ESTIVALES 2018 (2)

LE 9 SEPTEMBRE, OUVERTURE GENERALE DE LA CHASSE EN DRÔME-ARDECHE

 

200
Photo Inter/CC BY-SA

C’est (re)parti !

 

.  Dimanche matin 9 septembre, quel que soit leur âge, leur mode de chasse, ils y seront tous.

Les chasseurs de sanglier sont déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines. A la  demande de l’autorité préfectorale et de leur fédération, ils ont organisé des battues là où la bête noire commençait à faire des dégâts aux cultures.

Quelques chasseurs de gibier d’eau ont aussi posé deux ou trois fois leurs appelants dans l’espoir de voir un vol de sarcelles d’été à défaut de colverts dont les nichées sont devenues le casse-croûte préféré des silures du Rhône. De moins en moins nombreux, ces chasseurs spécialisés perpétuent la tradition. L’ouverture spécifique gibier d’eau fin août bénéficie aux Drômois et aux Ardéchois depuis bientôt trente ans. On se souvient – peut-être – que le dossier avait été plaidé avec succès directement auprès du ministre de l’Ecologie, Brice Lalonde, par le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche qui l’avait rencontré spécialement pour cela en étant mandaté par la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, l’ANCGE, l’Interdépartementale.

 

Le message de l’Inter aux amis chasseurs :

 

201
Photo Inter/FNC

Soyez prudents !

 

Votre sécurité comme celle des autres ont mille fois plus d’importance qu’un gibier manqué ou pas tiré. Revenir bredouille d’une partie de chasse n’a jamais empêché de dormir que les « viandards ». Le chasseur d’aujourd’hui, le vrai chasseur, apprécie avant tout sa liberté dans la nature. Une liberté qui rime avec responsabilité.

Si vous chassez, si vous accompagnez, à chacune et chacun,
Bonne saison de chasse 2018-2019 !

 

202
Photo Inter/CC BY-SA

 

203

 

L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE A ETE REÇUE PAR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE LA DRÔME

 

204
FDC 26 – Crest. De gauche à droite : Denis Péatier (Pont de l’Isère), Noël Chautard (Livron), Serge Roux (Chabeuil), Claude Talon (La Motte Chalencon), Serge Girard (Crest),  Marie-Agnès Pialet (Conseillère scientifique) Photo Inter/CP

Crest – 29 juin 2018. Comme annoncée, la rencontre entre les deux structures cynégétiques a bien eu lieu. 

.   Le Conseil d’Administration de la FDC 26, présidé par Rémy Gandy, a reçu, en présence du directeur de la fédération, une délégation du Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche. Cinq responsables drômois dont trois vice-présidents entouraient le président Pialet. Celui-ci était également accompagné du président de l’ACCA de Beauchastel co-organisateur de la battue aux renards du 3 février et de la conseillère scientifique, membre du bureau interdépartemental, qui s’est chargée pour l’Inter de la prise de notes. Les modalités de la rencontre avaient été définies au préalable d’un commun accord entre le président fédéral et le directeur de la FDC 26 d’une part, le président de l’Inter Chasse 26-07 d’autre part. La réunion s’est déroulée comme prévu, sans chaleur excessive entre les représentants des deux structures cynégétiques mais dans un climat d’écoute toujours respectueux.

Après la présentation individuelle des participants et les mots de bienvenue du président fédéral, la parole est donnée au président de l’Inter Chasse 26-07. Celui-ci remercie le président Gandy et son Conseil d’Administration de l’avoir invité et de recevoir l’Interdépartementale pour la première fois « dans ce haut lieu de la chasse drômoise ». Son intervention est articulée en deux points : 1. A l’Interdépartementale, ce que nous sommes aujourd’hui. 2. A l’Interdépartementale, ce que nous vous proposons pour demain.

 

. « A l’Inter, ce que nous sommes aujourd’hui »

 

205
Noël Chautard et Denis Péatier, Vice-Présidents, membres du Bureau Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Association déclarée loi 1901- Statuts publiés au Journal Officiel de la République (1981), modifiés en 2004

. « D’association spécialisée (gibier d’eau, grive, pigeon ramier), l’Inter Chasse 26-07 est devenue généraliste, le sanglier aujourd’hui sujet N°1

. « Objectifs : participer à la défense de la chasse, à l’information des chasseurs

. « Adhérents : les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA). Si l’adhésion à une FDC est obligatoire, l’adhésion collective d’une ACCA à l’Inter se fait sur la base du volontariat, d’un libre choix d’où le nombre forcément limité d’ACCA adhérentes (entre 150 et 200 selon l’année)

. « Dirigeants (tous bénévoles) : Conseil Interdépartemental de 24 membres élus en assemblée générale (11 Drômois, 13 Ardéchois, 3 femmes, 7 jeunes, 17 communes représentées, 8 pour l’Ardèche, 9 pour la Drôme), Bureau Interdépartemental de 12 membres (dont 1 femme, 5 jeunes)

Pour résumer 37 années d’actions collectives réussies en faveur de la chasse, un flyer est distribué aux élus fédéraux. En complément, autorisation est demandée au président fédéral de pouvoir faire parvenir en interne par mail à chaque administrateur de la FDC 26 l’article du JDC (Journal du Chasseur N° 183) qui présente de façon assez complète l’Interdépartementale. Accord de principe est donné à la délégation par le président fédéral pour que son directeur donne suite

. Conclusion :

 . « A l’Interdépartementale, nous sommes collectivement fiers de ce que nous avons accompli en 37 ans en faveur des chasseurs. Nous est-il arrivé de nous tromper ? M’estil arrivé de me tromper ? Certainement ! Que ceux qui ont 37 ans de bénévolat associatif derrière eux me disent qu’ils n’ont jamais commis d’erreur : je serai heureux d’en parler avec eux parce que j’apprendrai alors beaucoup.  Merci – je le dis de façon amusée mais sincère -, merci à ceux qui aident en permanence le président de l’Interdépartementale à s’améliorer, à se corriger. Il y en a dans mon équipe autour de moi mais il m’arrive parfois aussi d’en trouver dans les fédérations ! ». 

 

. « A l’Inter, ce que nous vous proposons pour demain »

 

206
Serge Roux, Vice-Président, membre du Bureau Interdépartemental,  Claude Talon, Serge Girard, membres du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

. « Tourner la page du passé pour préparer l’avenir avec les jeunes, ensemble mais chacun à sa place, chacun en son espace. Ni rivalité, ni concurrence mais complémentarité. Vous avez des missions de service public, nous avons la liberté d’expression et d’action. Vous gérez la chasse, nous contribuons à la défendre

. « Vous tenez à votre indépendance de décision, nous aussi. Vous attendez que nous nous inscrivions clairement dans un rapport hiérarchique. Nous le faisons aujourd’hui : nous sommes aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations … Derrière.

. « Oui, le sanglier a complètement changé la donne. Pour la première fois depuis que les fédérations existent, les chasseurs de Drôme-Ardèche doivent maintenant sortir de leurs poches plus d’un million d’euros par an pour indemniser les dégâts. Ne pas en tenir compte serait irresponsable. Arrêtons à l’avenir de nous disperser en querelles subalternes. Quand la maison brûle, on ne demande pas aux pompiers qui arrivent pour qui ils votent ou s’ils préfèrent le foot ou le rugby !

« Nous proposons à nos fédérations des relations d’avenir constructives, positives, apaisées. Cela passera par un dialogue normalisé, permanent, banalisé, confiant

« Parlons-nous comme nous le faisons en ce moment. Dites-nous exactement ce que vous, fédération, attendez de nous, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas 

« Arrêtons d’écrire ! Disons-nous les choses directement. En face. Parlons-nous

. Conclusion :

« Qu’attendons-nous pour l’avenir de nos fédérations, nous, les bénévoles de l’Interdépartementale qui défendons la chasse avec persévérance et conviction ? De la confiance, de la bienveillance … De la bienveillance ».

 

. « Avec mon ACCA, je viens de rejoindre l’Inter Chasse 26-07 »

 

207
Claude Talon, Président d’ACCA de La Motte Chalencon, membre du Conseil Interdépartemental
Photos Inter/JMS/CP

Le président de la FDC 26, Rémi Gandy, demande à Claude Talon d’expliquer pourquoi avec les chasseurs de son ACCA il soutient l’Inter Chasse 26-07

Réponse du président de La Motte Chalencon :

« Avec mon ACCA, je suis adhérent à l’Interdépartementale depuis peu. Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, dans la Drôme, il y a désormais autant de chasses privées que d’ACCA et que les ACCA ont bien besoin d’être défendues »

Celui qui a une longue expérience des ACCA drômoises mais qui est, en effet, depuis pas très longtemps membre du Conseil Interdépartemental, donnera sans doute à réfléchir à ses collègues drômois présidents d’ACCA lorsqu’il ajoute :

« Si j’ai adhéré à l’Interdépartementale, c’est avant tout pour défendre la chasse populaire, la chasse des ACCA »

 

208

 

Les représentants drômois des chasseurs de gibier d’eau reçus par leur fédération : la revue nationale La Sauvagine s’en fait l’écho

 

209

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN PHASE AVEC LE PRESIDENT DE LA FEDERATION NATIONALE DES CHASSEURS

Nicolas Hulot claque la porte !

 

210
Photos Inter/BFM TV 2017/FNC 2018

 

211
Photo Inter/France Inter 28 août 2018

Entretien réussi, départ raté  

 

Nous avions écrit ici (à propos des oies de février) que lors de la saison de chasse 2018-2019 (qui débute officiellement ce 9 septembre), Nicolas Hulot ne serait plus ministre. Et nous avions dit qu’Hulot le militant choisirait, pour soigner son image, de « tomber » sur le dossier chasse.

Le 27 août 2018, à quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, Willy Schraen, Président de la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) a été reçu par Emmanuel Macron. Le Président de la République lui a redit toute l’importance qu’il accorde au monde de la chasse. Une chasse raisonnable, encadrée que le Chef de l’Etat souhaite lui-même « contribuer à développer ». Sans se faire prier, M. Macron a réaffirmé son soutien enthousiaste aux initiatives des chasseurs en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Tous les dossiers d’actualité ont été abordés, des engagements ont été pris ou réaffirmés. Le Président de la FNC pouvait ressortir de l’entretien le sourire aux lèvres. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises. Ce n’est un secret pour personne que le locataire de l’Elysée, qui ne chasse pas lui-même, est séduit par ce loisir, qu’il est en phase avec le patron des chasseurs français … D’autant plus peut-être que « le Président des riches », « le Président des villes » a politiquement grand besoin de trouver quelques soutiens de poids dans les territoires de la ruralité.

Juste après l’entretien, le ministre d’Etat Chargé de la Transition écologique et solidaire prenait la décision de démissionner, puis l’annonçait à la radio le lendemain matin sans avoir prévenu personne. Au risque pour Nicolas Hulot qui voulait être le grand ministre des grandes causes de sortir par la petite porte lors d’un grand départ porteur d’un gros
dépit. Avalant depuis plus d’un an beaucoup de couleuvres, le ministre Hulot savait qu’il partirait bientôt. Tomber au champ d’honneur de l’antichasse militante était, a-t-il pensé, le meilleur signal à envoyer à ses « copains », histoire de se faire pardonner tout le reste face à un si maigre bilan. Pourtant, partir avec éclat – à condition d’avoir des arguments convaincants que l’on défend, « lobby » en face ou pas – sur un dossier majeur tel que le nucléaire, le glyphosate ou mieux encore, le réchauffement de la planète aurait eu du panache. Tirer sa révérence par une moue d’enfant gâté et déçu parce qu’à l’Elysée on parle aussi avec les chasseurs n’est pas vraiment à la hauteur : sortie ratée d’un ministre qui reconnait lui-même avoir échoué.

 

Après la rencontre de Crest, la fdc 26 relance (encore) la polémique qu’elle a elle-même ouverte. Les dirigeants fédéraux drômois insistent pour rendre publics de nouveaux courriers visant l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … Qui ne les commentera pas, voici pourquoi :

 

212
Photo Inter/CC BY-SA

Est-ce une conséquence de la montée en température de la canicule estivale ? Toujours est-il que, côté drômois, les esprits se sont à nouveau échauffés. Après avoir reçu, certes sans chaleur excessive mais plutôt courtoisement une délégation officielle de l’Interdépartementale à Crest le 29 juin, écouté attentivement sans l’interrompre l’intervention structurée et argumentée de son président, posé à celui-ci quelques questions auxquelles il a répondu avec précision, interrogé autant qu’ils l’ont voulu les autres membres de la délégation, les représentants de la fdc 26 ont jugé utile d’adresser ensuite aux responsables cynégétiques qu’ils venaient de recevoir trois (!) nouveaux courriers, ce qui porte le total fédéral expédié à Beauchastel depuis le 4 avril 2018 à … onze pages.
 
Lorsque le président des chasseurs drômois écrit au vice-président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, Sébastien Riou, que « la brièveté n’est en rien contradictoire avec la vérité », l’ironie pourrait être facile … Mais à l’Interdépartementale, nous préférons nous en tenir à la précision des faits plutôt qu’à l’approximation des commentaires. Dans le respect de la ligne de conduite choisie à l’unanimité le 13 octobre 2017 par les 24 dirigeants élus de l’Inter Chasse 26-07, personne à l’Interdépartementale n’alimentera une polémique que beaucoup de chasseurs jugent artificielle et qu’ils ont de plus en plus de mal à comprendre venant d’une instance officielle dont les statuts lui font obligation de « fédérer » ; une polémique à sens unique qui s’est enclenchée toute seule au printemps puis emballée toute seule au cœur de l’été.

 

213
Photo Inter/CC BY-NC-SA

Comme la plupart de nos ACCA adhérentes drômoises, nous estimons depuis le début que cette polémique, tant par ses motifs que par sa durée, est « inutile et malvenue pour la chasse », surtout dans un contexte « sanglier » tendu que nul n’ignore et qui devrait inciter davantage les chasseurs à se serrer les coudes, à commencer par leurs différents responsables qui doivent donner l’exemple.

 

214
Photo Inter/CC BY-SA

Même si les critiques adressées à l’Interdépartementale sont parfois très injustes, sinon incompréhensibles, nous ne répondrons pas. Nous préférons rester dans l’esprit ouvert, conciliant et constructif qui a conduit notre Conseil Interdépartemental à se rendre à l’invitation fédérale de Crest le 29 juin pour y faire « en toute sérénité et clarté » des « propositions d’avenir » à la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme : des propositions en tous points identiques à celles que nous avons faites à la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche qui les a accueillies positivement et nous le témoigne à l’occasion depuis. En résumé, la position de l’Interdépartementale est d’une clarté limpide : être derrière nos fédérations, aux côtés de nos ACCA pour défendre et promouvoir la chasse, chacun à sa place, chacun en son espace mais tous ensemble plutôt que séparément.

 

215

 

216

217

218

219

220

221

222

223

224

225

226

227

228

 

« NOUS SOMMES HEUREUX DE POUVOIR METTRE NOTRE EXPERIENCE AU SERVICE DE TOUS »

 

La publication du Rapport annuel CNR est toujours en soi un évènement. Il est lu par les principaux décideurs de la nation : représentants de l’Etat, élus représentant les collectivités locales et territoriales, entreprises, etc.  

. « Vous avez accepté d’apporter votre vision sur ce monde en mouvement »,

 

Écrit Elisabeth Ayrault, PDG de CNR à Christian Pialet, Président d’Inter Chasse Drôme-Ardèche, à l’occasion de la publication du Rapport d’activité annuel 2017 de la Compagnie Nationale du Rhône.

Pour élaborer son document de référence, CNR a choisi cette fois de donner la parole aux chasseurs. S’appuyant sur l’expertise reconnue au niveau national et régional d’un responsable cynégétique, la Compagnie a sollicité pour une interview exclusive celui qui se définit avant tout comme « un enfant du Rhône » :

 

229

230

231

 

232

 

Et maintenant, les cigales !

 

233
Photo Inter/CC BY-NC-ND

Parmi la petite cohorte des citadins-grincheux-pleurnichards-en-vacances-à-la campagne, il y avait déjà dans les alpages les farouches opposants aux tintements des cloches de vaches, dans les Dombes les anti-coassements des grenouilles des mares et étangs et ailleurs les insomniaques ennemis déclarés du chant du coq !

La ligue des EPA (Emmerdeurs Publics Agréés) recrute large. En Provence, ils viennent de demander au maire d’un village de répandre des pesticides sur les arbres pour ne plus être dérangés par … le chant des cigales.

La solution immédiate aux problèmes de ces zigotos est pourtant à portée de leur intelligence : quand on est si mal chez les autres, on arrête d’emmerder le monde et on retourne chez soi.

 

234

 

235

 

236
Elisabeth Ayrault à Beauchastel pour les 50 ans de la centrale hydroélectrique
Photo Inter/JMS

 

 

237
Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

238
Photo Inter/CC BY-SA

L’INTERDEPARTEMENTALE

ESTIVALES 2018

L’INTER CHASSE 26-07 SE REND A L’INVITATION DE LA FDC 26 « POUR PARLER ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE »

 

200

 

201

 

 

202

203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219

 

 

 

220

 

221

 

. Le 25 mai, c’est à un Conseil Interdépartemental d’une grande intensité qu’ont assisté deux observateurs invités dans une salle des fêtes de Beauchastel promise à rénovation.

Les délibérations ont été longues, animées. L’unanimité à 24 n’était pas gagnée d’avance. Elle s’est finalement faite sans grande difficulté face aux enjeux essentiels pour la chasse, dans le respect des points de vue différents exprimés avec conviction, sérénité, liberté.
Presque tous les membres du Conseil Interdépartemental présents ont tenu à prendre la parole. Les absents représentés par procurations ont pu livrer leur message par personnes interposées. Si les présidents d’ACCA de l’équipe ont naturellement donné un éclairage apprécié aux débats, les jeunes en responsabilités au sein du Bureau Interdépartemental, l’instance principale de décision, ont longuement pris la parole, s’affirmant sans complexe comme des responsables à part entière (3 drômois, deux Ardéchois) avec lesquels il va falloir compter. Les deux interventions féminines, très argumentées, assez inattendues et particulièrement écoutées, ont marqué les esprits. Leurs arguments ont orienté le ton de la réponse du collectif en direction de la fédération drômoise.  
Volontairement extérieur depuis le début à une polémique qui l’a placé malgré lui au centre des discussions, le président est sorti de son silence. Incisif, déterminé, n’éludant aucune question, jugé d’une « redoutable précision » dans chacune de ses réponses aux critiques injustes qu’il a subies, il a manifestement convaincu.
➢ Alors qu’il n’a pas voulu faire acte de candidature, sa 36ième réélection à la présidence, par approbation unanime des 23 autres membres du Conseil, est probablement la meilleure réponse à « certains » qui croyaient pouvoir facilement diviser et affaiblir une équipe de bénévoles qui défendent la chasse en opposant artificiellement « la personne » de leur président à « l’association » qu’il préside.  

 

BÊTE NOIRE … DANS LE ROUGE

 

222Photo Inter/CC BY-SA

 

« Sanglier : Tous les feux sont au rouge ! »

C’est par un titre sans ambiguïté que Jean-François Guerbert signe l’éditorial de Plaisirs de la Chasse dans son numéro de Juin-Juillet 2018.

« Ce fut, lors des assemblées générales, « le » sujet commun à quasiment toutes les FDC », écrit-il.

« Pic du montant des dégâts », « exaspération du monde agricole », « fuite en avant » : son constat rejoint en tous points le nôtre. Sa conclusion aussi :
« Après les doses considérables de stérilisants distribués aux USA et les expérimentations en cours en Espagne, une autre catastrophe nous menace. La peste porcine (…) ».

➢ En 2018, l’union des chasseurs n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Il semblerait que tout le monde l’ait enfin compris.

Par courrier de son président, Rémi Gandy, en date du 30 mai 2018, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme invite l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche à rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin prochain

 

223

 

224 225

 

. Fait rarissime : en deux numéros mensuels successifs (mai 2018, juin 2018), la revue cynégétique nationale Nos Chasses (NC) consacre deux « éditos » à un même sujet traité en double signature, excusez du peu, par le directeur de la publication en personne, Charles-Henri Bachelier et son rédacteur en chef, Benjamin Basset.

Véganisme et antispécisme sont des théories philosophiques nées en Angleterre et aux Etats-Unis au milieu du siècle dernier.

En France, le nombre d’adeptes progresse comme dans d’autres pays européens et occidentaux, trouvant dans les médias des relais complaisants.  

Véganisme et antispécisme (sujet au cœur d’une de nos Tables Rondes de la Chasse 2018) sont aujourd’hui dénoncés par Nos Chasses comme étant « une nouvelle idéologie totalitaire », un « fascisme vert ».

Le directeur de publication de NC s’alarme de la montée en puissance d’un « totalitarisme » de la cause animale qui, « en voulant faire de l’animal l’égal de l’homme », en reconnaissant à l’animal « des droits » mais pas « des devoirs », nous mènerait tout droit vers une inquiétante société où « seul l’homme aura des devoirs et beaucoup moins de droits ».

Charles-Henri Bachelier s’indigne que des animalistes aient pu se réjouir, de façon « ignoble » souligne-t-il, de l’assassinat de Christian Medves par un terroriste islamiste, le responsable du rayon boucherie au Super U de Trèbes n’étant pour certains végans des réseaux sociaux qu’« un assassin tué par un terroriste ».

Le rédacteur en Chef de NC revient quant à lui sur un fait divers récent : « la boucherie lilloise vandalisée en mai dernier par un groupe de militants végans » qui ont cru bon de signer leur forfait en taguant sur la devanture de l’établissement : « Stop au spécisme ! ». Un méfait de plus parmi d’autres du même genre car une poissonnerie a suivi ; en mai 2015, c’est la FDC de l’Oise qui avait subi l’attaque en règle des furieux de la cause animale (tags injurieux, portes forcées, matériel de travail vandalisé, gaz ouvert dans l’espoir démentiel de provoquer l’explosion du bâtiment à l’arrivée du personnel). « D’antispéciste à meurtrier, je pense sincèrement qu’il n’y a plus qu’un pas et que certains sont conditionnés pour le franchir », n’hésite-il pas à écrire. Et Benjamin Basset d’en conclure avec pessimisme :

« Vouloir imposer une philosophie de vie et prêcher le principe d’une pensée unique en traumatisant les hommes qui y résistent n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire contemporaine ».

 

 

226

 

227

 

228

 

229

 

230

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

PRINTANIERES 2018

EXCLUSIVITE – LA SYNTHESE INTEGRALE DES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018, LE NOUVEAU BUREAU INTERDEPARTEMENTAL

 

100

 

101

 

La synthèse complète des Tables Rondes de la Chasse avait été communiquée aux fédérations avant leurs AG

 

EN EXCLUSIVITE POUR NOS LECTEURS, LA SYNTHESE INTEGRALE DES TRC 2018

 

 

102

 

Comme on pouvait s’y attendre, la discussion a beaucoup tourné autour des dégâts de sangliers et notamment sur les causes des dégâts et les débuts de solutions à y apporter.

Indemnisations des dégâts de sanglier  

  • Montant : Est-ce normal que les montants des indemnisations soient encore en totalité pris en charge par les chasseurs … Alors que, notamment, les dégâts du loup sont intégralement pris en charge par l’Etat et non par les associations pro-loup ?
  • Expertises : Il semblerait que des expertises en Ardèche soient plus ou moins contestables. Les détenteurs du droit de chasse pourraient être davantage associés à ces expertises (transparence) : en étant prévenus plus tôt pour s’organiser et y être présents
  • Opposition de conscience : Là où la chasse est interdite au nom de convictions personnelles philosophiques contre la chasse, les dégâts commis sur des parcelles de ces territoires ne devraient pas être indemnisés compte tenu que les chasseurs ne peuvent pas y réguler les populations de sangliers. Pour les mêmes raisons, les dégâts constatés à proximité de ces territoires déclarés en opposition de conscience devraient être pris pour partie en charge par l’opposant
  • Refus de clôture : Le refus par un propriétaire de la pose d’une clôture de protection devrait donner lieu à abattement important des indemnisations, voire pas d’indemnisation du tout

 

Surabondance des sangliers, explosion des dégâts

  • En Ardèche : Il semblerait que la DDT refuse qu’une ACCA limite le nombre d’équipes sur son territoire. De ce fait, des petites équipes se sont créées en marge des équipes officielles. Ces petites équipes n’apportent aucun concours à la protection des cultures. Par manque de cohésion, la multiplication des équipes favorise les surpopulations de sangliers. La mauvaise entente entre équipes n’est bonne pour personne
  • En Drôme : Depuis plusieurs années, les ACCA peuvent, par décision prise en AG et pour des raisons de sécurité, limiter le nombre d’équipes. La DDT 26 a toujours approuvé ces décisions
  • Territoires non chassables : Autour des maisons d’habitation (150 m), les sangliers se rapprochent de plus en plus des lieux habités pour trouver leur nourriture, notamment les années marquées par la sécheresse, la nourriture se raréfiant dans les bois, comme cette dernière saison. La présence de maisons interdit aux chasseurs d’y intervenir. Ces lieux deviennent des réserves à sanglier avec les problèmes de dégâts qui en découlent. Ne pourrait-il y avoir un chasseur par équipe autorisé à pénétrer avec les chiens (avec ou sans arme) dans ces périmètres pour y déloger les sangliers ?
  • Piégeage en zone urbaine : Il peut être utile et autorisé sous conditions
  • Opposition cynégétique : Pour pouvoir mettre un territoire en opposition cynégétique, la surface minimum légale est aujourd’hui de 20 hectares. Cette surface minimum était adaptée lors de la constitution des ACCA (loi Verdeille,1964) de par les modes de chasse les plus pratiqués alors, essentiellement, le petit gibier. Ce n’est plus du tout adapté aux modes de chasse de ces dernières années et … des prochaines. Certaines chasses privées posent des problèmes pour la chasse au sanglier sur les secteurs attenants. Si des chasses privées résultant du droit d’opposition cynégétique du propriétaire sont chassables pour le sanglier de par leurs surfaces et surtout de par leurs formes et configurations (pans de montagne, vallons indépendants, etc.), la plupart ne sont pas réellement chassables pour le sanglier. Or, aujourd’hui, quel que soit le type de chasse privée, un cahier de battue leur est attribué. Une commission Adhoc départementale devrait pouvoir décider de l’attribution ou pas du cahier de battue. Si la chasse privée n’est pas chassée pour le sanglier, son territoire devrait être soumis à l’action de chasse de l’ACCA (sanglier uniquement). La surface minimum pour mettre un territoire en opposition cynégétique devrait être portée à 60 hectares, voire plus en zone de montagne
  • Petites communes : Les membres de droit de l’ACCA y sont très peu nombreux, les membres extérieurs y sont parfois rejetés. La pression de chasse au sanglier y est très limitée de par l’effectif faible de chasseurs participant aux battues. Il en résulte que des secteurs entiers de ces communes ne sont pas chassés
  • Communes de très grande superficie : de grands secteurs sont soumis à de très faibles pression de chasse ou même parfois aucune. Sur ces territoires, les sangliers s’y retirent quand la pression de chasse est forte sur les pourtours et réapparaissent en fin de saison avec les dégâts qui les accompagnent. Une réflexion sur la limite territoriale des ACCA qui, aujourd’hui se confond administrativement avec celle des communes, serait la bienvenue. La délimitation des territoires d’ACCA devrait pouvoir mieux prendre en compte la topographie du terrain et la réalité des pressions de chasse

4 questions auxquelles notre TRC n’a pu répondre

Depuis quand les chasseurs paient-ils en France les dégâts du (grand) gibier ? 
La chasse au sanglier ne risque-t-elle pas de subir un jour le même sort que la chasse au lapin de garenne ? 
Les sommes perçues par les agriculteurs au titre des indemnisations des dégâts du gibier sont-elles imposables ? 
La maladie de l’œdème a-t-elle une origine naturelle ?  

103

 

L’anthropologie ne contredit pas que l’Homme reste un animal (tout de même si particulier), une espèce parmi beaucoup d’autres ni que l’Homme soit destructeur de nombreuses espèces. Néanmoins, l’Homme, cet omnivore, reste génétiquement un prédateur. Il est faux de faire croire le contraire.
Biodiversité : l’impact très limité de la chasse

  • Crise de la biodiversité : Dans le déséquilibre actuel des écosystèmes ou leur disparition, la chasse n’a qu’un impact négatif très limité au regard de l’industrialisation, de l’urbanisation, de l’élevage intensif, de l’utilisation encore massive dans la nature des produits chimiques. Si l’hirondelle disparait, la chasse n’y est pour rien. Les chasseurs, au contraire, par les actions qu’ils mènent tout au long de l’année, apparaissent de plus en plus comme des acteurs essentiels de la biodiversité, rôle qui leur est reconnu par les pouvoirs publics et les élus
  • Bonne conscience urbaine : Le citadin se donne volontiers bonne conscience sur le dos du chasseur, ce méchant qui tue. Il ne faut pas craindre de rappeler que partout dans le monde la construction des villes et leur développement sont à l’origine de la destruction de beaucoup d’écosystèmes. Ce que reproche au chasseur le citadin est moins l’acte de mort que le plaisir de tuer oubliant en cela que l’acte final n’est qu’un long aboutissement (entretien permanent du territoire, gestion des populations gibiers, dressage du chien, choix et quête de l’animal convoité, difficultés de l’approche et du tir, résultat aléatoire, etc.). Le plaisir de la table (du chasseur, de sa famille, de ses amis) prolongeant la liberté de choisir son loisir n’est qu’hypocritement pris en compte par le citadin antichasse, tout responsable cynégétique connaissant au moins un militant écologiste qui se régale à Noël d’un civet de lièvre ou d’un cuissot de sanglier ! Quant à la mort de l’animal (vidéo du gazage des oies diffusée sur le site de l’Interdépartementale, vidéo d’un abattoir de viande hallal fournie par un membre de la Table-Ronde et qui soulève le cœur), elle est traitée différemment avec la conscience sélective de politiques, d’intellectuels ou de médias selon qu’il s’agit de chasse … ou pas
  • Solidarités rurales : Avec 80 % de citadins, 80 % de fonds publics affectés à la ville, la ruralité suffoque par asphyxie. Chasseurs, agriculteurs, pêcheurs, citoyens ruraux en général devraient s’affirmer comme acteurs essentiels de la gestion des territoires : avec le soutien actif de leurs élus
    … En rappelant davantage que leurs activités au cœur de la nature (personnelles, professionnelles, associatives) sont facteurs de cohésion sociale, d’équilibre humain dans des sociétés globalisées mais fragmentées, urbanisées et numérisées, en mal d’identité, à la recherche des racines perdues et de l’équilibre introuvable

Tendances, modes, nouveaux snobismes 

  • Antispécisme, végétalisme, véganisme : Chacun vit comme il veut. Cependant, l’espèce humaine a une histoire. Depuis des millions d’années qu’il existe, l’Homme consomme des fruits, des légumes, du poisson, de la viande parce que l’Homme est génétiquement omnivore
  • Exagération, déformation : Un accident de chasse – toujours de trop – fait la une des journaux ; 150 morts par noyade l’été donnent lieu à une brève en fin de journal, en fin de saison. Dans la chasse à courre hyper médiatisée, l’acte final occulte tout le reste : aspects culturels et socioéconomiques importants mais négligés, tradition aristocratique mise en évidence mais pratiques populaires passées sous silence (suiveurs en vélos, petite vénerie), immersion dans la nature, dressage et complicité des chiens, gestion rigoureuse, régulation sélective et sanitaire de la faune sauvage, etc.
  • Oubli : Si les randonneurs des villes qui arpentent les territoires des campagnes sur des chemins aménagés par les chasseurs peuvent s’émerveiller encore de rencontrer chevreuils ou lapins mais aussi nombre d’espèces protégées, ils le doivent largement aux efforts de gestion des ACCA (agréées par l’Etat comme leur nom l’indique), des associations spécialisées comme l’ANCGE (agréée au titre de la protection de l’environnement), des Fédérations Départementale des Chasseurs (agréées au titre de la protection de la nature)

Au banc d’essai 

  • A noter : Parmi les usagers de la nature, chasseurs et pêcheurs paient (plutôt cher) pour chasser, pêcher. Comme l’automobiliste, le chasseur doit réussir l’examen du permis.
  • Fluo : pour renforcer la sécurité, la tenue fluo est devenue obligatoire pour chasser le grand gibier. Après les réticences sont venus les résultats. Pourquoi les pouvoirs publics, toujours très imaginatifs pour améliorer la sécurité sur les routes, ne lanceraient-ils pas, en concertation étroite avec la FNC, une campagne de communication bienveillante vis-à-vis des chasseurs tout en incitant les randonneurs à porter des tenues bien visibles en période de chasse ? Du genre : « La sécurité aussi, ça se partage »
  • Ecole : la coopération judicieuse entre l’institution scolaire et l’institution cynégétique, encouragée par le ministère de l’Education Nationale, doit se développer grâce aux compétences des techniciens cynégétiques en poste dans les FDC

 

 

104

 

Vue de l’extérieur, la chasse resitue l’Homme dans son rapport  profond à la nature mais aussi à la souffrance, la vie, la mort. Le non chasseur peut être rebuté à priori par la chasse, parfois très jeune, comme le non pêcheur par la pêche, tel l’enfant qui découvre l’halieutique en voyant saigner la bouche d’un poisson. 
Le chasseur : quelle image ?

  • L’image qu’on lui donne : alors que chaque année les loisirs d’été et d’hiver sont responsables en France de la mort accidentelle de plusieurs centaines de personnes, que la voiture endeuille des milliers de familles, sans parler des méfaits de l’alcool, du tabac, de la drogue, l’accident mortel de chasse, drame que personne ne nie, fait l’objet d’un traitement médiatique particulier en faisant surréagir une partie de la société
  • L’image que les chasseurs se donnent : des manifestations « nature », pédagogiques et populaires, organisées par les chasseurs, tels que les trois Printemps du Rhône de l’Interdépartementale ou des actions au quotidien tel que le ramassage par chaque chasseur de ses étuis de cartouches font peut-être plus pour l’image de la chasse que certaines campagnes de communication passées, plus ou moins réussies et mille fois plus coûteuses

Petits gestes pour grande cause

  • 30 mètres avant : les non chasseurs apprécient, lorsqu’ils se promènent dans la nature, de croiser des chasseurs polis, courtois avec lesquels ils peuvent éventuellement échanger, questionner, apprendre. Si le geste consistant à casser le fusil puis à le garder ouvert sur l’épaule est obligatoire pour la sécurité lors de la rencontre avec un promeneur, celui-ci appréciera encore plus que le chasseur n’attende pas le dernier moment pour le faire. 30 mètres avant, ça ne coûte rien. Il suffit juste d’y penser …
  • Sécurité, toujours et encore : les efforts d’information et de formation déployés par les FDC, les associations spécialisées, les ACCA pour améliorer la sécurité est un travail permanent. Aucun relâchement n’est permis 

Si les ACCA venaient à disparaître …

  • … Qui serait alors sur le terrain le gestionnaire des espaces naturels dans nos villages ? A moins de laisser complètement à l’abandon, aux ronces et… aux sangliers des milliers d’hectares de territoires, seul l’Etat aurait encore les moyens financiers, administratifs et juridiques d’intervenir dans chaque territoire communal. Les chasseurs ayant disparu, l’Etat ferait prioritairement plaisir aux contemplateurs venus des villes visiter les vestiges des réserves d’indiens : ceux qui rêvent d’une nature sans l’homme, d’une nature aseptisée, sous cloche, sous vitre et sous vide. L’Etat imposerait alors à tous, depuis Paris, ce qu’il est possible, bon et bien de voir et de faire dans des campagnes sans école, sans gare, sans train ni bureau de poste, sans pompier, sans gendarme ni maire, sans maternité ni médecin, sans boulanger ni épicier, sans moteur diesel ni feu de cheminée … sans chasseur, évidemment ! L’Etat en déciderait souverainement pour tous, pour le plus grand bonheur de tous, en disant dans la loi – sa loi – où, quand et comment. Ce jour-là, c’est sûr, nous aurions changé de société …

 

 

105

 

Notre Table Ronde était composée d’un agriculteur et de représentants de chasseurs (ACCA de Mirmande, Condillac, Ardoix, Satillieu, Vernoux, Baix, Beauchastel, St Michel de Chabrillanoux).
Bonnes relations en général mais cas particuliers

  • Mauvaise foi : si les remontées de terrain font apparaitre des situations localement plutôt bonnes entre chasseurs et agriculteurs, la mauvaise foi rend parfois les relations compliquées, sinon tendues
  • Pyrale :  la pyrale du buis et l’absence de traitement en milieu naturel provoque le décantonnement des sangliers qui se rapprochent des vergers, des jardins, des pelouses
  • Clôtures : leur pose avant semis paraît nécessaire

Message à usage interne

  • Déclarations de dégâts :  faisant état de faits « confirmés », la Table Ronde adresse directement à « Monsieur le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche & Monsieur le président de la FDC 07 » une « information qui nous semble extrêmement importante ». Considérant que les faits incriminés peuvent être ressentis comme « une provocation vis-àvis du monde de la chasse », la Table Ronde affirme que « plusieurs agriculteurs seraient capables de témoigner » si nécessaire. S’agissant, selon les membres de la Table Ronde, d’« appeler à harceler s’il le faut, les responsables d’ACCA », l’intégralité du message ne serait rendue publique que « si le président fédéral, qui en a été avisé, le jugeait utile »

 

 

106

 

 

 

33

 

LE BUREAU INTERDEPARTEMENTAL 2018

 

108

 

 

100

 

 

110

 

111

 

112

 

113

 

114

 

115

 

 

 

101

➢ Le 5 mai, 3 responsables de l’Inter étaient dans l’Aude, 2 à Crest : Serge Roux, Noël Chautard et Michel Héritier, membres du Conseil Interdépartemental, ont participé à l’AG nationale de l’ANCGE dans l’Aude. L’administrateur national chargé des relations avec CNR y était représenté par les deux délégués départementaux. Invitée au même moment dans les locaux de la FDC 26 par l’Association des Chasseurs à l’Arc de la Drôme (ACA DRÔME) qui tenait son AG annuelle, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné d’un membre drômois du Conseil Interdépartemental, Serge Girard. Très bien accueilli par les responsables drômois, le président de l’Inter a été invité en clôture à prendre la parole pour présenter l’Interdépartementale à l’assemblée, ce qu’il a fait volontiers en quelques mots, soulignant la complémentarité des différentes structures Drôme-Ardèche de la chasse et la nécessité pour les chasseurs drômardéchois de s’unir face aux difficultés du dossier sanglier-dégâts-financement 

➢ Par délibération du 25 mai, l’INTER CHASSE DRÔME-ARDECHE a préparé une réponse point par point au courrier du 4 avril envoyé par la FDC 26. La réponse est collective. Elle est transmise à la fédération, au nom du Conseil Interdépartemental, par courrier du vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC. Dans un souci de clarté et de transparence, 24 membres du Conseil Interdépartemental sur 24 ont donné leur accord pour que cette réponse soit publiée sur le site de la Chasse Drôme-Ardèche

➢ Par courrier du 30 mai, le président FDC 26 invite l’INTER CHASSE 26-07 à Crest pour rencontrer son Conseil d’Administration le 29 juin. D’accord sur le principe, le président de l’Inter s’entretiendra auparavant des modalités de la rencontre avec le président FDC 26

 

 

 

117

 

118

 

119

 

120

 

121
Photo Inter/CC BY-NC-ND

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

DES PAGES SE TOURNENT. LES 6 ET 14 AVRIL 2018, UNE ETAPE VIENT D’ÊTRE FRANCHIE VERS UN RAPPROCHEMENT ENTRE L’INTER ET LES FEDERATIONS

LES ASSEMBLEES GENERALES FEDERALES ONT CONFIRME LA NECESSITE DE S’UNIR FACE A LA MONTEE DU « PERIL NOIR »

 

1

 

2 3

 

 

Invités

 

4
Accueil des personnalités (région, département, municipalités, fédération des chasseurs)
Photos Inter/Léo Lespets

Hommage

 

5
Un hommage émouvant leur a été rendu
En présence du président FDC 07 et du maire de Beauchastel
Photos Inter/Léo Lespets/JMS

Surprises

 

6
Diplômes d’Honneur pour l’Ardéchois Jean Nicolas et le Drômois Claude Talon
Photos Inter/Léo Lespets

. C’est le drômois Jean-Christophe Chastang qui a remis le bon du trio de faisans reproducteurs que son entreprise commerciale avait l’occasion  d’offrir chaque année.   

Gagnant 2018 : AICA de Charmes – St Georges (07)

8
Super Tombola AG 2018 : 20 heureux gagnants au lieu de 10 … 
Grâce à Maëlys-la-Chance !
Photos Inter/Léo Lespets

Quelques surprises étaient réservées … A ceux qui y étaient  

La Région Auvergnes-Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche étaient officiellement représentés … La municipalité de Beauchastel aussi … Le maire de La Voulte, administrateur fédéral, était présent … Le président de la fédération des chasseurs du département était bien là … Dans la salle, la représentation des ACCA, numériquement faible (Ah ! Dès que la chasse est fermée …) était cependant géographiquement intéressante avec un panel assez représentatif de la diversité de la Chasse Drôme-Ardèche. Les discussions ont permis des échanges fructueux et constructifs entre chasseurs venus de Beauchastel, La Voulte, Satillieu, Annonay, St Julien le Roux, Monestier, Boffres, Vernoux, Charmes S/Rhône, St Georges les Bains, St Michel de Chabrillanoux, Baix, Ardoix, etc., côté Ardèche ; de La Motte Chalencon, Etoile S/Rhône, Crest, Bourg-les-Valence, Châteauneuf S/l’Isère, Loriol, Chabeuil, Condillac, Mirmande, Livron, St Bonnet de Valclérieux, etc., côté Drôme.

9
Des représentants d’ACCA venaient de loin : 
En sortant du travail, ils ont apprécié !
Photo Inter/Léo Lespets

Un buffet offert à tous accueillait dans la simplicité et la convivialité les participants … 20 numéros gagnants de tombola étaient tirés au lieu des 10 annoncés avec finalement 280 lots offerts par nos 97 Partenaires Officiels 2018 (liste complète et remerciements nominatifs à nos généreux sponsors affichés en salle) : photos-portrait de 148 €, crêpière, kit bricolage, kit jardinier, des vidanges auto, des repas resto, 11 Kg de jambon et saucisson, des chèques cadeaux et bons d’achat par dizaines, etc.  

Pour sa première participation à une réunion de l’Inter, c’est un jeune drômois, Gabriel, qui repart avec l’un des dix gros cartons de lots estampillés Super Tombola AG 2018. En plus, il gagne un jambon d’Aoste à l’os de 7, 5 kg. Sûr que Gabriel reviendra !

« Discussions constructives »

 

10

11

3 heures de discussions animées, argumentées, conviviales et jugées « constructives »
Pour 1 heure d’informations et décisions importantes
Photos Inter/Léo Lespets

Au final, comme annoncé, 1 heure d’informations et de décisions pour 3 heures de discussions …   

Avec 10 minutes d’indulgence accordées aux retardataires, l’assemblée statutaire débutait à 19 h 40, faisant suite aux libres discussions entre représentants d’ACCA 26 et 07, élus, président de fédération, équipe dirigeante de l’Inter. A 22 h 15, les Tables Rondes étaient terminées, les synthèses restituées en assemblée plénière par les co-animateurs ; à 22 h 40, le président levait la séance une fois les 20 numéros gagnants tirés et chaque prix distribué (les paquets cadeaux étaient prêts, la liste officielle affichée, consultable par les participants).

On le voit, le « timing » a été scrupuleusement respecté. Nous l’avions annoncé. Nous l’avons fait.

« Polémique inutile »

 

12
Courrier FDC 26 du 4 avril 2018
Photos Inter/CC BY-SA

C’est par une lettre polémique de 3 pages, normalement destinée au président de l’Inter Chasse 26-07 mais rendue publique le 4 avril par la FDC 26, que les ACCA drômoises ont appris que leur président fédéral ne serait finalement pas à Beauchastel aux côtés de son homologue ardéchois.  

Parmi les présidents d’ACCA drômois destinataires de la lettre fédérale, plusieurs ont dit aux membres de notre équipe ce qu’ils en pensaient. Ces présidents jugent « inutile et malvenue » la polémique ouverte. « Inutile » : polémiquer n’apporte rien aux chasseurs, rien à la chasse. « Malvenue » : avec l’explosion du financement des dégâts sanglier, quelle fédération pourrait se croire à l’abri des difficultés au point d’imaginer faire cavalier seul ?

 

Drôme

 

13
Alice Thourot, Députée de la Drôme
Photo Inter/Assemblée Nationale

 

Votes

 

. Le rapport financier est adopté

 

14
Joël Mounier annonce un 37ème exercice excédentaire pour l’Inter Chasse 26-07
Photos Inter/Léo Lespets

La diminution des dépenses traduit une gestion de trésorerie rigoureuse. L’exercice 2017 est excédentaire … pour la 37ème année consécutive !  

Comme on le voit, l’argent des chasseurs (cotisations volontaires d’ACCA) et des Partenaires Officiels (principaux partenariats renouvelés en 2017) est toujours aussi bien géré.  

Le poste principal des dépenses reste la communication externe (essentiellement, en direction des ACCA) impacté par la nouvelle hausse annuelle des tarifs postaux.

 

. Unanimité pour le vote d’orientation

 

15
Des Présidents d’ACCA membres du Conseil font adopter le rapprochement avec les fédés
Photo Inter/Léo Lespets

 . L’équipe 2018 élue sans opposition

 

16

17

Synthèse

 

18

 

 

Remerciements

 

19

 

20 21
Saint-Cyr (Ardèche), 14 avril 2018.
Le rendez-vous annuel des chasseurs ardéchois 
Photo Inter/FDC 07

.   En moins de dix jours, c’est par le tir groupé de trois assemblées générales cynégétiques (Inter Chasse Drôme-Ardèche le 6 avril, FDC Drôme et Ardèche le 14) que s’est soldée la saison de chasse 2017-2018 et … déjà amorcée la prochaine. A Saint-Cyr, devant 900 représentants d’ACCA (selon les chiffres du Service Départemental de l’Information Territoriale, « 700 » d’après la journaliste présente), Jacques Aurange et Christian Pialet ont tourné la page des désaccords passés, permettant ainsi aux chasseurs ardéchois de retrouver les chemins de l’unité. Les difficultés sans précédent qui s’accumulent obligent les responsables de la chasse à se serrer fermement les coudes : la « bête noire » est passée par là. 

 

22
Salle comble et unité retrouvée pour l’assemblée générale des chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

Million €

23
En Drôme-Ardèche, les dégâts de sanglier mettent à mal les finances fédérales
Photo Inter/CC BY-NC-SA

Tandis qu’en Ardèche un nouveau plafond de verre vient d’exploser sous la boutée des dégâts de sanglier (nouveau record historique à plus de 700 000 € en 2017-2018, soit une augmentation annuelle de 30 %), la FDC 26 est nettement plus épargnée … pour le moment. 

Avec une facture de dégâts sanglier deux fois moins importante, les amis drômois ne doivent pas sombrer pour autant dans un « optimisme béat ». Sous forme d’avertissement, le trésorier de la FDC 26 l’a rappelé à Montélimar le 14 avril devant les adhérents obligatoires de la fédération (ACCA, chasses privées), en présence de la sous-préfète de Nyons, Christine Bonnard, représentant le préfet de la Drôme :

« 2017 a été une année de déficit. Les dégâts ont été multipliés par 4 en 4 ans ».  

700 000 € de dégâts en Ardèche, 360 000 en Drôme … Pour la première fois dans l’histoire des FDC, le million d’euros de dégâts à charge des chasseurs drômardéchois vient d’être dépassé. Ne pas voir que c’est la priorité des priorités serait une erreur. Le voir mais ne pas en tirer toutes les conséquences serait une faute.

Les assemblées générales fédérales 2018 viennent de confirmer aux chasseurs la nécessité de s’unir face à la montée du « péril noir ». Cela ne sera peut-être pas suffisant mais c’est indispensable.

Parole tenue

 

24
Face aux difficultés, Jacques Aurange en a appelé à la cohésion et l’unité des chasseurs
Photos Inter/FDC 07

Jacques Aurange, le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, a tenu parole. Soucieux de la cohésion du monde cynégétique, il s’était personnellement engagé le 13 décembre 2017, lors de la rencontre de Beauchastel avec Christian Pialet et Rémi Gandy, à faire avancer concrètement l’union des chasseurs dans son département par un rapprochement « solide et durable » avec l’Interdépartementale et son président. Par sa présence symboliquement forte et réellement appréciée à Beauchastel le 6 avril, Jacques Aurange a pu lancer le 14 à Saint-Cyr un appel crédible, convaincant à « la cohésion et l’unité des chasseurs ». Donnant lui-même l’exemple de la cohérence, le président fédéral n’a pas manqué de multiplier les signes positifs lors de son assemblée générale :   

. En soulignant « le rôle positif des associations spécialisées » sur lesquelles la fédération entend « continuer à s’appuyer »

. En « remerciant l’Interdépartementale Chasse de ne pas avoir brouillé le message fédéral lors de l’assemblée générale extraordinaire de décembre » consacrée au délicat dossier du financement des dégâts sanglier    

. En soulignant l’intérêt de la FDC 07 pour les travaux des Tables Rondes de la Chasse 2018, lorsqu’il a repris à son compte dans son intervention l’une des quatre thématiques de Beauchastel : « Agriculteurs et chasseurs, nous sommes condamnés à nous entendre ! »

. En « remerciant » Christian Pialet parmi « les personnalités présentes invitées par la fédération », puis à nouveau lorsque celui-ci eu terminé son intervention de 3 minutes (lire en fin de compte-rendu la prise de parole du président de l’Inter). 

Absence remarquée

 

25
Bernard Brottes était à Beauchastel le 6 avril mais pas à Saint-Cyr le 14 
« Retenu à La Voulte par la célébration d’un mariage »
Photo Inter/Léo Lespets

Garde rapprochée  

26
Les élus et les présidents
Photo Inter/Léo Lespets

Le conseiller régional délégué à la ruralité, Olivier Amrane, est aux petits soins avec ses amis chasseurs ardéchois. A leurs côtés à Beauchastel le 6 avril, le revoilà à nouveau à Saint-Cyr le 14. Il a même offert à l’Inter une dotation en lots de la région Auvergne Rhône-Alpes pour la Super Tombola AG 2018. Le vice-président du département de l’Ardèche, Christian Féroussier, également présent à Beauchastel pour y représenter officiellement le président du département, Laurent Ughetto, a lui aussi fourni en lots la tombola de la Chasse Drôme-Ardèche : des présences et des gestes appréciés par les chasseurs qui savent renvoyer l’ascenseur.

Lecteur attentif

27
Le Dauphiné-Libéré commenté
Photo Inter/Capture/France 3

Après l’intervention de Christian Pialet, une personnalité assise au premier rang des invités de la fédération a sorti de sa serviette en cuir le Dauphiné Libéré du 28 mars. (Re)lisant l’article qui annonce la volonté de rapprochement de l’Inter avec les fédérations, il en a fait le commentaire à ses voisins.   

Ce leader attentif aux évolutions du monde de la chasse n’est autre que Jean-Claude Flaugère, le président de la Chambre d’Agriculture Régionale.

Nouveau préfet

28

Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, s’adressait pour la première fois aux chasseurs ardéchois
Photo Inter/FDC 07

. Les représentants des chasseurs présents à Saint-Cyr ont remarqué le changement de ton du représentant de l’Etat aussi bien à l’égard de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche que des ACCA en difficultés sur le sanglier.  

Visiblement, Philippe Court, nouveau préfet de l’Ardèche, a décidé, lui aussi, de tourner la page. D’abord, celle de l’ostracisme et de la marginalisation dont se plaignaient à juste titre dirigeants et présidents d’ACCA membres associés de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche pendant les trois années précédentes : un message clair en direction de Beauchastel a ainsi été délivré par le représentant de l’Etat lorsqu’il a cité, à un moment de son discours, l’intervention précédente de Christian Pialet.

Maîtrisant bien le sujet chasse, le nouveau préfet a pu obtenir sans difficulté le silence attentif de l’auditoire. Assistant à l’assemblée générale fédérale du début à la fin, il a pris soin de charpenter son discours de clôture à partir de notes prises tout au long des interventions en tribune et dans la salle : preuve de l’intérêt du représentant des pouvoirs publics pour ce qui a été exprimé devant lui par l’ensemble de la représentation cynégétique ardéchoise. Sans complaisance ni démagogie, parlant clair et net sur la situation explosive du sanglier, M. Court n’a rien éludé. 

Face à la progression continue des dégâts, face au niveau toujours plus élevé de leur financement, le préfet considère lui aussi que la situation n’est plus tenable en l’état. Le représentant du gouvernement a clairement laissé entendre que 2017-2018 pourrait bien être la saison de la dernière chance et que, faute pour les chasseurs d’arriver – au minimum – à stabiliser une situation très dégradée, l’Etat serait contraint de passer à « autre chose ». Le préfet veut proposer un contrat d’objectif aux ACCA répertoriées en « points noirs ». Il s’agit des 28 communes ardéchoises qui représentent plus de 70 % des dégâts en euros du département. A mi-parcours de la saison, la diminution sensible des dégâts (il serait question d’un objectif de 20 %) devra être effective. Pour cela et si nécessaire, ouverture anticipée du sanglier à partir du 1er mai : du jamais vu ! En cas d’échec (et c’est un ton auquel les ACCA n’étaient plus habituées), Philippe Court ne montrera pas du doigt les mauvais élèves de la classe, il ne punira pas les vilains chasseurs. Il fera « accompagner » par les services de l’Etat l’ACCA en difficulté en mobilisant tous les moyens légaux à sa disposition pour que l’on se rapproche le plus possible de l’objectif fixé.

Certes, ce discours officiel ne fait pas dans la facilité ; il n’annonce en rien à la fédération, ni aux ACCA, des lendemains qui chantent ! Certains chasseurs s’en plaindront ou s’en inquiéteront. Des questions, il est vrai, restent encore sans réponse. Par exemple, comment le recours plus systématique (et prévisible) aux lieutenants de louvèterie sera-t-il organisé alors que les bras armés du préfet sont déjà extrêmement sollicités toute l’année au point d’arriver presque à saturation ? Ces interrogations sont légitimes, le préfet Philippe Court ne peut pas les ignorer. Mais tartiner un congrès fédéral de propos mielleux pour mieux interdire arbitrairement ensuite de chasser à toute une ACCA (Félines) ou encore, faire semblant d’autoriser magiquement un mode de chasse ancestral (pigeon ramier) pour mieux permettre à sa ministre de l’écologie de l’interdire définitivement huit jours après était une autre méthode qui n’aura pas laissé en Ardèche que de bons souvenirs …

Des représentants cynégétiques se sentant enfin compris, écoutés et respectés par le plus haut dépositaire de l’autorité publique dans le département, un discours gouvernemental assumant ses responsabilités sans mépriser qui que ce soit, le ton était bel et bien nouveau.

. « Cela nous change des années précédentes », faisait remarquer à la sortie, sourire aux lèvres, un président d’ACCA de l’Interdépartementale.    

« …Beauchastel »

 

29
Philippe Meunier a rappelé « l’effort sans précédent » de la Région en faveur des chasseurs
Photo Inter/FDC 07

Avant de quitter Saint-Cyr, le président de l’Inter Chasse 26-07 est aller saluer le président de la FDC 07, ce qui était la moindre des choses mais aussi le viceprésident de la région Auvergne Rhône-Alpes, Philippe Meunier, représentant du président Laurent Wauquiez. C’est en effet le député du Rhône, cela, le président de l’Inter ne l’a pas oublié, qui avait reçu ensemble Jacques Aurange, Christian Pialet et Bernard Brottes à Lyon au siège de la région, aussitôt le nouvel exécutif d’AuvergneRhône-Alpes installé.  

Dans son intervention avec clin d’œil appuyé à ses origines familiales ardéchoises, Philippe Meunier n’a pas manqué de rappeler devant l’assemblée ardéchoise ce qu’il avait raconté ce jour-là à Lyon au représentant de la Chasse Drôme-Ardèche amusé :

« Comme vous, mon grand-père habitait … Beauchastel ».  

Le monde est petit.

Après s’être entretenu en aparté avec Jacques Aurange puis avoir remercié son président de fédération, Christian Pialet a tenu, avant de prendre congé, à faire le tour des administrateurs fédéraux. Il les a salués un par un, sans oublier le personnel technique et le personnel administratif de la FDC 07.

 

30

31

 

32

 

 

33

 

 

Nicolas Hulot : le grand bleu

 

34

Photos Inter/Capture/BFMTV/CC BY-SA

Adepte de la plongée sous-marine, M. Hulot découvre la plongée sondagière.  
En 6 mois, le ministre de l’Ecologie (et de la chasse) voit sa cote de popularité dévisser de 11 points. Même si ce n’est pas encore la plongée vers les abysses, c’est la plus forte baisse d’un membre du gouvernement.

 

La Frapna 07 aurait-elle, à son tour, tourné la page ?

 

35
Le hérisson ardéchois a-t-il fait peau neuve ?
Photo Inter/CC BY-NC-SA

. Voici quelques années, la survie de la Frapna 07 était une question posée. Bien qu’adversaires, nous avions dit pourquoi sa disparition possible en tant qu’association ne nous réjouissait pas.

Certes, la Frapna 07 a pu compter à une autre époque plus d’anti-chasses souvent sectaires que de réels bienfaiteurs de la planète et de l’humanité. Certes, elle ne s’est jamais privée d’entraver la chasse en Ardèche, ni de combattre l’action de l’Interdépartementale dans sa défense de la chasse au gibier d’eau ou au pigeon ramier, ni même d’égratigner à l’occasion son président-fondateur. Mais, en tant que personnes, nous avons toujours respecté nos adversaires car si l’engagement associatif nous a parfois séparés, il se trouve à la Frapna comme ailleurs des hommes et des femmes de qualité.   

Certes, trop de permanents ont pu profiter pendant trop longtemps, à la Frapna comme à la LPO, d’un système exagérément biberonné aux subventions publiques. Nous avons dénoncé cette dérive. Par notre action permanente d’information de l’opinion publique en général et des familles de chasseurs en particulier, par nos démarches tenaces auprès de l’exécutif régional (l’ancien président de région comme le nouveau), nous avons contribué – et nous nous en félicitons – à obtenir de la région Auvergne-Rhône-Alpes que les chasseurs y soient enfin reconnus en tant qu’acteurs du territoire et acteurs de la biodiversité, à obtenir aussi qu’un rééquilibrage des subventions publiques soit désormais plus conforme à l’équité. 

Cela ne nous empêche pas de reconnaitre que des bénévoles et des adhérents de la Frapna ou de la LPO puissent être portés eux aussi dans leur engagement associatif par des convictions environnementales sincères et respectables.    

C’est pourquoi nous constatons aujourd’hui avec un intérêt particulier que la Frapna 07 parait avoir franchi un cap : en tournant la page, semble-t-il, d’une forme d’antichasse primaire qui fut longtemps sa marque de fabrique … Et l’obstacle majeur à son développement.    

Progressivement, une nouvelle génération semble prendre le relai et s’attacher à recentrer l’association sur des fondamentaux environnementalistes qui parlent davantage d’avenir et s’adressent donc davantage aux jeunes :  en 2018, forêts et rivières à préserver ou à restaurer sont devenues les combats prioritaires de la Frapna Ardèche. La faune et la flore font désormais l’objet d’approches plus scientifiques que militantes au service de projets concrets d’intérêt général susceptibles de susciter davantage qu’avant l’adhésion de tous.   

Si cette orientation nouvelle se confirmait, elle pourrait devenir vraiment intéressante. 

 

 

La FDC 26 reçoit l’ANCGE

   

. Les délégués départementaux ANCGE Drôme, Serge Roux (Chabeuil) et Noël Chautard (Livron) étaient conviés le 16 avril 2018 à Crest au siège de la Fédération Départementale des Chasseurs. Les représentants drômois de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau ont été reçus à leur demande par le président FDC 26, Rémi Gandy et son Conseil d’Administration : un oubli réparé qui permet à l’ANCGE 26 de rejoindre les 12 associations spécialisées consultées par la FDC 26.

 

36

 

 

37

 

 

38

 

 

39

 

40 41

 

L’INTERDEPARTEMENTALE

INVITATION

LES TABLES RONDES DE LA CHASSE 2018

 

Janine Burine nous a quittés

 

50
Janine et Michel aimaient piloter ensemble les « Rhôdaniens » de l’Inter
Photo Inter/JMS

Janine vient de nous quitter. C’était quelques heures après que nous ayons terminé, en pensant à elle, notre conseil interdépartemental du 2 mars.

C’est vers Florence, Jérôme et Sylvain, ses enfants, ses petits-enfants et toute sa famille que vont aujourd’hui nos pensées, notre amitié, notre affection. C’est aux autres que Janine pensait d’abord. C’est en pensant aux autres qu’elle fit face à la maladie durant des années, courageusement, sans se plaindre. Ne chassant pas, c’est d’abord pour rendre service aux autres qu’elle avait accepté d’entrer au conseil interdépartemental de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche où elle n’hésitait pas à nous dire le fond de sa pensée, à se porter volontaire pour aider. Avec Michel son mari, ces deuxlà faisaient la paire pour piloter avec assurance et gentillesse le concours annuel de pétanque de l’Inter, Le Rhôdanien ou encore, participer activement à la préparation de nos assemblées générales. Janine aimait la convivialité, son sourire et ses rires le disaient. Combien de fois l’équipe d’ACCA de Beauchastel, élargie une fois par an aux amis drômois de l’ACCA d’Etoile, s’est-elle retrouvée joyeusement après la battue du matin chez l’ami Michel, dans la grande salle du bas où Janine attendait les amis chasseurs pour leur faire partager la bombine, le pot au feu, la paella ou … le civet de chevreuil qu’elle venait de cuisiner avec amour et talent ?

Le 8 mars, jour de ses 67 ans, l’Eglise de Beauchastel était pleine pour lui dire adieu malgré les absents par contraintes professionnelles. Autour de la famille, les amis de diverses associations dans lesquelles Janine Burine s’investissait se sont retrouvés nombreux, la tête pleine de bons souvenirs. A la cérémonie, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche était représentée par son président accompagné de membres du Bureau et du Conseil. Le président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche, Jacques Aurange, s’était fait représenter par Christian Pialet. Janine, les amis de l’Interdépartementale te disent merci. Tu viens de rejoindre ton Michel. Vous nous manquez tant, tous les deux, les amis ! L’assemblée générale annuelle 2018 de la Chasse Drôme-Ardèche vous sera dédiée.

L’équipe de l’Interdépartementale

 

51

 

« LE RAPPROCHEMENT AUQUEL NOUS ŒUVRONS CONCRETEMENT ET SEREINEMENT, REMI GANDY, JACQUES AURANGE ET MOI »

 

52

. Le Président de l’Inter Chasse 26-07, Christian Pialet, présent à Paris le 14 mars au Conseil d’Administration de l’ANCGE, vient de communiquer cette information aux Présidents d’ACCA Membres Associés de l’Interdépartementale :

« Suite aux discussions et décisions du Conseil Interdépartemental du 2 mars 2018, à l’occasion de la présence à Privas le 3 mars du Président National de l’Ordre National du Mérite, mon ami le Drômois Michel Lebon, j’ai remis en main propre au Préfet, M. Philippe Court, un message de l’Inter Chasse 26-07. Dans le cadre du rapprochement solide et durable avec nos fédérations auquel nous œuvrons concrètement et sereinement, Rémi  Gandy, Jacques Aurange et moi, j’ai transmis copie de l’intégralité de ce message au Président de la FDC 07 »  

 

53

54

 

 

55

 

56

 

57

 

58

 

59

 

60

 

61 62

 

 

L’Interdépartementale à nouveau en deuil

JACKY FEROUSSIER TERRASSE PAR LA MALADIE

 

67
Photo Inter/JMS

« Jacky Féroussier est parti. Très vite, trop vite et surtout bien trop tôt. A 67 ans, la maladie l’a terrassé. L’Interdépartementale est d’abord dans le respect de la douleur ; la douleur de celles et ceux qui sont aujourd’hui très éprouvés par un départ aussi rapide : son épouse Simone, ses filles Sylvie et Angélique, l’ensemble de sa famille, ses amis proches.

Jacky avait ma confiance. Il avait toute mon estime. A travers l’association, d’année en année, nous avons appris à mieux nous connaitre. VicePrésident à mes côtés, Chargé du grand gibier dont il était un spécialiste passionné, Jacky me donnait de l’énergie, de l’envie. Il m’aidait, m’apportait ses connaissances, ses conseils. Toute l’équipe appréciait sa gentillesse, son dévouement, son engagement résolu à défendre la chasse. D’un regard pétillant, il allumait le feu de la discussion. D’un esprit pétillant, il posait la question qui invitait à la réflexion. Dans l’équipe dirigeante de l’Inter comme dans le bureau d’ACCA de Beauchastel, Jacky aimait rendre service. Il aimait nous aider à trouver des solutions. D’un trait d’humour appuyé de son sourire, il faisait entre nous un trait d’union. Jacky aimait la convivialité. Il était heureux de partager le repas de travail d’un conseil interdépartemental, toujours volontaire pour aider à préparer la salle, garnir la table avec soin afin d’accueillir chaleureusement les amis qui allaient arriver de loin. Jusqu’au bout, il s’est inquiété de savoir si la soirée annuelle du 6 avril se préparait sans trop de difficultés. Jacky a été content d’apprendre que les évolutions positives au bénéfice des chasseurs ardéchois et drômois, entrevues depuis le 13 octobre 2017,  étaient sur le point de se concrétiser. Deux jours avant son décès, Jacky me demandait sur son lit d’hôpital à Valence si nous n’avions pas trop de mal à trouver les lots de tombola pour le 6 avril …

Ce soir-là, Jacky, dans cette salle des fêtes de Beauchastel où avec toi nous nous sommes réunis si souvent et si souvent dans la bonne humeur, tu seras tellement loin et pourtant, si proche de nous tous !

Jacky, l’Ami, Jacky notre Vice-Président, je sais tout ce que la chasse t’apportait, entouré de tes amis chasseurs de sanglier de l’ACCA de Beauchastel, accompagné de ton petit-fils que j’ai vu si fier, si émerveillé de suivre dans la montagne son Papy avec ses chiens. Je sais tout ce que tu as apporté à la chasse pendant ces années d’action bénévole partagée. Je sais, ils me permettront de le dire ici, ce que les chasseurs te doivent, jeunes et anciens. Jacky, par mon intermédiaire, tes amis chasseurs de Drôme-Ardèche te disent, du fond du cœur, un grand merci ».

Christian Pialet

 

63

 

64

65 66

 

 

L’INTERDEPARTEMENTALE