d’y chasser. Selon le préfet, si l’on avait vraiment voulu faire œuvre utile pour préserver la biodiversité, il y aurait eu mieux à faire et ailleurs que provoquer inutilement les chasseurs, eux-mêmes acteurs reconnus de la biodiversité :

« A l’Aspas, dit le préfet, ces gens-là sont dans une logique d’affrontement pur et simple. Ils sont dans l’écologie en tant qu’idéologie. Pour eux, la main de l’homme est forcément malveillante. Ils se trompent de cible ».  
 
C’est dit.

 

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28 FEVRIER 2020, A BEAUCHASTEL, L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE INVITE LES CHASSEURS A SE SAISIR DE LA QUESTION DES TERRITOIRES : « AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD »

 

. Les opposants à la chasse seraient-ils déjà en train de gagner la bataille des territoires ? …

 

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. Les ACCA et les fédérations de chasse doivent-elles continuer à payer seules les dégâts de sangliers sur les territoires où la chasse est interdite ? …

 

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. L’OFB, QU’EST-CE QUE C’EST ?

 

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L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Pierre Dubreuil en est le Directeur général. Ce nouvel établissement public dispose de 2 800 agents (dont entre 15 et 25 « Inspecteurs de l’environnement » par département).

L’OFB est doté d’un budget annuel de 433 millions d’euros. Réforme de la chasse, agences de l’eau, parcs nationaux, nouvelle gestion des personnels administratifs et techniques sont au cœur de cette réorganisation voulue par le gouvernement.

Sous influence militante, l’OFB ne risque-t-il pas de devenir le bras armé d’une écologie punitive volontiers anti chasse ? Certains le craignent. Pierre Dubreuil s’en défend :

 

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« Les chasseurs sont des acteurs à part entière de la biodiversité, souvent les meilleurs connaisseurs de la nature dans bien des endroits ». 

 

On s’en souviendra …

 

. Espèce en voie de disparition : IL FAUT SAUVER LE CHASSEUR D’ACCA ! 

Plus que 34 chasseurs par ACCA ! C’est la moyenne nationale actuelle. Plus que 29 départements – dont l’Ardèche et la Drôme – qui sont encore à ACCA obligatoires pour la totalité de leurs communes ! Dans 41 autres départements, les ACCA peuvent toujours exister dans certaines communes mais plus dans d’autres. Moins d’un chasseur français sur quatre est aujourd’hui encore adhérent d’une ACCA ! Dans les deux tiers des 35 000 communes de France, il n’y a pas (ou plus) une seule ACCA ! Eparpillés à travers 70 départements, ce ne sont plus que 350 000 chasseurs (sur un million) qui sont répartis dans les 10 000 ACCA qui nous restent (10 100 pour être précis).  

. La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 (loi Verdeille) a créé les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées) et les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) pour que l’argent-roi ne soit pas l’infranchissable barrière interdisant au plus grand nombre le plaisir de chasser. Allons-nous laisser disparaître nos territoires d’ACCA ? …

 

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Et que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? La réponse est une évidence : il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens. Et la chasse populaire n’existera plus. Ne pas s’impliquer aujourd’hui dans la défense de la chasse populaire menacée interdira de se lamenter demain. Après la bataille des dates finalement perdue par les chasseurs, nos adversaires veulent notre prochaine défaite … et la préparent. Celle-là pourrait bien nous être fatale : la perte de nos territoires chassables. Défaite que l’on peut encore éviter … A condition de le vouloir … Vraiment ! Et de montrer que nous le voulons.

 

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« Prennent acte que le changement de présidence et de méthode intervenu à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur a pour conséquence de rompre le lien avec les ACCA qui adhérent à l’Interdépartementale car si elles sont chez nous, c’est d’abord pour que soit défendue et soutenue la petite chasse populaire et par-delà l’ensemble des acteurs associatifs bénévoles du monde rural dont nous faisons partie en Drôme-Ardèche depuis bientôt 40 ans.

« Au nom des valeurs qui ont toujours été les nôtres :  

« Nous regrettons que 12 ans de partenariat gagnant-gagnant entre l’Inter Chasse 2607 et Groupama, 12 ans de relations confiantes, respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, 12 ans de choix effectués jusque-là par Groupama dans la clarté et la transparence, 12 ans d’un témoignage constant de valeurs partagées sous les présidences précédentes de la fédération ardéchoise de Groupama aient été balayés en une posture rigide étonnante jugée méprisante par nos chasseurs : refus incompréhensible d’un dialogue véritable, d’un minimum de concertation avant décision, d’une explication loyale des choix, de clarté dans les arbitrages effectués ; dédain ressenti par les chasseurs qui nous font confiance et que nous représentons.  

« Vis-à-vis de « Groupama, plus là pour moi ! » :

 « Les présidents, les administrateurs bénévoles, les sociétaires membres de nos ACCA adhérentes, sauront en tirer les conséquences à titre associatif, individuel et familial : comme nous le faisons nous-mêmes aujourd’hui »  

 

. Les participants à l’assemblée générale auront à valider le choix de résilier l’assurance Groupama de l’Inter

 

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La lettre recommandée avec accusé de réception est prête, signée par la trésorière au nom du conseil interdépartemental ayant voté unanimement en ce sens le 31 janvier 2020. Il ne manque plus que la date qui sera vraissemblablement celle du 28 février, l’assemblée générale devant valider, sauf surprise, le choix unanime du conseil de résilier à échéance l’assurance de l’Inter jusque-là toujours prise chez Groupama.

 . « Nous quittons aujourd’hui Groupama à qui nos familles ont fait confiance pendant 57 ans ». Le témoignage choc de plusieurs dirigeants …

 

La réponse négative de l’Interdépartementale à l’offre de partenariat formulée le 25 octobre 2019 par la fédération ardéchoise de Groupama, « nous l’assumons au nom des valeurs que nous portons et des adhérents de nos ACCA que nous représentons », indique le conseil interdépartemental.  

Ni les demandes d’explication de l’Interdépartementale jugées légitimes mais restées sans réponse, ni les remous internes provoqués, semble-t-il, dans plusieurs agences, ni même les remontées du dossier jusqu’au président régional, au directeur général, au président national du groupe n’ont eu raison d’une « volonté manifeste de snober la chasse populaire des ACCA et leur composante, le bénévolat associatif rural ».

A l’évidence, certaines « dames cerises » n’ont pas une sympathie débordante pour les 12 partenariats annuels signés avec l’Inter Chasse Drôme-Ardèche par les différents présidents des fédérations départementales de Groupama, partenariats exemplaires, gagnant-gagnant mais qui auront pris fin, d’abord en Drôme puis en Ardèche sous … les deux présidences féminines qu’ont connu ces fédérations.

 

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Tirant logiquement les conséquences de la situation en les transposant au plan personnel et familial et pour l’un d’entre eux au niveau de son ACCA, plusieurs responsables de l’Inter et pas des moindres, clients de longue date chez Groupama, ont annoncé leur départ : le premier à lancer l’idée d’un départ groupé qui serait porté dans le détail à la connaissance des ACCA adhérentes aura été le vice-président en charge du grand gibier, Mickaël Félix, de St Julien le Roux. Egalement président de l’ACCA de Vernoux, il ne cache pas son amertume. M. Félix souligne que sa famille était depuis toujours à Groupama. Il change aujourd’hui d’assureur. Il va écrire à Montpellier (Siège social de Groupama Méditerranée – NDLR) pour « leur dire comment les choses se sont passées » et ce qu’il en pense.  

Le secrétaire interdépartemental Alain Pialet, habitant Loriol, lui emboîte le pas. Ses grands-parents, ses parents, lui-même ont toujours été clients fidèles de Groupama depuis les origines (Assurances Mutuelles Agricoles en 1963 qui deviennent Groupama et sa filiale Samda en 1986 – NDLR). Groupama, fini : plus là pour lui.  

Même positionnement annoncé par le président de l’ACCA de Boffres, Sébastien Riou. Le vice-président chargé des relations avec les fédérations, les AICA, les ACCA se sépare de Groupama. Sa famille était chez l’assureur depuis le début, il y a … 57 ans !

Président de l’ACCA de Monestier, membre du conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche, Jean Fanget, d’Annonay, explique que dans son ACCA, ses amis et lui envisageaient de « changer d’assureur pour … rejoindre Groupama ». Après les informations qu’il a transmises à ses collègues chasseurs, il n’en est « évidemment plus question ». Dans d’autres ACCA, on commence à en parler aussi.

 

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La position du président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était attendue. Avec son épouse Marie-Agnès, Christian Pialet a toujours été assuré chez Groupama. Signataire de tous les partenariats de l’Inter avec Groupama, il s’en va à son tour, non sans rendre un hommage appuyé à plusieurs représentants des fédérations Groupama Drôme et Ardèche : « Ceux, dit-il, qui ont longtemps partagé nos valeurs de solidarité rurale entre chasseurs et agriculteurs, de loyauté et d’estime réciproque entre partenaires de longue date, de convivialité dans le bénévolat associatif et qui, pour ces raisons, méritaient notre confiance ».  

Ces personnalités diverses issues du monde agricole et viticole, Christian Pialet dit les avoir côtoyées « avec grand plaisir » durant 12 années. Il cite volontiers « le président drômois Marc Loriol ou les présidents ardéchois Amaury Cornut-Chauvinc, Jean-Pierre Constant ». Il en conclue : « Pendant longtemps, Groupama pouvait s’appuyer dans les campagnes sur des responsables élus de qualité, compétents, à l’écoute, de bonne foi, préférant la franchise du dialogue direct aux décisions arbitraires prises pour plaire aux uns et non assumées devant les autres. Ces représentants de Groupama se sont toujours montrés très respectueux de nos adhérents les présidents d’ACCA membres associés de l’Inter et de leurs sociétaires, bienveillants à l’égard de la petite chasse populaire de nos villages comme de ceux qui la défendent avec constance et dévouement depuis bientôt 40 ans, créant ainsi du lien social en milieu rural en siégeant bénévolement au sein du conseil interdépartemental de la Chasse DrômeArdèche ».  

Destinataires en copie du courrier que la présidente de Groupama fédération Ardèche a reçu et auquel elle n’a jamais répondu, des présidents d’ACCA adhérentes de l’Inter dans les deux départements, des membres de leur conseil d’administration, des sociétaires de ces ACCA appellent l’Inter pour dire qu’ils sont « déçus », « en colère », « écœurés » par le « parti pris » dont ils se sentent l’objet et qu’ils ne comprennent « absolument pas ». A échéance, ils ne renouvelleront pas chez Groupama leurs contrats d’assurances habitation, chasse, etc. D’autres nous disent que, sans attendre, ils vont demander en agence pour leur assurance voitures (ou l’ont déjà fait) le relevé d’information auquel ils ont droit légalement, faisant ainsi jouer la concurrence.

 

 . La commune de Beauchastel a renouvelé son partenariat avec l’Inter en 2019

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Voilà 39 ans que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a choisi la mairie de Beauchastel comme siège social, la commune ardéchoise étant idéalement située d’un point de vue géographique par sa position centrale quasi parfaite reliant Nord et Sud, Est et Ouest des deux départements. Le rayonnement de l’association à travers des manifestations médiatisées telles que les Printemps du Rhône, le Rhodanien, les assemblées générales, son site internet s’approchant des 1 500 000 visiteurs ont contribué à faire connaitre ce « village de caractère » bien au-delà de la famille DrômeArdèche des chasseurs déjà forte par elle-même de quelques 27 000 membres.

Aussi, c’est tout naturellement que le maire Alain Valla et ses équipes municipales successives ont souhaité apporter leur concours à l’Inter Chasse 26-07, d’autant plus que son président-fondateur est un enfant du village. Alors que ce partenariat a été reconduit une nouvelle fois en 2019 et au moment même où les élus en place s’apprêtent à céder la place en mars prochain à une nouvelle équipe municipale, l’Interdépartementale tient à remercier la commune de Beauchastel et sa municipalité pour les relations de confiance et d’estime réciproques qui ont pu être tissées au fil du temps. 

 

 . Le cri d’alarme du conseil inter de la Chasse Drôme-Ardèche : 

 
« Que restera-t-il demain aux chasseurs lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu ? Il restera les chasses privées pour ceux qui en auront les moyens !

« Après la bataille perdue des dates, nos adversaires veulent notre prochaine défaite. Celle-là pourrait nous être fatale : la perte de nos territoires chassables …

 

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… « Défaite que l’on pourrait encore éviter si
« … Si toi, l’Ami Chasseur, tu le veux … Vraiment ! Alors ? … »

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Affiche AG 2020 Le lien

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2020

L’EXTREME MOTIVATION D’UNE MINORITE QUI NE VEUT PLUS ENTENDRE PARLER DE CHASSE CONTRASTE AVEC UNE FORME D’APATHIE GENERALE DE LA GRANDE MASSE DES CHASSEURS. INQUIETANT.

 

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Chasseurs, vos territoires vous filent sous le nez et vous les regardez partir en restant les bras croisés !

 

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.   Et si finalement « ils » gagnaient la partie contre la chasse sans que les chasseurs n’aient joué le match ? KO par simple forfait. Victoire sur tapis vert … L’apathie de la masse des chasseurs qui, en grande majorité, ne font plus grandchose ou ne font rien pour défendre la chasse contre l’extrême détermination d’une petite minorité qui ne veut plus entendre parler de chasse … Ce n’est pas complétement farfelu d’imaginer qu’au bout d’une génération ou deux – peut-être avant – ce soit à la fin la petite minorité très motivée qui gagne.  

 La bataille des territoires va être décisive. Les opposants à la chasse l’ont bien compris mais pas (tous) les chasseurs

 

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En quatre décennies, l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche aura mené – avec d’autres – la grande bataille des dates. La chasse aux oiseaux migrateurs ayant pour caractéristique de pouvoir chasser le gibier quand il passe, les opposants comme M. Bougrain-Dubourg ou Mme Voynet en ont fait le combat prioritaire de leur génération. En 35 ans, « ils » sont arrivés à leur fin. En une génération, le chasseur français a vu la chasse au canard, à la grive, au pigeon se réduire considérablement en passant du 14 juillet – 31 mars au 21 août – 31 janvier. Plus que des jours, des semaines, des mois de chasse en moins, ce que les chasseurs ont d’abord perdu, c’est ce qui faisait le meilleur moment de leur chasse (« la part du rêve ») puisque, selon l’interprétation très restrictive par les tribunaux des termes de la loi française et européenne, la chasse s’arrête quand la migration commence. Autrement dit, le chasseur de migrateur a le droit de chasser à condition que le gibier migrateur ne soit plus là ou pas encore là. Dans la pratique, les prélèvements autorisés sur les anatidés, turdidés, colombidés – quand la chasse n’est pas fermée, quand il ne gèle pas trop fort ni trop longtemps, quand l’espèce n’est pas soumise à quota ou moratoire – se font à la marge, de façon occasionnelle et toujours à minima. En 35 ans, « ils » y sont donc arrivés. 35 ans, à l’échelle de l’espèce humaine, c’est court, très court. Et s’il n’y avait pas eu ici et là une résistance organisée par des associations de terrain rassemblant les chasseurs les plus motivés pour défendre la chasse (ANCGE au niveau national, CDCAR et Inter Chasse Drôme-Ardèche au niveau régional, fédérations de chasseurs au niveau départemental jusqu’à ce que cela leur soit interdit par Dominique Voynet), en 10 ans c’était plié.

 

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« Les chasseurs sont devenus spectateurs. Nos détracteurs peuvent se réjouir »

Aujourd’hui, le contexte a complètement changé. Parce que les opposants à la chasse ont gagné la bataille des dates, ils se jettent avec gourmandise dans la bataille des territoires. Celle-là sera décisive, les opposants à la chasse l’ont bien compris. Mais pas tous les chasseurs, loin s’en faut ! Partout le constat est le même : c’est l’apathie générale, l’endormissement collectif. Chacun râle dans son coin mais ça s’arrête là.  Willy Schraen, le président national des fédérations, pourtant très combatif, constate l’assoupissement du monde de la chasse et le déplore. Des quatre coins de France, nous parviennent les mêmes échos plutôt désabusés de responsables peu, mal ou pas soutenus, à peine encouragés, souvent critiqués. « Les chasseurs sont devenus spectateurs, nos détracteurs peuvent se réjouir de la situation ! » nous écrit Gilles Péré de Saintes (Charente-Maritime), homme de terrain s’il en est, un passionné de l’ANCGE, responsable des observations mensuelles de la migration pour la revue nationale des chasseurs de gibier d’eau La Sauvagine. Ce manque d’implication partout constaté de la masse des chasseurs qui ne défendent plus, autrement qu’en discussions souvent stériles, leur loisir préféré pourrait bien jouer à tous un très vilain tour … Et peut être plus vite qu’on ne le pense. « Spectateurs » … d’un naufrage collectif annoncé ?
Car, à la différence des dates qui n’ont jamais concerné avec le gibier migrateur qu’une minorité de chasseurs certes passionnés mais aujourd’hui bien peu nombreux et vieillissants, la bataille des territoires va progressivement impacter tous les chasseurs – absolument tous ! -, dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes à commencer par les chasseurs de grand gibier, sanglier en tête.  

Et ça va faire mal. Très, très mal.

 

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Chasse et Territoires

Un groupe Chasse et Territoires existe à l’Assemblée Nationale. Qui le sait ? Particulièrement discret sinon muet sur ces questions, il regroupe pourtant 118 députés de sensibilités politiques différentes. Problème : les députés LREM y sont nombreux et pas forcément bienveillants à l’égard des chasseurs. Comme, par exemple, Mme Barbara Pompili, transfuge des Verts. C’est elle qui a fait repousser par ses collègues députés de La République en Marche une proposition de loi sénatoriale créant un délit d’entrave à la chasse sanctionnable par de lourdes amendes et éventuellement de la prison. Que penser également de la présence dans ce groupe Chasse et Territoires de l’Assemblée Nationale de Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon ? Le député LREM se sert d’un accident de chasse mortel, toujours consternant, comme prétexte à dénigrer une activité de loisir rigoureusement encadrée par la loi, choisie en France par près d’un million de personnes mais qui ne lui plait pas. En tant qu’élue de la nation, ne devraitelle pas mettre au moins la même ardeur à plaider la cause d’autres victimes qui n’ont rien à voir avec la chasse mais qui, celles-là, se comptent au total par milliers : les victimes du terrorisme islamiste, d’homicides volontaires, d’accidents de la route, du manque dramatique de moyens dans les hôpitaux publics et les EHPAD, d’accidents de loisirs en montagne et en mer, etc. ?  

Face au manque de combativité des chasseurs qui encourage en fait le silence calculé des députés de la majorité, les opposants à la chasse se sentent pousser des ailes parce que complètement requinqués qu’ils sont par l’amollissement de leurs adversaires. Pendant que des ACCA économisent glorieusement les 35 ou 40 € de cotisation annuelle que leur Bureau ne votera pas pour défendre la chasse, « Ils » sont désormais capables de réunir en une année à peine plusieurs millions d’euros (cotisations, financement participatif, dons de fondations, subventions, etc.), leur permettant d’acheter des forêts entières, des massifs montagneux dans leur totalité : déjà 100 hectares par-ci, 500 hectares par-là, 1000 ou 2000 bientôt. Les acheter pour les soustraire à la chasse ! En quelques années, « Ils » ont déjà réussi à transformer des terrains de chasse en réserves contre la chasse, à l’instar des « réserves de vie sauvage » que des associations comme l’ASPAS (qui a pratiquement le même âge que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche), Forêt vivante ou d’autres encore sont en train d’implanter dans la Drôme, en Haute-Savoie et ailleurs.

En lançant la bataille des territoires, les écologistes anti-chasse voient grand et loin. A chaque nouvelle prise, leur jubilation est partout la même :  

« C’est toujours ça que les chasseurs n’auront pas ou … n’auront plus ! ».

 

 

Avant 2 ans, le tiers du territoire national sera « protégé », promet M. Macron

 

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La société change. « Ils » ont le vent porteur. Si les chasseurs ont été les premiers à créer des réserves de faune sauvage, la multiplication actuelle des retraits de terrain est d’une tout autre nature lorsque des néo-ruraux utilisent à fond la règlementation des 150 m (ils commencent d’ailleurs à revendiquer … 200 m), le droit d’opposition territoriale, le droit d’opposition de conscience, l’arrêt du conseil d’Etat permettant le regroupement de plusieurs petits propriétaires pour atteindre la superficie minimale donnant droit de retrait, etc. « Ils » ont même pu prendre pour encouragement fort le récent objectif annoncé par le président de la République, Emmanuel Macron :

 

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« Avant 2022 », objectif du Président de la République
Inter/Capture/Site FNC/Image d’archives 2017

« Avant 2022, nous devons porter de 20 à 30 % du territoire national les espaces protégés ».  

 Le tacle qui fait mal

2022, ce n’est pas dans 35 ans mais dans 2. On ne saurait reprocher aux néo-rurauxécolos, aux puristes de la biodiversité, ni d’avoir flairé le bon coup à jouer contre la chasse, ni la motivation profonde qui les anime à défendre une cause à laquelle ils croient. Que les chasseurs mille fois plus nombreux qu’eux voient des territoires entiers de chasse leur filer sous le nez tandis qu’ils les regardent partir en restant les bras croisés est une autre histoire. C’est notre histoire, à nous chasseurs ! Se faire tacler par l’adversaire qui marque des buts, gagne des matchs et progresse au classement n’est jamais agréable. Alors ! Arrêtons les lamentations, agissons.  

 Qui veut encore défendre les ACCA ?  

La loi N°64-696 du 10 juillet 1964 a créé les AICA (Associations Intercommunales de Chasse Agréées) et les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées). Depuis et pendant longtemps, les ACCA étaient la garantie législative absolue que le petit chasseur à faible pouvoir d’achat trouverait toujours près de chez lui un territoire de chasse accueillant et en superficie suffisante. Ce n’est plus tout à fait le cas. Si en droit c’est toujours la règle, dans la réalité les territoires d’ACCA diminuent d’année en année, en nombre et en espaces chassables. Sans parler des déboisements gloutons ! Aux retraits de terrains pour cause lucrative (le sanglier qui fait grimper les prix de la broussaille) ou idéologique (la mode qui est aux droits de l’animal), s’ajoutent les orientations voulues par un pouvoir politique sous haute influence financière qui n’a pas de ce fait une sympathie immense pour les adeptes de la petite chasse populaire. Dernier exemple en date : pour obliger les chasseurs de condition modeste à payer plus cher leur permis (la fameuse validation nationale à 200 €), le gouvernement et sa majorité ont supprimé le droit de chasser dans les communes limitrophes des départements voisins que permettait jusque-là une simple validation départementale moins coûteuse.

 

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. Dans nos ACCA, une question se pose donc : que restera-t-il aux chasseurs dans quelques années lorsque nos territoires d’ACCA auront disparu sous la pression conjuguée de l’argent-roi et des anti-chasse ? La réponse est simple : il restera les chasses privées. Ce qui veut dire, que la chasse populaire aura disparu. Ne pas vouloir se donner aujourd’hui les moyens d’organiser notre défense – au minimum en soutenant les quelques-uns qui se battent encore – interdira de se lamenter les lendemains de défaites cuisantes. Défaites que nos adversaires nous préparent et nous annoncent mais défaites que l’on peut encore éviter …  

… Si on le veut vraiment. Mais le veut-on encore ?! …

 

 

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.   Conseil Inter du 29 novembre : le choix du renouvellement des sponsors

 

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. Le Conseil Interdépartemental du 29 novembre a fait une large place aux choix du renouvellement des partenariats en cours. Cette question avait déjà fait l’objet d’une première approche le 25 octobre.

 

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Les relations durables et très positives avec Compagnie Nationale du Rhône, Direction Territoriale Rhône-Isère se déroulent dans un climat de confiance, d’écoute et de respect mutuel. La sécurité hydraulique des usagers des bords du Rhône et de l’Isère, les priorités environnementales en lien avec le patrimoine faunistique et floristique rhodanien sont les deux axes majeurs de l’action d’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche dans son partenariat avec CNR.

Un partenariat en tout point satisfaisant reconduit en 2019.

 

 

 

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Douze ans de partenariat gagnant-gagnant …

… entre l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Groupama fédération Drôme (sous la présidence de M. Marc Loriol) et Groupama fédération Ardèche (sous la présidence de MM. Amaury Cornut-Chauvinc, puis Jean-Pierre Constant) ont été rendus possibles par des relations respectueuses et bienveillantes à l’égard de nos adhérents, par l’affirmation constante de valeurs partagées. Le changement de présidence et de méthode intervenus depuis deux ans à la tête de la fédération ardéchoise de l’assureur nécessite, selon l’avis exprimé par l’ensemble des membres du Conseil Interdépartemental, « des éclaircissements à l’attention des chasseurs de nos ACCA adhérentes quant aux valeurs aujourd’hui portées par Groupama en direction de la chasse populaire et plus largement des acteurs associatifs bénévoles du monde rural ».

C’est la raison pour laquelle le Conseil Interdépartemental après discussions, tour de table et vote à l’unanimité a décidé de demander des « explications précises » et des « gestes concrets » à la présidente de la fédération départementale des Caisses locales de l’Ardèche de Groupama avant que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ne se prononce définitivement sur un éventuel dépôt de dossier de renouvellement de partenariat pour 2020, demande qui lui a été faite le 25 octobre dernier par la fédération ardéchoise de Groupama.

 

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. « Ils » agissent. « Ils » mobilisent. Et surtout, « Ils » mentent. Un seul but : faire interdire la chasse !

 

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Photomontage Inter/Bing/Pixbay/Azazelok/CC BY-SA-NC

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2019 (2)

L’INTER CHASSE DRÔMEARDECHE SALUE EN RAYMOND POUGET RECEMMENT DISPARU « UN AMBASSADEUR DE LA CHASSE FRANCAISE ». L’ANCIEN PRESIDENT DE L’ANCGE ET FONDATEUR D’OMPO S’ETAIT RENDU PLUSIEURS FOIS EN ARDECHE

 

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LE DECES DE RAYMOND POUGET

 

« AVEC L’ANCGE ET OMPO, LA VOIX DES CHASSEURS FRANCAIS DE GIBIER D’EAU FAISAIT ECHO DEPUIS PARIS ET BRUXELLES JUSQU’A MOSCOU OU DAKAR » 

 
Paris-Beauchastel. 24-25 Octobre 2019

.   Raymond Pouget nous a quittés. Il avait 89 ans. Les obsèques de l’ancien président de l’ANCGE (Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau) et président fondateur d’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) ont eu lieu le 24 octobre à Paris. Patrice Février, administrateur national chargé de l’Ile de France, y représentait officiellement l’ANCGE. Le lendemain 25 octobre, lors d’un Conseil Interdépartemental réuni à Beauchastel, le président Christian Pialet, par ailleurs administrateur national ANCGE, a rendu hommage à la mémoire de celui qu’il connaissait depuis presque quarante ans.

 

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L’ANCGE DE LA GRANDE EPOQUE

 

Présidant pendant de longues années l’ANCGE à l’époque où le nombre de chasseurs de gibier d’eau (et par conséquent d’adhérents) n’était en rien comparable à celui d’aujourd’hui, Raymond Pouget a su impulser deux orientations majeures : intégrer à la défense de la chasse au gibier d’eau un maximum de données scientifiques et techniques, convaincre de la nécessité d’aborder la gestion des oiseaux migrateurs à l’échelle planétaire.

 

L’INTERNATIONAL, LA GRANDE AFFAIRE DU PRESIDENT POUGET

 

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Visionnaire, le chasseur de gibier d’eau passionné de la Baie de Somme devenu président national de l’ANCGE comprend avant beaucoup d’autres que la gestion des oiseaux migrateurs sera internationale ou ne sera pas. Il met alors toute son énergie et sa force de persuasion à fonder « l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages et de leurs habitats », généralement appelé OMPO (« Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental »). Cette organisation internationale non gouvernementale à vocation scientifique aura pour objectif de contribuer à la connaissance des oiseaux migrateurs sur l’ensemble de leur aire de distribution Afrique-Eurasie tout en s’assurant des possibilités de leur gestion et de leur exploitation durable. 

Pour financer OMPO, Raymond Pouget s’emploiera à convaincre les instances fédérales de la chasse françaises. Il recevra également le soutien de fédérations européennes : Italie, Grèce, Portugal, Malte, Chypre, Luxembourg.

A la tête d’OMPO, il participe à la rédaction de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie que la France ratifie en 2004 et l’union Européenne l’année d’après. Cet Accord, appelé AEWA, devient le texte international de référence pour la gestion des oiseaux migrateurs puisqu’il compte au départ 77 Parties contractantes (41 d’Eurasie – dont l’Union européenne -, 36 d’Afrique), 80 aujourd’hui.

 

LES OISEAUX BAGUES DE RUSSIE …

 

Conscient de la valeur des données scientifiques acquises pendant plusieurs décennies par les ornithologues de l’ex-URSS mais laissées à l’abandon, Monsieur Pouget organise une opération de sauvetage du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. A Moscou, pendant près de 15 ans, OMPO mettra gracieusement à la disposition des scientifiques russes des locaux et des moyens informatiques pour assurer le fonctionnement normal du Centre et, pense-t-il, son rayonnement international au plus grand profit de la communauté scientifique. Nous ne savons pas si le portrait du président Poutine est actuellement accroché aux murs du Centre de Baguage des Oiseaux de Russie. Au dernières nouvelles, un autre portrait s’y trouvait : celui de Raymond Pouget.

 

… ET CEUX DU SENEGAL

 

En Afrique de l’Ouest, c’est avec la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal qu’un partenariat est mis en œuvre dans les années 1980. Le président Pouget se rend à plusieurs reprises à Dakar pour organiser les dénombrements d’oiseaux d’eau migrateurs. Il contribue à poser les bases d’une gestion durable des zones humides nord-ouest-africaines.

Son implication personnelle, ses compétences, son dévouement trouvent une belle et juste reconnaissance par l’élévation de Raymond Pouget au grade d’Officier de l’Ordre National du Lion.

30 années de recensement des oiseaux d’eau dans le delta du fleuve Sénégal assurées par OMPO, c’est sans doute l’une des plus longues séries de données scientifiques sur les oiseaux du continent africain. Le soutien constant d’OMPO à la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal trouve son aboutissement dans la célébration du 40e anniversaire du Parc National des Oiseaux du Djoudj en présence de l’Ambassadeur de France au Sénégal et par la création d’« OMPO Dakar », unité de coordination pour l’Afrique de l’Ouest destinée à faciliter le développement de projets de gestion de la biodiversité africaine en concertation avec les populations locales.

 

UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

 

La renommée acquise par OMPO, association porteuse des valeurs de conservation de la biodiversité et de son utilisation durable, s’est traduite par sa qualité de membre de l’Union Mondiale pour la Nature, la plus grande structure mondiale pour cette thématique, ainsi que par son statut consultatif au Comité permanent de la Convention de Berne relative à la nature (Conseil de l’Europe).

 

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L’HOMMAGE SPECIAL DE L’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

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.   Hasard du calendrier, c’est au lendemain des obsèques à Paris de Raymond Pouget que Christian Pialet présidait à Beauchastel ce 25 octobre le conseil interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Un hommage spécial a été rendu à la mémoire de l’ancien président national de l’ANCGE.  

Les deux hommes se connaissaient depuis près de quarante ans et s’estimaient.

Avec à ses côtés les délégués départementaux de l’ANCGE, Philippe Platet (07) et Noël Chautard (26), le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche fait cette confidence à ses amis : « La coïncidence a voulu que je prenne la parole à Paris le mois dernier et que je sois amené à parler de Raymond Pouget. C’était le 3 septembre lors du dernier conseil d’administration de l’ANCGE. Nous savions notre ancien président affaibli par la maladie. Devant mes collègues administrateurs, j’ai voulu témoigner ce jour-là du souvenir personnel que je garde de lui, de l’action positive que j’ai eu l’honneur de partager à ses côtés au niveau national durant de longues années dans le cadre d’un travail d’équipe enthousiasmant et entièrement bénévole : les difficultés souvent, les erreurs quelquefois (qui n’en fait pas ?), les conflits de personnes comme les inévitables tensions propres à tout engagement public ne doivent pas faire oublier tout ce qui a été entrepris, réalisé, réussi ».  

Les chasseurs de gibier d’eau de l’Ardèche et de la Drôme pratiquant sur le fleuve Rhône et son affluent l’Isère savent ce qu’ils doivent à l’ANCGE de Raymond Pouget.  

1981 : alors que la chasse à la hutte avec appelants vient d’être interdite sur la totalité des deux départements par arrêté ministériel, Christian Pialet dépose en préfecture les statuts de l’Interdépartementale et lance la bataille. Avec une poignée de jeunes chasseurs déterminés, il organise la riposte localement mais aussi au plus haut niveau. S’il réussira à convaincre de soutenir officiellement son initiative Drôme Ardèche un prestigieux trio composé de Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, Christian Pialet n’oublie jamais de rappeler que son premier allié de poids aura été Raymond Pouget.  

Aussitôt alerté, celui-ci débarque pour la première fois en Ardèche accompagné de son fidèle lieutenant, le regretté Georges Miguet.  

 

 Beauchastel : la haie d’honneur des gardes de l’Etat en uniformes, au garde à vous 

 
« Notre première réunion, raconte Christian Pialet, a lieu autour d’un verre à la maison avec le N° 1 et le N° 2 de l’association nationale, ma femme Marie-Agnès et moi. Une heure après, Raymond Pouget enfilait ses bottes et me demandait à lui faire découvrir les huttes de chasse au bord du Rhône. En revenant, il me dit : « Vous pouvez compter sur l’ANCGE. Votre père (Pierre Pialet – NDLR) que j’apprécie beaucoup représente l’ANCGE dans la région depuis maintenant trente ans et c’est à trente ans que son fils se lance à son tour dans le combat ; un combat, je ne vous le cache pas, qui va être difficile, vous allez prendre des coups mais vous avez, j’en suis persuadé, les épaules assez larges pour rassembler autour de vous ceux qui ne se résigneront pas à ne plus pouvoir chasser. Que votre association me fasse passer le dossier, l’ANCGE ira le défendre à Paris dès mon retour ». Puis, il lance cet avertissement avec le regard complice et le sourire de celui qui pense que tout n’est pas perdu :
 
« Certains ici voudraient vous interdire de chasser ? Eh bien ! Nous allons leur montrer qui nous sommes ».  

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, le ministre de l’Ecologie, Michel Crépaud, reconnaissant très honnêtement devant Christian Pialet que ses instructions n’ont pas été respectées par l’administration départementale compétente, prend la décision politiquement courageuse de signer l’arrêté modificatif qui annule sa propre signature et autorise à nouveau la chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants dans l’Ardèche et la Drôme. Cela ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, chacun l’imagine ! Sur le moment, les chasseurs de gibier d’eau ardéchois et drômois n’en reviennent pas d’obtenir si vite ce qu’ils croyaient avoir définitivement perdu. L’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, six mois seulement après sa création, venait de remporter l’une de ses plus belles victoires. Elle l’obtenait grâce à l’appui décisif de l’ANCGE et l’engagement personnel de son président Raymond Pouget. Quelques semaines plus tard, le fonctionnaire ardéchois qu’un zèle anti-chasse militant (déjà à l’époque !) avait imprudemment conduit à passer outre la volonté d’un ministre était admis à faire valoir ses droits à la retraite … avec un blâme en guise de pot de départ officiel.

Plusieurs fois, Raymond Pouget reviendra à Beauchastel pour y rencontrer ses amis de l’ANCGE et de l’Interdépartementale. Toujours avec le même bonheur d’y être.  

Il y recevra bien-sûr le Diplôme d’honneur du bénévolat au service de la chasse et autres délicates attentions. Personne ici n’a oublié, ni n’oubliera l’accueil éclatant qui fut réservé à juste titre le 24 octobre 1986 au président tout juste élu du conseil d’administration de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dont c’était l’un des premiers déplacements officiels. Dans une salle des fêtes de Beauchastel pleine à craquer, Raymond Pouget se rend à la tribune garnie de parlementaires ardéchois et drômois entourant les présidents des fédérations de l’Ardèche et de la Drôme, Maurice Grangeon et Charles Revirand. Accompagné de Christian Pialet, le président Pouget traverse une haie d’honneur Drôme-Ardèche formée des gardes assermentés de l’Etat (ONCFS) en uniformes, au garde à vous :

Un très grand moment pour la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Ayant une pensée toute particulière pour Madame Pouget et associant à la mémoire du président disparu le souvenir d’un autre ancien président de l’ANCGE, Bernard Buisine, Christian Pialet fait observer une minute de silence par le conseil interdépartemental en terminant son évocation par ces mots :

 

 

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« Grâce à Raymond Pouget, avec l’ANCGE et OMPO, la voix des chasseurs français de gibier d’eau faisait écho depuis Paris et Bruxelles jusqu’à Moscou ou Dakar.

« Merci Cher Monsieur Pouget. La chasse vous doit beaucoup. Elle perd un grand serviteur »

 

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LES FEDERATIONS DE CHASSE VIENNENT D’ENTERRER LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION DES DEGÂTS DE SANGLIERS

La vraie question est désormais :  « Par quoi » sera-t-il remplacé ?

 

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Paris. 22-23 Octobre 2019
 
Ainsi que nous vous l’annoncions sur le site Chasse Drôme-Ardèche dès le 10 octobre, l’assemblée générale exceptionnelle de la FNC consacrée à l’indemnisation des dégâts de sangliers a bien eu lieu. Elle s’est tenue les 22 et 23 octobre dans un contexte « historique » de mise en place de la réforme de la chasse française « impulsée par Willy Schraen, président de la FNC » mais « arbitrée par le Président de la République, Emmanuel Macron ».

Cette assemblée nationale extraordinaire déclenchée par la révolte de plusieurs FDC dont la fédération des Landes a été jugée « nécessaire » par la FNC « au vu de l’augmentation significative des dégâts de sanglier cet été, notamment dans le sudouest et de l’indemnisation qui en est liée avec la difficulté pour certaines fédérations de continuer à payer ». Selon la FNC, la réunion à laquelle participait tous les présidents de fédération aura été marquée par « un vrai dialogue, franc, direct et sincère avec les organisations agricoles, ce qui est sans doute une grande première ».

A la tribune, rien que du beau monde : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, Alain Péréa, Président du Groupe Chasse et Territoires à l’Assemblée nationale, Christiane Lambert, Présidente de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles, Maître Spinosi, avocat au Conseil d’Etat, Loïc Quellec, vice-président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Michel Granjon représentant de la Confédération Paysanne, Lydie Deneuville, deuxième viceprésidente de la Coordination Rurale, Pascal Ferey, membre du bureau de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Excusez du peu !

 

Un constat partagé

 

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« L’indemnisation des dégâts sangliers représente une enveloppe de 80 millions d’euros par an payée intégralement par les seuls chasseurs quand, notamment, 30 % des territoires ne sont pas ou sont peu chassés. Ce qui appelle une responsabilité financière élargie à d’autres acteurs ». Willy Schraen, président de la FNC ne l’a pas fait dire par un autre.

 
Le ministre Didier Guillaume lui a répondu en écho : « La situation actuelle n’est pas tenable : c’est un énorme chantier que nous devons réussir ensemble ». Le député Alain Péréa a estimé qu’il fallait « rationaliser, dialoguer, agir ». Pour la Présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, il n’est pas envisageable d’imaginer : « une ruralité vivante sans un partenariat durable entre agriculteurs et chasseurs ». Pascal Ferey estime qu’il est possible de construire des projets communs pour « défendre les territoires ». Pour Emmanuelle Wargon, il y a nécessité de « trouver ensemble des solutions » car, dit la ministre, « le statut quo n’est plus envisageable ». Sur le constat, tout le monde est d’accord et chacun y va de ses belles paroles … qu’il faudra ensuite convertir en actes.  

Le plus dur commence.

 

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Par leurs votes, les présidents de fédérations ont apporté un soutien « franc et massif » (98%) au bureau et au conseil d’administration de la Fédération Nationale des Chasseurs à qui ils donnent mandat de « réformer le système ». De plus, ils souhaitent conserver la mission de service public de la gestion des dégâts. Ils veulent même obtenir une rémunération pour l’effectuer. 9 présidents de fédérations sur 10 souhaiteraient disposer d’une boîte à outils « sangliers » dans laquelle ils pourraient se saisir de nouveaux outils de gestion (oui, mais lesquels ?) en vue d’une « réduction réelle et significative des populations de sangliers ».

« Cette réforme ambitieuse et nécessaire doit permettre de maintenir un système de financement viable pour tous » conclu Willy Schraen, le président de la FNC.

Une réforme, oui. Mais laquelle ? Nous le serons bientôt.

 

 

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•  Le nouveau Vanier ? Pour certains, c’est « un navet anti-chasse »

 

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.   « Christian (…) étudie les oies sauvages … »  

 
Ainsi commence avec Christian la belle histoire … Selon la bande annonce du film.

 
En réalité, « Un navet signé Vanier » : la formule n’est pas de l’Interdépartementale mais de Benjamin Basset, l’éditorialiste de la revue Nos Chasses (Novembre 2019). Il a vu le dernier film de Nicolas Vanier, « Donne-moi des Ailes ». Le journaliste en est ressorti affligé :  

 
« Un film totalement anti-chasse ».

 
Vanier serait aujourd’hui d’un parti pris assumé contre la chasse au point de sombrer dans la caricature qu’en font nos adversaires. Ainsi, pour les besoins de la cause, par ignorance ou malveillance, M. Vanier n’hésite-t-il pas à manipuler le spectateur. Benjamin Basset en est choqué. Voir les oies de M. Vanier en formation de vol pour migrer jusqu’en Camargue après avoir échappé aux plombs des vilains chasseurs français passerait presque pour un aimable documentaire à valeur pédagogique si ce n’est que les oies en question sont … des oies naines qui ne migrent jamais en France et vivent entre toundra et taïga. Pas exactement le biotope ni la latitude des marais de Camargue. Quant aux plans rapprochés sur les oies rieuses, bien de chez nous celleslà, elles restent docilement au sol. Et pour cause, puisque celles du film sont des oiseaux … domestiques.   

 
Pourquoi le talentueux réalisateur de « L’Ecole Buissonnière », le conférencier agréé auprès des fédérations de chasseurs a-t-il si vite et à ce point changé ? « Tout simplement par appât du gain », explique sans détour Benjamin Basset. « En s’affichant auprès des chasseurs, Vanier a perdu toute la frange boboïsante et protectionniste de son public … Pour rattraper le coup, il fallait rapidement produire un film clairement antichasse ».

Voilà qui est fait !

 
Après Vanier la chasse, Vanier l’anti-chasse mais toujours Vanier le fric ? Les anciens appelaient ça « manger à tous les râteliers ». Avant de passer au guichet à tiroir-caisse, le chasseur spectateur devra s’en souvenir.

 

 

• G R O U P A M A
  Toujours là pour moi ? …

 

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La proposition de renouvellement de partenariat faite par la fédération ardéchoise de l’assureur examinée le jour même en conseil interdépartemental   

 
Montpellier-Beauchastel. 25 Octobre 2019

 

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La fédération de l’Ardèche a proposé le 25 octobre à Inter Chasse 26-07 de présenter une demande de renouvellement de partenariat pour 2020.

 

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Conseil Interdépartemental à Beauchastel le 25 octobre, Salle des Fêtes de l’île Blaud
Photos Inter/JMS

 

Le jour même, l’équipe dirigeante a examiné la formulation de la proposition. Après un récapitulatif des choix, déclarations et courriers de la fédération ardéchoise Groupama ces deux dernières années, tour de table et vote à  l’unanimité, le Conseil Interdépartemental mandate son président pour transmettre la réponse « appropriée » de l’association cynégétique à l’assureur.  

Nous y reviendrons bien-entendu dans le détail …

 

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Photo Inter/Capture/Site Société de Vènerie

Des activistes de l’association AVA (« Abolissons la Vènerie Aujourd’hui ») ont mené une opération commando contre les participants à une chasse à courre organisée par les Jeunes Veneurs de Bretagne.

Les animalistes s’en sont pris physiquement aux jeunes chasseurs dont trois ont quand même dû être transportés à l’hôpital par les pompiers. La chasse est une activité légale, pas le coup de poing contre des chasseurs !

Cela fait maintenant des mois que la vènerie est systématiquement prise pour cible. Par exemple, chaque samedi en forêt de Rambouillet, des anti-chasse d’AVA insultent les veneurs, leur crachent dessus, barrent la route aux chiens, cherchent l’affrontement physique avec les veneurs pour faire le buzz, menacent de mort les Maîtres d’équipages. Cela fait des mois que les participants à des chasses à courre sont provoqués, traqués, poursuivis en vélo, attaqués et blessés uniquement parce qu’ils sont chasseurs. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur, qui semble décidemment ne voir sur ordre supérieur que la vie en jaune, ne voit rien, ne dit rien, ne fait rien. « Et en même temps », les députés, en particulier le gros contingent de La République en Marche (LREM), refusent obstinément de voter la loi instaurant le délit d’entrave à la chasse. Le texte de loi est prêt. Il a déjà été adopté deux fois par le Sénat.

 
Alors, ils attendent quoi, les députés ?

 

 

▪ Pour la première fois, un préfet de la République ose dénoncer en le nommant explicitement « le terrorisme antispéciste »

 

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C’est assez rare pour être souligné. Pour la première fois, un préfet, celui de la Drôme, dit, en le nommant, qu’« il faut faire face au terrorisme antispéciste ». Il fallait oser. S’adressant aux éleveurs et agriculteurs du département, M. Hugues Moutou pose un nom sur une réalité. Il est bien qu’un représentant de l’exécutif enfin le fasse.  

Il aura fallu du temps. Face au silence embarrassé (on n’ose imaginer complaisant) des députés LREM et associés de la majorité présidentielle, il reste maintenant au représentant drômois de l’Etat à convaincre son gouvernement que s’il faut effectivement faire face, « il faut » donc agir.

Le plus tôt sera le mieux.

▪ La justice le confirme : les canards cancanent !

 

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Maurice va se sentir moins seul. Après le célèbre coq chantant de l’île d’Oléron, ce sont les canards et oies des Landes qui obtiennent gain de cause devant la justice. Oui, les canards cancanent et les oies cacardent, estime à bon droit le juge. Des scientifiques pensaient l’avoir démontré, les campagnards le tenaient pour acquis, surtout l’éleveur incriminé s’occupant de canards et d’oies depuis pas moins de 36 ans sans traumatiser plus que ça le voisinage … Jusqu’au jour où un nouveau venu, arrivé de la ville, etc.

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2019

LA « GESTION ADAPTATIVE DES ESPECES » PLOMBEE PAR LA LPO ET LE CONSEIL D’ETAT

 

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.   « Le Conseil d’Etat vient de récuser une nouvelle fois la gestion adaptative des espèces, proposée et souhaitée par les chasseurs, en annulant l’arrêté du Ministère de l’Ecologie qui autorisait le prélèvement de 6 000 courlis cendrés depuis le 3 août.

« La Ligue de Protection des Oiseaux, comme à son habitude et dans sa logique idéologique d’interdire la chasse, a attaqué cette décision dès la publication de l’arrêté.

« Il est important de rappeler que les chasseurs prélevaient jusqu’à l’année dernière environ 10 000 oiseaux sur le DPM et que la proposition de baisser à 6 000 répondait parfaitement aux demandes de la Commission européenne, tout en sachant que rien n’est fait pour améliorer les habitats et les lieux de reproduction de cette espèce sensible. Encore une fois, l’Europe et le Conseil d’Etat ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ne parlant de la chasse que comme variable d’ajustement, ce qui est ridicule à l’échelle de l’aire de répartition de cet oiseau (…).

« La frange ultra protectionniste des scientifiques membres du comité de gestion adaptive avait émis un avis défavorable à cette chasse sous prétexte d’absence de données sur l’espèce et notamment des données de prélèvements, alors que les chasseurs avaient transmis celles-ci de longue date au Ministère de l’Ecologie.

SUSPENSION « IMMEDIATE » DES NEGOCIATIONS

 
« La Ministre Emmanuelle Wargon reconnaissant cet argument comme fallacieux avait pris la décision d’ouvrir la chasse sur un quota restreint s’appuyant notamment sur deux rapports dont un de l’ONCFS lui-même, indiquant qu’un prélèvement durable serait au moins de l’ordre de 4,5 fois supérieur au prélèvement actuel.

« De plus, la FNC a développé une application smartphone unique au monde pour la saisie des prélèvements en temps réel. Les chasseurs, dont certains peu familiarisés avec les nouvelles technologies, se sont mobilisés pour acquérir un smartphone et utiliser cette application. A la demande de la Ministre, les fédérations des chasseurs ont organisé la collecte d’ailes des oiseaux prélevés. Tous ces efforts sont balayés une nouvelle fois par une décision arbitraire, sur de faux arguments.

 

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 « Alors que la gestion adaptative est une réussite co-partagée entre chasseurs et écologistes aux Etats-Unis ou au Canada, elle est dès son année de mise en place mise à mal par les pseudos écologistes suivis comme trop souvent par le Conseil d’Etat.

« La main tendue de la chasse française pour ouvrir une nouvelle aire de la gestion des espèces n’a pas été acceptée. Même un engagement ministériel de bon sens ne vaut plus rien devant le Conseil d’Etat ! Dans ce cas la FNC demande la suspension immédiate des négociations autour de la gestion adaptative tant que des bases saines n’auront pas été trouvées. La FNC demande également à la Ministre de la transition écologique de trouver une solution pour la chasse du courlis cendré dans les plus brefs délais »

 

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« J’ai tué le chien (NDLR : un Border collie de 4 mois) parce qu’en aboyant il risquait de faire fuir le gibier (NDLR : à quelques jours de l’ouverture de la chasse) ».  

« C’est la version donnée aux gendarmes de Saint-Agrève (Ardèche) par un détenteur du permis de chasser âgé de 22 ans.

 

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Il n’est pas dans mon intention d’accabler un peu plus le garçon fautif. D’autres s’en chargent ou s’en chargeront : procès le 14 février 2020 où l’accusé pourrait risquer jusqu’à deux ans de prison ferme, pétition en ligne avec près de 100 000 signataires qui réclament dans toute la France « justice pour le chiot Kinder », condamnation par la Fédération des chasseurs de l’Ardèche des faits relatés, nombreux articles à charge déjà publiés, annonce par le préfet de l’Ardèche que le jeune homme ne peut plus chasser en l’attente de son jugement. Je ne sais évidemment pas ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne le 26 août dernier. J’essaie comme toujours de faire la part des choses : certes, et c’est évidemment inexcusable, un petit chien est mort à la campagne, abattu volontairement par arme à feu pour un motif totalement extravagant. Chasseur ou pas, l’acte est injustifiable et condamnable. Mais chaque jour ou presque, dans nos villes et banlieues, d’autres jeunes font pareil ou parfois bien pire – et pas qu’à des chiens ! – sans susciter à travers la France pareille vague d’émotion et d’indignation partagées.

En aucune façon, un délit de chasse

 

Ceci étant dit, en tant que père de deux garçons, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une connerie particulièrement gratinée pour ne pas dire … Carabinée. C’est maintenant à la justice d’établir le délit et de prononcer la sanction. Nous savons déjà qu’en aucune façon il ne peut s’agir d’un délit de chasse car la chasse n’était pas ouverte et, que je sache, le chien n’est pas un gibier. C’est un délit d’une toute autre nature (l’« acte de cruauté envers un animal domestique » est évoqué) que l’enquête resituera peut-être, je n’en sais rien non plus, dans le contexte d’un simple conflit de voisinage qui se serait brusquement envenimé.

Pour alimenter le « chasse-bashing » à la mode, on ne pouvait faire mieux

 

« Au-delà de la responsabilité individuelle du tueur de chien et des suites judiciaires qui en découleront, il reste la portée symbolique de l’acte et l’exploitation inévitable qu’en feront – surtout au moment du procès – ceux qui n’aiment ni la chasse, ni les chasseurs. Déjà, on peut lire et entendre partout : « Abattu par un chasseur ». On peut anticiper la suite : « Un chasseur condamné pour avoir volontairement abattu un petit chien ». Pour la plupart des commentateurs, le statut de « chasseur » chez le responsable d’un acte délictueux est immanquablement mis en avant (circonstances aggravantes, amalgame facile) plutôt que son âge quand les mêmes parlent systématiquement de « jeunes » (circonstances atténuantes, excuse facile) pour désigner des délinquants de banlieue. Pourtant, comme le chantait Brassens, « le temps ne fait rien à l’affaire » … On connait la suite de la chanson. Prendre sa carabine pour tuer le chien du voisin qui aboie en expliquant que c’est pour mieux garder le gibier à sa porte, on ne pouvait faire mieux pour alimenter le « chasse-bashing », dénigrement de la chasse, stigmatisation du chasseur, postures déjà très à la modes dans le pays.

 Un vrai chasseur ne pourra jamais tirer sur un chien

 

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« La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a indiqué son intention de se constituer partie civile auprès du procureur de la République. Elle a raison. L’acte insensé commis à Saint-Agrève n’a strictement rien à voir avec l’acte de chasse ; ce n’est ni un délit de chasse, ni un accident de chasse mais l’image de la chasse en sort abîmée avec un préjudice moral qui concerne l’ensemble des chasseurs. En effet, un vrai chasseur, je le pense fortement, ne pourra jamais tirer sur un chien. Ni le sien, ni celui du voisin. De tout temps, le chien a été l’auxiliaire précieux du chasseur, son compagnon, son complice. Le vrai chasseur aime son chien. Le chien aime son maître. Depuis toujours, le chien est l’animal le plus familier, le plus proche, le plus fidèle du chasseur.

 La passion de la chasse tempérée par le respect de la vie

 

« Le vrai chasseur est généralement un passionné. Il respecte la vie, y compris celle du gibier qu’il prélève dans la nature. La passion de la chasse doit toujours être tempérée par le respect de la vie, sinon la passion égare. A chaque instant de chasse, la sécurité commande de penser d’abord à la vie des autres et à la sienne ; l’oublier peut être fatal, dramatique, mortel. La mort du gibier, assumée par le chasseur, n’est pas un drame sauf à considérer philosophiquement que chaque vie humaine s’exerçant librement n’a pas plus de valeur qu’une vie animale, ce qui est un autre débat. Toutefois, la mort du gibier est dégradante si elle ne s’accompagne pas, avant et après, du respect de l’animal : ne pas tirer trop loin, ni « dans le tas » si l’on risque avant tout de blesser, ne jamais tirer l’oiseau juvénile s’il ne peut pas encore correctement voler, savoir s’arrêter sans pourtant y être contraint quand des circonstances exceptionnelles permettraient d’alourdir le tableau de chasse, ne pas se résigner à perdre un animal blessé ou tué sans prendre le temps nécessaire de le rechercher avec son chien, etc. Être chasseur acteur de la biodiversité, ça se mérite. Parce que c’est se rappeler constamment que « bio » signifie vie.

 Le gibier est manqué ? Tant mieux pour lui ! Un chien aboie ? Et alors ?!

 

 

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« Et la chasse, la vraie chasse ? Elle se mérite aussi. Attendre patiemment l’ouverture, c’est préparer longtemps à l’avance sa saison, c’est accepter le moment venu la part du hasard, le risque du zéro prélèvement, c’est considérer que le qualitatif doit toujours l’emporter sur le quantitatif, que lorsqu’un gibier est manqué – ce qui arrive de temps en temps et sans doute un peu plus que la moyenne à l’auteur de ces lignes ! – c’est finalement tant mieux pour le gibier et absolument pas grave pour le chasseur. Enfin, il faut toujours raison garder. Un chien aboie ? Et alors ?! Lorsque les chiens n’aboieront plus, c’est qu’il n’y aura plus ni chien, ni chasseur. Le gibier dérangé risque de partir ailleurs ? Et alors ?! On pourrait aussi attacher le gibier à un piquet pour qu’il ne se sauve pas ! Savez-vous que la chasse en Sologne – la vraie – est en train de mourir à petit feu à force de laisser engrillager partout des milliers d’hectares acquis au prix fort par des néo-ruraux parisiens, pseudo-chasseurs traquant un gibier captif qui n’a plus de gibier que le nom ?

« Tant que le gibier sera sauvage, il sera libre. Tant que le gibier sera libre, nous les chasseurs, le serons aussi. »

NB : Sincèrement, un très grand merci à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de cette chronique occasionnelle qui m’ont dit ou écrit des choses sympa à la suite de mes deux derniers billets intitulés « Tant qu’il y aura des coqs » et « L’Ecologie homard ».

 

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.   EN PLEINE SECHERESSE ESTIVALE, LE MINISTERE DE L’ECOLOGIE SONNE L’ALERTE EN DRÔME-ARDECHE CONTRE … LES INONDATIONS !

 

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Sans commentaire

 

.   Cocorico, Maurice a gagné !

 

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Ils voulaient un procès ? Ils l’ont eu. Ils voulaient sa peau ? Ils ne l’auront pas.

Maurice, le coq, continuera fièrement de chanter. Ainsi a tranché la justice contre ceux qui voulaient qu’elle lui tranche le cou.  

Les grincheux et abusifs vacanciers d’Oléron en seront pour leurs frais. Au sens propre comme au figuré :  

Les plaignants anti-coq sont condamnés à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Corinne Fesseau, la propriétaire de Maurice, plus les frais de justice. « On leur a volé dans les plumes ! », jubile-t-elle.  

Symbole de la ruralité mal comprise et malmenée, Maurice aurait, parait-il, poussé le cocorico de la victoire.

 

 

. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SOUFFLE LE CHAUD ET LE SEC SUR LES RENCONTRES TERRITORIALES

 

 

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Placées sous le signe du changement climatique et de ses conséquences pour le Rhône et nos agriculteurs de la plaine, les Rencontres Territoriales 2019 CNR organisées le 12 septembre à la ferme expérimentale d’Etoile S/Rhône ont trouvé un écho particulier chez la conseillère scientifique de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, professeur des Sciences de la Vie et de la Terre, Marie-Agnès Pialet qui répondait – avec le président – à l’invitation de la Direction Territoriale Rhône-Isère.  

Visionnaire

Au risque assumé de « plomber un peu l’ambiance », la présidente du directoire et présidente directrice générale de CNR, Elisabeth Ayrault, a choisi de parler vrai, élevant le débat à la hauteur des enjeux mondiaux et de l’urgence de la situation. En donnant à son expertise la force visionnaire de ce qui dépasse une fonction et jusqu’à l’existence de la personne qui l’exerce, Madame Ayrault a capté l’attention de ses 400 invités.

Rareté

Depuis de longues années maintenant, Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et Compagnie Nationale du Rhône entretiennent avec la direction territoriale de Valence d’excellentes relations basées sur la confiance et l’envie réciproque de faire progresser ensemble l’éducation à la sécurité hydraulique, la sensibilisation des acteurs de terrain à la richesse patrimoniale faunistique et floristique du fleuve Rhône, l’éveil des consciences à la rareté, ce jour-là encore fortement soulignée par les intervenants, de la ressource collective en eau.

Signal

Après la réunion, Christian Pialet a tenu à remercier la PDG de CNR « d’avoir bien voulu accorder aux chasseurs » par son intermédiaire « un espace privilégié d’expression ». Le choix de la Compagnie nationale de solliciter un entretien, puis de publier « Le Rhône qui relie les Hommes » (Juin 2018) dans son rapport annuel, document de référence s’il en est, a été interprété comme un signal positif fort envoyé aux chasseurs. Le président Pialet a également tenu à marquer sa profonde gratitude envers Elisabeth Ayrault « d’avoir pris la peine de souligner à deux reprises » son attachement au partenariat déjà très ancien « mais toujours efficace » qui associe durablement Compagnie Nationale du Rhône et Inter Chasse Drôme-Ardèche. Au cours de ces Rencontres Territoriales, chacun a pu voir les représentants des deux Fédérations Départementales des Chasseurs – Ardèche et Drôme – venir s’entretenir tour à tour, brièvement mais visiblement en toute cordialité, avec les représentants de l’Interdépartementale.

. L’ANCGE FAIT LE 13 HEURES DE TF1

 

Paris3 Septembre


Conseil d’administration de rentrée pour l’équipe nationale de l’ANCGE :  

La sécheresse et le changement climatique

 

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Face au réchauffement climatique et des périodes de sécheresse prolongées qui seront de plus en plus fréquentes, l’ANCGE veut se donner les moyens d’agir : par la mise en place d’un plan d’action global pour la gestion de l’eau et des zones humides. Celles-ci, trop longtemps négligées en tant que biotope d’une grande richesse redeviennent d’actualité. Avec leurs partenaires institutionnels et associatifs, les chasseurs de gibier d’eau veulent être à la pointe d’un combat gigantesque qui ne fait que commencer. « 100 hectares de marais préservés, c’est 1 million d’êtres vivants sauvés » lance l’administrateur chargé des relations avec Compagnie Nationale du Rhône, le RhôneAlpin Christian Pialet.

Des acteurs de la biodiversité

 

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Acteurs engagés et reconnus de la biodiversité, les responsables de l’ANCGE sont partie-prenantes dans de nombreux dossiers sensibles, au national comme à l’international : fichier national d’identification des espèces non domestiques (IFAP), programme de balisage Milouin OMPO/ANCGE, opération nationale « Balance ton Nid », oiseaux bagués et équipés de balises au Portugal, etc.

 L’invité de Jean-Pierre Pernaut

 

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La veille de l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, Bernard Garnier, le Secrétaire Général de l’ANCGE, avait les honneurs du présentateur vedette de TF1 lors de son « 13 heures ».

 

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Financement des dégâts : la révolte fédérale ?

.   LA FEDERATION DES LANDES FAIT SECESSION. ELLE APPELLE D’AUTRES FEDERATIONS A « ROMPRE » AVEC LE SYSTEME ACTUEL D’INDEMNISATION

 

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STOP ! La FDC 40 dit « STOP »

« Stop » à « une situation qui précipite la fin d’un système ». Lequel ? Celui de l’indemnisation des dégâts de grand gibier, sanglier pour l’essentiel, jusqu’à présent supportée en totalité ou presque par les seuls chasseurs. Réunis le 27 septembre à l’appel de leur fédération en présence des responsables agricoles, 600 représentants des chasseurs landais (ACCA, chasses privées) viennent de signifier aux pouvoirs publics que ça suffit.

Le message fédéral est tout à fait clair. « Il n’y a pas d’autre alternative que de rompre avec le système en place ».  

Ne nous y trompons pas. Ce coup de tonnerre dans le ciel des Landes est annonciateur de tempête. L’appel à sécession n’est même pas dissimulé :

 « Croire ou faire croire que les fédérations de chasse peuvent continuer d’assumer la mission d’indemnisation confiée aux chasseurs depuis 1968 ne doit plus duper personne ».

 

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L’acte officiel de rupture est déjà programmé, daté au jour près : « 1er janvier 2020 ». Autrement dit, après-demain.

En réalisant ce coup d’éclat qui ne veut pas être un coup d’épée dans l’eau, les responsables fédéraux de la chasse landaise appellent d’autres fédérations à s’engouffrer dans la brèche. Cela aurait évidemment du poids … et des conséquences difficiles à prévoir.

 

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Il serait étonnant que la FNC reste les bras croisés. Ce n’est ni le genre de la maison, ni le tempérament du capitaine. Il se dit de plus en plus qu’un « congrès national extraordinaire de la chasse » consacré uniquement à la question de « l’indemnisation des dégâts » aura lieu à Paris avant la Toussaint.  

La tempête, dès demain ?

 

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE