APRES LES TABLES RONDES DE LA CHASSE, NOUVELLE EQUIPE POUR NOUVELLES PRIORITES

LE NOUVEAU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL 2017 A DOMINANTE « SANGLIER » EST INSTALLE

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Relatant l’assemblée générale du 24 février 2017, la presse a évoqué une « mutation en cours ». L’Inter Chasse 26-07, association déclarée au Journal Officiel de la République, à l’existence légale reconnue pour défendre la chasse et représenter ses adhérents volontaires les ACCA (Associations Communales de Chasse Agréées), a été créée en 1981. Son siège social se situe au centre géographique Nord-Sud-Ardèche-Drôme à Beauchastel, « village de caractère » inscrit à l’inventaire des sites pittoresques du département de l’Ardèche.

« L’Interdépartementale » était née d’une triple volonté : 1er. Sauver en Ardèche et Drôme (fleuve Rhône, affluent Isère) la chasse aux anatidés (canards, oies) à la hutte avec appelants d’une « interdiction ministérielle déjà signée », sauvetage particulièrement compliqué pourtant parfaitement réussi. 2ième.  Sauvegarder dans les deux départements la chasse aux turdidés (grives, merles) interdite en mars puis en février, menacée de fermeture au 31 décembre, combat jalonné de « défaites et succès ». 3ième. Alerter les chasseurs de pigeon ramier de l’époque que s’ils baissaient un jour la garde leur passion serait à son tour « menacée de disparition ».

Quatre décennies plus tard, ce cycle long vient de s’achever. Dans l’histoire déjà bien remplie de l’Interdépartementale, cette association atypique parfois critiquée, souvent jalousée mais toujours plébiscitée depuis trente-six ans, une nouvelle page blanche s’ouvre « avec ceux qui voudront l’écrire » : celle de la « bête noire ».

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Le petit observateur drômardéchois

 

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LA NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE DE L’INTERDEPARTEMENTALE ELUE PAR L’ASSEMBLEE GENERALE SE REUNIRA LE 31 MARS

 

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Photo Inter/JMS

Il n’y a pas eu d’improvisation. Lorsque le Président Pialet est arrivé à l’assemblée générale du 24 février, il avait en poche la liste complète de sa nouvelle équipe de 27 membres. Sans rival déclaré, le vote n’a été pour lui qu’une formalité.

Pour « engager résolument l’Interdépartementale sur la voie de nos nouvelles priorités, le sanglier, nos ACCA, les jeunes », précise Christian Pialet, il fallait d’abord être en mesure de présenter une équipe 2017 « homogène, solidaire, efficace, représentative de ces nouvelles priorités ». Pour y parvenir, le président sortant a retenu plusieurs critères complémentaires : « Expérience, compétence, dynamisme, renouvellement, rajeunissement, représentation géographique de nos ACCA adhérentes, représentation de tous les modes de chasse ».

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C’est une équipe profondément remaniée, nettement renforcée qui a été élue par l’Assemblée Générale le 24 février 2017.

Pour sa prise de fonctions, le Conseil Interdépartemental se réunira le 31 mars pour élire le nouveau Bureau Interdépartemental.

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Après appel de candidatures, le Conseil Interdépartemental 2017 (27 membres) a été élu à l’unanimité.

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LE CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL

• Fixe les grandes orientations de l’association et représente officiellement celle-ci
• Il répercute les informations et les décisions auprès des chasseurs
• Il assure le rayonnement géographique de l’association auprès des ACCA des deux départements
• Il prend une part active à l’organisation de l’Assemblée Générale Annuelle et autres manifestations

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GRIVE « COMMUNALE » : SUITE A L’INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L’INTERDEPARTEMENTALE, LE PREFET DE LA DRÔME SAISI PAR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

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Suite à l’entretien qu’il avait accordé le 26 janvier 2017 à Valence au président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche, Christian Pialet, le président du Conseil Départemental et député de la Drôme (LR), Patrick Labaune, a saisi le 17 février le préfet de la Drôme, Eric Spitz.

Antérieurement, le sénateur (PS) de la Drôme, Didier Guillaume, avait répondu favorablement à l’Interdépartementale en intervenant directement auprès de la ministre de l’Environnement. La demande argumentée du sénateur drômois (alors président du groupe PS au Sénat) de modifier au nom de l’égalité républicaine l’arrêté ministériel de la « grive communale » (535 ACCA de Drôme-Ardèche arbitrairement privées de 10 jours de chasse) avait été alors ignorée par Ségolène Royal.

 

PIGEON RAMIER : DES REMERCIEMENTS MALVENUS

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Petit matin clair de mars, direction l’Ardèche

Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

Voilà comment on est en train de refaire l’histoire :

C’est parce que Ségolène Royal aurait été sifflée l’an passé en congrès fédéral après avoir reçu un carton rouge et le prix Citron Vert de l’assemblée générale de l’Interdépartementale puis empêchée par la mobilisation de nos ACCA de participer au Comité interministériel de Privas présidé par le Premier Ministre Manuel Vals qu’elle se serait bassement vengée des chasseurs ardéchois en interdisant cette année le pigeon ramier en mars que le préfet venait d’accorder.

Présenter les choses ainsi, c’est juste se moquer du monde. C’est prendre les chasseurs pour des imbéciles. Les faits en question se sont produits entre février et mai 2016. Et les faits sont têtus.

Ségolène Royal est ministre de tutelle des fédérations de chasseurs depuis le 2 avril 2014. A ce titre, elle nous avait déjà refusé la chasse au pigeon de mars en 2015 sans la moindre pression désobligeante de notre part. Telle est la vérité.

C’est parce que la ministre de l’Ecologie a provoqué les chasseurs ardéchois en leur imposant en février 2015 la fermeture communale de la grive, puis en leur interdisant le pigeon ramier en mars que les ACCA de l’Interdépartementale ont été obligées de réagir, non pas l’inverse. Pourquoi travestir la réalité des faits sinon pour tenter de faire oublier la responsabilité d’un échec ?

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Personne, en tous cas pas nous, ne conteste la qualité du dossier constitué par le président de la commission fédérale gibier migrateurs, Bernard Brottes (concertation avec le monde agricole, soutien des élus, déclarations de dégâts dans 149 communes) : dossier bien ficelé au plan technique.

Le problème que la fédération ne semble pas avoir anticipé c’est que Ségolène Royal n’est pas une ministre technique. C’est une ministre politique. Selon son humeur, ses préférences, ses accointances, Mme Royal autorise ou interdit. Les dossiers techniques, elle s’en moque comme de sa première campagne électorale. L’Interdépartementale en a apporté depuis longtemps la preuve. Nous avons publié sur ce site, sans jamais être démenti, la réponse ministérielle à notre argumentaire grive. On y voit les « experts » de la ministre confondre joyeusement – sur papier à en-tête de la République française – les grives (turdidés) et … les canard (anatidés) ! On y voit la ministre valider cette « expertise ».

Alors, là où Bernard Brottes se trompe, c’est que quand bien même le dossier fédéral qu’il a préparé aurait contenu deux fois plus de déclarations de dégâts aux cultures pour cause de pigeon ramier, trois fois plus de soutiens d’ACCA à la démarche de la fédération, Ségolène Royal aurait quand même fait exactement ce qu’elle a fait, chacun peut en être persuadé. Là-dessus, aucun regret à avoir !

La preuve ? M. Bougrain-Dubourg n’a pas eu besoin d’un gros dossier technique pour convaincre Mme Royal d’interdire. Sa lettre d’une page promettant l’épreuve de force (« des tensions violentes sur le terrain ») a suffi.

Ce que la fédération n’a jamais voulu entendre, ça n’a pourtant pas été faute de le dire à son président Jacques Aurange, c’est qu’une ministre politique ne marche qu’au rapport de force, pas aux arguments techniques.

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Devant la préfecture de l’Ardèche

Malgré les consignes fédérales dictées par le pouvoir politique
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo Lespets

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En affaiblissant volontairement un mouvement de protestation de chasseurs qui prenait de l’ampleur de jour en jour, en cassant cette dynamique de mobilisation sur ordre du pouvoir politique, en expliquant aux chasseurs qu’il ne fallait surtout pas manifester devant la préfecture, en incitant la fédération de la Drôme à démobiliser elle aussi ses chasseurs, en poussant à l’extrême cette stratégie de l’isolement fédéral (communiqué FDC 07 du 2 septembre 2016, repris par la FDC 26 le 7), la fédération de l’Ardèche porte seule devant les chasseurs la lourde responsabilité de l’échec.

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Face à la fédération de l’Ardèche, que risquait-elle ?

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Si la fédération veut retrouver un peu de crédibilité, ce qu’on lui souhaite sincèrement parce qu’elle nous représente, nous ses adhérents obligatoires, agit en notre nom, est censée défendre nos intérêts, elle devra sans tarder modifier une stratégie qui ne peut plus faire illusion : continuer à expliquer comme elle le fait qu’il y a à Privas un gentil préfet sur qui on peut compter, l’« ami » du Président fédéral, l’ami des chasseurs, etc. mais une méchante ministre ennemie des chasseurs à Paris, c’est faire de la politique, pas défendre la chasse.

Non ! Il n’y a pas un gouvernement à Paris, un autre à Privas. Le préfet de l’Ardèche représente officiellement le gouvernement dont il fait appliquer les décisions. Il est même payé pour ça. Alors, arrêtons les arguments de complaisance qui frôlent le ridicule. Personne n’a jamais obligé un préfet à signer un texte contre sa conscience. En privant des milliers de chasseurs ardéchois de pigeon en mars par son arrêté du 21 février 2017, le préfet de l’Ardèche savait ce qu’il faisait. Il a fait le job, un point c’est tout.

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Des remerciements malvenus qui ont enfoncé encore un peu plus les chasseurs de pigeon
Photo montage Inter/Léo Lespets

C’est pourquoi, il était particulièrement malvenu pour ne pas dire inconvenant d’enfoncer encore un peu plus les malheureux chasseurs de pigeon en saluant par communiqué officiel du président fédéral (21 février 2017) le « courage » du représentant officiel en Ardèche de Ségolène Royal, en se croyant obligé de « remercier tout particulièrement M. le préfet », en lui témoignant publiquement « soutien » et « amitié » le jour même où le représentant de la ministre venait d’interdire aux chasseurs ardéchois ce qu’il leur avait fait cruellement miroiter huit jours avant.

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Communiquer ainsi à titre personnel aurait déjà été une singulière maladresse car s’aplatir en permanence devant le pouvoir politique qui fait du mal à la chasse n’est plus acceptable.

Le faire par un communiqué officiel du président fédéral au nom des 12 500 chasseurs ardéchois qu’il représente institutionnellement mais à qui Jacques Aurange n’a pas demandé leur avis est une faute.

Avant son congrès fédéral, le Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche se grandirait à le reconnaitre enfin.

 

DEBORDE PAR SA BASE EN COLERE QUI SE SENT TRAHIE, LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CHASSEURS DE LA SOMME S’ATTEND  POUR SON PROCHAIN CONGRES – OU AVANT – A DES « DEFERLEMENTS DE VIOLENCE »

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Yves Butel, Président de la FDC 80 en grande difficulté

Photo Inter/Capture d’écran/Site internet Chasse Drôme-Ardèche

Entre une partie des chasseurs de gibier d’eau de la Somme et leur fédération, le torchon brûle.

La gestion politique désinvolte par Ségolène Royal de la fermeture des oies, l’interdiction de transport des appelants mal comprise et mal appliquée mais surtout l’accumulation pendant des années de mesures politiques ressenties par les chasseurs comme des provocations gratuites font aujourd’hui déborder le vase chez ceux qui ne supportent plus le temps du mépris.

La FDC du Président Yves Butel est accusée par une partie des chasseurs du département (fédération côtière à majorité de chasseurs de gibier d’eau) d’être le relais, sinon le bureau d’enregistrement de la politique antichasse du gouvernement. Pour Yves Butel, être attaqué frontalement par les chasseurs de  gibier d’eau de sa fédération est un comble ! Lui qui fait partie depuis toujours des « sauvaginiers » passionnés, a siégé au Conseil d’Administration de l’ANCGE où il était toujours très écouté, a été si souvent à la tête des chasseurs manifestants, le vit comme une épreuve. Sans doute le dirigeant fédéral paie-t-il aujourd’hui au prix fort des amitiés politiques qui, selon certains, l’auraient peu à peu éloigné des dures réalités du terrain et le feraient même passer pour « traitre » aux yeux de plusieurs opposants.

Comme ses collègues présidents de fédération, Yves Butel est surtout, de part sa responsabilité fédérale, « assis le cul entre deux chaises » : comment défendre efficacement les intérêts légitimes de ses chasseurs quand le pouvoir de tutelle à les moyens de vous interdire de le faire et ne s’en prive pas ?

Mais ce que n’acceptent plus les chasseurs de la Somme, c’est ce chantage politique permanent du pouvoir qui tient ce discours aux fédérations : « Une fédération rend des missions de service public au nom de l’Etat pour le compte de l’Etat sous contrôle de l’Etat. Un Président de fédération est là pour faire appliquer les décisions de l’Etat. Il agit sous contrôle du préfet. Il peut être révoqué à tout moment par la ministre ». C’est l’épée de Damoclès de la loi Voynet.

Que la fédération de la Somme, qui fut l’une des plus combatives de France, qui reste l’un des sièges emblématiques des gros bataillons de chasseurs de gibier d’eau en France se montre aujourd’hui « impuissante », « démunie », « sans solution » au point d’être obligée de cautionner dans les faits les mesures antichasse de la calamiteuse ministre de l’Environnement, c’en est trop. Des chasseurs viennent de le faire savoir vertement à Yves Butel : « A quoi sert ta fédération, à quoi sert notre Président fédéral ? Vous êtes là pour défendre les intérêts des chasseurs ou pour défendre la tranquillité du préfet ? ». C’est toute l’ambiguïté de la fonction. C’est la raison principale du malaise que l’on sent monter un peu partout dans les fédérations, le Président Willy Schraen (FNC) ne pouvant l’ignorer. Dans la Somme, des incidents sérieux ont déjà éclaté.

Dans ce climat d’avant congrès jugé « incandescent » par les observateurs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme ne peut que dénoncer « la colère aveugle » de ses propres chasseurs, « les attaques violentes à l’encontre de ses dirigeants bénévoles » (les Administrateurs fédéraux – NDLR).

Dramatisant de façon excessive la situation pour mieux la contrôler ou réellement alerté par des menaces précises, le Président de la FDC 80 confie, l’air angoissé, que sa fédération, en pleine préparation de son congrès annuel du 15 avril prochain, « s’attend à des déferlements de violence » (Picardie Chasse et Pêche – Mars 2017).

Face à la tempête printanière qui s’annonce en Baie de Somme, menaçant de tout emporter sur son passage, Yves Butel, Président fédéral dépité comme jamais, botte en touche :

« L’Etat récolte les fruits de toutes ces années de laxisme : qu’il en gère à présent les conséquences ».

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Qui peut y participer ?

Les adhérents obligatoires cotisants des fédérations, c’est-à-dire chaque chasseur ayant validé son permis dans le département, chaque détenteur du droit de chasse (ACCA, chasse privée)

A quoi sert le congrès fédéral ?

En principe, à donner la parole aux chasseurs sur les questions de chasse

Qui choisit les invités, les orateurs, la répartition des temps de parole, les questions à faire figurer à l’ordre du jour ?

Le Conseil d’Administration de la fédération

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L’INTERDEPARTEMENTALE

POUR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS, LES TABLES RONDES DE LA CHASSE MARQUENT UN TOURNANT. LA SURPRISE DU CHEF : SANGLIER, ACCA, JEUNES, NOUVELLES PRIORITES DE L’INTER !

POUR LA PREMIERE FOIS EN 36 ANS, UNE ASSEMBLEE « SANGLIER » S’EST TENUE A BEAUCHASTEL. PRIORITE DE L’INTER A LA BÊTE NOIRE, AUX ACCA ADHERENTES, AUX JEUNES. NOUVELLE EQUIPE DIRIGEANTE RENFORCEE (27 RESPONSABLES AU LIEU DE 21), RENOUVELEE (11 ENTREES AU CONSEIL INTERDEPARTEMENTAL), GEOGRAPHIQUEMENT ELARGIE (NORD-SUD), FORTEMENT RAJEUNIE (LE TIERS DE L’EQUIPE)

 

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Sanglier.

 

En prenant l’initiative des premières « Tables Rondes de la Chasse » dont les plus garnies en participants ont concerné le sanglier et les ACCA, l’Interdépartementale aura donné un petit coup de vieux aux réunions institutionnelles de la chasse, les congrès fédéraux, réputés figés dans le protocole et la routine.

Pour avoir souvent assisté à ces congrès, un fin observateur de la vie cynégétique nous le raconte à sa façon avec un humour piquant :

« Vraiment, combien de chasseurs et de présidents d’ACCA feraient encore l’effort d’assister au congrès fédéral si l’adhésion payante de leur ACCA à la fédération comme la présence de celle-ci au congrès n’était pas  obligatoires ? Rituel annuel imposé pour les ACCA : chacun sait à l’avance ce qui va se dire, qui va le dire, quand il va le dire, comment il va le dire. C’est le déroulement immuable du congrès fédéral. Rien n’a changé depuis le siècle d’avant. Au bout de quatre heures de discours officiels interminables infligés du haut de la tribune aux malheureux représentants d’ACCA assommés, puis de quelques brèves interventions dans la salle, arrive enfin, ponctuée de bâillements mal contenus, la sainte parole officielle de l’Etat laïque portée par le préfet ou son représentant. Prière au bon peuple de faire la révérence : « Fini le théâtre, place au sérieux ! » comme dit le président Aurange. Le discours formaté ENA, soigneusement préparé par le DDT, impitoyablement retoqué par le « dircab » est lu avec plus ou moins de conviction par un préfet aux champs mais en mission ministérielle : le porte-voix de Madame Royal. Le représentant du gouvernement fait alors assaut d’amabilités à l’égard de son obligé, le président de la fédération. Grand classique du discours préfectoral ces dernières années devant les chasseurs : prendre soin de ne jamais répondre aux questions des intervenants de la salle. Elles constituent pourtant le seul moment d’authenticité et de spontanéité dans la parole publique parce qu’elles reposent sur l’expérience de terrain, des exemples concrets, du vécu, raisons pour lesquelles les responsables fédéraux s’en méfient plus que tout, toute vérité n’étant pas forcément bonne à dire en présence de Monsieur le préfet. Ultime précaution, le micro dans la salle n’est ouvert pour les gens d’en bas que sur le coup de midi, heure choisie pour donner la parole aux détenteurs du droit de chasse, les ACCA, adhérents obligatoires de la fédération, quand les congressistes n’ont plus qu’une idée en tête s’ils n’ont pas déjà filé à la buvette : se dégourdir les jambes avant de passer à table. En langage sportif, c’est ce qu’on appelle « jouer la montre ». Point final du congrès : le compte rendu orienté plus ou moins rédigé à l’avance qui fait l’impasse sur les interventions et réactions de la salle ou les déforme dans le sens souhaité par les responsables, compte-rendu qui ignore systématiquement les questions qui fâchent. Normalement, un congrès est censé permettre aux adhérents d’exprimer leur opinion, puis la refléter fidèlement. Mais quand l’adhésion des adhérents (ACCA) est obligatoire (contrat d’affiliation à la fédération), leur présence au congrès elle aussi obligatoire (subventions fédérales aux ACCA), les dirigeants fédéraux se sentent beaucoup moins tenus de prendre en compte l’avis des adhérents. Alors, bonjour le semblant de démocratie participative tel qu’il est encore pratiqué archaïquement dans certaines instances fédérales de la chasse, pas toutes heureusement ! ».

En offrant la parole à l’assistance dès le début d’une réunion où seuls les plus motivés des représentants d’ACCA choisissent d’être présents volontairement , en laissant la parole pendant la moitié de son assemblée générale à ses adhérents volontaires que sont les ACCA Membres Associés, en donnant libre cours à l’expression de chacun, en restituant la parole par groupes thématiques (il y en avait cinq) par l’intermédiaire de rapporteurs librement choisis par les groupes eux-mêmes, l’Inter  Chasse 26-07 a su innover.

C’était risqué mais c’est réussi.

Si les « Tables Rondes de la Chasse » ont ringardisé quelque peu les congrès fédéraux, ce « passage obligé de nos ACCA à qui on ne laisse pas le choix » comme le souligne un vice-président de l’Interdépartementale, elles ont surtout été le révélateur du tournant pris par l’Interdépartementale ce 24 février 2017.

Pour l’observateur assez neutre (non chasseur mais allergique à l’écologie punitive) qui signe ces lignes en bénéficiant de la confiance et des informations que lui donnent les dirigeants, l’Interdépartementale vient de changer de cap même si personne ne l’a dit. Pour la première fois en 36 ans, c’était frappant, le gibier d’eau, le migrateur n’auront pas tenu la vedette à Beauchastel. Pour la première fois, les modes de chasse fondateurs de l’association, son ADN en quelque sorte, ne sont plus le centre de gravité de l’Interdépartementale 2017.

Le sanglier est passé par là.

 

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Le sanglier, les présidents d’ACCA, les jeunes entrent en force dans l’équipe dirigeante élue du président sortant

 

Des jeunes, des présidents d’ACCA, ils sont 11 au total, tous chasseurs de sanglier particulièrement motivés, 11 à avoir franchi le pas pour rejoindre à leur tour l’équipe dirigeante de l’Interdépartementale, parce que, disent-ils, l’Inter, c’est avant tout maintenant :

« La seule association d’envergure qu’il nous reste pour défendre la chasse ; la défendre en ayant les mains libres pour le faire contre ceux qui s’acharnent à sa disparition quand d’autres qui prétendent parler au nom de tous les chasseurs ne peuvent plus faire grand-chose pour nous, ils viennent de le montrer ».

Pourquoi maintenant ? L’un des nouveaux responsables répond :

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« On voit bien que les chasseurs de migrateurs, écoeurés, jettent l’éponge les uns après les autres. Ils se sont bien battus mais ils ont été lâchés, trahis. Pour s’en prendre au sanglier, le terrain est libre, c’est la chasse au sanglier qui vient de passer dans le viseur des politiques.

« Maintenant, c’est notre chasse, la chasse au sanglier qui est menacée et non plus celle des autres.

 

C’est sûr que c’est notre tour qui arrive même si beaucoup de chasseurs de sanglier ne s’en rendent pas compte encore. Ça risque même d’arriver plus vite qu’on le croit ».

Notre interlocuteur fait référence aux propos tenus à la table ronde la plus garnie de la soirée, celle du sanglier : empoisonnements chimiques « sans coupable », manipulations génétiques « sans preuve », stérilisation de masse expérimentale « sans communication » ni sur les méthodes, ni sur les produits utilisés, fédérations « sans pouvoir » car sous tutelle des ministres et préfets, communiqués officiels « sans vérité », tableaux sanglier en baisse « sans explication » dans plusieurs secteurs. Depuis, la Confédération paysanne vient de « jeter un gros pavé dans la marre » : en revendiquant pour l’Ardèche non seulement le « piégeage » du sanglier mais aussi sa « stérilisation ».

« Et qu’est-ce qu’ils vont encore nous sortir demain ? » ajoute le nouveau responsable. « Nous, les jeunes présidents d’ACCA, on va se rencontrer, on va se bouger avant que ce soit trop tard. On ne va pas se laisser piéger par des fédérations aux ordres des préfets. On ne veut pas finir comme la génération de nos aînés chasseurs de canards, grives, pigeons qui ont presque tout perdu ». « C’est sûr qu’avec l’Interdépartementale on va se bouger … »

« Parce que notre chasse au sanglier, on l’aime trop ».

 

Le petit observateur drômardéchois
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24 février 2017 : l’Inter ouvre « Les Tables Rondes de la Chasse »
Avec ses ACCA Membres Associés
Photo Inter/JMS

 

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Débat animé autour des révélations de l’Inter sur la « maladie » du sanglier
Photo Inter/JMS

 

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Le 2 mars 2017 s’est tenue en Ardèche une réunion qui fera date. Ordre du jour : les dégâts de sangliers. Participants : la direction départementale des territoires, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, la chambre d’agriculture, les syndicats agricoles, la FRAPNA. La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ardèche était également présente. L’Interdépartementale n’était pas invitée.

Dans le contexte déjà tendu où les chasseurs de sanglier sont en colère quand ils découvrent qu’on ne leur dit pas tout … Pire ! Qu’on essaie peut être de leur cacher la vérité depuis quatre ans, c’est le moment qu’a choisi la Confédération paysanne pour jeter un gros pavé dans la marre.

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Photo Inter/capture d’écran

L’organisation agricole vient d’abord de réaffirmer publiquement sa demande d’expérimenter le « piégeage » du sanglier en Ardèche, un arrêté permettant cette pratique nouvelle ayant été annoncé par la ministre de l’Environnement fin décembre 2016 pour le département voisin du Gard. Mais surtout, la Confédération paysanne se positionne sans ambiguïté en faveur d’une « expérimentation de stérilisation du sanglier en Ardèche ».

« Stérilisation » ! Nous y voilà …

Sans partager, cela va sans dire, le point de vue de cette organisation, reconnaissons aux responsables de la Confédération le mérite de la clarté et de la franchise.

Dans cette triste affaire d’éradication programmée des surpopulations de sanglier (« pas plus de 3 sangliers aux 100 hectares ») qui commence à prendre des proportions incalculables, tout le monde gagnerait à calmer le jeu au plus vite en jouant cartes sur table pour rechercher ensemble des solutions qui soient acceptables par les uns et les autres. Des solutions durables.

Nous les chasseurs, commençons par reconnaître que nous n’avons pas toujours fait dans le passé tout ce que nous devions faire, que l’esprit « viandard » d’une minorité de profiteurs de la chasse a parfois pris le dessus dans telle ACCA ou telle chasse privée, mettant en péril l’équilibre fragile mais nécessaire entre les intérêts légitimes des chasseurs et les intérêts légitimes des agriculteurs. Reconnaissons que les fédérations n’ont pas toujours tapé du poing sur la table quand il le fallait pour remettre de l’ordre là où il le fallait quand il le fallait. Reconnaissons qu’il n’est pas normal que dans une équipe d’ACCA comprenant 20, 30, 40 sociétaires chasseurs de sanglier, les volontaires se retrouvent à 2 ou 3, la saison de chasse terminée, pour clôturer 2 hectares de maïs, c’est un manque de respect à l’égard du propriétaire, un manque de solidarité à l’égard de son ACCA.

Reconnaissons nos erreurs, ne les nions pas. Cela nous donnera plus de force pour rechercher des solutions raisonnables et durables, plus de force pour refuser l’inacceptable que l’on se prépare dans l’ombre à nous imposer : la disparition pure et simple du sanglier comme à une autre époque celle du lapin de garenne.

La voie est étroite mais continuer à vouloir construire l’avenir de la chasse au sanglier sur le mensonge n’est pas la solution.

 

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Photo Inter/Capture d’écran

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Autre similitude : malgré les relations satisfaisantes qu’entretient l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche avec les principaux élus de tous bords (région Auvergne Rhône-Alpes, départements de l’Ardèche et de la Drôme, municipalités), le choix avait été fait cette année de n’inviter à Beauchastel que des représentants d’ACCA.

La règle étant la même pour tout le monde, lorsque le vice-président du Conseil départemental de l’Ardèche, Christian Féroussier, s’est présenté en cours de réunion accompagné du maire de La Voulte, Bernard Brottes (invité en tant que chasseur), leur arrivée ni applaudie, ni saluée par le président de séance fut accueillie par un silence poli mais glacial de l’assemblée, les micros leur restant fermés.

Toujours courtois vis-à-vis de ceux qui se comportent bien à l’égard de l’Interdépartementale et fidèle en amitié, le président Pialet a néanmoins salué chaleureusement les deux élus en fin de réunion mais le geste est resté personnel, non protocolaire. Pareillement, les Jeunes agriculteurs de la Drôme ont carrément interdit de tribune et de parole élus nationaux et services de l’Etat :

« Parce que chaque année nous entendons les mêmes promesses et que rien ne bouge ».

Ça rappelle quelque chose aux chasseurs habitués des congrès fédéraux, n’est ce pas ?

Le « dialogue constructif » préfectures-fédérations dans l’impasse

 

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Privas, 10 septembre 2016 : « Les portes du dialogue constructif » restent fermées
Photo Inter-Exclusivité tous droits réservés/Léo lespets

Avec le scandale d’une « maladie » du sanglier devenue incontrôlable et d’une stérilisation « expérimentale » qui pointe le nez, certains se prépareraient-ils pour tenter d’éteindre le feu qui couve à nous refaire le coup du « dialogue constructif » avec l’Etat ? Personne n’a oublié parmi les chasseurs que cette stratégie politique de l’endormissement imaginée en préfecture ou au ministère pour calmer les impatiences a été mise en musique par la fédération de Jacques Aurange dans le but de dissuader les chasseurs de manifester devant la préfecture le 10 septembre dernier. Ce qui revenait, chacun l’a compris depuis, à priver la chasse du rapport de forces qui lui aurait été favorable.

Le président fédéral est un homme intelligent. Son mandat n’est pas en jeu mais il sait qu’il va devoir s’expliquer très vite, sans attendre le congrès fédéral, sur une stratégie qui vient de sombrer dans l’échec. Personne en effet ne peut considérer que le maintien (et de quelle façon !) des interdictions arbitraires de chasser la grive et le pigeon qui ne s’appliquent en France qu’aux chasseurs de notre région soit à ranger au rayon des bonnes nouvelles de l’année 2017. Ni au rayon des réussites de nos fédérations.

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Dans son appel aux chasseurs à renoncer à leur droit de manifester (communiqué officiel du 7 septembre 2016), la fédération de l’Ardèche avait pu compter sur le soutien de son homologue de la Drôme. En revendiquant ensemble leur stratégie de l’isolement fédéral (« nous seuls et personne d’autre ! »), en privilégiant le « dialogue constructif » avec un gouvernement qui méprise ouvertement les chasseurs, qui s’en prend tout  spécialement aux Ardéchois et Drômois, nos fédérations ont tout misé sur l’option politique. Pourtant, que pouvaient bien attendre Jacques Aurange et Alain Hurtevent d’une ministre de la chasse qui s’appelle Ségolène Royal, d’une secrétaire d’Etat à la police de la chasse nommée Barbara Pompili ?

Préférant aller seuls à la bataille pour n’être redevables à personne, ils ont pris le risque de ne pas mettre toutes les chances du côté des chasseurs.

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Ne pas déplaire au pouvoir de tutelle qui les encadre semble être l’idée directrice de nos fédérations.

Représenter les intérêts des chasseurs leur fait pourtant obligation de défendre la chasse, toute la chasse. Le rôle d’une fédération n’est pas d’entraver les efforts de ceux qui veulent améliorer la chasse dans l’intérêt général mais au contraire de soutenir et coordonner ces efforts. Que vaut le « dialogue constructif » mis en avant par nos fédérations si dans la réalité il affaiblit les chasseurs, si, mode de chasse après mode de chasse, il déconstruit la chasse ?

“Pour dîner avec le diable, il faut une longue cuillère”, dit le dicton populaire.

Dans le rapport de forces avec une ministre entêtée et antichasse, nos fédérations ont fait le choix de se priver du dynamisme et des compétences d’une association légalement reconnue qui garde les mains libres pour défendre la chasse : l’Interdépartementale. Chacun peut constater aujourd’hui que c’était une erreur, les résultats connus concernant la grive et le pigeon en sont la preuve.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la stratégie de nos fédérations si elle reste inchangée risque de conduire à leur tour tout droit dans l’impasse les chasseurs de sanglier (éradication annoncée et programmée des « surpopulations » de sangliers dans « certains » départements !) :

Impasse où se trouvent maintenant plongés, peut-être pour longtemps, sinon pour toujours, chasseurs de grive et chasseurs de pigeon

 

IL N’Y A PAS QUE NOS CHASSEURS QUI PARLENT D’ELLE EN CE MOMENT …

 

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Photo Inter/Capture d’écran

Ils payent, « Je » profite !

« Madame Royale » d’Ancien Régime (1788 ou déjà 1789 ?) s’amuse comme une folle au carnaval de Dunkerque : entre voyages planétaires, vie de palace et tendance obsessionnelle à faire chier les chasseurs Ardéchois, le carnaval ça repose. Après, il sera toujours temps de reprendre l’avion de la République qui ne coûte rien aux contribuables et dont le kérosène ne pollue pas. Avant d’être débarquée dans deux mois par les électeurs, profitons un max !

Copieusement huée et même parfois carrément insultée par une partie de la foule qui se demandait ce que cette ministre faisait là, Ségolène Première de Poitou-Charentes a failli manger son chapeau puis avaler le hareng qu’elle venait de lancer du balcon quand un facétieux visant juste le lui a renvoyé. On ne sait pas si le préfet de l’Ardèche qui mange aussi son chapeau en ce moment pour d’autres raisons était invité aux festivités par sa ministre. Pour un lâcher de pigeons, peut-être qu’il serait venu ?

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Celle qui n’est plus la bienvenue en Ardèche depuis la décision prise en février 2016 par l’assemblée générale de la chasse Drôme-Ardèche, décision sagement appliquée dans la ville préfecture par le Premier Ministre Manuel Valls lors du comité interministériel du 20 mai 2016 n’a pas que des amis ailleurs, non plus. Morceaux choisis sur le net (nous n’en avons retenu que trois : les plus aimables, les seuls publiables pour un site qui se respecte, parmi les centaines de messages postés sur la toile, pratiquement tous injurieux à l’égard de la ministre de l’Environnement) :

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Partout où elle passe, Ségolène Royal mesure l’étendue de son immense popularité : au Salon de l’Agriculture, un « comité d’accueil » l’attendait aussi … Sans les harengs mais pas pour lui offrir des fleurs !

Réaction courroucée de la ministre de la grive communale moins souriante que sur les plateaux TV :

“Faut les bloquer hein, faut les empêcher, hein ! Ça suffit ! Ils ne vont pas nous emmerder “.

Tel fut le gros caprice parisien de celle qui découvre chaque jour avec effarement que la France d’en bas, celle des campagnes, de la ruralité méprisée n’obéit plus, toutes tendances politiques confondues, à cette France d’en haut, celle de l’arrogance, des privilèges qui, non contente de se gaver, aura pris un malin plaisir à – comment dit-elle la ministre ? … – « Emmerder » le monde.

Courage les amis, plus que quelques semaines à la supporter !

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

L’INTERDEPARTEMENTALE

DERNIERES REVELATIONS ! LA TABLE RONDE « SANGLIER » DU 24 FEVRIER S’ANNONCE BIEN GARNIE

M E N S O N G E S

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ARDECHE, PYRENEES, CATALOGNE : STERILISATION DE MASSE DU SANGLIER EN COURS D’« EXPERIMENTATION », BACTERIE TUEUSE DE SANGLIERS ARRIVANT EN RENFORT DANS LE SUD A POINT NOMME: LA GRANDE OFFENSIVE D’ « ELIMINATION », D’ « ERADICATION » DE LA BÊTE NOIRE A-T-ELLE COMMENCE ? PAR MANIPULATIONS GENETIQUES, C’EST SCIENTIFIQUEMENT POSSIBLE. UN RAPPORT CLASSE « SECRET DEFENSE » LE CONFIRME AUJOURD’HUI.

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

 

LA GRANDE OFFENSIVE CONTRE SUS SCROFA A-T-ELLE DEJA COMMENCE ? LES CHASSEURS DE SANGLIER VONT-ILS RESTER SPECTATEURS D’UN DESASTRE ANNONCE ?

 

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Photo Inter/Site internet Chasse Drôme-Ardèche/Florian Lalièvre

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Depuis l’arrivée de la bactérie tueuse dans les Pyrénées Orientales et jusqu’en Espagne, la thèse officielle d’une nouvelle maladie « naturelle » mise en place sans intervention humaine ne tient plus.

 

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508Ce qui nous était présenté jusque-là comme un phénomène mystérieux mais naturel localisé à un seul territoire, l’Ardèche, est aujourd’hui complétement dépassé. Un deuxième département français, les Pyrénées Orientales vient de voir mourir au moins 75 sangliers avec « une très forte probabilité » (Sagir) qu’il s’agisse de la maladie ardéchoise de l’oedème. Dans le même massif, celui des Albères, avec le versant espagnol (Sierra de la Albera) contaminé au même moment (au minimum 30 sangliers décimés), c’est un deuxième pays européen après la France qui vient d’être impacté.

La bactérie tueuse de sangliers Escherichia coli 0139K82 vient de s’internationaliser. Or, ce n’est un secret pour personne, la France et l’Espagne, comme les Etats-Unis et le Canada ont un objectif commun en passe de devenir une priorité : l’élimination, l’éradication des surpopulations de sangliers responsables de dégâts insuffisamment maîtrisés.

De plus, quand on demande à un responsable scientifique mandaté par l’administration française s’il y a des contacts sur ce mystérieux mal des Albères entre services vétérinaires français et services vétérinaires espagnols, la réponse est : « Officiellement, non ». Ce qui suggère fortement qu’officieusement c’est le contraire. Ce qui indique aussi que la réponse des scientifiques travaillant sur cette question pour l’Etat n’est pas libre. Parce que la communication officielle est verrouillée à un niveau beaucoup plus élevé : le niveau politique.

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Seulement des coïncidences ? Le hasard ou la nécessité ?

Plusieurs mensonges ne font pas une vérité

 

510Ce qui est également instructif, c’est de comparer ce que les autorités compétentes disent quand elles sont en Ardèche et ce qu’elles disent dans les Pyrénées Orientales. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Depuis novembre 2013, (dès que l’interdiction de consommation de viande de sanglier a été levée dans les 29 communes concernées par l’arrêté préfectoral), il a toujours été expliqué aux chasseurs ardéchois qu’il n’y avait absolument aucun risque à consommer de la viande de sanglier y compris là où est constatée une mortalité par maladie de l’oedème. Ce n’est pas exactement le même discours qui est tenu aux chasseurs pyrénéens :

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Que signifie donc cette mise en garde faite par l’autorité sanitaire des Pyrénées Orientales ?

 

510« En manger ? Je vous le déconseille ! ».

La mise en garde de la scientifique représentant la Direction départementale de la protection des populations (Pyrénées Orientales) a le mérite de la clarté. Surtout qu’elle l’a répétée. Que faut-il en déduire ? S’il ne  viendrait évidemment à l’idée de personne de manger ou faire manger un sanglier trouvé mort après l’avoir vu agoniser et convulser pendant plusieurs minutes (un des signes cliniques probants de la maladie de l’oedème), il en va différemment dans les autres situations : sanglier trouvé mort en bord de route (accidenté ou pas ?), sanglier prélevé à la chasse (malade ou pas ?). Seule une durée d’incubation extrêmement courte pourrait  donner l’assurance que l’animal prélevé à la chasse n’était pas déjà malade. Encore faudrait-il connaître cette durée. La réponse faite aux chasseurs des Pyrénées est catégorique : « Il n’y a pas d’élément sur l’incubation »  (ONCFS-Sagir). Nous, en Ardèche, depuis 2013, on croyait ce qu’on nous disait pour l’avoir lu dans les communiqués officiels préfecture-fédération, tel celui du 15 mars 2016 :

« Aucun risque pour le consommateur … Pas de danger pour l’alimentation humaine … Aucun impact sur la santé publique … »

« Aucune restriction de consommation ».

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Privas, Ardèche,15 mars 2016

Alors, qui ment aux chasseurs ?

« En 2013, en Ardèche, la maladie de l’œdème a touché 2 communes ».
Évidemment, c’est complètement faux mais c’est la représentante des services de l’État qui l’affirme

 

510Le 22 novembre 2016, la personne qui s’exprime devant les chasseurs des Pyrénées Orientales n’est pas n’importe qui. Elle connait parfaitement bien le sujet dont elle parle pour être venue en personne informer les chasseurs ardéchois au début de la crise du sanglier, le 3 septembre 2013, puis avoir suivi au plus haut niveau tous les développements de la maladie de l’oedème chez le sanglier d’Ardèche. Sa parole publique engage l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), établissement public sous double tutelle du ministère de l’Environnement et du ministère de l’Agriculture. L’autorité scientifique de cette  personne est connue et unanimement reconnue. Que dit-elle ?

« Pour vous rassurer un peu, prenons une expérience précédente : l’Ardèche ».

Ce jour-là, étant en mission, elle porte officiellement la parole de l’Etat.

Qui veut-elle non pas seulement informer, ce qui serait son rôle, mais avant tout « rassurer », selon ses propres termes ? Un auditoire fourni de Présidents d’ACCA et d’AICA venus aux nouvelles, de responsables fédéraux, Président de fédération en tête. La représentante des services de l’Etat vient d’affirmer en préambule que, dans l’information donnée, il faut être « le plus transparent possible ». Elle conclue ainsi son exposé : « Nous avons été le plus objectif possible ». Parlons-en !

La représentante des pouvoirs publics, dans le déroulé de sa démonstration, revient longuement, « pour rassurer un peu », sur « l’expérience précédente de l’Ardèche, premier cas au niveau mondial de maladie de  l’oedème chez le sanglier ». En Ardèche en 2013, « ce qu’on a pu voir, dit-elle, c’est que la maladie de l’oedème a touché 2 communes ». « 2 », ce n’est pas un lapsus : « 2 communes », elle le répète très distinctement trois fois, glissant de façon quasi inaudible à un moment donné « pour l’essentiel ». « 2 communes », 1 mensonge, répété 3 fois.

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Pourquoi mentir si les chasseurs n’ont pas lieu de s’inquiéter ?

« Les premiers sangliers que l’on a trouvés (morts de l’oedème) se trouvaient sur la réserve du laboratoire, là où il y a une surpopulation de sangliers »

 

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510Lors d’une réunion qui fera date, cette révélation fracassante faite par un intervenant dans la salle a été complètement passée sous silence par les médias présents. Elle est pourtant parfaitement  assumée le 22 novembre 2016 devant plus de 100 témoins, sous contrôle de 3000 internautes connectés. Le nom de la commune est précisé par l’intervenant : il s’agit d’Argeles. Argeles-sur-Mer se situe dans les Pyrénées  Orientales à proximité de la réserve naturelle nationale de la forêt de la Massane dans le massif des Albères. Sur ce site naturel remarquable a été créée une réserve biologique intégrale sur plus de 9 ha, au coeur du massif  forestier. Le Laboratoire Arago y a participé. De renommée internationale, le Laboratoire Arago est un pôle scientifique prestigieux qui s’appelle à l’international l’Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer. Pour les  catalans, il reste le « Laboratoire Arago ». Les équipes scientifiques du laboratoire des Pyrénées Orientales collaborent avec de multiples partenaires au niveau national, notamment dans le cadre de programmes financés par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

A l’énoncé de cette affirmation qui accuse gravement, les représentants des services de l’Etat se regardent interloqués.

Dans un silence de plomb, la représentante scientifique de l’ONCFS (Réseau Sagir) se lève. Elle prend le micro, visiblement déstabilisée. Non seulement elle ne dément pas mais surtout, elle ne répond pas. L’accusation est pourtant implicite. Et gravissime ! La responsable scientifique nationale du réseau Sagir esquive en parlant d’autre chose. Ce qu’elle répond est hors sujet par rapport à l’affirmation pourtant lourde de sous-entendu (et de sens) qui vient de l’interpeller. Ce qu’elle dit ne fait qu’amplifier le malaise :

« Je pense qu’on ne saura jamais d’où vient cette maladie », dit-elle seulement en guise de réponse.

« Je pense qu’on ne saura jamais » ! Elle le répète avec insistance une seconde fois. Effarante réponse officielle. Le propre de la démarche scientifique n’est-il pas justement de toujours chercher sans aucun apriori ? Dire qu’on ne trouvera pas, n’est-ce pas s’interdire – au moins intellectuellement – de chercher ?

Ou pire ! Vouloir en dissuader les autres ?

La responsable scientifique du réseau Sagir de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage saurait-elle des choses que les autres ne sauraient pas … et ne doivent surtout pas savoir ?

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« On ne saura jamais ».

Venant d’une biologiste expérimentée chargée de superviser au plus haut niveau – qui plus est pour le compte de l’Etat ! – la recherche sur la maladie de l’oedème chez le sanglier en s’appuyant pour cela, depuis 2013, sur un réseau de 75 laboratoires départementaux, voilà une bien curieuse réponse, non ? …

 

Parmi ceux qui ont entendu la réponse faite par la représentante des services de l’Etat, plusieurs y ont vu ce jour-là un inquiétant aveu qui lui aurait échappé.

 

510« On ne trouve que ce que l’on cherche ! ».

Telle est la devise d’un des trois laboratoires d’analyses toxicologiques agréés en France comme experts près la Cour de Cassation (il se situe en Ardèche), laboratoire indépendant spécialisé dans les expertises criminelles.

Or, parmi ceux qui cherchent avec la volonté manifeste de trouver, nombreux sont ceux qui estiment que dans l’affaire de la maladie de l’oedème du porc qui tue les sangliers tout en laissant les porcs indemnes, la  manipulation génétique est non seulement tout à fait plausible mais de plus en plus vraisemblable.

Dans son Bloc-notes du sanglier, Jean-Claude Houssard, consacrant un article à la mystérieuse maladie apparue en Ardèche, signalait dès le début la force de cette hypothèse (« Chut ! On assassine ! » – PLC Novembre 2013) :

- « De nombreux scientifiques, écrivait-il, pensent qu’un neurotoxique de synthèse, à ce jour non décelé, encore moins identifié, est sciemment utilisé ! »

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510 « Neurotoxique de synthèse » ?

Qu’attendent les autorités politiques et celles de la chasse pour orienter prioritairement les recherches dans cette direction ? Ce que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a présenté dès le début comme une piste à ne pas négliger, sinon la piste à privilégier trouve aujourd’hui des prolongements scientifiques inattendus mais décisifs dans la publication le 7 février 2017 d’un rapport classé “Secret Défense” du Conseil National Consultatif pour la Biosécurité (CNCB) sur les risques des manipulations génétiques. Que ce rapport ait pour objet principal le risque terroriste découlant des manipulations génétiques n’enlève rien, bien évidemment, à la démonstration scientifique qu’il contient. Celle-ci apporte, dans sa partie dévoilée au public, un très solide soubassement aux interrogations, suspicions et présomptions que nous mettons sur la table des responsables gouvernementaux et fédéraux depuis 2013 mais jusqu’à présent en pure perte.

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Que dit ce rapport scientifique que nous nous sommes procurés (partie rendue publique) ? CRISPR-Cas 9 est la technique scientifique mise au point par la française Emmanuelle Charpentier et l’américaine Jennifer  Doudna qui permet – pour faire simple – de « recomposer » à coups de « ciseaux génétiques » le génome d’une plante mais aussi celui d’un virus … ou d’une bactérie.

C’est de la biologie de synthèse qui permet, entre  autres, de faire passer une bactérie reconstruite en laboratoire pour une bactérie d’origine naturelle.

Qu’en pensent les scientifiques spécialistes de la question ? Pour Antoine Danchin, membre de l’Académie des Sciences, membre du CNCB ” le naturel est en général bien plus dangereux que l’artificiel. Actuellement, le problème est donc plutôt la reconstruction directe d’organismes existants”. L’accès désormais relativement facile et rapide aux séquençages de génomes “pose la question de la possibilité de recréer de novo des micro- organismes déjà existants dans la nature”. Or, CRISPR-Cas 9 permet le « forçage génétique » qui consiste à introduire dans une espèce animale une modification permanente. « Cette capacité pose de nombreuses  questions éthiques », reconnaît le rapport du 7 février 2017, personne n’ayant encore évalué les conséquences potentielles des manipulations génétiques.

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Des laboratoires ont-ils pu déjà servir à reconstituer des microorganismes pathogènes, y compris de façon détournée ?

Le CNCB s’en inquiète puisqu’il va jusqu’à mettre l’accent dans son rapport sur « la sensibilisation des responsables de laboratoires et des chercheurs » sur ce risque de détournement et préconiser « la limitation de l’accès et le renforcement de la protection des laboratoires », notamment ceux « conservant les micro-organismes pathogènes ».

“Il est devenu très facile d’obtenir des morceaux de génome synthétisés chimiquement et commercialisés”, estime Antoine Danchin.

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L’INTERDEPARTEMENTALE

24 FEVRIER : NI TRIBUNE, NI DISCOURS OFFICIELS ! CHASSEURS, C’EST VOUS QUI AVEZ LA PAROLE.

TABLES-RONDES DE LA CHASSE : AVEC LES NOUVELLES REVELATIONS SUR SA PRETENDUE MALADIE « NATURELLE », LE SANGLIER S’INVITE LOURDEMENT.
MAIS AUSSI GRIVES, PIGEONS, APPELANTS, TERRITOIRES D’ACCA. SUPER TOMBOLA 2017 RESERVEE AUX SEULS PARTICIPANTS DU 24 FEVRIER : 10 GAGNANTS, 300 LOTS, VALEUR 3000 €. LA SOIREE QU’IL NE FAUT SURTOUT PAS MANQUER !

 

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MALADIE « NATURELLE » DU SANGLIER : A-T-ON TENTE DE DISSIMULER LA VERITE ? A QUOI L’ARGENT DES CHASSEURS A-T-IL SERVI ?

 

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Ce qui a été présenté officiellement depuis le début et jusqu’à aujourd’hui comme une maladie du porc transmise au sanglier sans intervention humaine, par conséquent de façon naturelle, est depuis le début contredit par les faits. Cela ne tient plus. Souvenez-vous ! En juillet 2012, des sangliers meurent empoisonnés à la bromadiolone. 6 mois avant, dans un rapport destiné à rester secret mais révélé en Drôme-Ardèche par l’Interdépartementale, une mission interministérielle sur les dégâts de grand gibier préconise pour les situations critiques de ramener le nombre de sangliers à … 3 aux 100 hectares ! Un an après, en juillet 2013, la Cour des Comptes recommande « compte-tenu de l’échec relatif du plan de lutte contre le sanglier » de « mettre en oeuvre une véritable démarche d’élimination des surpopulations en retenant un échantillon de départements considérés comme représentatifs ». Dont l’Ardèche ? C’est alors qu’apparait pour la première fois sur cette planète une maladie nouvelle du sanglier. Et c’est en Ardèche que cela arrive – pas partout – mais nulle part ailleurs. Là où ça part déjà mal pour le discours officiel vendant aux chasseurs et à l’opinion publique la thèse de la maladie inconnue mais naturelle, c’est qu’à l’époque les élevages de porcs de la région ne sont pas inquiétés par la maladie de l’oedème. Les sangliers foudroyés par la maladie du porc mais pas les porcs eux-mêmes ?! …

6Ce qui jette encore plus le trouble, c’est cet arrêté préfectoral signé le 4 septembre 2013 qui, bizarrement, n’interdit la consommation de viande de sanglier que dans 29 communes du département de l’Ardèche (pourquoi pas 30, pourquoi pas toutes ?). Bizarre, puisqu’ au même moment, selon le discours officiel tenu et relayé, personne n’est censé connaître le mal dont vont mourir brutalement en quelques semaines au minimum 123 sangliers en Ardèche (chiffre officiel non vérifiable) : une grande réunion fédérale d’information, avec mobilisation de l’Office, de Sagir, de la presse a même été organisée la veille, 3 septembre, tout spécialement pour nous dire … qu’on ignore à ce jour de quoi il s’agit. Alors, dans le doute absolu, pourquoi seulement une règlementation « communale » à minima interdisant la consommation de viande de sanglier ? Bizarre, très bizarre ! Parce que, pas plus que les grives de Madame Royal, les sangliers ne connaissent dans leurs déplacements les limites des communes d’Ardèche. Franchement ! Au nom du principe de précaution inscrit dans la constitution, le représentant de l’Etat pouvait-il prendre le moindre risque face à un danger potentiel majeur pour la santé publique dans son département car, ne l’oublions pas, nous sommes confrontés, un an après des empoisonnements chimiques, à un mal mystérieux qui tue en quelques heures et dont, début septembre 2013, les autorités prétendent absolument tout ignorer ?

Depuis l’été 2012, chaque année des sangliers meurent en Ardèche autrement que par la chasse ou la vieillesse. La « maladie » de l’oedème s’est durablement installée. La bactérie tueuse a frappé en 2013, 2014, 2015, 2016 dans des proportions et selon des chiffres officiels publiés qu’aucune méthode scientifique n’est en mesure de valider, nous avons expliqué ici pourquoi. Le mode de transmission de la maladie n’a jamais été expliqué, pas plus que son origine. L’hypothèse d’une expérimentation extrême, d’une manipulation génétique en laboratoire effectuée sur commande avec empoisonnement volontaire du sanglier pour éliminer radicalement les surpopulations responsables de dégâts non maîtrisés, hypothèse que l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche a eu le courage d’émettre publiquement dès 2013, a été balayée à l’époque d’un haussement d’épaules indigné. La demande insistante à faire partie de la commission fédérale grand gibier formulée en congrès fédéral par le président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche en présence du préfet de l’Ardèche et du président de la fédération a été rejetée. Personne n’a jamais expliqué pourquoi ce refus à des chasseurs qui ont pourtant le droit de savoir. Aujourd’hui, cette position n’est plus tenable.

6Les chasseurs se demandent avec raison à quoi ont finalement bien pu servir tous ces cadavres d’animaux conservés dans les congélateurs, ces autopsies en laboratoires, ces prélèvements effectués pour analyses, ces oreilles coupées à la demande de la fédération, ces recherches, publications et communications officielles de Sagir, ces réunions et communiqués conjoints préfecture-fédération, tout ce travail de terrain des agents de l’ONCFS, cette mobilisation permanente des techniciens et personnels administratifs de la fédération ; au final, toutes ces recherches coûteuses menées depuis 5 ans avec l’argent des chasseurs.

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D’ailleurs, sur un aussi long trajet de la fameuse bactérie, c’est-à-dire la longueur de plusieurs départements français traversés de bout en bout, par quel miracle pas un sanglier (pas un seul !) n’aurait pu être contaminé durant ces quatre dernières années ? Tout se passe en réalité comme si la bactérie tueuse n’était jamais arrivée par ses propres moyens, ni en Ardèche, ni dans les Pyrénées Orientales, ni en Espagne. Mais si ce n’est pas la nature qui transmet aux sangliers depuis cinq ans la bactérie tueuse, c’est donc l’homme – cet apprenti sorcier d’hier et d’aujourd’hui – qui le fait.

6C’est pourquoi, demain, d’autres questions vont immanquablement se poser.

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Les Albères, la plaine du Roussillon donnant sur la Méditerrannée
depuis l’ermitage de Saint-Ferréol à Céret (Pyrénées-Orientales, France) :
Fin 2016 : une centaine de sangliers porteurs d’oedèmes sont trouvés morts
Photo Inter/capture d’écran/Jérôme Blum

Comme pour l’Ardèche, la Sierra de la Albera est sans doute loin d’avoir livré tous ses secrets.

 

6A suivre …

 

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Rapport de la Cour des comptes Observations définitives – Fédération
Nationale des Chasseurs – Exercices 2004/2005 à 2011/2012 – Juillet 2013
www.ccomptes.fr

 

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GRIVE « COMMUNALE » : LE DOSSIER EST DESORMAIS SUR LE BUREAU DU PRESIDENT DU DEPARTEMENT DE LA DRÔME, PATRICK LABAUNE

 

. Le 26 janvier 2017, Patrick Labaune, Président du Conseil Départemental de la Drôme, a reçu à l’Hôtel du Département Christian Pialet, Président de l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche. Celui-ci lui a remis un dossier sur la grive « communale ». Il l’a informé de la discrimination dont sont victimes les chasseurs de grives de la Drôme et du département voisin. Le patron du département s’est montré très attentif aux arguments des chasseurs, à l’injustice qu’ils subissent, à l’égalité depuis trop longtemps bafouée.

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Photo Inter/Capture d’écran

A suivre …

 

Dernière minute : sauf improbable coup de théâtre, la réglementation hors sol de la grive « communale » sera encore imposée cette fin de saison par Paris du 10 au 20 février à tous les chasseurs de grives des 535 communes Drôme-Ardèche placées sur liste noire ministérielle.
Ségolène Royal – comme le dit si bien Natacha Polony à l’égard de la classe politique qui, tous bords confondus, fait aujourd’hui de « la République française un paysage dévasté » – c’est dans le gouvernement l’éclatant symbole d’Etat de « cette morgue incroyable de ceux qui pensent qu’ils peuvent tout se permettre ». Pour la défense de la dame de Poitou-Charentes, révélons quand même qu’au ministère de l’Environnement où elle ne met pratiquement plus les pieds (les palaces de la mondialisation que permettent les avantages de la fonction ayant sa préférence), des collaborateurs répondent que ni les fédérations, « organismes institutionnels représentatifs des chasseurs », ni les élus de la majorité en place « bien placés pour en juger » ne semblent plus faire de ce dossier grive une priorité, « silence valant approbation ». Les dindons de la farce apprécieront ! Mis devant le fait accompli comme tous les chasseurs, l’Interdépartementale ne se résigne pas à accepter l’inacceptable, nous ne sommes pas là pour ça. Quant à l’application sur le terrain d’une mesure que nous avions annoncée « inapplicable » l’an passé et qui de fait ne fut nulle part appliquée, chacun sait ce que nous en pensons …

 

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. Nouveau cap symbolique : 300 000 visiteurs … Que le compteur électronique du site, grippé depuis plusieurs semaines, semblait avoir du mal à franchir alors que tout indiquait au contraire (au moins au niveau des chasseurs) qu’il y avait sur le site affluence de visiteurs à la recherche d’informations. On commence à s’habituer : piratages du compte en ligne de l’association, groupes contacts vidés, compteur électronique du site bloqué ou tournant à l’envers (nous en avons fourni la preuve ici), dépôt de plainte par notre association, enquête de gendarmerie, classement sans suite de la plainte, mise en place d’un système interne de surveillance et vérification. Cette fois, ils se sont contentés d’un simple grippage électronique sans grande conséquence : la routine, quoi !

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L’INTERDEPARTEMENTALE

24 FEVRIER : L’INTER OUVRE LES TABLES RONDES DE LA CHASSE

POUVOIR ÊTRE UN CHASSEUR BIEN INFORME, RECHERCHER ENSEMBLE ENTRE ACCA DE L’ARDECHE ET DE LA DRÔME DES SOLUTIONS CONCRETES APPLICABLES, METTRE FIN A LA DISCRIMINATION QUE NOUS IMPOSE LE POUVOIR PARISIEN ? L’INTERDÉPARTEMENTALE OUVRE LES TABLES-RONDES DE LA CHASSE. 24 FÉVRIER 2017, TOUT LE MONDE EN PARLE … EN TOUTE LIBERTÉ : POUR QUE LES RESPONSABLES QUI PRENNENT LES DÉCISIONS AGISSENT VITE ET BIEN !

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SANGLIER : LE SCANDALE EN 2017 ? …

 

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2017 : de nouvelles révélations à venir pourraient mettre à mal la thèse officielle de la « maladie » naturelle d’origine « inconnue »
affectant le sanglier … Affaire à suivre.


ACCA, LE MALAISE : COMMENT GÉRER AU MIEUX LE SANGLIER SI NOUS PERDONS LA MAÎTRISE DES TERRITOIRES ?

 

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Photo Inter/Marie-Christine Git

Les ACCA pourront-elles encore longtemps garder la maîtrise de leurs territoires chassables ? Va-t-on vers une privatisation
rampante de ces territoires ?

 

. Pouvoirs publics et fédérations mettent de plus en plus la pression sur les ACCA : dégâts aux cultures trop importants, nombre de sangliers prélevés insuffisants, etc. Oui mais …

Dans le même temps, les ACCA sont confrontées, beaucoup plus que par le passé, à des problèmes que les responsables locaux des équipes dirigeantes
bénévoles ont parfois du mal à solutionner :

Conflits internes qui surgissent et s’enveniment quand des chasseurs étrangers à la commune, forts de leur droit et de leur argent, veulent faire main basse sur les territoires de l’ACCA en poussant sans ménagement les responsables locaux vers la sortie ; risque de privatisation rampante des territoires d’ACCA ; judiciarisation de ces conflits pour tenter de mettre en porte à faux les dirigeants locaux, les faire démettre de leurs fonction, puis prendre leur place ; intervention discutable d’avocats plaidant contre les ACCA que par ailleurs ils sont sensés défendre agissant ainsi à la limite du conflit d’intérêts ; contradiction entre les objectifs annoncés et les moyens réglementaires donnés aux ACCA ; absence de coordination sinon rivalité entre équipes d’ACCA voisines ; retraits de terrains d’ACCA par la procédure dite « d’opposition de conscience » ; territoires soustraits à la chasse par les opposants et transformés en « réserves de vie sauvage » ; territoires privatisés chassés uniquement une fois par semaine ; territoires de plus en plus mités par l’urbanisation galopante ; textes réglementaires s’imposant en droit aux ACCA mais s’avérant en partie inapplicables sur le terrain ; règlements intérieurs d’ACCA systématiquement refusés au sujet de l’organisation de la chasse aux grands gibiers ; flou artistique entretenu dans les réponses données aux ACCA quand ce n’est pas absence pure et simple de réponse, etc.

Pour enrayer ce phénomène inquiétant, les responsables d’ACCA auraient intérêt à se tenir informés, se concerter, se regrouper … Et agir. Avant que – pour cela aussi – il ne soit trop tard.

 

PIGEON RAMIER CLASSE NUISIBLE DANS LE DEPARTEMENT DE L’ARDECHE : L’ARRÊTE PREFECTORAL ANNONCE COMME CERTAIN DEPUIS SEPTEMBRE 2016 A-T-IL DES CHANCES REELLES D’ÊTRE APPLIQUE DANS TOUTES LES ACCA A PARTIR DU 1er MARS ?

 

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Les chasseurs ardéchois vont bientôt connaître la réponse …

 

 

GRIVE : CHASSER PARTOUT JUSQU’AU 20 FEVRIER PARCE QUE LA NATURE LE PERMET ? OUI, CELA VA SE FAIRE CETTE ANNEE DANS LES 17 DEPARTEMENTS DU SUD, Y COMPRIS EN DRÔMEARDECHE … A MOINS QUE, PAR CAPRICE ROYAL, 8 CHASSEURS SUR 10 SOIENT ENCORE INTERDITS DE CHASSE DANS LES 535 ACCA MISES A L’INDEX PAR PARIS, LES 535 COMMUNES VICTIMES DU MEPRIS DE L’ETAT QUAND LA LOI DE LA REPUBLIQUE N’EST TOUJOURS PAS LA MÊME POUR TOUS

 

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Situation unique – et inique – en France : en Drôme-Ardèche, par décision du gouvernement, la date de fermeture de la chasse à la grive se fait en fonction de la commune ! Depuis 10 ans, les chasseurs de 535 ACCA sont arbitrairement interdits de 10 jours de chasse. En février 2017, dans la pratique, faut-il encore accepter cette bouffonnerie parisienne ?

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE CHASSE DRÔME-ARDECHE

 

EN APPELLE SOLENNELLEMENT A L’ENSEMBLE DES ELUS POUR QUE CESSE UNE MESURE DISCRIMINATOIRE, ARBITRAIRE, INJUSTE, PRISE SANS FONDEMENT SCIENTIFIQUE PAR LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE SEUL BUT D’AFFAIBLIR LES CHASSEURS ARDECHOIS ET DRÔMOIS EN TENTANT VAINEMENT DE LES DIVISER

 

Depuis bientôt 10 ans, les chasseurs drômois et ardéchois
des 535 communes du centre et du nord (les 56 cantons d’avant le redécoupage cantonal), soit 8 chasseurs sur 10, sont injustement privés de dix jours de chasse à la grive, la fermeture intervenant pour eux de façon totalement discriminatoire et arbitraire le 10 février au lieu du 20 partout ailleurs (les 17 départements du sud de la France)

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  • Nous en appelons à tous les élus au nom de « l’Egalité républicaine ».

 

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  • Eux non plus ne comprennent pas l’acharnement durable déployé par un ministère contre une catégorie de citoyens qui, à redevance cynégétique égale versée à l’Etat, n’ont plus les mêmes droits dans leur département.

 

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GRIPPE AVIAIRE : INTERDIRE LA POSE D’APPELANTS NE SERT A RIEN SINON FAIRE PLAISIR AUX OPPOSANTS A LA CHASSE

 

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H5N1, H5N8 … Les foyers de grippe aviaire sont en Asie mais c’est en France que les éleveurs de canards ou de faisans ainsi que les chasseurs de gibier d’eau avec appelants en font les frais à répétition : prétexte commode trouvé uniquement pour plaire. Loin de toute démagogie, il serait temps de trouver une solution pérenne pour les saisons à venir.

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Photo Inter/Capture d’écran

. Dans sa séance du 9 décembre, le Conseil Interdépartemental a suivi avec un intérêt particulier le compte-rendu de la réunion annuelle qui s’est tenue le 9 novembre avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) en présence du Directeur régional de Valence, Philippe Armand.

La sécurité aux abords du fleuve et des ouvrages hydroélectriques reste une priorité partagée dans le partenariat, plusieurs fois renouvelé et actuellement triennal, qui lie la CNR, l’ANCGE et l’Interdépartementale Chasse Drôme- Ardèche depuis de nombreuses années, fruit de relations de travail et de confiance mises en place tout au long de plusieurs décennies avec plusieurs directions CNR et équipes régionales successives.

Ce partenariat réussi, cité en exemple de mission locale CNR d’intérêt général lors d’une réunion officielle en Ardèche par Elisabeth Ayrault, Présidente du Directoire et Présidente Directrice Générale de la Compagnie Nationale du Rhône, souligne en un parallèle harmonieux la bidépartementalité du fleuve et l’interdépartementalité de notre association : le Rhône, trait d’union entre la Drôme et l’Ardèche, le fleuve qui relie les hommes.

La priorité de la sécurité pour CNR et les ACCA de l’Interdépartementale riveraines du Rhône ne fait pas oublier pour autant les autres créneaux sur lesquels l’Interdépartementale est positionnée depuis 35 ans : actions de sensibilisation et d’information, mise en valeur du patrimoine naturel rhôdanien, réappropriation des berges du Rhône par ses riverains, protection de l’environnement, préservation de la biodiversité, lutte contre les espèces invasives, entretien des chemins, roselières et abords des huttes de chasse, implantation, entretien, sécurisation et homologations officielles des huttes de chasse au gibier d’eau, partage de la nature avec tous les usagers, libre exercice des activités de loisirs nature au premier rang desquelles par le nombre de pratiquants (mais aussi les plus anciennes dans leur relation au fleuve Rhône) : la chasse et la pêche.

Dans la continuité de ce qui se fait depuis maintenant 35 ans entre CNR et chasseurs des deux rives, le 24 janvier dernier les Fédérations Départementales des Chasseurs de la Drôme et de l’Ardèche ont pu signer à leur tour une convention de partenariat en tous points analogue avec CNR : une première dont l’Interdépartementale se félicite.

 

Le groupe socialiste du Conseil Régional est-il contre la chasse et les chasseurs ?

 

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. Désormais dans l’opposition, le groupe socialiste du conseil régional classe les chasseurs, avec un regret appuyé, parmi les « grands gagnants » de la nouvelle politique de la région Auvergne-Rhône-Alpes initiée par le Président Laurent Wauquiez. Dès le lendemain de leur défaite aux élections régionales à laquelle, il est vrai, beaucoup de chasseurs avaient activement pris part, les socialistes avaient dénoncé le « clientélisme » pratiqué par le nouvel exécutif régional à l’égard des citoyens-chasseurs.

De deux choses l’une : ou les socialistes sont contre la chasse et ceux qui la pratiquent, alors ils doivent avoir le courage de le dire ; ou ils ne sont pas contre, alors pourquoi regretter le temps où seules les associations opposées à la chasse bénéficiaient de l’attention et des largesses de l’exécutif régional PSEurope- Ecologie-Les-Verts ?

Une clarification s’impose.

En Drôme-Ardèche, le réseau de relations tissé patiemment par l’Interdépartementale Chasse Drôme-Ardèche et les élus de tous bords permet un dialogue globalement positif avec les élus PS. Nos relations à tous les niveaux avec les élus socialistes (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires) sont plutôt satisfaisantes même si leur pouvoir d’intervention parait aujourd’hui assez limité lorsqu’il s’agit de faire aboutir auprès des ministères les dossiers de la chasse toujours en souffrance, en particulier au menu actuel : grive « communale », sauce royale ; pigeon ramier de mars, soupe à la grimace.

 

Conseil d’Administration ANCGE : grâce à la concertation étroite avec la FNC, le pire a été évité pour les appelants mais c’est une saison abîmée par des interdictions à répétition qui passent mal

 

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. Le 20 décembre 2016, le Conseil d’Administration de l’ANCGE tenu à Paris dans les locaux de l’ONCFS a été largement consacré à l’épisode actuel de grippe aviaire (H5N8) et ses conséquences sur la chasse au petit gibier et au gibier d’eau : interdiction des lâchers de faisans et du transport d’appelants, mesure nationale prise par arrêté ministériel s’appliquant à toute la vallée du Rhône ou presque … En fonction de la commune dans laquelle on se trouve ! Ça ne vous rappelle rien ? Alors, parlez-en aux chasseurs de grives … Christian Pialet était présent à Paris le 20 décembre.

119 120Photos Inter/ANCGE/Flavie

Dès le début des interdictions, le Président de l’Interdépartementale, par ailleurs Administrateur National de l’ANCGE, a plaidé le dossier du DPF (Domaine Public Fluvial). Il a dénoncé l’aberration de chasseurs interdits de transport d’appelants dans leur propre commune quand dans la commune d’en face c’est autorisé. Il a clairement laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à prendre la tête d’un mouvement national de protestation si l’interdiction n’était pas levée … Ce que le gouvernement s’est tout de même décidé à faire 48 h après.

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Christian Pialet avait adressé un argumentaire au Président National Didier Vergy ainsi qu’à ses collègues administrateurs de l’ANCGE sans oublier le Président de la FNC, Willy Schraen : arguments techniques, scientifiques et politiques dont une indiscrétion laisse à penser qu’ils ont été évoqués et bien pris en compte au ministère de l’agriculture en charge du dossier. Les efforts conjugués de l’ANCGE (le Docteur Jean-Michel François a piloté le dossier avec une compétence reconnue) et de la FNC ont rapidement débouché sur des dérogations permettant le retour des appelants sous conditions … Dont certaines peu satisfaisantes, à l’efficacité douteuse, à la mise en pratique confuse sur le terrain et que l’Etat devra absolument revoir mais en concertation – cette fois ! – avec les représentants des chasseurs.

Epilogue de la crise : Christian Pialet se dit « impressionné » par la détermination et la réactivité du nouveau patron des chasseurs de France dont c’était là la véritable première patate chaude. L’Ardéchois a d’ailleurs tenu à remercier personnellement le Président de la FNC pour sa gestion « délicate mais réussie » de la crise. Alertant celui-ci sur la probabilité que des opposants à la chasse réclament aussi la fermeture anticipée du gibier d’eau pour cause de froid (pour la bécasse, c’était plus justifié), 8 minutes seulement après l’envoi du courriel depuis Beauchastel, la FNC faisait savoir à l’Interdépartementale que le message avait déjà été transmis au Président Schraen.

A la Fédération Nationale des Chasseurs, un vent nouveau porteur d’espoir semble s’être levé.

L’an dernier, l’AG de l’Inter Chasse 26- 07 avait réservé une surprise de taille aux participants par la présence à la tribune de Beauchastel du footballeur professionnel Florent Laville, l’ancien capitaine de l’Olympique Lyonnais …

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. Au 24 février pour une AG 2017 au déroulement inédit qui va surprendre !

 

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L’INTERDEPARTEMENTALE