PRINTANIERES 2019

Après les Tables Rondes de la Chasse
L’INTERDEPARTEMENTALE RENFORCE SON EQUIPE DIRIGEANTE

 

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LE PRINTEMPS DE LA CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

C’est le printemps de la Chasse Drôme-Ardèche.

Un mois jour pour jour après son assemblée générale statutaire et sa 3e édition des Tables Rondes de la Chasse (TRC), l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche réunissait vendredi 22 mars à Beauchastel son premier conseil interdépartemental 2019 : une instance de 26 personnes (24 en 2018) provenant de 17 communes différentes, une équipe dirigeante renforcée, renouvelée, rajeunie. L’appel à l’engagement collectif lancé quelques jours auparavant a donc été entendu puisque pas moins de 11 nouveaux font leur entrée dans l’équipe. Conformément aux statuts et en application de l’article 3 du règlement intérieur, ils sont cooptés à l’unanimité. Ce renforcement salutaire était la condition préalable à la poursuite de l’action bénévole au service des chasseurs. En cas d’échec, la salle des fêtes de Beauchastel était retenue pour une AG extraordinaire le 17 mai qui aurait été celle de la dissolution.

Le nouveau conseil interdépartemental est constitué de 10 Drômois (11 en 2018), 16 Ardéchois (13 en 2018), 1 personne sans lien avec la chasse (1 en 2018), 7 présidents d’ACCA (6 en 2018), 10 jeunes (7 en 2018). Le bureau interdépartemental 2019, élu par le conseil, est composé de 11 responsables. Outre le président, il comprend 7 vice-présidents spécialisés, un secrétaire, une trésorière, une conseillère scientifique.

Le soutien renouvelé de nos adhérents, les ACCA, est désormais attendu avec confiance.

 

 

L’appel a été entendu

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2019 (2)

SANGLIER : L’INTER CHASSE 26 – 07 REÇUE PAR LE PREFET

 

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.   Le 12 février 2019 à Privas, Françoise SOULIMAN, préfet de l’Ardèche, a reçu une délégation d’ACCA adhérentes de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Objet : les problématiques du sanglier et sa chasse.

La délégation conduite par le président Christian PIALET était composée de :
• M. Sébastien RIOU, vice-président chargé des relations avec les ACCA, AICA, FDC, président de l’ACCA de Boffres
• M. Mickaël FELIX, vice-président chargé du grand gibier, président de l’ACCA de Vernoux
• M. Jean FANGET, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Monestier
• M. Serge GAY, membre du conseil interdépartemental, président de l’ACCA de Satillieu représenté par M. Jean NICOLAS, doyen d’âge du conseil 
• M. Sylvain JOBERT, président d’ACCA membre associé, président de l’ACCA de St Julien le Roux

C’est le préfet précédent, M. Philippe COURT, qui avait proposé la rencontre. Celui-ci ayant été appelé à diriger un cabinet ministériel, c’est dans le cadre de la continuité de l’État que son successeur, Mme Françoise SOULIMAN, a volontiers accepté de concrétiser le projet. Informé en son temps de la démarche par Christian PIALET, M. Jacques AURANGE, président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche a fait part de son plein accord et « entier soutien ». Le président FDC 07 l’a fait en ces termes :

« Monsieur le Président, Cher Christian,
 
(…) Aucune objection de ma part et très satisfait que M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) vous accueille pour une entrevue. Je sais pouvoir compter sur toi en tant que président de l’Interdépartementale et ta délégation pour attirer l’attention de M. le Préfet (Mme, aujourd’hui – NDLR) sur les problèmes départementaux en matière de chasse qui nous préoccupent tous. (…) Avec mon entier soutien (…) »

C’est tout naturellement que le président AURANGE a été le premier informé par Christian PIALET du déroulé de la rencontre.

Le préfet a beaucoup écouté. Françoise SOULIMAN a laissé s’exprimer sans filtre les remontées de terrain en provenance de nos ACCA adhérentes. Les membres de la délégation se sont tous exprimés. Ils l’ont fait longuement, sans langue de bois, sans précaution oratoire inutile, toujours à partir de cas concrets. C’est du vécu !  
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Des remontées de terrain, il ressort, du Nord au Sud, des tableaux sangliers souvent en chute, la bête noire se faisant rare ici et là. En un an, c’est même brutal. Autre sujet de préoccupations : les présidents d’ACCA ont été confrontés à des situations conflictuelles avec quelques propriétaires, « pas nombreux, toujours les mêmes », obéissant parfois à « des consignes ». C’est violent dans les paroles, les comportements, à la limite de la violence physique. « On a frôlé le drame » témoignent deux présidents. Des antichasses croisés sur les routes et chemins font preuve d’un sectarisme de plus en plus inquiétant, outrancièrement provocateur.

La chasse est pourtant « au cœur de la ruralité » comme le souligne le doyen d’âge du conseil interdépartemental : « Nous n’avons pas Roland Garros, nous avons la chasse ». Des situations conflictuelles, explosives et répétitives interpellent les présidents d’ACCA sur l’action et même la neutralité de l’administration. Face au représentant présent de l’administration compétente, un président d’ACCA membre associé lui objecte sans ménagement : « Il vous faudrait écouter un peu plus les chasseurs, leurs présidents d’ACCA. Sortez de vos bureaux, venez voir ce qui se passe vraiment dans nos communes ! ».  

L’administration prône « l’équilibre » entre agriculteurs et chasseurs. En fonction des fortes diminutions constatées des populations sangliers dont on peut au moins espérer un recul significatif des dégâts, des ajustements seront possibles, « y compris pour certaines ACCA s’étant mises dans le rouge mais ayant fait des efforts supplémentaires cette année ».

 Le péril rapproché de la peste porcine africaine pouvant atteindre la France dès cette année nourrit une même « inquiétude » partagée par le préfet et le président de l’Interdépartementale.

 

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Celui-ci intervient en fin de réunion pour évoquer l’autre maladie : l’œdème du porc devenu « cause toujours inexpliquée de mortalité du sanglier ». Rappelant que « depuis six ans, le service scientifique de l’Office (ONCFS – NDLR) dispose d’une masse de données à travers les prélèvements analysés dans des laboratoires agréés par l’Etat ». Se tournant vers le préfet, le président de l’Inter Chasse DrômeArdèche se fait plus précis. Il parle clair selon son habitude :

« S’il y a eu mutation génétique, il faut le dire aux chasseurs. Et dire pourquoi. Sinon, il faut nous le dire aussi ».

Le mot de la fin lui reviendra :

« Au nom de la transparence, je demande que l’Etat, sans s’abriter derrière un travail de recherche universitaire qui a ses mérites mais également ses limites, publie lui-même l’ensemble des données scientifiques dont il dispose ».

 

.   De cet entretien jugé « utile » par celui qui conduisait la délégation, un entretien « qui aura peut-être des prolongements positifs dans la gestion de la chasse au sanglier », les membres de la délégation se montraient unanimes à la sortie : ils ont dit avoir apprécié « la disponibilité, la qualité d’écoute de Madame le Préfet ». Ils sont reconnaissants au représentant de l’Etat d’avoir « accueilli favorablement certaines de leurs propositions »

 

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3 tables rondes, 1 cahier jaune
CHASSEURS ET ELUS ONT DEBATTU ENSEMBLE DE L’AVENIR DE LA CHASSE

 

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Une partie des participants au débat
Photo Inter/CP

 

C’est dans des conditions particulières, un peu difficiles, qu’a été préparée la réunion du 22 février regroupant en une soirée, comme les deux années précédentes, une brève partie statutaire et un temps long réservé au débat de la 3ème édition des Tables Rondes de la Chasse. En effet, suite à une intervention chirurgicale, le président Christian Pialet a dû décrocher une quinzaine de jours, ce qui n’était pas prévu :  

« Pour la première fois en 38 ans, je n’ai pas pu tenir la traditionnelle conférence de presse au Dauphiné Libéré annonçant notre assemblée. Beaucoup de chasseurs qui lisent le journal mais ne vont pas sur internet ou ne consultent pas régulièrement le site de l’association n’auront pas eu connaissance à temps de la réunion de ce soir, j’en suis désolé ».

 

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LE PRESIDENT DE LA FEDERATION AUSSI

 

Comme disent les statisticiens, c’est la loi des séries ! Pour les mêmes raisons de santé, le président de la fédération départementale des chasseurs, Jacques Aurange, n’était pas en situation de pouvoir venir … A son grand regret exprimé dans un message sans équivoque :

 

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- « (…) Christian, je souhaitais être présent parmi vous. Hélas ! Tu t’en doutes, je ne pense pas être tout à fait rétabli et je ne veux pas brûler les étapes. Je te charge de m’excuser et d’assurer tes adhérents de mon entier et total soutien, et de façon durable. Nos structures sont complémentaires et non concurrentes. Elles ont un seul but : la défense de la chasse, des modes de chasse, des territoires. (…) Merci de me faire parvenir si vous le souhaitez une synthèse de vos travaux. A très bientôt, j’espère, pour se parler de vive voix »  

LES RELATIONS TRES POSITIVES ENTRE FEDERATION ET  INTERDEPARTEMENTALE

 

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Des fédérations, il en a été question. Le rapprochement entre l’Interdépartementale et les structures fédérales a fait l’objet d’une communication : en 2018 et pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue par la FDC 26. La délégation de l’Inter a proposé d’établir concrètement et durablement des relations « constructives, apaisées, confiantes, bienveillantes » avec la Drôme fédérale.

En Ardèche, les relations très positives entre fédération et Interdépartementale sont la réalité. Face aux difficultés que connait la chasse en général et la chasse au sanglier en particulier, c’est cela que les chasseurs attendent de leurs responsables. Le président de la FDC 07 continue à faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le président de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, aussi. Qui s’en plaint ?

 

LE CHASSEUR EST ASSURE DE PERDRE DEMAIN CE QU’IL N’AURA PAS DEFENDU AUJOURD’HUI

 

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Les droits réels ou supposés de l’animal, les différentes problématiques du sanglier ont alimenté des discussions riches en arguments et points de vue. Le temps a manqué tant ces sujets passionnent. Face aux menaces qui pèsent sur la chasse au sanglier, les exemples d’autres modes de chasse ayant subi la tourmente ont servi de points d’appui : la myxomatose a décimé durablement les populations de lapins de garenne, gibier numéro un du chasseur français pendant des générations (1 million de chasseurs ont alors raccroché définitivement le fusil au clou). La chasse au pigeon ramier sur les cols d’Ardèche a été interdite après avoir résisté pendant vingt ans grâce à la ténacité du CDCAR, de son président Bernard Brottes, avec le soutien de la fédération et de l’Inter Chasse 26-07. La chasse au gibier d’eau à la hutte avec appelants aurait disparu en DrômeArdèche sur le Rhône et l’Isère sans l’action déterminante de l’Interdépartementale et le soutien de l’ANCGE.  

De ces situations emblématiques, chacun pourrait tirer lui-même quelque enseignement utile pour l’avenir mais l’engagement collectif qui a fait la force des chasseurs est en net recul partout ; nous risquons de le payer très cher. Elus, responsables de l’Inter, présidents d’ACCA ont abouti aux mêmes conclusions : dans la vie, il y a des hauts et des bas auxquels le monde de la chasse n’échappe pas ; dans tous les domaines de la société, l’individualisme triomphant plombe le bénévolat. L’effondrement possible de la chasse au sanglier mettrait à terre le système fédéral. Il signifierait la mort des ACCA, nos adversaires en rêvent. Beaucoup d’ACCA ne tournent plus qu’avec une poignée de volontaires ; pour combien de temps encore ? Ici et là, des jeunes s’engagent, tant mieux ! Internet, les réseaux sociaux, les chaînes de TV, les matchs en direct meublent les soirées, faisant le vide d’adhérents dans les assemblées générales d’associations.

 

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L’Interdépartementale n’échappe pas à la règle. Il serait préjudiciable à l’ensemble des chasseurs qu’une association qui les défend depuis 38 ans, qui a fait ses preuves, disparaisse faute de soutiens suffisants. Le CDCAR qui a pu rassembler jusqu’à 4 500 chasseurs à l’Escrinet a arrêté le combat quand les chasseurs de pigeon eux-mêmes n’ont plus fait l’effort en nombre suffisant de se mobiliser derrière l’association qui pourtant les défendait. La chasse ne disparaitra pas en France mais les ACCA, déjà en perte de vitesse partout, risquent de disparaitre à leur tour plus vite qu’on ne le croit au profit des seules chasses privées. C’est pour cette raison que 200 ACCA ont choisi d’adhérer à l’Interdépartementale.

C’est aujourd’hui le constat d’urgence pour la chasse que ces ACCA voudraient faire partager aux autres.

 

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LE RISQUE DE DISSOLUTION, BIEN REEL, EST EVOQUE PAR LE PRÉSIDENT LUI-MÊME

 

L’Interdépartementale à un tournant de son histoire

A l’exception d’un président d’ACCA de la Drôme qui a soudain changé son fusil d’épaule, les participants à la soirée du 22 février (présidents d’ACCA, dirigeants, élus) ont été unanimes à considérer que l’Interdépartementale « sert toujours à quelque chose », que s’en priver reviendrait à « affaiblir collectivement les chasseurs dans nos deux départements », ce qu’aucun responsable de la chasse digne de ce nom ne peut évidemment souhaiter.

Lorsque cela a été demandé, il ne s’est d’ailleurs trouvé personne dans la salle pour proposer mieux, ni une autre équipe, ni un autre projet.  

Un gros bémol a toutefois été mis par le président lui-même. Celui-ci n’écarte pas l’idée, « si les chasseurs ne se bougent pas plus, si les ACCA n’adhérent pas en plus grand nombre » que l’Interdépartementale puisse disparaitre … « avant la prochaine ouverture de la chasse ». Et d’en préciser les raisons :

« Pour pouvoir continuer, l’équipe dirigeante doit être absolument renforcée. Un nouveau trésorier doit être impérativement trouvé ainsi que quelques personnes supplémentaires acceptant de participer aux trois réunions annuelles du Conseil Interdépartemental. Sinon, la dissolution de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche sera à l’ordre du jour d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra avant le 31 mai ».   

La décision collective sera prise en Conseil Interdépartemental du 22 mars prochain. Se rangeant finalement à l’avis du président, tous les membres actuels du Conseil Interdépartemental 2019 se considèrent donc en charge de responsabilités « provisoires ».

 

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Il est des exemples qui, pour le monde de la chasse, se passent de commentaire

Lui qui n’est pas chasseur, qui n’a aucun membre de sa famille pratiquant la chasse, aura apporté pendant quatre ans un concours actif à l’Inter comme trésorier bénévole : pour son engagement associatif exemplaire, Joël Mounier a reçu les remerciements chaleureux de ses amis chasseurs au moment où des priorités personnelles l’obligent à ce choix. Ses idées, son sens critique ont beaucoup apporté aux discussions de l’équipe. Son travail sérieux de gestion, méticuleux même, sa bonne humeur communicative, son sens du service et de la convivialité sont unanimement salués. A l’écouter lire le rapport financier pour la dernière fois, l’émotion se lisait sur les visages, surtout au moment de sa conclusion :

« A titre personnel, je tiens à vous remercier de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien pour la gestion de la comptabilité de l’Inter Chasse 26-07 pendant ces quatre années et je vous souhaite de pouvoir continuer à profiter librement de votre passion ».

 

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« Massacre programmé »

 

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. Pour la première fois, un pays de l’Union Européenne s’apprête à mettre en œuvre un plan d’éradication d’une espèce de la faune sauvage : le sanglier  

Touchée par la peste porcine africaine, la Pologne aurait décidé d’employer les grands moyens : en éradiquant l’espèce sanglier. Tout au plus, les autorités accepteraient-elles peut-être de laisser aux chasseurs polonais complètement désemparés un contingent symbolique et minuscule de 10 à 20 000 sangliers (hypothèse la plus favorable), soit, à l’échelle de tout un pays, même pas ce qui se  trouve chaque année dans un seul département français comme l’Ardèche ou la Drôme !

Le Chasseur Français qui confirme l’information parle de « massacre programmé ».  

 

Après la chasse, la pêche ?

 

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Pour les oies, chasseur, tu repasseras … Comme elles … S’ils ne te les ont pas gazées avant !

 

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Emmanuel Macron, le président de la République, l’avait pourtant promis : « Avec moi, vous chasserez les oies jusqu’au 28 février ». Pour une fois, les instances européennes étaient même d’accord. Alors ? … Alors, les juges du Conseil d’Etat ont dit NON : chasse interdite partout et pour tous … le 6 février. Conséquence de la décision prise par la plus haute juridiction française ? Il semblera désormais définitivement acquis à beaucoup de chasseurs que, pour nos grands décideurs politiques et autres acteurs institutionnels, mieux vaut continuer en conscience – et en droit – de laisser gazer les oies sauvages en grand nombre plutôt que de les laisser chasser en petite quantité.  

C’est ainsi que d’année en année, d’illusions entretenues en promesses non tenues, d’arrêtés signés en arrêtés cassés, des milliers de chasseurs français trompés, floués pour les oies, bernés pour les pigeons, grugés pour les grives, rejoignent à leur tour les bataillons de citoyens désabusés et légitimement en colère. Mais qui s’en soucie vraiment ?

 

 Pour la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, la lutte contre la pollution, c’est … l’affaire des autres

 

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Il était une fois une souriante secrétaire d’Etat à l’Ecologie …
 
Depuis 1975, date de création du ministère de l’Ecologie, combien de fois les chasseurs français ont-ils subi de la part de leur ministère de tutelle l’injustice de mesures absurdes, incohérentes, arbitraires et de surcroit totalement inefficaces au regard de l’objectif énoncé, la sauvegarde de la faune sauvage ? Ce site en regorge d’exemples. Le meilleur d’entre eux (ou le pire, c’est selon), reste à ce jour le régime d’exception dont « bénéficient » deux départements français, l’Ardèche et la Drôme, victimes d’une débile gestion « communale » des grives, oiseaux migrateurs dont l’aire de distribution n’est pourtant pas à l’échelle du village mais … du Paléarctique Occidental.

 

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Rares ont été les ministres en charge de l’Ecologie – pour l’honneur de la fonction, il y en eu heureusement quelques-uns – qui n’ont pas cédé au discours démago, sirupeusement moralisateur, des donneurs de leçons chiens de garde d’une nature Bisounours qui, en weekend à la campagne, voient en chaque chasseur une brute épaisse massacrant à tout-va les petits oiseaux.  

Mais quand le moralisateur donneur de leçons se trouve être le ministre lui-même, le citoyen ordinaire est sur ses gardes … Il a bien raison, car si l’exemple vient de haut, ce n’est pas forcément le bon exemple comme en témoigne jusqu’à la caricature une histoire récente. Non ! Il ne s’agit pas de « fake news » (fausses nouvelles, en français) sorties de l’imaginaire des dirigeants de l’Inter mais d’une histoire vraie, tellement vraie qui, si elle ne l’était pas, exposerait le responsable juridique de ce site à des poursuites en diffamation :

 

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Membre du gouvernement actuel, une secrétaire d’Etat circule en voiture de fonction avec chauffeur. Pressée par le président de la République de porter aux quatre coins de France la bonne parole gouvernementale dans le grand débat national qu’elle encadre, la dame est effectivement très « pressée » … au point d’être flashée à 150 Km/h. Délit de vitesse constaté. Pour un gouvernement qui impose sans discussion aux ruraux le 80 Km/h, c’est déjà plus que … limite.

 

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C’est vrai que le chef du gouvernement auquel appartient la ministre fut jadis luimême verbalisé en voiture pour … excès de vitesse avant de devenir le champion du 80 Km/h imposé aux autres. Mais alors que la vitesse maximale autorisée est de 110 Km/h en raison d’un « pic de pollution », il est juste scandaleux que notre secrétaire d’Etat en infraction ce jour-là soit précisément en charge de l’Ecologie et par conséquent responsable au gouvernement de « la lutte contre la pollution » !

 

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« Nous n’étions pas au courant » a cru malin de répliquer pour sa défense la souriante protégée, toujours en fonction actuellement, du souriant président de la République.  

Les grands débats, les grands sourires, les grands discours, c’est bien beau à condition de ne pas se payer de mots. Et davantage encore, de ne pas trop se payer la tête de ceux qui vous écoutent.

 

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Mettre d’abord en pratique soi-même ce que l’on exige des autres, c’est toujours plus convaincant, n’est-ce pas Madame la souriante secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la pollution ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

CHASSEUR, C’EST LE MOMENT OU JAMAIS DE TE FAIRE ENTENDRE. LE 22 FEVRIER, NE DEMANDE PAS LA PAROLE, PRENDS-LA !

LA 3ième EDITION DES TABLES RONDES DE LA CHASSE EST OUVERTE A TOUS LES CHASSEURS ET INVITES NON CHASSEURS

 

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Ami Chasseur, tu aurais des choses à dire ? Tu ne veux pas voir ta chasse disparaitre ? Libre à toi de :

  • Venir dire ce que tu penses

  • Venir dire ce que tu veux

  • Venir dire ce que tu ne veux plus

Aux fédérations, aux préfets, aux élus d’en tenir compte ensuite …

 

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VENDREDI 22 FEVRIER
LE DEBAT ENTRE CHASSEURS

Trois Tables Rondes et un cahier jaune. Le 22 février 2019, le chasseur qui se plaint, le chasseur qui a des idées, le chasseur qui n’est pas d’accord avec, le chasseur qui veut avant tout pouvoir continuer de chasser sera à Beauchastel. Parce que ce chasseur-là va pouvoir s’exprimer, dire, écouter, questionner, critiquer, proposer pour améliorer. Sur tous les sujets de la chasse. Sans tabou.

 

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Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

HIVERNALES 2019

DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS : EN 2019, LE TRAVAIL D’EQUIPE 100 % BENEVOLE DE L’INTER CHASSE 2607 SE POURSUIT AVEC …

 

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- Q : « Commençons par l’Ardèche … »
 
. « En 2018, les relations avec la fédération ont été positives car apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes, ceci pour le plus grand bien des chasseurs ardéchois. J’en suis sincèrement reconnaissant au président Aurange. Jacques y est pour beaucoup. Chacun des administrateurs fédéraux de l’Ardèche y a contribué. La FDC 07 s’est efforcée d’arrondir les angles comme nous l’avons fait de notre côté. C’est la bonne solution. Le fait est que, depuis un an, je n’ai pas entendu un seul chasseur ardéchois regretter que la FDC 07 et son président aient choisi de resserrer les liens avec mon équipe et moi-même. Avec les problèmes actuels du sanglier, la chasse française est sur le gril. Personne n’a intérêt à en rajouter en mettant de l’huile sur le feu. En Ardèche, nous avons toujours eu le sens des responsabilités ».    
 
- Q : « Ça se passe aussi bien avec la FDC 26 ? … »
 
. « Ce serait un tout petit peu excessif de vous répondre oui mais je ne veux retenir qu’une chose : pour la première fois, l’Inter Chasse Drôme-Ardèche a été reçue officiellement par la fédération des chasseurs de la Drôme. Ce qui a été écrit après cette rencontre ? Ça n’a rien apporté de plus sinon de la confusion. A mon âge, les polémiques inutiles glissent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Entre responsables, ce qui compte si l’on veut être positif, c’est de se dire les choses en face lorsqu’on se rencontre et que l’on s’en tienne ensuite à ce qui a été dit. Quand je les ai rencontrés à Crest, j’ai dit au président fédéral, à son conseil d’administration, au directeur que mes amis et moi souhaitions construire avec la FDC 26 les mêmes relations apaisées, confiantes, constructives, bienveillantes. Seulement, cela ne dépend pas que de nous, je pense que chaque chasseur drômois me comprendra ».  
 
- Q : « Vos adhérents, les ACCA, vous suivent-ils dans votre démarche de rapprochement avec les fédérations ? »
 
. « Honnêtement, pas tous, je le regrette. J’en ai informé le Conseil Interdépartemental, il n’y a pas de raison de le cacher. Depuis octobre 2017, date à laquelle j’ai pris l’initiative du rapprochement avec nos fédérations, l’Inter a perdu près de la moitié de ses ACCA adhérentes. Ceux qui étaient les plus véhéments et nous demandaient d’être toujours plus combatifs, nous ont lâché. Je comprends leur réaction même si je pense que leur départ de l’Interdépartementale ne fait qu’affaiblir la défense collective de la chasse au moment où, par rapport au sanglier, nous aurions bien besoin au contraire d’unir nos efforts. Par contre, j’ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi, parmi les présidents d’ACCA qui nous reprochaient le plus de ne pas être assez conciliants avec les fédérations, pas un d’entre eux ne nous a apporté son soutien en 2018. Peut-être attendaient-ils 2019 pour voir et vont-ils alors faire un geste maintenant, sinon où serait la logique ? »   
 
- Q : « Bon ! En 2019, après ce que vous dites, risquez-vous de revenir à la case départ, de reprendre vos distances avec les fédérations au risque peut-être de vous trouver à nouveau un jour en conflit avec elles ? Dites-nous ce vous allez faire exactement ? »
 
. « Je vous réponds non. Il n’y a aucun risque. Ma position n’est pas une position de circonstances mais de fond, de convictions. La raison qui a motivé ma réflexion sur la nécessité d’un rapprochement solide et durable avec les fédérations est profonde. Elle n’a pas disparu, bien au contraire : dégâts de sangliers à plus d’un million d’euros en Drôme-Ardèche, maladie mystérieuse de l’œdème maintenant installée dans nos deux départements, menace de peste porcine en France et, pour couronner le tout, chute inquiétante, en partie inexpliquée, des prélèvements sangliers dans plusieurs secteurs en 2018 ! Que faudra-t-il donc de plus pour faire réagir les indifférents, de loin les plus nombreux ? « Soyons unis, agissons dans l’union ! », ne cesse de répéter, à en perdre la voix, le président national des fédérations. Il a tout compris. Il sait qu’après les années d’insouciance, notre belle chasse au sanglier commence à aller mal et que ce n’est pas quand elle sera par terre qu’il faudra commencer à se bouger pour la défendre. Aurait-on oublié ce que les chasseurs français ont perdu avec l’arrivée de la myxomatose du lapin de garenne ou encore comment nous avons finalement perdu en Ardèche notre chasse au pigeon ramier ? Ce que l’Inter Chasse 26-07 va faire en 2019, elle le fera en fonction du soutien que les ACCA drômoises, ardéchoises lui apporteront ou pas. Si les ACCA nous en donnent les moyens, l’Inter continuera d’informer les chasseurs, de participer activement à la défense de
la chasse. Nous le ferons du mieux que nous pourrons, à notre place, qui est modeste mais utile parce que complémentaire, aux côtés des ACCA, derrière nos fédérations ».  
 
- Q : « Et si les ACCA ne vous suivent pas ? … »
 
 « Alors, nous arrêterons tout, tout de suite, à commencer par ce site. Chaque ACCA prend en ce moment ses responsabilités en décidant d’adhérer volontairement à l’Inter Chasse Drôme-Ardèche ou en ne le faisant pas. Depuis bientôt 40 ans avec les amis de l’Inter, vous croyez que nous nous battons pour qui, pour quoi ? … Pour les ACCA ! Parce que la chasse populaire, c’est la chasse des ACCA, c’est la mienne depuis l’âge de 16 ans, c’est celle de mon père toute sa vie, de mon grand-père, de mes garçons, de mes amis, des chasseurs de mon village, de mon département, de ma région ».  
 
- Q : « L’Inter Chasse parle assez peu des chasses privées … »
 
« C’est normal puisque nos adhérents sont les ACCA. Nous leur donnons donc la priorité. Ceci étant dit, je n’ai rien contre les chasses privées. Certaines font de gros efforts encore trop méconnus pour gérer leurs territoires, s’ouvrir à des chasseurs pas nécessairement les plus fortunés. La gestion des territoires, de la faune sauvage, de l’environnement, la défense de la chasse, la responsabilisation des chasseurs pour la sécurité, c’est l’affaire de tous, ACCA comme chasses privées. En cela, il peut très bien y avoir complémentarité et pas opposition même si je n’ignore pas les rivalités de territoires ou de personnes. Seulement, ce sont souvent les ACCA qui sont les plus fragiles, les plus menacées ; menacées de plus en plus de disparition. Pour la première fois en 2019, les ACCA vont sans doute devenir minoritaires en DrômeArdèche, la proportion d’ACCA adhérentes obligatoires dans nos fédérations s’inversant irréversiblement au profit des chasses privées, de plus en plus nombreuses. En 2019, savez-vous que les départements à ACCA ne sont plus que 29 dont l’Ardèche et la Drôme ? Savez-vous que la chose jugée donne de plus en plus souvent tort aux ACCA ? Nos ACCA, c’est pourtant un précieux patrimoine cynégétique et rural dont nous avons hérité et que nous devrions tous avoir à cœur de préserver pour le transmettre à nos enfants et petits-enfants. J’ai bien peur que, sans un sursaut des ACCA elles-mêmes, tout cela finisse par disparaitre. Parce qu’on finit toujours par perdre ce qu’on ne défend plus. De cela, il en a été question très clairement en conseil interdépartemental : si même les ACCA ne font plus l’effort de soutenir (par une adhésion collective annuelle de quelques dizaines d’euros) ceux qui défendent la chasse populaire, la chasse des ACCA, alors avec mon équipe, nous arrêterons. Nous arrêterons tous ensemble, complètement, définitivement, sans hésiter. Nous aussi, comme les responsables d’ACCA, nous ne sommes que des bénévoles de la chasse : des hommes et des femmes qui n’attendent pas grandchose en retour. Non ! Vraiment pas grand-chose, juste un peu de reconnaissance, d’encouragement, de soutien de la part des chasseurs d’ACCA pour lesquels nous faisons tout cela gratuitement et avec cœur depuis si longtemps ».

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La communication officielle de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche … 

 

. Le site  

Sous la responsabilité juridique du président Christian Pialet, le site est régulièrement alimenté en articles divers grâce aux compétences de chaque membre de l’équipe, en particulier les vice-présidents spécialisés, la conseillère scientifique. Animé par une équipe bénéficiant du savoir-faire d’un pro de l’informatique, le drômois Anthony Cuoq, le site tire sa crédibilité d’une exigence de vérité, ce qui explique sans doute un succès de fréquentation que beaucoup  nous envient :

 

http://www.interchasse-dromeardeche.fr/  
 

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Anthony Cuoq, Vice-Président Chargé du site internet
Photo Inter/JMS

 

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Le site : 1 200 000 visiteurs en 5 ans
Photo Inter/JMS/Capture site Chasse Drôme-Ardèche/5 novembre 2018

 . Le groupe

 

Facebook Jeunes Chasseurs 26-07

Piloté par un jeune drômois, Jordan Laude :

 

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Le groupe : en 2 ans, des dizaines de jeunes Amis chasseurs
Photos Inter/CC BY-SA/JMS

 . Le bulletin d’information

 

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L’info du Conseil Interdépartemental et des Présidents d’ACCA Membres Associés :

Plus de 50 numéros déjà parus

 

 .   Les Inter Flashs Info et Inter Flashs Info Spéciaux

Adressés par internet à nos ACCA adhérentes à jour de cotisation :
L’actualité de la chasse en direct, en toute transparence

 

 .   En plus …

.   Les Interventions dans la presse des dirigeants de l’Inter : conférences de presse et interviews du Président, communiqués du Conseil Interdépartemental.

. Enfin, l’actualité qui fait l’occasion. Ainsi, la veille de l’ouverture de la chasse, les lecteurs du quotidien régional, LE DAUPHINE, ont-ils pu lire le long et très réussi entretien accordé au journal par les deux benjamins drômois du Conseil Interdépartemental, Jordan Laude et Nicolas Morette. De même, « Le Courrier des lecteurs » du journal est régulièrement alimenté par les analyses documentées, pertinentes, piquantes du doyen de l’équipe, l’Ardéchois Jean Nicolas.

 

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Des plus jeunes aux plus âgés : la Com de l’Inter, un vrai travail d’équipe
De gauche à droite : Jean Nicolas, Nicolas Morette, Jordan Laude

Photo Inter/Léo Lespets

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Au Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche
PASSION DE LA CHASSE, ACTION BENEVOLE AU SERVICE DES CHASSEURS … LA MARQUE D’UNE EQUIPE DE TERRAIN DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE QUI NE SE LAISSE PAS DETOURNER DE SON OBJECTIF : DEFENDRE LA CHASSE, INFORMER LES CHASSEURS

 

PHOTO OFFICIELLE INTERNET(1)

.   Le Conseil Interdépartemental de la Chasse Drôme-Ardèche s’est réuni dernièrement le 26 octobre, puis à nouveau le 14 décembre 2018. Exceptionnellement, nous détaillons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs le déroulement d’un Conseil, exactement comme si vous y étiez : pour que chaque chasseur, chaque président d’ACCA, chaque observateur neutre puisse découvrir par lui-même le travail enthousiaste et constructif réellement fait par les bénévoles de la chasse Drôme-Ardèche. Ce travail collectif, généreusement offert à tous les chasseurs parce qu’entièrement bénévole, quelques-uns ont tenté en vain de le flétrir, égrenant des mots aigres destinés à semer la confusion : « diviser pour régner ». Passons et jugez plutôt par vous-même …   

Beauchastel, Salle des Fêtes Marly, un vendredi soir d’automne 2018 :

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Photos Inter/Archives/Léo Lespets

18 h 05 – Les premiers responsables arrivent. Premiers, pas vraiment. Joël, Noël, Gérard s’affairent déjà depuis une grosse heure entre bar, frigo, table pour le traditionnel casse-croûte convivial. Simple mais copieux. Nul ne sait pourquoi, mais un chasseur, quand il se retrouve avec d’autres chasseurs, ça a toujours faim : appétit communicatif puisque les quelques non chasseurs de l’équipe ne donnent pas leur part au chat. Cette habitude d’entre-mêler travail et convivialité, le président de l’Inter y tient. Grâce aux sponsors, c’est possible. Et toujours à petit prix, comme dirait un célèbre coiffeur.

 

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Photo Inter/Archives/JMS

Le repas à 12 ou 13 € par dirigeant, vin compris, ce n’est pas du Darmanin parisien ! Quel Conseil d’Administration ferait mieux ? Au bar jusqu’à 19 h, canette ou gobelet en main, les discussions entre dirigeants de la chasse Drôme-Ardèche vont bon train : précieuses remontées de terrain, croisements d’expériences DrômeArdèche, Nord-Sud, plaine-montagne, petit gibier-grand gibier, actualités commentées, idées échangées, projets testés, anecdotes racontées, petites blagues comprises …

 

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Photo Inter/Archives/MAP

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

19 h 30 – Le président invite chacun à passer à table … Et se mettre au travail. Il ouvre la séance par l’appel nominatif des membres du Conseil : présents, excusés pour cas de force majeure, absents non excusés (aucun).

 

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Photos Inter/Archives/CP

Le président de l’Inter remercie les nombreux participants, en particulier les invités venus en observateurs : Mlle Maëlys Bégou (26), M. Sylvain Jobert (07), président d’ACCA, St Julien le Roux.

 

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Photo Inter/FNC

 

« Soyons unis ! »

En préambule à l’ordre du jour, Christian Pialet situe le contexte de crise dans lequel évolue désormais la chasse française en raison de l’arrivée de la peste porcine africaine à nos frontières. Il estime indispensable une « cohésion renforcée » de tous les responsables de la chasse. Il rappelle la lettre ouverte aux chasseurs du président national des fédérations « qui s’adresse à tous, sans exception » :

 

 

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Photos Inter/Archives/JMS

« Soyons unis. Il y va cette fois de l’avenir de toute la chasse française ».

 

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Photos Inter/Archives/JMS

La parole aux drômois

19 h 45 – Sur les quatre premiers points à l’ordre du jour, le président donne la parole aux responsables drômois de l’équipe. Noël Chautard, Claude Talon, en particulier font le compte-rendu détaillé de la réception par la FDC 26 de l’ANCGE Drôme, d’un colloque sur la sécurité organisé par la FDC 26, d’une réunion préparatoire à la fête drômoise de la chasse et de la nature à laquelle l’ANCGE 26 est partie prenante, de la réception au siège fédéral de Crest de l’Interdépartementale Chasse DrômeArdèche par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Drôme. Le président de l’Inter commente : « Ces petits pas successifs vont dans la bonne direction parce que c’est du concret. Continuez. Ça, c’est positif ! ». Il ajoute avec humour : « Avec l’âge, la mémoire devient sélective. J’ai déjà tout oublié de ces 11 pages qui ont été adressées à l’Interdépartementale ». Par contre, il garde « le souvenir précis » des propositions que la délégation de l’Inter a faites le 29 juin 2018 à Crest « dans le droit fil, précise-t-il, de ma rencontre avec les deux présidents fédéraux le 13 décembre 2017 » : favoriser, « dans l’intérêt de la chasse », le rapprochement des trois structures cynégétiques. Chacun sait le prix qu’attache le président de l’Inter à « la parole donnée ». Il a répété qu’il en fait depuis toujours « une question de principe ».

 

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Photo Inter/Archives/Léo Lespets

Si le président dit avoir « déjà tout oublié », d’autres membres de son Conseil Interdépartemental n’oublient pas, eux, la promesse fédérale qui leur a été faite par courrier officiel du 20 août 2018 : « Vos deux derniers courriers seront portés sur notre site internet ». Ils rappellent que « l’Interdépartementale, elle, a tenu ses engagements ».  
21 h 10 – Sur appel téléphonique, l’un des vice-présidents doit quitter précipitamment la réunion pour raison personnelle. Il ne reviendra pas.

 

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Photos Inter/Archives/JMS/CP

C’est le vice-président drômois Denis Péatier qui fait ensuite le compte-rendu des Rencontres Territoriales CNR 2018 auxquelles il représentait l’Inter Chasse DrômeArdèche en compagnie d’un autre drômois, Serge Roux. Des conversations informelles et utiles se sont nouées à cette occasion, notamment avec le représentant du préfet de la Drôme, le directeur territorial CNR, le délégué territorial CNR, le président FDC 26, etc. Le 30 juin 2019 auront lieu pour une durée de six ans le renouvellement par l’Etat des baux du DPF (Domaine Public Fluvial) ainsi que le renouvellement des homologations de huttes de chasse au gibier d’eau par CNR : des dossiers que l’Inter Chasse Drôme-Ardèche suit de près en lien avec l’ANCGE et la fédération territorialement compétente.

 

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Christian Pialet à Paris pour défendre les ACCA

 

21 h 25 – Noël Chautard, autre vice-président drômois et Christian Pialet informent le Conseil Interdépartemental de leurs interventions en Comité de pilotage Natura 2000Rhône-ZPS Printegarde. Les roselières, élément essentiel de la biodiversité rhodanienne ont été au centre des discussions, notamment avec CNR. Les participants ont remarqué la convergence de vue explicite entre le représentant du préfet et les représentants des chasseurs. Trois jours avant le Conseil Inter du 26 octobre, l’administrateur de l’ANCGE chargé des relations avec CNR était à Paris au siège de l’ONCFS pour un conseil d’administration ANCGE. Intervenant sur le dossier du renouvellement des baux du DPF, Christian Pialet a une nouvelle fois plaidé « pour des amodiations directes et prioritaires aux ACCA en 2019 », position qu’il défend sans relâche depuis trente-huit ans – jusqu’à présent avec succès – à Paris  comme à Lyon, à Beauchastel comme à Privas ou Valence.

 

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Le Dr Jean-Michel François, spécialiste du DPF à l’ANCGE
Photos Inter/Facebook/Site ANCGE/CP

Le Dr Jean-Michel François préside avec compétences et ses qualités reconnues de négociateur la commission nationale DPF de l’ANCGE. Il donne à son collègue ardéchois les garanties attendues : « Tout ce qui était proposé par l’ANCGE a été accepté par le ministère (de l’Ecologie – NDLR) : les ACCA restent prioritaires pour l’attribution des lots ». Seule ombre au tableau : « Bercy (ministère des finances – NDLR) n’a pas encore répondu, des éléments financiers entrant en jeu ».

 

Préfet, sanglier, ACCA, chasses privées, maladie de l’œdème, peste porcine

 

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22 h 10 – Les vice-présidents ardéchois Sébastien Riou (ACCA, fédérations) et Mickaël Félix (grand gibier), par ailleurs tous deux présidents d’ACCA, vont intervenir à leur tour sur les points 9 et 10 de l’ordre du jour :

- « En 2019, les fédérations 26-07 auront plus d’adhérents chasses privées que d’adhérents ACCA. Le développement des « oppositions cynégétiques », principal danger pour nos ACCA ? ». A partir d’exemples concrets, de témoignages en provenance de plusieurs ACCA et chasses privées, la discussion s’anime.

- Philippe Court, le préfet de l’Ardèche, a souhaité rencontrer l’Inter Chasse Drôme-Ardèche pour parler sanglier. Lorsque l’invitation pour le 12 novembre est partie en direction de Beauchastel, le représentant de l’Etat ne savait pas encore qu’un membre du gouvernement remanié allait l’appeler à diriger son cabinet.

22 h 45 – Le président de l’Inter termine la réunion par un point de situation sur « la mortalité anormale de sangliers dans la Drôme » et sur « la menace de peste porcine africaine ». Sur ce dossier brûlant, Christian Pialet, de retour de Paris, fait part à son équipe d’informations inédites qui n’ont pas encore été communiquées en Drôme-Ardèche.  

23 h 10 – Le café ou l’infusion avalés, les dévoués dirigeants de l’Inter Chasse DrômeArdèche se quittent dans la bonne humeur habituelle, conscients que le gros travail qu’ils font bénévolement pour les chasseurs a plus que jamais son utilité. Une fois encore, plusieurs auront fait dans la soirée 170, 130, 75 ou 60 Km pour pouvoir participer à ce énième Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche.

 

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Inter Flash Info Spécial
RETRAITS DE TERRAINS D’ACCA : LE MAUVAIS COUP !

 

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Passée pratiquement inaperçue, une décision du Conseil d’Etat en date du 5 octobre 2018 pourrait être un bien mauvais coup porté aux ACCA. Sans modification prochaine de la loi, la décision des juges, prise au nom de l’égalité, permettra aux petits propriétaires de regrouper leurs terrains pour les retirer ensemble d’une ACCA. En pratique, c’est le verrou de sécurité de la superficie minimum légale (généralement 20 hectares) qui vient de sauter.

 

. PESTE PORCINE : UNE MENACE POUR LE MOMENT CONTENUE MAIS NULLEMENT ECARTEE. SELON LA FACE, IL EST MÊME « SÛR » QUE LA FRANCE « N’Y ECHAPPERA PAS » !

 

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La presse cynégétique : des titres alarmants pour la chasse française
Photo Inter/Nos Chasses/Octobre 2018

Heureusement, le pire n’est jamais certain ; pourtant, hélas …

Si le risque d’extension de la redoutable maladie semble fort heureusement contenu en ce début d’année 2019, il est loin d’être écarté pour l’avenir. La vigilance reste donc de mise. La maladie qui foudroie en Europe porcs et sangliers s’arrête jusqu’à présent chez nos voisins belges. Depuis l’arrivée du virus tueur, 205 cas de peste porcine africaine ont été détectés chez les sangliers trouvés morts à la frontière franco-belge dans la région d’Etalle, en province de Luxembourg.

Dans la zone infectée de 63 000 hectares, tous les porcs domestiques ont été abattus. Le repeuplement des exploitations situées dans cette zone reste interdit.  

A notre connaissance, le nombre de sangliers abattus n’a pas été communiqué.

Différentes mesures validées par la Commission européenne sont appliquées par le gouvernement wallon pour éviter la propagation du virus au-delà de ce périmètre :

.   Interdiction « de toute forme de chasse » et de nourrissage 
.   Interdiction de circulation en forêt et de toute forme d’exploitation forestière pour éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme

 

La chasse au sanglier est maintenant entravée sur plus de 90 000 hectares

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

A la demande de l’Union Européenne, la Wallonie a décidé le 23 novembre la création d’une zone de vigilance de 28 000 ha supplémentaires venant s’ajouter aux 63 000 ha du périmètre infecté. Au sein de cette zone, les dispositions sont les suivantes :

- Aucune restriction à l’exploitation forestière, la circulation, la chasse pour le gibier « autre que le sanglier »  
- Obligation de « supprimer la totalité des sangliers dans la zone »
Au total, ce sont donc maintenant pas moins de 91 000 hectares qui sont placés sous haute surveillance avec des mesures contraignantes, en particulier pour la chasse au sanglier.

 

 Les certitudes glaçantes de la FACE : « La France n’échappera pas à la Peste Porcine Africaine. Elle viendra »

 

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Photo Inter/CC BY-SA

En prolongement des mesures d’urgence déjà prises sur le terrain, les travaux de recherches scientifiques s’accélèrent, les déclarations autorisées se multiplient. Les dernières connues ne sont pas réjouissantes :

Le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis estime que la PPA (Peste Porcine Africaine) constitue aujourd’hui « l’un des plus grands défis européens en matière de santé animale ». Il souligne « le rôle majeur » qui incombe aux chasseurs pour aider à relever ce défi.

 

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Linda Dombrovska, vice-présidente de la FACE
Photos Inter/YouTube

Autre voix européenne qui compte, celle de la vice-présidente de la FACE (Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage), Linda Dombrovska. Le constat fait par la représentante de l’ONG européenne refroidira les plus optimistes. Il est sans appel :

« Une chose est sûre aujourd’hui : ne pensez pas un instant que la France échappera à la PPA. Elle viendra ».

 

. 26-07 : POUR LA PREMIERE FOIS DEPUIS LONGTEMPS, DES TABLEAUX SANGLIERS EN FORTE BAISSE !

 

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Photos Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre/CC BY-SA

. Que se passe-t-il ?

Il est évidemment encore trop tôt pour faire le bilan général et précis de la saison sanglier 2018-2019. Cependant, des remontées de nos ACCA adhérentes se dégage une tendance nette :  

Dans de nombreuses communes, les tableaux sangliers sont en forte baisse par rapport aux années passées.

Si toutes les ACCA n’enregistrent pas la même évolution négative, quelques-unes étant même parfois mieux servies qu’avant, la tendance générale à la baisse s’annonce inquiétante. Elle concernerait la Drôme comme l’Ardèche.  
Une certitude : des ACCA sont actuellement à 70, 80, 85 % de sangliers prélevés en moins sur un an, ce qui est considérable.  

Le moment venu, il appartiendra à nos fédérations, en y associant en amont le plus possible ACCA et chasses privées, de communiquer les résultats complets du prélèvement annuel sanglier effectué par les chasseurs, d’en détailler les différences géographiques et biotopiques, d’établir les causes principales des modifications en s’appuyant sur les données techniques et scientifiques, d’en tirer avec le pouvoir de tutelle les conclusions, à court, moyen et long terme.  

 

 

 FEDES +

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Photo Inter/capture

. « La chasse à la cartouche est ouverte ». Grâce au partenariat qui unit la FDC 07 au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la BasseArdèche, les cartouches usagées (douilles) vont connaitre une deuxième vie en étant entièrement recyclées. Chasse : l’écologie qui agit.

742Photo Inter/CC BY

. En photographiant dans le département de la Drôme une meute de 13 loups à la tombée de la nuit, la FDC 26 a mis à mal la communication pro-loup qui nous vendait depuis des années l’image rassurante de quelques « loups solitaires » ou tout au plus « regroupés en petit nombre de quelques individus ». Avant son départ, Nicolas Hulot, ministre d’Etat choisi par Emanuel Macron, agissant sous l’autorité directe du président de la république, avait fixé un objectif de 500 loups pour 2023, objectif vraisemblablement déjà atteint sinon dépassé en 2018. Rappelons qu’en seulement dix ans, le coût des dégâts du loup supporté par les contribuables français est passé de 5 millions d’euros à 25 millions, soit une augmentation de + 400 %.

 

 ACCA +

 

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Photo Inter/CP

. Invité par l’ACCA de Baix et son dynamique président, Eric Miralles, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est allée sur le terrain à la rencontre des chasseurs en la personne de son conseiller régional délégué à la ruralité et à l’innovation des territoires, M. Olivier Amrane. Les quelques 140 000 chasseurs de notre région bénéficient d’une considération particulière de la part de l’exécutif régional actuel puisque plus de 3 millions € leur sont votés une deuxième fois pour une période de trois ans.

 

 ECOLO +

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. A 19 ans, Boyan Slat, encore lycéen, imagine un système révolutionnaire permettant de vider les océans d’une grande partie des déchets – plastiques ou autres – qui forment l’immonde « 8ième continent ». Son tube aspirateur géant a été testé pendant plusieurs années. Il entre aujourd’hui en phase opérationnelle d’essais grandeur nature. Si ça marche, il faudra vite donner le prix Nobel d’Ecologie à ce garçon. Ce prix n’existe pas encore ? Alors, il faudra se dépêcher de l’inventer pour lui.

 

ECOLO -

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

. Le 20 décembre 2018, le ministère de la Transition écologique a publié une liste des associations nationales agréées au titre de la protection de l’environnement. L’ASPAS n’y figure pas. Logiquement, l’ASPAS perd donc son agrément à compter du 1er janvier 2019 et avec lui, les avantages juridiques et financiers qui en découlent. Toutefois, l’ASPAS ne perd pas espoir de voir son nom réapparaitre plus tard sur une liste de rattrapage. L’ASPAS indique en effet que son dossier est en cours d’instruction au ministère. Comme d’autres …

 

. AG d’associations : vestiges du passé, espèces en voie de disparition ?

 

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Photos Inter/CC BY

. Télévisions, internet et autres instruments de la vie moderne sont-ils en train de tuer les assemblées générales d’associations loi 1901, les fameuses « AG » ?

 

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Photo Inter/CC BY-SA

La question se pose bel et bien depuis plusieurs années déjà. Beaucoup de responsables associatifs répondent par l’affirmative. C’est dans tous les domaines (syndical, politique, religieux, économique, social, humanitaire, culturel, sportif, etc.), que « l’AG », l’assemblée générale annuelle traditionnelle, ne fait plus recette, ringardisée, concurrencée par une multitude de moyens d’informations et de distraction attractifs, à portée de main, ce qui n’incite pas vraiment les adhérents associatifs à se déplacer, à plus forte raison quand le prix du carburant surtaxé fait voir à beaucoup d’entre eux la vie en jaune plutôt qu’en rose.

Comme tant d’autres, les associations environnementales en font les frais. Chacun à pu s’étonner qu’une assemblée générale extraordinaire de la LPO 07 (Ligue pour la Protection des Oiseaux), tenue fin octobre à La Voulte, ne réunisse qu’une poignée d’adhérents. L’AG annuelle de la FRAPNA 26 ne fait guère mieux. Côté chasse, le nombre de porteurs de permis se maintient tant bien que mal à un niveau relativement élevé, la chasse faisant encore partie du trio de tête des loisirs préférés des Français par le nombre de licenciés, juste derrière le foot et la pêche à la ligne. Cela n’empêche pas les AG d’associations cynégétiques spécialisées de suivre la pente. L’une des principales associations cynégétiques françaises, l’ANCGE, tient désormais son AG nationale avec une petite centaine d’adhérents présents alors qu’elle en compte plusieurs milliers. Dans les années 1980-90, il fallait trouver des salles de 1000 places pour l’AG annuelle quand l’ANCGE pouvait mettre seule plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rue. C’était au siècle d’avant …

 

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Photo Inter/JMS

A l’Inter Chasse Drôme-Ardèche, nous constatons bien sûr la même évolution : lors des dix dernières années (exception faite pour le Trentenaire de l’association avec 150 invités présents), les AG annuelles ne réunissent plus, selon les enjeux du moment, qu’entre 40 et 110 représentants d’ACCA. On est loin, très loin de ces AG où la salle des fêtes de Beauchastel peinait à contenir la foule des participants quand les derniers arrivés devaient suivre les débats debout depuis la porte d’entrée.

Seule, l’obligation légale statutaire semble expliquer encore le maintien d’un grand nombre d’AG annuelles associatives … dont le nombre moyen de participants se situe cependant à quelques dizaines de personnes, parfois nettement moins.

Pour pallier le nombre de plus en plus élevé d’adhérents invités à se déplacer mais systématiquement absents, chaque type de structure cynégétique secoue la boîte à
idées. Combien d’ACCA n’atteignent plus depuis longtemps le quorum légal qui permet de tenir une AG statutaire ? Qu’importe ! Ces ACCA mentionnent astucieusement sur la convocation deux AG successives pour la même soirée à un quart d’heure d’intervalle (l’AG ordinaire avec quorum, l’extraordinaire sans), ce qui évite de pénaliser les chasseurs qui ont fait l’effort d’y être, lesquels, sinon devraient se déplacer deux fois dont une pour rien.

De même, si les fédérations départementales de chasseurs peuvent se prévaloir d’être pratiquement les seules à tenir une AG de 700, 800 ou 900 personnes, nul n’ignore que l’adhésion de l’ACCA à la fédération est obligatoire de par la loi (idem pour la chasse privée) et que la participation de l’ACCA (ou de la chasse privée) à l’AG fédérale est la condition obligée pour qui veut continuer à percevoir les subventions fédérales. Reste à inventer – mais peut-être est-ce déjà trop tard ? – de nouvelles formes de discussion, de participation et, pourquoi pas, de décision qui pourraient redonner du sens et du souffle à ces assemblées en berne d’adhérents où bientôt seuls les dirigeants (et encore, pas tous !) se retrouveront pour une soirée statutaire annuelle momifiée.

 

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Imaginées en 2017, les Tables Rondes de la Chasse vont dans cette direction. Les TRC ont surpris. Elles sont appréciées. Ce n’est sans doute pas suffisant.

 

. DES ELEVAGES DE GIBIER DE LA DRÔME DANS LE VISEUR DE L’ASPAS

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

.   S’appuyant sur une vidéo, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) s’en prend avec vigueur aux éleveurs de petit gibier, dénonçant le « manque de bien-être » d’animaux captifs et même « des actes cruels » envers ces oiseaux. L’ASPAS a filmé en caméra cachée des faisans et des perdrix destinés à être lâchés dans la nature pour être chassés. 9 élevages de gibier sont dans le viseur de l’ASPAS « dont 3 basés dans la Drôme », tient à préciser l’association.  

La FDC 26 répond :  

« (…) Il faut arrêter les conneries » (sic). « Si des élevages ne sont pas dans les clous, il faut faire intervenir les services vétérinaires pour les fermer ».  

L’ASPAS promet :

« On n’a pas fini de sévir ! »

C’est la chasse au petit gibier qui est aujourd’hui visée

 

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Photo Inter/CC BY-SA-NC

Cette offensive contre les éleveurs de gibiers vise évidemment la chasse elle-même. Elle s’inscrit dans l’air du temps (« droits de l’animal », « véganisme », « antispécisme », etc.). Ainsi, un procès est-il en cours aujourd’hui entre des propriétaires d’élevages spécialisés à l’export dans le faisan et la perdrix et une compagnie maritime, P & O Ferries, qui refuse désormais de transporter jusqu’en Grande Bretagne les oiseaux « destinés à la chasse ».  

Les éleveurs concernés ont porté plainte pour « discrimination ».

 

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. BIENTÔT DES CHATS HERBIVORES ?

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Même les grands de ce monde (où ceux qui se croient tels) peuvent avoir la lâcheté de céder aux caprices des modes et du snobisme en s’abritant derrière les caprices du cœur.  

Alors qu’il y avait toujours participé de bon cœur, le prince Harry a boycotté pour la première fois de sa vie la british tradition de la chasse royale de Noël. Pourquoi diable ?! « Par respect pour ma femme », se défend-il maladroitement. Traduisez : parce que Madame Markle, qui refuse à l’écran comme à la ville de porter cuir et fourrure, ce qui est son droit, déteste par-dessus tout la chasse et l’interdit donc à son prince de mari. Les lords du royaume verront dans l’affront fait par Meghan l’influence grandissante au Royaume-Uni d’un féminisme revanchard et vachard, d’un antispécisme envahissant et, pourquoi le nier, d’une forme d’intolérance qui ne dit pas son nom. Dans ce beau pays qui renie ses traditions et quitte l’Europe, voilà maintenant que certains sujets de sa Gracieuse Majesté veulent à tout prix avoir le chat qui leur ressemble ; quitte à mépriser jusqu’à l’absurde les impératifs biologiques de leur animal familier :

Des végans anglais (mais la mode arrive aujourd’hui chez nous aussi) obligent leur chat à se nourrir exclusivement de végétal. Au point qu’un véritable marché de « l’herbe à chat » commence à prospérer.

 

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Photo Inter/CP

En agissant ainsi, ces humains maltraitent l’animal domestique qu’ils prétendent choyer. Le chat est un félin. Or, tous les félins sont carnivores. Ils ont obligatoirement besoin de protéines animales pour vivre. En France, au sens légal (et pénal), il s’agit donc bel et bien de maltraitance animale : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » (Article L-214-1 du Code Rural).

Vouloir à tout prix mettre sur un plan d’égalité l’animal et l’homme, cela conduit les antispécistes à voir dans chaque différence reconnue entre l’animal et l’homme une forme de « discrimination ». Particulièrement engagé en faveur de l’amélioration de la condition animale, le philosophe Alain Finkielkraut n’en trouve pas moins le phénomène « très inquiétant » car, observe-t-il, « cette idéologie complètement ridicule est en train de confisquer la cause animale ».

Dans le « Courrier des lecteurs » du Dauphiné, Jean Nicolas, membre du Conseil Interdépartemental de la chasse Drôme-Ardèche va encore plus loin. A titre personnel, l’Ardéchois signe un billet sous le titre « Génération démagogie » :

« (…) Depuis l’apparition de la vie sur notre planète, son évolution a conduit un mammifère, l’homo sapiens, au sommet de la pyramide du vivant (…). Après avoir domestiqué le feu, aujourd’hui il maîtrise l’atome et commence à explorer son système solaire (…). Les végans poussent le cynisme à nous expliquer qu’il ne faut pas manger du miel, des œufs, boire du lait parce qu’ils sont d’origine animale, oubliant ces millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde (…) On a même vu sur les réseaux sociaux certains végans se réjouir de la mort du boucher lors de l’attentat islamiste de Trèbes (…) ». Cet ancien met en garde les plus jeunes : « Sur fond de sensiblerie où semblent pointer des relents d’eugénisme », écrit-il, « la banalisation de cette idéologie, si nous n’y prenons garde, peut nous conduire à revivre les heures sombres de notre histoire pas si lointaine ».

 

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Photo Inter/RP

A défaut de connaitre la loi et l’Histoire, chacun peut au minimum essayer de comprendre son chat. Simplement en le regardant vivre. Entre salades ou carottes et oiseaux ou souris, Gentil Minet choisit. Si vous le martyrisez en l’affamant au point de l’obliger à manger des graines pour oiseaux plutôt que de la pâtée ou des croquettes de viande ou de poisson, il n’aura pas le choix. Pour survivre – mais pas longtemps – la faim le poussera à avaler ce que la biologie lui interdit. Il en mourra parce que Gentil Minet n’est pas votre construction. Gentil Minet n’est ni oiseau, ni homme, c’est un chat …

Chassez le naturel, il revient toujours … En miaulant.

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE

AUTOMNALES 2018 (3)

SANGLIERS MORTS DE L’OEDEME : L’ÉTRANGE PARCOURS D’UNE MYSTÉRIEUSE MALADIE DONT LES CHASSEURS NE CONNAISSENT TOUJOURS PAS L’ORIGINE

 

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La mystérieuse bactérie tueuse de sangliers continue de voyager

 

APRES L’ARDECHE, LES PYRENNEES ORIENTALES … LA DRÔME ?

 

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« Maladie de l’œdème » : la bactérie tueuse s’installe dans la durée, s’étend géographiquement
Photomontage/Inter/CC BY-SA

.   « Jamais deux sans trois » dit le dicton populaire hélas vérifié ou sur le point de l’être s’il se confirme, ce qui est probable, que la Drôme est aujourd’hui le troisième département français où des sangliers meurent de l’œdème du porc.

 

Dans sept communes drômoises, 22 sangliers trouvés morts auraient été victimes de la bactérie tueuse apparue pour la première fois en Ardèche chez des sangliers, (« fortes suspicions » pour la Drôme selon les scientifiques de l’ONCFS).

La date réelle de découverte dans la Drôme des premiers cas est aujourd’hui sujet de polémique. En effet, dans son communiqué daté du 17 septembre 2018, le président de la FDC 26 situe l’origine de l’épisode à la première quinzaine de septembre : « Sur le GGC15, une dizaine de cadavres de sangliers a été retrouvée depuis une quinzaine de jours (semaines 36 et 37) », affirme-t-il. Or, l’enquête du Dauphiné Libéré situera dans un premier temps cette découverte « début août » (éditions du 3 octobre). Puis, après avoir assisté à la conférence de presse donnée le 18 octobre au siège de la FDC 26 en présence de la responsable scientifique du réseau Sagir de surveillance sanitaire de la faune sauvage (ONCFS), des services départementaux de l’Etat, le quotidien régional (éditions du 19 octobre) fait finalement remonter le début de l’épisode des « 22 sangliers retrouvés morts sur le Groupement de Gestion Cynégétique 15 » à la date précise du « 10 juillet », ce qui fait quand même près de deux mois d’écart …

Ce qui est sûr, c’est que le premier cas connu sur cette planète d’un sanglier atteint par la maladie de l’œdème du porc, c’est en 2013 dans le département de l’Ardèche, une première scientifique dont les chasseurs ardéchois se seraient bien passés. En 2016, à la surprise générale la « maladie » avait alors bondit dans les Pyrénées Orientales, juste à la frontière. Dans le même massif des Albères, versant espagnol, les chasseurs catalans faisaient au même moment le même constat de désolation.

 

 

DES QUESTIONS SANS REPONSE, DES SIMILITUDES TROUBLANTES

 

. Questions sans réponse

 

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La question posée par le président de l’Inter Chasse 26-07 reste sans réponse
Inter/Capture/Site Dauphiné Libéré/23 février 2017

.   Des questions, il y en a, plus que des réponses.

 

Ardèche – Eté 2013. 120 cadavres de sangliers sont ramassés dans 29 communes. Tous sont morts d’une maladie qui ne touchait jusque-là que le porc domestique. Cinq ans après, la communication officielle fait invariablement référence à « la maladie de l’œdème ». Soit. S’agit-il d’une mutation génétique pour qu’elle ait pu devenir mortelle pour les sangliers et non contaminante pour les porcs ?

Pourquoi, en cinq ans de recherches scientifiques, les laboratoires agréés n’ont-ils toujours pas apporté la réponse à cette question : la maladie qui tue les sangliers dans la nature mais pas les porcs dans les élevages est-elle oui non, dans sa réalité, une maladie nouvelle, génétiquement différente de la maladie de l’œdème du porc bien que similaire en apparences, maladie nouvelle qui aurait pu être créée par l’homme à partir d’ADN recombinant, produit de la biologie de synthèse ? Si c’est non, qu’on nous le dise. Si c’est oui, qu’on nous le dise aussi.  

 

. Similitudes troublantes

 

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Photos Inter/CC BY-SA

En 2016, la maladie de l’œdème (ou une maladie recombinée de l’œdème) bondi de l’Ardèche aux Pyrénées Orientales à moins que ce ne soit directement de l’Espagne aux Pyrénées par le massif des Albères, la Catalogne expérimentant alors des techniques d’éradication des surpopulations de sangliers. Seule certitude : la bactérie tueuse de sangliers s’active juste à la frontière franco-espagnole.

En 2018, la peste porcine africaine (souche de virus à déterminer) bondi de l’Europe de l’Est à la Belgique. Comment ? Nul ne sait. Seule certitude : le virus tueur de sangliers s’active juste à la frontière franco-belge.

Ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Peut-être.

 

 

PESTE PORCINE, EVOLUTION

 

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. Le cap des 100 sangliers trouvés morts infectés a été franchi : 104

. Les mesures préventives prises le 15 septembre sont reconduites jusqu’au 15 novembre … au moins

. Les scientifiques belges s’activent dans deux directions prioritaires : affiner la connaissance génétique du virus, comparer l’ADN des sangliers

. Rappelons qu’il n’existe malheureusement pour le moment ni vaccin, ni traitement à administrer aux porcs et sangliers

 

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Photo Inter/Site Chasse Drôme-Ardèche/Gérard Romain

LETTRE OUVERTE AUX CHASSEURS DE FRANCE : « SOYONS UNIS ! »

 

.   Dans une lettre ouverte « aux chasseurs de France », Willy Schraen, le président de la FNC, ne dissimule pas son inquiétude face à la menace de peste porcine africaine :

 

« Il y va cette fois-ci de l’avenir de toute la chasse française », écrit-il.

 

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Photo Inter/Capture/FNC/27 août 2018

La conclusion du patron des fédérations s’adresse à tous sans exception :  

« Soyons unis ! » …  

Voilà des paroles pleines de sagesse, à la hauteur de l’enjeu, que les responsables de l’Inter Chasse Drôme-Ardèche n’approuvent pas à 100 % …

… Mais à 200 % !

 

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Ainsi va le monde …

 

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Photo Inter/CC BY-NC-ND

Saisissant raccourci de l’inversion des valeurs qui gagne peu à peu notre société déboussolée, côte à côte sur la même page du Dauphiné (Editions du 11 octobre 2018), ces deux « brèves » qui se télescopent :

. Dans la Manche, un homme répond de ses menaces criminelles devant un tribunal. Le parquet a requis contre lui 18 mois de prison dont 12 fermes pour appel public à « tuer des policiers et leurs familles ». L’homme ressort du tribunal avec « une simple amende de 350 € ».  

. Dans les Pyrénées, plainte est déposée avec constitution de partie civile contre les éleveurs qui ont organisé des battues d’effarouchement après le lâcher de deux femelles ourses slovènes. Pour « tentative de destruction en bande organisée d’une espèce protégée », les éleveurs béarnais risquent « 7 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende ».  

L’Homme, espèce à protéger d’urgence ?

 

 

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